Réflexion – débats | « MAURITANIE : PARTITION OU GUERRE ? » Par Ciré Kane

« le mariage est permis, mais le divorce aussi est permis »
Proverbe africain

Voilà 60 ans que la France a enjoint les noirs et les arabes à vivre sur cette vaste terre entre le Sénégal et le Maroc. Elle a octroyé le pouvoir politique aux maures, c’est le péché originel. 30 ans plus tard ceux-ci commettaient un génocide de grande envergure contre les noirs, les peuls allaient payer le plus lourd tribut.

Après 60 ans d’indépendance, le constat est amer: les arabes ont accaparé tous les centres de pouvoir : religieux, politique, économique, financier, militaire et même médiatique. Les noirs sont pulvérisés et n’ont plus que leurs yeux pour pleurnicher. Les manifestes sur leurs conditions s’empilent (1966, 1986, 2013) mais le pouvoir fait la sourde oreille, quand il ne réprime pas tous ces sanglots dans le sang.

Aujourd’hui, avec une armée de 30 milles hommes, bien équipée et assistée par la France dans sa lutte contre le terrorisme, et des milices qui s’entraînent dans des clubs de tir à la cible, on peut se demander quelle est la vraie cible d’un tel surarmement. La menace d’un second génocide plane.

Les maures auront bientôt fini de dénégrifier l’administration, principal employeur du pays et les élèves noirs ont un échec scolaire programmé par une méticuleuse arabisation éliminatoire. Ils sont très peu à réussir les concours. On va donc vers un blanchiment des emplois de niveau cadres, dans les secteurs public et privé.

C’est dans ce contexte que cette alerte est lancée pour qu’une séparation à l’amiable du Nord et du Sud soit décidée et planifiée pour éviter la guerre. Cette union entre le cavalier et sa monture n’a que trop duré.

Le peuple noir, pour sa sécurité et sa survie, doit exercer son droit à l’autodétermination. Après un référendum sous l’égide de l’ONU organisé en deux temps, les autochtones d’abord et ensuite les haratines, anciens esclaves africains des maures, les noirs décideront des formes d’organisation politique à adopter pour aboutir à un Etat séparé : la Mauritanie du Sud.

Faut-il une autonomie des régions du Sud, une fédération ou 2 États séparés?

Pour minimiser les risques de conflits, il serait prudent de passer par ses trois étapes et le calendrier global pourrait être celui-ci :

2022: Référendum autodétermination des autochtones (pulaars, soninkés, wolofs, bambaras )

2024: Référendum autodétermination des haratines

2025 : Autonomie administrative et financière des régions du Sud

2030: Etat fédéral

La solution à deux États séparés ne serait nécessaire qu’en cas d’échec de la fédération.

S’il est admis que les haratines représentent 50% de la population, les autochtones seraient environ 30%. Ces référendums permettraient d’évaluer leur nombre exact et évaluer leurs besoins en ressources pour rompre toute dépendance future avec l’Etat tribal maure.

Ainsi donc, les autochtones, pour avoir été enfermés 60 ans avec leurs bourreaux maures par le colon, ont bien plus de raison d’être en colère contre la France.

Dans le prochain article, il sera question du pouvoir religieux. L’islam continue à être instrumentalisé par les arabes pour dominer les noirs et les réduire en esclaves. Nous essaierons de montrer cela. Vous comprendrez pourquoi leurs oulemas ne feront pas campagne contre l’esclavage.

lundi 16 novembre 2020

Ciré KANE
Blogueur et activiste en droits humains


POST SCRIPTUM:

  • cet article est le premier d’une série de quatre publications à l’occasion du 60eme anniversaire de l’indépendance de la Mauritanie. 60 ans! L’âge de la retraite et du bilan d’une vie faite des larmes et du sang des noirs de Mauritanie.
  • c’est une contribution qui s’adresse en premier aux populations noires de Mauritanie, elle doivent enfin réaliser qu’il n’est plus possible d’être les esclaves des maures, sur notre terre. Il est impératif qu’elles sortent de la victimisation et soient maîtresses de leur destin.
  • 2013: manifeste pour les droits politiques et socio-économiques des haratines.
  • le texte qualifie les maures d’arabes pour rappeler leur origine lointaine par rapport aux autochtones, mais surtout dépasser l’éternel débat sur leur identité. Ils ont assimilé les berbères depuis longtemps et c’est ce sort, déjà emprunté par les haratines, qui est à craindre pour les autochtones.
  • les haratines auraient pu être aussi appelés autochtones, puisqu’ils sont issus des razzias maures effectuées en Mauritanie du Sud, Sénégal, Mali. C’est par besoin de clarté des populations concernées par les futurs référendums qu’on a fait rejaillir la spécificité haratine.
  • cette contribution s’adresse aussi au peuple mauritanien dans son entièreté car l’autodétermination du peuple noir impactera le devenir de notre jeune nation. Elle n’en constitue pas l’échec mais la reformulation pour une vie plus digne pour toutes nos composantes nationales.
  • la communauté internationale doit être sensibilisée dès maintenant à cette aspiration légitime à une réelle autonomie du Sud, voire à la séparation si les velléités de domination des maures persistent.

-enfin, le but recherché est un nouvel éveil des consciences. Ce n’est pas en traitant l’actualité, en scrutant les nominations monocolores, en attendant les résultats des concours,.dénonçant les détournements ..qu’on trouvera des solutions pérennes au sein d’un Etat maure qui ne VEUT PAS DE NOUS! Un Etat raciste, qui vote des lois racistes et interdit de parler de son…RACISME !

©️ Crédit source: reçu de l’auteur via FB 16/11/2020 https://www.facebook.com/251225971745282/posts/1521611011373432/

Inal, Jreida, Azlat, Walata et Sori Malé sont les camps de l’horreur

Ces villes historiques ou “foyers de mastopathie” sont devenues refuge de la bêtise humaine.

Ces coins vides et arides sont libations des atrocités. Ils sont le lieu de PERSONNES mortes sans sépulture.

Ces parties de terre prises de bain de sang laissent une plaie saignante. Lieux où de valeureux Soldats à majorité Peulh bienportants pour une Mauritanie perdirent la Vie : Don du Ciel.

Sommes-nous en Mauritanie, peuple multiculturel ? Sommes-nous dans un pays métis. Et le droit le plus essentiel qui est de VIVRE est arraché !

Cette Mauritanie que nous partageons sans avoir notre due, nous l’aimons. Cette zone où mère Afrique a eu mal, nous la chérissons. Mais nous ne pouvons nullement oublier ce FAIT macabre de macaques. 

MA MAURITANIE que je vante est tombée si bas.

Ma Mauritanie que je chante est sous procès.

Elle refuse ce PROCEDE simple et limpide pour le 28 novembre. 

Ce procédé qui n’est qu’une enquête approfondie.

Ce chemin de Mémoire collective.

Cette route d’Union par le devoir de vérité, devoir de reconnaissance, devoir de Justice et devoir de réparation.

Notre amour pour toi ne sera pas entaché mais notre peine aussitôt grande par la compassion suite à la perte de certains de tes enfants causés par d’autres sadiques lors de ladite Fête d’indépendance.

Tortionnaires en libertés,

Criminels qui sirotent leurs verres de thé,

Et victimes, Veuves et Orphelins qui crient sous la colère stérile dans le carcan du vide… Voilà l’équation de ce jour.

Souleymane Sidibé Bordeaux, France

©️ Crédit source: http://rmi-info.com/inal-jreida-azlat-walata-et-sori-male-sont-les-camps-de-lhorreur/?preview=true&frame-nonce=364251bcc0

Aboubacar Soumaré : «Je suggère aux acteurs politiques et de la société civile de notre valeureux pays à tenir des discours inclusifs …..»

Un député populiste et flirtant allégrement depuis quelques mois avec les abords des extrémistes religieux et des nationalistes arabes. L’opportunité du discours maladroit d’Emmanuel Macron sur l’Islam s’est présentée, pour ramener sur le devant de la scène la sempiternelle question des langues à l’assemblée, en l’occurrence le français; de manière forcée, avec une agression verbale, et un live Facebook à l’encontre du Ministre de l’économie, à l’assemblée pour répondre aux questions des députés, et qui a fait son intervention en français. Le maire de Sebkha, Aboubacar Soumaré réagit à cette actualité.

Comment percevez-vous l’intervention du député à l’encontre du Ministre de l’économie ?

Je désapprouve l’intervention du député dans la forme et dans le fond. C’était une intervention opportuniste. Je veux dire par là que ce n’était pas monsieur le Ministre Ousmane Kane qui était personnellement visé. C’était une intervention populiste qui ne correspond en rien aux valeurs que défendent les membres du parti à travers lequel il a été investi, l’AFCD. C’était juste une tentative du député de faire le buzz. De la politique des réseaux sociaux. C’était néanmoins intéressant de noter que le Président de l’Assemblée Nationale qui avait plusieurs fois décrié l’utilisation du français par le passé se retrouvait en défenseur de cette langue.

Ce débat des langues, devrait être réglé et dépassé en 2020…

Je ne parle pas arabe. Et plus que cela, en particulier pour nous les soninko, la langue française est importante parce que c’est en France que nous immigrons pour nourrir nos familles et investir dans nos villages en Mauritanie. Nous voulons même obtenir en Mauritanie des diplômes en français pour mieux réussir notre intégration professionnelle en France et gagner plus d’argent pour mieux développer nos villages.

Les soninko n’investissent pas au Maroc ou à Las Palmas. Ils investissent chez eux en Mauritanie avec l’argent qu’ils gagnent en France en parlant français. Je suggère aux acteurs politiques et de la société civile de notre valeureux pays à tenir des discours inclusifs et de cohésion sociale plutôt que discriminants.

Comment un tel personnage s’est-il retrouvé au sein d’un parti comme l’AFCD, dont le leitmotiv est le renforcement de l’unité social ?

Il était président de son propre parti qui a été dissout avec les nouvelles lois. Il a atterri par défaut à l’AFCD comme simple membre.

Comment s’annonce son avenir au sein de ce parti ?

Je ne sais pas. Je ne fais pas partie de l’AFCD, même si j’ai une confiance totale en la bonne foi de ses membres fondateurs et des valeurs qu’ils portent et défendent avec force et conviction.

Source : Mozaikrim

©️ Crédit source: https://kassataya.com/2020/11/12/aboubacar-soumare-je-suggere-aux-acteurs-politiques-et-de-la-societe-civile-de-notre-valeureux-pays-a-tenir-des-discours-inclusifs/

Quels enseignements tirés de la chaotique élection US, Par Diallo Saidou

Le spectacle ahurissant que nous vivons, dans l’attente des résultats de la présidentielle américaine, renseigne à plus d’un titre sur l’état de la démocratie et ceux qui l’incarnent.

L’attitude belliqueuse et inélégante de D. Trump durant la procédure de dépouillement a donné lieu à des comparaisons sarcastiques, avec ce qu’on trouve dans les républiques bananière, pour ne pas dire dans certains pays africains (suivez mon regard…).

Ce qui sauve « la démocratie » américaine n’est autre que la solidité de ses institutions politico-judiciaires. La solidité de ces institutions permet à la règle institutionnelle -la théorie de l’institutionnalisation- de prendre le dessus sur les acteurs qui les incarnent, et ce, au-delà de leurs convictions idéologiques propres.
Ainsi, c’est « dans la prévalence des institutions sur les hommes que réside la meilleure garantie de la démocratie. »

Pour revenir à l’Afrique, on peut noter que c’est la « prévalence institutionnelle » sur « les hommes qui en ont la charge » qui fait défaut. D’où l’importance d’avoir des institutions fortes qui puissent survivre « aux irrésolutions démocratiques » des uns et des autres.
L’ancrage d’institutions fortes, reconnues et acceptées par tous ne se décrète pas. Cela se construit en dehors de toute forme de solidarité partisane (qu’elle soit politique, ethno-linguistique, identitaires religieuse…) ou de vassalité.

Le rempart aux errements démocratiques -car les risques existent partout Occident/Afrique..-, et ses conséquences désastreuses, se situe dans la pacification des joutes politiques. La contestation politique dans le processus électoral ne peut se résoudre qu’à travers des mécanismes judiciaires, prévus dans ce sens, et qui au demeurant sont indépendants des pression de part et d’autre.

Par ailleurs, la complexité de la procédure électorale américaine – avec le hiatus qu’on peut trouver entre le suffrage universel et la théorie des grands électeurs- n’est rien d’autre qu’un mode d’organisation juridique avec ses imperfections et sa caducité, qui ne saurait en donner un caractère anti-démocratique ou inégalitaire. Car le droit n’est pas érigé pour être juste mais plutôt pour organiser la vie en société (avec ses imperfections) et établir les règles.

Enfin, s’il est vrai que la démocratie ne peut pas s’évaluer qu’à l’aune des opérations électorales, ce moment haletant permet d’en mesurer la solidité comme cela se fait pour les autres institutions.
Et comme le disait Winston Churchill, si « la démocratie est le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres », en attendant d’en trouver d’autres, préservons la avec des INSTITUTIONS FORTES!

©️ Crédit source: post FB repris de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=3775029502547271&id=100001207753513

L’esclavagisme et le féodalisme | Comprendre cette perpétuation sociale en 4 points !

On me demanda pourquoi ce système porteur d’humiliations sociales qui assignent les gens en esclaves et en X ou Y toujours 21ème siècle, a pu tenir si longtemps dans l’espace et dans le temps ? Et qu’il a su se muter en joug sociétal par des symboles hermétiques même dans nos diasporas notamment vivant en Occident.

• Quelques données de réflexion de sur une certaine structuration dans la communauté soninké.

Je dirais que l’affaire tenait/tient relativement à 4 points :

1 – l’ordre faisait une socialisation particulière destinée aux éléments- esclaves conditionnés à s’autocongratuler dans leur statut d’esclave, ainsi maintenir leur soumission sociale comme subalternes partout et en tout. En grands enfants, ces éléments inhibés intellectuellement ont besoin d’un paternalisme coutumier imagé dans la personne de leur maître. Et allant jusqu’à se considérer comme faisant partie de la famille de ce dernier.

2 – la pratique d’un isolement sociétal sur les personnes ou les familles qui osent interroger les choses, généralement cette tâche de garde est confiée aux gens encartés subalternes en mission pour alimenter les divisions au sein de l’ensemble lésé et relégué.

3 – le complexe honteux qui nuit à l’esprit anticonformiste et éveillé qui n’accepte jamais ces humiliations qui affectent sa lignée mais essaie de s’y soustraire de l’intérieur tout en jouant l’effacement un peu maniéré avec ses relations hors de la communauté. Ainsi ne pas pouvoir assumer ouvertement un passé accidentel de descendant des personnes esclavagisées en osant fièrement se lever pour changer les choses et initier une nouvelle page historique, un héritage social honorable pour sa descendance de demain. Et en sortir de ce conflit avec soi, il suffit de penser à un Martin Luther King ou un Malcolm X pour comprendre qu’un passé aussi abject que le vécu de l’esclavage, doit affecter moralement et humainement les descendants des esclavagistes d’hier mais pas toi. L’échelle des valeurs présentables aujourd’hui est en ta faveur en tous lieux.

4 – la fumeuse « religiosité » par du fatalisme, même versé dans les sciences religieuses poussées, ce type se verra inoculer une soumission psychologique et sociale distillée insidieusement par certains tenants lettrés coutumiers apparentés aux dominants. On peut étrangement louer tes comportements et ta moralité partout mais toujours en t’opposant avec une fine fourberie à d’autres personnes appartenant à ton clan social dit inférieur. Une fois que tu commences à questionner la magouille, ceux qui te jetaient les fleurs vont te dire que finalement ils croyaient que tu étais un tel plein de bonté et de valeur mais tu veux te « gâter inutilement ». Malheureusement ce mors invisible tient toujours efficacement certaines âmes pieuses ou en quête sincère de sens transcendant.

Par KS pour le BLOG

Les tensions autour des caricatures | « Le temps de l’amalgame doit être dépassé. » Par Souleymane Sidibé

J’ai écouté avec attention l’interview du président de la République française Emmanuel Macron. Il a été clairvoyant dans sa manière d’agencer les mots. Il a essayé de faire comprendre qu’il n’est pas à l’origine des caricatures, mais qu’il garantit en tant que chef d’État la liberté d’expression. J’ai suivi en arabe sur Al Jazeera ensuite en français le soir pour dresser mon avis personnel.
Ayant étudié dans le programme français, je sais que la caricature est une voie d’expression. C’est de la satire avant tout. A travers la caricature, on dresse un fait d’actualité tout en ironisant les personnes. Elle ne doit en aucun servir de provocations.

Le monde musulman est un poids immense dans la géopolitique mais aussi dans la géostratégie. Le président Recep Tayyip Erdoğan (Erdogan) qui dirige un pays laïc qu’est la Turquie s’érige en défenseur de la religion. Cela mérite beaucoup de réflexion. Il faut en toute situation faire valoir la spéculation que la réaction immédiate.

Nous avons vu des campagnes «hypocrites» de boycott. Si je prends l’exemple de la Mauritanie, l’amour du prophète nous est enseigné depuis le bas âge. Nous tissons des relations internes à travers cela. Mais, les différentes injustices, les inégalités et les atrocités commises par le passé ne nous ont jamais fait dire ce que le prophète aurait pensé de nous.

Le temps de l’amalgame doit être dépassé. Il ne faut pas profiter des caricatures pour faire sortir le désir de remplacer le français, et utiliser la religion comme bouc émissaire. Le Messager de son vivant a été injurié et autres… j’en passe. Ce qu’il faut c’est dans les pays musulmans utiliser sa bonne parole pour réduire les conflits et permettre le respect et la considération humaine.

Macron a fait parler l’histoire en évoquant que « la France est la première à traduire le Coran [dans une université occidentale] à La Sorbonne ». Cela dit, la République a contribué à l’éducation du monde. Elle a ses valeurs, ses traditions filtrées par ses penseurs et ses emblèmes.

« Les religions font beaucoup de mal et elles en font toujours. Soyez solidaires et enthousiastes». C’est par cette phrase que l’une de mes professeurs a terminé son cours à l’université.
Il ne faut pas simplement lire cette phrase mais essayer de comprendre pourquoi ces mots. La France a eu un passé sombre avec les rois qui se disaient détenir leur pouvoir de Dieu tout en étant appuyé par l’église. Le Siècle des Lumières est venu combattre cela. Les auteurs des Lumières ont préparé la révolution française. C’est cela que nous retenons de nos lectures. Aujourd’hui, dans nos contrées les plus reculées, les chefs tribaux en complicité avec certains guides religieux enferment le bas peuple dans l’asservissement et les réflexes de subordination. Toute tentative d’éveil des consciences appelle à un bouillonnement. L’objectif visé des religions n’est pas de faire de mal. Ce sont les humains qui utilisent les Livres pour faire du mal. Les religions doivent être une miséricorde et une guidée pour celui qui croit.

Pour revenir au pays d’Aimé Césaire, de Simone Veil, de Bourdieu, de Rousseau de Montaigne et de tant d’autres personnes qui ont contribué pour la liberté de la pensée, la liberté d’expression ne doit avoir deux poids deux mesures. Il faut rappeler que c’est la France qui nourrit, soigne et protège de milliers de réfugiés, d’apatrides et des diasporas entières. Cette vocation lui est imputable. Il y a ce que des journalistes disent et ce que l’atmosphère internationale demande de considérer. Le poids de l’atmosphère internationale est redoutable. Les valeurs républicaines aussi sont intransigeantes. Il faut l’humanité et combattre l’animosité à tout prix pour la survie des femmes et hommes épris.es de justice et de liberté.

Je réitère et conclus que les caricatures ne sont pas des voies ouvertes à la provocation ou à créer des troubles à l’ordre public. Les diverses attaques d’extrémistes sont à condamner. Apprenons des autres pour combler le vide en nous. Il faut donc savoir en tant qu’africains (musulmans ou pas) ce qu’est la laïcité et la séparation des pouvoirs dans un État démocratique.

Par Souleymane Sidibé, étudiant mauritanien à Bordeaux.

« C’est (vraiment difficile, très) difficile d’être aimé par des cons ». Par l’essayiste mauritanien Mohamed Lam

Il n’y a point de place pour la raison dans l’exercice et l’affirmation de la foi religieuse.
Le sacré, ce mot impossible à canaliser chez l’extremiste, brise des Nations, divise des peuples et sème la terreur dans le monde.

Le sacré n’a pas de couleur, ni d’odeur et encore moins de sens. Mais il est nourri par l’humain qui lui donne toute une signification qu’il ne mérite, d’ailleurs, guère.

Dans toutes les sociétés d’hommes, il existe des croyances, des pratiques, des principes de vie. Ces trois choses changent de nature dès qu’on change de société. Ces choses sont spécifiques à chaque société humaine. Un individu né dans une société X devra s’adapter aux croyances, aux pratiques et aux principes lorsqu’il décide de vivre dans une société Y. Et s’il n’y parvient pas, qu’il rebrousse chemin.

C’est la tolérance qui fait l’homme. Il n’ a jamais existé, jamais, sur cette terre, un homme profondément tolérant ou qui n’a jamais été injuste. Mais l’intelligence humaine voudrait que l’on ne décide pas de la vie ou de la mort d’autrui tout simplement parce qu’il ou elle ne pense pas, n’agit pas, ne fonctionne pas comme on voudrait qu’il ou elle le soit.

Du choc des civilisations à la guerre des Libertés, nous tendons à la destruction de nos humanités respectives. L’âme du pardon disparaît à cause de la bêtise des hommes.

Dieu, l’invité surprise de ce chaos que l’humain a produit, garde son silence éternel et n’intervient que pour parler aux hommes et aux femmes doués d’intelligence.

Dieu, j’en suis sûr, préfère mille fois, un athée intelligent qu’un croyant débile. Or, la débilité est ce qui caractérise, par excellence, la grande majorité de ses fous.

Des fous à lier, devant être surveillés, contrôlés, et gardés longtemps dans des conditions ne leur permettant plus de nuire aux vies heureuses des enfants, des femmes et des hommes innocents qui n’ont envie que de deux choses : être libre, vivre.

Aux politiques de mesurer l’impact, de prévenir du danger et d’anticiper les conséquences souvent dramatiques qui nous font perdre espoir à chaque fois.

« Vérités en deçà des Pyrénées, erreur au delà ».

Ils n’iront pas au Paradis avec ce désordre qu’ils laissent derrière eux. Le secret indecodable du soleil, de la lune, du vent, des nuages, de la pluie, de la vie et de la mort échappe à la plus grande des philosophies spirituelles. C’est avec l’œil borgne du cœur qu’ils lisent les humanités. Cœur abîmé par la haine et le dogme, œil sélectif qui n’observe à moitié que ce qu’il a choisi de voir.

On n’en ressort perdu…

Je m’en vais relire Huntington une 3ème fois… Il avait peut-être raison.

©️ Crédit source: Reçu de l’auteur

Un studieux charretier décroche le second rang dans le Bac 2020 option lettres modernes en Mauritanie

Lien vidéo : https://youtu.be/Eri2DZEpwsE

Al-akhbar – Bariki Ould Khair Allah a réussi à décrocher la seconde place à l’examen du Bac 2020 Option lettres modernes et le premier rang au niveau des wilayas de l’intérieur.

Bariki est un charretier exerçant le transport des marchandises et des bagages au niveau de la ville de Tidjikja, la capitale du Tagant.

« Pour réaliser ce rang, cela m’a contraint à déployer d’importants efforts », a-t-il dit, soulignant avoir été confronté à des difficultés considérables au cours de sa vie.

« J’ai décidé de transformer ces problèmes en facteurs d’incitation à l’apprentissage afin d’assurer mon éducation ainsi que celle de ma famille et de ma patrie », a-t-il ajouté.

« Mon père a divorcé ma mère ; devenue du coup le chef de ménage de la famille, avec mon soutien en tant que son fils ainé », indique Bariki.

« J’ai transporté les marchandises au niveau du marché comme j’ai pratiqué l’agriculture, tout en restant déterminé à concrétiser mon but à travers la poursuite des études », a-t-il précisé.

Edité par Al-akhbar

Traduit de l’Arabe par Cridem

L’Article Original

©️ Crédit source: http://cridem.org/C_Info.php?article=742126

L’éditorial : L’ethnicisme dans la Politique en Afrique, cette fumée invisible de nos feux!

Un fief politique chez nous en Afrique peut être cette dénomination lisse et contenue pour éviter l’accentuation sémantique d’une réalité bien connue, qui est l’ethnicisation des données politiques.

Surtout en période bouillonnante d’élections présidentielles dans les pays où les ensembles ethniques sont relativement séparés et identifiés par/dans des zones géographiques. Ces derniers jours avec la situation postélectorale critique en Guinée Conakry, les appels fusent pour dénoncer le régime fraudeur d’une ex grande figure historique de l’opposition dans le pays de Sekou Touré. Monsieur Alpha Condé (issu de l’ensemble ethnique malinké) a vieilli et visiblement très mal en point et son clan ont fait du forcing avec un bricolage constitutionnel pour briguer un mandat semblant être de trop. Malheureusement en toute logique selon leurs calculs, il est déclaré vainqueur par la Ceni lors du scrutin du 18/10/2020, devançant un homme politique très connu, le libéral Cellou Dalein Diallo issu de l’ensemble ethnique Peul (ultra Majoritaire en Moyenne Guinée). Le leader du parti UFDG et ses alliés pressentaient les signaux à venir, et se fiant à leurs données recueillies, ont déclaré avoir remporté la victoire nettement sur le camp du pouvoir. Ainsi une crise est inévitable avec la répression orchestrée par les forces de sécurité sur les militants contestataires de l’opposition avec plusieurs morts à déplorer. La communauté internationale (La CEDEAO en tête) fait du sur-place avec des signaux à la fois illisibles et ambiguës.

De ce schéma simpliste d’un camp impopulaire refusant sa défaite électorale et d’une opposition victorieuse mais volée, le parfum « naturel » ethnocentrique dans nos réalités africaines se sent dans l’air à travers différents éléments médiatiques des uns et des autres. En effet qu’on soit sympathisant-observateur extérieur, militant engagé guinéen ou panafricain intéressé, des non-dits et des sous-entendus ici et là paraissent plus éloquents que ce qu’on ose exprimer ouvertement. Il est facile de détecter que les hâtives allégations d’ ethnicisation venant de certaines voix acquises pour la cause d’un camp ou d’un autre, nous donnent une certaine température du véritable « enjeu » intimement tu. Donc Condé se comporte en despote mais il serait aussi l’incarnation du pouvoir Malinké s’érigeant contre l’arrivée d’un Peul au sommet en fin en Guinée Conakry.

Fouillant en quelques clics sur certaines données sur les regnants (Présidents et présidents par intérim) depuis l’indépendance, je constate que les Malinkés ont été les plus nombreux. Et très probablement ces réalités historiques traversent et polluent l’éveil républicain transcommunautaire tant attendu pour faire VIVRE UNE VÉRITABLE CONSCIENCE DÉMOCRATIQUE dans nos pays. La chose est tellement profonde et tient notre inconscient collectif en tant que communauté. Oui, la communauté au sens étriqué africain, est une nationalité ethnique, tribale et culturelle qui ne relativise pas et se structure par opposition à une autre car en compétition hégémonique non officielle aujourd’hui mais agressive et un certain héritage des temps immémoriaux dit-on. Dans certains pays africains où l’ethnicisme politique est marqué, l’habillage patronymique dans les instances dirigeantes des partis politiques censés progressistes et républicains, ne peut gommer un fond identitaire purement ethnique et communautaire.

Cette donnée ethniciste en politique est un poison irrésistible qui bloque l’exercice franc du jeu démocratique dans certains pays où des fortes structures aristocratiques formatent l’élément-membre en sujet socialisé et encarté au service de la communauté d’extraction d’abord et occasionnellement ailleurs en missionnaire. Une socialisation de contre-progressisme est inoculée insidieusement à tout le monde et s’en défaire est une mission subversive difficilement tenable. Même certains hauts diplômés bien informés d’un monde extérieur qui interpelle, se la jouent par exploitation politicienne. D’autres issus du noyau régnant de l’aristocratie interne cultivent « intellectuellement » des thèses nostalgiques pro-communautaristes qui sonnent nationalisme ou même royauté selon leur entendement et selon l’audience visée . Le pouvoir central d’un État républicain n’est acceptable pour eux que s’il est noyauté pour maintenir certains privilèges statutaires au détriment d’un état de droit ayant comme crédo; l’égalité citoyenne pour tous . Dans un article de Libération sur les soubresauts imbriqués et complexes des milieux Touarègues du Nord Malien, il en ressort clairement que parmi les mouvements indépendantistes, les Ifoghas (aristocrates internes) tiennent davantage à se défaire du Sud qui incarne l’état central malien. Et au contraire les Imghads (historiquement vassaux des premiers) sont enclins à la restauration du pouvoir central malien et à l’intégrité du territoire. Ici on y comprend aisément ce qui se joue en terme d’intérêt des uns et des autres. Les Ifoghas luttent pour la promotion de leur statut avec un État autonome qu’ils vont diriger selon l’ordre social établi et les Imghads préfèrent le maintien de l’ordre étatique républicain qui proclame l’égalité entre tous les citoyens https://www.liberation.fr/planete/2016/08/03/a-kidal-la-lutte-fratricide-des-touaregs-du-mali_1470136 .

L’ordre républicain dans nos pays ne peut pas garantir l’exercice démocratique que si un certain universalisme humaniste est cultivé profondément d’abord dans différentes communautés. Il faut une culture d’éveil humaniste pour ériger une communauté légale qui va au delà des principes théoriques . Une politisation des consciences par d’autres valeurs inclusives est nécessaire plus que jamais. Et le Droit et ses differentes déclinaisons s’imposeront sur les velléités dominatrices de factions communautaires qui profitent des passe-droits illégaux. Ces passe-droits qui sont à l’origine d’innombrables crispations politiques, sociales et intercommunautaires autour du pouvoir étatique.

L’ethnicisme comme identité politique est foncièrement déstabilisateur pour nos pays et nos communautés. Le cas ivoirien est parlant dans la décennie 2000 – 2010 et voire même aujourd’hui davantage. Un célèbre journaliste ivoirien vivant aux Antilles avait écrit dans un post FB récemment, en substance qu’aujourd’hui en Côte d’ivoire le camp au pouvoir fait du rattrapage ethnique, ce qui est source de problèmes autant que la problématique de l’ivoirité créée par d’autres qui étaient au pouvoir hier. La vie politique ivoirienne à l’approche d’une présidentielle dans quelques jours, connaît certaines turbulences qui inquiètent.

Et pourtant, on peut se donner les dispositions sociales et intellectuelles pour cultiver sincèrement et consciencieusement un universalisme salutaire comme anse ferme de nos démocraties.

Je reste interrogatif parfois en constatant qu’un jeune soninké mauritanien ayant un certain niveau d’instruction, puisse partager avec une étrange fierté immodérée un bref extrait vidéo dans lequel un président Gambien (A Barrow) parlant soninké à ses concitoyens soninkés. Également lors du Fiso en Gambie en 2020, certains milieux soninkés se seraient satisfaits outre mesure à voir et entendre un ex président malien par intérim Monsieur Traoré Dioncounda parler soninké en public. Et alors que ce même jeune soninké de Mauritanie saurait peu de choses sur la vie et la lutte historique d’un Thiam Samba (homme politique d’ethnie peul) ou d’un Ould Bedredine (Célèbre homme politique progressiste d’ethnie maure, paix à son âme) . Je peux en dire autant de jeunes maures, peuls ou haratines. Il y en a qui s’intéressent à l’actualité de ceux qui dirigent le Nigéria et le Sénégal aujourd’hui (Buhari et Sall, Tous peuls) au nom d’un Pulagu ethnocentrique . Et d’autres par panarabisme zélé peuvent fêter et regretter l’ex raïs irakien Saddam Hussein et feignent d’ignorer que le bagne morbide de Oualata ait eu lieu et qu’il y a des veuves et des orphelins qui attendent la vérité sur leurs proches disparus depuis plusieurs décennies.

Nos démocraties tiendront avec une conscience républicaine et universaliste et non à travers les courses à l’hégémonie partisane. Et mettre sincèrement les Droits Humains au cœur de nos engagements politiques, c’est à dire prioriser l’état de droit par le pouvoir à tous les niveaux.

– Par KS pour le BLOG

Alpha Condé ou l’histoire d’une tragi-comédie. Par Souleymane Sidibé

« Le mal que l’occupant nous a fait est loin d’être guéri » disait le savant pluridisciplinaire, Cheikh Anta Diop.


 

Le mal n’est autre que la division et la diversion des familles africaines pour mieux régner à travers le séparatisme colonial. En vidant le contenu du pouvoir local (chefs tribaux) tout en laissant les pratiques féodales et inhumaines, le colonialisme a eu gain de cause. De nos jours, certains réduisent la pensée du maître Cheikh Anta Diop en rapportant tout à la religion. Cependant, sa pensée concernait les sciences et la trajectoire politique africaine.

Aujourd’hui encore, en Guinée, des problèmes majeurs liés au communautarisme persistent.. Sékou Touré, par sa « dictature du peuple », selon lui, n’a pu créer le citoyen tout simplement guinéen et débarrassé de préjugés. Ainsi, des divisions entre les Peuls, les Forestiers, les Malinkés et les Sousous sévissent..
Certains observateurs affirment que les Peuls détiennent le levier économique ; il ne faudrait donc pas qu’ils aient en plus de cela le pouvoir exécutif.

Ces dernières élections, qui ne reflètent en aucun cas des pratiques démocratiques, montrent la soif et la boulimie du pouvoir par le président sortant (Alpha Condé) réélu  pour un troisième mandat. Quant au leader de l’opposition (Cellou Dalein Diallo), on pense qu’il ne cherche qu’à briguer la magistrature suprême tout en s’autoproclamant vainqueur avant la sortie des résultats par la CENI . Les résultats du scrutin doivent être soumis à la validation du conseil constitutionnel suivant le modèle des pays francophones, anciennes colonies françaises.

Deux problèmes se posent. Le premier est la participation d’Alpha Condé et son désir de confiscation du pouvoir au besoin par l’usage de la force ;  par des tirs à balles réelles sur les manifestants. Et le deuxième problème est l’auto-proclamation soudaine de Cellou Dalein Diallo qui est aussi une négation de la démocratie.
Ceci dit, ne faut-il pas faire de nos jours attention aux légendaires opposants ?
Très souvent, ces opposants ne sont-ils pas la reproduction cachée d’un système politique ?

Le continent africain n’assiste-t-il pas à des formes successives de putschs électoraux de la Gambie en passant par la Mauritanie et actuellement la Guinée ? Ces vieux politiciens continueront-ils d’être à l’origine d’une partie du  malheur des  africains ? De plus, au vu de la situation actuelle, on ne peut nier qu’un mauritanien par affinité ou par désir de changement ou/et par panafricanisme n’a rien à apprendre à un guinéen debout depuis le temps de Sékou.
Il faut simplement dire que la Guinée à l’image de nombreux pays africain est une famille indivisible avec ses hauts et ses bas. Nos communautés doivent donc améliorer leur conscience collective et se rassembler en tant que peuple uni sous le même drapeau: le drapeau de la République.

Par ailleurs, le pays se doit d’instaurer de véritables institutions pour éviter ce genre de carnage qui finit en bain de sang. Ainsi, nous verrons la Guinée la véritable destinée qui a ouvert la voie à l’indépendance: débarrassée de contraintes externes et internes. Perdre les élections ou se faire voler ne doit pousser aucun candidat à utiliser ses électeurs comme de la chair à canon après l’expression des suffrages universels pour ne pas dire  bourrages.

Les vies humaines ne doivent pas être considérées comme des voies pour détrôner. Surtout que les personnes, ici, sont issues de la Guinée qui est précurseur de la décolonisation. Celle-là même qui avait opté pour le travail, la solidarité entre les communautés de Alpha Yaya Diallo et de Samory Touré, et pour la  justice sociale. Hélas, ce « scandale géologique » ( parlant de la Guinée)  avec toutes les ressources minières et la pluviométrie favorable pour une autosuffisance alimentaire est encore l’un des pays les plus pauvres et endetté ( PPTE) avec un dictateur habillé en démocrate pour ne pas dire un sanguinaire dans un pays où la mal gouvernance gangrène.

Longtemps considéré comme le « Mandela numéro deux », Alpha Condé ne déçoit pas seulement plus d’une personne et trahit sa conscience mais aussi l’Afrique. A ce rythme, il quittera le pouvoir soit par la révolte populaire, soit par les armes car le pays est aussi un pays  de coups d’État depuis Lassana Konté.
Les procédures légales de recours auraient été louables. L’esprit démocrate et patriotique aurait épargné les innombrables bêtises.
Un jeune rappeur guinéen disait que même la mort ne fait pas peur à celui qui n’a rien à perdre. Cela dit, il a déjà tout perdu car il vit sans droit et reconnaissance pendant que d’autres se gavent des biens du contribuable.
La CEDEAO et la communauté internationale sont comme de la matière inerte face à la situation guinéenne.

Photo prise chez Dione Assane

©️ Crédit source: https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=3740206779332314&id=100000290871124