● L’empire de Wagadu ou l’antériorité du peuple Soninké

J’ai lu les TDRs du projet de film documentaire sur l’Empire du Ghana (Wagadu) dont le commanditaire est le Ministère de la Culture, de la jeunesse , des Sports et des Relations avec le Parlement.

Les protestations de la communauté Soninké sont plus que légitimes. En effet, lorsque vous parcourez le document, il y a quand-même quelques curiosités qui présagent d’une volonté d’orienter le documentaire, en mettant en exergue des éléments historiques généraux au détriment des aspects singuliers, authentiques et propres à une communauté historiquement, politiquement et géographiquement définie et connue.

Premier constat :

Le nom Wagadou n’apparaît nulle part dans les termes de références (TDR s) du film documentaire.
Or, l’empire de Wagadou est l’appellation consacrée et authentique des fondateurs.
En évitant et en escamotant ce terme chargé d’histoires et de signification en langue Soninké relève de la malhonnêteté intellectuelle ou d’une volonté de falsifier l’histoire.

Deuxième constat :

Dans les TDRs, le vocable Soninké est absent : Il n’est pas cité même une seule fois.
Voilà des indices qui peuvent expliquer l’inquiétude de la communauté Soninké notamment dans un pays où l’impérialisme culturel se meut en négation de la culture de l’autre.

Autre insuffisance des TDRs

On peut lire entre les lignes une volonté de donner à cette histoire, à ce patrimoine une dimension nationale. Ce qui n’est pas mal en soi du fait qu’ il participe d’une vision de construction de l’unité nationale et certainement de l’expression d’une forme de patriotisme.
Cependant les limites d’une telle démarche résultent du fait que l’Empire du Wagadou ( Ghana), bien qu’ayant pour capitale Koumbi Saleh ( en Mauritanie) est antérieur au découpage colonial des frontières.

Ainsi l’histoire de cet empire apostrophe et interpelle d’abord les Soninké du monde, aujourd’hui répartis dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest principalement (Mauritanie, Mali, Sénégal Gambie, Guinée et Côte d’Ivoire ), en plus de la diaspora.

S’y retrouvent dans cette histoire tous les peuples africains, du fait de la symbolique et de ce qu’aura été cet empire en termes d’organisation sociale, politique ainsi que sa stature aux plans du négoce et du brassage.

Un film documentaire sur cet empire doit être très sérieux et ne peut être circonscrit que dans les limites de la Mauritanie.
En effet, ce patrimoine est également celui des Soninké vivant dans les pays cités plus haut, en plus d’être celle de tous les africains voire de l’humanité.

Les personnes ressources devant être interviewées doivent impérativement appartenir à toutes ces entités.
Cette liste devrait englober des « dépositaires » de la tradition orale, des historiens, des anthropologues, des journalistes, des universitaires, des politiques etc. de tous abords au niveau du continent et au-delà.

Il faut rendre à César ce qui appartient à César

Le destin a voulu que Kumbi Saleh, la capitale de ce grand empire Ouest africain (IV siècle au XIII siecle) soit en terre Mauritanienne et que les Soninké en soient les fondateurs.
La Mauritanie doit en être fière et s’y identifier, en l’intégrant et en la considérant comme un pan du patrimoine national aux côtés des autres patrimoines de notre pays, une nation-arc-en ciel, multiethnique et multiculturelle.

Un film documentaire sur le rayonnement culturel de cet empire est à saluer à condition que cette démarche exclut toutes velléités de « réécriture » ou de falsification de l’histoire d’un peuple dont la paternité de l’empire, son antériorité et sa Gloire Soninké sont écrites avec de l’encre indélébile.

Jusqu’à preuve du contraire, l’empire du Ghana est Soninké et le demeurera. Et pour être complet, l’histoire nous renseigne que les envahisseurs, les rapineurs et les pillards étaient des chameliers, venus d’un ailleurs lointain : les tombeurs de l’une des plus grandes civilisations africaines d’alors.

Et comme si cela ne suffisait pas, ce film documentaire dans sa conception entend « anéantir » les survivances et les résidus qui ont échappé au travail de sabotage, de pillage des envahisseurs.
Si pour ceux qui veulent « réécrire l’histoire » du Wagadou, Koumbi Saleh le nom de la capitale de l’empire est étymologiquement expliqué de manière fragmentée et sans cohérence, l’historien Soninké, Abdoulaye Waiga, lui affirme que que Koumbi vient de Koubeenu ( ceux qui ), ga saale (se sont déterminés ou distingués par leur courage et probité ).

Par un phénomène linguistique bien connu la contraction » Koubeenu ga sale » est devenu par l’usage Koumbi sale. Ainsi chaque unité lexicale peut être expliquée en Soninké d’hier et d’aujourd’hui : la capitale du Wagadu ( Koumbi Saleh) exprime une reconnaissance pour le courage et l’intégrité qui ont identifié et désigné cette aire géographique, posé en quelque sorte la première pierre de la ville du pouvoir politique Soninké.

Seyre SIDIBE

• Lien média https://ondeinfo.com/lempire-de-wagadu-ou-lanteriorite-du-peuple-soninke/?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR1MVxmEYAaq8Fo_lM-OQNxEz3zyFXFuFTR9lOPuhdtR8nmDzBtlU-jNgCY_aem_AXbkTb9FwjAdkQWNnreym3ImMvqZ98O-AKXuPjGo7vRHNF20ssjf_xArw3RdIV0UqwqCauYuonpUzIz_Gzd7hxIF

● Décès de deux membres de l’équipage d’un avion militaire dans un crash lors d’un entraînement

L’armée nationale a annoncé le décès de deux de ses élements, mercredi matin, dans le crash d’un avion d’entraînement militaire à Atar, dû à une défaillance technique.

C’est ce qui ressort d’un communiqué publié sur le site web de l’armée, ainsi libellé :

“L’un des avions d’entraînement militaire de type SF260, appartenant à l’école militaire d’aviation d’Atar, a subi une défaillance technique lors d’un vol d’entraînement de routine aujourd’hui, mercredi 15 mai à 07h30, ce qui a entraîné le crash de l’avion, tuant son équipage, composé du capitaine Sid’Ahmed Mohamedan et de l’élève-pilote Sid Emine Mohamed El Abed.

Une enquête a été immédiatement diligentée pour déterminer les causes et les circonstances de l’accident”.

• Lien média https://ami.mr/fr/archives/246048

● Mauritanie | Interrogations autour du Projet du film documentaire « Koumbi-Saleh » ou « Kunbi Saale »



Une civilisation pérenne est portée fondamentalement par des piliers immatériels solides. Et surtout si l’imaginaire et le narratif bénéficient d’une riche matérialité géographique, il ne manquerait que d’une dynamique intellectuelle et politique pour étoffer une légitimité incontestée et incontestable (au moins sous forme revendicative mémorielle). Aujourd’hui l’ancien ensemble territorial sous l’empire Wagadou serait principalement occupé par l’actuelle Mauritanie et l’actuel Mali, ces états issus de l’ordre colonial français. L’objet de notre présent billet n’appelle aucunement à un éveil de sedition communautariste transfrontalière. Il s’annonce par une motivation utopiste et exploratrice dans les possibles du RÉEL MYSTÉRIEUX du projet « HUMANITÉ » du DIVIN en cours. Ainsi, aucune raison qu’on se refuse d’imaginer l’établissement d’une République Soninké (Kunbi Saaleh comme capitale) faisant partie d’un ensemble fédéral ouest-africain dans les années 2500… 3000. On peut toujours douter des prospectives, mais nous ne pouvons pas empêcher leur libre émission. C’est dit.

Ces derniers jours, un élément média arabophone consacré brièvement à l’histoire de cette ville a pu susciter quelques secousses discursives autour du contenu débité par une journaliste mauritanienne. Et subitement un document officiel Pdf du Ministère mauritanien de la Culture portant sur un appel d’offre pour recruter un réalisateur en charge d’écrire un scénario d’un film narratif sur « Koumbi-Saleh » est apparu sur les réseaux sociaux. Ce document de 4 pages ci-joint date du septembre 2023, un projet culturel louable par principe, néanmoins les contours et certains termes de son contenu interrogent.

Faire porter une initiative touchant l’Histoire d’une telle envergure liée à l’identité et l’ancestralité d’une composante communautaire bien identifiée, les soninké (fondateurs de l’empire du Ghana), il aurait été sage et nécessaire de les informer et impliquer suffisamment. Koumbi-Saleh dans l’imaginaire est un patrimoine immatériel de tous les soninké du monde, ainsi y consacrer un film narratif sans leurs matériaux contributifs est plus que troublant.

Aujourd’hui l’emplacement de cette ville antique est en territoire mauritanien dans la région du Hodh El Charghi, précisément dans le département d’Amourj.
Diverses sources historiques s’alignent pour appuyer que Kunbi Saleh fut composée de différents quartiers dont une cité habitée principalement par des arabes ou/et arabo-berbères musulmans abritant plusieurs mosquées. Dans le livre « Quand les Noirs avaient des Esclaves Blancs » du journaliste franco-ivoirien Serge BILÉ, il y est précisé : « …Un secteur de Koumbi-Saleh était réservé aux résidents. On l’appelait ‘le quartier des Blancs’. Il comprenait douze mosquées, avec des imams, des lecteurs du Coran et des muezzins venus de leurs pays. » . Et également on peut y lire sur la fin de l’empire du Ghana (Wagadou) : « … Puis ce fut la chute de Koumbi-Saleh en 1076. Conduits par leur chef, le fanatique Abou-Bekr, les Almoravides attaquèrent la capitale de l’empire du Ghana avec l’appui d’autres tribus berbères. »

Et ajoute : « On ne sait peu de chose de la période qui a suivi la chute de Koumbi-Saleh et la naissance, deux siècles plus tard, de l’empire du Mali, en 1240. »

Les données historiques écrites tirent leur source à travers des matériaux rapportés par des lettrés arabes ou arabisés.

On voudrait bien être édifiés sous quel angle de narration, quelle période et quels matériaux historiques, le réalisateur choisi allait donner substance à son œuvre ?

Rien que sur le nom composé Koumbi-Saleh de la ville, il faut un travail sérieux de fouille linguistique et historique convoquant les apports de spécialistes reconnus en la matière. Cette ville fut-elle toujours nommée Koumbi-Saleh depuis la fondation de l’empire du Wagadou ?

Koumbi ou Kunbi et Saleh ou Saale sonnent-ils dans quelle langue avec diverses occurrences sémantiques de nos jours ?

Ne serait-il pas judicieux et honnête que le projet s’ouvre à toutes les ressources historiques (orales et écrites) pour la réalisation du film narratif….

Koumbi-Saleh ne peut être un patrimoine immatériel historique à revivifier sans l’insérer dans l’Histoire de l’empire du Ghana connu sous l’appellation de Wagadou par le peuple fondeur qui sont les soninké.

La copie projet du film est à revoir nécessairement !

🖋KS pour le BLOG

● L’esclavage par ascendance au Mali : Les affrontements à Nematoulaye font un mort.

Il s’appelle Oumar KONATE originaire de la localité soninké Nematoumaye (Zone de Nioro, kingui). Militant anti-esclavagiste soninké affilié à l’association RMFP Gambana-Mali, il a succombé à ses blessures dans la nuit du 10 au 11 mai 2024 à Bamako. Paix éternelle à son âme. Nos fraternelles condoléances à ses proches.

Il était parmi les blessés lors d’un violent affrontement dans la nuit du 5 au 6 mai dernier aux environs de cette localité au sujet d’une occupation d’un endroit pour paître du cheptel. Selon le témoignage reçu d’un activiste abolitionniste soninké basé à Bamako, les affreusements passés tirent leur origine d’un mépris social lié aux assignations féodalo-esclavagistes.

L’engagement militant anti-esclavagiste gambana a été reproché au défunt Oumar KONATE de la part d’éléments issus du camp réactionnaire. Ces derniers ne voulaient pas laisser monsieur KONATE construire son gîte pour surveiller ses animaux domestiques. Ainsi se serait déclenchée bagarre violente avec fusillade et armes blanches blessés , le défunt était atteint à la tête avec une hache et il finit par succomber à ses blessures. Il faut noter que des blessés sont à déplorer également parmi les assaillants réactionnaires, selon une source ayant suivi les événements depuis Bamako. La source laisse entendre que 7 suspects seraient aux arrêts à la suite des affrontements.

Encore une fois, les autorités maliennes si promptes à un regain revendicatif d’une digne souveraineté à recouvrer, tardent à contenir sérieusement les comportements criminels liés à l’esclavage coutumier qui sévissent dans certaines zones rurales notamment chez les milieux soninkés.

Depuis 2020, Oumar KONATE est la septième victime en milieux soninkés à perdre la vie à cause des violences perpétrées liées à l’esclavage par ascendance. Il faut le rappeler, Diandioumé (5 morts, Mountagha Diarriso,  Hamet Sissoko, Youssou Sissoko, Gossi Sissoko et Sokhna Diakhité) , Lany (1, Diogou Sidibé) et aujourd’hui Nematoumaye (Oumar KONATE). On peut ajouter les milliers de personnes déplacées ou chassées de leurs villages pour refus de ses sinistres coutumes esclavagistes.

Trop, c’est trop.

KS pour le BLOG

● Mauritanie : RSF dénonce des violences policières contre trois journalistes

Trois journalistes ont été pris à partie par la police alors qu’ils couvraient une manifestation organisée par des médecins à Nouakchott, la capitale mauritanienne. Parmi eux figure le correspondant de Reporters sans frontières (RSF), Saleck Zeid, aussi journaliste et directeur du site d’information Taqassy. L’organisation dénonce ces entraves et appelle le gouvernement à garantir la sécurité des journalistes.

Au moins trois journalistes ont été empêchés de couvrir un rassemblement organisé par des médecins de Nouakchott mardi 7 mai.

Le photographe de l’Agence de presse indépendante Alakhbar, Mohamed Ould Islam et le directeur du média d’investigation Taqassy et correspondant de RSF dans le pays Saleck Zeid, ont été violentés par les forces de l’ordre. Selon leurs propos recueillis par l’organisation, leurs téléphones et appareils photos ont été confisqués pendant plusieurs heures avant de leur être restitués.

« Les journalistes doivent pouvoir couvrir des rassemblements sans crainte d’être pris à partie par les forces de l’ordre. Leur mission d’informer doit être protégée, non entravée. RSF constate plusieurs épisodes de violences policières contre les journalistes et les photographes de presse ces derniers mois. Cette situation doit cesser et les autorités mauritaniennes doivent non seulement garantir aux journalistes leur droit de travailler sans craintes et faire de leur protection une priorité absolue. »
Khaled Drareni
Représentant de RSF en Afrique du Nord

« La police ne fait aucune distinction entre manifestants, journalistes et photographes. La mission de la police est de maintenir l’ordre et celle des journalistes est de couvrir l’actualité sur le terrain. Des directives urgentes doivent être émises par le gouvernement à l’adresse des forces de l’ordre pour mettre fin aux entraves contre les journalistes qui font leur travail. Ces attaques portent atteinte à la liberté de la presse.« 
Saleck Zeid
Journaliste et correspondant de RSF en Mauritanie

Alors que la Mauritanie a progressé dans le Classement mondial de la liberté de la presse 2024 de RSF, en raison d’améliorations sur le plan légal et politique notamment, l’organisation enregistre ces derniers mois plusieurs cas de violences policières lors de manifestations et d’entraves.

En mars dernier, Mohamed Amine Abdouni et Mohamed Amine Othmane, journaliste et caméraman de l’agence de presse AlMoustakila, ont été frappés et empêchés de couvrir une manifestation étudiante par la police à Nouakchott. Deux mois auparavant, en janvier, la police mauritanienne a confisqué le téléphone du journaliste de l’agence de presse Al-Akhbar, Aldjid Mohamed Aïssa, alors qu’il filmait une manifestation d’étudiants à Nouakchott.

• Lien média https://rsf.org/fr/mauritanie-rsf-d%C3%A9nonce-des-violences-polici%C3%A8res-contre-trois-journalistes?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR0QVhiBZTXZeKp-u3Gk4m13DZHzStm74EET1utSvKSEz_KVoRf5tVx3I7s_aem_Ab21eNG50gt4B7ex0iY7GAmzmCkuLhdOt0rIVnhw8CMJZpQQ50HtNNFsimuH-xa6pu-_CxziP5yZcVCcxnUyabPT

● Centre Hospitalier de Selibaby : manque de poches de sang, c’est de mal en pire [L’information.net]

Le Guidimagha est marqué par une faible couverture des services essentiels de qualité en matière de santé depuis des années. Malgré une couverture sanitaire relativement existante sur l’étendue du territoire régional, on déplore la qualité des services dans les structures de santé aussi bien à l’intérieur de la région qu’à la capitale régionale Selibaby.
L’Etat a mobilisé des fonds ces dernières années pour l’amélioration des services de santé, mais les conditions restent toujours déplorables.
En effet, les structures de santé manquent de matériel et d’équipements alors que l’on sait que la santé passe tout.
Les populations de la région ne disposent que d’un hôpital régional qui fonctionne à son rythme. Les malades sont souvent évacués dans ce centre pour avoir des meilleurs soins, malheureusement, l’on constate les fondamentaux et le minimum en matière d’accès aux soins de santé n’y sont pas.
Le 06/05/2024, une patiente a été transférée d’une structure de santé de l’intérieur au centre hospitalier de Selibaby pour cause d’anémie sévère. A savoir que l’anémie survient quand il n’y a pas assez d’hémoglobine dans le corps pour transporter l’oxygène vers les organes et tissus.
Malheureusement à son arrivée, et après les premiers soins et analyses, on lui confirme sa situation d’anémie avant de demander de chercher des donneurs de sang. Dans cette situation, les parents du malade ont remué ciel et terre pour trouver quelques donneurs de sang.
Après un appel incessant, quelques bonnes volontés se sont rendues à l’hôpital pour rendre service. C’est ainsi qu’après le passage de deux volontaires, au tour de la troisième personne, on informe qu’il n’y a plus de poches de sang.
Oui, l’information est de taille, il n’y a plus de poches de sang dans un centre hospitalier régional pour les donneurs de sang ces derniers temps, par conséquent, ce qu’on appelait urgence anémiée doit attendre que les poches viennent de quelques parts, peut-être de Nouakchott. Quand ? on ne sait pas. On est en droit de se demander, si le seul centre hospitalier du Guidimagha est  un lieu des soins ou de rafistolage avec les patients.
Si l’on manque de poches de sang qui sont aussi essentiels dans le fonctionnement élémentaire et logique d’une structure régionale, y’a-t-il pas d’autres manquements graves qui mettent en danger la vie des patients.
S’agit –il de négligence, de mauvaise gestion ou de manque véritable de stocks depuis Nouakchott !? Le troisième cas étonnerait.
Il est à noter que dans le cadre de l’amélioration de la qualité des soins, l’Etat a construit un hôpital qui n’est pas encore inauguré. Espérons qu’avec l’ouverture de cet hôpital, les services d’accès aux soins de santé seront plus qu’améliorés. En attendant, les populations ont besoin d’une prise en charge de qualité des patients au sein de l’hôpital. Une réorganisation et un renforcement en équipements et matériel s’imposent pour répondre aux besoins de premier plan en matière sanitaire.


Sneiba

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● Présidentielle 2024 : « les mauritaniens aspirent à un changement systémique », déclare Samba Thiam (FPC)

Le Calame – Les forces patriotiques du changement (FPC), parti non reconnu par les autorités mauritaniennes a officialisé son soutien au candidat, à la présidentielle de juin prochain, M. Biram Dah Abdeid. La cérémonie s’est déroulée, ce mardi midi au siège dudit parti, à Sebkha.

Dans un mot qu’il a prononcé à cette occasion, en présence du candidat, le président des FPC, M. Samba Thiam, après s’être réjoui de la présence de Biram Dah Abeid, du président du parti RAG, M. Oumar Ould Yaly, de leurs militants et sympathisants aux côtés de ceux des FPC, a expliqué que le choix de son parti découle d’une réflexion longuement murie, basée sur des critères de légitimité et de popularité du candidat Biram.

« La Mauritanie est à un tournant historique, les mauritaniens aspirent à un changement systémique et seul le candidat Biram incarne ce changement », dira M. Thiam qui a ensuite indiqué que la décision de son parti a été difficile mais qu’elle demeure juste. « Aucune décision ne peut faire l’unanimité dans une organisation politique ou autre, celle des FPC n’a pas échappé à la règle, mais, la direction du parti a ainsi décidé et assume son choix », selon lui.

Poursuivant son propos, Samba Thiam a tenu à rappeler que le compagnonnage des FPC et de Biram date de 2011, mais que pour des pesanteurs et réticences de tous les côtés et obstacles du pouvoir, il n’a pas pu se concrétiser ; « cette alliance s’impose dans la mesure où les deux partis combattent contre un même système qui marginalise les négro-mauritaniens et les Haratines », a déclaré le président des FPC qui reconnaît qu’il y a « chez des arabo-berbères des hommes honnêtes, patriotes et des victimes de la pauvreté mais qu’ils profitent tous du système en place. »

A la question de savoir pourquoi, les FPC ne soutiennent pas le candidat de l’AJD/MR, le président Thiam explique que « la politique n’est pas une question de sentiment ou d’émotion, que les FPC sont conscients que sans une alliance avec les partis anti système ou avec ceux qui aspirent au changement du-système, on ne réussira pas à débarrasser la Mauritanie des généraux qui usent et abusent du pouvoir depuis des décennies. »

Intervenant à son tour, le candidat Biram s’est félicité du soutien des FPC, il a salué la jonction des victimes du système qui régente le pays et dit espérer qu’elle va créer une dynamique et conduire les autres partis de l’opposition à rejoindre sa candidature. Pour Biram, sa candidature reste la seule capable de sortir le pays de l’impasse actuelle, de le débarrasser des injustices, de l’esclavage et de la pauvreté.

Répondant à la une question relative aux parrainages et aux obstacles dénoncés par les autres prétendants à la présidentielle lors d’une conférence de presse, tenue le 4 mai et à laquelle il était absent, le candidat Biram explique que « les entraves de l’administration sont réelles mais qu’il reste optimiste pour dépasser cette étape, dans le cas échéant, nous aviserons ».

Il a ensuite justifié son absence à ladite conférence de presse pour protester contre l’action de sape des amis de l’ancien président Aziz qui tentent de saborder le travail de la CVE qui avait permis de créer une dynamique visant à fédérer les différents prétendants autour d’un candidat unique.

« Nous ne nous battons pas contre Ghazwani pour réinstaller Ould Abdel Aziz et inversement ; nous avons un autre objectif, à savoir, sortir la Mauritanie des injustices, de l’exclusion et de la pauvreté », dira-t-il. Biram n’exclut pas une reprise rapide de la dynamique mise en place par les prétendants de l’opposition à la présidentielle.

Relativement à une autre peau de banane sur son chemin, suite à une plainte portée contre lui par le président de l’UFP et qui a conduit à la levée de son immunité parlementaire, le candidat Biram affirme que quelqu’un qui mène le combat qu’il mène ne peut pas flancher, « il doit rester debout et fort, je suis dans cette posture », a-t-il conclu.

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● Le ministre de la Défense : « le Mali a entamé la mise en place d’un plan destiné à éviter tout débordement à l’intérieur des frontières mauritaniennes »

Saharamédias – Le ministre mauritanien de la défense, Hanena Ould Sidi, a déclaré que les autorités maliennes ont mis en place des plans solides pour éviter toute nouvelle intrusion en territoire mauritanien.

Ould Hanena s’exprimait lors d’une visite dans des villages relevant des moughatas d’Adel Begrou et Bassiknou, situées à la frontière avec la République du Mali en compagnie du ministre de l’Intérieur.

Le ministre a rappelé que les relations mauritano-maliennes ont été édifiées par des générations dans des circonstances difficiles et ont été préservées depuis longtemps.

Il a indiqué que le président mauritanien a envoyé une lettre à son homologue malien relative à la sécurisation des citoyens mauritaniens sur le territoire malien tout comme les citoyens maliens en Mauritanie.

Il a souligné que l’Etat du Mali connait des troubles sécuritaires récurrents, d’où la nécessité de la prudence et l’éloignement des zones de conflit, réaffirmant cependant que les forces armées mauritaniennes sont capables de préserver l’intégrité territoriale du pays et de protéger les citoyens et leurs biens promptement et efficacement.

Les unités militaires mauritaniennes sur la bande frontalière seront renforcées dans un proche avenir, a-t-il ajouté, notant qu’elles sont prêtes et disposées à défendre les citoyens et leurs biens sur le territoire territorial.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=774605

🔴Remous frontaliers Mauritanie 🇲🇷/Mali 🇲🇱 | Sur TikTok, arrogance et haine mal placées de certains utilisateurs !

Il faut le rappeler d’emblée, un voisinage paisible entre 2 pays partageant un tracé frontalier de plus de 2 mille kilomètres est une louable situation à sauvegarder et consolider impérativement par/pour les 2 parties. Les rivages de cette frontière sont habités par quasiment les mêmes groupes sociolinguistiques (par exemple pour les soninkés dans la région de kayes accolée au Guidimagha mauritanien…). Lors de l’embargo Cédéao contre le pouvoir malien, la Mauritanie s’est clairement positionnée en gardant intacts ses liens politiques et commerciaux sans aucune influence extérieure, à lire davantage https://futureafrique.net/node/17113. Les données politiques et sécuritaires du Mali sont marquées par d’innombrables turbulences (rébellions, terrorisme, coups d’État…) depuis plus d’une décennie, et un pays qui y est très proche territorialement comme le nôtre ne peut aucunement se réjouir d’une telle instabilité étatique tout près. Ainsi dire, les derniers remous frontaliers du flanc Est doivent être traités avec responsabilité  et retenue de part et d’autre par les autorités respectives. Ce qui semble être le cas ces derniers temps avec une navette croisée des hauts représentants étatiques mauritaniens et maliens pour discuter et clarifier selon les bonnes pratiques diplomatiques entre peuples frères.
Notre modeste plaidoyer par ce billet s’inscrit dans cette donne . Par conséquent, toutes les provocations belliqueuses porteuses d’une sinistre dose haineuse qui est distillée par certains hâbleurs dans les réseaux sociaux, sont à dénoncer vigoureusement. Ces dernières heures, j’ai été brièvement témoin d’un Live TikTok autour d’un débat titré sous ces mots « Mauritanie, dernier bastion de l’esclavage », et en voulant contribuer avec mes réserves sur l’hystérie discursive à sens unique de certains intervenants (maliens principalement selon la teneur de leurs dires..  et soninkés pour certains), la mission m’a été rude. Certains propos fourre-tout indexant la Mauritanie sur la problématique de l’esclavage ont été d’une orientation malhonnêtement exagérée et gravement biaisée. Sans relativisme aucun, ils entendent racialiser la problématique de l’esclavage, en substance pour certains « des arabes seraient (ultra-minoritaire) les méchants esclavagistes sur la majorité composée des populations noires ». Et que les pouvoirs publics ne feraient rien pour changer cette situation, et en essayant de leur expliquer que la problématique est trans-communautaire comme au Mali (en citant des affaires liées à la question dans la région de Kayes, notamment dans la communauté soninké), j’ai été assailli par leurs excitations acerbes. Pour eux, le débat concerne la Mauritanie, et je serais hors sujet par mon angle d’intervention. J’ai pu répondre dans un brouhaha que la Mauritanie a des lois contre l’esclavage et que la pratique du phénomène est relevée comme un crime contre l’humanité. En précisant que l’application de l’arsenal juridique en vigueur n’est pas encore effective. J’espérais continuer en vain pour notifier qu’au Mali une loi anti-esclavagiste proprement dite est en souffrance depuis de nombreuses années.
En sourdine, il est évident qu’ils sont motivés par une vision raciale voire raciste par rapport aux événements frontaliers entre les 2 pays. À mon sens, Il s’y prennent abusivement par ce biais bien manipulable et manipulé. Notre pays traîne des problématiques politiques liées à la gouvernance et à la cohabitation entre les composantes nationales, mais en faire une exploitation simpliste par un mélange haineux de ce genre, est inacceptable. Toutes proportions gardées, les chroniques secousses politico sécuritaires du Nord Mali ne peuvent être mis au crédit d’une nuisibilité qui viendrait du territoire mauritanien. Toute la Mauritanie politique et sociale n’a pas à être stigmatisée par une fâcheuse et bouffonne imposture analytique.

Que nos hautes autorités (maliennes et mauritaniennes) retrouvent la voi(e)x de la sagesse et de la sérénité afin d’éviter tout débordement conflictuel qui ne ferait que des perdants à coup sûr.

Vive LA PAIX!

KS pour le BLOG


📷 photo 2 avec un militant abolitionniste malien de l’ONG Temedt rencontré à Bamako en octobre 2021.

● Le ministre de l’Intérieur appelle les Mauritaniens à éviter d’entrer au Mali

Taqadomy – Ce dimanche, le Ministre de l’Intérieur, Mohamed Ahmed Mohamed Lemine, a appelé les Mauritaniens à éviter d’être présents à l’heure actuelle sur le territoire malien, « compte tenu de la situation sécuritaire que connaît le pays. »

Ould Mohamed Lemine a déclaré lors d’une rencontre avec les habitants d’Adel Bagrou que la Mauritanie n’a aucun problème avec le Mali, rappelant que la Mauritanie a ouvert ses frontières pendant la période du siège infligé par la CEDEAO aux autorités de transition après le coup d’Etat.

Il a affirmé aux habitants que, « depuis l’indépendance, la coutume administrative de part et d’autre ne jugeait pas nécessaire la démarcation des frontières. Si bien qu’il y a des villages mauritaniens en territoire malien et vice versa. Et cela ne posait pas de problème », a-t-il déclaré.

Il a indiqué que l’Etat du Mali connaît une transformation sécuritaire et un manque de stabilité. « Le Mali reste un voisin et les relations historiques doivent être préservées », notant que la sécurité du citoyen dans son espace territorial est du ressort de l’Etat. Mais, lorsqu’il se trouve dans autre État, alors sa sécurité dépend de cet État », selon ses termes.

Il a souligné que le niveau des mesures à prendre ne peut être une intervention sécuritaire ou militaire dans un pays voisin, rappelant la voie diplomatique empruntée par la Mauritanie tout au long de la crise.

Il a dit que, dans son entretien avec le Président de la transition au Mali le Président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani a assuré Assimi Goïta de la présence de milliers de Maliens en toute sécurité en Mauritanie et lui a demandé d’assurer la sécurité des Mauritaniens au Mali.

Les ministres de la Défense et de l’Intérieur se sont rendus dans la région frontalière entre la Mauritanie et le Mali pour rencontrer des citoyens, après que des membres de l’armée malienne et de « Wagner » ont envahi et attaqué des villages habités par des Mauritaniens.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=774578