Quel a été l’impact des politiques publiques suivies pendant des décennies, dans le développement spectaculaire du grand banditisme chez nous? Tout le monde voit bien comment la drogue, son trafic presque à ciel ouvert et sa consommation massive notamment dans les milieux défavorisés, discriminés et abandonnés par les pouvoirs publics à leur sort, constituent l’élément moteur et la cause directe, dans la plupart des actes de délinquance horribles auxquels nous assistons quotidiennement, notamment à Nouakchott et à Nouadhibou. La drogue, personne n’en parle sauf de rares hommes politiques, en raison de la sensibilité du sujet. Tout le monde sait que des villas cossues, des grosses voitures rutilantes qui roulent lentement, vitres teintées ou non, sitôt passé le crépuscule, certains immeubles qui poussent comme des champignons, n’ont sûrement aucune autre origine que ce trafic, relié à des réseaux internationaux connus dans la sous région frappée par les métastases de conflits nourris à la drogue. Cela est connu et notre pays avait été directement interpellé par Interpol déjà dans les années 80 et une partie substantielle de la police avait été directement frappée pour cela avant d’être curieusement réhabilitée à l’époque. Au cours de la fameuse décennie de Ould Abdel Aziz, des faits et des indices concordants et troublants indiquent que le trafic avait atteint un seuil de complicité critique y compris dans les cercles les plus haut placés du pouvoir. Bref, si on veut combattre le mal absolu qu’est la délinquance juvénile et autre, il faut s’en prendre à ses causes systémiques, dont la drogue, le détournement et le blanchiment de l’argent public, la corruption de certaines parties de l’administration publique y compris celle en charge de la sécurité et de la justice. Il faut une réforme totale de l’éducation nationale, réorganiser les grands corps de l’Etat, rétablir la confiance des citoyens dans les services publics etc. : reformer l’Etat. Sinon rien!
Député Biram Dah Abeid : «Je serai candidat à la présidentielle prochaine. L’opposition traditionnelle n’aura pas le choix. Elle devrait nous soutenir, pour provoquer l’alternance, ou se résigner à rester la troisième force, derrière l’armée et nous.»
Biram Dah Abeid (né le 12 janvier 1965 à Rosso en Mauritanie) est un militant abolitionniste et homme politique mauritanien, député du parti Sawab, formation avec laquelle son organisation, l’Initiative pour la Résurgence d’un mouvement abolitionniste en Mauritanie (IRA) et son parti RAG, non reconnus, avaient noué une alliance politique pour pouvoir présenter des candidats aux élections générales de 2018-2019. Arrivé deuxième à la présidentielle de 2014, derrière le président Aziz, BDA confirme son statut de leader de l’opposition mauritanienne en occupant le même rang, à la présidentielle de 2019 gagnée par Ghazouani, un autre général à la retraite qui avait succédé à Aziz.
Après un passage à l’ONG anti-esclavagiste SOS Esclaves, il fonde en 2008, l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA-Mauritanie), qu’il définit comme « une organisation de lutte populaire », et dont il est le président. Il est condamné pour cela à une peine de prison puis gracié en février 2011 par le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.
Honoré par plusieurs distinctions (Front Line award for Human Rights Defenders at Risk de l’ONG irlandaise Front Line Defenders, lauréat du prix des droits de l’homme, décerné tous les cinq ans par l’ONU, Prix Mémoires partagées », remis chaque année par l’association Mémoires & Partages à Bordeaux, Docteur honoris causa de la Katholieke Universiteit Leuve, Biram Dah Abeid a été emprisonné à plusieurs reprises pour ses prises de position contre l’esclavage. Rencontré à Dakar par le correspondant Afrique d’Œil d’Humanité, l’infatigable militant des droits de l’homme aujourd’hui député (opposition) répond sans tabous à nos questions.
La Mauritanie vit actuellement une situation exceptionnelle, en termes d’accalmie politique, quel en est le secret – l’explication – à votre avis ?
BDA : En effet, plusieurs facteurs se conjuguent pour expliquer ce que vous qualifiez d’accalmie politique. Nous sortons d’une période où l’accumulation de contraintes telles la répression, la diabolisation, l’interdiction de se réunir ou de manifester étaient notre lot quotidien d’opposants. La mobilisation de nos militants et sympathisants était sensiblement réduite par ces vexations qui, une fois cessées avec l’arrivée d’un nouveau pouvoir, a connu un élan sans précédent. Comme par enchantement, nous réussissions à drainer des milliers de personnes à chacune de nos sorties et je dois aussi reconnaître, pour être honnête, que le retour à ce semblant de normalité politique émane d’un choix personnel du président de la République qui m’a dit, lors de l’une de nos rencontres, « la répression, c’est fini ! Personne n’ira en prison à cause de ses idées, on ne vous empêchera plus d’apparaître dans les médias publics, de mener campagne et d’être reçu par les autorités.» Nous avons enfin en face de nous un interlocuteur. Des promesses de réformes nous ont été faites pour que notre organisation Ira et notre parti Rag puissent enfin être des structures légalement reconnues. Ce sont toutes ces évolutions positives qui nous ont conduits à réadapter notre démarche et notre discours à la nouvelle situation mais n’empêche que l’opposition qui s’opposait à la personne d’Aziz (une certaine opposition en exil et des pans importants de l’opposition traditionnelle qu’elle influence et conditionne …) continuent sa « guerre » contre l’ancien président à travers des alliances tacites.
Ceci est-il valable aussi pour les droits de l’homme ?
BDA : Autant sur le plan politique que sur celui des droits de l’homme, les changements suscités par l’arrivée au pouvoir de Ghazouani n’ont pas encore dépassé le stade primaire de l’expression démocratique formelle : se réunir, se déplacer sans être inquiété, déposer une plainte pour dénoncer des exactions, assister des victimes de l’esclavage, etc. C’est une évolution notoire si l’on se rappelle que moi-même j’ai été éconduit de force de Rosso, Boghé et Aleg. Sur ce plan, le président Ghazouani a apporté du nouveau, mais sur le chapitre de l’esclavage domestique et foncier, l’administration actuelle est beaucoup plus réactionnaire que celle sous Aziz. Depuis 2019, aucun esclavagiste n’est allé en prison; toutes les affaires d’esclavage sont étouffées, différées par la police et la justice transformées en firme de contrefaçon et de déni par la volonté anachronique des décideurs et l’activisme anti-abolitionniste d’un vilain résidu du système azizien : la « Commission Nationale des Droits de l’Homme de Mauritanie ».
Même si on permet aux défenseurs des droits de l’homme venus de pays étrangers d’entrer librement dans le pays, ce qui est une très bonne chose, sur les questions de fond que je viens d’évoquer, rien n’a changé.
Comment se porte IRA après les dernières défections ?
BDA : Je rappelle qu’environ 15 grandes défections ont affecté notre organisation – et notre parti – depuis sa création. Les défections suscitées sont une arme utilisée par Aziz contre IRA depuis 2010. Elles ont aussi été l’arme favorite des mouvements et partis concurrents dans leur volonté de nous affaiblir mais en vain. Ainsi, selon nos comptes, 12 partis et ONGs reconnus par le pouvoir d’Aziz sont nés de la côte d’IRA par le jeu des renseignements généraux. El Hor, dans ses nouveaux atours, le Manifeste et l’UPR (le parti au pouvoir) ont tenté de bénéficier des défections de IRA. Néanmoins, après dix ans de cette politique de la terre brûlée, de tentative de sape, la mouvance IRA-RAG a pu envoyer 3 députés à l’assemblée nationale, y compris moi, jeté en prison pour m’empêcher de faire campagne ! Lors des présidentielles de 2019, quatre grandes coalitions, celle du président Ghazouani, de l’ancien Premier ministre Ould Boubacar, du président de l’UFP, Mohamed Ould Maouloud, et Kane Hamidou Baba, candidat du « vivre ensemble », n’ont pu nous empêcher de rééditer l’exploit de 2014 en nous classant 2ème derrière le candidat du pouvoir qui a bénéficié de la machine de la fraude qui tourne à grand régime en période d’élections présidentielles orchestré par le système féodalo-bureaucratique, militaro-tribale au profit des groupes dominants.
Aujourd’hui, le même système est utilisé par l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou ; candidat potentiel à la présidentielle de 2024, qui veut nous régler notre compte en débauchant certains leaders d’IRA (3) qui n’ont pas résisté à l’appel de l’argent. Mais ces manipulations provoquent l’effet contraire, en créant de la sympathie pour IRA et pour RAG, et donc, en suscitant de nouvelles adhésions.
Venons-en à l’opposition et à son malaise actuel. Devrait-elle attendre 2024 – s’il n’y a pas des élections anticipées – pour montrer qu’elle existe ?
BDA : En vérité, il s’agit d’un passage de témoin que tout le monde remarque aujourd’hui. Ce qui se passe est plus une rupture avec un mode politique de l’opposition multi-décennale, un choix qu’un malaise. Il y a des personnalités qui ont fait leur temps, osons le dire, comme cela a été démontré par les urnes, seul paramètres de mesure de l’audience politique. Tous ces partis et entités, comme les personnalités de « l’ancien monde », doivent accepter qu’il y a une nouvelle configuration. Une configuration qui fait ressortir la réalité du nouveau rapport de force, à savoir que c’est cette opposition qui s’est dressée héroïquement contre Aziz, durant la décennie passée, est la seule en mesure de provoquer l’alternance. Les urnes ont montré que nous sommes les seuls en mesure d’atteindre 20% et pousser l’Etat à suspendre le décompte des résultats et proclamer « sa » victoire dans la précipitation. La seule qui met à mal les militaires, la seule qui, sans moyens, bouscule le système dans les campagnes pourtant sous l’emprise des chikhs (chefs de tribus) et des cheikhs (marabouts).
Nous ne vivons pas un malaise mais nous avons notre stratégie qui n’est pas la confrontation avec Ghazouani dont le style est diamétralement opposé à celui d’Aziz. Il a, au moins, cette qualité, celle d’être un personnage respectueux de l’adversaire et du droit. Et nous, nous ne sommes pas dupes, pour chercher à utiliser avec lui le même style qu’avec Aziz. Cela relèverait de la grossièreté. C’est le piège qu’on cherche à éviter. Néanmoins, nous continuons à battre le rappel de nos militants, à profiter de tous les espaces donnés pour consolider nos positions et faire entendre notre voix, y compris dans les médias d’État. Nous avons demandé – et obtenu – que les cadres de l’opposition doivent être cooptés dans les fonctions administratives sans devoir renier leur position. Nous mettons à profit cette période d’accalmie pour enrôler nos militants, montrer aux gens qui craignent le système que nous-mêmes rencontrons le pouvoir, discutons avec lui et qu’on n’est pas des gourous, comme le veut la diabolisation orchestrée contre nous.
En votre qualité d’ancien candidat arrivé deux fois deuxième, aux présidentielles de 2014 et de 2019 – ne devrez-vous pas pousser à l’union de l’opposition pour être prête aux prochaines échéances électorales ?
Notre trajectoire, notre martyr, le sacrifice que nous avons consenti durant toutes ces années, nous prédestinent, le plus normalement du monde, à être aujourd’hui et demain le leader de l’opposition. Les urnes ont aussi certifié cette réalité mais nous avons constaté que lors de la dernière échéance présidentielle, que l’opposition traditionnelle a voulu formater un candidat pour nous barrer la route, par le choix porté sur un homme du pouvoir, présenté comme un candidat «providentiel de l’opposition, et un autre formaté lui aussi par une double volonté de hauts cercles du pouvoir et de courants importants de l’opposition négro-mauritanienne. La tentative la plus forte et la plus machiavélique de nous mettre en minorité. L’échec a été total. Le mariage forcé entre des forces de l’opposition et d’autres du pouvoir a tourné au fiasco politique que vous savez. Ceux qui ont concocté un tel montage n’ont pu éviter la fatalité démographique et démocratique qui veut que celui qui parle le langage du peuple soit l’élu du peuple. Nous sommes arrivé 2ème derrière le candidat du Système, celui du triple pouvoir de l’argent, de la tribu et du savoir (les pseudos intellectuels). Nous sommes les seuls à avoir développé un impact qui permet aux observateurs de savoir que nous sommes la seule alternative au pouvoir. Une position qui va se prolonge dans le temps. En 2024, l’opposition traditionnelle n’aura pas le choix. Elle devrait nous soutenir, pour provoquer l’alternance, ou se résigner à rester la troisième force, derrière l’armée et nous.
L’Etat persiste et signe en parlant toujours de séquelles de l’esclavage et certaines organisations dont la vôtre, IRA, assurent qu’il est encore une réalité. Que faut-il pour qu’on tranche définitivement cette question ?
Précisons d’abord que ce n’est nullement l’Etat qui parle quand sont évoquées des séquelles mais ceux qui ont fondé leur pouvoir, leur prestige et leurs intérêts sur l’esclavage, ceux qui se sont érigée en porte-parole de l’Etat. Ils jouent donc à la dissimulation mais cette situation sera tranchée quand nous prendrons, nous, le pouvoir. Le discours négationniste sera alors démystifié. Pour cela, toutes personnes éprises de justice, en Mauritanie et en dehors, doivent soutenir notre courant et notre combat pacifique pour qu’on arrive au pouvoir, avec pour seul objectif d’instaurer une démocratie véritable et de faire cesser le martyr des victimes de l’esclavage et de toutes les injustices sociales.
On dit qu’il n’y a pas deux sans trois. Le député Biram Dah Abeid sera-t-il candidat à la prochaine présidentielle ?
Notre mission sacrée au profit du peuple ne peut être complète et accomplie que lorsqu’ on applique notre projet de société. Ce qui ne peut se faire, vous en conviendrez avec moi, que par notre exercice effectif du pouvoir durant au moins un mandat. Ce qui veut dire que Biram Dah Abeid est bien candidat à la présidentielle prochaine.
Propos recueilli à Dakar par SNEIBA Mohamed, correspondant en Afrique d’Œil d’Humanité (Belgique)
La police mauritanienne a annoncé ce samedi avoir arrêté trois personnes soupçonnées d’être impliquées dans le meurtre du professeur d’université et juriste Ahmed Salem Ould Elema dans la nuit de jeudi au vendredi.
La page Facebook de la police mauritanienne a publié, que la direction régionale de la sécurité de l’Etat du Nord Nouakchott avait « arrêté la bande criminelle qui a commis le meurtre jeudi soir dernier du citoyen Ahmed Salem Ould Elema ».
La page a indiqué que le gang se compose de trois individus, ne publiant que les initiales de leurs noms, sans révéler d’autres détails.
Elle a ajouté que le gang a effectué son « opération après avoir surveillé la victime, et sous l’emprise de substances intoxicantes », notant que le même gang « a effectué dans la même nuit plusieurs opérations dans différents de Toujounine ».
« L’enquête est toujours en cours avec le gang pour approfondir la recherche afin d’identifier d’autres opérations criminelles », a-t-elle déclaré
Bon… nous sommes en juin 2021, quelques jours après la vidéo virale d’un individu qui se dit algérien à Cergy (Île-de-France) dans laquelle il a insulté une dame afro en de termes d’une violence inouïe. Termes racistes au ton singulièrement esclavagiste l’encontre des Noirs en général. Il disait en pleine excitation haineuse en substance « On vous a vendus comme du bétail pendant 800 ans » . Là il a vomi au chaud certaines vérités historiques à sa manière qui a le mérite d’être moins hypocrite que le régime d’effacement et de tabou entourant généralement cette problématique d’esclavage dans certain monde idéologique afro-musulman, arabo-africain , tiers-mondiste , panafricaniste ou indigéniste. Il y a quelques temps, le président de la CNDH-Mauritanie avait dit en substance que sur le combat contre l’esclavage et ses séquelles, la RIM s’en sort mieux que d’autres pays voisins. Il n’avait pas nommé le Mali , mais on ne peut s’empêcher à penser que sa comparaison visait implicitement ce pays. Oui, le Mali où depuis 4 ans , on dénombre plusieurs centaines de citoyens déplacés forcés de leurs villages parce qu’ils refusent les coutumes esclavagistes et féodales d’un autre âge, lire https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210510-mali-une-centaine-de-victimes-d-esclavage-chass%C3%A9es-de-leur-village-arrivent-%C3%A0-bamako. Au Mali, le 1 septembre 2020 , 4 militants anti-esclavagistes chefs de famille avaient été lynchés à mort par des extrémistes défenseurs de l’ordre social esclavagiste soninké à Djandjoumé, à lire https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F .
Aujourd’hui au Mali, un dénommé mahamadoudiaby , un lettré arabisant de la communauté soninké a diffusé ces dernières heures un vocal accompagné de cette photo illustrative annonçant la sortie de son livre dit sur l’esclavage. Le fond de son audio est une réaffirmation de ses thèses apologétiques de l’esclavage chez les soninkés au nom de sa compréhension religieuse. Il suit l’idéologie fiqhite de l’instrumentalisation des textes dits « islamiques » pour valider et appuyer les coutumes esclavagistes qui mettent du feu et du sang aujourd’hui dans les milieux soninkés en Afrique de l’ouest. Selon ses propres dires, l’esclave reconnu comme tel se doit d’aller racheter sa libération auprès de ses maîtres sinon autrement sa non-soumission par une révolte rend irrecevable sa prière rituelle. D’aucuns diront, rien de nouveau car il y a une quinzaine d’années , une autre voix « religieuse » portante auprès des communautés soninkés avait sorti plusieurs cassettes sur cette problématique d’esclavage en soutenant quasiment les mêmes conclusions. C’est un certain MohamedTouré qui vivait en Arabie Saoudite mais basé à Bamako depuis quelques moments. Une mobilisation militante par une grande manifestation avait été organisée à son encontre auprès de la représentation diplomatique du royaume saoudien à Paris en novembre 2019, lire https://www.lactuacho.com/manifestation-devant-lambassade-darabie-saoudite-en-france-quand-un-imam-malien-veut-donner-une-legitime-islamique-a-lesclavage/ . Toutes les violations graves de droits humains liées à cet esclavage statutaire dans les villages soninkés , tirent une certaine caution complice de légitimation à partir de ces compréhensions dites religieuses diffusées par ces lettrés communautaro-esclavagistes. On le notera pour l’Histoire et pour témoignage auprès des juridictions nationales et internationales un Jour.
A Sélibabi, capitale régionale de la wilaya du Guidimakha, dans le sud de la Mauritanie, sur la frontière sénégalaise, sept (7) malfaiteurs ont été interpellés par la police, ce vendredi 4 juin.
C’est « une capture d’une bande de dealers et de voleurs de tous objets : téléphones portables, couteaux et autres » que le commissariat de police de la ville de Sélibabi a mis hors d’état de nuire.
Alakhbar – Le professeur AhmedSalem Tah Elema a trouvé la mort, à la suite de coups de poignard reçus d’un gang criminel à El Haye Idari, relevant de la moughataa de Toujounine, dans la wilaya de Nouakchott Nord.
Le défunt revenait d’une épicerie proche de son domicile, d’où il s’est procuré certains besoins domestiques. S’engageant dans une petite ruelle menant vers le domicile, il fut intercepté par la bande et poignardé à mort.
Retrouvé gisant dans un bain de sang par les voisins, il a été évacué dare-dare à l’hôpital avant de rendre l’âme en cours de route.
Les dernières semaines ont été marquées par une escalade des vols et des cambriolages ainsi que des agressions à l’arme blanche, ayant causé la mort de plusieurs personnes, notamment dans la ville de Nouadhibou.
Le ministre de l’intérieur et des Chefs sécuritaires s’étaient d’ailleurs rendus quelques jours après à Nouadhibou, dévoilant pendant leur séjour un plan de lutte contre l’insécurité et la criminalité.
Le Président de la République, MohamedOuldCheikhElGhazouani, a supervisé aujourd’hui, jeudi, dans la moughataa de Riyad, la pose de la première pierre de la construction de deux échangeurs dans la capitale, l’inauguration du réseau urbain pour l’année 2020 à Nouakchott, le lancement des projets de réseau urbain de la capitale pour l’année 2021.
Son Excellence le Président de la République a reçu des explications détaillées sur les projets d’infrastructures mis en œuvre, leurs caractéristiques techniques et les délais de leur réalisation, ainsi que les moyens mobilisés pour la mise en œuvre de ces projets.
Il s’agit, dans le premier cas de l’échangeur du quartier Haye Essaken, qui est financé à hauteur de 15 519 5001 MRU, dont la réalisation prendra 24 mois, et, dans le deuxième cas, de l’échangeur de la Jonction de Bamako pour un coût de 17 2589798 MRU, avec une durée de réalisation de 24 mois.
Pour ce qui est du réseau urbain pour l’année 2020 que le Président de la République vient d’inaugurer, sa longueur, est de 40 km et comprend 19 axes dans la capitale, pour un coût de 523 045 895 MRU, et dont la construction a été confiée à la Société d’Entretien, de Travaux, de Transport et de Maintenance, avec une période d’exécution de 14 mois.
Les nouveaux routiers, dont les travaux ont été lancés aujourd’hui par Son excellence, dans le cadre des projets du réseau urbain de Nouakchott pour l’année 2021, portent sur des tronçons de 47 kilomètres pour un coût de 527 641 900 nouvelles MRU. Les travaux sur les différents axes routiers couverts par ces projets, seront achevés dans 15 mois.
Le maire de la municipalité de Riyad, M. Abdallahi Mohamedou Idris, a salué cette réalisation, qui briserait l’isolement de la moughataa de Riyad, fluidifiera la circulation routière et en ferait une zone centrale de liaison et de trafic.
Il a déclaré que la commune de Riyad sera le meilleur témoin de l’accomplissement par le Président de ses engagements, exprimant sa conviction que le développement décrit par le président de la République est un type particulier de développement qui s’exprime à travers des actes concrètement posés dans une vision qui fait du citoyen la fin et le moyen de toute action publique.
Le maire a salué ce que le gouvernement a accompli, notamment dans le domaine de la priorité accordée au volet social, saluant à cet égard l’offre gratuite des services et prestations de l’assurance maladie à 100 000 familles pauvres.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, M. Mohamed Ould Bilal, du président du Conseil constitutionnel, du chef de file de l’opposition démocratique, des membres du gouvernement, de plusieurs membres du corps diplomatique accrédités dans notre pays, du wali de Nouakchott sud, de la présidente de la Région de Nouakchott, du hakem de Riyad, des élus et autres personnalités.
Des marins-pêcheurs tobagoniens ont signalé, le 28 mai 2021, la découverte d’une embarcation à la dérive avec des cadavres à son bord. Après une enquête préliminaire, les autorités trinidadiennes affirment que le bateau est originaire de la Mauritanie, au nord-ouest de l’Afrique.
Les 14 cadavres étaient dans un état de décomposition avancée quand leur bateau a été ramené à terre à Tobago, l’île sœur de Trinidad.
Selon le médecin légiste, il s’agissait de personnes de sexe masculin toutes habillées en tenue de sport et des imperméables verts. Les autopsies sont en cours. Pour l’instant, il est impossible d’identifier les hommes.
Un téléphone portable retrouvé sur l’un des corps provenait de la République Islamique de Mauritanie, située sur la côte nord-ouest de l’Afrique.
Grâce aux informations fournies par la police internationale, l’Interpol, les autorités trinidadiennes ont pu confirmer que l’embarcation avait été volée en Mauritanie.
Les autorités trinidadiennes ont demandé l’aide d’Interpol et de la CARICOM, la Communauté Caribéenne, pour identifier ces personnes et pour apprendre la destination prévue du bateau.
L’embarcation aurait été à la dérive depuis plusieurs semaines. En février, des marins-pêcheurs au Guyana avaient signalé la présence d’un bateau rempli de cadavres près de côtes de ce pays sud-américain. Le garde-côte avait essayé de le localiser sans succès.
Les autorités trinidadiennes sont incapables de confirmer s’il s’agit du même bateau.
Un bateau fantôme a déjà échoué à Barbade
Ce n’est pas la première fois qu’une embarcation en provenance de la côte ouest de l’Afrique échoue dans la Caraïbe avec des morts à son bord.
En 2006, un bateau originaire du Sénégal avait été retrouvé à la dérive au large de l’île de Barbade. Dans la cale du bateau, il y avait 11 cadavres en état de décomposition avancée. Les autopsies ont révélé que les personnes, d’origine sénégalaise et malienne, étaient mortes de faim et de déshydratation.
L’enquête a révélé qu’il y avait près de 40 personnes sur le bateau au début de son voyage. Abandonnés par les passeurs qui remorquaient l’embarcation, les défunts n’avaient ni eau ni nourriture. Après avoir dérivé pendant plusieurs mois, le bateau a enfin touché la terre à Barbade.
Son nom avait attiré l’attention l’année dernière, après avoir été mis au frigo, à la suite d’une dénonciation. Il s’agit de Mohamed El Habib Kidé…
Fonctionnaire au ministère mauritanien des affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur, il vient de décrocher à la prestigieuse Ecole Nationale d’Administration (ENA) de France, à l’issue d’un concours d’admission, a appris Cridem d’une note du Service de Coopération et d’action Culturelle (SCAC) de l’ambassade de France en Mauritanie.
Une information confirmée par le concerné lui-même.
Pour la petite histoire, Mohamed El Habib Kidé, cadre bilingue, a été relevé de ses fonctions et son salaire suspendu depuis le 1er juin 2020 à la suite d’une dénonciation portant sur les discriminations au sein du ministère mauritanien des affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur.
Une affaire qui avait suscité une véritable levée de boucliers notamment sur Facebook.
Mohamed El Habib Kidé est un diplômé de Conseiller aux Affaires Etrangères à l’Ecole Nationale d’Administration de Nouakchott en 2014, option arabe.
L’autre lauréat du concours d’admission à l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) de France s’appelle Aboubakri ould Brahim, fonctionnaire au ministère des finances. Les deux mauritaniens figurent parmi les 20 africains admis par la moyenne générale.
Dans un communiqué publié la soirée du mardi 1er juin 2021,le Parti national mauritanien Ribat, a averti les autorités au pouvoir et l’ appareil de sécurité , contre tout préjudice moral, verbal ,physique ou de menace , qui serait porté à l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz.
La justice mauritanienne a la responsabilité de protéger sa vie et ses biens «de tout voyou qui serait poussé par les conspirateurs, les haineux et les truands subversifs à lui faire du mal».
Le communiqué affirme que l’ancien président tient à l’application stricte de l’assignation ordonnée par le pouvoir judiciaire, «comme étant un engagement de son respect du pouvoir judiciaire, ses institutions, ses décisions et ses ordonnances en sa qualité d’ancien président du Conseil supérieur de la magistrature et le premier garant du respect de la constitution et de l’application des dispositions de la loi depuis plus d’une décennie.
Le communiqué indique qu’Ould Abdel Aziz a le droit «de choisir les moyens de ses déplacements pour venir jusqu’au commissariat de police politique (économique) afin de signer, comme la justice l’ oblige à le faire».
Le communiqué a souligné que « le harcèlement, les provocations et les arrestations de leaders du parti, ses militants et ses partisans ne feront qu’augmenter la fermeté et la détermination du parti à s’opposer à ce système hybride défaillant ».
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.