● Mali | Abdoulaye Maïga, Premier ministre de l’État confédéré malien. Par Maître Balla Cissé



Le 20 novembre 2024, le secrétaire général de la présidence de la République, Alfousseyni Diawarra, annonce à la télévision lors d’un flash spécial que « le président de la Transition, chef de l’État, vu la Constitution, vu la Charte de la Transition, vu la loi […] du 25 février 2022 portant révision de la Charte de la Transition décrète : […] il est mis fin aux fonctions de Premier ministre et des membres du gouvernement ». Choguel Kokalla Maïga quitte donc la Primature, qu’il occupait depuis le 7 juin 2021. Le nouveau général de division Abdoulaye Maïga lui succède. Il avait déjà porté le titre de Premier ministre, mais de façon éphémère, entre le 21 août et le 5 décembre 2022, pour assurer l’intérim d’une fonction laissée vacante à la suite de problèmes de santé de l’ex-président du M5-RFP. Si la mise à l’écart de cette figure marquante de la junte au moyen d’arguments juridiques discutables profite à la junte en affaiblissant les lois constitutionnelles (I), elle alourdit surtout le poids de la confédération des États du Sahel, augmentant son influence dans la politique malienne (II).

● I. L’affaiblissement des lois constitutionnelles maliennes

Les textes cités par le messager du Président Goïta motivent-ils un changement légal de Premier ministre ? L’utilisation de trois articles issus de trois documents constitutionnels entraîne telle question, car aucun n’est valable sur le plan du droit. En effet, si l’article 57 de la Constitution de la IVe République dispose bien que le « président de la République nomme le Premier ministre et met fin à ses fonctions », celle-ci n’est pas encore applicable, comme l’indique son article 190 : « Jusqu’à la mise en place des nouvelles institutions, les institutions établies continuent d’exercer leurs fonctions et attributions. » Or, le président de la République n’a toujours pas été élu ! De même, faire appel à l’article 11 de la Charte de Transition (selon lequel « le gouvernement de la Transition est dirigé par un Premier ministre nommé par le président de la Transition ») est tout aussi irrégulier, puisque le régime exceptionnel a théoriquement pris fin le 26 mars 2024, date à laquelle s’est achevée sa prolongation prévue par la loi du 27 février 2022 ! Par parenthèse, ajoutons que nul ne peut imaginer sérieusement que la junte exploite l’article 38 de la Constitution de la IIIe République, cette Constitution à laquelle la Charte se réfère, mais qui a disparu du préambule de la loi fondamentale de 2023 ; elle dispose, certes, que « le président de la République nomme le Premier ministre », mais précise qu’« il met fin à ses fonctions sur présentation par celui-ci de la démission du gouvernement », et Choguel Maïga n’a pas pris congé de lui-même !
Ce raisonnement, les généraux putschistes l’ont sans doute eu, mais il n’est pour eux que détail, car c’est désormais une autre institution qu’ils cherchent à consolider : la Confédération des États du Sahel, dont le Traité a été signé en juillet 2024. Les critiques de Choguel Maïga ont finalement été une heureuse occasion de se débarrasser de lui et de le remplacer par un des leurs, complice de leurs moyens aussi astucieux que peu scrupuleux pour atteindre leur but de rester à la tête du pays. Avec Abdoulaye Maïga, le Premier ministre du Mali n’assure plus le lien entre la population civile et l’armée au pouvoir, mais entre celle-ci et les juntes nigérienne et burkinabè.

● II. La consolidation de la Confédération militaire des États du Sahel

Nommer Premier ministre le général de division Abdoulaye Maïga renforce bien sûr la militarisation du régime malien, mais aussi celle de la Confédération unissant le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Dans cette association d’États souverains qui ont délégué certaines compétences à des organes communs, notamment la sécurité et la défense, la désignation d’un officier supérieur confirme l’orientation d’une politique forte qui devrait bientôt être expliquée dans un discours de politique générale et justifier que les chefs des principaux partis d’opposition restent incarcérés, ou que l’universitaire Étienne Fakaba Sissoko demeure emprisonné pour avoir écrit contre les prétendus restaurateurs de la liberté. Aucun civil ne peut plus ménager les ambitions des chefs arrogants et orgueilleux d’une armée pourtant très faible et qui cherchent du soutien non plus auprès peuple, mais dans les régimes militaires et autoritaires du général Tiani et du capitaine Traoré qui les aideront si les civils cherchaient à se retourner contre eux.
Dans un article du 24 novembre 2024, Jeune Afrique explique que « les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) veulent « harmoniser » leurs documents de voyage et d’identité, pour une « libre circulation des personnes et des biens » ». N’est-ce pas une façon de soumettre les citoyens maliens à la justice nigérienne et à la justice burkinabè, donc un moyen original de faire taire les voix de l’opposition ? Les ressortissants des trois pays, pour être unis dans une sorte d’identité sahélienne, pourraient avoir à rendre des comptes devant des juridictions étrangères de prétendus manquements à des lois extérieures et commis dans les frontières de leur propre État : l’arrestation d’Issa Kaou N’Djim, puni pour avoir critiqué, au Mali, le pouvoir du capitaine Traoré, marquerait alors la première application d’une règle en passe d’être officialisée et généralisée, car la politique d’Abdoulaye Maïga sera bien plus pénétrée des idées du Traité de Confédération des États du Sahel que celle de son prédécesseur, puisqu’il en est l’un des fondateurs.

En écartant Choguel Maïga, et au mépris des lois constitutionnelles, le Président Goïta transforme peu à peu la nature du régime politique : le gouvernement ne sera plus chargé d’appliquer une politique pour le Mali, mais une politique pour le bien de la Confédération, donc le bien de ses chefs. Abdoulaye Maïga est l’homme pour cela. Reconnaissant pour les trois étoiles que le général Goïta a fait coudre sur ses épaulettes, il saura montrer la ferveur nécessaire à l’accomplissement de sa mission.

Balla CISSÉ, docteur en droit public
Avocat au Barreau de Paris 
Diplômé en Administration électorale

● La candidature du chef militaire de transition à l’élection présidentielle | Par Maître Balla Cissé

Dans les six pays qui ont subi des coups d’État militaires ces quatre dernières années, le Mali (août 2020, mai 2021, mars 2024), le Tchad (avril 2021), la Guinée (septembre 2021), le Burkina Faso (janvier et septembre 2022), le Niger (juillet 2023), et le Gabon (août 2023), les putschistes ont imposé une période exceptionnelle en matière institutionnelle et juridique, une période de « transition », réglée par un document, une « charte », qui complète officiellement la Constitution, mais lui est supérieure lorsque les deux textes s’opposent. Seul le général Tiani, au Niger, a abrogé la loi fondamentale. Chaque junte s’est engagée à organiser une élection présidentielle, gage de ses bonnes intentions démocratiques, censée marquer la fin de cette parenthèse aux confins de la légalité, mais, à part au Tchad, le scrutin est régulièrement reporté. S’intéresser au devenir du chef des officiers à la tête de l’État apparaît ainsi pertinent, en particulier à la lumière des nouvelles Constitutions qu’ils ont ratifiées, des chartes, des propositions émises par les assemblées composées des « forces vives de la nation » et des lois électorales. Aussi, tantôt la possible candidature d’un militaire à l’élection présidentielle est-elle incertaine (I), tantôt elle est rendue ambiguë (II), tantôt elle a été le fruit de revirements (III).

● I. L’incertitude d’une possible candidature d’un militaire à l’élection présidentielle

Au Niger, le général Abdourahamane Tiani a abrogé la Constitution de 2010 dès le 26 juillet 2023, jour il a fait emprisonner Mohamed Bazoum, le Président élu de façon démocratique. Depuis, aucun texte ne l’a remplacé. Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie administre le pays comme il veut. L’homme fort du pays a annoncé, fin 2023, que se tiendrait un « Forum national inclusif » devant donner lieu à des propositions de réformes et suggérerait un délai quant à la durée de la période de transition ; il a aussi promis « un cadre stratégique de gouvernance pour la transition » : une future Charte de Transition ?
En Guinée, selon l’article 46 de la Charte de la Transition du 27 septembre 2021, « le Président et les membres du Comité National du Rassemblement pour le Développement ne peuvent faire acte de candidature ni aux élections nationales ni aux élections locales qui seront organisées pour marquer la fin de la Transition », et « cette disposition n’est susceptible d’aucune révision ».
Au Burkina Faso, conformément à l’article 4 de la Charte de Transition du 14 octobre 2022, « le président de la Transition n’est pas éligible aux élections présidentielle, législatives et municipales, qui seront organisées pour mettre fin à la Transition. » Cependant, en mai 2024, la proposition des « Assises nationales » de prolonger la situation institutionnelle a été retenue, de sorte que le capitaine Traoré doit rester à son poste cinq ans encore.
Si l’incertitude est de mise, si personne, à part la junte elle-même, ne connaît la place des dirigeants actuels dans les institutions établies après la présidentielle, la militarisation de ces trois pays rend vraisemblable, sinon probable, une distorsion des chartes guinéenne et burkinabè et l’introduction d’un article dans la prochaine Constitution nigérienne autorisant les membres de l’armée à se présenter à l’élection. En effet, en Guinée, le Président Doumbouya a été nommé général en 2024, ce qui renforce son prestige, donc l’idée qu’il ne tient pas à quitter le palais présidentiel, et le Niger et le Burkina Faso (avec le Mali) se sont alliés en juillet 2024 dans une confédération fondée en particulier sur la sécurité et sur la défense, c’est-à-dire sur l’armée. Le capitaine Traoré et le général Tiani ne devraient alors pas accepter de renoncer à leurs prérogatives en agréant une Constitution, une loi électorale ou tout autre document les empêchant de se présenter aux électeurs. Dans ce cas, ils auront le loisir de suivre la voie empruntée par le Gabon et le Mali.

● II. L’ambiguïté d’une possible candidature d’un militaire à l’élection présidentielle

Au Gabon, l’article 44 de la Charte de la Transition du 4 septembre 2023, adoptée par le « Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions » (C.T.R.I.) impose une mesure claire a priori : « Les membres du Gouvernement de la Transition ne sont pas éligibles à l’élection présidentielle qui sera organisée pour marquer la fin de la Transition. Les officiers supérieurs des Forces de Défense et de Sécurité, nommés membres du Gouvernement, réintègrent leurs corps d’origine à la cessation de leurs fonctions ministérielles. » Toutefois, étant donné que le général Brice Clotaire Oligui Nguema cumule les fonctions de chef de l’État et de membre du gouvernement, comme ministre de la Défense et de la Sécurité (d’après l’article 35), nul ne sait s’il aura le droit de se soumettre au suffrage des électeurs. Quoi qu’il en soit, selon le Monde, « parmi le millier de propositions [du « Dialogue national inclusif »], aucune ne revient sur l’éligibilité de l’actuel chef de la transition ».
Au Mali, trois mesures sont concurrentes et rendent incertaine la candidature d’Assimi Goïta, ou de l’un de ses amis putschistes. La Charte de la Transition modifiée du 25 février 2022, d’abord, est restrictive : d’après l’article 9 , « le Président de la Transition n’est pas éligible aux élections présidentielle et législatives, qui seront organisées pour marquer la fin de la Transition », d’autant que « la présente disposition n’est pas susceptible de révision » ; la loi électorale du 24 juin 2022, ensuite, nuance cependant l’interdiction : « tout membre des Forces armées ou de sécurité qui désire être candidat aux fonctions de président de la République doit démissionner ou demander sa mise à la retraite au moins six mois avant la fin du mandat en cours du président de la République » ; et « pour les élections pendant la Transition, les membres des Forces armées ou de sécurité qui désirent être candidats aux fonctions de président de la République doivent démissionner ou demander leur mise à la retraite au moins quatre mois avant la date de l’élection présidentielle marquant la fin de la Transition » ;  les neuvième et onzième recommandations de la deuxième thématique, « Questions politiques et institutionnelles », du Dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale (DIM), enfin, qui s’est terminé le 10 mai 2024, proposent de « réviser la Charte de la Transition » et de « susciter la candidature du colonel Assimi Goïta à la prochaine élection présidentielle ».
Au Tchad, des points de vue tranchés et contraires ont été employés en matière de candidature d’un militaire à l’élection présidentielle.

● III. De l’interdiction à l’acceptation de la candidature d’un militaire à l’élection présidentielle

Au Tchad, après le décès de son père, Idriss Déby, Mahamat Idriss Déby a pris le pouvoir sans que la Constitution ne l’y autorise. Il a instauré un régime de transition le jour même, le 20 avril 2021, et, le mois suivant, a signé une Charte de Transition, modifiée le 8 octobre 2022. Son article 54 est le suivant : « Le Président du Conseil National de Transition assurant les fonctions de Président de Transition ne peut ni démettre le Gouvernement, ni procéder à la révision de la Charte de Transition, ni se porter candidat à l’élection présidentielle. » Pour contourner cet obstacle juridique, le jeune officier a fait procéder à un « Dialogue national inclusif et souverain » et a suivi  ses recommandations, comme l’élaboration d’une Constitution – adoptée en 2023 – lui permettant de concourir à l’élection suprême, l’article 68 indiquant en effet que « si le candidat est membre des forces de défense et de sécurité, il se met au préalable en position de disponibilité ».
Cet arrangement séduit manifestement les juntes qui cherchent lentement, au moyen de réunions populaires, à légitimer leur pérennité au pouvoir. Mais celles-ci sont plus prudentes, craignant peut-être une révolte populaire ou respectant la feuille de route que leurs alliés russes leur ont fournie. Il n’est pas d’une hardiesse excessive d’avancer que l’objectif atteint par le Président Mahamat Idriss Déby fait des envieux.

L’apparence du constitutionnalisme est le point commun de ces putschistes. Les Présidents n’ont plus l’audace ni la totale impunité de naguère. Même si les garde-fous sont faibles, contestés et contestables, telle la Cédéao, dont certains membres ont à leur tête des dictateurs, ils promeuvent de nobles valeurs. Pour les contrer, la Confédération des États du Sahel prétend défendre des valeurs africaines : c’est une idée forte et peut-être plus subtile pour maintenir le pouvoir des militaires et négliger ainsi certaines règles de droit international et constitutionnel.

M. Balla CISSÉ, docteur en droit public
Avocat au Barreau de Paris 
Diplômé en Administration électorale

● Une israélienne à Nouakchott: Tempête sur Tanit! [La Dépêche]

LA DEPECHE – Une nouvelle polémique enfle encore. On aurait pu s’en passer si l’intruse concernée n’était pas israélienne (de double nationalité) et si son hôte n’était pas une structure publique: le Port de Tanit.

Comment des structures publiques peuvent-elles être si poreuses et si perméables ? Tout n’est sans doute pas un hasard d’agenda peu regardant ou de rencontre fortuite car apparemment notre hôte gênante ne se comportait pas presque comme chez elle. Ce ne serait pas son premier voyage en Mauritanie. Elle s’y pavane à son aise même si elle y séjourne sous le sceau du passeport marocain.

Qui l’a invitée? Pour quelle raison. Silence officiel. Selon nos confrères de Alakhbar, Irit Ovadia, patron d’une entreprise en Israël qui s’appellerait IMS (International Médical Services), est spécialisée dans le secteur de la santé.

C’est en tout cas ce qu’en révèle son siteweb : « IMS est spécialisé dans la réalisation de projets de santé à grande échelle en Afrique et fournit à ses clients des solutions clés, de la planification initiale à la construction en passant par la gestion globale de la qualité des hôpitaux ».

Elle serait pourtant venue en novembre 2024 à Nouakchott, « sur la base d’une invitation qu’elle a reçue en octobre du directeur du port, Ahmed Ould Khatri (…) pour explorer les opportunités d’investissement en Mauritanie” ?

Le DG du port de Tanit soutiendrait encore qu’il aurait jeté son dévolu sur cette femme, à moitié israélienne, sur conseil d’une autre femme marocaine. Fatal. La confusion de genres laisse donc les supputations prendre le dessus pour expliquer les motivations d’une présence «étrange» en dépit de son passeport marocain. Comment expliquer la signature séance tenante d’un accord avec une entité qui vient d’être introduite? Assurément, le DG de Tanit est allé vite en besogne.

D’autant qu’en ces temps qui courent le gouvernement extrémiste israélien s’en donne à cœur joie dans le massacre de civils palestiniens. La présence d’un ressortissant d’Israel -il y a des israéliens qui sont contre le génocide commis en leur nom- en Mauritanie, quel que soit sa couverture, n’est pas la bienvenue.

Ne serait-ce que pour sa propre sécurité. Pire encore, cette affaire est récupérée par nos confrères algériens qui y brodent pour susciter la suspicion entre le gouvernement et le royaume chérifien. Et c’est encore lá une autre dimension de cette visite pour le moins inopinée.

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● Ousmane Sonko est arrivé à Nouakchott pour une visite de travail sur l’énergie, les transports, la sécurité et la migration

De l’envoyé spécial de l’APS, Souleymane Faye

Nouakchott, 12 jan (APS) – Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, est arrivé dimanche soir à Nouakchott pour une visite officielle de deux jours consacrée essentiellement à l’énergie, aux transports, à la sécurité et à la migration, lundi 13 et mardi 14 janvier, a constaté l’APS.

Pour cette visite également dite d’amitié et de travail, le chef du gouvernement est accompagné de plusieurs ministres, dont Yassine Fall, chargée de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, et Jean Baptiste Tine, celui de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

Birame Souleye Diop, le ministre chargé de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Yankhoba Diémé, celui des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens, et Fatou Diouf, la ministre des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires, y prennent part.

La délégation conduite par Ousmane Sonko comprend aussi les directeurs généraux de l’Agence nationale chargée de la promotion des investissements et des grands travaux, Bakary Séga Bathily, et de la Société des pétroles du Sénégal, Alioune Guèye.

Elle a été accueillie à l’aéroport international de Nouakchott par plusieurs personnalités mauritaniennes, dont le Premier ministre, Moctar Ould Diay.

« Saisir toutes les opportunités d’investissement »

Des Mauritaniens et des ressortissants sénégalais sont sortis en nombre pour accueillir Ousmane Sonko et les ministres qui l’accompagnent. Des militants de Pastef habillés aux couleurs du parti au pouvoir étaient également présents.

Au cours de sa visite, « le Premier ministre va rencontrer le patronat mauritanien, en présence des acteurs du privé sénégalais, pour les encourager à créer des joint-ventures et à saisir toutes les opportunités d’investissement », indiquent des documents des deux gouvernements.

Il va rencontrer le président mauritanien, Mohammed Ould Cheikh El Ghazouani, au second jour de sa visite, mardi 14 janvier, au palais présidentiel.

M. Sonko « compte aborder avec son homologue mauritanien certains dossiers stratégiques dans les domaines, entre autres, de l’énergie, des transports, de la sécurité et des conditions de séjour et d’établissement », précise la Primature du Sénégal.

Le programme de la visite comprend des réunions ministérielles bilatérales prévues lundi 13 janvier au matin, selon des documents reçus des deux parties.

Ces discussions porteront sur le projet de création d’un secrétariat sénégalo-mauritanien chargé de la coopération et du développement, la migration irrégulière, les conditions de séjour et d’établissement des ressortissants sénégalais et mauritaniens entre les deux pays, et la construction du pont de Rosso.

Des « échanges économiques et commerciaux très modestes »

Un entretien entre Ousmane Sonko et son homologue de la Mauritanie est prévu le même jour, de même qu’une réunion élargie aux ministres des deux pays.

Le programme national de développement « Sénégal 2050 » sera présenté à des investisseurs des deux pays. Seront évoqués aussi « les échanges économiques et commerciaux qui sont très modestes », entre les deux pays, « au regard de l’énorme potentiel de coopération existant de part et d’autre ».

« De 43,1 milliards de francs CFA en 2019, les flux commerciaux entre les deux pays se sont établis à 67,4 milliards en 2023 », indique la Primature du Sénégal.

Elle annonce une rencontre du Premier ministre avec la communauté sénégalaise vivant en Mauritanie.

Sont attendues de la visite d’Ousmane Sonko en Mauritanie « des retombées positives, qui contribueront au raffermissement des liens d’amitié et de solidarité unissant les peuples sénégalais et mauritanien ».

Un « partenariat stratégique »

« La coopération entre le Sénégal et la Mauritanie […] a connu un net regain de dynamisme depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye », affirme le gouvernement sénégalais.

Il rappelle que M. Faye, élu en mars dernier, a effectué trois visites officielles en Mauritanie, et son homologue mauritanien est allé deux fois au Sénégal au cours de la même période. « De nombreuses visites ministérielles ont également eu lieu durant cette période, parmi lesquelles celles des ministres de l’Agriculture et de l’Élevage, du Pétrole, de l’Energie et des Mines, des Pêches, ainsi que des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens », ajoute le gouvernement.

Le premier forum économique sénégalo-mauritanien s’est tenu les 30 septembre et 1er octobre 2024 à Dakar, une rencontre suivie de la 13e session de la grande commission mixte de coopération entre les deux pays, les 4 et 5 novembre 2024 à Nouakchott.

« Ces différentes visites et rencontres témoignent d’une intensification sans précédent de la coopération entre le Sénégal et la Mauritanie, sous l’impulsion des plus hautes autorités des deux pays », souligne la Primature du Sénégal.

Elle signale que « cette dynamique très positive s’opère dans le cadre du partenariat stratégique autour du gaz et du pétrole, symbolisé par le GTA (le gisement de gaz naturel situé sur la frontière maritime des deux pays), qui demeure un exemple de réussite d’un partenariat Sud-Sud, de surcroît porté par deux pays voisins ».

ESF/AB

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● Mauritanie: un journaliste de la TVM limogé au nom de la liberté d’expression [Points Chauds]

POINTS CHAUDS – Le journaliste Mauritanien Moussa Ould Bouhli de la TVM a été limogé au nom de la liberté d’expression aujourd’hui.

Le directrice générale de la chaîne mauritanienne, Suniya Mint Sidi Hayba, a limogé aujourd’hui le journaliste Moussa Ould Bouhli de son poste de directeur de la formation à la chaîne.

Ould Bouhli a déclaré dans un appel téléphonique à notre rédaction qu’il a été informé de la décision de le licencier de son poste de directeur de la formation à la chaîne, et que la raison de son licenciement était ses sorties en direct via sa page Facebook.

Il convient de souligner ici que, contrairement au rapport de Reporters Sans Frontières de l’année dernière , qui avait suscité une polémique à Nouakchott , la liberté de presse et la liberté d’expression en Mauritanie sont en net recul depuis quatre ans. Actuellement, seulement 5 % des publications il y 10 ans, parviennent à paraître, tant les difficultés sont nombreuses.

Ces obstacles ne sont pas seulement d’ordre structurel ou liés à la précarité, mais aussi d’ordre financier, où l’autoritarisme joue un rôle clé. En effet, une « liste noire » est régulièrement transmise (A titre confidentiel)à toutes les directions et départements ministériels, les entreprises publiques, interdisant toute collaboration publicitaire ou contractuelle avec les médias et journalistes qui y figurent.

Cette liste, renouvelée chaque année, comprend à la fois des noms de journaux et de journalistes indépendants mais aussi des bloggeurs et influenceurs qui ne font pas partie des « recommandés » du l’Etat.

En conséquence, une grande partie de la presse qui existait il y a dix ans a complètement disparu. Seuls quelques sites et journaux parviennent à subsister, malgré des conditions extrêmement difficiles. Il faut ajouter que les quelques journaux et sites qui continuent à apparaître contre vents et marées le font au prix d’immenses efforts, souvent dans un climat hostile. Cependant, la majorité des médias qui continuent de paraître sont, quant à eux, soutenus par le pouvoir en place et agissent en sa faveur.

Le pire dans cette situation est que les organisations internationales chargées de défendre la liberté de la presse semblent ignorer ces réalités, fermant les yeux sur les violations persistantes au détriment des journalistes mauritaniens. Ces derniers, livrés à eux-mêmes, ne savent plus à quel saint se vouer, pris entre un pouvoir répressif et une communauté internationale indifférente à leur sort.

Un exemple frappant est celui du site et du magazine Points Chauds, qui subissent un embargo depuis cinq ans. Interdits de publicité, privés à trois reprises d’aide publique sans aucun motif justifié, ils illustrent parfaitement les méthodes utilisées pour museler les voix indépendantes et critiques en Mauritanie.

Il faut également ajouter que presque toutes les chaînes de télévision et radios privées fonctionnent en mode statique, avec une quasi-disparition des émissions de débats contradictoires. Les invités dont les opinions divergent de celles du pouvoir public sont systématiquement exclus. Les émissions qui dérangent, les enquêtes qui fâchent ou les sujets sensibles ont purement et simplement été interdits. Depuis cinq ans, toute forme de journalisme critique ou indépendant a été étouffée, laissant place à un paysage médiatique aseptisé et uniforme, entièrement contrôlé par les autorités.

A souligner que Ould Bouhli est, par l’occation le président de l’Association des journalistes mauritaniens, mais aussi l’une des rares voix, a critiquer l’action du gouvernement sur le territoire, sachant que les critiques les plus fortes proviennent généralement des blogueurs Mauritaniens résidents à l’étranger.

A cette décevante occasion

Direction et la rection de Points Chauds déclarons, notre solidarité avec le confrère Moussa Ould Bohli.

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● « L’esclavage par ascendance au Mali : une loi historique, un défi pour la justice » | Par l’activiste défenseur des droits humains, M. Boubacar Demba N’Djim

L’esclavage par ascendance, désormais reconnu comme une infraction dans le nouveau code de procédure pénale du Mali, constitue une avancée historique dans la lutte contre une pratique qui nie la dignité humaine. Mais cette victoire ne doit pas masquer une réalité : une loi, sans application rigoureuse, reste un texte vide de sens. L’exemple de la Mauritanie, où l’esclavage persiste malgré une interdiction légale vieille de plusieurs décennies, nous met en garde contre l’inaction. 

En Mauritanie, l’esclavage a été officiellement aboli en 1981, faisant d’elle le dernier pays au monde à franchir ce pas. Cependant, ce n’est qu’en 2007 qu’une loi criminalisant explicitement cette pratique a été adoptée, prévoyant des sanctions pour les auteurs d’actes esclavagistes. En 2015, cette législation a été renforcée : l’esclavage a été requalifié en « crime contre l’humanité », et les peines ont été alourdies pour les responsables. Malgré ces avancées, l’application reste faible. Les victimes continuent de dénoncer les obstacles à l’accès à la justice, les pressions sociales, et parfois même la complicité de certains responsables locaux. 

Adopter une loi, c’est poser les bases. Faire disparaître ce fléau, c’est un tout autre défi. La justice malienne doit se montrer à la hauteur de cette mission. Les magistrats, premiers remparts contre l’impunité, doivent être formés pour traiter ces infractions avec toute la gravité qu’elles méritent. Les auteurs d’actes esclavagistes doivent être poursuivis et lourdement sanctionnés, sans exception. 

Mais la répression seule ne suffira pas. Les victimes doivent être protégées, accompagnées et réhabilitées. Sans soutien, elles risquent de replonger dans des situations de dépendance. Parallèlement, un immense travail de sensibilisation doit être mené pour briser les chaînes invisibles des mentalités, souvent encore prisonnières de traditions oppressives. 

L’esclavage par ascendance n’est pas qu’un crime ; c’est une honte pour toute société qui le tolère. Le Mali doit tirer les leçons de l’expérience mauritanienne pour éviter que cette nouvelle loi ne reste lettre morte. Ce texte doit devenir un véritable outil de justice et d’espoir pour les victimes. L’histoire nous jugera non pas sur les lois que nous adoptons, mais sur les actes que nous posons pour les faire vivre. Il est temps d’agir, et d’agir avec fermeté.

Soyons vigilants !
Boubacar Demba N’Djim

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● Sénégal | Ousmane Sonko : « Respectez le Président de la République » via Le Soleil

Ousmane Sonko tenait à mettre les points sur les « i ». Après des grognes chez les partisans du Pastef concernant les nominations effectuées par le Président Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre a tenu à remettre les choses au clair. Il l’a fait lors d’une déclaration sur Facebook tard ce dimanche 5 janvier 2025.

Ousmane Sonko en a profité pour inviter les militants à plus de respect vis-à-vis du Président de la République qui est une institution. Il a fait un constat peu plaisant durant ces deux derniers jours après la nomination dans le collège du CNRA de Aoua Bocar Ly.

Des militants ont porté des propos très négatifs à l’endroit du Président de la République, l’accusant « de nommer des profils qui ont toujours été contre le Pastef…»

Ousmane Sonko est monté au créneau pour réaffirmer l’engagement véritable et surtout loyal de l’actuel président. « N’oubliez qu’il a été emprisonné juste parce qu’il m’avait défendu », martèle-t-il.

Il en a fait de même pour Alioune Sall, ministre de la Communication. « Il s’est battu pour faire de Pastef ce qu’il est en France actuellement. Il connaît bien le projet », ajoute Ousmane Sonko.

Pas de place pour les menaces
Pour Ousmane Sonko, il ne faut pas s’attarder sur les nominations et surtout, il faut respecter les choix faits par le Président Bassirou Diomaye Faye. « Les menaces au sein de notre parti Pastef doivent s’arrêter, il faut se dire la vérité (…)  Je suis la personne morale du projet, j’ai toujours tenu un discours de vérité avec vous. Nous ne pourrons pas diriger et dire que nous ne commettrons d’erreurs. Ce que je peux vous assurer c’est que nous ne commettrons pas de fautes. »

Ousmane Sonko ajoute ensuite : « Il faut que l’on se respecte entre nous, que l’on respecte le Président de la République et que l’on respecte le Premier ministre : ce sont des institutions ».

«Le temps de l’Etat n’est pas celui des militants »
Toujours dans son live de ce dimanche 5 janvier, Ousmane Sonko a été catégorique « Il faut que vous soyiez patients car le temps de l’Etat n’est pas celui des militants ».
Cet appel fait suite à certains propos de militants qui pensent que la rupture est « lente ».
Il rappelle que le projet vise à déconstruire un système avec des lois, des organisations et des structures.

Il n’a pas manqué de rappeler que le Président de la République et lui-même ne connaissent forcément pas tous les profils nommés et parfois même « les enquêtes de moralité ne ressortent pas tout sur les personnes ».
En définitive, Ousmane Sonko a insisté sur le rapport de confiance qui ne doit, en aucun cas, s’effriter.

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● France | Nicolas Sarkozy jugé pour les soupçons de financement libyen de sa campagne à compter de ce lundi 6 janvier [Le HuffPost avec AFP]


Le procès de l’ancien chef de l’État pour corruption s’ouvre à Paris. Il risque jusqu’à 10 ans de prison si les preuves d’un pacte noué avec Mouammar Kadhafi sont avérées.

JUSTICE – Nouvelle épisode judiciaire pour Nicolas Sarkozy. Les affaires se suivent mais ne se ressemblent pas pour l’ex-chef de l’État, condamné définitivement dans l’affaire Paul Bismuth et qui retourne sur le banc des accusés ce lundi 6 janvier. Cette fois pour répondre des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle victorieuse en 2007.

Reconnu coupable le 18 décembre dernier de corruption et de trafic d’influence dans l’affaire dite des écoutes, l’obligeant à porter un bracelet électronique pendant un an pour purger sa peine de prison ferme, l’ancien président français va devoir s’expliquer sur ses liens avec l’ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. La justice soupçonne ce dernier d’avoir offert plus de 6 millions d’euros au candidat à la présidentielle en échanges de services.

Un pacte avec le dictateur libyen
Dans cette affaire, qui s’ouvre devant le tribunal judicaire de Paris, Nicolas Sarkozy est ainsi accusé d’avoir noué, via ses proches, un « pacte de corruption » avec le dictateur. Il sera jugé jusqu’au 10 avril pour corruption, recel de détournement de fonds publics, financement illégal de campagne et association de malfaiteurs. Des chefs d’accusations qui pourraient lourdement aggraver le cas de l’ancien dirigeant français. S’il est reconnu coupable, il risque 10 ans de prison et 375 000 euros d’amende, ainsi qu’une privation des droits civiques (donc une inéligibilité) allant jusqu’à 5 ans.

Comme souvent dans les affaires où Nicolas Sarkozy est impliqué, il s’avance confiant avant d’entamer ces quatre mois d’audience. Questionné sur le fond de l’affaire, son avocat Me Christophe Ingrain a assuré que son client attendait le procès « avec détermination » pour « combattre la construction artificielle imaginée par l’accusation ».

« Il n’y a aucun financement libyen de la campagne », a ajouté le conseil de Nicolas Sarkozy, tandis que ce dernier évoque, depuis plusieurs années déjà, une « fable ». D’après lui, il ne s’agit que d’une « vengeance » libyenne à son soutien aux rebelles libyens au moment du printemps arabe. Un événement qui avait fini par provoquer la chute et la mort du colonel Kadhafi en octobre 2011.

12 prévenus, dont plusieurs anciens ministres
Mais que reproche-t-on vraiment à Nicolas Sarkozy dans cette nouvelle affaire ? Pour le comprendre, il faut revenir sur les dix ans d’investigation qui ont conduit, à l’été 2023, les deux juges à renvoyer l’ancien président de la République et plusieurs anciens ministres devant la justice.

Parmi les 12 hommes convoqués à partir de lundi, Brice Hortefeux, Claude Guéant ou Éric Woerth. D’autres noms connus, comme ceux de l’homme d’affaires franco-algérien Alexandre Djouhri et du Franco-Libanais Ziad Takieddine − aujourd’hui en fuite au Liban− figurent également parmi la liste des prévenus.

Dans ce dossier, tout débute fin 2005, lorsqu’une rencontre entre le colonel Kadhafi et Nicolas Sarkozy est organisée à Tripoli. Officiellement, il s’agissait d’aborder la question de l’immigration irrégulière. Nicolas Sarkozy est alors ministre de l’Intérieur. Selon l’accusation, c’est là qu’un « pacte » aurait été conclu. Une accusation qui s’appuie sur les déclarations de sept anciens dignitaires libyens, sur les déplacements discrets, avant et après, de Claude Guéant (alors directeur de la campagne présidentielle du candidat de l’UMP) et de Brice Hortefeux (fidèle de l’ex-président), mais aussi sur les carnets de l’ex-ministre libyen du Pétrole Choukri Ghanem, retrouvé noyé dans le Danube en 2012.

En 2016, Ziad Takieddine affirmera également, dans une vidéo publiée par Mediapart, avoir remis 5 millions d’euros en liquide provenant de Libye, à Nicolas Sarkozy et Claude Guéant en 2006 et 2007. Il fera un spectaculaire volte-face en 2020… avant de revenir sur sa version initiale l’année suivante.

Un pacte qui aurait permis de remettre la Libye au centre de l’échiquier internationale, comme en témoignait son accueil en grande pompe à Paris, peu de temps après la victoire de Sarkozy. Mais aussi la signature de gros contrats et un coup de main judiciaire à Abdallah Senoussi, directeur des renseignements libyens condamné à perpétuité en son absence en France pour son rôle dans l’attentat du DC-10 d’UTA en 1989, qui avait coûté la vie à 170 personnes dont 54 Français.

• Lien média https://www.huffingtonpost.fr/justice/article/nicolas-sarkozy-juge-pour-les-soupcons-de-financement-libyen-de-sa-campagne-a-compter-de-ce-lundi-6-janvier_244388.html

● La Mauritanie lance son visa électronique ~ [VisasNews]

VisasNews – Dès le 5 janvier 2025, les voyageurs internationaux pourront demander un visa électronique (e-Visa) pour se rendre en Mauritanie.

Dans un pas décisif vers la modernisation de ses procédures administratives, la Mauritanie a officiellement annoncé le lancement de son visa électronique (e-Visa).

Dans un communiqué, le Ministère des Affaires Étrangères, de la Coopération Africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur annonce que, dès le 5 janvier 2024, tous les voyageurs soumis à l’obligation de visa devront obligatoirement obtenir un e-Visa avant d’embarquer pour la Mauritanie.

Dans le cadre de l’application des nouvelles procédures relatives aux conditions d’entrée sur le territoire mauritanien, à compter du 5 janvier 2025, tout passager soumis à l’obligation de visa devra obligatoirement obtenir son visa électronique avant son embarquement pour se rendre en Mauritanie

Ministère des Affaires Étrangères, de la Coopération Africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur

Comment demander un visa électronique pour voyager en Mauritanie ?

À partir du 5 janvier 2025, les demandes de visa devront être effectuées via le site officiel de l’Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurisés (ANRPTS), accessible à l’adresse suivante : anrpts.gov.mr.

Cette plateforme permet aux utilisateurs de soumettre leur dossier en ligne et de recevoir leur visa électroniquement, éliminant ainsi la nécessité de se rendre dans une ambassade ou un consulat.

Trois durées de séjour sont proposées aux requérants de visa électronique: 30 jours, 60 jours ou 90 jours.

Les demandeurs d’e-Visa doivent remplir un formulaire en ligne en renseignant les informations suivantes:

• nom et prénoms
• date de naissance
• lieu de naissance
• nationalité
• profession
• adresse e-mail
• numéro de téléphone
• but du séjour (tourisme, affaires, famille, médical, culture/sports ou autre raison)
• date d’arrivée en Mauritanie
• nombre d’entrée souhaité (unique, double ou multiple)
• informations du passeport (numéro, type, date de délivrance, date d’expiration,…)

Après avoir complété ces données, il est nécessaire d’insérer en ligne une photo d’identité ainsi qu’une copie du passeport valable au moins 6 mois.

Il n’est pour l’heure pas indiqué si les frais de visa sont à régler après examen et approbation de la demande ou à l’arrivée en Mauritanie.

La fin du visa autocollant en Mauritanie

« Il est mis fin à l’émission des visas autocollant, et ils sont remplacés par les visas en ligne. À votre arrivée au point de passage, les formalités de capture de vos données biométriques seront effectuées rapidement pour finaliser votre entrée sur le territoire », explique l’ANRPTS.

Jusqu’à présent, les voyageurs désireux de se rendre en Mauritanie et soumis à cette obligation devaient obtenir un visa auprès des ambassades ou consulats mauritaniens, ou à l’arrivée dans le pays.

Avec l’introduction de l’e-Visa, ce processus est donc simplifié grâce à une dématérialisation complète des démarches, tout en maintenant un haut niveau de sécurité grâce à l’intégration des standards numériques modernes.

Il est à noter que les citoyens des pays suivants bénéficient d’une exemption de visa en Mauritanie:

Algérie, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée-Bissau, Libye, Mali, Niger, Sénégal, Tchad et Tunisie.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=780109&fbclid=IwY2xjawHnNqtleHRuA2FlbQIxMAABHYtZlQN0fo-Cds7dydMX4gfW9ACN4P9i1hNVLcJCcCg_eAbLjwzlynHq9A_aem_CpUxOJO-Qp9aHoF3GfaBqA

● Le Docteur Abou DEH de nouveau à la tête du Centre Hospitalier Régional de Selibaby | Par M. DIOUM Ibrahima.


La décision est prise en Conseil des Ministres le 31 décembre 2024. Le Docteur Abou DEH remplacera le controversé Taleb Maata Moulana Salem à la tête du Centre Hospitalier Régional de Sélibaby. Chirurgien de formation et Gestionnaire des hôpitaux, DEH fut directeur général adjoint du centre hospitalier de Néma (5 ans) et directeur général du centre hospitalier national de Nouakchott (4 ans).

Docteur DEH, réputé pour être un chirurgien chevronné, gestionnaire rigoureux et médecin qui sait ce qu’est l’obligation de moyens est très attendu à Selibaby.  En effet les Selibabyens connaissent l’Homme qui avait soulagé leurs maux pendant les années 2013 et 2014. Sur cette période, Dr DEH et son collaborateur Dr Karim BA avec leur savoir-faire et leur savoir-être avaient fait du centre hospitalier de Selibaby un vrai établissement de santé, une référence en Mauritanie et dans la sous-région. Ils utilisaient le budget de l’hôpital à bon escient. Les médicaments de première nécessité ne manquaient jamais.  De nouveaux équipements étaient commandés et installés. Les fourneaux de la cantine de l’hôpital qui étaient éteints, étaient rallumés. L’hôpital était très propre. Les déchet étaient triés et incinérés conformément à la réglementation hospitalière. L’hôpital respirait avec des salles rénovées, une nouvelle peinture, des espaces verts, des fleurs…

Côté ressources humaines, Dr DEH avait rappelé à l’ordre les personnels de santé paresseux, absentéistes et qui n’avaient que très peu de déontologie. Il avait recadré les gestionnaires véreux de l’hôpital. Le directeur qui montrait la marche à suivre récompensait et gratifiait les membres de son équipe qui œuvrait de manière professionnelle.  Résultats de la méthode DEH : l’équipe médicale était motivée, la machine tournait bien, les malades et leurs accompagnateurs étaient satisfaits et la « zone de chalandise » de l’hôpital de Selibaby s’était élargie Jusqu’au  Sénégal voisin.

Avec le retour du docteur DEH  à la tête du  centre hospitalier de Selibaby, l’espoir est donc permis.  Toutefois, les Selibabyens souhaitent, que le directeur de leur hôpital travaille avec les mains libres, qu’il bénéficie de toute la marge de manœuvre pour étaler toute sa méthode de management et utiliser le budget de l’hôpital sans qu’aucune autorité administrative n’y touche.

Enfin, l’optimisme des Sélibabyens et du Guidimakha est fondée sur l’expérience significative  et séduisante d’un Homme pourtant très humble, jovial avec un sourire naturel spontané. Il faut dire que Dr DEH était depuis 2019, directeur technique de la clinique ABIBA. Il est aussi consultant pour le ministère de la Santé pour l’élaboration des projets d’établissements hospitaliers pour les 5 ans à venir, parmi lesquels  celui de l’hôpital de Selibaby. Enfin Dr DEH est Médecin conseil et référent de plusieurs sociétés de la place.

Pour Selibaby, 2025 c’est une nouvelle année et un nouveau directeur à la tête de son hôpital.
Mbawka ina weli !

DIOUM Ibrahima
Professeur d’économie-gestion
Académie de Paris

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