● Frontière Mali: Gouverneur Hodh El Charghi : «La Mauritanie est prête à répondre à toute attaque ou provocation…»

Senalioune – Les violations par l’armée malienne et le Groupe Wagner des frontières terrestres mauritaniennes à l’est du pays continuent de susciter à la fois désapprobation et inquiétude parmi les Mauritaniens, sur fond d’exigences pour mettre fin à toutes les provocations auxquelles les citoyens sont exposés.

La Mauritanie a annoncé la formation de comités pour rendre compte des pertes survenues suite aux récentes transgressions de Wagner et de l’armée malienne contre les villages de l’est du pays, a fait savoir par la voix du gouverneur de la Wilaya du Hodh El Chargui, Islam Ould Sidi.

Il a souligné que la Mauritanie est capable de protéger ses frontières et ses citoyens, et qu’elle est prête à répondre à toute attaque ou provocation, mais qu’elle préfère traiter avec sagesse et calme ce qui se passe actuellement à la frontière malienne.

Il a également souligné que l’armée est prête à faire face avec fermeté à toute nouvelle violation de la frontière.

Au cours des dix dernières années, plus de 50 Mauritaniens ont été tués par les tirs de l’armée malienne à la frontière commune entre les deux pays, et des dizaines d’autres ont été victimes d’arrestations arbitraires et de confiscations de voitures et de bétail.

Au milieu de ce mois, une force de la milice russe Wagner travaillant avec l’armée malienne est entrée sur le territoire mauritanien, plus précisément à la frontière sud-est, et a pris d’assaut les villages de Dar Al-Naim et Mad Allah.

Moustapha Sidiya

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● Lettre interpellative à l’adresse du président de la république, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouni

A son excellence Mohamed Ould Ghazaouni, Président de la République islamique de Mauritanie en votre qualité de garant de l’indépendance de la justice.

Rendre la justice est une fonction cardinale et essentielle dans un Etat de droit et dans une démocratie libérale. Les magistrats ont entre leurs mains la vie, la liberté, l’honneur et les intérêts moraux, financiers et matériels de ceux qui vivent sur le territoire de la République. Le rôle de la justice est de préserver la tranquillité, la paix et la vie en société. A ce titre, elle protège les plus vulnérables, juge les litiges et sanctionne les comportements prohibés.

Cependant, la session de la Cour criminelle de Selibaby s’ouvrira le 22 avril 2024 pour juger les affaires criminelles y compris celle que j’appelle «affaire du siècle de Diogountouro» sous le n° 46/RP/2022 pour de faits de «coups et blessures volontaire ayant entraîné la mort» autrement dit meurtre dans le jargon pénal commis dans mon village natal (Diogountouro).

Monsieur le Président de la République, en votre qualité de « garant de l’indépendance de la justice » (article 89 de la Constitution), je voudrais attirer votre attention sur cette affaire judiciaire truffée des irrégularités procédurales, des violations graves de droits de la défense et des dispositions du code de procédure pénale et de la détention abusive.

Monsieur le Président de la République, j’en appelle à votre sagesse et à votre sens de responsabilités au sens des articles 23 et 24 de la constitution afin que vous agissiez le plus vite possible pour que la justice fasse son travail dans l’art du respect d’un procès équitable.
A défaut d’annulation des actes de procédure, des actes d’enquête et instruction du début de cette affaire jusqu’à le rapport de la commission d’expertise (qui a constaté la disparition du téléphone de la victime après avoir été mis sous scellés par le juge d’instruction de Selibaby). Ledit téléphone constitue bien évidement un élément capital pour la manifestation de la vérité judiciaire pour toutes les parties au procès. Il est extrement important dans un procès pénal que les droits de la défense soient respectés. Enfin, que la justice soit rendue au nom de la mémoire de la victime et au nom des présumés innocents détenus arbitrairement.

Ce faisant, tout mauritanien a droit à ce que sa cause soit entendue devant un tribunal impartial et indépendant. L’indépendance de la justice est un droit constitutionnel, reconnu aux citoyens, qui garantit l’égalité de tous devant la loi par l’accès à une magistrature impartiale. Elle est la condition première d’un procès équitable pour une société civilisée et moderne.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’expression de ma haute considération.

Dr Boubou BA
Membre associé au centre de recherche (CHAD), Université Paris10-Nanterre
Juriste au Palais de justice de Pontoise-France

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● Manifestations à Amourj : la crise de la soif refait surface

Mauriweb – Une fois de plus, les vagues de chaleur étouffantes s’abattent à l’intérieur du pays, exacerbant une crise déjà endémique : la rareté de l’eau.

Ce jeudi 5 avril 2024, la ville d’Amourj, à l’extrême est de la Mauritanie, a été le théâtre de manifestations enflammées alors que les habitants expriment leur frustration face à la médiocrité des services de base, en particulier l’accès à l’eau et à l’électricité. Cette région du pays est coutumière de crises de soif sporadiques, aggravées par la montée des températures à l’approche de l’été.

Cette année ne fait malheureusement pas exception, avec en moyenne 44°C. Les jeunes, se sentant abandonnés par les autorités, ont décidé d’exprimer leur colère dans les rues de la ville. Regroupements spontanés et pneus enflammés telles sont les images qu’ils ont envoyées aux autorités de ce pays.

Face à cette agitation, les autorités locales ont été contraintes de solliciter des renforts de Nema, chef-lieu de la Wilaya du Hodh El Ghargui. La tension monte alors que la population exige des mesures concrètes pour remédier à la crise qui sévit depuis trop longtemps.

Il est important de souligner que cette situation n’est pas isolée. À travers toute l’Afrique, plusieurs régions font face à des records historiques de chaleur. Un exemple flagrant est celui du Mali voisin, où la ville de Kayes, à l’ouest du pays, a récemment enregistré une température frôlant les 50°C. Ces conditions climatiques extrêmes ne font qu’accentuer les difficultés déjà présentes dans des régions déjà éprouvées par la pauvreté et la marginalisation.

Ces manifestations à Amourj ne sont pas simplement des protestations contre la pénurie d’eau, mais aussi un appel désespéré à la justice sociale et à la responsabilité des gouvernements. Les populations locales ont le droit fondamental à des services de base dignes, notamment l’accès à l’eau potable. Il est temps que les autorités prennent des mesures sérieuses pour répondre aux besoins essentiels de leurs citoyens et pour faire face aux défis climatiques qui menacent de plus en plus leur quotidien.

La crise à Amourj n’est que le symptôme d’un problème plus vaste et plus profond qui touche de nombreuses régions africaines. Tant que des mesures concrètes ne seront pas prises pour lutter contre la pénurie d’eau et les effets du changement climatique, ces manifestations ne seront que le prélude à une série de troubles sociaux allant crescendo.

Il est temps que les voix des plus vulnérables soient entendues et que des actions concrètes soient entreprises pour assurer un avenir plus sûr et plus prospère pour tous.

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● Mauritanie : 4 policiers condamnés à perpétuité pour le meurtre d’un activiste sous la torture

Sahel-Intelligence – Quatre policiers mauritaniens, dont un commissaire, ont été condamnés à la réclusion à perpétuité pour avoir causé la mort d’un militant des droits de l’homme sous la torture l’année dernière dans un poste de police de Nouakchott, selon des sources judiciaires.

Les condamnés ont été reconnus coupables de « crimes de torture ayant entraîné la mort » d’une personne, « utilisation de la torture sans justification légale » et « altération de preuves pour entraver la justice ». De plus, un cinquième policier a été condamné à deux ans de prison, avec six mois avec sursis, pour avoir tenté de couvrir les auteurs du crime.

Mardi dernier, le procureur mauritanien a requis la peine de mort contre le commissaire Moctar Salem Ould Sidoua et deux de ses subordonnés pour être directement responsables de l’homicide.

Le militant des droits de l’homme Souvi Ould Cheine est décédé sous la torture dans un poste de police du nord de Nouakchott à la mi-février 2023, après avoir été convoqué pour une plainte de non-paiement de dette.

Sa mort a suscité l’émoi dans l’opinion publique mauritanienne et a déclenché des troubles violents pendant plusieurs jours près du poste de police concerné, qui a finalement été fermé en raison de la pression exercée par les manifestants. Il s’agit de l’un des rares cas où un haut fonctionnaire en poste en Mauritanie est publiquement jugé pour des actes commis dans l’exercice de ses fonctions.


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● Niger : pourquoi la base militaire d’Agadez est stratégique pour les États-Unis

RFI-Afrique – La junte au pouvoir au Niger a dénoncé, le 16 mars dernier, l’accord de coopération militaire passé avec les États-Unis, il y a douze ans. Un revers pour Washington qui possède une base aérienne de premier plan à Agadez. Détails.

Après les Français, les militaires américains pourraient à leur tour être chassés du Niger. Le régime des généraux au pouvoir à Niamey depuis le coup d’État du 26 juillet 2023 a dénoncé le 16 mars 2024, « avec effet immédiat », l’accord de coopération militaire passé avec les États-Unis en 2012, affirmant que la présence américaine était « illégale ».

Un revers de taille pour les autorités américaines qui possèdent une base aérienne de premier plan à Agadez qui leur permet de surveiller l’ensemble de la bande sahélo-saharienne.

Jusqu’au bout, les États-Unis ont pensé pouvoir sauver leurs installations militaires, installations stratégiques puisque les bases américaines en Afrique sont plutôt rares. L’US Africom, c’est essentiellement une empreinte à Djibouti et une au Niger à Agadez avec la base aérienne 201.

Sur le millier de militaires américains déployés au Niger, 700 sont présents sur cette base où les moyens aériens sont importants. Selon les derniers décomptes, il y a aujourd’hui sur les tarmacs deux avions de renseignement électro magnétiques, deux hélicoptères de manœuvres et surtout une dizaine de drones MQ 9 Reaper. Format qui peut gonfler avec des pics de 15 à 20 machines en cas de crise.

Les drones Reaper permettent à l’armée américaine d’avoir un regard sur l’ensemble du Sahel et en particulier sur la Libye qui est la voie d’accès vers la Méditerranée et d’y faire planer une menace armée.

Quel plan B ?

Ce départ contraint est donc un immense revers pour Washington qui, jusque-là, s’était montré très conciliant avec la junte. Ils ont cru, note un officier français de haut-rang, pouvoir « faire ami-ami » avec le Général Barmou, chef d’état-major des forces armées nigériennes (FAN), formé aux États-Unis.

Les États-Unis vont désormais devoir trouver un plan B. « Peut-être seront-ils motivés pour trouver une solution avec nous ? », laissent entendre les militaires français, car le Tchad serait la destination la plus logique, mais cela relève encore d’une feuille blanche.

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● Selibaby-Mauritanie : Brève chronique d’un feuilleton judiciaire abracadabrant à  deux vitesses…

Une affaire des coups et blessures…après une enquête préliminaire…le juge d’instruction ( JI) est saisi… Le JI est le magistrat du siège désigné dans le cas d’affaires pénales graves ou complexes pour instruire. Il est doté de larges pouvoirs lui permettant d’oeuvrer à la manifestation de la vérité…jusqu’ici rien d’étonnant…

Au cours de l’instruction la victime est décédée…le juge a requalifié les faits en  meutre et  a délivré une commission rogatoire à  la brigade de la gendarmerie chargée des infractions électroniques ( commission d’expertise à  Nouakchott) afin de procéder à une expertise sur le téléphone de la victime et ceux de présumés inoncents saisis et mis sous scellés par les enquêteurs lors de l’enquête préliminaire…jusqu’ici rien d’étonnant…

Dans son rapport d’expertise, la commission, a  precisé en application de l’article 106 de la loi du 15 juillet 2013 qu’elle n’a reçu que les téléphones des mis en cause, celui de la victime a disparu dans la nature ;  qui d’ailleurs constitue un élément essentiel pour la manifestation de la vérité…fait grave et gravissime…

Ainsi les experts concluent qu’ils n’ont trouvé aucun fait dans les téléphones des mis en cause de près ou de loin qui laisse supposer qu’ils ont participé à la commission de l’infraction…

Surprise,  à l’issue de conclusions du commission d’expertise téléphonique, le juge d’instruction à rendu deux ordonnances :

1- une ordonnance de non lieu  pour la personne à  qui on l’a accusé d’être le commanditaire ( en un mot, il est blanchi de tout fait lui concernant ),

2- une ordonnance de renvoi devant la cour pour les personnes accusées d’être les complices ( en un mot pour y être juger)…

Le procureur et la partie civile ont fait  appel de l’ordonnance de non lieu du JI à l’égard du présumé commanditaire devant la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Kiffa…la Cour d’appel a confirmé l’ ordonnance du juge d’instruction…Par la suite le procureur fait à  nouveau un pouvoir en cassation devant la cour suprême…ainsi la cour suprême a confirmé l’arrêt de la Cour d’appel de kiffa…

En consequence, je laisse a chacun d’entre vous de faire un syllogisme judiciaire et de faire une critique de la raison pure sur cette affaire  rocambolesque…

NB : Sous d’autres cieux, on déclare l’irrecevabilité de la procédure…c’est toute la procédure qui tombe dans l’eau pour cause, la disparition du téléphone de la victime…

Que la justice soit faite au nom de l’état de droit !!!

Par Dr BA Boubouhttps://www.facebook.com/share/p/t7VTvvWRfofmrWKh/

● L’émigration irrégulière : un saut dans la mort | Par le journaliste Seyré SIDIBE

Ces dernières semaines plusieurs familles subsahariennes, notamment  mauritaniennes, maliennes et sénégalaise, pour ne citer que ces nationalités des candidats à  l’émigration irrégulière, sont traumatisées, endeuillées par les mauvaises nouvelles qui circulent sur le sort de bateaux de migrants à  destination de l’Europe.

Les réseaux sociaux ont  largement diffusé des corps sans vie de subsahariens pêchés ou repêchés par des gardes côtés, ou encore des pêcheurs.

Des images terrifiantes et abominables qui interpellent la conscience humaine, nos gouvernants en premier lieu, nos sociétés entières dans tous leurs segments.

Des dizaines de  personnes sont encore portées  disparues. Leurs proches sont rongés, accablés et terrifiés par les informations qui circulent concernant le naufrage de bateaux sur l’Atlantique.

Pour certaines familles l’angoisse est totale, bientôt un mois ou plus, qu’elles  n’ont pas eu le moindre signe de vie de leur fils, d’un cousin, un frère, un oncle ou une tante  etc. qui s’est lancé dans cette aventure périlleuse.

Les plus chanceux sont ceux dont l’embarcation a été  interceptée par les gardes-côtes mauritanien ou marocain, généralement sur le point de s’échouer à  cause du mauvais temps, à  cause de la fatigue des capitaines qui se sont probablement égarés.

Ces infortunés, selon un rescapé, ont parfois passé plusieurs jours cherchant vainement  la terre ferme, sans vivres, sans moyens de communication mais surtout d’orientation.

Ils se lancent au gré des vagues sans possibilité de lancer un sos pour être entendu et secouru: ils cherchent désespérément un campement, une bourgade, peu importe.

Et lorsqu’ils rencontrent les gardes-côtes même de l’enfer, c’est la délivrance.
Et chacun réalise sa bêtise et qu’il est passé à côté du trépas, du suicide.
Si certains jurent par tous les saints de ne plus recommencer, d’autres sont hantés par le syndrome de l’Atlantique.
Ils sont prêts à  récidiver. Notre rescapé est de ceux-là. Nous l’appellerons Sidi, c’est un nom d’emprunt.
Il totalise cinq tentatives pour rejoindre le vieux continent, toutes se sont soldées par un échec cuisant, une prise de risque maximale, des économies dilapidées doublé de traumatisme.

Cette fois-ci,  Sidi le multi-récidiviste de l’Atlantique, nous confie qu’il a la poisse.
Loin de renoncer à  son projet de voyage, désormais, il est à la cherche d’un autre moyen moins risqué, selon ces mots pour aller en Europe.

Nous assistons à un suicide collectif et notre complicité est établie à  tous les échelons.
Il est clair, que cet exode mortel de la jeunesse africaine est un revers pour nos dirigeants. Un échec patent de leurs politiques de développement et de la gouvernance à tous égards.
Mais ce drame interpelle  aussi nos leaders d’opinions, de ce qui reste de la chefferie traditionnelle, les marabouts, les intellectuels, la société civile  et les médias.

Une mort stupide, insensée et absurde.Un suicide pour une cause indéfendable. Or, cette jeunesse pouvait mourir en martyr, si elle acceptait de se dresser devant nos dictateurs, devant les balles des forces anti émeutes, les coups de ceinturons  et en essuyant les gaz lacrymogènes pour réclamer : justice,  égalité, meilleures conditions économiques, sociales, sanitaires, et un partage équitable et juste des richesses .

Cette témérité à affronter les démons de l’océan, en défiant l’inconnu, l’invisible aurait servi à changer de gouvernance dans nos États. En effet, ce courage jusqu’à l’inconscience, l’insouciance, au renoncement à la vie peut déloger plus d’une dictature.
Au moins, ces jeunes seraient morts pour une cause juste, mort en héros, et ils auraient eu des  funérailles dignes, une sépulture.

Seyré SIDIBE

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● Mauritanie : la défense de feu Souvi réclame l’audition de l’ex patron de la Sûreté Mesgharou

Senalioune – Le collectif de défense de feu et activiste des droits de l’homme, Soufi Ould Cheine a réclamé au tribunal pénal près de la Wilaya de Nouakchott Nord, de faire tout ce qui est nécessaire pour mettre au grand jour toute la lumière sur le présumé meurtre du défunt dans l’un des commissariats de police de la capitale mauritanienne.

Le Collectif a appelé, s’il le faut pour connaitre toute la vérité sur cet horrible crime qui a enfoncé l’image de la police, entendre l’ancien directeur général de la sureté nationale (DGSN), le Général de division à la retraite Mesgharou Ghoueizi.

Le tribunal doit également écouter le médecin qui a préparé le premier PV sur l’assassinat de Ould Cheine, a affirmé le coordonnateur dudit collectif de défense, Me Ahmed Ould Ely dans son intervention devant le tribunal.

Nous sommes surpris de l’extraction de l’un des inculpés, à savoir Hamza Mohamedou, accusé par le parquet général de «non-dénonciation du crime », a ajouté l’avocat.

L’uniforme de Hamza est toujours saisi par le tribunal, en raison de la présence de sang du défunt sur la tenue, a indiqué l’avocat.

Le tribunal pénal de Nouakchott Nord a entendu le lundi 11 mars courant, les arguments et demandes du parquet général, ainsi que ceux de la défense de l’accusé et les demandes de sa famille.

D’horribles révélations avaient été faites dernièrement au procès des auteurs accusés du meurtre de Soufi Ould Cheibani, impliquant huit policiers, rappelle-t-on.

La mort du militant des droits de l’Homme Souvi Ould Cheine, survenue exactement, il y a un an (11 février 2023), dans des circonstances inconnues sur fond de présumées violences policières infligées à l’activiste, avaient déclenché plusieurs manifestations à Dar-Naim, à Nouakchott.

La police anti-émeute avait dispersé les manifestants venus protester aux portes du Commissariat numéro 2 de Dar-Naim, où Souvi Ould Cheine avait été arrêté et où il avait rendu l’âme à la suite de tortures policières. Le procureur général avait qualifié le drame de crime consécutif à des actes de violence infligés par les flics au défunt.

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● Passif humanitaire : C.A.M.I.V.E dévoile ses listes

Le Calame – La coordination des associations mauritaniennes des victimes des événements 1986 – 1993 (CAMIVE) a convié ses membres mercredi 6 mars, dans l’après-midi, à son siège d’Elmina. L’objectif de cette rencontre était de faire le point sur l’avancement du règlement en cours du dossier dit « passif humanitaire ».

A cette occasion, le secrétaire général du collectif qui rassemble 9 associations vivant en Mauritanie, au Sénégal, dans la diaspora et au Mali, le sergent Sall Abdallahi Moussa a dévoilé le contenu d’un mémorandum que le collectif a réalisé pour les autorités.

Le mémorandum liste les victimes à 58 officiers, 260 sous-officiers, 970 hommes de troupes, 4600 familles restées au Sénégal et 6000 familles au Mali, 487 portés disparus, 470 porteurs de séquelles, sans compter les 4182 de toutes catégories confondues.

C’est le fruit d’un travail de collecte et de tri trois ans durant, des victimes, des ayants droit, des rescapés civils, policiers et gendarmes, a- t- il indiqué, devant un auditoire qui attend depuis plus de trente ans un règlement consensuel et définitif.

Tous sont répondent à la main tendue du président de la république, suite aux appels de Ouadane et Djéol. N’a Nous espérons que notre travail contribuera à faciliter et à accélérer le travail des autorités’’, a souhaité Sergent Sall.

Les hommes et les femmes aux visages marqués par l’épreuve du temps, de l’injustice et de la douleur, sont venus aux nouvelles, parce que des informations qui circulent laissent croire que le dossier pourrait trouver un dénouement d’ici quelques jours, les autorités souhaitent le boucler avant la présidentielle.

Des commissions thématiques travaillent d’arrache-pied afin de mettre la dernière main sur les listes des personnes concernées.

Selon le secrétaire général de CAMIVE, le mémorandum sera déposé auprès des autorités compétentes : la présidence et le commissariat aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile…

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● La Mauritanie et l’UE signent une déclaration au sujet de la migration [ami]

La Mauritanie et l’Union Européenne, ont signé, jeudi à Nouakchott, une déclaration conjointe relative à la migration.

Le texte a été signé, côté mauritanien, par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, et côté européen, par la commissaire aux affaires intérieures de l’UE, Mme Ylva Johansson.

Le document, bien que non contraignant, fait office de cadre de référence en la matière, selon les signataires.

Dans son mot introductif à la session de travail précédent la signature de l’accord, le ministre de l’intérieur a souligné que la présence, en Mauritanie, de cette délégation de haut niveau de l’Union européenne, s’inscrit dans le cadre de la dynamique croissante qui caractérise les relations entre elle et l’Union Européenne.

Le ministre a indiqué qu’en amont, plusieurs rencontres fructueuses, dont celle ayant réuni le Président de la République, le Premier ministre Espagnol et la Présidente de la Commission de l’Union Européenne (UE), ont eu lieu afin de faciliter les travaux ayant permis la conception d’une déclaration commune sur la gestion de la question migratoire.

Il a souligné que le partenariat stratégique, est constitué de plusieurs volets : économique, diplomatique, sécuritaire, la migration régulière de mauritaniens vers l’Europe, la lutte contre la migration clandestine et les réfugiés.

De son côté, la commissaire européenne chargée des affaires intérieures, a déclaré être à Nouakchott, afin de renforcer la coopération avec la Mauritanie, qui est un partenaire stratégique important.

Selon elle, ce partenariat comprend un appui au financement sur la problématique de la migration. A ce propos, elle a estimé que la migration est un défi mondial qui préoccupe tous les pays, affirmant que des liens de confiance ont été tissés avec la Mauritanie, permettant ainsi d’aboutir à des accords et politiques de gestion des flux migratoires.

La commissaire européenne a, en outre, indiqué que le fléau requiert qu’on agisse au niveau global, mais aussi au niveau local, saluant le travail remarquable fait par la Mauritanie, qui accueille beaucoup de réfugiés.

Le document signé entre les deux parties, vise à accentuer la coopération entre les deux parties, notamment, en s’attaquant aux causes profondes du fléau. Il s’agira d’offrir des opportunités d’emploi, de formation et d’accès aux financements aux jeunes, d’une part, de lutter activement contre le crime organisé et le trafic d’être humains, d’autre part. Il sera question ici du renforcement de la surveillance des côtes, entre autres.

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence des ministres de l’Économie et du Développement Durable, M. Abdessalam Mohamed Saleh, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, M. Niang Mamoudou, du ministre de l’Intérieur de l’Espagne, M. Fernando Grande-Marlaska, de la secrétaire d’État Belge à l’Asile et à l’Aide à la Migration, Mme Nicole de Moor, au côté d’autres personnalités mauritaniennes et européennes.

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