● Présidentielle au Brésil : Lula élu président d’une courte tête face à Jair Bolsonaro

L’ex-sidérurgiste de 77 ans, qui avait connu la prison pour corruption (2018-2019) avant de voir ses condamnations annulées par la justice, effectue un spctaculaire retour au sommet de l’Etat.

Au terme d’une campagne d’une tension extrême, les Brésiliens vont connaître le verdict du second tour de l’élection présidentielle. Le président sortant d’extrême droite, Jair Bolsonaro, est opposé à Lula, déjà élu deux fois à la tête du pays et icone de la gauche brésilienne. Les sondages en font le favori, mais pas le vainqueur certain. Les bureaux de vote, qui avaient ouvert à 8 heures, ont fermé à 17 heures (heure locale, soit 21 heures à Paris). Le dépouillement, qui a débuté, devrait durer deux à trois heures. Suivez l’attente des résultats dans notre direct.

Le camp Lula accuse la police de perturber le vote. La présidente du parti de Lula a demandé l’arrestation du chef de la police routière fédérale, partisant revendiqué de Jair Bolsonaro, qu’elle accuse d’avoir mis en place des contrôles routiers en violation d’une décision de justice, en vue de compliquer l’accès aux urnes d’électeurs de gauche. Le Tribunal supérieur électoral a ordonné, à quelques heures de la fin du vote, la levée de barrages filtrants, qui ont « retardé l’arrivée des électeurs » dans les bureaux. Les témoignages proviennent notamment du Nord-Est, fief de la gauche : « C’est inadmissible ce qui se passe en ce moment dans le Nord-est », a déploré Lula sur le réseau social Telegram.

L’écart s’est resserré ces dernières semaines. Si les sondages prédisent depuis des mois un troisième mandat de quatre ans à Luiz Inacio Lula da Silva, après ceux de 2003-2010, Jair Bolsonaro, 67 ans, peut encore y croire. Selon l’ultime enquête Datafolha samedi soir, l’écart s’est resserré, avec une victoire de Lula à 52%-48%. La marge d’erreur est de +/- 2 points et les sondages avaient lourdement sous-estimé le score de Bolsonaro au 1er tour.

 Une campagne de « fake news » et de désinformation. S’accusant mutuellement de mentir, Bolsonaro et, dans une moindre mesure Lula, ont alimenté la machine à désinformation, qui a fonctionné comme jamais au Brésil. Les réseaux sociaux, unique source d’information de la majorité des 170 millions d’utilisateurs brésiliens, ont véhiculé une masse inédite de fausses informations.

©️ via https://mobile.francetvinfo.fr/monde/bresil/direct-presidentielle-au-bresil-suivez-la-journee-de-second-tour-avec-un-duel-qui-s-annonce-serre-entre-bolsonaro-et-lula_5448595.html#xtref=acc_dir

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● Mot du Blog | Après le visionnage d’un épisode du film en pré-montage de Michael Hoare sur une phase tumultueuse de la vie politique mauritanienne.



Un événement organisé à Paris ce samedi 29 octobre 2022, par l’association Avenir vivable http://www.avenirvivable.ouvaton.org/. Au sein de la Halle Saint Pierre dans le 18ème arrondissement à quelques pas du touristique Sacré Cœur.

Avant la projection, un fils de monsieur Hoare nous a servis une brève présentation de 3 artistes peintres mauritaniens . Il s’agit d’Amy Sow, d’Oumar Ball et de Saleh Lo. Il a annoncé un chiffrage donnant que la Mauritanie compterait autour de 100 artistes peintres et que le domaine n’est pas assez valorisé.



L’épisode du film retrace une partie tumultueuse de l’histoire politique mauritanienne. Le réalisateur précise que d’autres épisodes ont été diffusés et en accès libre via sa plateforme YouTube https://youtube.com/user/HoareMichael. Et d’autres vont suivre prochainement.

Le titre de l’épisode du jour est « Des années 70 à la rédaction du Manifeste du Négro-mauritanien opprimé » devant le public d’une vingtaine de spectateurs, il retrace un pan de l’historique politique mauritanien. Archives télévisuelles et des témoignages d’acteurs de l’époque, le film est très instructif et donne un aperçu fouillé sur cette période politique tumultueuse dont les répercussions restent marquantes dans les enjeux tendus d’aujourd’hui. Notamment ceux qui sont liés à la problématique de la cohabitation entre communautés ethno-raciales en Mauritanie. La question sur l’identité du pays a surgi dès sa naissance, et j’ose remarquer qu’il n’a pas eu de baptême consensuel pour la jeune personnalité « Mauritanie ». Son premier président feu Moktar Ould Daddah opta pour un forcing unilatéral vers l’arabité au profit de son ensemble ethno-racial d’origine (arabo-berbère). En face l’ensemble negro-africain (hors haratines) se sentant piégé par un processus d’arabisation de la personnalité politique et culturelle « Mauritanie », a réagi avec de groupes contestataires qui émergent contre l’ordre étatique en déséquilibre progressif entre les 2 ensembles. Ainsi on notera l’affaire des dix-neuf du Manifeste de 1966, par la suite la composition clandestine des Flam (Forces de libération africaines de Mauritanie) en 1983. En 1986, le Manifeste du Négro-mauritanien opprimé est sorti et non signé selon les propos de monsieur Ibrahima Abou Sall (co-rédacteur du Manifeste). Intervenant principal dans le film, monsieur Sall était présent physiquement dans la salle et ses réponses et explications ont été édifiantes avec quelques détails poussés. D’ailleurs j’ai des regrets de n’avoir pas filmé son intervention après le visionnage du film. Dans le documentaire, j’ai observé une analyse clinicienne dans certains propos du Chercheur mauritanien Abdel Wedoud Ould Cheikh. En substance dans un propros, il laissait entendre qu’à la genèse de cette Mauritanie au départ, il y’a eu affrontement pour le pouvoir (sources de richesses et de puissance) entre les milieux élitistes et lettrés issus des aristocraties ethno-raciales de deux ensembles (arabo-berbère et negro-africain).

À titre informatif, on apprend que le Manifeste d’avril 1986 est composé de 46 pages et a été traduit en arabe et en langue pulaar. Monsieur Sall, secrétaire des Flam au premier congrès (13-14 mars 1983) assure qu’ils ne trouvaient pas de traducteurs sooninké et Olof en qui ils ont confiance vu la situation de clandestinité de la mission.

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● Mauritanie – Le député Biram Dah Abeid et son camp politique poursuivent les contacts avec les populations de l’intérieur.

Ce 24 octobre 2022 à Rosso (Trarza) , le leader anti-esclavagiste mauritanien et candidat annoncé à la présidentielle de 2024 (déjà arrivé 2ème en 2014 et 2019) a tenu un grand rassemblement sous les airs populaires d’une pré-camapgne pour les échéances électorales prochaines (municipales, régionales et législatives). Le député national et Prix Onusien 2013 pour son militantisme droit-de-lhommiste incarne un courant politique conséquent avec un ancrage certain auprès des populations. Et pourtant l’aile politique par le parti RAG végète toujours sans reconnaissance par les autorités mauritaniennes. Les récents accords entre le ministère de l’Intérieur et certains partis de l’opposition ressemblent à une promesse de « tontine politicienne » en faisant un tri dans le champ politique en vue des élections prochaines.



Ainsi le député BDA et ses camarades sont plus que jamais déterminés y être pour constituer une offre politique à l’endroit du peuple face à un système calculateur qui semble prévoir tout verrouiller.

Les prochaines semaines seront décisives concernant le schéma politique en perspective d’ici les rendez-vous électoraux de courant 2023… et 2024 qui va suivre très rapidement.

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● Royaume-Uni : Rishi Sunak désigné Premier ministre par les conservateurs britanniques

Euronews – L’ancien ministre des Finances britannique Rishi Sunak va devenir le nouveau Premier ministre du Royaume-Uni. Penny Mordaunt, seule autre candidate déclarée a reconnu sa défaite dans un message sur les réseaux sociaux.

L’ancien Premier ministre, Boris Johnson, s’était retiré plus tôt de la course à Downing Street. Rishi Sunak, 42 ans, candidat malheureux cet été contre Liz Truss, éphémère locataire du 10 Downing Street a donc fini par prendre sa revanche.

Il devient le cinquième Premier ministre depuis le référendum du Brexit de 2016, qui a ouvert une page de turbulences économiques et politiques au Royaume-Uni. Ce petit-fils d’immigrés indiens est le premier non blanc à ce poste dans le pays.

Fan de Star Wars et de Prada

Pour ses partisans, le message de Rishi Sunak, lors de la précédente campagne pour Downing Street, sur la nécessité de faire preuve de prudence économique pour lutter contre l’inflation, a montré qu’il est l’homme de la situation. Sa prudence budgétaire, à cause de laquelle il a été jugé trop centriste et trop lisse, rassure désormais.

L’été dernier déjà, ce conservateur, petit-fils d’immigrés indiens, était le candidat préféré des députés « tories ».

Mais il a été souvent accusé d’être un technocrate déconnecté de la population. Et face à Liz Truss, il a payé pour avoir claqué la porte du gouvernement Johnson début juillet, suivi ensuite par une soixantaine de collègues. Il a été accusé par une partie de la base d’avoir trahi Boris Johnson, avec lequel il est resté à couteaux tirés.

Rishi Sunak a été élu député du Yorkshire dans le nord de l’Angleterre en 2015. A peine cinq ans plus tard, il accède à 39 ans au poste très convoité de ministre des Finances, peu avant le début de la pandémie.

Ce partisan du Brexit de la première heure a gagné en popularité en distribuant des milliards de livres d’aides publiques pendant la pandémie de Covid-19.

Mais sa fortune, amassée lors de sa carrière dans la finance et via son mariage avec Akshata Murthy indispose parfois, alors que les Britanniques se serrent la ceinture. Son épouse est en effet la fille du multimilliardaire indien N.R. Narayana Murthy, fondateur du groupe informatique infosys.

La fortune du couple a été estimée à 730 millions de livres, soit 841 millions d’euros, par le quotidien The Times.

Les alliés de Liz Truss avaient ainsi moqué ses costumes onéreux et chaussures Prada portées lors de la précédente campagne pour le 10 Downing Street. Il a aussi vu cet été resurgir une vidéo de jeunesse où il confessait ne pas avoir d’ami issu de la classe ouvrière.

Face à ces critiques, ce fan de la saga Star Wars raconte volontiers son histoire familiale, une « success story » comme les conservateurs les aiment.

Né le 12 mai 1980 à Southampton, sur la côte sud de l’Angleterre, Rishi Sunak est l’aîné de trois enfants et le fils d’un médecin généraliste du système de santé public et d’une pharmacienne. Nés en Inde ou d’origine indienne, ses grands-parents ont émigré d’Afrique orientale vers le Royaume-Uni dans les années 1960.

« Ma famille a émigré ici il y 60 ans. (Ma mère) tenait la pharmacie locale de Southampton. C’est là que j’ai grandi, dans la boutique, livrant les médicaments. J’ai travaillé comme serveur au restaurant indien au bout de la rue », a-t-il raconté lors de la dernière campagne pour le leadership. « Je suis ici grâce au dur labeur, au sacrifice et à l’amour de mes parents ».

Rishi Sunak a cependant très vite accédé à l’élite en fréquentant le Winchester College, un très chic pensionnat pour garçons. Il a ensuite étudié la politique, la philosophie et l’économie dans les prestigieuses universités d’Oxford, en Angleterre, et de Stanford, aux Etats-Unis.

Avant d’entrer en politique, il a travaillé dans la finance, en particulier chez Goldman Sachs, et fondé sa propre société d’investissement.

Ce père de deux filles a prêté serment sur la Bhagavad Gita, un texte sanskrit considéré comme l’un des écrits fondamentaux de l’hindouisme, quand il a été élu député en 2015.

Par euronews avec AFP

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=760414

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● Un livre-voyage | De Dinga, le sooninké Doumbé de Wagadu au règne Askia du monde Songhay.

Livre 📖 : Note de lecture sur l’ouvrage du journaliste Serge Bile « Quand les Noirs avaient des esclaves Blancs »

Un livre très informatif et facile à lire. Le titre attire notre attention d’emblée, surtout pour ceux qui peuvent avoir un lien d’engagement abolitionniste ou d’études sur la problématique des esclavages. L’auteur nous fait voyager expressément à travers un périple historique visitant plusieurs empires et/ou royaumes Ouest-africains (Wagadu-Ghana, Sosso, manding, Mali, Songhay…) sur plusieurs siècles.

Dinga, le sooninké Doumbé !

On y apprend l’arrivée du puissant guerrier appelé Dinga (le patriarche légendaire des sooninkés) et ses troupes pour fonder l’empire du Ghana. L’auteur cite à de nombreuses fois quelques références comme Abderrahman Sadi, historien soudanais du 16ème siècle natif de Toumbouctou, Mahmoud Kati ou Ibn Khaldun.

Impérialisme localisé, domination, contacts conflictuels, diplomatiques ou commerciaux avec l’ensemble « Blanc » berbère, arabo-berbère ou arabo-musulman, cet ouvrage permet un saut instructif dans le passé de notre zone Saharo-sahelienne.

Le mot sooninké Doumbé voulant dire « Pur », improprement interprété comme signifiant « Blanc » a failli corrompre les données historiques. On allait admettre que les 44 premiers rois ayant régné sur le royaume de Wagadu seraient de race blanche. La ferveur guerrière des Almoravides finit par désorganiser le pays des Kaya Magas dont leur capitale Koumbi-Saleh chuta en 1076.

Cités riches et pleines d’érudition (Koumbi-Saleh, Aoudaghost, Djenné, Niani, Gao, Toumbouctou…) et personnages emblématiques savants ou extravagants (Soumahoro Kanté, Soundiata Keita, Kankan Moussa, Ali Ber dit Sonni Ali, Mohamed Aboubekr connu Askia Mohamed, Mahmoud Bagayogo, Ahmed Baba…), un monde mystérieux, mystique et complexe où l’islam et paganisme se côtoyant ici et là. Beaucoup d’échanges divers venant de loin notamment la présence remarquée d’esclaves blanches (concubines), de produits « manufacturés » et également d’autres mœurs.

Finalement ce monde s’écroula laissant place à l’arrivée hégémonique d’un mélange d’Andalou-maghrébo-turcs sur ces espaces jadis sous l’âge d’or d’illustres rois et empereurs soudanais.

À noter l’importance de la fonction de Cadi dans ces cités islamisées, il arriva que des lettrés refusèrent de l’occuper. Pieux et sensibles aux éventuelles conséquences dans l’Au-delà, ils craignaient le mal-agir sous leurs responsabilités.

Sur le phénomène de l’esclavage, on apprend qu’aux « débuts de l’empire du Mali, il était interdit de vendre des captifs aux marchands arabes. Seul l’esclavage domestique était autorisé » (comprendre l’esclavage intra-muros). Et la fameuse charte de Kouroukan Fouga (44 articles) promulguée sous Soundiata Keita n’abolit nullement l’esclavage. Dans son article 20, il est dit « Ne maltraitez pas les esclaves, accordez-leur un jour de repos par semaine… » .

Je suis tenté de conclure que dans l’ensemble Blanc arabo-berbère andalou et turco-asiatique, le phénomène était fonctionnel par rapport aux réalités du moment. Ainsi avec certaines mutations progressives, il est dissous en interne et prend une coloration raciale et même raciste vers l’externe en visant le monde Noir. Dans l’ensemble Noir au sein de ces zones saheliennes, le fonctionnel était lié au statut assigné par perpétuation héréditaire. Aujourd’hui dans les sociétés héritières (negro-africaines) de ces empires et cités, l’esclave statutaire n’est pas un Blanc assigné par une caste de descendants d’esclaves d’antan, mais un autre Noir dans le même groupe sociolinguistique. Ainsi dire qu’aujourd’hui l’engagement anti-esclavagiste dans le sahel doit être une grande cause afro et sahelienne pour restaurer la dignité de l’Homme Noir africain.

À recommander !

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● Corruption : Un mal à bannir pour la refondation de l’Etat Malien [malijet]

Pays en voie de développement, le Mali est confronté à l’épineuse question de la corruption qui freine son développement. Ce phénomène qui sévit dans notre pays est pratiqué un peu partout sur le territoire national. Gouvernant et gouverné, chacun, à sa manière, pratique ce mal qui s’est établi dans notre société au point d’être normalisé. En cette période de transition, les autorités du moment entendent donner un élan historique pour venir à bout du phénomène. Mais, d’ores et déjà, il convient de rappeler que de 2018 à décembre 2021, le nombre total de dossiers ouverts en matière de corruption est de 1462. Ces chiffres ont été avancés par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué

« De la base au sommet, notre pays est corrompu jusqu’à l’os. Si on n’en parle pas sérieusement, on regardera toujours le sommet alors qu’à la base, nous sommes en train de faire la même chose. Tant que la base est corrompue, personne n’arrivera à combattre la corruption au sommet. Tant que nous n’arrivons pas à corriger cela, la lutte contre la corruption sera de la rigolade», disait Moussa Mara, ancien premier ministre du Mali. Il s’exprimait ainsi sur la corruption devant les étudiants de la Faculté des Sciences administratives et politiques de Bamako (FSAP), lors de la présentation de son livre « Pour un Mali meilleur », le jeudi 25 août 2022.

Parlant du lien entre la politique et la corruption, le leader du parti YELEMA a été on ne peut plus clair. « On dit que les politiciens, quand ils sont élus, volent l’argent du pays. Ils ne nous considèrent pas. Mais est-ce que vous savez la raison principale ? Les politiciens, pour qu’ils soient élus, les populations leurs prennent de l’argent. Quand vous commencez une campagne, vous allez dans les villages, les quartiers. Les gens vous demandent de réparer leurs forages en panne. Le politicien va s’endetter pour réparer et s’il est élu, il va tout faire pour récupérer ce qu’il vous a donné. Il ne va pas s’arrêter là, il va se préparer encore. Tout ça c’est de la corruption », a expliqué Moussa Mara.

De l’avis de l’ancien maire et député de la commune IV du district de Bamako, tout argent pris à quelqu’un qui est en campagne pour être élu est la corruption. Pour cet expert comptable, il est primordial d’enlever la corruption de la politique sans quoi le pays ne sera pas sans corruption. L’ancien premier ministre n’a pas manqué aussi de dénoncer la responsabilité de la société face à la montée fulgurante de la corruption. « Quand les gens deviennent responsables, ils cherchent à s’enrichir parce que la société les oblige. Quand tu deviens maire quelque part, les gens viennent pour que tu leur donnes des parcelles de terrain au lieu des idées de développement. C’est la réalité de notre pays. Il faut que nous nous disions ces vérités », explique-t-il.

En vue de remettre de coté ces pratiques néfastes, Moussa Mara a invité les preneurs des billets de banques de 10.000F et 2000 FCFA d’arrêter pour le bien du pays. Aux dires de l’ancien premier ministre, le politicien est élu pour régler les problèmes d’emploi, de santé et de développement. « Pour que vous puissiez le sanctionner, il faut arrêter de lui prendre de l’argent. Il faut que la population comprenne que si l’on veut lutter contre la corruption, il faut que la base change. On ne sortira le pays des problèmes que si nous acceptions de transpirer et de souffrir. Dès fois, on doit faire des efforts dont on ne verra même pas les fruits, mais dont nos enfants et petits enfants verront. Aucun pays au monde n’est sauvé par un autre pays. C’est nous qui allons nous sauver ou pas », a indiqué Moussa Mara.

Dans l’une de ses sorties sur la chaîne nationale, précisément dans l’émission « invité de la semaine », le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme Garde des Sceaux, Mamoudou KASSOGUE, a averti qu’il n’ y a pas de la place pour la corruption en cette période de transition. Dans ses explications, le chef du département de la justice a salué la volonté politique des plus hautes autorités de la transition de lutter contre la corruption sous toutes ces formes. Toutefois, il a reconnu les lenteurs dans les procédures en matière d’enquête de corruption. « Les procédures sont très longues. L’enquête de corruption n’est pas facile. Ce qui fait qu’il y a beaucoup de dossiers qui traînent. L’Etat tient à respecter tous les droits pour éviter les dérives », a précisé le ministre Kassogué.

Selon le ministre Mamoudou Kassogué, de 2018 à décembre 2021, le nombre total de dossiers ouverts en matière de corruption est de 1462. « Sur ces 1462, il y a 690 dossiers qui sont clôturés et transmis ; 275 dossiers ont déjà été totalement jugés. Les montants en cause sont de l’ordre de 126 119 983 938 FCFA. Nous avons pu, au titre des remboursements versés au niveau du trésor public la somme de 4 241 661 863 Francs sur la période des trois ans. Les cautions qui ont été versées pour les remises en liberté et autres sont de l’ordre de 15 372 827 410 Francs. Les remboursements qui sont effectués rien que pour la session spéciale d’assise de décembre 2021 sont de 1 577 145 907FCFA. Des amendes ont été prononcées aussi au cours de cette session pour 639 040 000. Des dommages intérêts pour 260 150 000. Les condamnations qui ont été prononcées et dont les montants n’ont pas été encore recouvrés sont de l’ordre de 86 873 496 505F CFA », a révélé le patron du département de la justice.

Une lutte implacable contre la corruption sans recouvrement des avoirs n’est pas une lutte efficace. Soutenant cette affirmation, le ministre de la justice a, dans un ton convaincant, réaffirmé la pleine implication de la direction générale du contentieux de l’Etat afin de prendre des dispositions pour que ces différents montants puissent être recouvrés.

Dans son adresse à la nation à l’occasion du 62ème anniversaire de l’indépendance de notre pays, le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, a rappelé que la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière figure au centre des actions du Gouvernement de la transition, ce, conformément à ses orientations et instructions. « Cette nouvelle dynamique, fondée sur une justice redynamisée, va se poursuivre afin de tracer le cadre d’une nouvelle gouvernance fondée sur le respect du bien public, la récompense du mérite et la sanction de la faute », a déclaré le président de la transition. Le Chef de l’Etat, le colonel Assimi Goïta, soulignera que la justice doit lutter contre les infractions économiques et financières. Cela, dit-il, pour garder son rôle de régulateur pour la société. « Dès à présent, et en attendant l’opérationnalisation du Pôle national économique et financier, des actions sont en cours pour donner des suites judiciaires aux différentes dénonciations faites par les structures de vérifications et de contrôles », a annoncé le président de la Transition.

Sidiki Dembélé

©️ via malijet http://malijet.com/actualite_economique_du_mali/273747-corruption_mal_bannir_pour_refondation_.html

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● RIM🇲🇷| La CENI, pomme de discorde

Eveil Hebdo – Les élections municipales, régionales et législatives s’annoncent à un grand pas. D’où l’effervescence politique noté ces derniers temps.

En effet, la classe politique s’agite, suite à la signature de l’Accord final des concertations entre le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation et les partis politiques préparant les élections communales, régionales et législatives de 2023. Des points de divergence ne cessent de ressurgir parmi lesquels la CENI.

Des désaccords ont enregistrés dans le pôle de l’opposition sur la détermination des critères du choix dans ses rangs des cinq membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Ces désaccords concernent le choix des personnalités qui doivent être des représentants des partis politiques selon l’un des camps. Tandis que l’autre camp ferait du choix de personnalités politiques nationales indépendantes son option.

Le bloc de l’opposition n’arrive pas à s’entendre au moment où le ministère de l’Intérieur avait donné aux deux pôles de l’opposition et de la majorité le week-end dernier pour présenter leurs propositions relatives à leur représentation au sein de la Ceni. D’autant qu’il avait été convenu entre le ministère de l’Intérieur et les partis politiques de procéder à l’installation de la Commission électorale indépendante avant le 31 octobre.

Il sera confiée à la nouvelle CENI « la tâche de fixer les prochaines échéances électorales, en concertation avec le gouvernement et les partis politiques, et ce en tenant compte des conditions climatiques appropriées », selon les termes de l’accord. La nouvelle CENI devra s’atteler à un recensement administratif à caractère électoral.

Le Parti Refondation pour une Action Globale (RAG) épingle tous les protagonistes des dernières concertations et sonne la charge : « Faisant fi de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) et de ses compétences définies par la loi organique 2021 du 12 avril 2012, toujours en vigueur, le Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, ainsi que les partis politiques ayant pris part à la rencontre ont tordu délibérément le cou à la règle de droit ci-dessus en même temps qu’ils se sont substitués au pouvoir législatif du pays, comme du même coup, ils ont porté un préjudice grave à notre démocratie encore balbutiante en balayant d’un revers de main un acquis démocratique résultant de la lutte des partis politiques de l’opposition pour obtenir plus de justice, et plus de transparence en ce qui concerne la préparation, le déroulement et les résultats des consultations électorales au pays ».

Le RAG enfonce le clou

En dépit de la satisfaction notée, lors de l’accord politique et de la feuille de route tracée, le RAG marque sa différence rappelant de nouveau l’exclusion des forces politiques : « Ce conclave organisé au Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation a complètement ignoré des forces incontournables sur l’échiquier politique du pays capables d’assurer l’alternance démocratique au pouvoir, comme les parti RAG et FPC(Forces Progressistes du Changement) de Samba Thiam qui, pourtant, ont été conviés au travaux de la Commission nationale préparatoire de ce qu’il a été convenu d’appeler Concertations Nationales ou Dialogue et qui, au bout du compte, a lamentablement échoué du fait des manœuvres de l’administration »,tranche-t-il.

Non encore reconnu par les autorités, le Parti RAG se veut néanmoins optimiste.

Pour la formation politique dirigé par Oumar Ould Yali, « ces prochaines élections municipales, régionales et législatives devront être pour notre parti une autre occasion de surmonter, comme par le passé, tous les obstacles dressés sur notre chemin et remporter par la voie des urnes, d’autres nouvelles éclatantes victoires démocratiques au su et au vu de la communauté nationale et internationale. Pour ce faire, nous continuerons inlassablement à ignorer tout ce qui est de nature à détourner notre attention, à ignorer toutes les campagnes nocives menées contre nous, d’où qu’elles viennent, toutes les diffamations, tous les dénigrements et, de plus belle, attachons nous plutôt à l’essentiel c’est-à-dire l’encadrement, la formation, la mobilisation et la sensibilisation des populations. Nous vaincrons par la volonté de Dieu et par notre attachement indéfectible à la justice, à l’égalité, à la fraternité de tous les mauritaniens et à l’unité de la RÉPUBLIQUE », prédisent les partisans du député.

Saydou Nourou T.

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=760292

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● Communiqué de presse : Encore le scénario de Fam Lekhératt | Par Omar Yali (Le parti RAG)


La Direction du Parti Refondation pour une Action Globale vient d’apprendre la reproduction à Tenaha (commune rurale dépendant de Kankossa donc en Assaba) du scénario honteux monté il y a moins d’un mois à Fam Lekheratt, dans la même Wilaya.
Ce scénario second de son genre intervient suite à l’adhésion massive des mauritaniens au projet de société de RAG dont le Président Député Biram Dah Abeid est porteur; ce scénario intervient également à quelques mois des prochaines consultations électorales pour terroriser les populations qui disent haut et fort non à la reproduction de l’élection des dignitaires de l’état, non à l’absence de la transparence électorale, non aux votes à connotations tribales ou régionales et oui à la liberté individuelle de tout citoyen mauritanien à choisir son candidat.
La répétition de scénarios tels ceux de Fam Lekheratt et Tenaha ne pourront jamais réduire à néant la volonté du peuple de sortir enfin du cercle vicieux des pratiques, conceptions et idées erronées desquels les ennemis de l’égalité, de la justice sociale, de la fraternité et du progrès refusent absolument de se départir. Ce refus absolu au regard de la prise de conscience des populations qui aspirent au renouveau risque d’entrainer le pays vers l’inconnu. C’est pour cette raison qu’un appel urgent est lancé au gouvernement, aux formations politiques et de la société civile comme à toutes les bonnes volontés pour venir en aide à la Mauritanie qui se noie.

Nouakchott le, 19 octobre 2022

Oumar Yali Président du Parti Refondation pour une Action Globale (Rag).

● « La politique n’est pas une affaire de gens médiocres » | Par Souleymane Sidibé

Partie 1 : « La politique n’est pas une affaire de gens médiocres », a martelé Abdou Diouf.


Je rappelais souvent -à tort et à travers comme d’autres – que ce dernier avait évolué dans les gradins présidentiels. Étant donné qu’il fut l’homme politique à la tête de l’État sénégalais, un titre qu’il mérite amplement, il lui arrivait de ne lire la misère des populations que dans les journaux.

Or, nos pays ont besoin de femmes et d’hommes politiques qui ont un travail, un salaire ou un traitement (s’agissant de la paie que l’on reçoit de l’État) loin des recettes de la politique, tout en étant des acteurs de terrain proches du peuple.

Le président Abdou Diouf était un brillant intellectuel doublé d’un homme d’Etat que le mérite avait propulsé au sommet. D’ailleurs, Churchill dira q’un Homme d’Etat est celui qui pense à la prochaine génération plutôt qu’aux prochaines élections.

Dans notre contexte politique mauritanien où l’on veut éviter de coller l’étiquette politique à certaines choses, sorties politico-médiatiques, etc., il y’a lieu de préciser que la date des législatives approche. De même, celle des élections présidentielles. Aussi, l’on ne sait plus qui est opposant au système ou dans le système.

L’assertion du voisin sénégalais, le président Abdou Diouf, prend tout son sens ici. Et la vision de Churchill doit encore plus nous habiter. Il est certain que l’égoïsme détériore la vision en politique. La mégalomanie, également en politique. L’absence de transparence dans la gestion de son parti, des financements pour les élections, le rôle défini pour chaque membre du bureau est d’autant plus crucial que nécessaire.

Pour m’arrêter là, en espérant avoir été bref, les politiques à l’image des « maîtres d’écoles [qui] sont des jardiniers en intelligence humaine », doivent être les jardiniers de l’espérance en agissant sur les destinées. Bref, en pensant aux générations futures par des politiques publiques, des propositions qui débouchent sur des actions.

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● Mauritanie | Concertation Entre L’Intérieur Et Les Partis : L’illustration Parfaite Du Cosmétique Politique [Points Chauds]

Comme on dit souvent que c’est au pied du mur que l’on reconnait le vrai maçon, à l’œuvre que l’on découvre le bon artiste.
La démocratie est universelle et parfaite. Elle n’est en principe pas l’apanage des seuls occidentaux, comme elle reste, en dépit d’un long apprentissage des règles de l’Etat de droit, le maillon faible des africains,

Pourtant, s’il y a un seul régime politique aujourd’hui en Afrique, si non au sahel, qui doit tout à la démocratie c’est incontestablement le régime de Ould Ghazouani
En Mauritanie, cette démocratie vient de connaitre un nouveau et sans précèdent revers, avec une concertation circonscrite à 25 partis et excluant plus de 70 autres.
Et ironie du sort, certains observateurs et analystes parlent de prouesse inédite dans les annales de l’histoire du multipartisme en Mauritanie.
Pourtant et honnêtement parlant, ce soi-disant exploit fondé sur une concertation partielle n’est pas synonyme de démocratie, ce concept qui signifie tout système politique dans lequel le peuple est souverain, c’est-à-dire, les partis politiques portés par des leaders défendant des projets de société en gestation pouvant avec le temps arriver au pouvoir et matérialiser par conséquent sur le terrain de la réalité les ambitions de leurs électeurs, autrement dit le peuple.
Ce qui revient à dire qu’exclure des formations politiques populaires comme le RAG, les FPC et les CVE dans leurs deux versions ou susceptibles de l’être, c’est bloquer les programmes de ces partis et par conséquent entraver la matérialisation des aspirations de leurs centaines de milliers de partisans dont une grande majorité est révoltée aujourd’hui contre la loi d’orientation sur l’éducation.
Autant dire que limiter la concertation à 25 partis de toute la classe politique mauritanienne ne peut en aucun cas faire avancer l’expérience démocratique mauritanienne, qui avait fondé d’énormes espoirs sur l’arrivée au pouvoir du Président Ould Ghazouani et saluer ses efforts louables déployés pour apaiser la scène politique et esquisser un dialogue inclusif prometteur, avant que toutes ces actions qui ont suscité un sentiment de satisfaction généralisée ne se dissipent après la suspension surprenante desdites négociations et l’engagement unilatéral du gouvernement, avec la bénédiction naturelle des parties de la majorité et de certains partis de l’opposition, de la concertation en vue de la préparation des futures élections législatives, régionales et municipales, avec comme couronnement la signature du très controversé document final sur l’agenda électoral de 2023.

Une entreprise politique menée en solo aux risques énormes dès lors où en faisant fi des projets de sociétés des autres poids lourds politiques incontestés du pays, elle expose inéluctablement la Mauritanie à l’instabilité, au chaos et à la déchirure.
Si le ministère de l’intérieur s’était soucié réellement de ne pas mettre la charrue devant le bœuf et que les « 25 » s’étaient abstenus de se prêter indirectement à ce jeu malsain excluant des pans énormes des représentants du peuple, il aurait commencé d’emblée et avant toute autre démarche, par accorder des autorisations de se constituer, en formation politique, à tout vrai ou présumé leader politique afin de lui accorder l’occasion de prouver sa popularité sur le terrain à travers les votes, au cours des futures élections.
C’est seulement après le verdict des urnes et l’identification des forces vives réelles de la nation, qu’une concertation digne de ce nom peut être lancée.
C’est d’autant plus vrai que les actuelles forces politiques, les députés, les présidents des conseils régionaux et les maires, tant de la majorité que de l’opposition, se sont érigés sur le faux, la fraude, le manque de transparence, le népotisme …
La question qui s’impose est de savoir si la démocratie en Mauritanie saura-t-elle se remettre d’un tel rendez-vous manqué?
Le grand regret réside dans l’attitude complice et coupable des partis signataires
Il faut donc nécessairement pour jeter les bases d’une démocratie autoentretenue repartir de zéro.
A bon entendeur Salut !

MOULAYE NAJIM MOULAYE ZEINE

©️ via https://pointschauds.info/fr/mauritanie-concertation-entre-linterieur-et-les-partis-lillustration-parfaite-du-cosmetique-politique/

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