La journée du 28 novembre 2021 à Bababé, des manifestants sortis massivement pour réclamer Justice et clarifications sur les exactions extrajudiciaires perpétrées contre 28 soldats Noirs pendus à Inal en novembre 1990. Crimes abominables commis sous le règne de l’ancien président Ould Taya (exilé au Qatar depuis 2005). Il dirigea un régime sanguinaire et raciste qui a entamé une épuration ethnique dans l’armée. Après ces graves violations , une loi d’amnistie a été mise en vigueur pour contrer d’éventuelles actions judiciaires contre les auteurs présumés identifiés. Ainsi chaque année, le 28 novembre coïncidant avec la date anniversaire de l’indépendance du pays, des manifestations sont organisées dans le pays et à l’extérieur pour demander l’abrogation de la loi d’amnistie et un traitement sérieux et profond par l’État de ce dossier . À Bababé, les manifestants du 28 novembre ont été réprimés avec plusieurs blessés et arrestations signalés . Lire ce lien pour plus de détails https://senalioune.com/declaration-suite-aux-arrestations-de-bababe-du-28-novembre-2021/ .
Notre association Armepes résolument engagée pour la défense des droits humains et contre l’esclavage et ses séquelles, déclare :
✓ dénoncer ces attaques violentes contre des manifestants pacifiques,
✓ notre ferme solidarité avec les victimes de Bababé en souhaitant prompt rétablissement aux blessés et la fin de toutes poursuites à l’encontre des manifestants arrêtés,
✓ demander aux autorités étatiques actuelles d’enclencher une dynamique sérieuse pour l’unité nationale en abordant et en traitant sereinement ce dossier pendant depuis plusieurs décennies.
Depuis un certain moment, notre pays est confronté, sur certaines parties de son territoire, aux manifestations violentes en lien avec le fléau de l’esclavage par ascendance. Cette pratique digne d’une autre époque, outre qu’elle porte atteinte à la dignité humaine, met en péril la cohésion sociale dans les régions où elle sévit. En effet, de pratique culturelle peu ou prou acceptée, cette forme d’esclavage est devenue aujourd’hui une source d’abus de droits, de pratiques avilissantes à l’encontre de toute personne s’élevant contre son « statut d’esclave ». Ces personnes sont l’objet de traitements discriminatoires, inadmissibles attentatoires à leur dignité d’homme libre, notamment sous forme de sévices corporels, de tortures psychologiques, de mesures vexatoires, humiliantes, d’atteintes à la liberté de circulation, à la liberté de mariage, au droit de propriété, au droit à la santé, au droit à l’éducation, bref à la violation systématique des droits fondamentaux des personnes sous sujétion. L’esclavage est toujours d’actualités dans plusieurs régions du Mali. Les évènements des dernières années dans la région de Kayes ne sont pas de nature à favoriser la paix et la cohésion sociale. Des familles et communautés entières sont victimes de graves violations des droits de l’Homme, à des saccages de leurs biens qui ont abouti par des déplacements forcés de familles. Les organes des Nations Unies dédiés aux droits de l’homme ont démontré la persistance de formes anciennes d’esclavage, ancrées dans les croyances et les pratiques traditionnelles. Ces formes d’esclavage sont le résultat de discriminations contre les groupes les plus vulnérables au sein de sociétés, considérés comme appartenant à des castes inférieures, des minorités tribales ou encore les peuples autochtones. Le travail forcé, le travail des enfants et la traite d’êtres humains. Après ces graves violations des Droits de l’Homme mentionnés ci-dessus, s’ajoutent l’interdiction d’accès aux services sociaux de base promus par l’État et la Collectivité, l’interdiction de fréquenter les foires et les espaces publics et de cultes, le retrait des terres de culture. Lesdites Organisations condamnent avec la dernière énergie, autant ces pratiques indignes, qui ébranlent l’unité nationale et la cohésion sociale. Nous Organisations Nationales et Internationales de défense des droits de l’homme saluons la circulaire 00863/MJDH-SG du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde de Sceaux qui a pour objet « la Gestion des affaires en lien avec l’esclavage par ascendance » et encourageons le département à plus de rigueur pour le suivi de cette instruction. Nos recommandations sont les suivantes : • De maintenir cette dynamique d’éradication du phénomène de l’esclavage par ascendance en votant une loi réprimant cette pratique ; • D’accroitre les activités de sensibilisations, d’informations et de communications autour de cette question en vue d’avoir des solutions pérennes ; • De prendre des mesures urgentes pour mettre fin aux exactions, humiliations et violations des Droits de l’Homme dans la Région de Kayes ; • La collaboration des pays de la sous-région en matière de défense des droits de l’homme qui ont eu à gérer un problème similaire de façon définitive ;
• De diligenter en toutes les enquêtes transparentes, impartiales et approfondies sur la problématique de l’esclavage dans la région de Kayes ; • De poursuivre et traduire en Justice, les auteurs et commanditaires de ces graves violations des Droits Humains ; • La lutte contre l’esclavage par ascendance est un combat de longue haleine dans lequel l’éducation, la formation, la sensibilisation des parties prenantes constituent un moyen indispensable et efficace, parallèlement à l’obligation pour l’Etat d’appliquer les instruments juridiques nationaux et internationaux en la matière. Lesdites Organisations Nationales et Internationales présentent leurs condoléances les plus attristées aux familles des défunts et réaffirment leurs fermes volontés de vaincre l’impunité et l’injustice sociale.
Fait à Bamako le 02 Décembre 2021 Ont signé
Mr Aguibou Bouaré : Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (C.N.D.H)
Mr Alioune Tine : Fondateur du Think Tank Afrikajom Center
Mr Ngefa Guillaume : Directeur de la Division des Droits de l’Homme et de la Protection/ Représentant du Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme au Mali
Mr Hamane Touré : Directeur Exécutif par Intérim d’Amnesty International Mali
Mr Dicko Hanoune : Pour la Coordination des Organisations africaines de lutte contre l’Esclavage et ses Séquelles
Mr Boubacar N’Djim : Coordinateur National du Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H)
Mme Fatoumata Diallo : Coordinatrice Section Bamako de l’Association Chaque Enfant Compte (C.E.C)
Mr Gaye Traoré : Président d’Armepes-France et initiateur du mouvement anti-esclavagiste transnational Ganbanaaxu Fedde (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Éradication des Pratiques d’Esclavage et ses Séquelles)
Il s’appelle Mahamadou Sidibé, soninké malien originaire du village de Kremis. Beaucoup d’entre nous ont visionné l’élément média du reportage FRANCE 24 https://youtu.be/Hh1WfUQxOaA datant d’à peine 2 ans. Le monsieur entouré par une foule hystérique et haineuse demandant qu’on l’attache et qu’on le frappe parce qu’il est Gambana, c’était lui. Traîné, humilié et ligoté, parce qu’on lui reproche d’être militant actif contre l’esclavage par ascendance dans la communauté soninké en Afrique de l’ouest aujourd’hui en ce 21 ème. Nous avons eu l’opportunité de le rencontrer il y a un mois à Kayes (26-27/10/2021) parmi les militants victimes invités comme témoins lors du forum d’octobre avec le programme Esclavage et Migrations Forcées – EMiFo . Il en ressort de son témoignage lors de nos échanges, ce qu’on a pu constater et rapporter ailleurs en milieux Soninké ces dernières années, ceux qui s’affichent abolitionnistes en refusant les coutumes de l’esclavage par ascendance, subissent mise en quarantaine, embargo social, contraintes indirectes, accusations fallacieuses et harcèlements de tout genre. Ainsi dans leur zone, ils sont considérés comme indésirables sans la soumission à cet esclavage statutaire sous couvert de sinistres traditions dites ancestrales.
Il a tenu et il tient à cet éveil pour la restauration sociale d’une dignité tant bafouée par diverses assignations liées cet abject esclavage par ascendance. Nous sommes au cœur de l’Afrique, le continent qui fut gravement saigné diverses traites (atlantiques et sahelo-saharienne) . Si cette Afrique colonisée et néo-colonisée compte se libérer de l’impérialisme extérieur, les forces agissantes et mobilisatrices notamment parmi la jeunesse doivent revoir et réactiver une dynamique globalisante en secouant nos travers traditionnels et religieux. Nos aristocraties « pacotilles » (anciennement collabo occasionnels des colons) en total déphasage avec la marche du troisième millénaire, sont source d’un immobilisme multidimensionnel rendant rédhibitoire tout véritable éveil de conscientisation profonde, cohérente et massive. Feu Thomas Sankara ne s’était pas trompé lorsqu’il laissait clairement entendre que la révolution de masses pour un développement global et digne a comme ennemis intérieurs; les féodaux et les fonctionnaires embourgeoisés . Malheureusement de grandes incohérences continuent de marquer certains mobilisés dits panafricains anti impérialistes. Ils clament et réclament avec verve la souveraineté africaine pour de bon face aux multiples systèmes (occidentaux et autres) qui essaiment en prédateurs impitoyables de nos ressources naturelles. Et de l’autre côté, on essaie d’ignorer nos bizarreries sociales et traditionnelles qui persistent « pompeusement » par lesquelles on indexerait l’activisme antiesclavagiste et abolitionniste que Mr Sidibé et ses camarades mènent avec le soutien important des différents acteurs nationaux et internationaux (ONG, institutions, universitaires…), comme une forme de collusion avec l’ennemi extérieur dit-on. l’Afrique Noire du côté Ouest en tout cas a besoin d’un nécessaire travail mémoriel sur les problématiques liées à l’esclavage intérieur afin de se dire de certaines vérités thérapeutiques pour les mentalités. En milieux occidentaux, on déboulonne les statues de certaines figures historiques à problèmes avec la traite transatlantique, chez nous il nous faut dissoudre les références organisationnelles foncièrement discriminatoires considérées à tort comme sacrées. Aujourd’hui je dirais que monsieur Sidibé est devenu un autre type d’Africain par sa bravoure et sa détermination. Si on était au 18 ème, ceux qui l’ont traité comme vu dans ce reportage, l’auraient vendu au premier marchand (Blanc ou Noir) d’esclaves qui passe par là. Ces agissements d’une haine viscérale contre les personnes qui revendiquent leur normale dignité face aux humiliations coutumières, nous édifient beaucoup pour savoir que certains africains étaient/sont résolument esclavagistes hier et aujourd’hui par les mentalités.
La CVE/VR suit avec beaucoup d’inquiétude le développement de la situation à Boghé et à Bababé. Des manifestations pacifiques organisées, dans ces deux villes, pour réclamer justice pour les 28 militaires négro-africains pendus à Inal en 1990, ont été sauvagement réprimées. A Bababé, ce sont cinq jeunes manifestants qui ont été arrêtés dont deux aux moins ont été délibérément et grièvement blessés par les forces de l’ordre au moment de leur arrestation. Les séances de torture se poursuivraient encore dans les locaux du commissariat de la ville. A Boghé, deux personnes au moins ont été arrêtées. La CVE/VR, tout en exprimant sa solidarité pleine et entière à l’endroit des manifestants, exige : – la libération immédiate et sans conditions des personnes arrêtées et tient les forces de l’ordre responsables de toute atteinte à leur intégrité physique ; – l’abrogation de la loi 93 – 23 du 14 juin 1993 portant amnistie des crimes imprescriptibles de génocide commis contre la communauté négro-africaine entre janvier 1989 et avril 1992 – La CVE/VR rappelle au régime de Mohamed Cheikh Ghazouani que la répression, l’intimidation et la fuite en avent dans le refus du règlement de ces actes de génocide ne feront que creuser davantage le fossé entre nos différentes composantes nationales et mettre en péril l’existence même de notre pays Seul un règlement définitif de la question prenant en compte les devoirs de vérité, de justice, de réparation et de mémoire est à même d’apaiser les souffrances des victimes rescapées et ayant droit et de réconcilier les cœurs.
— Ci-après l’élément média TV Tooba lors la journée culturelle organisée par A.R.D.J.E , l’aile associative Ganbanaaxu Diogountourou en France. Une séance de conférence-débat animée par Messieurs Dr Boubou BA et Dr Djibril DIALLO avec comme modérateur Ibrahim DIALLO (TV Tooba) :
Jeune Afrique – Le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani entend réformer un secteur hautement dysfonctionnel. Mais l’ampleur de la tâche est immense.
Moins de 8 % de taux de réussite au baccalauréat 2021, un déficit de 872 classes dans toute la Mauritanie, des centaines d’enseignants manifestant une fois de plus leur colère le 14 novembre : le système éducatif mauritanien est malade.
Le gouvernement doit plancher sur les mesures à prendre après les conclusions des Assises nationales sur la réforme du système éducatif, dont les travaux se sont achevés le 20 novembre à Nouakchott.
Plus de deux ans après l’élection à la présidence de Mohamed Ould Ghazouani, le pays attend de voir comment celui-ci s’y prendra pour mener à bien « les réformes nécessaires pour asseoir les bases de l’école républicaine », comme il s’y est engagé.
Et, en la matière, il y a consensus : l’état de l’enseignement en Mauritanie relève de soins intensifs tant « l’école républicaine » célébrée dans les discours officiels demeure un mirage. Selon l’Unesco, seulement 5,2 % des tout-petits y fréquentent le préscolaire, contre 15 % en moyenne dans le monde arabe. Sur 1 000 filles entrées au collège, à peine 75 réussissent au baccalauréat.
Les conditions de travail sont également en cause. Les 11 376 instituteurs et professeurs sont trop peu nombreux, et le niveau des salaires – un instituteur débutant émarge à 194 euros par mois – n’est pas de nature à attirer les meilleures compétences.
Quant à la production nationale de livres scolaires, elle ne couvre qu’un tiers des besoins. Sans parler des programme erratiques. Les plus aisés des Mauritaniens désertent l’enseignement public, où sévit l’absentéisme des enseignants, et leur préfèrent des collèges « d’excellence » ou l’enseignement privé.
L’arabe en question
La cause de la précarité du système éducatif mauritanien remonte à la fin des années 1990. « En 1999, une réforme avait introduit les langues nationales [pulaar, soninké et wolof, ndlr] dans l’enseignement à côté de l’arabe et du français », explique Lô Gourmo Abdoul, professeur de droit public à l’université de Nouakchott et à l’université du Havre, et vice-président de l’Union des forces progressistes (UFP).
« L’hostilité du président Maaouiya Ould Taya à l’égard des Négro-Africains [alors accusés de fomenter un coup d’État contre Ould Taya, ndlr] a mis fin à cette expérience, poursuit-il. Les tenants de l’identité arabe ont également disqualifié le français, qui a été cantonné dans l’enseignement scientifique, l’arabe dominant le secteur littéraire. Comme un enfant ne peut acquérir des connaissances de base que dans sa langue maternelle, cette arabisation à outrance a transformé notre enseignement public en parking pour les pauvres, les enfants riches ayant fui vers les écoles “d’excellence”, le privé ou le Sénégal ! »
Toutes les tentatives de réforme se sont heurtées à la dévalorisation des autres langues en raison de la politisation des partisans du nationalisme arabe.
Cette fixation est d’autant plus paradoxale que les Mauritaniens parlent un dialecte arabe mâtiné de berbère, de français, d’espagnol appelé « hassanya », un « mauvais arabe qui permet de recruter n’importe qui du moment qu’il le parle », selon le professeur Lô Gourmo. « Notre enseignement est devenu schizophrène. Nos enseignants sont désespérés », déplore-t-il.
Face à cette situation, le président Ghazouani a commencé à agir. En février 2020, le gouvernement a décidé d’ouvrir une concertation nationale sur le sujet. Les résultats catastrophiques du baccalauréat 2021 ont accéléré la démarche et, du 21 au 24 octobre, 14 ateliers régionaux regroupant 878 participants et plus de 1 million de visiteurs en ligne ont débattu des problèmes et des solutions.
20 % du budget de l’État d’ici 2024
Syndicats, enseignants, autorités pédagogiques, élus, parents d’élèves, représentants de la société civile se sont penchés sur la carte scolaire, la gestion des ressources humaines, la formation à la citoyenneté, l’unification du système éducatif, le cursus scolaire, le préscolaire, l’enseignement des sciences, le privé, l’alphabétisation, etc.
Le grand déballage a permis de dégager un consensus dont la synthèse a été publiée le 19 novembre par le ministère de l’Éducation nationale. Le point central concerne le retour sur la réforme de 1999, afin de faire une place aux langues négro-africaines dans un enseignement où l’arabe demeurera la langue principale et où le français et l’anglais auront le statut de langues « d’ouverture ».
Les ateliers régionaux ont également proposé de multiplier le salaire des enseignants par quatre et leurs allocations familiales par dix. Ils demandent aussi que le budget de l’Éducation nationale représente au moins 45 % du budget de l’État. Rappelons qu’il ne pèse aujourd’hui que 12 %, une proportion que le président veut porter à 20 % d’ici 2024.
Depuis 2019, le gouvernement a cherché à remédier aux carences les plus criantes ; 5 000 enseignants ont été recrutés et 710 classes réceptionnées. Les indemnités d’éloignement et de « craie » ont été doublées.
Des zones d’éducation prioritaire ont été créées ainsi qu’une formation continue pour 5 000 professeurs. Les cantines scolaires – jusque-là inexistantes – accueillent aujourd’hui 170 000 élèves, souvent très pauvres.
Ce faisant, le pouvoir a paré au plus pressé avec des moyens limités. Sera-t-il capable de s’attaquer à la racine des problèmes du système éducatif, à savoir sa politisation à outrance ?
« Le chef de l’État cherche à l’évidence un accord de compromis avec toutes les parties prenantes, répond Lô Gourmo. Il ne s’implique donc pas dans la posture des partisans de l’arabisme à tout crin. Cela laisse une certaine marge pour la réforme. »
✓ Campagne pour l’abolition de l’esclavage – JOUR 1
🔴 Saviez-vous qu’en 2021 au Mali, des citoyens de certaines localités sont traités d’esclaves parce qu’ils ont eu des ascendants qui étaient « esclaves » suivant des conditions peu connues ? Nous vous informons du cas de l’esclavage par ascendance au Mali !
#msdh #endesclavage #2decembre
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• Campagne pour l’abolition de l’esclavage – Jour 1 M.Salif KAMARA du Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (RMFP) contribue au partage d’informations sur l’esclavage par ascendance au Mali. #msdh #endesclavage #2decembre.
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✓Campagne pour l’abolition de l’esclavage – JOUR 2
🔴 Nous rappelons que le Mali a ratifié la majorité des instruments juridiques (traités et conventions) régionaux, sous régionaux et internationaux relatifs aux droits humains, qui condamnent fermement l’esclavage et qu’il ne peut y avoir de paix tant qu’ils ne sont pas appliqués dans les normes afin de mettre fin à cette pratique. #msdh #endesclavage #2decembre
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• Campagne pour l’abolition de l’esclavage – Jour 2 « Il faut des lois qui considèrent l’esclavage comme un crime contre l’humanité »: M.Alioune TINE, fondateur de AfrikaJom Center s’exprime sur cette pratique. #msdh #endesclavage #2decembre
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✓Campagne pour l’abolition de l’esclavage – JOUR 3
🔴Il est plus que nécessaire de prôner la paix, la cohésion sociale et le droit à la liberté pour que chaque malien ainsi que chaque être humain partout dans le monde puissent vivre ensemble et librement.
#msdh #endesclavage #2decembre
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Campagne pour l’abolition de l’esclavage – Jour 3 Notre troisième intervenant est le président de l’association des ressortissants Mauritaniens pour l’éradication de la pratique d’esclavage et ses séquelles, il nous expose son point de vue et passe un message pour l’abandon de cette pratique. Mr Gaye Traoré #msdh #endesclavage #2decembre
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✓Campagne pour l’abolition de l’esclavage – JOUR 4
🔴Selon ces statistiques, la pratique de l’esclavage est devenue un fléau, elle constitue un frein à l’épanouissement de ceux qui en sont victimes. Nous devons y mettre fin !
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Campagne pour l’abolition de l’esclavage – Jour 4 M. Hanoune DIKO, secrétaire général de l’Association des Haratine de Mauritanie en Europe sollicite la campagne et intervient pour partager son parcours dans la lutte contre la pratique de l’esclavage par ascendance. #msdh #endesclavage #2decembre
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✓Campagne pour l’abolition de l’esclavage – JOUR 5
🔴 Les 3 premiers articles du titre premier de la constitution du Mali stipulent tous l’importance de la vie humaine et les mesures à prendre si elle est soumise à des actes qui puissent porter atteinte à son intégrité. Le 19 juillet 2021, des experts des droits de l’homme de l’ONU ont appelé le Mali à prévenir les attaques contre les soi-disant esclaves, affirmant que ces incidents sont en augmentation, avec deux fois plus de personnes blessées cette année qu’en 2020. #msdh #endesclavage #2decembre
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Campagne pour l’abolition de l’esclavage – Jour 5 Nous passons aux témoignages des victimes. Cheikna Diarra est le porte-parole des personnes déplacées internes de la cité des enfants. Il nous raconte comment ils se sont retrouvés dans cette situation et insiste sur leur envie de retourner chez eux. #msdh #endesclavage #2decembre
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Campagne pour l’abolition de l’esclavage – Jour 5 Tountou Coulibaly témoigne ! Elle confirme avoir été chassée de sa maison et de son village, elle et sa famille de force. Elle finit par formuler un message d’appel à l’aide, à l’endroit des autorités et de toute la population malienne, pour sortir enfin de cette situation. #msdh #endesclavage #2decembre
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✓Campagne pour l’abolition de l’esclavage – JOUR 6
🔴 Face à cette situation, nous formulons des recommandations. Cette pratique doit prendre fin !
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Jour 6 – Témoignage Fily Diarra est également victime de l’esclavage par ascendance et réside désormais à cité des enfants. Dans son intervention il précise que le statut de leurs parents ne doit pas projeter sur eux tel un châtiment, et que nul ne doit se servir de la culture pour faire du mal à son prochain. #msdh #endesclavage #2decembre
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Jour 6 – Interview Écoutons ensemble l’avis de M.AboubacarSow, blogueur et prêcheur inter religieux, membre du CCGT ( Comité culturel de la génération des trois testaments) sur la pratique de l’esclavage par ascendance. #msdh #endesclavage #2decembre
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✓ JOUR 7
🔴 Nous arrivons à terme de cette campagne, l’une de nos dernières recommandations est en faveur des victimes, leur prise en charge est primordiale et cela doit être une priorité majeure.
#msdh #endesclavage #2decembre
🔴 À l’endroit des autorités, nous demandons une adoption des lois et une stricte application pour que justice soit enfin faite, pour que les individus traités d’esclaves puissent rentrer dans leurs droits les plus légitimes. #msdh #endesclavage #2decembre
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Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’homme depuis sa création mène des actions de lutte contre l’esclavage et s’assure de la médiatisation de ses actions. Nous vous invitons à visionner un récapitulatif de quelques interventions du Coordinateur National, Mr Boubacar N’djim #msdh #endesclavage #2decembre
Par un post publié sur la page officielle Facebook https://www.facebook.com/92501672621/posts/10159627093157622/ , la représentation américaine en Mauritanie annonce la rencontre entre l’ambassadrice et le député Biram DahAbeid et président des réseaux IRA-Mauritanie, ce jour 24 novembre 2021 à Nouakchott.
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~ Ci-après l’élément média :
« التقت السفيرة كيرشت مع النائب البرلماني ورئيس حركة إيرا السيد برام الداه عبيد لمناقشة آخر التطورات السياسية والاجتماعية في موريتانيا. وركز الاجتماع على مناقشة أفضل السبل لتعزيز حقوق الإنسان ومحاربة العبودية وتحسين الاندماج السياسي في موريتانيا والمنطقة. وإدراكًا منها بأن النضال من أجل العدالة هو معركة عالمية، عرضت السفيرة على السيد برام مشاهدة بعض الأعمال الفنية التي تكرم الانعتاقيين المعروفين في الولايات المتحدة.
L’Ambassadeur Kierscht a rencontré le Député et Président de l’IRA, M. BiramDah Abeid, pour discuter des derniers développements politiques et sociaux en Mauritanie. La réunion s’est focalisée sur la meilleure façon de promouvoir les droits de l’homme, de lutter contre l’esclavage et d’accroître l’inclusion politique en Mauritanie et la sous région. En plus, reconnaissant que le combat pour la justice est un combat mondial, l’Ambassadeur a offert à Biram l’occasion de voir son œuvre honorant les célèbre abolitionnistes américains. IRA Mauritanie »
— Nous tenons à clarifier si besoin il y a que nous sommes contre toute forme d’accaparement des terres au détriment des véritables populations rurales dont la terre constitue l’unique ressource. Autant nous condamnons avec la dernière énergie l’accaparement opéré par les lobbies affairistes autant nous dénonçons également l’accaparement des terres par les lobbies féodaux . Au Fouta , dans beaucoup de localité , quand il s’agit de se mobiliser pour défendre les terres se sont tous les habitants du village qui se mobilisent mais quand il s’agit d’ en bénéficier , ou de les exploiter seule une petite minorité en profite. Cet état de fait existe malheureusement dans plusieurs villages et fait que des surfaces énormes sont maintenues en jachère ou sont sous exploitées, pris en otage pendant que d’autres populations en ont besoin . Cela est difficilement défendable . Dans notre contexte de sous-développement dans lequel les ressources deviennent de plus en plus rares , la terre est si précieuse et nécessaire que nul n’a le droit de la maintenir morte. Il n’est donc ni équitable ni juste de défendre l’un et de couvrir l’autre , ils sont tous les deux à dénoncer et à condamner. Je saisis cette occasion pour me joindre aux populations de Ngawlé afin qu’elles puissent bénéficier de leur droit légitime à bénéficier en priorité de leur ressources naturelles.
Je ne peux qu’exprimer mon désaccord avec le rapport de synthèse générale publiée à la suite des concertations sur la prochaine réforme du système éducatif. S’il faut féliciter une démarche consistant à discuter avec les mouvements des luttes linguistiques du pays, de reconsidérer la question des langues longtemps négligée et étouffée par des gouvernements successifs, il est tout aussi nécessaire de rester vigilent sur la bonne tenue de ces concertations et à veiller sur l’établissement et le maintien d’un équilibre linguistique dans tous les aspects des solutions proposées. Bâtir un système basé sur les langues que les populations mauritaniennes parlent est un impératif de développement pour des raisons évidentes : notamment, l’élimination de l’obstacle linguistique dans la pénétration des sciences, qui pourra s’opérer plus tôt dans l’âge, plus vite et dans une mesure plus large dans la population. Les bénéfices transversaux au niveau du développement « culturel » de la société sont également nombreux et ont une vertu considérable. Dans le contexte mauritanien, une dimension importante du problème est celle de la justice linguistique, mère de toutes les autres. Aucun mauritanien épris de justice, et ayant un peu de suite dans les idées, ne peut observer sans réagir la construction d’un système dans lequel les matières scientifiques ne seront apprises qu’en Arabe. Il est évident qu’un tel système occasionnera inévitablement une sélection fortement biaisée des futures générations en faveur des locuteurs du Hassaniya, qui est un dialecte de l’Arabe. Cette sélection anormale, contrairement à celles -tout aussi anormales- auxquelles on est habitué jusque-là, aurait cette fois une base légitimée et elle serait donc inattaquable en tant que telle. En ce sens, nous serions en face d’une programmation, calculée ou fortuite, d’un logiciel discriminatoire qui, même si à l’entrée accepte les mauritaniens de toutes origines culturelles, aura des tendances naturelles à sélectionner les Hassanophones à la sortie. Et ce rapport dont il est question mentionne de façon peu complexée cette recommandation dangereuse. Même s’il y est écrit ça-et-là, de façon contradictoire et peu convaincante, qu’il faut que tout enfant mauritanien puisse apprendre dans sa langue. J’attire donc l’attention des mauritaniens sur cette injustice inquiétante que ce rapport laisse entrevoir. Le système qu’il faut aux mauritaniens, pour le bien de sa cohésion et de son vivre-ensemble, est un système juste, qui donne aux filles et fils du pays les mêmes chances de développement culturel et de réussite éducative. Cela passe par une justice linguistique au niveau de nos moyens d’acquisitions des connaissances. Il est une grave erreur de penser qu’une uniformisation linguistique, qui occasionnera de façon structurelle un si grand déséquilibre dans la sélection des nouvelles générations, serait la clé de notre entente nationale. On peut tout au plus espérer parler la même langue lorsque l’on s’entretuera à cause d’une telle idée naïve. Seule la justice linguistique, garantissant les mêmes moyens éducatifs et d’accès aux sciences et à la culture, de façon générale, peut annihiler les frustrations et éliminer tous les biais sélectifs à conséquences discriminatoires. Ainsi, il est non négociable de fournir aux langues Pulaar, Soninké et Wolof les mêmes moyens que ceux attribués à l’Arabe : les matières scientifiques peuvent et doivent être apprises dans ces langues aussi.
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