IRA- Mauritanie : communiqué de presse

✅DECLARATION

En Mauritanie, la chasse aux organisations internationales de Droits humains continue

Ce dimanche 17 mars 2019, pour la deuxième fois en l’espace de quelques mois une délégation d’Amnesty International se rendant à Nouakchott a été bloquée à l’aéroport international Oumtounsi de Nouakchott. Cette délégation en provenance de Dakar, formée de Madame Kiné Fatim Diop et de Monsieur François Patuel, se rendait à Nouakchott sur une invitation du FONADH (Forum des Organisations Nationales des Droits de l’Homme). La délégation avait également établi un programme de visites convenues avec les autorités Mauritaniennes.

En effet, le régime mauritanien reprocherait à Amnesty International d’entretenir avec certaines organisations mauritaniennes « extrémistes » des relations de partenariat.

IRA – Mauritanie, attaché au principe de la liberté de mouvement et d’association :
– Condamne vivement les agissements irresponsables et insensés des autorités mauritaniennes contre Amnesty International,
– Exprime sa solidarité avec Amnesty International qui dans l’exercice de sa noble mission fait preuve de grand professionnalisme, et qui est une ong impartiale, crédible et d’utilité publique internationale.
– Exige du gouvernement mauritanien des explications sur ce type d’incidents à répétition qui, de façon considérable, accentuent le discrédit de la Mauritanie, déjà très mise en mal.
– Exhorte le pouvoir mauritanien à reconsidérer leurs relations actuelles avec Amnesty International au grand bénéfice des droits de l’homme en Mauritanie.
– Réitère sa position vis-à-vis du régime mauritanien, toujours sous la coupe ferme du dictateur Mohamed Ould Abdelaziz malgré l’illusion que veulent vendre des sous-marins du système au peuple Mauritanien, soit disant que le pouvoir est désormais entre les mains du subitement juste : Mohamed Ould Ghazouani.

Nouakchott, 21 Mars 2019

La Commission de communication

🔸️Crédit source : Réseau IRA via Facebook

Société/Levallois-Perret : Chez Pauline, la boulangère contre la bêtise raciste !

À la boulangerie « Chemin des pains » située au 88 rue du président Wilson Levallois – Perret, chez la tante « Pauline », nous tenions à y être pour exprimer notre solidarité.

Ce commerce tenu par cette dame d’une soixantaine d’années d’origine camerounaise, défraie la chronique ces derniers temps. En effet dans cette ville cossue du 92 (Hauts-de-Seine) en Île-de-France , chez le sulfureux Maire Patrick Balkany, cette boulangère dit subir d’innombrables harcèlements à caractère raciste depuis plusieurs années. Ce mercredi 6 Mars 2019, la tante Pauline nous apprend qu’elle tient son commerce ici depuis bientôt 14 ans. À nos questions sur sa situation, la dame entourée de ses 2 employées qui s’affairent pour les clients, nous raconte qu’elle a dû batailler avec le propriétaire de l’immeuble pour pouvoir effectuer de petites réparations sur le cheminement menant à la cheminée. La personne ne voulait pas la laisser facilement accéder aux parties communes, prétextant que certains locataires ne voudraient pas voir une personne de couleur aux alentours. Concernant des plaintes, elle nous dit qu’une fois au commissariat, un agent ne voulait pas prendre l’intégralité des termes de sa plainte. Parmi ceux et celles qui en veulent à elle en ne tolérant pas sa présence dans ce paysage, il y en a qui la taxent de folle. Elle dit que cette rumeur malsaine serait arrivée même au sein des services de la Mairie de la ville. Elle prétend que ça avait comme objectif de la virer du local pour motif d’handicap mental. C’est dire que tous les moyens auraient été essayés sans relâche pour en finir avec ce commerce impeccablement tenu à l’intérieur. Très émue et confortée par l’élan de solidarité en cours, elle se dit encouragée et déterminée plus que jamais. Lors de notre bref passage, nous avons croisé un Monsieur venu témoigner sa solidarité en laissant sur place sa carte de visite d’avocat. Il assure que ses services seront gratuits si besoin pour Pauline.

Et nous par ce modeste MOT, nous exprimons notre soutien humaniste et fraternel à elle et à toutes les personnes atteintes par la BÊTISE RACIALISTE qui structure le racisme primaire le plus abject qui ronge et détruit parfois à ciel ouvert.

FORCE à la tante Pauline, vous n’êtes pas seule.

✅Récit par KS pour le BLOG

LE CHOIX UTILE, UNE NÉCESSITE POUR UN RENOUVEAU ASSURÉ

Amadou Hampâté Ba disait: chacun possède sa vérité. Mais l’unique vérité, est celle qui se trouve au centre ». Celle-là, tout le monde la connait. Tout le monde peut la refuser aussi.

Nous arrivons bientôt et enfin au bout du tunnel. Nous avions tant espéré quand nous l’apercevions. Nous avions mis à disposition toute notre énergie, avions bravé tous les obstacles, avions contourné tous les pièges. Nous y avons laissé parfois notre sang, les être les plus chers aussi. Nos convictions, certes toujours vivantes, ont perdu, parfois et au fil de notre parcours parsemé d’obstacles, de la force. Nos espoirs nourris par des promesses, bon gré mal gré jamais tenues, se sont amenuisés. Nous avions couru, marché, rampé pour sortir de ce tunnel. Nous arrivons au bout de cette aventure périlleuse, fatigué.

Tous les plans et toutes les stratégies que nous avons réalisés, toutes les idées que nous avons construites, toutes les organisations que nous avons bâties, ont subi les effets néfastes des politiques divisionnistes que nous combattons au cours de notre passage vers la liberté.

L’opposition Mauritanienne n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle est restée dans son état embryonnaire. Malgré ses manquements et ses faiblesses, elle lutte et toujours pour un peuple qui le suit du mieux qu’il peut. Mais elle chavire sûrement.

Elle commence à montrer des signes d’épuisement et d’abandon à 3 mois des élections présidentielles. Son manque de pragmatisme, de force de propositions, de vision réelle et de présence active dans les efforts de lutte et son absence totale tout à fait constatée sur la scène de ladite lutte lui font perdre toute crédibilité, si crédibilité il y a eu. Elle n’a plus les moyens d’unir le peuple.

Et maintenant ?

Nous sommes au moins sûrs d’une chose : elle ne pourra pas faire de miracle. Elle ne pourra pas changer la donne. En 3 mois, il lui sera impossible de combler un retard de 27 ans, partant de l’année 1992. Ainsi donc, sa cote de confiance baisse depuis 27 ans. C’est ainsi que les Mauritaniens ont exprimé ce sentiment lors des précédentes élections régionales, législatives et municipales et les résultats en disent long sur leurs réponses.

Il y-a-t-il encore une lueur d’espoir ?

Le fait de concéder un bien commun lorsqu’on a plus les moyens de le gérer ne nous en retire pas pour autant toutes les responsabilités. On a juste permis la croissance de ce bien partant sur de nouvelles bases. Quand le capitaine d’un bateau n’est plus apte à diriger son navire, et de surcroit défectueux, on doit oser céder les responsabilités à celui qui est capable d’en assurer la manœuvre et la survie des occupants jusqu’à bon port.

Ceci dit, la Mauritanie va très mal. La démarche de l’opposition, en ces temps de crise, fait dormir le peuple et le rend faible et de plus en plus vulnérable. Elle est entrain de livrer le peuple à un nouveau prédateur.

De grâce, soyons lucide. Nous avons déjà assez souffert à cause de nous-même, de notre vision, de notre comportement à caractère ethniciste, féodaliste et communautariste. Ce sont des tares qui nous gangrènent dans notre propre chair au point de nous aveugler.

Oui, le Mauritanien et la prise de risque, si risque il y a, ne font pas bon ménage. Mais je crois que nous n’avons plus droit à l’erreur. Puisse que nous avons aussi la liberté d’opter pour le camp de l’erreur, nous pouvons aussi aller dans ce sens pour les mêmes raisons qui nous ont motivées auparavant et qui nous ramènent toujours au point de départ.

Aujourd’hui, laissons-nous guidés par le temps pour construire votre conviction de demain. Mais dans l’immédiat, étant donnée l’urgence de l’instant, pensons utile.

Choisir Biram Dah Abeid, est une nécessité. Nous avons accumulé des échecs et l’engagement de Biram est bien né de ces périodes d’échecs-là. Il est le modèle d’homme qui présente toutes les caractéristiques d’une personne d’abord normale mais aussi faite pour lutter de façon mesurée contre un système de gouvernance de cette dimension. Il a démontré, avec pugnacité, caractère, combativité, volontarisme, hardiesse une prise de position ferme et constante, a pris des risques vis-à-vis de lui-même, de sa personne, de sa famille, de ses amis, de son entourage, a créé la peur dans les rangs du pouvoir, a engendré l’explosion des tendances traditionnelles, a changé les esprits et les comportements de la société, a fait connaitre notre lutte et nos souffrances, et nos malheurs, et nos craintes, et nos revendications auprès des instantes internationales. Au niveau national, Biram Dah Abeid vit nos problèmes à travers ses actions d’accompagnement dans notre quotidien. Il est entrain de briser les barrières.

Quoi de plus ? Faut-il être un surhomme pour mériter la sympathie d’un Mauritanien avec autant de qualités démontrées par l’action?

Les autres leaders auraient voulu faire autant mais ils ont échoué et il faut l’accepter. Mais ce n’est pas, pour autant, terminé pour eux. Biram a besoin d’eux comme ils ont besoin de lui. Il suffit tout sobrement de lui tendre la main. C’est aussi simple que ça !

Biram dah n’est pas parfait. Ce n’est pas Dieu. Il reste un mortel. Mais nous autres, mauritaniens mortels que nous sommes aussi, devons lui exprimer notre reconnaissance, notre sympathie et l’aider à rendre son travail utile, tout en louant le travail fait par ceux qui ont tenté, avant lui, de faire réaliser les meilleurs projets de société dont nous pouvions rêver tous. Nous resterons libres de nos convictions. Biram n’y changera rien. Il est juste le complément de tous nos manquements.

Il appartient, maintenant, au peuple de décider de son avenir, dès lors qu’il possède la chose intrinsèque, la liberté de penser, de juger, de séparer le bon et le mauvais, et enfin de choisir.

La lutte de ceux qui sont morts pour la cause ne doit pas rester veine.

Biram versus Ghazouani ? Et si nous écoutions nos cœurs, nous ferions le bon choix !

Par Thomas Mag, activiste mauritanien des Droits Humains.

✅Source crédit : Post Facebook de l’auteur (2/3/19)

Éducation/Social : Une brève présentation du Centre ~ Merkez Ahlul Sunna Mauritanie à Nouakchott

Le Centre Merkez Ahlul Sunna Mauritania situé à Nouakchott, la capitale mauritanienne, est une structure portée sur l’éducation avec une méthodologie très rigoureuse et sur des projets de développement social. Doté de divers niveaux en matière d’instruction en sciences islamiques, ce jeune institut est en plein développement avec des projets en cours à l’intérieur du pays au Guidimagha notamment.

Selon les propos du premier responsable du Centre en Mauritanie , professeur et imam, Cheikh Moussa Diarra natif de Coumbadaw et formé à Médine (Arabie saoudite), l’Institut par son fonctionnement et ses contenus pédagogiques, est très différent de Madrassas classiques. À la fois internat et dispensant des modules de formation par sessions, Merkez Ahlul Sunna Mauritania prend en charge cas sociaux (Aides aux orphelins et aux veuves) dans son volet social. La fondation de l’Institut fait également de forages des puits et du reboisement en milieux ruraux en appui aux populations locales. Il est à noter que des matières liées aux sciences profanes et à la culture générale font partie des enseignements. Les cours sont payants en fonction des filières et des modules choisis . Le corps enseignant et les programmes étudiés sont standardisés par rapport au système éducatif mauritanien. Cette année, l’enseignement de la langue française a débuté.

🔘 les contacts directs Markez Ahlou Sunnah

✅Directeur Abou abdoulah Moussa abdoula Diarra, langues parlées arabe et le sonniké : 📞0022246869735

✅Abou Ali chinqrit en France : 📞0033617853243

✅Abou oumar en France : 📞0033622406461

✅Abou Malik en Espagne : 📞0034643688362

✅Abou Camara en Angleterre :
📞00447417346873

✅Abou Moustapha aux États-Unis :📞+1(646)271-6521

✅Ali coulibaly en Mauritanie : 📞0022244746682

✅Abou Moussa Souleymane Abouallah Diarra en Arabie saoudite :📞00966547922046

Dawda Kane en Égypte : 📞 +201205245259

🔷️Site Internet http://merkez-mauritania.com

🔷️Dons pour les orphelins https://www.cotizup.com/dashboard

🔷️Dons pour Merkez du Sud (Guidimagha) https://www.cotizup.com/merkez-guidimakha

فسبوك مركز أهل السنة والجماعة في موريتانيا
نواكشوط

والموقع الرسمي لمركز أهل السنة والجماعة
في موريتانيا بﻻد شنقيط المنارة والرباط

🔸️Soucre crédit : Données Merkez Ahlul Sunna Mauritania

Présidentielles au Sénégal , une brève analyse de Professeur Mohamed Diako Tandjigora en observateur.

🔷️La classe politique sénégalaise face au phénomène Ousmane Sonko,
hypocrisie et islamophobie galopante

Certains intellectuels africains pensent qu’islamophobie et antisalafisme seraient deux choses distinctes dans l’esprit de leurs maîtres occidentaux, alors, ils se trompent lourdement.
Et, la classe politique sénégalaise, aidée en ceci par l’inculture ambiante de l’espace médiatique, s’est coincée dans la trilogie de «l’argent, le mensonge et la violence poltique ».
On essaie de nous faire peur d’Ousmane Sonko qui ne serait autre chose qu’un bandi doublé d’un vulgaire salafiste !
Sonko a effectivement porté des accusations graves contre des tiers, à ceux – ci, il doit des preuves.
Sonko est accusé de certaines choses, aux sénégalais, il doit des explications.
Sonko est salafiste, c’est là, toute la preuve de l’hypocrisie et de la mauvaise foi. Pourquoi bon sang, nos dirigeants tentent-ils ainsi de nous faire haïr l’islam et les valeurs islamiques, alors qu’ils nous bombardent tous les jours de Qasayid (De leurs gourrous) et de références religieuses ?
Voyons pourquoi serait-il plus salafiste que n’importe quel autre sénégalais qui se respecte et respecte sa foi musulmane.
Est-ce parce que sa femme est voilée ?! Une bêtise à la mode «France info»: il ne mange pas de porc, il est salafiste; il apprend le Coran, il est salafiste; sa femme est voilée, il est donc et forcément salafiste.
Ou encore parce qu’il a promis une longue période de maternité aux femmes ?! Un masochisme déguisé en «amical de féminisme raté». Qu’est-ce qu’il y’a d’aussi ignoble dans le fait de vouloir tout le bien de ce monde à nos femmes, filles et sœurs ? Si c’est de l’utopie, qu’il en soit ainsi. Mais, n’est-ce pas là, la nature profonde de tous ces discours politiciens qui envahissent nos espaces publics depuis deux mois.
Ou peut-être encore, c’est parce qu’il a promis de rétablir la peine de mort ?! Si c’est du salafiste, alors tous ces états américains qui ont maintenu la peine de mort, seraient-ils des salafistes ?! Absurde !!
Enfin, est-ce parce qu’il il a promis de donner voix aux différentes familles et regroupements religieux connus pour leur tolérance et leur désir de vivre ensemble dans la paix et le respect mutuel ?! Si le Sénégal ne va pas vers cette création d’espaces légaux de dialogue, d’échanges, et de propositions, et si nos dirigeants s’entêtent dans cette absurde politique de confinement de l’islam et des musulmans, la jeunesse finira par rejeter tout en bloc : institutions religieuses, références religieuses locales, et se jetterons dans les bras des vendeurs de rêves à l’Algérienne, à la tunisienne, où à la saoudienne. Voilà pourquoi Ousmane Sonko est un phénomène intéressant, mais pas salafiste pour un sous.

À QUI VAIS-JE DONNER MA VOIX ? HA HA !
JE NE SUIS MÊME PAS INSCRIT SUR LA LISTE

✅Crédit source : Post Facebook Madiakho Diakho connu Mohamed Diakho Tandjigora dit Abu Elyes.

🔸️Penseur, enseignant , écrivain et traducteur en sciences islamiques .

La Table Ronde à L’EHESS Paris sur l’abolitionnisme africain au 21ème siècle, photos et récit en brief par notre BLOG.

Ce Samedi 16 février 2019, s’est tenue une table ronde sur l’abolitionnisme africain au 21ème siècle avec comme principaux intervenants, 2 activistes abolitionnistes connus, le président du mouvement IRA-Mauritanie Mr Biram Dah Abeid (député mauritanien) et Mr Ali Bouzou du Niger, secrétaire général de l’ONG Timidria et secrétaire exécutif du Réseau ouest-africain de lutte contre l’esclavage. Dirigée par Mme Catarina Madeira-Santos, EHESS (l’École des Hautes Études en Sciences Sociales), la rencontre tenue au sein de l’Amphithéâtre François Furet a eu un franc succès par la teneur des interventions et l’affluence du public. Dans sa communication, Mr Ali Bouzou a pointé le déni et les contradictions émanant des pouvoirs publics dans son pays et d’autres de la sous-région autour des problématiques liées à l’esclavage. Par la suite le leader abolitionniste mauritanien Biram Dah Abeid, récemment fait Docteur honoris causa par l’UC Louvain en Belgique, a rappelé le difficile cheminement du combat abolitionniste qu’il mène depuis une décennie avec son organisation IRA-MAURITANIE (Toujours non reconnue par les autorités de Nouakchott). Le leader abolitionniste élu député au parlement mauritanien en septembre dernier, indexe un certain système de valeurs tenu par des segments esclavagistes eux-mêmes soutenus par le pouvoir étatique en place. Il appelle à un esprit de rebelle contre une légitimation de l’esclavage comme mode de vie sous le référent tronqué du religieux . Le Prix Onusien 2013 pour son engagement pacifique pour les Droits Humains et candidat déclaré à l’élection présidentielle 2019 en Mauritanie, pense que l’engagement politique est un des outils menant à un abolitionnisme efficient à terme. Cet angle de vue de la voie politique dans l’engagement abolitionniste est aussi encouragé par le responsable Nigérien de TIMIDRIA.

Au cours de la table ronde, l’universitaire mauritanien Abdel Wedoud Ould Cheikh a étayé sa communication en commentaires très instructifs sur une certaine légitimation religieuse de l’esclavage.

Lors des échanges avec le public, un focus a été mis sur les récents événements gravissimes liés aux mentalités esclavagistes et féodales en milieux soninkés notamment dans la région de Kayes. En répondant, le président d’IRA-MAURITANIE, réplique que les lamentations depuis ici à l’étranger ne servent pas grand chose sans un engagement courageux de résistance face aux esclavagistes sur le terrain. Par ailleurs il a reproché avec franchise à certains éléments mauritaniens du mouvement GANBANAAXU FEDDE (Mouvement abolitionniste ancré chez les soninkés) qui s’affichent politiquement avec le système étatique alors que ce dernier est le premier défenseur des forces esclavagistes de tous les bords.

🔷️Ici en intervention Mr Ali Bouzou du Niger

🔷️ici le député Biram Dah Abeid, président du mouvement abolitionniste IRA-MAURITANIE

🔷️Ici Madame Catarina Madeira-Santos (EHESS Paris)

🔷️le Professeur Abdel Wedoud Ould Cheikh, universitaire mauritanien.

🔷️Ici Leila, l’épouse de Biram Dah Abeid

✅Suite en photos côté Assistance :

🖊Récit et photos par K.S pour le BLOG

Conférence sur l’esclavage en Italie : la communication du leader abolitionniste Biram Dah Abeid dans le sénat à Rome.

Intervention de Biram Dah Abeid à la conférence sur l’esclavage au 21eme siècle le 13. 02. 2019 au Senat de Rome (Italie) sur l’invitation de la Fédération Italienne des Droits Homme. La conférence s’est tenue sous le patronage du Sénat et de la Chambre des Députés de la République Italienne.

Les participants sont: Sénateur Alessandro Alfieri , Commission des Affaires étrangères du Sénat Italien ; Antonio Stango , président de la Fédération Italienne des Droits de l’Homme ; Alberto Civica , secrétaire général UIL Lazio ; Francesco d’Ovidio , responsable pour des opérations du Département des droits fondamentaux de l’Organisation Internationale du Travail ; Toni Iwobi , vice président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat de la République ; Nicoletta Pirozzi , responsable du programme de l’Union Européenne de l’Institut des Affaires Internationales et professeur au Département Science Politique de l’Université de Rome III ; Silvia Stilli , porte parole de l’Association des Organisations Italiennes pour la coopération et la solidarité internationale ; Marta Grande, présidente de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Députés ; Lia Quartapelle, Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Députés ; Fabrizio Petri, président du Comité Interministériel pour les Droits de l’Homme ; Giuseppe Maimone, professeur d’Histoire et des institutions d’Afrique et Asie, Département des Sciences Politiques et des relations internationales de l’Université Palerme ; Laura Harth, représentante à l’ONU du Parti Radical Non Violent, Transnational et Transparti.

Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=c3ccNRLOqfQ&feature=youtu.be

Source crédit : Réseaux officiels IRA-MAURITANIE.

Esclavage en Mauritanie : la BBC piégée

Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie (Ira-M)

✅Note d’alerte

Dah Abeid, candidat tête liste nationale des députés de la coalition Rag-sawab, est arrêté le 7 août 2018, juste avant le déclenchement de la campagne pour les élections législatives et locales. La détention arbitraire, largement condamnée en Mauritanie et dans le monde, visait à l’empêcher d’entrer en compétition et ainsi limiter, dans les urnes, le score de son parti.

A la fin du scrutin, la police politique procède à la sa libération, au terme d’un procès sans gloire ; le plaignant, un écrivassier diffamateur, retire la plainte et regagne l’anonymat de sa condition.

Dès la sortie de prison le 31 décembre 2018, l’élu Biram Dah Abeid reçoit la visite de BBC-Arabic dont il accepte d’être l’invité principal, au programme Noughtet Hiwar, littéralement « point de dialogue ». L’enregistrement de l’émission devait se dérouler sur les plateaux de la chaîne publique, Télévision de Mauritanie (Tvm), déjà loués à cette fin. La date est fixée au 9 février 2019.

Or, la veille, Mahdi Almoussawi, le journaliste réalisateur, auteur et garant de l’accord avec Biram Dah Abeid, retire l’offre initiale. Il vient s’excuser et informer, Biram Dah Abeid, des objections exprimées par le Commissaire aux droits de l’Homme et le Directeur de la Tvm. Tous deux, lui ont fait part des instructions de la Présidence et de Primature en Mauritanie, interdisant l’entrée des studios, au parlementaire Biram Dah Abeid. En conséquence, ils enjoignaient, à BBC Arabic, de « choisir » un représentant du gouvernement comme invité de rechange.

BBC Arabic se retrouve ainsi contrainte d’accepter l’offre impérative où un sombre supplétif du système de domination ethno-tribale vint débiter son homélie de négationnisme, comme d’usage, à l’abri de contradiction.

Ira-M souligne l’inélégance du procédé et sa banalisation alors que le pays se met à espérer une transition non-violente, après 10 années de prédation, de censure et d’arrestations d’opposants.

Avec le concours des bonnes volontés, notamment au sein des média, IRA s’apprête à introduire, auprès de Reporter Sans Frontières (RSF), un recours contre le gouvernement de Mauritanie.

Le geste et ses motifs requièrent l’attention rigoureuse des rapporteurs spéciaux des Nations-Unies et interpelle, autant, la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des peuples.

Nouakchott le 11 février 2019

Le Bureau Exécutif

Crédit source : Réseaux officiels IRA via Facebook

Le député Biram Dah Abeid honoré à L’UC Louvain en Belgique : Son allocution.

Monsieur le Recteur,
Mesdames et messieurs membres du jury,
Mesdames et messieurs les étudiantes et étudiants, chers invités.

Aujourd’hui, je ressens l’honneur et la reconnaissance de mon engagement, de ma douleur et de la rumination de dizaines de millions de forçats, subjuguées sous, d’autres cieux, du seul hasard de leur venue au monde. Autant de mes semblables endurent, jusqu’à nos jours, le rétrécissement, pour ne pas dire l’amputation de leur être, sous l’emprise du travail forcé ou indécent, du mépris de couleur et de l’infériorité ethnique. L’esclavage, même quant il s’estompe ou disparait comme institution, continue à produire, sur le temps étiré, l’inégalité prosaïque et la honte de soi qu’entraine la moindre conscience de se savoir amoindri, dès la naissance. Un descendant d’esclave s’émancipe au travers de sa descendance et toujours dans l’obstination, pour ne récolter, in fine, que l’évidence de son humanité. Vous semble-t-il concevable de souffrir et de mourir pour une évidence ? Malgré sa banalité, l’article est trop cher payé mais nous autres rejetons de paria n’avons d’autre choix. La liberté s’impose à nous, non en termes de faculté mais de survie. Je vous invite à redécouvrir le sens de cette vocation contrainte, par les exemples familiers à l’entendement de l’Europe, dans la littérature de la Shoah et celle du Goulag.

Mais, soyons équitables et ne nous interdisons l’ironie du paradoxe. Si l’humour est la politesse du désespoir, la lucidité ne dédaigne les coquetteries de la franchise.

Oui, nos anciens maitres sont aussi à plaindre. Ils naissent et grandissent dans la certitude acquise de leur préséance. Contestés ou accusés, ils cherchent argument auprès des promoteurs de la race et de la religion, deux filets létaux quand l’ignorance, le préjugé et la paresse les submergent. Les héritiers des propriétaires de nos aïeuls, de nos pères et mères s’y débattent, aujourd’hui, sans le secours du discernement et finissent par s’épuiser contre la vague irrépressible de notre soif de mieux-vivre. Vous pouvez le comprendre, vous les rescapés de tant de révolutions et de génocides, arrières-enfants de colonisateurs : tôt ou tard, les auteurs et complices d’une hiérarchie fondée sur l’infériorité de l’Autre se trouvent emmurés dans la prédisposition suicidaire à toujours s’imaginer le progrès en ennemi. Oui, pour son propre salut, la progéniture de ceux qui nous ont asservis des siècles durant, mérite sa dose de thérapie curative. Or, nous en sommes l’unique pilule. Qui veut guérir se doit de nous avaler puis de ravaler l’amertume.

Qui suis-je ? Ma lutte inaugurale, dès l’âge de 10 ans, je la dois à mon père. Il me pressait à me battre contre l’esclavage héréditaire qui décimait sa famille, sur plusieurs générations.

Aussi, étais-je programmé à me tenir, debout, en travers de toute persécution, dans mon pays et ailleurs, quelle qu’en fut la victime. Un opposant banni, un activiste en prison, un objecteur de conscience menacé de peine de mort, une fillette mariée de force, un paysan dépossédé de sa terre, m’interpellent et je ne fuis l’injonction du devoir.

Au-delà des esclaves, ma communauté, beaucoup d’autochtones d’extraction noire africaine subissent, en Mauritanie, la ségrégation et le déni de réparation, après avoir enduré des années de tuerie, de déportation et d’assimilation culturelle. Les responsables de telles cruautés bénéficient encore de l’immunité, par l’effet d’une loi sur mesure. Je salue, ici, la mémoire des suppliciés et des disparus. Je renouvelle la résolution, à leurs proches, de poursuivre l’effort d’éradiquer l’impunité. Mon admiration va aux Justes, les agitateurs à contresens, penseurs de la déconstruction, qui viennent souvent des groupes dominants et s’exposent, ainsi, à l’ostracisme. Leur concours accélère notre dynamique vers l’égalité et nous épargnent, alors, davantage de sacrifices. Grace à eux, la non-violence devient notre réflexe, guère une utopie.

Chers amis de l’université de Leuven, je vous promets de poursuivre les œuvres de l’humanisme en action, sur les nobles brisées de Baruch Spinoza, Primo Levi, Martin Luther King, Nelson Mandela et d’Alexandre Soljenitsyne, pour ne citer que les grands maitres. En ce chemin ponctué de ténèbres, mes compagnons d’espérance et moi continuerons de nous éclairer à la lumière de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. L’Universalisme nous guide, je dirais nous rappelle la trivialité exaltante d’appartenir, tous, à la même espèce. Préserver la diversité des langues, des arts et des modes d’organisation sociale anime notre combat, d’où la présence, aujourd’hui, parmi vous. Nous partageons la foi que l’uniformisation par contrainte de corps, la négation de l’individu, l’effacement des singularités et l’aversion de l’altérité diminuent les défenses immunitaires de chaque population, face au fanatisme, la tuberculose de notre siècle adolescent.
Notre tension vers la possibilité élargie du bonheur et le désir d’en faire jouir le plus grand nombre, opère ici et maintenant, sur terre, point en dessous. Nous ne pouvons attendre de mourir pour mériter la justice. C’est en cela que nous avons besoin de vous, nos frères en humanité.

Je vous remercie.
Biram Dah Abeid

« Justice, Justice et encore Justice ! » Par l’honorable député Coumba Dada Kane, vice-présidente d’IRA-MAURITANIE

Monsieur le Président
Chers collègues députés

Je n’ai pas marché le mercredi 09 janvier 2019. Je m’en félicite.
Le refus de prendre part à cette mise en scène, c’est pour moi affirmer et réaffirmer mes convictions.
Ne pas participer à cette supercherie démocratique, c’est pour moi, être en harmonie avec moi-même et avec les citoyens mauritaniens qui m’ont élu et que je représente à l’Assemblée Nationale.
Cette marche est pour moi et même pour beaucoup de mauritaniens d’une absurdité kafkaïenne.
Elle est la manifestation d’un pouvoir qui ne se trompe pas de diagnostic mais qui cherche à distraire les citoyens, en se moquant d’une certaine manière de sa misère : c’est du sadisme !
Le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz est difficile à cerner. Rien n’est constant, tout est fait au gré des humeurs et des contingences opportunistes.
Dans la lutte contre le terrorisme, on a cherché à identifier les causes pour mieux combattre le fléau.
Cette démarche scientifique a été vite oubliée volontairement lorsqu’il s’agit du racisme et des discours de haine.
Personne n’est dupe ! On a tout compris. La vérité, monsieur le Président et chers collègues députés est que le pouvoir est le maitre d’œuvre de la fracture de la cohésion nationale.
Ne chercher pas loin. L’origine de la haine de l’autre, de son concitoyen est la cristallisation des frustrations qui a pour paroxysme le mal être.
En organisant cette marche, le pouvoir vient de se désavouer. Il vient de montrer sa mauvaise foi à rassembler et à réconcilier les mauritaniens.
Ce qui l’intéresse, c’est le populisme, faire foule au nom d’une cause juste, mais utilisée comme prétexte pour se satisfaire : c’est de l’hypocrisie.
Ce n’est pas en fin de mandat que Mohamed Ould Abdel Aziz cherche à régler la question lancinante de la cohabitation et de l’unité nationale.
Monsieur le président
Chers collègues députés
Une nation, c’est d’abord son unité nationale, l’harmonie nationale exprimée par l’entente et l’osmose naturelle entre les différentes communautés qui la composent.
Mais cela suppose un Etat fort, juste, impartial et impersonnel qui se met au dessus de la communauté, de la tribu et de la région.
Un autre régime saura peut être bâtir les bases de ce modèle d’Etat auquel aspirent les mauritaniens.
En effet, les mauritaniens ont plus besoin de justice que de l’eau potable. Ils ont plus besoin d’égalité et de citoyenneté que de routes ou d’hôpitaux.
Justice, Justice et encore Justice !

Madame Coumba Dada KANE
Vice-présidente IRA-Mauritanie
Député à l’Assemblée Nationale

Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE