● Mauritanie Politique | Nos diasporas politisées et nos duplicités… en Europe !



Ce jour, le clash de Bruxelles entre militants pro régime et éléments opposants est une illustration bruyante de ce qu’on connaît de fractures et bizarreries en termes d’incohérences militantes parmi nous en interne en Europe. Le dernier cas qui m’avait particulièrement troublé fut l’émergence subite d’une structure politique qui s’est lancée au sein d’une certaine diaspora au profit de l’ancien président Ould Abdel Aziz. Ce dernier, qui, durant plus d’une décennie, bafouait nos droits avec un grand zèle. Et aussitôt coincé dans les embrouilles avec ses amis du système, il a tenté une mue politique avec cette diaspora qu’il avait tant méprisée. N’avait-il pas laissé entendre que les manifestants contre les conditions discriminatoires du très controversé enrôlement biométrique, ne sont pas de mauritaniens.
Nous sommes traversés par de nombreuses et insaisissables contradictions dans les positionnements politiques et militants, et les élections législatives de 2023 ont été d’un grand moment de clarification pour qui sait observer et décortiquer nos circulations positionnelles par rapport aux enjeux, aux acteurs et aux affinités (communautaires, familiales, amicales…).

Pour nous cerner et fixer véritablement nos convictions, il faut plus que jamais nous organiser dans des structures formalisées (partis, sections, entités…) avec adhésions obligatoires.

D’ailleurs lors de la dernière réunion de notre instance RAG France en présence du président Biram Dah Abeid, mon propos abordait cette nécessité d’un cadre organisationnel lisible et incarné avec une légitimité acquise par une assemblée générale ou tout autre procédé consensuel. Assez d’un système de soutien frans-clubiste d’un public épars. Au sein duquel… seule la personnalité de Biram Dah Abeid semble réunir et autour aucune culture politique ni de discipline militante ni d’obligations de conscience collective. Une telle carence en termes d’organisation lisible et de structuration fonctionnelle pourrait affecter négativement le leadership courageux et l’aura de la personnalité porteuse du lead politique. Le leader politique d’une opposition véritable sous nos cieux s’habitue déjà inévitablement à d’énormes sacrifices martyrisants et sans un cadre organisationnel valide, légitime et rationnel à l’appui, sa santé physique et mentale prendrait des coups bloquants à terme. Ainsi, une responsabilisation militante des espaces civiques et politiques (zones à zones) devient un impératif de premier ordre pour espérer un déploiement efficient d’un projet politique auprès des citoyens et des opinions publiques à l’intérieur et également à l’international.

Donc..vivement une respectable, cohérente et visionnaire composition organisationnelle à travers l’Europe et un mouvement d’ensemble encarté Opposition politique et droit-de-l’hommiste. Autrement les stratégies cavalier-seul et autres petits jokerismes isolés ne nous rendent pas service et vont faciliter à certains de militer Opposant à Paris et d’aller manifester anti Opposant à Bruxelles…, c’est un peu du « mauritanien » petit calculateur et dissimulé selon les cartes d’intérêt à gratter.

20 septembre 2025

KS pour le BLOG

● La communication d’alerte du député et leader droit-de-l’hommiste mauritanien M. Biram Dah Abeid | Sur l’engrenage jihadiste dans la sous-région.

Tragédie du Sahel: Lettre ouverte aux Chefs d’Etat et de gouvernement

– du Mali

– ⁠de la Mauritanie 

– ⁠de l’Algérie

– ⁠de la Fédération de Russie

Aux dirigeants des instances internationales et sous-régionales :

Organisation des Nations unies (Onu)

Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao)

Organisation de la Conférence Islamique (Oci);

De la part de Biram Dah Abeid, député mauritanien, président de l’Ong Initiative de Résurgence Abolitionniste (Ira), lauréat des distinctions :

Prix des Nations Unies pour la Cause des Droits de l’Homme, Bassayire Alqourane, FrontLine Defenders pour la Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme, de la ville de Weimar pour les Droits de l’Homme, TIP des Héros contre l’Esclavage et la traite des personnes du département américain, Tulipe des Droits de l’Homme du gouvernement hollandais, du Courage dans La Défense des Droits humains du Sommet de Genève pour la Démocratie et les Droits de l’Homme, Doctorat Honoris Causa de l’Université Belge de Louvain, retenu parmi les 100 personnes les plus influentes au monde, du Magazine Times. 

Distinguées personnalités physiques et morales

Je m’adresse à vous, en ce moment de péril collectif, au sud du Sahara.  L’insurrection jihadiste met en danger de faim et de mort, des villages, des villes et des populations non combattantes et dépourvues d’armes. 

En Mauritanie, et depuis quelques jours, une grande inquiétude et un état de consternation se sont emparés du peuple, dont je suis l’un des représentants. La ville pieuse de Nioro du Sahel, proche du flanc sud de la frontière, devient l’objet d’une stratégie de siège hautement préjudiciable à la survie de ses habitants. Des milliers de civils, à l’instar de leurs compatriotes au centre et à l’ouest du Mali, y courent désormais un risque grandissant de pénurie, de tuerie et d’assassinats ciblés. Le chef spirituel soufi, Cheikh Mohamedou Ould Cheikh Hamahoullah, sommité religieuse de la sous-région, se trouve sous la menace d’une prise d’otage ou, pire, d’une élimination physique.

En conséquence, nous vous demandons de faire diligence aux fins de déclencher les étapes de la riposte que requiert la gravité du présent appel :

– Une action rapide et concertée visant à desserrer l’étau sur les populations de Nioro ; 

– ⁠Une opération spécifique en vue d’assurer la garde rapprochée du Cheikh et des siens ;

– ⁠Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’Onu, prélude à la convocation, dans les meilleurs délais, d’une conférence internationale, qui décidera, a minima, de l’aide humanitaire aux pays exposés à l’imminence d’un débordement par les déplacements massifs de réfugiés. 

Paris, le 5 septembre 2025

● De l’Empire du Ghana à la Diaspora : L’Odyssée Fracturée du Peuple Soninké. Par M. Mody Wassa



L’histoire du peuple Soninké est une fresque complexe, oscillant entre la grandeur passée d’un empire florissant et les défis contemporains d’une diaspora confrontée à la perte d’identité. Cet article explore les grandes étapes de cette épopée, depuis l’âge d’or du Ghana jusqu’aux réalités actuelles de l’exil.

• L’Apogée de l’Empire du Ghana : Un Phare en Afrique de l’Ouest

L’histoire des Soninkés débute au cœur de l’Afrique de l’Ouest, dès le IVe siècle, avec la fondation de l’Empire du Ghana, également connu sous le nom de Ouagadou. Les Soninkés, dotés d’une vision stratégique, ont su exploiter sa position centrale pour contrôler les routes vitales du commerce transsaharien. L’or, le sel et les ressources diverses affluaient vers Kumbi Sallé, sa capitale, qui est rapidement devenue un carrefour économique et culturel d’une ampleur sans précédent.
Au zénith de cette puissance, la famille royale des Cissé régnait. Le titre même de « Ghana » désignait le souverain, soulignant l’importance capitale de cette lignée qui incarnait la prospérité et l’organisation de l’empire. Sous leur règne, l’État atteignit son apogée, devenant un modèle de richesse et de stabilité en Afrique de l’Ouest.

• La Chute et la Fragmentation : Les Racines d’un Peuple Dispersé

Malheureusement, cet âge d’or n’était pas éternel. Le déclin commença par un affaiblissement interne du pouvoir des Cissé. Les conflits de succession et les tensions internes érodèrent l’autorité centrale, rendant l’empire vulnérable. Le coup de grâce fut porté par l’invasion des Almoravides, qui conquirent et détruisirent Kumbi Sallé en 1076. Cette chute marqua non seulement la fin d’un empire, mais aussi le début d’une longue période de chaos.
Le territoire autrefois unifié fut morcelé et les terres furent partagées entre de multiples clans guerriers rivaux. Des guerres généralisées éclatèrent, forçant de nombreux Soninkés à entreprendre un exode massif vers l’Est. Cet événement est considéré comme le point de départ de la longue tradition migratoire du peuple Soninké.
La désunion ne fut pas seulement politique ; elle fut également sociale. L’unité d’antan fut remplacée par un système clanique qui, de manière intentionnelle, créa des divisions. Pire encore, les savoirs ancestraux et les métiers traditionnels (comme le travail du cuir ou de la forge), autrefois valorisés, furent stigmatisés et dépréciés. Ces connaissances orales et techniques, qui constituaient une part essentielle de l’identité soninké, commencèrent alors à se perdre. La solidarité céda la place à une profonde défiance entre les clans, où les rivalités et les préjugés prirent le pas sur la cohésion.

• La Perversion de la Noblesse et la Fracture Identitaire

Avant la chute, la société soninké reposait sur des clans fondateurs (Wagué, Koussa, Kagoro, Karé), mais la noblesse n’était pas un statut hérité. Elle était une qualité personnelle, une noblesse de caractère acquise par les actions, la sagesse et l’intégrité de chaque individu.
Cependant, l’effondrement de l’empire et le chaos qui s’ensuivit pervertirent ce concept. La noblesse devint un statut social hérité par la naissance, s’éloignant de sa signification originelle de vertu. Cette nouvelle stratification sociale affaiblit davantage les liens entre les Soninkés et jeta les bases des divisions qui persistent encore aujourd’hui. Cette fracture identitaire, amorcée par la chute de l’empire, allait se renforcer au fil des siècles.

• La Diaspora Moderne : Entre Espoir et Dilemmes

L’histoire des migrations soninkés ne s’est pas arrêtée au Moyen Âge. À l’époque contemporaine, des vagues d’immigration massive ont eu lieu, en particulier vers la France. Poussés par la pauvreté et la recherche d’opportunités, des milliers de Soninkés ont émigré, laissant derrière eux leurs villages pour de nouvelles vies.
Aujourd’hui, la diaspora soninké est un pilier de développement pour leurs pays d’origine. Les envois de fonds (remises) sont une source de revenus vitale pour les familles restées au pays. Cependant, cette situation n’est pas sans ambiguïté. Les villages d’origine, autrefois centres agricoles dynamiques, se sont transformés en « villages dortoirs », où l’économie dépend désormais largement des fonds envoyés de l’étranger.
Cette aide, bien qu’essentielle, peut parfois glisser vers une forme d’assistanat, étouffant l’initiative locale et créant une dépendance. Un défi majeur se profile : la perte progressive de la langue soninké. Pour les jeunes générations nées loin de leur terre d’origine, la langue soninké s’efface au profit de celle du pays d’accueil, menaçant ainsi la disparition d’une part essentielle de leur identité culturelle.
Ces jeunes, souvent coupés de leurs racines, peinent à trouver leur place et se sentent tiraillés entre les attentes de leurs aînés (comme la reprise des responsabilités familiales et migratoires) et leur propre réalité. La diaspora soninké se trouve ainsi à un carrefour : comment préserver et transmettre un héritage si précieux lorsque les ponts culturels se fragilisent d’une génération à l’autre ?

• Conclusion

Le parcours du peuple Soninké est une illustration puissante de la manière dont les événements historiques, même lointains, peuvent continuer à façonner le présent. De la gloire passée de l’empire du Ghana à la réalité complexe de la diaspora, leur histoire est un récit de résilience, mais aussi de défis.

Mody WASSA
Écrivain-chercheur
wassamody@yahoo.fr

● Quand le refus d’écouter radicalise | Par M. Seyré SIDIBE

Tout commence souvent par une revendication simple : meilleure représentation, justice sociale, emploi, droits culturels ou politiques. Des doléances légitimes que des citoyens, se sentant lésés, portent au grand jour. Mais trop souvent, ces revendications sont ignorées, jugées fantaisistes, inappropriées, voire contraires à l’ordre établi. Les porteurs d’idées nouvelles sont diabolisés. Ils deviennent des conspirateurs, des traîtres, des agents de déstabilisation ou des porteurs d’idéaux “révolutionnaires” dangereux.

Ce prétexte permet de camoufler des injustices séculaires. Ceux qui osent demander changement sont réprimés, humiliés, pourchassés ou poussés à l’exil. Et là où l’injustice persiste, la radicalisation devient inévitable.

Mauritanie : quand l’alerte devient crime

Le 11 février 1966, le Manifeste des 19 contre l’arabisation forcée dénonçait l’introduction improvisée et forcée de la langue arabe dans le système éducatif national mauritanien. Les auteurs ont été arrêtés et sanctionnés.

En 1986, le Manifeste du Négro-mauritanien opprimé dénonçait les dérives du pouvoir et les discriminations envers les Négro-mauritaniens. La réaction fut disproportionnée : arrestations, pressions et silence forcé. Ces exemples montrent que le refus d’écoute, parfois sur des questions pourtant légitimes, nourrit le ressentiment et l’opposition radicale.

Quand l’histoire se répète

En 1789, la Révolution française éclate : le peuple réclame justice sociale et fin des privilèges. La monarchie reste sourde.

Résultat : insurrection, prise de la Bastille et effondrement du régime.

Plus près de nous, le Printemps arabe de 2011 en Tunisie et en Libye a commencé par des revendications simples : emploi, justice sociale, libertés politiques. Ignorées, elles ont dégénéré en chaos, parfois amplifié par des ingérences extérieures.

Le mouvement GANBANAXU FEEDE : une révolution silencieuse

Depuis près d’une décennie, des jeunes Soninké de la diaspora et des territoires ont initié une révision du contrat socio-communautaire Soninké, posée sur la discussion et la réflexion.

L’idée a été diabolisée, déformée, ridiculisée. Des pressions ont été exercées pour créer peur et découragement. Pourtant, la révolution intellectuelle continue : les mots “maître” et “esclave” sont désormais prononcés avec hésitation, preuve d’un changement dans les esprits.

Ces exemples, à travers les continents et les époques, montrent une vérité universelle : le refus d’écouter engendre la résistance et la radicalisation. La force peut réduire les conséquences visibles, mais elle n’éteint jamais le problème de fond.

La gouvernance durable passe par le dialogue, l’écoute et la reconnaissance des revendications légitimes. Ignorer cette vérité, c’est courir droit vers le conflit et la rupture sociale.

Seyré SIDIBE

● Mali Politique ~ Contribution | Mali : L’inéluctable recomposition du paysage politique. Par M. Brehima Sidibe


Cela fait cinq bonnes années que le Mali vit sous un régime de transition. En effet, depuis le renversement du régime d’Ibrahim Boubacar KEÏTA en août 2020, le pays est dirigé par un collège de militaires. Longtemps associés à la gestion de la chose publique, notamment depuis mars 1991 avec la chute du Général Moussa Traoré, les acteurs politiques semblent désormais être dans une longue traversée du désert. Cet état de fait changera inéluctablement le paysage politique. Ce que nous tenterons de démontrer dans cet article à travers trois facteurs.

1. Un narratif défavorable

S’il y a un élément qui participe à la recomposition du paysage politique, c’est bien le narratif utilisé pour qualifier le bilan de trente ans de démocratie. A tort ou à raison, dans les hautes sphères du pouvoir, nombreux sont ceux qui estiment que la déliquescence de l’armée, de l’école plus globalement de l’Etat est liée à la gestion faite par les acteurs politiques au cours des trentes dernières années. D’où l’apparition du vocable “Mali Kura” qui signifie “le Nouveau Mali”. Entendre par là que le temps de ces acteurs politiques est désormais révolu. Et le hic est que ce narratif a surtout été vehiculé par un certain Choguel Maiga, alors premier ministre et responsable politique de premier plan. S’il est vrai que ce dernier n’est pas de la même obédience politique que les acteurs du mouvement démocratique—en ce sens qu’il se réclame de Moussa Traoré—il faut dire qu’il fut ministre dans les gouvernements des présidents Amadou Toumani Touré et d’IBK. Il aura donc contribué, peut-être sans le savoir, à sa propre mort politique ainsi que celle de ses camarades. En effet, Choguel qualifie les militaires ayant pris le pouvoir comme étant des “monai bo denw” en d’autres termes “les dignes fils ou encore ceux qui agissent véritablement pour le pays”. En appliquant le principe de présupposition en analyse du discours, cela contraste avec les acteurs politiques. Au-delà des hauts responsables, ce narratif défavorable est repris par bon nombre des maliens qui pensent que les politiciens ont une grande responsabilité dans la tragédie que le Mali a connue. Plus qu’un narratif, cela aura des conséquences politiques.

● L’abrogation de la charte des partis politiques de 2005

Fort du narratif défavorable aux hommes politiques, les autorités de transition vont engager le processus de refondation de l’Etat. Cela commence par les “Assises Nationales de la Refondation de l’Etat” (ANR) en décembre 2021. Une des recommandations phare sera de réduire le nombre de partis politiques,de durcir les conditions de création d’une formation politique et de couper le financement public. Il est important de souligner que bon nombre d’acteurs politiques étaient en phase avec cette recommandation. Mais la rupture entre les autorités de transition et la classe politique interviendra à l’issue de nouvelles consultations en avril et mai 2025. A l’issue de ces consultations–boycottées par par la classe qui s’était réuni au sein de “l’Initiative des partis politiques pour la charte” et dirigée par Me Mountaga TALL, le décret sur la dissolution des partis politiques sera signé par le Général d’armée Assimi Goita après son adoption par le Conseil National de la Transition, l’organe législatif. Au moment où nous rédigeons cet article, ce décret d’abrogation est attaqué en justice par un pool d’avocats avec à sa tête Me Mountaga TALL. Il appartient désormais à la cour constitutionnelle de trancher. Mais le temps de la justice n’est pas forcément le temps politique.

● L’usure du temps

Le dernier facteur qui explique la recomposition à venir du paysage politique malien est l’usure du temps. En effet, comme nous l’avons évoqué plus haut, depuis la chute du régime de Moussa Traoré en 1991, une nouvelle génération est apparue sur la scène politique.Cette génération est appelée le mouvement démocratique. Pendant trente ans de démocratie pluraliste, ces acteurs ont partagé le pouvoir. Ce serait de la malhonnêteté intellectuelle d’affirmer que ce bilan est totalement négatif. Comme tous les pouvoirs, il y a eu des hauts et des bas mais le mouvement démovcratique a un bilan qui est tout à fait défendable à bien des égards. Cependant, l’usure du temps s’accompagne de l’usure du pouvoir. Les populations ont souvent eul’impression de devoir choisir à chaque consultation électorale entre les mêmes acteurs. En effet, certains noms ont marqué cette période, que l’on songe à Soumaïla Cissé, IBK, Soumeylou Boubèye Maiga, Mountaga Tall, Tiébilé Dramé… On remarquera d’ailleurs que parmi les noms cités, seul Mountaga Tall est en vie. C’est également cela l’usure du temps.

En définitive, nous affirmons que les cinq dernières années auront été le temps de la recomposition du paysage politique malien à travers les trois facteurs que nous venons de développer. Toutefois, il serait naïf de penser qu’on peut diriger un pays sans acteurs politiques. D’ailleurs les autorités de transition ont elles même souligné qu’une nouvelle charte des partis politiques sera mise en place conformément au texte et à l’esprit de la constitution du 22 juillet 2023 qui, comme celle de 1992, garantit le multipartisme. Nous allons donc assister à une nouvelle génération d’hommes et de femmes politiques qui pour réussir devra tenir compte des erreurs commises par le passé. Pour finir, en paraphrasant Frantz Fanon : “Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir.”

Brehima SIDIBE, Doctorant en Analyse du discours politique

● Mauritanie | L’Appel Pressant à la Communauté Maure pour Briser les Chaînes de l’Injustice | Par M. Mamoudou Baidy Gaye (Alia Gaye)

–Paris 1er Août 2025

Une question lancinante hante les sables et les rues de Mauritanie pourquoi l’injustice persiste-t-elle, génération après génération, et semble-t-elle s’enraciner davantage ? Ce constat amer, partagé par de nombreux Mauritaniens, ne peut plus être étouffé par le silence ou les dénégations commodes. Il est temps de regarder en face une réalité complexe et douloureuse.
Il est indéniable, comme le soulignent de nombreux observateurs, qu’une part significative de la communauté maure (Bidhân) occupe historiquement une position sociale, économique et politique dominante. Cette position, héritée de structures séculaires, confère des privilèges tangibles. Pourtant, un silence assourdissant, ou trop souvent des paroles timides, émanent des sphères d’influence traditionnelles au sein même de cette communauté les chefs de tribus, les imams écoutés, les notables influents. Où est la solidarité active, tangible, sans ambiguïté, envers les autres communautés – Haratines, Négro-Mauritaniens – qui subissent de plein fouet les injustices sociales les plus criantes : l’esclavage sous ses formes contemporaines, la discrimination foncière, l’exclusion politique, l’accès inéquitable à la justice et à l’éducation ?
L’histoire récente nous enseigne une leçon cruciale les changements positifs, aussi timides soient-ils, n’ont jamais été l’initiative exclusive des opprimés. Ils sont survenus lorsque des consciences se sont éveillées au sein même des cercles privilégiés. Lorsque des hommes et des femmes, bénéficiant de cette position « confortable », ont eu le courage de regarder l’injustice en face, de remettre en question l’ordre établi qui les avantageait, et d’agir. Ils ont choisi la justice au détriment de leurs privilèges immédiats, assumant les conséquences parfois lourdes de ce choix courageux. C’est leur voix, leur refus de la complicité passive, qui a permis les rares avancées vers une société plus équitable.
À la communauté maure, avec qui nous avons tissé le destin commun de cette terre depuis des siècles, cet appel solennel est lancé
Le temps de l’attentisme, des excuses et des demi-mesures est révolu. L’heure est à l’action décisive et courageuse.Nous partageons le même sol, le même avenir, la même destinée éternelle. L’héritage que nous laisserons aux générations futures est en jeu aujourd’hui. Voulons-nous leur léguer une Mauritanie fracturée, gangrénée par l’injustice et la méfiance, ou une nation unie, fondée sur le droit et le respect égal de la dignité de chaque citoyen ?
La responsabilité historique vous incombe, en grande partie, chers frères et sœurs de la communauté maure. Vous détenez souvent les leviers du pouvoir, de l’influence sociale et religieuse, de l’économie. Utilisez-les non pour perpétuer un système inique, mais pour le démanteler. Interpellez vos chefs tribaux pour qu’ils dénoncent les discriminations au lieu de les perpétuer. Exigez de vos imams qu’ils prêchent une véritable justice islamique, une solidarité sans frontières ethniques ou sociales, qui soit le cœur du message divin. Poussez les élites économiques et politiques à mettre en œuvre des politiques concrètes d’équité réforme foncière juste, accès égal à l’éducation et à la santé, lutte implacable contre l’esclavage et ses séquelles, justice indépendante pour tous.
Dieu, comme le rappelle à juste titre la sagesse, n’est pas avec les injustes (wa mā Allāhu biẓ-ẓālimīn). Cette vérité transcendante doit guider nos pas. La passivité face à l’injustice est complicité. Le silence est une arme de l’oppresseur.
La Mauritanie ne connaîtra la paix et la prospérité véritables que lorsque la justice sera le socle commun de toutes ses composantes. Il est temps, chers compatriotes de la communauté maure, de faire le choix courageux. Le choix de la Mauritanie juste. Le choix de l’héritage lumineux. Le choix de Dieu et de l’Histoire. Agissons, maintenant, ensemble, pour briser enfin les chaînes du passé et bâtir l’avenir commun. L’éternité nous regarde

Mamoudou Baidy Gaye dit Alia journaliste militant membre de MDJ

● Mali – Contribution | De la rectification à la stabilisation : le pouvoir du discours ! Par M. Brehima Sidibe



Nous sommes en mai 2021 le président de la Transition Bah Ndaw vient d’effectuer un remaniement ministériel. Deux poids lourds du Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP) à savoir Sadio Camara et Modibo Koné sont absents de la liste. Il n’aura fallu que quelques heures pour que Assimi Goita, alors colonel et vice-président de la transition, n’intervienne pour “déposer” le président Ndaw. Si certains qualifient cet acte de “second coup d’Etat”, le discours officiel retiendra l’appellation “rectification de la trajectoire de la transition.” Engagement avait été pris de respecter le délai initial de dix huit mois de transition. Toutefois, au gré des circonstances, ce délai est endossé désormais à la “stabilisation” du pays. Comme quoi, les mots ont du sens, mieux ils ont du pouvoir!

Dès lors, nous entrons dans une période où le discours façonne les représentations sociales et politiques. Dans un article publié en octobre 2024, nous qualifions cela de “gouvernance rhétorique”. Cet article vise à analyser l’impact du discours dans la pérennisation du régime de transition au Mali.

• La langue de coton ou les concepts fédérateurs

Le concept de langue de coton nous vient de François-Bernard Huyghe. Il désigne tous les mots ou expressions dont il est difficile de s’opposer au risque d’être accusé de mauvaise foi. Si l’on se place dans le contexte malien, ce sont des expressions comme : recouvrer l’intégrité du territoire national ; instaurer la paix, refonder l’Etat, restaurer la souveraineté nationale, jusqu’à la stabilisation du pays.

On retrouve ces expressions dans tous les discours officiels. Comme nous l’avons indiqué plus haut, elles forcent d’une certaine manière l’adhésion de l’opinion publique. En effet, qui serait contre l’instauration de la paix? ou contre la stabilisation du pays? En choisissant de fixer la fin de la transition à la stabilisation du Mali, les autorités de transition laissent peu de place à des voix discordantes car celles-ci peuvent rapidement être qualifiées d’ennemis de la nation.”

Toutefois, l’emploi de la langue de coton contient un biais. Ce biais est lié à la sémantique de ces mots ou expressions. En sémantique, il y a ce qu’on appelle la télicité. C’est un test qui permet de vérifier l’extension temporelle ou la délimitation temporelle. Une action est dite télique lorsqu’elle est délimitée dans le temps. Exemple : Le président de la transition a posé la première pierre de l’usine de raffinerie d’or en mai. En revanche, lorsqu’une action n’est pas délimitée dans le temps, elle est dite atélique, il y a donc une extension temporelle. En effet, on ne peut dire : Nous allons restaurer la paix en août ou encore le pays sera stabilisé en décembre. 

Ceci pour mettre en exergue le pouvoir du discours en cette période de transition. Mais au demeurant, il doit être accompagné d’actions concrètes pour maintenir l’adhésion de l’opinion publique.

Brehima SIDIBE, Doctorant en Analyse du discours politique. 

● Mauritanie ~ Contribution | Les préparatifs d’un dialogue dit « national » et ses angles brumeux! Par KS.

Une échéance fait écho diversement dans l’opinion publique en Mauritanie depuis quelques mois. L’annonce d’un dialogue national, oui c’est bien l’adjectif « National » qu’on évoque, donc au-delà d’un conclave politique genre d’une tontine politicienne. Une vaste ambition qui nécessite beaucoup de préalables pour son organisation et sa réussite. Nous sommes en début d’été, toujours pas de chronogramme officiellement formalisé et affiché par M. Fall Moussa (le coordinateur du dialogue) et sa team. À travers diverses publications dans les médias digitaux, nous avons pu lire et voir différentes rencontres qu’il a entamées avec plusieurs délégations politiques, sociales et sectorielles. Des manœuvres de concertation qui apparaissent comme une dynamique préalable au dialogue tant attendu mais aux contours et à la substance restant à appréhender sérieusement.

À ce jour, le champ politique national subit les frictions issues de la dernière présidentielle de juin 2024. Le camp politique autour du candidat Biram Dah Abeid (arrivé deuxième lors des 3 élections présidentielles 2014, 2019 et 2024) ne semble pas être emballé par l’initiative confiée à M. Fall par le président de la république M. Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani . Pour cause, le pouvoir est peu avenant à une véritable pacification de l’atmosphère relationnelle avec le leader abolitionniste d’IRA-Mauritanie et ses partenaires politiques. Entre répressions sporadiques, arrestations et dossiers judiciaires à l’encontre des militants Iraouis, s’il y a objectif sincère d’un Dialogue national, l’espace socio-politique incarné par le député BDA doit être une portion conséquente du puzzle des assises discursives à venir. Une actualité récente nous indique que des tensions subsistent entre le camp du pouvoir (ou un camp du pouvoir) et le leader abolitionniste. En effet, lors de son retour d’un périple international auprès des diasporas (États-Unis et Europe occidentale), à Nouakchott (le 11 juin 2024) , son accueil a été étrangement perturbé par une mobilisation spéciale des forces de sécurité dès l’aéroport. Et les observateurs s’étonnent d’ailleurs d’un tel traitement injustifié au moment où l’arène médiatico politique fait focus autour des préparatifs d’un dialogue qui s’annonce inclusif selon le narratif officiel de son coordinateur. Ainsi dire, d’interrogations ne manquent pas à ce jour concernant les préparatifs qui doivent être bonnement inclusifs à tout le spectre socio-politique, professionnel et géographique.

Concernant l’aspect géographique, à quel niveau les diasporas sont concernées..? Légitime questionnement, après une brève googlisation, j’ai ramassé entre les liens, cet élément titré « La Mauritanie engage sa diaspora dans la construction d’un dialogue national inclusif »  https://share.google/pwPyZrf6FVXquouWo. Il fait mention en substance d’une rencontre virtuelle organisée le 18 mai dernier entre M. Fall et une quarantaine de représentants de la diaspora mauritanienne (zone Amérique du Nord et Europe). Concernant la Zone Europe, l’opinion publique serait heureuse de savoir qui étaient ces représentants ayant été désignés ou cooptés incognito pour participer au nom de la communauté diasporique à ce conclave virtuel ?

Cela devrait être une exigence de clarification et d’édification à l’endroit de nos concitoyens qui vivent dans cette zone. Selon la teneur de l’élément publié, cette rencontre virtuelle est actée comme une initiative de la contribution préalable de la diaspora au dialogue national. Serait-il une manœuvre partisane ou élitiste en catimini dans l’objectif d’un faire-valoirisme mesquin et politicard..?

À quel degré d’information, l’ensemble de la communauté mauritanienne de l’Espagne à l’Allemagne en passant par la France, la Belgique et le Pays-Bas… est au fait de cette rencontre virtuelle du 18 mai 2025 ?
Ont-ils confié un mandat quelconque à un groupe d’individus pour porter leurs contributions aux préparatifs du dialogue en gestation ?

Nous avons hâte de savoir les noms et les positions représentatives de ces types de porte-plumes invisibles qui nous doivent de précisions concernant leur légitimité dans cette manœuvre bien étrange.

23 juin 2025

KS pour le BLOG

● La présentation de l’association humanitaire Aziza Cœur Saint.

Présentation de l’association Aziza Cœur Saint
● Qui sommes-nous ?
Aziza Cœur Saint est une association humanitaire internationale engagée dans la protection et le soutien des femmes et enfants abandonnés à travers le monde.

● Notre mission :

Offrir des centres d’hébergement sécurisés pour accueillir les femmes en détresse et leurs enfants.

Mettre en place des programmes de formation professionnelle pour permettre aux mères abandonnées de retrouver une autonomie financière.

Créer des petits commerces de proximité afin de favoriser l’entrepreneuriat local et durable chez les femmes.

Lutter contre la pauvreté, la prostitution forcée et les migrations dangereuses, notamment la traversée de la Méditerranée par les jeunes en Afrique.

À travers nos actions, nous souhaitons offrir une seconde chance, restaurer la dignité humaine et construire un avenir plus juste pour les plus vulnérables.

● Lien de la cagnotte pour les contributions https://tribee.fr/participations/4APFYXPZZX97PB4K33H1Y1900F

● Contribution ~ Société | Un bref commentaire à propos de l’interview de notre grand frère M. Seydi Moussa Camara | Par KS

Nous avons visionné et écouté avec un grand intérêt l’échange (daté du 8 juin 2025) entre l’animateur de la chaîne YouTube Radio zam-zam et le journaliste mauritanien M. Camara Seydi Moussa. Une riche et instructive causerie en langue soninké au cours de laquelle le fondateur et éditorialiste du journal la Nouvelle Expression a exposé, clarifié, interpellé, conseillé et rappellé à l’endroit de l’opinion publique soninké d’une manière générale et en particulier aux milieux soninké du Guidimagha, sa région d’origine. Il est revenu sommairement sur son cheminement d’intellectuel-acteur sur différents chantiers socio-politiques en Mauritanie. Anti-esclavagiste et humaniste connu et reconnu pour son engagement droit-de-l’hommiste constant notamment par sa plume qui inspire et alerte dans l’arène médiatique notamment francophone dans notre pays. Dans l’interview citée, face aux questions incisives de l’animateur, il a su aborder les thématiques avec profondeur et pertinentes nuances sur la nature de son engagement politique, ses relations avec certains leaders politiques (le président Biram Dah Abeid ou le professeur Outma Soumare) et ses initiatives liées aux contextes de l’écosystème politique de nombreuses années durant. L’homme de presse originaire de Dafort se définit comme un accompagnant et compagnon des principes et valeurs portés par de leaders et réfute implicitement le statut d’un suiveur obtus de qui que ce soit. Son mot d’ordre militant invite le personnel politique du Guidimagha à plus d’engagement sérieux sur du concret et sans manipulations des populations pour répondre à leurs aspirations diverses en termes de développement multidimensionnel.

J’ai beaucoup apprécié sa dialectique servie d’une belle dose d’empathie concernant la problématique de l’esclavage dans la communauté soninké. Faisant référence à quelques anecdotes, il se distingue valeureusement de beaucoup d’autres personnes (n’étant pas issues d’une extraction sociale servile) en indexant objectivement le Mal que constitue le statut d’esclave accablant amèrement certains membres de la communauté. Son approche est très différente de celle chez certains qu’on peut entendre ici et là consistant à ne pas admettre d’emblée le mal intrinsèque de l’appellation « esclave » et ses dérivés sociétaux. Ces gens peuvent s’exprimer sur la problématique en laissant entendre qu’on devrait arrêter l’usage du langage esclavagiste parce que les personnes visées ne veulent plus et non pour le caractère nuisible et avilissant de la tare en question. Ils se disent en eux-mêmes « on va laisser l’affaire malgré nous » et à la moindre occasion dans les enclos sociaux, ils n’hésiterons pas à raviver leurs mentalités et rassurer leurs subordonnés statutaires dans un brumeux parasitisme coutumier et féodalo-esclavagiste. Ainsi à propos, l’approche discursive de M. Camara Seydi Moussa dégage une nette sincérité qu’on peut y adjoindre son appel à une nécessaire conscientisation auprès des populations sur l’arsenal juridique consacré à la lutte contre l’esclavage et son apologie.

En ce qui concerne le vocable Ganbanaaxu, il y insère en substance une notion d’entente et de faire-bien ensemble dans la communauté et pas forcément une structure « khabila » (composante d’identité sociale). Je lui concède à la marge cette définition et j’essaierai de m’expliquer en conséquence. En effet, ces dernières années l’engagement d’éveil abolitionniste en milieux soninkés à travers le monde est porté et connu sous le mouvement Ganbanaxu (être égaux en dignité et en droits). Dans nos communautés qui fonctionnent avec une charpente sociale faite d’hiérarchies hermétiques et d’un suprémacisme structurel, les éléments sociaux (familles et membres militants Ganbanaaxu) qui ont rejeté les coutumes féodalo-esclavagistes et de subordination ont subi systématiquement beaucoup de brimades et de graves atteintes à leurs droits légitimes. Par exemple dans notre propre village Dafort, nous avons connu des expropriations des terres et diverses autres représailles décidées en comité villageois dans le but de contraindre les familles antiesclavagistes à renoncer à leur émancipation sociale. Les velléités de museler et de bannir les militants Ganbanaaxu se sont transformées en une opportunité idoine pour eux afin de s’organiser socialement et se prendre en charge par une relative autogestion restant à consolider. Les anciennes entités clanico-politiques ne peuvent plus être de références d’identification statutaire pour les familles Ganbanaaxu mises en une sorte de quarantaine, elles se sont choisi logiquement un référent traditionnel. À propos, on pourrait convoquer valablement la citation de T. Sankara : « L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère… »

Mon grand frère Camara Seydi Moussa est bien au fait plus que moi en la matière, les entités clanico-politiques en pays soninké ne peuvent intégrer dignement les personnes anciennement esclavagisées que si elles acceptent un éternel héritage de subordonnés statutaires dans le temps et dans l’espace. Ainsi, là où on parle de subordination sociétale et coutumière liée à une ascendance servile dans nos communautés, on subit moults discriminations dans l’échelle de valorisation sociale dans le matériel et dans l’immatériel. Les symboles liés au droit d’aînesse, à la chefferie coutumière et à l’imamat, on n’y aspire qu’en rêve parce que le régime est intrinsèquement verrouillé sans codes ni clés de déverrouillage, par conséquent sans vision concrète de s’auto réformer utilement. Je mets ici une récente contribution en support de mon présent avis https://ecrit-ose.blog/2025/04/13/%e2%97%8f-reflexion-et-societe-la-relation-esclave-maitre-ne-se-reforme-pas-elle-doit-etre-separee-pour-une-commune-utilite-publique-par-ks/ .

Ganbanaaxu comme une assise sociale d’une certaine manière « khabila », on ne l’entend pas comme une entité clanico-politique fermée et sectaire, mais plutôt une communauté d’appartenance et d’ouverture au sein de laquelle certaines valeurs sont en application et alignées aux textes fondamentaux de notre pays. C’est une aspiration à une pleine émancipation sociale et citoyenne arrimée au credo suivant : Ni maîtres ni esclaves de qui que ce soit.

• L’élément de l’interview YouTube de la plateforme Zam-zam https://youtu.be/UN8iNR_Mr0Q?si=WyTMXvU5sOeES1TK

10 juin 2025

Koundou SOUMARE