Célébration de la 1ère édition de la Journée mondiale de la langue Soninké sous le patronage de son Excellence Adama BARROW, Président de la République de Gambie, se tiendra le 25 septembre au siège de l’UNESCO à Paris. Le thème retenu pour cette célébration est « Le Soninké à l’ère du numérique ».
La Présidence de cette journée est assurée par la délégation permanente de la République de Gambie.
L’événement a été officiellement acté lors de la 217e session du Conseil exécutif de l’UNESCO en octobre 2023, marquant un moment historique pour la langue soninké. Parlée par des milliers de personnes en Afrique de l’Ouest, la langue soninké devient ainsi la deuxième langue africaine à bénéficier d’une journée mondiale adoptée par l’UNESCO.
Les moments forts de la journée :
Cérémonie d’ouverture : Dès 9h, la journée commencera avec des déclarations institutionnelles de personnalités influentes, donnant le ton d’une journée de célébration et de réflexion.
Musique et Exposition : Plongée immédiate dans la culture soninké avec des performances musicales et le vernissage d’une exposition qui mettra en avant des photographies, des œuvres d’artisanat et des écrits d’auteurs soninkés. Une immersion sensorielle dans l’âme de la culture soninké.
Déjeuner animé au son du Djembé : Un déjeuner festif rythmé par des percussions de djembé, offrant un moment de convivialité et de partage autour des saveurs de la culture soninké.
Panels de discussions :
Panel 1 : Langue et culture soninké : Un débat sur l’importance de préserver et de promouvoir la langue et la culture soninké, tout en explorant les défis et opportunités de l’ère numérique.
Panel 2 : L’éducation en langue soninké : Discussions sur l’intégration de la langue soninké dans le système éducatif et les initiatives pour son développement.
Gala de clôture : La journée se terminera par un gala, célébrant la culture soninké à travers des performances artistiques, des discours inspirants et des moments de partage inoubliables.
Le 25 septembre, promet d’être une célébration mémorable et enrichissante, marquée par des échanges culturels, des découvertes, et une véritable immersion dans le patrimoine linguistique et culturel soninké.
● ÉVÈNEMENT : Journée internationale de la langue soninké 25 septembre 2024 – 10:00 am – 25 septembre 2024 – 9:30 pm Location : UNESCO Headquarters, Paris, France Rooms : Room II Arrangement type : In-Person Language(s) : Français Anglais
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À Thale’s Academy, Votre réussite est notre priorité !
Mohamed Camara, originaire de Guémou, au sud de la Mauritanie, a parcouru un cheminement académique remarquable et diversifié. Après avoir complété ses études primaires, secondaires et universitaires en Mauritanie, il a enrichi son parcours en poursuivant des études en France.
Titulaire de deux Masters, il obtient son premier diplôme en Gestion de l’Environnement, avec une spécialisation dans la gestion des activités extractives, de l’Université Gaston-Berger de Saint-Louis au Sénégal. Son deuxième Master, en Économie Appliquée, avec une option en économétrie financière, lui a été décerné par l’Université de Paris 8. Par ailleurs, il possède une licence en Administration Publique obtenue en Corse.
Mohamed Camara en publiant le livre intitulé La mondialisation appauvrit-elle l’Afrique?, pose une question majeure de notre temps. En effet l’Afrique, berceau de l’humanité, des premières civilisations a toujours été au cœur de relations avec le reste du monde.
De l’antiquité gréco-romaine en passant par les grandes explorations européennes à partir de l’ouverture atlantique au 15e siècle à la colonisation jusqu’à la globalisation actuelle, l’Afrique a eu son rôle à jouer. Toutefois avec l’esclavage transatlantique, la colonisation et aujourd’hui le néo-colonisation, la place réservée à l’Afrique dans la mondialisation suscite de nombreuses questions.
L’Afrique en participant à la mondialisation est-elle simplement reléguée au statut de pourvoyeuse de ressources humaines et naturelles destinées au monde capitalisme occidental et aux puissances dominantes? Sans trop rentré dans les considérations historiques, idéologiques et géopolitiques, l’auteur Mohamed Camara se limite à nous pousser à réfléchir sur la véritable place réservée à l’Afrique dans la mondialisation actuelle.
Son livre, très édifiant, met en exergue les enjeux réels et les véritables effets de la mondialisation en Afrique. Il expose les véritables acteurs du commerce international dominé par le monde occidental et les nouvelles puissances montantes. Mohamed Camara analyse et décortique la situation de l’Afrique, continent qui regorge certes de matières premières mais qui ne participe pas aux décisions concernant l’acquisition de ses matières premières par le monde dominant.
L’Afrique privée d’une industrie de transformation locale est en effet contrainte d’exporter ses matières premières qui lui reviendront en produits finis vendus très chers. En lisant le livre de Mohamed Camara, on réalise bien que la mondialisation suit une certaine évolution, une certaine logique qui malheureusement ne datent pas d’aujourd’hui.
Par ailleurs, les retombés du commerce international tel qu’il fonctionne aujourd’hui ne profitent pas non plus à l’Afrique. Avec des sources fiables, des arguments solides et des chiffres tirés d’études de spécialistes, Mohamed Camara s’attèle à montrer que la mondialisation telle qu’elle est conçue ne peut pas développer l’Afrique.
L’Afrique selon lui ne fait que le jeu de la mondialisation au bénéfice du monde dominant. Il regrette que le continent africain tarde à véritablement réfléchir et trouver une stratégie efficace pour occuper sa place et intégrer définitivement les échanges mondiaux.
Face à ce constat, Mohamed Camara rappelle que la mondialisation pourrait bien être une chance, une véritable opportunité de développement de l’Afrique à la condition unique que les pays africains se spécialisent chacun dans un domaine précis et en devienne le maître et le décideur. À travers ce livre, Mohamed Camara apporte des informations scientifiques et documentées et comble un vide historique sur un sujet majeur de notre temps.
Dr Amadou BA
Historien, politologue, chercheur et auteur.
Enseignant en histoire et en science politique à l’université Laurentienne Sudbury Ontario Canada
« Les solutions derrière les limites » L’équipe CAPAC.
Ces dernières heures, nous avons appris l’annonce de l’inauguration officielle à Nouakchott du Cabinet Africain d’Analyse, de Prospective et de Conseil (CAPAC). Via des posts publiés sur le fil d’actualité du réseau social Facebook, 2 membres de l’équipe de direction, messieurs Dr Sidi NDIAYE et Dr CheikhGUÈYE ont exprimé leur satisfaction pour la naissance de leur structure.
Ci-après les visuels médiatiques de présentation consacrés à ce Cabinet comptant couvrir divers champs d’intervention avec compétence et professionnalisme :
Ici, nous tenons à les féliciter chaleureusement et leur souhaiter réussite et élévation dans leurs activités.
Le Pr Farba Bouyagui Tamboura est depuis, le 12 mars 2024, élu directeur de l’Ecole Doctorale des sciences et Techniques et de Sciences de la Société « EDSTSS » de l’Université Alioune Diop de Bambey (Sénégal).
Cette distinction de notre compatriote hors de nos frontières est révélatrice de la performance des étudiants et enseignants universitaires mauritaniens notamment lorsqu’ils sont à l’étranger et admis dans un environnement sain, qui promeut l’excellence et le mérite.
Cette élévation de notre compatriote est un exemple parmi d’autres où de Mauritaniens inconnus au pays jouissent de notoriété et respectabilité à l’étranger. Ce qui donne raison à l’adage selon lequel » nul n’est prophète chez soi ».
L’école mauritanienne qui « gagne » à l’étranger, et décadente à l’intérieur doit interpeller nos dirigeants à plusieurs niveaux…
Le problème de notre système éducatif est donc conjoncturel, soit la conséquence de plusieurs reformes bidouillées pour servir des desseins idéologiques sans fondements académiques et scientifiques.
Le Pr Tamboura est aujourd’hui cinquantenaire. Son parcours montre jusqu’à quel point, la vitesse grand V de la décadence l’école mauritanienne. Jusqu’ aux années 90, il était encore possible de sauver le système éducatif du marasme et de la léthargie. Mais il fallait des hommes courageux, patriotes, visionnaires et animés de bonnes intentions.
Le Pr Tamboura a fait ses études primaires à l’ecole I de Selibaby, ville dont il est natif notamment dans le village de Bambaradougou.
Après l’obtention de son baccalauréat série D en 1994, il s’inscrit à la Faculté des Sciences et Techniques de Nouakchott.
En 1998, année de la maîtrise, M. Tamboura est major de sa promotion et obtient une bourse d’État pour faire des études de 3 ème cycle au Sénégal dans le domaine de la chimie. Cette bourse a ouvert la voie du succès et de la gloire à notre compatriote : Il est titulaire du Diplôme d’Etudes Approfondies « DEA » en 2000 à (UCAD) l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, d’un Doctorat de 3ème cycle en chimie Moléculaire en 2002, d’un Doctorat d’Etat en chimie Moléculaire en 2012 à l’UCAD.
En 2009, le Pr Tamboura entame une carrière professionnelle au terme d’un recrutement très sélectif pour être Enseignant-chercheur à l’Université Alioune Diop de Bambey (Sénégal).
C’est au sein de cet environnement académique où la science est vénérée et considérée comme le seul critère d’ascension, plus que l’origine sociale ou la nationalité que le Pr Tamboura a évolué et s’est fait distinguer par la compétence, la rigueur et le travail bien fait.
Ainsi, il sera tour à tour élevé au grade de Maître Assistant au Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur « CAMES » 2011, grade de Maître de Conférences au CAMES 2013, Grade de professeur titulaire des universités du CAMES 2020.
En 2011 – 2017, M. Tamboura est nommé Chef de département de chimie de l’Unité de Formation et de Recherche « UFR » en Sciences Appliquées et Technologies de l’Information et de la Communication « SATIC ».
Mai 2017 à novembre 2021, il est directeur de la Cellule Interne d’Assurance Qualité (CIAQ) puis, directeur de la recherche à l’Université Alioune Diop de Bambey.
Professeur émérite, Farba Bouyagui Tamboura peut se prévaloir de quelques 47 articles published dans des journaux et revues scientifiques internationaux.
Du 18 au 19 mai, l’Association pour la Promotion de la Santé des Jeunes a organisé une formation destinée aux relais communautaires de diverses communes de Nouakchott. Axé sur la santé reproductive, cet événement a rassemblé des participants motivés et désireux d’approfondir leurs connaissances.
La présidente de l’association Hawa Ba a expliqué l’importance de promouvoir la santé des jeunes. Elle a également fait une présentation sur la vision et la mission de l’APSJ. Elle a souligné l’impact des relais communautaires dans la diffusion des informations et le soutien aux jeunes.
Par la suite, M. Aliou Diop, l’un des principaux formateurs, a entamé les sessions de formation.
Durant les deux jours, la formation a alterné sessions théoriques et sessions pratiques. Chaque après-midi, deux autres formatrices, Aminata Diarra sage-femme et Haby Sow infirmière en formation, ont pris le relais, apportant leur expertise.
Elles ont détaillé les différentes méthodes de contraception, répondant aux nombreuses questions des participants et dissipant leurs doutes.
Les participants ont exprimé leur satisfaction, soulignant l’utilité de la formation. Babo, un jeune relais, a témoigné : « C’était la première fois que je voyais et que je connaissais toutes ces méthodes de contraception. Ça m’a vraiment ouvert les yeux. » Fatimata Ba , une autre participante, a partagé son expérience : « C’était une occasion de voir toutes les méthodes. La sage-femme a pris son temps pour tout expliquer. »
La formation s’est conclue par une séance d’engagement, où les relais ont promis d’organiser des séances de sensibilisation dans leur communauté. Cet engagement a été suivi par la remise d’attestations de participation, et l’événement s’est achevé par une photo de groupe, immortalisant la fin de la formation.
J’ai lu les TDRs du projet de film documentaire sur l’Empire du Ghana (Wagadu) dont le commanditaire est le Ministère de la Culture, de la jeunesse , des Sports et des Relations avec le Parlement.
Les protestations de la communauté Soninké sont plus que légitimes. En effet, lorsque vous parcourez le document, il y a quand-même quelques curiosités qui présagent d’une volonté d’orienter le documentaire, en mettant en exergue des éléments historiques généraux au détriment des aspects singuliers, authentiques et propres à une communauté historiquement, politiquement et géographiquement définie et connue.
• Premier constat :
Le nom Wagadou n’apparaît nulle part dans les termes de références (TDR s) du film documentaire. Or, l’empire de Wagadou est l’appellation consacrée et authentique des fondateurs. En évitant et en escamotant ce terme chargé d’histoires et de signification en langue Soninké relève de la malhonnêteté intellectuelle ou d’une volonté de falsifier l’histoire.
• Deuxième constat :
Dans les TDRs, le vocable Soninké est absent : Il n’est pas cité même une seule fois. Voilà des indices qui peuvent expliquer l’inquiétude de la communauté Soninké notamment dans un pays où l’impérialisme culturel se meut en négation de la culture de l’autre.
Autre insuffisance des TDRs
On peut lire entre les lignes une volonté de donner à cette histoire, à ce patrimoine une dimension nationale. Ce qui n’est pas mal en soi du fait qu’ il participe d’une vision de construction de l’unité nationale et certainement de l’expression d’une forme de patriotisme. Cependant les limites d’une telle démarche résultent du fait que l’Empire du Wagadou ( Ghana), bien qu’ayant pour capitale Koumbi Saleh ( en Mauritanie) est antérieur au découpage colonial des frontières.
Ainsi l’histoire de cet empire apostrophe et interpelle d’abord les Soninké du monde, aujourd’hui répartis dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest principalement (Mauritanie, Mali, Sénégal Gambie, Guinée et Côte d’Ivoire ), en plus de la diaspora.
S’y retrouvent dans cette histoire tous les peuples africains, du fait de la symbolique et de ce qu’aura été cet empire en termes d’organisation sociale, politique ainsi que sa stature aux plans du négoce et du brassage.
Un film documentaire sur cet empire doit être très sérieux et ne peut être circonscrit que dans les limites de la Mauritanie. En effet, ce patrimoine est également celui des Soninké vivant dans les pays cités plus haut, en plus d’être celle de tous les africains voire de l’humanité.
Les personnes ressources devant être interviewées doivent impérativement appartenir à toutes ces entités. Cette liste devrait englober des « dépositaires » de la tradition orale, des historiens, des anthropologues, des journalistes, des universitaires, des politiques etc. de tous abords au niveau du continent et au-delà.
Il faut rendre à César ce qui appartient à César
Le destin a voulu que Kumbi Saleh, la capitale de ce grand empire Ouest africain (IV siècle au XIII siecle) soit en terre Mauritanienne et que les Soninké en soient les fondateurs. La Mauritanie doit en être fière et s’y identifier, en l’intégrant et en la considérant comme un pan du patrimoine national aux côtés des autres patrimoines de notre pays, une nation-arc-en ciel, multiethnique et multiculturelle.
Un film documentaire sur le rayonnement culturel de cet empire est à saluer à condition que cette démarche exclut toutes velléités de « réécriture » ou de falsification de l’histoire d’un peuple dont la paternité de l’empire, son antériorité et sa Gloire Soninké sont écrites avec de l’encre indélébile.
Jusqu’à preuve du contraire, l’empire du Ghana est Soninké et le demeurera. Et pour être complet, l’histoire nous renseigne que les envahisseurs, les rapineurs et les pillards étaient des chameliers, venus d’un ailleurs lointain : les tombeurs de l’une des plus grandes civilisations africaines d’alors.
Et comme si cela ne suffisait pas, ce film documentaire dans sa conception entend « anéantir » les survivances et les résidus qui ont échappé au travail de sabotage, de pillage des envahisseurs. Si pour ceux qui veulent « réécrire l’histoire » du Wagadou, Koumbi Saleh le nom de la capitale de l’empire est étymologiquement expliqué de manière fragmentée et sans cohérence, l’historien Soninké, Abdoulaye Waiga, lui affirme que que Koumbi vient de Koubeenu ( ceux qui ), ga saale (se sont déterminés ou distingués par leur courage et probité ).
Par un phénomène linguistique bien connu la contraction » Koubeenu ga sale » est devenu par l’usage Koumbi sale. Ainsi chaque unité lexicale peut être expliquée en Soninké d’hier et d’aujourd’hui : la capitale du Wagadu ( Koumbi Saleh) exprime une reconnaissance pour le courage et l’intégrité qui ont identifié et désigné cette aire géographique, posé en quelque sorte la première pierre de la ville du pouvoir politique Soninké.
La rubrique Grand Entretien du Blog (Le GEB) marque son entrée en 2024 avec une prolifique interview accordée par un natif de la région du Guidimagha mauritanien. En la personne de monsieur Aleyda TRAORE, un Masterien expérimenté en Géosciences et Ressources qui travaille en France depuis quelques années. Nos vifs remerciements à lui pour sa disponibilité qui aboutit à cet entretien d’une belle pointure.
~Bonne Lecture :
● Question 1 : Bonjour monsieur Traoré, merci d’avoir accepté notre interview. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? (+parcours universitaire et professionnel)
Aleyda TRAORE : Bonjour Koundou SOUMARE. Merci à toi de m’avoir donné l’opportunité de pouvoir m’exprimer à travers cet interview sur ton blog.
Je m’appelle Aleyda TRAORE, natif du village de Bouanze, Guidimakha. Né à Bouanze, j’y ai fait mes études primaires pendant mon enfance. A l’âge de 13 ans, je suis allé au collège de Ould-yengé (Guidimakha) où j’ai fait mes deux premières années de collège avant de rejoindre Nouakchott pour la suite de mes études du collège (Elmina), du lycée (Lycée Arabe et Lycée National). En 2000 j’ai obtenu mon baccalauréat en série D et j’ai intégré l’université de Nouakchott, à la Faculté des sciences et Techniques en parcours Biologie-Géologie. Après l’obtention de mon DEUG (diplôme d’études universitaires générale), j’ai poursuivi mon parcours de second cycle universitaire en filière de Géologie minière. J’ai obtenu ma maîtrise dans cette filière en 2005.
En septembre 2005, je suis arrivé en France pour poursuivre mes études de Géologie à l’université Henri Poincaré à Nancy où j’ai obtenu mon diplôme de Master en Géosciences et Ressources, parcours Pétrolier.
Après le master je suis rentré dans la vie professionnelle. Mon parcours professionnel a débuté au sein de l’université Henri Poincaré où j’ai occupé un poste d’assistant chercheur avant de m’orienter vers le secteur privé.
Aujourd’hui je suis dans ce secteur privé depuis 15 ans dans le domaine de l’environnement, particulièrement dans la dépollution des sols et eaux en tant que superviseur et référent environnemental des chantiers de dépollution des sols et nappes phréatiques. Je m’occupe précisément du diagnostic, analyse et interprétation des données des composés d’hydrocarbures entre autres dans les sols et dans les eaux.
● Question 2 : Étant issu de la communauté soninké qui est très attiré par l’environnement migratoire à travers le monde notamment en France, quel est votre diagnostic sur la situation actuelle de ce phénomène ? (Avantages et inconvénients) et également quelques éléments de votre expérience…
AT : La réponse à cette question est assez vaste, on peut y consacrer un livre entier, car les soninkos sont traditionnellement des grands voyageurs dans le temps et dans l’espace. Je vais donner mon point de vue d’une manière singulière en s’appuyant sur le cas de l’immigration de ceux-ci vers la France.
L’immigration en soi est positive à mon avis, dans les sens où elle contribue positivement à la croissance économique et au développement culturel des immigrés, de leurs familles et pays d’origine d’une part et elle a une forte influence sur l’économie du pays d’accueil d’autre part. Cependant comme toute activité, l’immigration a aussi son lot d’inconvénients.
Comme je l’ai dit plus haut, l’immigration chez les soninkos est très ancienne (on peut la chercher bien avant la fondation de l’empire du Ghana) et était très répandue dans le continent africain. Toutefois, les migrations contemporaines sont beaucoup plus orientées vers les pays occidentaux. Plusieurs facteurs expliquent cette orientation de ce flux migratoire des soninkos. On peut citer les deux guerres, où les soninkos étaient incorporés dans l’armée française, le besoin des occidentaux en main d’œuvre, notamment la France ruinée par les guerres pour sa reconstruction…
Pour rester sur la question, l’immigration est une des activités actrice du développement socio-économique en pays soninké. Les gouvernements des pays d’origine des soninkos ne sont pas suffisamment impliqués dans ce développement. Quand on regarde le Guidimakha de la Mauritanie que je choisis ici comme exemple puisque c’est ma région natale et c’est elle que je connais mieux que les autres régions des soninkos, la grande majorité des services de base de la vie (écoles, centres de santé, accès à l’eau potable…) sont des réalisations des immigrés. Cependant, il y a énormément de points négatifs liés à l’immigration et notamment chez les soninkos. En outre des difficultés linguistiques, culturelles liées à l’intégration on assiste à une vidange des familles et des pays de leur force, de leur matière grise et surtout de l’intellect. Le milieu soninké est frappé par un phénomène d’appauvrissement humain associé à des pertes des vies liées aux conditions de transit vers les pays d’accueil. Le durcissement des lois anti migratoires, la baisse de la qualité de vie par manque de logement, d’emploi, de permis de séjour et de travail en sont quelques exemples concrets qui doivent inciter les soninkos à prendre au sérieux cette question. Malgré cela, les populations n’ont pas forcément conscience du mal et n’en font pas une priorité, car le sujet n’est pas sérieusement abordé par les pouvoirs publics afin de trouver des solutions efficaces. La question sur l’immigration est un couteau à double tranchant qui nécessite un sérieux investissement et une profonde étude pour établir des nouvelles alternatives assez bénéfiques pour tous.
● Question 3 : En Mauritanie, autour de l’éducation, certains indexent une inquiétante baisse du niveau général des apprenants, quelle est votre analyse sur cette situation ?
AT : Le système éducatif de la Mauritanie a connu plusieurs réformes visant toutes une amélioration de celui-ci mais malheureusement le résultat est négatif, le niveau de l’éducation rétrograde d’année en année. L’analyse que je pourrais faire sur cela est d’ordre politique voire même constitutionnel se rattachant directement à l’histoire du pays et de sa population dans un premier temps et dans un second temps, cette régression pour ne pas dire « échec » du système éducatif n’est que le produit de la mauvaise gestion globale des institutions du pays donc de la politique de gouvernance.
La composition de la population n’est pas homogène. Les maures se réclament arabe et les noirs ont chaque ethnie (soninké, poular, wolof, haratine et bambara), sa langue et sa culture propre. La première catégorie représentant l’élite du pays souhaite imposer une langue et une culture arabe auxquelles elle se réclame à la seconde catégorie, alors que cette dernière a toujours été favorable à sa propre culture et langue maternelle et au Français qui est la langue du colonisateur. Une introduction des langues (Français puis arabe comme langue officielle et les autres langues comme nationales) dans la constitution et par la suite dans le système éducatif. Ainsi réformes après réformes au sein du système éducatif sont mises en place pour tenter de coupler les deux inclinations à travers des programmes éducatifs qui manquent systématiquement de solidité et de rigueur.
La deuxième explication essentielle à cette régression scolaire est associée à la mauvaise gouvernance des institutions. Il y a un réel manque de vraie formation des formateurs, un réel manque de compétence des pouvoirs publics à redresser la courbe de l’échec scolaire, un vrai manque de volonté des encadrants et parfois même des parents d’élèves à s’impliquer dans cette éducation, soit principalement par manque de moyens (financiers et matériels) alloués à la tâche, pour les encadrants ou soit par simple négligence et/ou méconnaissance de l’intérêt de l’éducation en ce concerne les parents d’élèves. Et c’est très dommage et surtout très regrettable pour un pays, car l’éducation est la principale responsabilité de tout en chacun et est le soubassement de toute compétence.
● Question 4 : La communauté soninké est traversée par une crise sociale latente liée à ce qu’on appelle « l’esclavage par ascendance », quelles seraient selon vous, des précautions efficientes pour recouvrer une certaine sérénité communautaire ?
AT : La communauté Soninké est une communauté très conservatrice. Les pratiques esclavagistes et féodales n’ont pas échappé à ce conservatisme soninké. Autrement presque toutes les civilisations du monde entier ont connu la pratique de l’esclavage sous différentes formes, néanmoins sont parvenues à son abolition quelle qu’en soit la forme. L’esclavage et le féodalisme perdurent chez les soninkos car ces derniers rattachent par méconnaissance la pratique à la religion musulmane alors que l’esclavage existait bien avant l’islam. D’ailleurs l’islam arrivé a mit en place une infinité de processus de libération des esclaves. Cependant l’aristocratie Soninké de manière générale s’apparente au Ku Klu Klan. Les esclavagistes Soninkés s’opposent vigoureusement à toute démarche de mise en liberté et à toute autonomie des personnes serviles, jusqu’à défier délibérément les lois et dispositions des autorités administratives, avec la complexité de certains hauts fonctionnaires, élus et cadres de l’État.
L’organisation Soninké fortement hiérarchisée basée sur un système de caste est un héritage du passé qui est malheureusement resté dans le conservatoire de la communauté. Toutefois, ces dernières années, plusieurs associations et ONG abolitionnistes issues de la jeunesse Soninké et autres, ont réussi tant bien que mal à réveiller les esprits à travers les réseaux sociaux. On note une nette prise de conscience du drame malgré une farouche opposition des féodaux esclavagistes. Je pense qu’il est temps que les soninkos comprennent que la machine de la sensibilisation est lancée et ne fera plus marche arrière. L’heure est au réveil et d’avancer avec l’Histoire. Le temps de ces pratiques ignobles est dépassé. Il faut évoluer positivement et se débarrasser de tous ces encombrants qui ne font que léser le bon fonctionnement de la société.
Pour éradiquer d’une manière efficace et efficiente ce fléau il faut qu’il trouve sa place dans les engagements sérieux des pouvoirs publics.
● Question 5 : Au cours de cette année 2024 aura lieu l’élection présidentielle en Mauritanie, quelles sont vos observations sur l’arène politique actuelle et votre grille de projection sur l’échéance à venir…?
AT : Récemment d’après certaines sources médiatiques, les chiffres publiés par l’agence nationale des registres de la population et des titres sécurisés indiquent au moins 500 000 personnes ont été enregistrées. Ceci dit qu’au moins 10% de la population Mauritanienne n’avait pas des documents nécessaires pour participer aux élections, s’ils en avaient l’âge d’y participer bien évidemment. A ce titre, je souhaite que l’État fasse tout le nécessaire pour que l’ensemble de la population (de l’intérieur comme de l’extérieur) ait un document qui lui permettra de s’acquitter de son devoir de citoyenneté.
Concernant les élections de 2024, j’ose rêver d’une participation de toutes et tous. Le Mauritanien depuis l’indépendance du pays rêve d’une vraie démocratie et un réel changement du système. Je pense que ces élections pourraient être une très grande opportunité pour les Mauritaniens de tout bord d’agir pour le changement. Ensemble, hommes politiques et citoyens, il est temps de mettre de côté nos égos individuels, de s’engager honnêtement et sincèrement pour s’unir et créer un vrai rapport de force. Merci.
En choisissant comme thématique phare la lutte contre le changement climatique, la 4e édition de MED’INNOVANT AFRICA a suscité l’intérêt des entrepreneurs et innovateurs africains : entre le 1er juillet et le 31 août 2023, ce sont au total 175 candidatures de startups et PME installées dans une vingtaine de pays africains, qui ont été réceptionnées par les responsables du concours de l’Etablissement Public d’Aménagement Euroméditerranée (EPAEM), à Marseille (France).
L’objectif ? Repérer et accompagner les développeurs de solutions innovantes qui rendront, demain, les villes méditerranéennes et africaines plus durables. Cette année, la majorité des projets concerne le développement durable et l’économie sociale et solidaire.
• MED’INNOVANT AFRICA, le concours pour les villes de demain
Particulièrement dynamique, la scène de la tech africaine poursuit son développement et attire de plus en plus l’attention des acteurs internationaux de l’innovation. Parmi les secteurs qui voient naître et croître de nombreuses startups africaines ces dernières années, celui de la ville fait partie des plus dynamiques. Engagé dans une démarche d’innovation et d’ouverture vers le continent africain,∫
Pour cette IVe édition, les projets présentés devaient s’inscrire prioritairement dans l’un des domaines suivants : ● Innover en matière d’énergie face au changement climatique ● Optimiser la gestion de la ressource en eau ● Favoriser le réemploi de matériaux ● Encourager les mobilités douces. Ainsi, l’aménageur poursuit son sourcing de porteurs de projets capables de développer des solutions adaptées aux territoires africains et méditerranéens.
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Les finalistes auditionnés à l’occasion d’Emerging Valley, les 27 et 28 novembre 2023
Pour cette IVe édition, 5 talentueuses entreprises africaines ont retenu l’attention du jury, composé de plusieurs partenaires d’Euroméditerranée :
BIOHEAT : cette startup tunisienne transforme les grignons d’olives en un combustible écologique, produisant moins de CO2 que le bois tout en offrant une haute performance calorifique. Dirigeant : Yassine KHELIFI
ECOPLAST INNOV : présente en Côte d’Ivoire, la startup Ecoplast Innov transforme les déchets plastiques et les pneus usagés en matériaux de construction et de revêtements pour l’intérieur et l’extérieur. Les pavés et les plaques décoratives sont 100 % recyclables. Elle s’occupe également de la sensibilisation, de l’enlèvement, du tri, du recyclage et réalise des services d’accompagnement aux entreprises. Fondatrice : N’da Amenan Edith KOUASSI
HABIDEM : entreprise mauritanienne, Habidem valorise des ressources locales en créant un isolant thermique biosourcé à partir du Typha, une plante nuisible. Dirigeant : Oumar WELE.
SASA PLAST : l’entreprise Sasa Plast, fondée en Mauritanie, transforme les déchets plastiques en pavés de rue, parpaings et bordures pour la construction. En plus de contribuer à la protection de l’environnement, l’entreprise soutient l’indépendance économique des femmes grâce à l’emploi. Fondateur : Cheikhna COULIBALY.
VIABLE WAYS CORP : fondée au Maroc, cette startup a mis au point une solution technologique pour améliorer la gestion des exploitations agricoles. Grâce à une application web et mobile, l’utilisateur peut gérer en temps réel les ressources ainsi que l’irrigation. Elle offre également des prévisions météorologiques et des actions préventives permettant d’optimiser la gestion de la ressource en eau. Fondateur : Yahya LOUGAGHI.
Les 5 finalistes sont invités à pitcher les 27 et 28 novembre 2023, durant le Sommet Emerging Valley à The Camp à Aix-en-Provence, près de Marseille. Ce rendez-vous, qui réunit les leaders de la Tech Afrique-Europe, sera une occasion unique pour ces porteurs de projets de renforcer leur visibilité et tisser des partenariats internationaux.
Le jury désignera ensuite deux lauréats lors de la cérémonie de remise des prix : « Le prix du jury » et « Le prix coup de cœur ». Tous deux bénéficieront d’un soutien financier pouvant aller jusqu’à 7 000 euros, et d’un accompagnement personnalisé de l’écosystème entrepreneurial local, afin de les aider à trouver des investisseurs et partenaires industriels en Europe et en Afrique.
● CHIFFRES CLÉS DE MED’INNOVANT 2023
> 175 dossiers déposés sur la plateforme
> 32 % de candidatures d’entrepreneures féminines
> Une vingtaine de pays africains représentés, avec une nette augmentation des candidatures en provenance d’Afrique de l’Est.
À propos d’Euroméditerranée – Depuis 1995, l’Établissement Public d’Aménagement Euroméditerranée (EPAEM) conçoit, développe et construit la ville méditerranéenne durable au cœur de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Labellisé ÉcoCité » depuis 2009, le périmètre d’intervention d’Euroméditerranée de 480 ha à Marseille constitue un véritable laboratoire d’expérimentation pour tester les solutions, services et dispositifs innovants qui feront partie intégrante de la ville de demain.
Le Docteur Mouhamadou SY est un passionné des mathématiques, expérimenté et dévoué avec un amour profond pour l’enseignement et la recherche grâce aux fruits d’un parcours académique exceptionnel passé dans les universités les plus prestigieuses du monde. Fort d’une expérience enrichissante en Europe et aux Etats-Unis, il consacre sa carrière à la recherche, à inspirer et à guider la jeune génération dans le monde fascinant des mathématiques. Ce qui lui a valu d’être porté à la tête de la chaire de recherche intitulé « Mathematiques et ses Applications » du prestigieux AIMS « African Institute for Mathematical Sciences » (Institut Africain de Sciences mathématiques). Un parcours d’excellence couronné par une thèse de Doctorat
De nationalité mauritanienne, Dr Mouhamadou Sy est un chercheur en mathématiques. Après son Bac C décroché avec brio en 2009, il va poursuivre ses études supérieures en mathématiques à l’université de Cergy-Pontoise en France où il s’impose tout de suite à la tête du classement des meilleurs étudiants de sa promotion malgré les conditions de vie particulières. Durant toute sa licence, il travaille comme professeur particulier afin de subvenir à ses besoins et financer ses études. Ses brillants résultats de licence ont été récompensés par une bourse d’une année de master octroyée par la RATP.
Une année plus tard, en tant que major de sa promotion, Mouhamadou Sy décroche la bourse d’excellence de l’université de Cergy-Pontoise pour effectuer son master 2. Ses excellents résultats font de lui l’un des étudiants les plus prometteurs de la région Ile-de-France et sont récompensés par un « prix au mérite en Sciences » attribué par l’Académie de Paris en 2014. La même année, il est retenu par le jury de la très prestigieuse bourse DIM pour un financement de trois ans afin de préparer une thèse de doctorat. Il soutiendra cette thèse en 2017 sous la direction de Professeur Nikolay Tzvetkov et de Professeur Armen Shirikyan à l’université de Cergy-Pontoise.
Les résultats de recherche de Docteur Mouhamadou Sy ont très vite attiré l’attention de la communauté mathématique bien avant la soutenance de sa thèse. Il sera très vite invité à les exposer lors des grandes conférences internationales et à des séminaires, y compris en Amérique dans des universités réputées comme Brown et le MIT. En 2018, il signe un contrat d’Associé de Recherche avec l’université Virginia aux Etats-Unis où il reste 3 ans. Il rejoint par la suite l’Angleterre et notamment le très réputé Imperial Collège London où il travaille avec le lauréat de la médaille Fields Martin Hairer. Docteur Sy fera ensuite son retour aux Etats-Unis à Johns Hopkins University, l’une des plus prestigieuses du monde.
Une production d’ouvrages scientifiques
Dr Mouhamadou Sy participe aussi activement à la production intellectuelle avec la publication de ses recherches et ouvrages en mathématiques. Il faut dire que le très jeune chercheur a publié ses recherches dans de très prestigieuses revues internationales.
Les thèmes de recherche de Dr Sy sont parmi les plus actifs de la recherche mathématique. Les équations de la dynamique des fluides et celles de l’optique non linéaire regorgent de puzzles extrêmement difficiles à solutionner et sont listées parmi les plus grands défis mathématiques du millénaire. Puzzles qu’il aborde avec des techniques probabilistes au développement desquelles il a déjà significativement contribué.
À côté de la recherche mathématique, Docteur Sy s’est vite intéressé aux questions de développement scientifique du continent africain dans le sillage du professeur Cheikh Anta Diop. C’est ainsi qu’il a posé et porté la question de la place des langues africaines comme moyens privilégiés d’éducation scientifique de masse. Dans ce volet de son engagement social et scientifique, sa contribution se compte à hauteur de trois (3) ouvrages de mathématiques (élémentaires, moyennes et avancées) écrits en langue Pulaar/ Fulfulde et de nombreux articles de vulgarisation scientifique.
Lors des conférences internationales organisées notamment par l’Unesco, Dr Mouhamadou Sy a défendu la promotion scientifique des langues africaines et leur introduction aux systèmes éducatifs.
Institut Africain de Sciences mathématiques, un nouveau défi
Après une riche expérience internationale dans la recherche et l’enseignement des Mathématiques, Dr Mouhamadou Sy décide de rentrer en Afrique et de rejoindre le prestigieux « Institut africain de Sciences mathématiques » (AIMS : African Institute for Mathematical Sciences) où il officie depuis le mois d’août dernier en tant que titulaire de la chaire de recherche financée par le ministère fédéral allemand de l’éducation et de la recherche à travers la fondation Alexander von Humboldt et le service d’échange académique allemand (DAAD).
Dans cet ambitieux projet qui mobilise plus d’un milliard de FCFA, l’objectif de Docteur Mouhamadou Sy et de ses collaborateurs allemands est avant tout d’offrir une formation de qualité à des jeunes africains en sciences mathématiques et leurs applications. Cette formation comprend les trois niveaux pré-doctoral, doctoral et postdoctoral avec en vue une préparation en techniques poussées de modélisation mathématique, d’analyse des modèles et de leurs applications. Sa toute première activité de formation vient d’avoir lieu : 15 jeunes africains venus de quatre pays différents ont suivi en octobre au centre AIMS une formation accélérée aux thèmes des équations aux dérivées partielles, de l’analyse stochastique et de leurs applications.
Pour Dr Sy : « Deux défis majeurs se posent aux mathématiciens africains : d’une part, il leur incombe de s’imposer à l’échelle globale avec une recherche novatrice et, d’autre part, il faut s’assurer d’une applicabilité de leur expertise à la résolution de problèmes concrets qui se posent au développement économique et social du continent africain. »
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