✓Le Grand Entretien du BLOG | Avec la sociologue et militante Dieynaba NDIOM

À la fin de cette année 2021, la rubrique Le Grand Entretien du Blog (le GEB) reçoit l’interview d’une dynamique militante mauritanienne, Madame Dieynaba NDIOM. Engagée féministe et membre active du parti FPC (Forces Progressistes du Changement) de Samba Thiam, la sociologue a répondu favorablement à notre sollicitation d’entretien. Nos vifs remerciements à son endroit. Retrouvez ci-dessous le contenu de cet entretien.

✓Question 1 : Bonjour Madame Dieynaba N’diom, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Dieynaba NDIOM : Je m’appelle Dieynaba NDIOM, Féministe, Femme politique et Sociologue de formation.


✓Question 2 : Quels sont vos engagements militants (associatifs et politiques) en Mauritanie ?

• DN : Je suis engagée dans deux associations mauritaniennes :
Voix des Femmes, qui est un collectif de jeunes féministes mauritaniennes
Initiative pour la Santé de le Reproduction, qui est une association qui travaille sur toutes les questions liées à la santé de la reproduction, comme son nom l’indique.
Sur le plan politique, je suis engagée au sein du parti FPC (Forces Progressistes du Changement), dont je dirige la fédération de Nouakchott.

✓Question 3 : En étant une femme engagée publiquement, rencontrez-vous des écueils sociaux et discriminants liés au genre? Et également quelle analyse faites-vous autour de la condition féminine en Mauritanie aujourd’hui en 2021 ?

DN : Pas spécialement dans les organisations où j’évolue, cependant les organisations associatives comme politiques sont à l’image de notre société, toutes les pesanteurs socioculturelles y sont palpables. Les conditions des femmes en Mauritanie sont de plus en plus difficiles sur quasiment tous les plans : Niveau juridique, toujours pas de loi sur les violences que subissent les femmes, dans le milieu familial, professionnel, dans l’espace public etc. Niveau politique, avec l’actuel régime ; c’est plutôt la régression sur le nombre de femmes dans les postes de responsabilité. Niveau social, nous sommes restés cette société très conservatrice avec un système social très hiérarchisant et discriminatoire, d’où les relations de pouvoirs sont omniprésentes.

✓Question 4 : Ce 28 novembre 2021, jour du 61ème anniversaire de l’indépendance nationale, une manifestation a été réprimée dans la ville de Bababé, pouvez-vous nous donner quelques éclaircissements sur ces événements en tant que militante politique ?


• DN : Comme chaque 28 novembre, depuis 30 ans actuellement, une partie de la Mauritanie demande justice sur les crimes commis, c’est également l’occasion de revenir sur tous les épisodes sombres de la Mauritanie à l’égard de sa composante noire, qui continue d’ailleurs de plus belle sous d’autres formes. Ainsi, différents événements (sit-in ; marche ; conférence de presse…) se font chaque 28 novembre à Nouakchott et/ou à l’intérieur du pays. Cette année à Bababé s’est tenue une manifestation, comme les années précédentes, mais violemment réprimée. Plusieurs jeunes blessés, ce qui a valu leur évacuation sur Dakar pour des soins. La lecture que j’en fais, connaissant bien ces jeunes, le pouvoir n’a fait que renforcer leur détermination. La répression atteint rarement les esprits déjà éclairés.

✓Question 5 : En Mauritanie, les problématiques liées à l’esclavage font partie de l’actualité d’une manière sporadique, selon vous pourquoi arrive-t-on pas à éradiquer ce phénomène pour de bon ?

DN : Comme je disais plus haut, notre société est conservatrice et surtout très discriminatoire. Nous avons beaucoup de tares, beaucoup de soi-disant valeurs qui ne sied plus à notre époque. L’esclavage est l’une des pires pratiques qui existe dans notre société. Nous devons faire face à cette réalité et la combattre avec toutes nos forces, même si nous savons que des murs se dresseront, car entre les privilégiés de cette pratique et notre Etat si frêle, le chemin est encore très long.

✓Question 6 : Autour de ce même phénomène (l’esclavage ou ses conséquences sociétales) , historiquement un certain tabou couve en milieux negro-mauritaniens (hors haratines), réellement qu’en est-il dans la société Peul? Le construit culturel qui tient à une certaine hiérarchisation sociale ne constitue-t-il pas un écueil pour l’émergence d’une mobilisation militante d’envergure cohérente et transversale dans le champ revendicatif à l’échelle nationale?

DN : La société peul, comme les autres communautés est définie par une hiérarchisation sociale, qui même si jadis répondait à des métiers socio-professionnels, aujourd’hui n’a plus sa raison d’être et elle constitue un frein à ce que nous pouvons construire ensemble. L’intersectionnalité entre nos différents combats est notre seule issue vers une Mauritanie juste et fière de sa diversité.

Fin

~ 18 décembre 2021

Entretien réalisé par KS pour le BLOG

✓ Sermon « national » du Vendredi sur les discriminations liées aux castes en Mauritanie | La réaction d’une personnalité de la société civile Mr B.M Coulibaly

La décision du gouvernement Mauritanien d’axer les Quotbas de ce Vendredi 17 décembre sur la question des discriminations basées sur l’esclavage et les assignations qui se perpétuent par ascendance et ce suite au discours du président de la république prononcé à Wadane constitue un signal fort vers la déconstruction des tares jusque la considérées comme des tabous. Cela rappelle aux partisans de l’immobilisme qu’on ne peut dissocier notre patrimoine culturel de l’islam qui constitue notre première source d’inspiration spirituelle et morale. Si on veut combattre ces discriminations et ce mépris on doit s’attaquer aux pratiques quotidiennes par lesquelles cela se manifeste. Chez les negro africains par exemple l’assignation se traduit dans les mosquées qui sont des citadelles uniquement réservées à certaines personnes sur la base de leurs origines sociales. Par conséquent le législateur a besoin de rappeler dans une loi forte et claire que les mosquées conformément à l’islam sont des lieux qui appartiennent à Allah SWT et non à des familles sur une base héréditaires. Une telle mesure parmi d’autres aiderait à déconstruire les mentalités et à jeter les bases dune véritable cohésion sociale. Sinon comment peut on expliquer à un enfant qu’il a les meme droits et les mêmes devoirs que son prochain si certaines fonctions lui sont interdites à vie .
Nous saisissons encore une fois cette tribune pour saluer le courage et la sérénité du President de la république en nommant une question jusque-là banalisée par les lobbies féodaux et qui est à la base de toutes les discriminations inutiles et insensées qui retardent notre marche vers le développement.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=5001553506521646&id=100000011376178

✓MON HUMBLE AVIS SUR LES LANGUES NATIONALES EN MAURITANIE | Par Cissé Ibrahima DIALLO


Selon mon humble remarque et ma position de la même nature que la remarque en terme de langues nationales, je me dois de dire que toute chose a une première . Les langues scientifiques qui servent de véhicules entre les habitants de la planète aujourd’hui ne se sont pas transformées en un seul jour par un coup de baguette magique en langues scientifiques . Elles ont certainement transité par plusieurs mutations évolutives avant d’atteindre le degré de performance et d’efficiences qu’elles ont atteint jusqu’ici. Aussi, pour éviter des erreurs fatales, je pense qu’il faut étudier en profondeur les buts que l’on veut s’assigner pour la mise en place de ces langues : Est-ce par la volonté de mettre en valeur chaque langue afin que les citoyens du pays ne soient pas lésés de l’ignorance d’une de ces langues ? Est-ce uniquement par chauvinisme égocentrique ? Est-ce pour servir de véhicules communicatifs pour l’administration? De véhicules de développement économique et, ceci dès leur éventuelle adoption technique par l’Etat etc…? Donc impérativement scientifiques, dans ce dernier cas!
En effet, quel que soit le but, elles doivent emboîter progressivement le pas scientifique impératif pour être opérationnelles et répondre totalement à l’exigence de la cohésion sociale absolument nécessaire en terme de relation économique internationale. C’est pour quoi selon une certaine vision, vouloir à tout prix se séparer de la langue scientifique en l’occurrence le français pour la faire remplacer par nos langues loin d’être prêtes à un usage technique et scientifique conséquent, équivaut à se hasarder dans une approche difficilement fructueuse à court et même à long terme.

Par ailleurs, OUI, il faut les conserver et préserver, nos langues mais cette volonté passe nécessairement par une programmation ambitieuse bien réfléchie. La chance nous sourirait en cela puisque des caractères graphologiques latino arabe existent déjà chez nous. Mais compte tenu de la ferme volonté de certaine couches de notre société à vouloir bannir la langue française scientifique de nos institutions, ce serait plus logique de créer nos propres caractères graphologiques à l’instar de certains peuples de la planète qui sont en la matière totalement indépendants. Une telle décision épouserait mieux cette volonté farouche de chercher à bannir une langue scientifique aussi opérationnelle la balayant d’un revers de la main. Langue que l’on utilise partiellement en interne et, à un haut degré de pourcentage en mode relation internationale.

Il serait à retenir que le premier outil de développement est bien la langue; de ce fait, il est plus que nécessaire qu’une langue qui a vocation d’être outil sur la scène internationale s’arme d’être scientifique, ce qui est très loin d’être le cas de nos langues aujourd’hui. Il serait judicieux de conserver la langue scientifique de communication comme didacticiel pour transcrire ses progrès dans nos langues chemin faisant. Le processus sera très long mais moins compliqué que celui qu’ont connu ces langues usage scientifiques opérationnelles qui n’ont profité d’aucunes précédentes mais tout de même ont pu atteindre aujourd’hui le degré performance que l’on connaît tous. C’est pourquoi, il y’a grand espoir que le processus de l’indépendance linguistique que prônent une frange des citoyens est légitime et réalisable. Cependant, si l’on veut labourer son champ l’on ne met pas la charrue avant les bœufs! Alors, il serait plus sage de commencer par le commencement : bien enseigner nos langues, OUI, mais parallèlement à l’enseignement de la langue scientifique de communication quasi-internationale qu’est le français en guise de didacticiel.
Donnons un petit exemple comme réflexion : avec le progrès scientifique, l’arrivée de l’informatique et la téléphonie beaucoup de nouveaux mots sont venus enrichir notre espace linguistique des mots qui n’existaient pas car nous n’avons jamais été ou très peu inventifs, nous devrions d’ores et déjà savoir transcrire dans nos langues ces mêmes mots au lieu de les altérer quant à leur prononciation originelle par exemple : coura pour courant; telfo pour téléphone; resso pour réseaux etc…pour être plus sage au lieu de déformer il faut tenter de créer les équivalents linguistiques quand bien même ces langues également ont des emprunts étrangers parfois. Tel serait l’indépendance totale dans l’avenir. Le chemin sera certes très loin mais l’altruisme voudrait que l’on omette pas de semer le grain d’une plante de nature grande parce que l’on ne serait pas là pour profiter de son ombrage, mais plutôt le faire en pensant que les générations suivantes pourront en profiter de la même manière que l’on profite actuellement des investissements des générations précédentes. Après tout, si l’on veut aller loin, il faut ménager sa monture; autrement dit garder la langue scientifique de communication que l’on dispose en l’occurrence le français, en tirer plus de bénéfice en terme de didacticiel pour au moins transcrire le langage de ses inventions en attendant que l’on puisse peut-être un jour savoir créer nous aussi. Vouloir aller plus vite que nos facultés cognitives et pratiques en l’occurrence c’est quelque part accepter des gros risques de fourvoiement répétitif et de perte de temps; Dieu sait que je ne suis pas défaitiste ni déraisonnablement fataliste mais tout simplement réaliste.
Merci

Nouakchott, le 17 décembre 2021

Cissé Ibrahima DIALLO

✓Le jour où des propos « castés » vaudront de la prison ferme nous aurons changé. | Par la journaliste Mariem Derwich.

Obliger les imams à rappeler ( que ne l’ont ils fait avant?) que les inégalités de classes n’ont aucune base religieuse… Il était temps. Nonobstant tout ce que peut dire Ould Ghoulam…
De même, s’élever ( sans citer une fois réellement) contre les préjugés à l’encontre des forgerons, contre les castes et tout l’imaginaire défavorable qui entoure notre mode de nous penser dans le monde, c’est bien. Cependant il n’y a pas que les forgerons qui sont victimes de discriminations. Il y a aussi tous les autres : les griots, les haratines etc etc…
Le jour où un griot pourra épouser une « noble », le jour où un hartani pourra épouser une « noble », le jour où un forgeron pourra épouser une « noble », le jour où un esclave ou un descendant d’esclave pourra épouser une « noble », sans que cela provoque l’ire des groupes dits « nobles », alors nous serons enfin au monde…
Le jour où sera rayé l’ignominie du « on est esclave par la mère » quelque chose aura vraiment changé (un esclave l’est par décision sociale et collective, non pas par la mère. Nier ceci revient à absoudre les classes dominantes et l’appareil religieux qui a légitimé pendant des siècles cette aberration qu’est l’esclavage.)
Le jour où des propos « castés » vaudront de la prison ferme nous aurons changé.
Le jour où un imam refusera tous ces fichus mariages entre soi, au sein d’une même famille, entre cousins ( ne nous leurrons pas, ceux ci existent pour la préservation du groupe en ceci que ce dernier se pense comme « pur » et donc, que cette présupposée pureté « noble » doit être préservée) nous aurons avancé.
Et dans ce combat, ne pas oublier que parfois les victimes de nos sociétés castées, perpétuent aussi les chaînes qui les entravent, comme dans le cas des griots.
Le jour où les griots arrêteront de changer les louanges des « forts » et des « nobles », perpétuant ainsi une vision extrêmement castée de nos rapports humains, nous aurons gagné en humanité.
En attendant les déclarations d’intention resteront creuses…
Car c’est tout notre système de positionnement dans l’espace qui est à revoir… Tout.
Dans notre pays la première injustice, la première inégalité la première aberration, celle dont nous héritons à la naissance, celle qui nous colle à la peau et permet toutes les discriminations, c’est celle de la naissance dans une société qui nous rappelle tous les jours qui nous sommes et qui nous devons être : d’abord un nom puis un arrimage contraint à une position sociale dont on ne sort jamais. Chez nous c’est bien le regard de l’autre ( la société) qui définit qui nous serons et ce que nous pourrons ou non faire, en particulier lors des stratégies matrimoniales.

Et ces systèmes bien rodés ont cours dans toutes nos ethnies, toutes..

©️ Crédit source : Post FB https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=5375248542491535&id=100000193281905

✓Il n’y a aucune menace terroriste, rassure la Direction Générale de la Sureté Nationale

AMI – « Il n’y a aucune menace terroriste », a affirmé la Direction Générale de la Sureté Nationale (DGSN), assurant qu’elle veille constamment à garantir la sécurité et la quiétude sur l’ensemble du territoire national.

La DGSN a rassuré dans un communiqué parvenu; mercredi, à l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), les citoyens et les résidents qu’il n’y a pas de menace terroriste.

Ci-après l’intégralité de cette déclaration :

« Nous avons lu des informations évoquant une possible menace terroriste à laquelle pourrait s’exposer l’une des salles sportives sises dans la ville de Nouakchott.

Dans le souci d’éclairer l’opinion publique, le sujet porte sur des informations fournies le 11/11/2021 par l’un des partenaires et certaines sources privées, s’appuyant sur le constat, selon lequel, le site précité pourrait s’exposer à un acte terroriste, à la lumière de la fréquentation de deux personnes récidivistes du lieu.

Il s’est avéré, après les enquêtes menées, que le sujet porte sur la suspicion des mobiles à l’origine de l’abonnement de quatre personnes dont certaines ont des antécédents à ce gymnase et leur fréquentation de la salle pour s’adonner à leurs exercices sportifs entre juin 2021 et le début du mois de décembre courant.

La DGSN rassure à cette occasion, les citoyens et les résidents qu’il n’y a pas de menace terroriste et que les services sécuritaires resteront vigilants pour garantir la sécurité et la quiétude sur l’ensemble du territoire national. »

© Crédit source : repris via https://cridem.org/C_Info.php?article=752240

✓Mauritanie : Que dire au messie de la transcription des langues ou l’aliène en quête de reconnaissance ? | Par Souleymane Sidibé



C’est quand même étrange de faire une conférence en français et dire que la langue arabe est celle avec qui nous avons eu le premier contact en Mauritanie. Pourquoi ne pas faire cette conférence en arabe, et véhiculer aussi bien sa « pensée » si tel est le cas ? Mieux pourquoi ne pas la faire en pulaar puisqu’il s’agit de parler de transcription d’une langue vers une autre ? Ne faut-il pas avoir les rudiments nécessaires ? Et qu’en est-il des travaux de centaines de personnes au fil du temps?

De même, c’est aberrant de dire que « tous les mauritaniens font leur premier contact avec la langue arabe à travers le Coran ». C’est archi-faux. Le premier contact est bien évidemment avec nos langues : Sooninké, Pulaar, Olof, Hassanya.

Jean Piaget( épistémologue et psychopédagogue suisse) disait de l’acte à la parole. Cela sous entend -peut-être- que l’enfant matérialise l’idée pour ensuite parler. Alors, la parole n’est possible que si cet acte est posé, de façon immatérielle.

De ce fait, la parole n’est possible que si l’individu n’est pas né sourd d’où le « nom » sourd-muet dans le cas contraire. La parole n’est possible que si l’on entend des proches autour de nous véhiculer un ensemble de messages. Ces mots sont dits dans nos langues respectives : aucun autre contact en dehors du sphère « familiale ».

Ne parlons même pas de la théorie de l’esprit(theory of mind) et acquisition du langage chez le jeune enfant de Edy Veneziano dans Spirale 2015/3 (N° 75), pages 119 à 136. Elle martèle que le développement du langage chez l’enfant n’est possible que par une « bonne utilisation communicative du langage en interaction ».

Cela dit, ce contact dont parle M. Sakho est de faible « débit ». C’est un apprentissage qui ne rentre pas ou ne tient pas compte de l’aspect culturel. D’où tire t-il cette « force » d’avancer des arguments si illogiques ?Nonobstant, les télévisions des idéologues lui ouvrent leurs portes. Les « articles » fusent de partout sur les pages de ceux qui n’ont-ils finis leurs querelles internes.

In fine, il est quand même étonnant pour ne pas idiot ou prétentieux de vouloir gober des années de travail avec des arguments peu fournis, qui frôlent le ridicule.
Qu’aurais dit Mourtodo Diop s’il était vivant ?
Un désastre. – Ne faites pas attention aux clameurs.

Des millions de personnes parlent Sooninké, Pulaar, Olof,etc., dans notre continent. Le caractère latin de l’écriture de nos langues reste une richesse et un moyen immense de partage. Que les « aliénés » ne distraient pas celles et ceux qui militent pour la survie de nos identités plurielles même si elles sont étriquées vues d’un autre référentiel.

©️ Crédit source : Post FB reçu de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4991798597506453&id=100000290871124

✓Mauritanie 🇲🇷 | Communiqué d’Alliance Gambanaaxun Fedde relatif au discours du Président de la République à Ouadane



Alliance Gambanaaxun Fedde – Ces derniers jours, la 10ème édition du festival des Cités du Patrimoine s’est ouverte dans la ville historique de Ouadane. Un événement culturel et artistique d’une grande portée en Mauritanie chaque année.

À cette occasion, le président de la République, Monsieur Mohamed ould Cheikh El Ghazouani a relevé dans son discours d’une teneur d’appel historique à l’endroit du Peuple, les clichés sociaux dégradants qui affectent certaines couches sociales dans nos populations. Avec une référence tacite aux différents préjugés tenaces construits culturellement qui humilient par exemple nos vaillants compatriotes forgerons et d’autres.

Extrait de son discours : « Il est grand temps de débarrasser notre patrimoine culturel des séquelles de cette abominable injustice et de rompre définitivement avec les préjugés et les images stéréotypées qui sont en porte-à-faux avec la réalité et en flagrante contradiction avec les préceptes de la Charia et les règles du droit tout comme elles fragilisent la cohésion sociale et l’unité nationale et handicapent le changement des mentalités qu’édictent la notion de l’Etat de droit et le concept de citoyenneté. » Lire la suite https://fr.ami.mr/Depeche-61731.html .

Nous saluons cette prise de parole claire en haut lieu notamment par le Président de la République sur une situation qui relègue socialement et politiquement une large composante dans nos différentes communautés. Chez nous les Soninkés, les descendants d’esclaves vivent d’innombrables discriminations au niveau communautaire et sur l’échelle nationale également.

Les nominations techniques ou politiques se font généralement sur des bases patronymiques et d’extraction sociale. Hormis quelques éléments cooptés par stratégie trompeuse de faire-valoir, nos pointures intellectuelles sont invisibilisées et ignorées dans les cercles communautaristes se proclamant historiquement à tort représentatifs de la communauté auprès des pouvoirs étatiques. Un ordre de choses injuste qui a trop longtemps lésé notre couche sociale à tous les niveaux (à titre d’exemple ; exclusions de propriété foncière, de l’imamat…).

Avec ce discours présidentiel, nous attirons solennellement l’attention des hautes autorités avec Monsieur le Président de la République en tête, sur notre situation en tant qu’entité sociale des descendants d’esclaves soninkés gravement discriminée sur différents plans alors que numériquement nous représentons beaucoup.

Le corpus linguistique soninké est truffé des clichés esclavagistes et ces dernières années pour contrer notre éveil massif pour des réformes contre ces mentalités rétrogrades, d’autres groupuscules réactionnaires soutenus par des cadres politiques et autres fonctionnaires dits soninkés de caste noble et affiliés socialement se sont levés pour défendre ouvertement des comportements et des discours apologétiques de l’esclavage par ascendance dans la communauté.

Nous, Alliance Gambanaaxu regroupant les ONG suivantes: ARMEPES siégeant en France; UVDS siégeant en RIM (Nouakchott); AMEES siégeant en RIM (Nouakchott) et l’association GAMBANAAXU FEDDÉ-Mauritanie en phase de reconnaissance par l’Etat, soutenons et appuyons le discours historique et visionnaire du président de la République.

Plus que jamais en citoyens consciencieux, nous réclamons un traitement juste et égalitaire de la part des autorités publiques à tous les niveaux (communal, arrondissement, départemental, régional et national).

~Nos contacts : Cissé Ibrahima DIALLO

cissediallo2001@yahoo.fr

Whatsap : +33695170938

Tel: 48 72 59 78 / 34 80 85 45

Nouakchott 13 décembre 2021

L’alliance Gambanaaxun Fedde (Amees, Uvds, Gambanaaxu Fedde-RIM et Armepes)

✓Le Président de la République: l’Etat continuera à préserver l’unité nationale, la dignité, la liberté et l’égalité de tous les citoyens quel qu’en soit le prix | (AMI)

Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a déclaré que la cité de Ouadane constitue, de par son rayonnement culturel historique et son architecture unique en son genre et ses bibliothèques riches en précieux manuscrits, un trésor patrimonial inestimable.

Le Président de la République, qui s’exprimait à l’ouverture de la XXe édition du festival des Cités du Patrimoine, a ajouté qu’il est temps est grand temps de débarrasser notre patrimoine culturel des séquelles de cette abominable injustice et de rompre définitivement avec les préjugés et les images stéréotypées qui sont en porte-à-faux avec la réalité et en flagrante contradiction avec les préceptes de la Charia et les règles du droit tout comme elles fragilisent la cohésion sociale et l’unité nationale et handicapent le changement des mentalités qu’édictent la notion de l’Etat de droit et le concept de citoyenneté.

Voici le discours intégral de Son Excellence le Président de la République

«Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Monsieur le Chef de file de l’Opposition démocratique,

Messieurs, et mesdames les ministres,

Monsieur le Wali

Messieurs les présidents des conseils régionaux, les députés et maires

Messieurs les membres du corps diplomatique

Messieurs les présidents des partis politiques

Messieurs et mesdames les hôtes des Cités du Patrimoine

Messieurs et mesdames les invités

Honorable assistance

Je voudrais tout d’abord adresser mes vifs remerciements aux habitants de la ville de Ouadane pour la chaleur de l’accueil et la générosité de l’hospitalité ouadanienne authentique. Tout comme j’exprime mes vœux de bienvenue à tous nos hôtes, les remerciant d’avoir enduré les peines du voyage pour partager avec nous la célébration de nos cités du patrimoine.

Messieurs, mesdames,

La cité de Ouadane constitue, de par son rayonnement culturel historique et son architecture unique en son genre et ses bibliothèques riches en précieux manuscrits, un trésor patrimonial inestimable.

Cette cité a pu, des siècles durant, demeurer un carrefour commercial dynamique et un pont reliant l’Afrique du Nord à l’Afrique subsaharienne grâce au génie de ses oulémas, leur grande ambition et la profusion de leur savoir ainsi que la grande capacité d’innovation de ses fils qui ont fourni divers services dans les domaines de la production artisanale, du développement agro-pastorale , d’édifices architecturaux etc.

Ce sont ces franges qui ont permis de venir à bout des conditions naturelles difficiles. Sans leurs efforts légendaires, la cité n’aurait pas vu le jour et n’aurait pas survécu et résisté aux aléas du temps, pour recéler, aujourd’hui, cet immense trésor patrimonial.

Ce qui m’afflige aujourd’hui le plus, c’est ce que ces franges de notre société ont enduré comme injustice et manque de reconnaissance alors que le bon sens voudrait qu’elles soient en tête de la pyramide sociale étant à l’avant-garde des bâtisseurs de la civilisation et les acteurs du développement; elles sont de fait le pilier de la cité, de la création et de la production.

Il est grand temps de débarrasser notre patrimoine culturel des séquelles de cette abominable injustice et de rompre définitivement avec les préjugés et les images stéréotypées qui sont en porte-à-faux avec la réalité et en flagrante contradiction avec les préceptes de la Charia et les règles du droit tout comme elles fragilisent la cohésion sociale et l’unité nationale et handicapent le changement des mentalités qu’édictent la notion de l’Etat de droit et le concept de citoyenneté.

De cette tribune, je convie l’ensemble des citoyens à dépasser les survivances de cette injustice qui ternit notre héritage culturel et à apurer les discours et les comportements des préjugés et des images stéréotypées, tout comme je les invite, tous, à faire face aux expressions tribales en recrudescence ces jours-ci et qui sont contraires à la logique d’un Etat moderne et à l’impératif de consolidation de l’unité nationale et à l’intérêt des individus eux-mêmes.

Il n’est de meilleur garant pour la protection des individus, la préservation de leur dignité et la défense de leurs droits que la prévalence d’une unité nationale bien ancrée dans un Etat de droit moderne.

Je voudrais à cette occasion insister fortement sur le fait que, par la force de la loi, l’Etat continuera à préserver l’unité nationale, la dignité, la liberté et l’égalité de tous les citoyens quel qu’en soit le prix. Tout comme, il n’instituera aucun privilège ou devoir sur la base d’une appartenance quelconque autre que celle à l’Etat.

Messieurs, mesdames,

Ce festival a pour vocation de valoriser notre patrimoine, de promouvoir ses cités et de les appuyer par des projets de développement de manière à fixer les populations dans leur terroir et encourager l’industrie culturelle et patrimoniale.

Je me suis engagé à Chinguitti et à Ouadane à œuvrer à ce que ce festival ne soit pas un objectif en soi dont l’effet s’estompe aussitôt que s’achèvent ses manifestations. Conformément à cet engagement, le gouvernement a procédé à une révision globale du format et des objectifs du festival et dont la présente édition a bénéficié de plus de trois milliards d’ouguiyas anciennes pour le financement de divers projets de développement qui vont contribuer à améliorer l’accès aux services de base tels que l’eau, l’électricité, l’éducation, au désenclavement, au développement agropastoral, etc. Ces projets favoriseront la promotion de la cité et de son environnement et jetteront les bases d’un développement de base harmonieux dans le strict respect des spécificités de la cité.

En renouvelant mes remerciements aux habitants et aux invités, je déclare ouverte, avec la bénédiction d’Allah, la 10ème édition du festival des cités du patrimoine, en souhaitant à tous plein succès.

Je vous remercie.

Que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur vous».

©️ Crédit source : repris via ami.mr – https://fr.ami.mr/Depeche-61731.html#articl-image

✓LE GOUVERNEMENT ADOPTE UN DÉCRET ORGANISANT UN RECENSEMENT GÉNÉRAL DE LA POPULATION ET DE L’HABITAT

Le Conseil des Ministres s’est réuni le mercredi 08 décembre 2021 sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République.
Le Conseil a examiné et adopté les deux projets de décrets suivants :

-Projet de décret organisant un Recensement Général de la Population et de l’Habitat et portant création de ses structures responsables.

Le présent projet de décret marque le lancement effectif des activités du RGFPH-5 dont les objectifs globaux consistent à fournir les données nécessaires à la conception, à la mise œuvre et au suivi-évaluation des politiques et programmes de développement.

-Projet de décret portant modification de certaines dispositions du décret n° 2006-136 du 11 décembre 2006, modifié, portant statut particulier du corps des enseignants technologues.

Le présent projet de décret vise à modifier certaines des dispositions du statut particulier des enseignants technologues afin de mettre à jour les dispositions relatives à la charge d’enseignement due en vue d’assurer l’égalité de traitement des personnels appartenant à ce corps, tout en supprimant la limite de service pour l’admission à la retraite pour se conformer à la dernière modification de la loi 93-09 portant Statut Général des Fonctionnaires et Agents Contractuels de l’Etat.

Le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre des Affaires Économiques et de la Promotion des Secteurs Productifs a présenté les deux communications suivantes :

-Communication relative à la mise en œuvre des projets et programmes de développement.

Cette communication présente les principales causes des retards dans l’exécution des projets et formule un ensemble de recommandations pour améliorer substantiellement la situation actuelle du portefeuille de projets de développement du pays.

-Communication relative à la table ronde sur la mobilisation des ressources pour le financement de la stratégie de développement du Hodh Charghi tenue à Néma le 27 novembre 2021.

Cette communication vise à adopter la mise en place du mécanisme proposé pour coordonner la mise en œuvre du programme de développement intégré du Hodh El Charghi.

©️ Crédit source : Repris via http://adrar-info.net/?p=72433

LA FAMILLE DE L’ANCIEN PRÉSIDENT LANCE UN APPEL AUX NATIONS UNIES ET À LA CROIX-ROUGE

La famille de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz a fait appel à la fois aux Nations unies et à la Croix-Rouge internationale, pointant du doigt « la confiscation des libertés et le déni des droits garantis par les lois mauritaniennes et internationales pour chaque détenu ».

La famille d’Ould Abdel Aziz a expliqué dans sa lettre : « Lorsque nous rendons visite à l’ancien président dans sa prison, nous sommes soumis à un harcèlement humiliant lors d’une fouille minutieuse qui passe par cinq postes de contrôle, et après cela, nous sommes empêchés de nous asseoir seuls avec lui, car un policier est toujours à coté à chaque visiteur de sa famille, dans une violation flagrante et franche de sa vie privée dans le but de le harceler et de l’humilier.

La lettre ajoute: «Après notre patience devant toutes ces violations dont Mohamed Ould Abdel Aziz a été victime , en nous empêchant de nous asseoir seuls avec lui et en nous soumettant à des fouilles humiliantes , pendant qu’il est empêché de sortir au soleil pendant plus de cinq mois et de faire du sport, le régime a commis aujourd’hui une nouvelle violation et une atteinte flagrante à sa vie privée, puisque il a installé des caméras de surveillance dans chaque centimètre de sa détention et quatre caméras dans sa chambre et sa salle de bain.

la famille a également indiqué que cette situation l » oblige à se tourner vers la Croix-Rouge et vers « toutes les organisations de défense des droits humains de la communauté internationale à travers ce cri humanitaire pour leur demander d’intervenir contre l’injustice et la violation des droits humains dans les prisons et au cours des détentions politiques »



Source : https://alakhbar.info/?q=node/36920

Traduit par adrar info

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