Instrumentalisation de la religion à des fins malsaines : Non au conservatisme féodal ! Non aux mentalités réfractaires !

Lors de la prière du vendredi de 26 janvier 2018 à Toulel (un village du département de Maghama qui se situe au sud de la Mauritanie à 3Km du fleuve Sénégal), un imam nommé Djiby Ibrahima Sakho dit Djiby Peindo avait tenu des propos diffamatoires à l’encontre des membres de l’association ASEPT (Association pour la solidarité, l’Eveil et le Progrès de Toulel).

Notre objectif ici présent n’est nullement d’inciter à la haine et tous les maux que cela puisse engendrer mais plutôt de mettre la lumière sur ses propos. C’est pour cela qu’il est impératif d’apporter des éclaircissements de la manière la plus objective possible concernant notre mouvement.

L’imam a profité de la tribune offerte sur le MINBAR (Chaire) pour mener à bien sa campagne de diabolisation à l’encontre des membres de la dite association et leurs parents issus de descendances serviles. Après avoir débuté son sermon en exhortant à la fraternité, il poursuit en rappelant ces derniers la place qui est sensée être la leur au sein du village : « Ces descendants des castes inférieures (FO LENMU) refusent la place qu’on leur a attribuée. Sachant que leurs ascendants sont les derniers arrivants dans ce village, qui a été fondé uniquement par des Soumaré, qui ont été si généreux en octroyant à chacun une terre (champ cultivable) et une maison. Tout cela ne vous suffit-il pas ? » Se demanda l’imam. Il s’exclama avec sa fougue débordante « Mais non ! Ils veulent plus, devenir chefs, c’est à dire que cette fonction soit démocratique, autrement dit, que la chefferie soit partagée entre eux et les Soumaré. Qu’Allah nous en préserve ! Djiby s’exclama de nouveau. Cela est impossible ! Dans ce village nous sommes tous émigrés hormis les familles fondatrices. Sinon, allez-y fonder un autre village, ainsi vous serez chefs». Nous recommandât-il dans son sermon.

Les fidèles attendent mieux, d’un sermon, c’est-à-dire qu’il soit apaisant plutôt que de colporter  »des contre-vérités ». Il est clair qu’on a plus affaire à un apologiste du système féodal, venu finir leur opprobre habituel afin de discréditer notre initiative. En effet, cet imam n’est qu’un brin d’allumette parmi tous nos détracteurs. Depuis plusieurs années nous sommes dans leurs collimateurs, victimes de toute sorte de fourberie et autres calomnies du genre. Quelle ignominie de calomnier dans tels endroits pendant pareilles occasions en tronquant et en usurpant les versets du coran. Cela fait entorse aux principes de l’islam. ASEPT est tournée résolument vers l’avenir avec sagesse que de perdre du temps avec telles railleries.

Il se trouve que, dans ce village, deux mouvances s’opposent ayant deux visions antinomiques selon lesquelles la cité doit être gérée :

  • La première, réformiste qui promeut un model de société assaini de ces souillures, serait plus digne et intègre. Un idéal qui serait en parfaite adéquation avec notre époque. C’est-à-dire bâtir une société égalitaire, juste et solidaire. Par conséquent l’implication de toutes les composantes dans la gestion de la cité. Un système dans lequel chaque membre peut trouver son dû, sans stigmatisation ni discrimination…

  • Et l’autre mouvance plus réactionnaire, nostalgique du regretté Empire (Wagadou) avec ses hiérarchies, qui a tendance à vouloir calquer en figeant la société sur ces pratiques obsolètes qui prônent le statuquo, qui serait aux antipodes de notre ère. Un model de société Selon lequel le mode de fonctionnement doit être régi par un système de caste notamment un esclavagisme statuaire purement archaïque …. Ces derniers veulent la perpétuation du vieux système d’antan avec les mêmes reflexes féodalo-esclavagistes. Pour eux, Il est plus question du maintien de certains de leurs privilèges (matériels et honorifiques) que de vouloir émanciper la société. Par conséquent l’immuabilité de ces assignations statuaires et primaires.

D’aucuns peuvent se demander pourquoi l’imam s’est aventuré dans une campagne aussi calomnieuse que diabolique contre les membres d’ASEPT. Comme dit le vieux dicton ‘’Quand un chien flaire un os, il creuse, rien ne nous oblige de lui dire quel genre d’os va-t-il trouver’’. Donc il fait que finir leur basse besogne initiée en 2010.

Nous tenons tout de même à faire un bref aperçu historique d’ASEPT. Puisque c’est suite à ce conflit, qui date de 2010, que cette association trouve sa genèse en 2012 dont le président défunt n’était autre que Lassana Gaye Diakité (que son âme repose en paix). Un homme intègre qui était animé par un grand enthousiasme pour injecter ce nouveau vent de souffle qu’il voulait apporter à la société, animé également de grandes convictions sans concession. Nous tenons à lui rendre hommage comme tous ceux qui sont épris de justice comme lui et qui ont connu ce déchirement familial douloureux, en étant intransigeants et cohérents, animés également par les mêmes convictions.

L’imam sonne la charge en accusant et en traitant les parents de ces derniers d’être hypocrites en sous-entendant qu’ils sont complices : « Vous qui êtes nos parents ! dit l’imam en s’adressant aux parents de ces derniers, vous qui nous avez élevé depuis tout petits ; dans ce village, jamais une pareille situation n’a existé. Dans ce village, le rebelle doit être exclu et renié par sa propre famille, mais pour ce qui est du cas des membres de cette association vous avez failli à votre rôle. C’est un comportement de complices et d’hypocrites. Vous (les jeunes), avez démontré votre capacité en créant votre association ‘’ASEPT’’ en France. Vos parents sont évidemment au courant et ils vous ont soutenu. De surcroit, vous avez des collaborateurs dans ce village qui sont complices. Ce sont ces personnes qu’Allah désigne comme hypocrites. Allah a dit à son messager Mohamed (saw) : Ceux qui se moquent de tes paroles, ce sont eux des hypocrites ! La place des hypocrites est à l’enfer».

Bien qu’il se soit déguisé en imam, lui comme ses paires, sont animés d’un profond mépris à l’égard de ceux qui dénoncent ce système archaïque auquel ils tiennent tant. Donc la religion ne leur sert qu’une soupape de sécurité pour mieux ficeler ce système décadant qu’ils promeuvent. Ce n’est pas en cachant du poison dans du miel qu’il ne tue pas. Autrement dit, ce n’est pas en instrumentalisant la religion qu’il va se faire passer pour le gendre idéal.

Rappelons qu’il ne tient son rang d’imam qu’à son statut héréditaire que lui octroie la société organisée sous le joug de la féodalité (sous forme de clergé maraboutique). Donc qu’on ne soit pas étonné de son attitude agressive et vindicative au point de nous taxer de ‘’subversifs’’, ‘’déserteurs’’, ‘’d’insurgés’’ ou de ‘’rebelles’’ (LEMINAN BALLAANO, DEEBE KARAANO, MURTINTO), que sait-on encore ! Il suffit qu’un mot leur vienne à l’idée pour nous en taxer aussi ignoble soit-il.

  • Oui, on s’insurge contre le fait qu’on ait un imam qui ne distingue pas le message du seigneur (la paix et la miséricorde) à celui de ses intérêts. De plus, il s’aventure sur l’histoire de Toulel qu’il aborde de manière biaisée et édulcorée.

  • Oui, on est rebelle contre le fait que l’attribution d’une tâche soit liée à la descendance filiale et que les compétences et aptitudes de toutes les composantes de la société ne soient pas valorisées. Et aussi que des assignations primaires ne soient plus qu’un triste vestige du monde ancien avec lesquelles vous embrigadez les masses populaires.

  • Oui, on s’insurge du fait qu’il n’y ait aucune transparence dans la gestion comptable des ressources financières. Nous sommes contre le fait que ce rôle ne soit dévolu qu’à une famille sans contrôle, fussent-t-ils ignares.

Tel est le différend qui opposa ces deux tendances (ces jeunes à la communauté). Un litige qui les conduira finalement à être exclus de manière définitive de cet organe féodal regroupant deux villages Toulel et Goumal (situé à l’autre bord de la rive du fleuve Sénégal). Après avoir usé de multiples moyens de pressions parfois odieuses dépassant l’entendement humain et des méthodes qui frisent l’indécence, réprimée par notre morale religieuse. Tout cela dans le but d’étancher leur soif de vengeance, en voulant nous contraindre à un retour forcé. Dans cette même démarche de contraintes que l’association ARTE (Association des Ressortissants de Toulel en Europe) nous a exclus à son tour. Les membres de l’ARTE ont ainsi usé d’une règle expresse dénuée de tout sens. Mais toutes leurs fourberies et manigances ne nous ont fait bouger d’un iota dans notre combat. C’est à dire l’alternative crédible d’une société viable, égalitaire et juste surtout dotée des principes d’équité inébranlables. Ce qui est loin d’être le cas du système de l’ordre dominant auquel on veut nous assigner, qui est ségrégationniste et discriminatoire. Alors que nos doléances sont connues de tous, qui prônent la justice, l’égalité et la fraternité. Croyant que certains allaient être plus compréhensifs vu leur ouverture d’esprit mais en vain. Comme nous le rappelle notre camarade Kundu Soumaré «la chose la mieux partagée entre analphabète et un doctorant dans nos communautés, est la mentalité esclavagiste et féodale».

Les propos de l’imam ont soulevé un tollé, une psychose générale. Monsieur l’imam voulait révisionner l’histoire du village à sa façon. Ce qui a suscité des émois de part et d’autres plus ou moins hystériques. C’est dans cette logique des choses que le rappeur Ousmane kodoré Diallo, LINKY de son nom d’artiste tenait à rétablir la vérité à travers deux audios postés sur WhatsApp. Rappelons que LINKY est un membre d’ASEPT de première heure et par ailleurs vice président d’AREMPES, donc un activiste convaincu. Il a signifié tout simplement à l’imam qu’il est lui aussi un digne héritier de ce village Nos aïeuls ont tout aussi contribué à bâtir ce village au même titre que les autres familles») au même rang que la chefferie traditionnelle à laquelle l’imam ne manque d’éloges tout en excluant les autres familles. Ce qui suscita l’ego d’un jeune dénommé Singhé Diamyo soumaré qui a proféré une flopée d’injures infâmes à l’encontre de LINKY ainsi que de menaces de mort à l’encontre de tous les membres de l’association ASEPT. La plainte qui visait ce jeune Soumaré était nullement due à un cynisme quelconque. Mais juste rappeler à tous nos détracteurs qu’on reste vigilants. Malgré que notre tolérance ait des limites, il faut que cela cesse ! On a prouvé notre bonne foi en retirant qu’on souhaite malheur à personne. Chaque transgression doit être suivie d’une sanction équivalente. L’harmonie est toujours possible si l’on met de côté nos egos surdimensionnés.

Le simple fait que LINKY ait osé proclamer les mêmes honneurs que la famille régnante, de s’ériger au même rang qu’eux, lui a valu toute cette vacarme.

Nombreux sont ceux, qui ignorent l’histoire de Toulel y compris Djiby Peindo. Connaissez-vous réellement l’histoire de Toulel ? Souvent des gens la racontent sans savoir les véritables héros. Admettons que les Soumaré soient les seuls fondateurs de Toulel, on se demandera alors qui étaient vraiment les vaillants combattants qui ont défendu et sécurisé Toulel contre vents et marrés ? Qui de Moussa Tougouné Sidibé, Koly Silma Dembélé, Baïdi MBodje, Diabé Soumaré, Medi Feinda Coulibaly et Moussa Koly Diallo, pour ne citer qu’eux, a fait l’histoire de Toulel ?

Personne n’a le monopole de l’histoire encore moins le message du seigneur. Toulel est notre village à nous tous, personne n’a de primauté sur un autre. Trouvons les meilleures façons de nous unir et travailler dans le sens du message de l’islam. Tous les hommes sont égaux devant le seigneur, c’est un droit naturel et inaliénable ! La terre appartient au seigneur et nous appartenons à l’endroit où nous sommes nés.

Notre démarche est noble et salutaire. L’association ASEPT ne demande qu’une société de devoir et de droit, d’éveil, de clairvoyance et de progrès. Nous ne voulons qu’une union digne et respectueuse afin de bâtir une société meilleure pour les nouvelles générations. Nous voulons d’une société dans laquelle les assignations actuelles ne seront qu’un mauvais souvenir. Il est temps d’aider notre peuple à se réveiller et de les conscientiser au lieu de s’approprier des idées révolues et des mentalités appelées à disparaître à jamais. Nous lançons depuis toujours un appel d’union égalitaire en invitant toutes les sensibilités conscientes de l’enjeu de demain pour que d’autres personnes ne se comportent plus comme cet imam. C’est avec la condamnation ferme de toute la population (toutes les générations confondues) de ces genres d’attitudes (de Djiby Peindo et de Sighé) qui fera régner un regain d’apaisement.

  • On déplore que certaines mentalités spolient notre société à travers un conservatisme agonisant et rétrogradant.

  • On déplore aussi le silence assourdissant ‘’des intellectuels’’ qui restent muets malgré la gravité des événements. Beaucoup se vertuent de cautionner nos idées sans que cela n’aboutisse à un réel engagement. Mais chacun se cantonne dans sa position en se prévalant des privilèges rétrogrades comme si notre éducation n’a servi qu’à réconforter les coutumes, injustes soient-elles !

Pour revenir sur notre différend avec la communauté. Entendons-nous bien sur un point, oui nous réaffirmons et confirmons que nous reprouvons tout organe qui s’articule autour de préceptes féodaux. Le model de société féodal et tyrannique qui est fortement ancré dans l’imaginaire du soninké qu’on reprouve catégoriquement. Nous combattons vigoureusement ces pratiques sociétales qui cultivent la différence entre les composantes de la société. On s’efforce de les déconstruire avec la seule force de l’argument. Nous nous efforçons également avec nos partenaires de forger un esprit citoyen au-delà de tout particularisme qui stigmatise, clive et qui a été cultivé jusque-là. Notamment AREMPES dont le président n’est autre que Gaye Traoré l’initiateur du forum GANBANAAXU, joue un rôle primordial dans ce sens, qui transcende les frontières. Nous cultivons une fraternité réelle contrairement à la sournoiserie habituelle. Notre mobilisation consiste à déchainer les mentalités de cette tare qui gangrène la société. Ce travail de conscientisation et de sensibilisation des masses est notre seul credo.

Association pour la Solidarité, l’Eveil et le Progrès de Toulel

Pole Communication

Regardez « Journée cultuelle Ganbanaaxun Fedde du 23/12/18 vidéo 1 » sur YouTube

ALERTE AU GUIDIMAKHA : LE DOYEN DEMBA DIARRA CONVOQUÉ À LA BRIGADE DE GENDARMERIE À GHABOU

Le doyen Demba Diarra blanchi à Nouakchott récemment dans une affaire montée par les milieux féodaux et réactionnaires du milieu soninké, est retenu depuis ce matin à la brigade de GHABOU.
Originaire du village de Coumba Ndaw, il y est arrivé ces derniers pour passer quelques jours de vacances annuelles. Fervent défenseur des droits humains et militant pacifique pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communauté soninké, le doyen subit comme beaucoup d’autres dans les milieux soninkés d’innombrables harcèlements et intimidations à cause de leur refus d’un système féodal et esclavagiste qui sévit dans nos localités rurales .
Encore une fois de plus, nous alertons les hautes autorités mauritaniennes sur le cas symbolique de ce monsieur qui avait été classé sans suite au tribunal de Nouakchott le 6 février dernier. Ainsi cette nouvelle convocation auprès des gendarmes aujourd’hui au Guidimagha, nous paraît très troublante.
Il est temps et urgent que les pouvoirs publics à tous les niveaux prennent les mesures qui s’imposent pour garantir la cohésion sociale et citoyenne menacée incessamment par les milieux féodaux qui se croient au-dessus des Lois nationales.
Nous relevons des tendances teintées d’ambiguïté et de connivence suspecte au niveau des administrations départementales et régionales sur ces questions liées aux séquelles vivaces de l’esclavagisme chez les soninkés du Guidimagha. Plusieurs cas en suspens et non pris en compte selon les dispositions légales prévues et connues de TOUS, demeurent en sommeil à ce jour.
Nous faisons un appel pressant à nos partenaires nationaux et internationaux pour la défense des droits humains, pour s’intéresser davantage aux manœuvres provocatrices et agressives de la féodalité soninkée. Des paisibles gens voulant vivre en citoyens DIGNEMENT subissent les caprices d’une composante féodale qui défie l’ordre citoyen.

Le 24 février 2018

Pour la communication GANBANAAXU

IRA-MAURITANIE: LA MOBILISATION CONTINUE ET LA RÉPRESSION AUSSI.

Au cours de leur troisième journée de marche et protestations publiques et pacifiques, aujourd’hui 20 février 2018 à Nouakchott, dans la région de Arafat, les militantes et militants d’IRA-Mauritanie ont été confrontés, dès les premiers instants à un déploiement sans précédent de nombreuses unités d’élite de la police, armées jusqu’aux dents, quadrillant tous les artères et prêts à casser du militant pacifique. La série de marche qu’IRA à initié depuis quelques jours, visent à dénoncer la montée injustifiée et insupportable des impôts et des prix des denrées indispensables ainsi que le manque de politique gouvermentale envers la sécheresse et la famine qui menace citoyens et cheptels mauritaniens.
Les dirigeants de la police ont donné l’ordre aux unités sous leur commandement d’attaquer les marcheurs pacifiques iraouis avec une violence indescriptible et gratuite qui occasionné des dizaines de blessés, dont certains très graves. Certains chefs de la police sympathisants du mouvement de revendications, ont soufflé aux militants, que le général Mohamed ould Meguett à rendu visite à l’aube aux unités de police pour leurs intimer une directive ferme: casser du manifestant, casser du IRA.
Les blessés graves et les personnes arrêtées dans les rends des manifestants:

1- Zoubeir Mbareck

2- Taghy Beydar

3-Sidi Aly Nabgha

4- Imijine Mohamed dit Seyid

5- Malick Sy

6-Ahmedou Yalla

7-Mohamed ould Saleh

8- Moulaye Mesdoud

9- Amodou Traore

10- le rappeur Cheikhna Imigine dit Chico Basd

11- Sabbar Houssein

12- Abdallahi Homod

IRA-Mauritanie réitère sa persévérance dans les marches et protestations conformément aux lois mauritaniennes et aux engagements internationaux de la Mauritanie.
Appelle les forces vives de la nations à rompre avec le défaitisme et se dresser pacifiquement mais fermement et avec esprit de sacrifice contre la confiscation des droits et libertés et l’humiliation du peuples.

L’EED-INFOS PRATIQUES :PERMANENCES SOCIALES

L’EED en partenariat avec la Ville d’Aubervilliers organise une permanence sociale tous les samedis de 14h à 17h, du 24 Février au 30 Juin 2018, au 35, rue Heurtault 93300 Aubervilliers

Nos équipes accompagnent, dans le cadre de l’assistance aux démarches et formalités administratives (déclaration d’import, séjour, naturalisation, demande de logement, conseils juridiques….), nos adhérents et toute personne qui en fait la demande.

L’EED met en place également un accompagnement vers l’Emploi (Formation, CV, LM, Pole emploi,….) dans le cadre de son programme d’insertion professionnelle.

Vous devez impérativement prendre un rendez :

Tel. & WhatsApp : 06 46 94 70 68
Mail: leed@leedmedia.fr

Crédit source: Page FB l’EED

IRA-MAURITANIE : COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le 19 février 2018, et pour la deuxième journée consécutive, IRA – Mauritanie a sorti ses militantes et militants dans les rues de la capitale Nouakchott. Les militants « iraouis » ont battu le pavé pour dénoncer la hausse folle des prix des produits de premières nécessités, mais aussi la baisse du prix d’achat des ménages ou le manque de vision de la politique gouvernementale face à la sécheresse qui frappe les paysans et éleveurs.
La journée d’avant, une marche similaire d’IRA – Mauritanie organisée à Dar Naim a été violemment réprimée et vingt membres(20) de l’Ong abolitionniste, ont été arrêtés et gardés dans différentes commissariats de police de la ville de Nouakchott.
Au cours de la deuxième journée de protestation, les unités de la police et de la garde ont quadrillé très tôt, les rues et boulevards menant à la primature à partir de la polyclinique, ce qui était l’itinéraire de la marche prévu par les dirigeants abolitionnistes. La répression était brutale contre les marcheurs d’IRA. Le nombre élevé des unités de la police et de la garde ont repoussé les manifestants au niveau du marché de la capitale. Deux militants de l’organisation ont été arrêtés, il s’agit de Cheikh Vall et Abbass El Id et plusieurs autres ont été violemment tabassés par la police. Abbass El Id est gravement blessé par des coups de pieds et matraques assénés sur les côtes et le bas du ventre.
Face à cette situation inédite, IRA – Mauritanie :

– Réitère son engagement ferme et irréversible envers le peuple mauritanien affamé par un gang sans scrupules qui s’engraisse à ses détriments.

– S’engage à marcher dès demain à partir de midi à Nouakchott, dans les rues de la région de Nouakchott Sud à Arafat,

– Appelle la société civile et politique mauritanienne à défendre les acquis des droits et libertés démocratiques.

Nouakchott le 19/02/2018 La commission de communication

Communiqué de presse : Une répression d’une violence inqualifiable s’abat les militant d’IRA – Mauritanie

Dans le cadre de ses activités pacifiques, citoyennes et constitutionnelles, IRA – Mauritanie a organisé une marche dans la région de Nouakchott nord à Dar-Naim ce dimanche 18 février 2018 pour dénoncer la hausse insupportable des prix des denrées nécessaires, la dévaluation de fait de la monnaie et l’inaction des autorités face à la vague de sécheresse qui frappe le monde rural.
La marche organisée par les jeunes, les femmes et autres militants d’IRA a été réprimée par une violence inqualifiable par le pouvoir de Mohamed ould Abdelaziz. Une vingtaine d’activistes du mouvement Abolitionniste et droits humains, ont été arrêtés et conduits vers des lieux inconnus, par la police politique. Plusieurs militants et militantes « iraouis » ont été blessés à cause du violent tabassage des unités de la police et du déluge de bombes à gaz lacrymogène.
IRA – Mauritanie n’acceptera jamais de renoncer au droit imparti à tous les citoyens ou toutes associations, de s’associer, de s’exprimer ou de manifester pacifiquement et conformément à la quiétude générale et individuelle.
IRA – Mauritanie réitère le droit et le devoir des pouvoirs publics de s’opposer par la procédure légale à toute entreprise violente où hors-la-loi mais souligne la responsabilité de ces mêmes pouvoirs publics quant à assurer la sécurisation sans entraves pour toutes les manifestations et activités pacifiques.
IRA – Mauritanie appelle les mauritaniennes et mauritaniens à se tenir debout comme une seule personne contre la confiscation avancée des conquêtes démocratiques par le pouvoir dictatorial de Mohamed ould Abdelaziz.
IRA – Mauritanie appelle au témoignage de la classe civile et politique mauritanienne ainsi qu’à celui des observateurs et missions diplomatiques accréditées à Nouakchott.
IRA – Mauritanie exige la découverte des lieux de détention de ces 20 militants et leur libération immédiate et sans condition.

Nouakchott le 19/02/2018 La commission de communication

Crédit source: Proche IRA MAURITANIE.

Flash INFO: une manifestation IRAOUIE réprimée à Nouakchott.

La répression continue dans les rang de IRA – Mauritanie qui ont refusé de se disperser et qui ont vaillamment résisté devant la répression aveugle des forces de l’ordre qui a utilisé les matraques, les gourdins, le gaz lacrymogène… et qui n’a épargné personne, femmes, enfants jeunes…,
On dénombre plusieurs blessés graves dont Leila Ahmed l’épouse du président Biram Dah Abeid, Elhadj Elid coordonnateur général de IRA – Mauritanie au niveau de Nouakchott , ainsi que Abdallahi Himdi membre du bureau exécutif responsable des problèmes liés à l’esclavage foncier, Mama Moussa membre du réseau des blogueurs d’IRA nièce du président et fille de la poète d’IRA – Mauritanie Kehla Dah Abeid et plusieurs arrestations qu’on n’a pas pu dénombrer jusqu’à présent, Mama s’est évanoui et a été évacuée à l’hôpital.

Mauritanie la fureur d’une dictature qui saigne un peuple à l’agonie.

Les militants et militantes de l’ONG IRA Mauritanie sont sortis pour manifester pacifiquement dans les rues de la capitale mauritanienne. Comme d’habitude, le pouvoir répond aux manifestants pacifistes qui réclament leurs droits sociaux par une violence aveuglée par la haine, répression sauvage sanglante qui est couronnée par des arrestations arbitraires.

Au commissariat Dar-Naïm 1 sont détenus:

1-Abdallahi Ould Hussein

2- Samba Sy

3- Sidi Mohamed Ould Mohamed Saloum

4- Hadji Ould Ide

5- Abdallahi Ould Mohamed Mahmoud Ould Homody

6- Zeine Ould Sidi

7- Sidi Ali Ould Nabakha

8- Abdallahi Ould Hamdi

9- Sabar Ould Hussein

10- Mohammed Mauritel

11- Bouna Ould Rabi

La liste s’allonge d’heure en heure.

Source crédit: Proche IRA MAURITANIE

Les mentalités féodaloesclavagistes de plus en plus agressives dans les villages soninkés : le cas de monsieur Simbara BA ostracisé à Nahali au Mali.

Encore pour une énième fois, les soubresauts du régime féodal et rétrograde font l’actualité dans une localité rurale en « pays soninké ». Depuis le 3 février dernier à Nahali , monsieur Simbara BA vit un embargo sociétal imposé par la féodalité locale. Travailleur en France, il est actuellement en vacances auprès de sa famille dans ce village malien faisant partie de la commune de Djélébou (Aourou à 25 kms) dans le cercle administratif de Kayes , monsieur BA s’est décidé récemment d’annoncer la rupture du lien féodal et coutumier avec une famille du village . Ainsi une fois, cette décision d’éveil et de conscientisation connue, les milieux féodaux (la caste nobiliaire et la caste maraboutique) et leurs obligés courtisans, se sont consultés en urgence chez leur chef coutumier. Selon les informations recueillies de monsieur Simbara BA, membre du mouvement GANBANAAXU*, des mesures restrictives ont été décidées à son encontre. Par exemple, dans le village il est interdit aux bouchers de lui vendre de la viande et ainsi qu’aux personnes en service de change de lui rendre ses mandats de devise. Il dit qu’un membre de la caste maraboutique l’a convoqué chez lui en l’invitant de reprendre les liens sociaux (lada) avec la famille féodale. Convaincu du caractère perverti de ces liens sociaux qui perpétuent le cordon des séquelles esclavagistes dans le Vivre soninké, monsieur BA est resté catégorique en gardant sa position intacte. Encore comme dans plusieurs cas, l’ordre féodal soninké sévit d’une manière abjecte dans les localités rurales en milieux soninkés. Rien ne justifie cette mise en quarantaine sociale de ce monsieur qui n’a enfreint aucune loi malienne.
La mouvance abolitionniste sous le vocable GANBANAAXU FEDDE exprime ses vifs soutiens à ce monsieur . Ainsi nous adressons ce communiqué aux autorités publiques maliennes, en particulier à celles du cercle administratif de Kayes , en guise d’alerte sur le cas de monsieur Simbara BA qui vit un ostracisme humainement et moralement inadmissible dans notre époque du 21ème siècle.
Nous comptons utiliser tous les moyens et voies légaux afin de secourir ce monsieur dont son cas relève d’une atteinte flagrante à la dignité humaine. Surtout un rappel aux consciences progressistes du monde soninké qui ne doivent plus se taire sur ces réalités honteuses qui prévalent en coulisses dans nos communautés. Aujourd’hui, ce qu’un maire d’extrême droite en occident n’ose pas imaginer , est appliqué entre nous-mêmes dans nos contrées arides au cœur de l’Afrique de l’Ouest. Ce village de Nahali est situé à 9 kms à peu près du village de Baidiam en Mauritanie. On ne cesse de répéter dans nos discours de sensibilisation et de conscientisation, le système de ladani est le régime psychologique de milieux féodaux et réactionnaires pour harceler et humilier des paisibles citoyens.

*Mouvement associatif transnational pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communauté soninké

Le 17 février 2018

Pour la communication GANBANAAXU FEDDE.

La Mauritanie en 2019 : Comment anticiper le risque ?

Note d’information

Suite au communiqué de presse du 18 janvier 2018 relatif à une série de rencontres avec l’opposition et la société civile dans leur diversité, le Président de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA – Mauritanie) a pu clore la revue exhaustive de cette concertation, pour aboutir à l’ébauche d’un consensus national sur les conditions d’une alternance apaisée en 2019.
Dans ce cadre, les rencontres suivantes ont été menées, par lui, durant la période du12 janvier au 14 février 2018 :

1 Yahya Ahmed Waghef président du parti ADIL

– 2 Abdesselam Horma président du parti SAWAB

– 3 Ba Mamadou Alassane président du parti PLEJ

– 4 Sidi Elkory président du parti UNAD

– 5 Bilal Werzeg président de le Coalition de la Citoyenneté

– 6 Saleh Hanena président du parti HATEM

– 7 Mohamed Bourboss président du parti de la Construction et du Progrès (PCP).

– 8 Mahfoudh Bettah président de la Convergence Démocratique Nationale

– 9 Maaloum Maaloum président de l’association Maison de la Liberté

– 10 Mokhtar Sidi Moloud président du parti Moustaghbal

– 11 Moussa Fall président du parti Mouvement du Changement Démocratique

– 12 Oumar N’diaye coordinateur de l’association ADECIMAO

– 13 Mohamed Kory Elarby président du parti AL WATAN

Les pôles d’influence, ayant pris part aux échanges, signifiaient leur adhésion de principe à une coordination tous azimuts, en vue de promouvoir le dialogue, l’esprit du compromis et le recours à la Constitution, pour aboutir à une dévolution pacifique du pouvoir d’Etat.
Aujourd’hui, Biram Dah Abeid rend sa copie à ses pairs du groupe G8. Le document, ainsi remis, comporte la synthèse des rencontres fondatrices d’une nouvelle cartographie de la politique dans notre pays ; sur la base des conclusions provisoires, il appartient, aux destinataires du texte, de formuler une proposition concrète qui enclencherait la dynamique, en direction du gouvernement et de ses soutiens et impliquerait la participation des autres forces vives.
Le but ultime consiste à lever tous les obstacles, devant la tenue d’assises inclusives, afin que les mauritaniens parviennent à s’accorder, sans atermoiement ni ambiguïté, sur les règles du jeu électoral, de nature à enraciner le pluralisme, la transparence et la participation de la société, à la compétition dans les urnes. La crédibilité du résultat et sa légitimité résulteraient, également, de l’impartialité des instances en charge d’arbitrer le vote, d’où l’impératif de leur réforme.
En un mot, il s’agit d’obtenir, pour la première fois en Mauritanie, des élections sans boycott ni contestation.
En conséquence, Biram Dah Abeid, prie les partenaires de la Mauritanie, d’accorder leur appui et concours à la présente entreprise, dans le cadre des stratégies régionales de prévention des conflits et d’encouragement à la résilience, au moment où le Sahel s’efforce de s’extraire de sa vulnérabilité structurelle au terrorisme.

Nouakchott le 14/02/2018 La commission de communication