À suivre l’interview de notre animateur – Blog, Koundou SOUMARE, accordée à TV – TOOBA. Aux questions Ibrahim Diallo, animateur principal TV Tooba.
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À suivre l’interview de notre animateur – Blog, Koundou SOUMARE, accordée à TV – TOOBA. Aux questions Ibrahim Diallo, animateur principal TV Tooba.
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Le 8 juin 2019 est annoncé un méga concert à Nouakchott organisé par la Marque GANBANAAXU FEDDE. Cet événement musical axé sur des références de l’unité et de la fraternité, est parrainé à la fois par l’artiste mauritanienne Maalouma Mint Mokhtar Ould MEIDAH et le footballeur international mauritanien Ismail DIAKITÉ. Sous la supervision organisationnelle du rappeur Hamady Coulibaly alias Yimbi kumma, plusieurs grosses pointures du Rap mauritanien sont attendues lors cette concert inédit qui fera date. Ainsi la COMPILATION GANBANAAXU 2019 portée par la Marque GANBANAAXU FEDDE, invite le grand public mélomane mauritanien à ce rendez-vous convivial à ne pas rater sous aucun prétexte. Les artistes au programme : Soyna Ganda, bamtare suukabe pelital, Bab zo, authentique, tonia fia, yimbi Kumma, lass rendo, Elphenoteli, tewal askanbi, rime soninké, Tobe, big sesarts, bably, force mine, Skyp.
Tous les médias nationaux et autres organes de presse sont invités pour une large diffusion via divers supports.
✅Le déroulement intégral de la Journée est prévu comme suit :
Première partie de Programme
À partir de 15h00 : prestation des artistes traditionnels, sketchs sur des thèmes de société, remise de trophées et discours des organisateurs.
L’entrée sera payante (1000 UM ou 100 MRU) pour avoir accès à toute la journée.
Deuxième partie de Programme
La compilation Ganbanaaxu qui signifie « Tous égaux en DROIT et en DIGNITÉ » est un projet initié par Yimbi Kumma, directeur de la marque Ganbanaaxu Fedde. L’objectif est de permettre à des artistes mauritaniens de se regrouper pour mettre en avant la musique et les talents provenant de Mauritanie dans un esprit de fraternité et d’égalité.
Plusieurs artistes ont été sélectionnés afin de se produire dans la Compilation Ganbanaaxu. Chaque artiste va créer un morceau qui sera diffusé plus largement grace à la Compilation.
Il y aura tout d’abord une sortie digitale de la compilation permettant une visibilité internationale des artistes grace aux supports de téléchargement légal (itunes …) et sur des plateformes de streaming (Deezer, Spotify …). La sortie digitale de la compilation Gambanaxu sera suivie d’un concert.
La soirée commencera par un documentaire rendant hommage à la musique mauritanienne avec la participation d’artistes renommés de la musique mauritanienne. Le documentaire durera 30 min environ.
Suivi de deux ou trois discours de 10 min maximum pour présenter la marque et le combat de l’association qui a permis la création de cette marque.
D’autres marques engagées seront invitées à faire leur présentation pendant 10 à 15 min.
Un artiste invité (hors compilation) sera choisi pour faire l’ouverture officielle de la soirée avec un titre qui parlera de l’unité de tous les mauritaniens.
Il sera suivi de Yimbi Kumma qui se produira pour trois morceaux en live accompagné d’un orchestre.
D’autres artistes invités se produiront pendant une trentaine de minutes.
Puis chaque artiste de la compilation viendra chanter son titre sur la compilation.
🔷📆️ Date : 8 juin 2019
🔘Lieu : Ancienne Maison des Jeunes à Nouakchott
✅Horaires : 14 H à 00 H
Communication par l’équipe organisatrice COMPILATION GANBANAAXU 2019

En écoutant la sortie d’une chroniqueuse et d’un chroniqueur sur une télé sénégalaise, j’ai été abasourdi par la légèreté des propos et la déconcentration par lesquels ils sont dits.
Entre celui qui expliquerait le viol par « l’inaccessibilité » des hommes aux belles nymphes qu’on croise dans les rues Dakaroises ou ailleurs (faisant des femmes une proie, un gibier à consommer pour satisfaire une libido et des hommes des prédateurs qui ne penseraient leurs rapports aux femmes qu’à l’aune de la sexualité) et celle qui circonscrit le viol par ascendance dans les familles Peul-Toukouleur ( il faut qu’elle nous explique la différence au passage) on a une envie de gerber.
Cela est d’autant plus déconcertant que sur le plateau, en dehors des acquiescements, personne ne s’insurge, ni ne dénonce cette cette analyse socio-anthropologique de comptoir.
Des polémiques ou des propos approximatifs existeront toujours dans la presse, cependant si sur 6 participants personne ne relève cette anomalie, il y a alors un réel problème sur le choix des intervenants.
Au-delà de cette polémique, se pose la question de la qualité des programmes télévisuels et des ressources humaines qui animent des émissions.
Si le Sénégal nous servait des journalistes de qualité, aujourd’hui force est de constater que la médiocrité, l’amateurisme, le copinage malsain et le Bad Buzz se disputent les exigences de qualité.
A la recherche d’un audimat du sensationnel, des commerçants publicitaires se disent patrons de presse pour servir une télé poubelle qui en perd sa vocation première, à savoir informer, éduquer et développer le sens critique.
Une régulation rigoureuse doublée de sanction plus que dissuasives doivent accompagner la libéralisation des médias pour ne pas (re) vivre la fâcheuse expérience de la Radio Mille Colline.
Au delà des excuses prononcées par la chaîne, l’autorité de régulation doit sévir pour rappeler à ses animateurs du dimanche qu’il y a une rigueur journalistique et une déontologie à ne point violer.
✅Source crédit : Post Facebook de l’auteur (25/05/19)


Dans la journée d’hier 23 Mai 2019, les autorités régionales (Gouverneurs et préfet) sous l’instigation partiale de la cellule régionale chargée des affaires religieuses, ont tenté avec force de trancher le litige autour de la grande mosquée du village.
Depuis quelques mois, la nouvelle grande mosquée de cette localité située à quelques kms de Selibaby, fait l’objet d’une affaire de gestion de l’imamat entre la composante sociale d’ascendance dite ESCLAVE statutaire chez les soninkés et l’ordre féodalo-esclavagiste (chefferie coutumière et religieuse). Ce lieu de culte qui a été financé et construit par l’ensemble de ressortissants villageois, risque d’être la source d’un divorce irréconciliable entre les 2 camps du village. D’après les dernières nouvelles du terrain, les incidents d’hier ont été provoqués par l’organe régional chargé des affaires religieuses dirigé par un certain Diallo. Ce dernier aurait décidé d’une manière unilatérale de donner la gestion exclusive de l’imamat au camp féodalo-esclavagiste au détriment de ceux qui sont considérés comme des esclaves statutaires. Et dans la journée d’hier, les féodaux avec la complicité des autorités régionales, ont tenté d’installer les tapis dans la mosquée en préparation pour la grande prière d’aujourd’hui vendredi. Les échauffourées ont éclaté et des éléments de la gendarmerie sont arrivés en arrêtant plusieurs membres de la communauté dite ESCLAVE par ascendance statutaire.
Quelques représentants des autorités régionales ont passé la nuit au village et comptent procéder à l’ouverture forcée et unilatérale de la mosquée ce vendredi en prenant clairement cause pour le camp des féodalo-esclavagistes. Nous apprenons que d’autres membres de la communauté lésée et discriminée ont été appréhendés dans la nuit .
Nous dénonçons cette situation injuste et indigne d’un traitement équitable attendu des pouvoirs publics pour TOUS les administrés.
Nous tenons responsables, l’organe régional chargé des affaires religieuses et les pouvoirs administratifs de toutes les conséquences possibles de cette situation dangereusement tendue.
Nous portons à la connaissance de l’opinion nationale et internationale sur le caractère discriminatoire et ségrégationniste de cette décision en cours d’exécution par la force publique. Les droits fondamentaux d’une partie des habitants sont bafoués au profit d’un autre camp basé sur des considérations féodalo-esclavagistes.
Nous rappelons les lois nationales suivantes qui vont à l’encontre de ce qui est entrain d’être commis par ce forcing inadmissible :
✅La LOI 2015 – 031 antiesclavagiste en Mauritanie .
✅La 2018 – 023 portant sur les DISCRIMINATIONS en Mauritanie .
■P/ GANBANAAXU Kininkoumou
✅Source crédit : Réseaux sociaux Militants anti féodalo-esclavagistes GANBANAAXU FEDDE



[▪Communiqué ]
Assourdissant paraît le silence de l’opinion publique et de ses symboles devant la situation catastrophique des dockers du Port de l’Amitié de Nouakchott. Ces pauvres travailleurs qui vivent la pire des situations, livrés aux rayons ardents du soleil de chez nous, privés d’eau et empêchés d’accéder jusqu’à la Mosquée, eux qui observent l’obligation du jeûne. Malgré leurs malheurs, les dockers tiennent à poursuivre leur combat dont le but est d’obliger l’Administration et avec elle les patrons à appliquer l’accord qui lie l’ensemble des parties et qui a été signé en bonne et due forme le 04/08/2018. Cet accord prévoit l’octroi de salaire mensuel et de la sécurité sociale aux dockers en plus de l’acquisition d’une ambulance et d’autres équipements médicaux.
Nous, au sein de la Commission chargée des Droits de l’Homme de la Fondation Sahel :
✅Affirmons notre solidarité totale et inconditionnelle avec les dockers tout et dénonçons avec vigueur la collusion caractérisée de l’Administration avec le patronat ;
✅Demandons au Gouvernement qu’il prenne les dispositions à même de forcer l’Administration pour qu’elle tienne ses promesses envers les dockers (voir procès-verbal en attaché) ;
✅Exhortons les journalistes et les blogueurs à soutenir les dockers dans leur combat en relayant leurs revendications auprès de l’opinion publique.
🔷️Nouakchott le 9 mai 2019
🔘La Commission des Droits de l’Homme
✅Source crédit : Réseaux Fondation du Sahel via Réseaux sociaux.
✅Quelques photos des temps forts de la tournée expresse de son excellence monsieur le député Biram Dah Abeid dans la région du Guidimagha .
















Pour rappel l’élection présidentielle en Mauritanie aura lieu le 22 juin 2019📆 (premier tour). Mr Dah Abeid, élu député au parlement mauritanien en septembre dernier, est le fondateur du mouvement d’éveil abolitionniste et antiesclavagiste (IRA-MAURITANIE créée en 2008 toujours non reconnue par les autorités de Nouakchott). Très emblématique sur plan national et international pour son engagement pacifique pour les droits humains, Mr Biram Dah Abeid avait été candidat en 2014 à la présidentielle et arrivé 2ème derrière le le représentant du système étatique mauritanien dominé par les militaires depuis juillet 1978.
Le prix Onusien 2013 et désigné dans le Top 100 personnalités les plus influentes au monde en 2017 du célèbre Magazine Time, Mr Biram Dah Abeid a fait le plein lors cette tournée expresse de prise contacts avec les populations dans plusieurs localités parmi les 2 départements visités de la région . Nous apprenons de l’entourage du candidat indépendant, que le département de Ould yenge serait programmé dans la phase de campagne électorale proprement dite.
À noter que cet homme engagé irréductible pour la défense des droits humains depuis une décennie, tient sa revanche avec cette visite de précampagne sur certains milieux nébuleux de la région qui avaient saboté sa visite prévue à partir d’un certain 7 Mai 2017. En effet ce jour, venant du Sénégal, le célèbre militant abolitionniste avait été conduit manu militari par des éléments de la gendarmerie jusqu’à la limite administrative en dehors du Guidimagha, alors qu’il était très attendu par ses militants et sympathisants dans la région.
Source crédit : Éléments tirés du photoReportage assuré par l’homme COM de la tournée Samba Diagana. Un Grand MERCI à lui.
✅K.S pour le BLOG



Ce dimanche 📆14/4/19 tard en fin d’après-midi, le vice-président d’Armepes-France Samba FOFANA et le chargé de COM Koundou SOUMARE ont rendu une visite de courtoisie et d’échanges aux doyens Baba Ould jiddou et Abidine Merzough. De passage en France ces jours-ci, notre prise de contact et nos échanges avec le grand-frère Abidine venu d’Allemagne, ont été très instructifs et positifs autour d’un pionnier de la conscientisation citoyenne, le doyen Baba chez lui en région parisienne. Ainsi les problématiques complexes de l’esclavage qui traversent à divers niveaux toutes les communautés en Mauritanie🇲🇷, ont été abordées largement et également l’historique de l’éveil abolitionniste et anti-esclavagiste ( El-Hor , SOS-ESCLAVES, IRA, et aujourd’hui GANBANAAXU* FEDDE) . Par ailleurs la situation politique mauritanienne en mouvements de pré-campagne présidentielle de juin 2019, a fait partie des discussions en toute fraternité. On notera le dîner copieusement servi par le doyen à cette occasion. Merci pour ces moments !
*Mouvement pacifique pour l’émancipation des descendants d’anciens esclaves en milieux soninkés.
#GANBANAAXU #HUMANISTE #ESCLAVAGE #SONINKÉ #APOLOGIE #Mauritanie
✅Pour la communication ARMEPES-France.

Boubou Ba – Le procès s’inscrit nécessairement dans une durée non maitrisée par les parties.
Il prive les parties toute maitrise sur la solution. Il est un engrenage dont les parties ne décident pas la progression. La justice étatique décide radicalement qui a raison et tort, distingue le gagnant du perdant. Le coût final du procès dépend en général des complications qui ne sont pas envisageables lorsqu’il est introduit, d’où l’intérêt de faire appel aux modes amiables de règlement des conflits.
N’a-t-on pas coutume de dire : « Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès. La plus mauvaise transaction est meilleure que le meilleur procès ».
La justice amiable constitue une thérapie qui a pour but de briser le cercle infernal de la violence et de la contre violence afin de rétablir l’harmonie et la paix sociale. En effet, si jadis la fierté d’un Soninké, c’était de se glorifier de ne jamais mis pied au commissariat, aujourd’hui le voilà grimper la marche du palais de justice français. C’est peut-être la fin du royaume Soninké du 21eme siècle ou du moins le souverain mésopotamien du VIIème siècle.
Les descendants de Wagadu :
Si quelqu’un m’avait raconté hier, cette chaine judiciaire, c’est-à-dire les voilà venir le chef et ses conseillers d’un côté et de l’autre ses administrés devant le juge français pour trancher un litige qui les oppose, j’aurais tendance à imaginer que c’est le retour de « Wagadu Bida ».
Malheureusement, cette chaine judiciaire a eu lieu et s’est déroulée devant mes yeux à 9h30 au tribunal de grande instance de Bobigny (TGI). Les mots me manquent pour qualifier cette audience judiciaire que j’ai assistée ce lundi 25 mars 2019, devant le juge de référé du TGI de Bobigny avec un public-immigré, tous « ressortissants de Diogountouro », dans la Commune de Ghabou. J’étais pétrifié et écœuré de voir ceux qui se réclament « descendants de Wagadu » se trainent devant un magistrat étranger pour des faits qui peuvent se régler à l’amiable si nous étions véridique et honnête avec nous. Malheureusement, nous avons perdu la sagesse que le roi (Tunka) de Wagadu nous a léguée.
Autant de l’empire du Ghana, il semblerait le roi ou chef était un dirigeant véridique, honnête et sage ; il réglait toutes les affaires de son royaume à l’amiable afin de préserver la paix sociale de la cité. Le roi ou chef de Wagadu, selon les différents récits disposait trois critères qui nous laissent entendre qu’il était un roi justicier : Le roi était un « faiseur de paix » ; il était un « donateur » de ses biens, et ne peut se permettre, sans se déjuger, de repousser les incessantes demandes de ses administrés ; le roi était également un grand « orateur », ayant la maitrise de tous les codes culturels de la cité.
Pourquoi aujourd’hui, les descendants de Wagadu ont-ils perdu cette sagesse de rendre la justice et de dire le Droit ? Pourquoi, les fils du roi sont-ils arrivés devant le juge pour étaler leurs « linges sales » ? Où sont-ils passés les chefs justiciers de Wagadu, pour faire régner la paix et la cohésion dans le royaume ? Nous n’avons pas coutume de dire que, « le linge sale se lave en privé ». Pourquoi, nous ne faisons pas comme la communauté Wolof du Sénégal, en réglant ses affaires dans « le ventre de la famille » ou « dans le ventre du village ». Le maintien de la paix sociale et la tranquillité dans nos cités passent par les modes amiables de règlement des conflits.
Pourquoi sont-ils arrivés devant le juge de référé ?
D’après nos informations fiables, nous nous limitons de prendre les faits à partir d’une réunion. Ainsi, lors d’une réunion du village, le chef coutumier et les dirigeants de l’association de ressortissants de diogountouro (ARD) avaient déclaré oralement comme d’habitude, que la caisse du village disposait d’une somme totale de 147000euros sans pièce justificative à l’appui.
En effet, les jeunes du village ayant connaissance de ses droits et devoirs, avaient organisé plusieurs rencontres avec le chef coutumier du village et l’Association des Ressortissants de Diogountouro (ARD), dirigée par une poignée de gens (pour ne pas dire un clan), dont certains sont à la fois conseillers du chef coutumier et membre du bureau exécutif de ladite association, pour demander de comptes sur la gestion financière de l’association communautaire, c’est-à-dire les relèves bancaires et tout autre document nécessaire attestant la gestion transparente du bien commun. Bien sûr que oui, ils sont en droit de demander ou va leur argent et comment a été utilisé cet argent.
La jeunesse a également demandé au chef coutumier et le bureau exécutif de l’association de procéder à un changement des mentalités sur les instances associatives du village, c’est-à-dire à ne pas rester coller sur les patronymes (pour ne pas dire l’esclavagisme) des uns et des autres pour designer telle ou telle personne mais plutôt à regarder du côté des compétences et d’expériences pour faire avancer les choses dans le bon sens. La réponse du chef coutumier et le président de l’association est sans appel.
Le chef coutumier et l’association (ARD) disent tous pas question de leur fournir les relèves bancaires et tout autre document attestant la gestion du bien commun. Cela revient à dire taisez-vous, on n’a pas de compte à vous rendre et vous n’avez aucun droit sur vos propres biens. Apres plusieurs tentatives de médiation auprès du chef coutumier et auprès de l’association, qui n’ont donné des résultats positifs. Ainsi, les jeunes décident de saisir la justice pour faire valoir leur droit sur le bien commun.
Les faits :
Les jeunes sollicitent les compétences et l’expertises d’un avocat et docteur en Droit, Maître AKUSSON, un professionnel aguerri du Droit. Ainsi, maître Akusson, par un courrier du 31 octobre 2018 envoyé au chef coutumier et au président de l’association(ARD), demande à la partie défenderesse de lui communiquer tout document comptable susceptible d’attester de la gestion transparente des fonds de l’association. Le 17 nombre, le président de l’association (ARD) a envoyé une réponse lapidaire à l’avocat maître Akusson : « en ma qualité de président de l’ARD, je vous informe qu’il y a une totale transparence quant à la gestion des comptes et à la communication des soldes des comptes… ».
Une réponse non juridique mais plutôt littéraire, car l’avocat n’a pas demandé de verbes mais plutôt de pièces justificatives. Ainsi, n’ayant pas satisfait de la réponse du président de l’association, le 26 novembre 2018, l’avocat de la partie demanderesse a envoyé un 2eme courrier au chef coutumier et au président de l’association, faute des réponses claires accompagnées des pièces justificatives il sera obligé de saisir le juge de référé, c’est-à-dire le juge de l’urgence.
N’ayant pas obtenu une réponse, maître Akusson, à la demande de ses clients a saisi le président du tribunal de grande instance de Bobigny en référé, pour des faits de pratiques d’esclavagistes, de faits de discrimination au sein des instances associatives et une gestion opaque des ressources de l’association. Les faits sont grave, je dirais très grave même au regard du code pénal français. Enfin, il a demandé également au juge qu’un administrateur ad ’hoc soit désigné à la tête de l’association et que les documents demandés soient communiqués par force.
L’audience devant le juge :
Les deux parties sont convoquées à 9h30 du matin devant le juge. Apres un bref rappel des faits et un échange de quelques documents entre avocats et juge. Madame, la juge a donné la parole à l’avocate de la partie défenderesse. Celle-ci a soulève l’irrecevabilité de la demande de la partie adverse faute de qualité à agir en justice et défaut d’intérêt, car selon l’avocate les plaignants ne disposent pas des preuves attestant leur appartenance à l’association. Ainsi, l’avocat de la partie demanderesse maître et docteur en Droit Akusson, a pris la parole pour démontrer l’appartenance de ses clients à l’association et demande au juge à ce qu’un administrateur ad ’hoc soit désigné afin de mettre l’ordre dans cette association.
Madame, la juge après avoir écouté les deux parties et au vu de la complexité du dossier, elle a décidé de renvoyer l’audience au 10 avril 2019. Ce faisant, avons-nous d’autres solutions pour éviter le chaos ? Oui, évidemment nous avons une panoplie des solutions amiables (médiation, conciliation, arbitrage, négociation…) entre nos mains, qui nous permet de régler cette affaire à l’amiable sans que le juge ne soit au courant de ses linges sales. La justice négociée permet de préserver les liens sociaux et nous dirige vers une pacification de nos relations.
Elle recèle d’ailleurs plusieurs enjeux : l’apaisement des ruptures de la communauté avec la mise en avant de l’intérêt de la communauté, mais aussi la déjudiciarisation de la procédure de la gestion du conflit. J’en appelle à la sagesse et à la responsabilité de toutes les parties au procès d’aller sursoir au tour d’une table afin de pouvoir trouver une solution amiable et consensuelle pour le bien du village.
Ba – Boubou
Doctorant-Chercheur en Droit à Paris
Stagiaire à la Cour de cassation de France
🔘Crédit source : cridem.org

Écrire afin de dénoncer? Marcher afin de sensibiliser ? Analyser afin de comprendre ?
L’ensemble des mécanismes d’exorcisme ont été expérimentés mais la persistance de la bêtise humaine est de plus belle!
L’absence d’une réaction étatique -ou de ce qu’il en reste- digne de ce nom faisant défaut, l’auto défense est en réalité, pour le moment, la seule alternative, en attendant des jours meilleurs (et j’en doute).
Que des êtres humains embrassent dans la journée leurs enfants, pour le soir ouvrir les crânes d’autres pauvres enfants à coup de machettes interroge notre humanité.
Que de simples agriculteurs du jour éventrent des femmes enceintes la nuit, brûlent des corps agonisant nous est inimaginable.
Imaginer une seconde le regard hagard de cet enfant qui voit la mort venir, avec une violence inouïe, et qui est certain de ne pouvoir échapper malgré la présence son père impuissant, car lui aussi à l’article de la mort!
Que faire?
Prendre des armes et défendre « sa communauté »?
Semer et entretenir la désolation et l’appeler paix?
Qu’aurais-je fait si j’étais un jeune malien qui voit ses concitoyens s’en prendre aux membres de sa communauté d’extraction.
Ce qui est sûr c’est que le Mali est plus que jamais une poudrière en proie au Forces du mal.
Les dissensions ethniques seront exacerbées et le tissu social à jamais maculé du sang de ces innocentes âmes.
Hélas j’en arrive à dire que les Peuls du Mali étant attaqué parce que Peuls, la première réponse sera celle du Peul attaqué puis celle du frère en humanité attaqué.
Prières et pensées à ces innocents
Par Diallo Saidou dit Thierno, journaliste et enseignant universitaire mauritanien
🔘Crédit source : Post Facebook de l’auteur du 25/3/19

Dans la journée du 23 Mars 2019, plusieurs médias publics et réseaux sociaux ont relayé des nouvelles gravissimes sur la localité d’Ogossagou (centre – Est du Mali). Aujourd’hui le monde entier est stupéfait par des images d’atrocités innommables perpétrées systématiquement contre la communauté Peule de la zone (130 à 135 personnes de tout âge sauvagement exécutées et destruction de biens) . Ces actes aux relents génocidaires seraient l’oeuvre criminelle de miliciens dogons ou complices sévissant depuis plusieurs mois dans certains endroits du pays où l’Etat malien peine à contrôler sérieusement.
Ainsi le mouvement GANBANAAXU FEDDE composé de plusieurs associations militant pour le respect des droits humains déclare par cette communication :
– condamner ces actes particulièrement criminels et barbares,
– exprimer notre solidarité et compassion avec la communauté peul durement affectée par ces atrocités,
– demander aux autorités maliennes et ses partenaires pour clarifier ces événements gravissimes pour que la justice fasse son travail à terme en identifiant les auteurs.
– demander plus de retenue aux différentes communautés en cultivant la fraternité et l’entente en-dehors de toute instrumentalisation belliqueuse d’ordre ethniciste.
25 Mars 2019
🔷️Pour la communication GANBANAAXU FEDDE.
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