● Néma et Kiffa : Biram en démonstration de force

Le Calame – La tribune centrale de Kiffa sise au quartier administratif a servi de cadre à un grand rendez-vous du pôle de l’alternance caractérisé par une véritable marée humaine. Elle a refusé du monde lors du meeting électoral du pôle de l’alternance, ce vendredi 5 mai. Des milliers de sympathisants ont pris d’assaut dès les premières heures de l’après -midi l’enceinte en dépit de la forte température.

Sous les acclamations du public, Biram a sévèrement critiqué la gestion du pouvoir en place, dénoncé ces dérives, exposé les multiples souffrances des populations avant de mettre un accent particulier sur l’ascension fulgurante de sa campagne.

« A Nema, nous avons éclaboussé le parti Insav. Je pense que le réveil va surprendre la vieille garde de la féodalité tribale qui a toujours érigé un mur entre le pouvoir et les déshérités. Cette vieille garde d’auxiliaires et de laudateurs, élus locaux, hommes d’affaires, cadres de l’administration, commis de l’Etat ou politiciens arrivistes recrutés au sein de familles dirigeantes de la communauté maure ».

Cette classe va constater à ses dépens l’émancipation actée des populations servies et des déshérités parmi les maures dans tout l’Est (Tidjikja, Aioun, Néma et Kiffa) où les sympathisants et militants ont assisté à des meetings qui ont fait trembler la terre au dessous des pieds de la classe politique tribalo-féodale dominante », selon lui.

De l’avis du chef de file du pôle de l’alternance, « ces mobilisations de Néma à Kiffa en passant par Aioun ont éclaboussé les velléités de leadership sur le terrain au sein des opinions et de l’Insav avec la mobilisation des fonds indus volés au peuple. Il y a huit ministres de la wilaya et le président de la République numéro deux du régime mauritanien depuis 2005 et titulaire de la charge présidentielle depuis 2019 avec toute l’influence qu’il a eu en nommant ses collaborateurs dans des postes névralgiques de la haute administration ».

Et Biram, sous les vivats du public d’enfoncer le clou: « Notre confrontation à Kiffa est destinée à exclure l’un des bords à l’image de l’échelle nationale. Nous sommes le parti présidentiel de l’alternance contre le régime militaire en place depuis 1978 qui est à l’origine de tous les maux du pays ».

Dans la dernière ligne droite de la campagne électorale, l’ancien candidat à la présidentielle de 2019 se réjouit.

« Nous avons pu démontrer que nous sommes capables de mobiliser beaucoup plus que le président Ghazouani dans son propre fief. Nous disposons d’une force mobilisatrice avec une forte implantation capable d’intégrer et de conquérir les cœurs des populations, de produire des discours et des actes qu’attendent les populations. Nous avons démontré que le parti au pouvoir ne peut pas nous égaler en termes de mobilisation mais peut nous devancer dans l’octroi discriminatoire de pièces d’identité et de manipulations de la liste électorale avec une CENI apprivoisée », a-il-déclaré.

Et d’ajouter: « dans les différentes étapes que nous avons sillonnées de Zouérate à Kiffa en passant par Atar, Akjoujt, Aioun, Rosso et Néma, tout le monde s’est rendu compte qui nous sommes et qui suis ceux qui vendent les chimères et les mensonges. Ceux qui disaient que Biram ‘gassi'( est fini) eux, ils existent sur quelle planète ? Où sont-ils sur la scène politique ?Ceux qui disaient tout en mal de nous. Et qui nous dénigraient à la solde de leurs maîtres? Nous sommes face à face. Nous les avons éclaboussés dans toutes les villes. Où sont les analystes de whatsapp ? C’est pourquoi j’ai dit qu’il y a les hommes de whatsapp et les hommes de terrain. »

BDA précise : « les gens ont détourné mes propos. Ils ont voulu dire que Biram avait dit qu’il va prendre les armes et tuer tous les militaires et prendre ainsi le pouvoir par les armes. Je ne l’ai jamais dit. Je continue de prôner une lutte politique pacifique et déterminée. Une lutte propre contre le pouvoir pour le changement. Dans notre agenda, il y aura des compromis sans compromission bien sûr. Egalement, il y aura des manœuvres pour calmer le jeu. On ne cesse d’arrêter la marche vers la victoire ».

Avant de terminer, M. Biram Dah Abeid, a appelé les électeurs à voter pour les six listes du pôle de l’alternance, avant de remercier les militants pour leur engagement et leur détermination. La veille à Néma, la batha a été le point d’attraction des sympathisants qui ont réservé un accueil chaleureux à l’ancien candidat à la présidentielle de 2019. Les candidats aux municipales, législatives et aux conseils régionaux du Hodh el Charghi et de l’Assaba ont décliné leurs programmes, promis de solutionner les souffrances des populations avant d’appeler les électeurs à voter massivement en leur faveur.

L’étape de Kiffa clôture le périple électoral dans l’est du pays de la tête de liste mixte Biram Dah Abeïd. Samedi, BDA entamera la tournée de la Vallée par Sélibaby avant de rejoindre dimanche Kaédi et Aleg le lundi.

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=765257

● La Commune de Dafort | Mon Programme électoral 2023 | Par M Bakary Aly Sidibe (candidat du pôle de l’alternance)

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

La Commune de Dafort | Mon Programme électoral 2023



Notre devise : L’espoir d’une municipalité de transparence et d’équité

Volet 1 : La paix et la concorde sociale dans notre commune.

Élu, je m’engage à initier sereinement un travail collégial pour aborder toutes les frictions sociales et autres tensions dans l’ensemble de nos localités composant la commune. Mon crédo : Discuter, Rassurer et Pacifier nos relations sociales selon la fraternité musulmane et l’entente citoyenne.

Volet 2 : Gestion transparente et Implication des citoyens dans les affaires de la municipalité

Élu, la première activité du conseil municipal sera un audit moral et financier de prise de fonction, je vais y veiller résolument pour asseoir une culture de transparence et de probité dans la gestion des affaires communales. Je m’engagerais pour la mise en place d’une rencontre publique de consultation tous les six mois (6 mois) entre le conseil municipal et les représentants des localités (notables, femmes, associations et jeunes). Un moment privilégié pour écouter et recevoir les propositions et les complaintes éventuelles concernant les affaires publiques. À l’issue je communiquerais personnellement ou ferais communiquer sur les résolutions prises dans nos différentes langues à travers le canal plus largement accessible à tous (par exemple audios WhatsApp). Les recettes liées aux taxes locales seront utilisées prioritairement pour les domaines identifiés à l’issue d’une large consultation entre le conseil et les représentants sociaux. Je ferais des démarches auprès des hautes autorités pour le retour des services administratifs et techniques de l’état civil (Recensement, impression des documents d’état civil) dans la commune.

Volet 3 : Le développement multidimensionnel

Élu, le conseil municipal portera une attention particulière sur les sociétés prestataires dans les domaines suivants : L’eau, l’électricité et les réseaux de téléphonie mobile. Nous exigerons des services de qualité pour nos populations dans toute la commune. Je mettrai en place une approche harmonieuse et transparente de coopération avec les ONG travaillant dans nos localités et celles souhaitant y venir avec des projets de développement socio-économique et culturel. Je m’engage à consulter tous les trois mois (3 mois) les responsables des centres de santé et des établissements scolaires pour recueillir leurs demandes et démarcher en haut lieu pour des solutions urgentes et adaptées.

Je m’engage à démarcher les pouvoirs étatiques (services dédiés) et les ONG partenaires en la matière, pour la création d’établissements socio-culturels dans nos localités pour la jeunesse (Équipements sportifs, bibliothèques, espaces ludiques pour la petite enfance…)
Je ferais une large communication de conseils et d’encouragements en direction des parents d’élèves et auprès d’autres partenaires concernés (La DREN) pour trouver les voies et moyens afin de promouvoir le dynamisme et l’excellence autour L’ÉDUCATION.

Bakary Aly SIDIBÉ, Candidat à la Mairie de la commune de Dafort

À votre service pour rendre la mairie aux citoyennes et citoyens !

4 mai 2023

©️ L’équipe du candidat

● Quelques éléments biographiques de feu Professeur Abdoulaye Bâ de Diawara (Sénégal)

• Né en 1941 – décédé le mercredi 19 avril 2023 à Paris

• Son père : El-haj Bouna Bâ

• Sa mère : Lagane Bonco Dramé originaire du village de Galadé

• Parcours d’apprentissages, d’études et professionnel :

– Cercles d’initiation aux enseignements et de fiqh (jurisprudence) au sein de sa famille (Xaran yimbé et Moissi Ngalé). Cet enseignement lui avait été dispensé par son grand-frère Mohamed Bâ Malado. Ce dernier, aîné de la famille avait pris le relais du cercle traditionnel d’études (Moissi Ngalé) de leur père qui décéda quand le professeur Abdoulaye Bâ était âgé de 12 ans. Dans l’élément vidéo YouTube https://youtu.be/ly_b0MVTHGc datant de 2018 que nous avons exploité comme source, cheikh Abdoulaye Bâ assure que son grand-frère lui avait inculqué de valeurs liées aux études et au respect des enseignants.

Arrivé en France en 1962, il la quitta pour l’Égypte en 1964 pour poursuivre ses études. Il assure n’avoir aucune connaissance ni contacts dans ce pays auparavant. Une fois sur place après diverses prises de contact auprès des services de la représentation diplomatique de son pays, il avait pu intégrer un cursus d’études du système scolaire et universitaire sanctionnant avec un diplôme.

De retour au Sénégal, il intègre l’école normale supérieure pour une formation pédagogique après avoir suivi des cours accélérés en langue française. En sortant il a été affecté comme professeur au lycée Blaise Diagne de Dakar (sur une durée approximative de 20 ans). En parallèle il a assuré des cours d’arabe à l’école normale supérieure comme professeur vacataire. Auprès du cercle traditionnel d’études dans son environnement familial, son statut de lettré diplômé à l’étranger n’avait pas causé de frictions. Il s’est senti soutenu et encouragé notamment par son premier maître-enseignant, son grand-frère Mohamed Bâ Malado.

Dans la communauté sooninké à l’international, il a été une voix respectable et pertinente dans la prédication et le prêche du juste milieu. Conférencier et éducateur, celui qu’on appelle communément Cheikh Abdoulaye Bâ, a rempli sa mission et sa responsabilité à la hauteur de ses compétences et de ses efforts vis à vis de la oumma et en particulier pour le monde sooninké. Qu’Allah l’accueille parmi les âmes vertueuses pour l’éternité, Ameen.

Notre Blog adresse nos fraternelles condoléances à sa famille, au peuple sénégalais et à l’ensemble de la communauté musulmane et sooninke.

©️ Source : éléments tirés d’une interview en date d’avril 2018 par messieurs Bouba Magassa et Abderrahmane Korera, voir l’intégralité via ce lien YouTube https://youtu.be/ly_b0MVTHGc

✍️🏿KS pour le BLOG

● Initiative – Entrepreneuriat | ADA Multiservices vous attend à Cité Plage (Nouakchott)

C’est une nouvelle structure proposant divers services qui ouvrira ses portes ce 8 mai 2023 à Nouakchott (Cité Plage). Elle est à l’initiative de M. Adama Abdi Camara, originaire du village de Dafort.

● Horaires : 9H – 18H

Listés ci-après les différents services que le fondateur de l’agence ADAUTO + ADA FOOD nous assure proposer :

~ Nos services de nettoyage à sec auto

~ Rénovations auto intérieur et extérieur (plastique, cuir, phare)

~ Réparation des pare-brises

~ Chargement des batteries et débosselage sans peinture

~ Diagnostic

~ Location et vente des voitures

~ Vente des produits écologiques pour les voitures

~ Nettoyage des salons à sec + Nettoyage des tapis à sec sans eau

~ Polissage pour la carrosserie des voitures


~ Traitement des rayures sur la carrosserie des voitures

~ Fast food ADA FOOD CAFÉ (Ouvert de 9h à 2h du mardi matin au dimanche)

● Zone : Cité Plage – Carrefour Kaédi après le feu rouge.

● L’opposition politique en Mauritanie : quelles chances lors des élections de 2023 et 2024 ? | Par Ibrahima Diallo


Depuis de nombreuses années, la Mauritanie est confrontée à des défis politiques et économiques majeurs. L’opposition politique a joué un rôle important dans la promotion de la démocratie et de la transparence dans le pays. Avec les élections législatives et municipales prévues en mai 2023 et les élections présidentielles de 2024, l’opposition politique se prépare à relever un nouveau défi.

L’opposition politique en Mauritanie est constituée de plusieurs partis politiques et de deux blocs d’opposition un bloc composé de RAG-SAWAB, CVE – CVE-VR (AJD/MR) , UFP, FRUD, APP entre autres et le second bloc plus proche du pouvoir ( majorité présidentiel) composé de UDP, Tawassoul, Hiwar, RDF, RAVAH pour n’est sité qu’eux, chacun ayant sa propre vision et ses propres priorités pour le pays.
Certains partis sont plus anciens et mieux établis, tandis que d’autres sont plus récents et cherchent à se faire une place sur la scène politique comme la CVE, CVE-VR et le RAG même s’ils ne sont à ce jour toujours pas reconnu officiellement par l’État Mauritanien mais grâce à des Coalitions avec d’autres partis ils arrivent à faire parti de l’echéquier politique.

Lors des élections législatives et municipales de mai 2023, l’opposition politique aura une chance importante de remporter des sièges dans les assemblées locales et nationales malgré les querelle interne au seins même de l’opposition sur fond communautaire (peulh, soninké et haratine) les Olof eux étant quasiment exclus du jeux politique.
Les partis d’opposition ont une forte présence dans certaines régions du pays, en particulier dans les zones urbaines. Ils ont également travaillé dur pour renforcer leur base électorale et pour attirer de nouveaux électeurs notamment au niveau de la diaspora.

Cependant, l’opposition politique doit faire face à des défis importants. Le parti au pouvoir, el Insaf enciennement UPR, a une forte présence dans les zones rurales et dispose de ressources importantes pour mener une campagne électorale comme nous avons puis constaté depuis le vendredi 28avril 2023 à 00h l’ouverture officiel de la campagne; pendantque le député sortant Issa Diawara faisais sont meeting dans une grande et luxueuse salle drapeau et lumière digne des campagnes américaine en compagnie des stars de la chanson mauritanienne comme Demba Tandia ; l’opposition elle se retrouvait dans de petites salle municipaux d’a peine une capacité de 250 personnes, mal éclairé ; certains candidats n’ayant même pas les moyens de tenir un meeting, cela montre la disparité financière entre le parti au pouvoir et certains des partis comme UDP proche du pouvoir, qui bénéfice de moyen financière gigantesque, des voix de l’opposition commence à dénoncer comme étant des moyens de l’État mis à disposition d’un parti et ses alliés.

De plus, l’opposition politique doit faire face à des restrictions importantes en matière de financement et de diffusion de ses messages sur les radios et chaînes publiques , ce qui peut affecter leur capacité à mobiliser les électeurs.

Les élections présidentielles de 2024, étant en ligne de mir l’opposition politique devra se préparer à un défi encore plus grand. Le président actuel, Mohamed Ould Ghazouani, a été élu en 2019 avec plus de 50% des voix, et il est probable qu’il se présentera à nouveau en 2024.

L’opposition politique devra travailler dur pour présenter un candidat fort et pour mobiliser les électeurs pour celà la seule opportunité qui semble s’ouvrir à l’opposition est une opposition avec une coalition élargi pour avoir un(e) seul(e) candidat(e) pour espérer remporter la victoire.

Ibrahima
Diallo
TV TOOBA / NCMnews

● Le Grand Entretien du Blog | En exclusivité avec une avocate franco-mauritanienne Assa KONATE

Le Grand Entretien du Blog (Le GEB) vous revient avec l’interview d’une avocate franco-mauritanienne Maître KONATE Assa, officiant au Barreau d’Orléans (Région Centre-Val de Loire). Issue du groupe sociolinguistique sooninké et originaire de Kinininkoumou (Guidimagha en Mauritanie) , elle nous brosse succinctement son parcours et ses analyses qui peuvent constituer une source d’inspiration pour la jeunesse issue de l’immigration. Découvrez ci-après l’intégralité de l’entretien :

Question 1 : Bonjour Madame KONATE Assa, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs, parcours académique et professionnel ?

Je suis Assa KONATE, avocate au Barreau d’Orleans depuis février 2022.
Je suis d’origine mauritanienne, mes parents sont originaires de Kinininkoumou dans la région du GUIDIMAKHA.
Je suis née en France à Orléans dans le Loiret. Après mon BAC ES, j’ai débuté mes études universitaires à l’Université Paris XIII de Villetaneuse ou j’ai obtenu un DUT Carrières Juridiques. J’ai décidé de rentrer à Orléans pour poursuivre mes études de droit.
A ce moment-là, je n’avais pas encore envisagé de devenir avocate. Je souhaitais avant tout obtenir un bagage juridique solide avant d’entrer dans le monde professionnel. J’ai donc obtenu ma licence en droit général, un master 1 puis un master 2 en droit public.

Question 2 : Juriste de formation de base, vous êtes avocate depuis quelques mois, quelles sont les étapes importantes menant à cette fonction en France ? Et également pouvez-vous nous préciser votre champ d’exercice (spécialité) ?

J’ai toujours travaillé durant mes études. J’ai eu l’occasion de pouvoir occuper des postes en lien direct avec mes études de droit au sein de différents tribunaux et administrations publiques. C’est lors de mon expérience en tant que greffière au sein d’un tribunal que j’ai commencé à murir ce projet de devenir avocat.
Pour plusieurs raisons, je me suis rendu compte que je ne connaissais pas bien ce métier.
C’est en assistant aux différentes audiences et plaidoiries, en relisant les conclusions et sollicitations des avocats que j’ai manifesté un réel intérêt pour la profession.
J’ai en quelque sorte découvert que l’avocat pouvait à son niveau faire bouger les choses…
J’ai également été séduite par l’aspect libéral de la profession. Le fait de pouvoir être libre et indépendante correspondait beaucoup à mon état d’esprit et à mes aspirations.
La profession d’avocat est une profession réglementée accessible aux titulaires du certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA).
Ces certificats sont délivrés par les Centres Régionaux de Formation Professionnelle des Avocats.
Pour y entrer, il est nécessaire de réussir un examen organisé par les IEJ (instituts d’études judiciaires).
J’ai passé et obtenu le certificat d’examen d’accès au centre régional de formation professionnelle d’avocats (CRFPA) au sein de l’IEJ d’Orléans.
Dans la foulée, je me suis inscrite à l’EFB (École de formation professionnelle des barreaux du ressort de la cour d’appel de Paris) pour suivre la formation initiale.
Il s’agit d’une formation initiale obligatoire qui se déroule sur une période de 18 mois.
Elle est sanctionnée par le CAPA qui comporte diverses épreuves orales et écrites.
Après l’obtention de mon CAPA, j’ai demandé mon inscription au tableau de l’Ordre du barreau d’Orléans, après avoir prêté le serment nécessaire à l’exercice de la profession.

Je suis avocate généraliste.

Néanmoins, du fait de mon histoire personnelle, je savais que je voulais me diriger vers le droit des étrangers.
Le droit des étrangers est l’ensemble des règles qui ont pour objet d’encadrer les questions liées à l’entrée, au séjour et à l’établissement des étrangers sur le territoire français.
Les étrangers rencontrent bien souvent des difficultés dans le cadre de leurs démarches administratives leur permettant de se maintenir sur le territoire français.
En effet, les processus administratifs sont souvent complexes et nécessitent la connaissance des normes et règlements en vigueur.
De plus, la communication peut s’avérer difficile pour les étrangers, dans la mesure ou la langue française n’est pas toujours maîtrisée.
Un avocat peut non seulement aider à comprendre le système administratif, mais aussi aider à résoudre des problèmes juridiques, à faire valoir des droits et à contester des décisions administratives.
Ce domaine représente une grande partie de mon domaine d’activité.
Je pratique également le droit de la famille, le droit administratif et le droit civil.

Question 3 : française et afro-musulmane, quelle analyse faites-vous sur le débat politico-médiatique récurrent autour de la question de l’islam en France ?

En tant que femme, noire et musulmane, on peut dire que je cumule toutes les tares de cette société !
La profession d’avocat reste encore très fermée même si elle demeure plus ouverte en région parisienne.
En passant l’examen du barreau et en m’installant à Orléans, je savais que je me lançais dans un milieu qui peut paraitre assez fermé et assez homogène socialement parlant… cela ne m’a jamais freiné au contraire ! J’aime être là où l’on ne m’attend pas !
Je pense que pour faire avancer les choses, il faut que de plus en plus de jeunes issus de mon milieu ose !
On peut être femme, noire, française, musulmane et avocate !

Question 4 : De votre position occupant une fonction libérale intellectuellement fournie, qu’entendez-vous sous la notion du féminisme aujourd’hui ?

Il n’y a pas un féminisme mais plusieurs féminismes, chacun peut être féministe à sa manière.
Comme il y a plusieurs façons d’exercer la profession, il y a plusieurs façons de vouloir défendre les droits des femmes.

Pour ma part, c’est de considérer que la femme est l’égal de l’homme et que cela doit se manifester dans tous les domaines de la société sans oublier les spécificités qui nous caractérisent.
En tant que femme dite « racisée » nous avons nos propres revendications car nous subissons différentes formes d’oppression et de discriminations en plus du sexisme.
L’afro-féminisme répond à cette double discrimination, que l’on appelle l’intersectionnalité : celle du sexisme et du racisme.
Je souhaite que les femmes noires sachent qu’elles peuvent, elles aussi, accéder à des postes à responsabilité au même titre qu’un homme ou une femme blanche.

Question 5 : vous êtes issue du groupe sociolinguistique soninké, êtes-vous au courant des tensions sociales qui y couvent autour des problématiques liées à l’esclavage par ascendance ? Si oui , quel message avez-vous à l’endroit de la communauté et particulièrement aux associations engagée pour plus d’égalité sociale ?

Je ne me suis pas lancé dans la profession par hasard…
Depuis ma tendre enfance, j’ai toujours eu une aversion pour l’injustice… j’ai toujours eu ce penchant systématique pour les opprimés…et donc manifestement l’esclavage par ascendance est une forme d’injustice qu’on ne peut pas nier…
Je pense que cela s’explique en grande partie par l’ignorance et la non connaissance de ce qui relève des droits humains… je pense que si chacun connaissait ses droits en tant qu’être humain ce fléau n’existerait pas … j’encourage donc les membres de la communauté à s’engager et à sensibiliser… pour honorer les droits humain….

Maître Assa KONATE
Avocat au Barreau d’Orléans

● Réalisé par KS pour le BLOG

● En exclusivité | L’entretien avec M. Tidiane Diarra, candidat à la mairie de Sebkha

1- Qui est Tidiane Diarra ?

Natif de Kaedi, il dépose ses valises à Nouakchott en 1997 après l’obtention de son baccalauréat. Après sa formation académique, il fut d’abord Automaticien programmeur et professeur des mathématiques avant de se convertir en gestionnaire des projets de développement.
De 2007 à 2010 il se vit confier plusieurs projets de développement dans l’ingénierie sociale, l’accès aux services essentiels et l’analyse des services public marchands par le GRET, la CUN, la SOMELEC, MEUH. Spécifiquement, on peut citer entre autres la conception et le pilotage de la mise en place d’un système de pré paiement d’électricité dans la commune d’El Mina ; projet NOUR (Novation urbaine ou « lumière »). L’objectif spécifique de ce projet est l’amélioration des conditions de vie des populations avec l’accès à l’énergie électrique de la Somelec de manière sûre et pérenne.
Il a également travaillé 3 ans comme expert consultant en pré paiement d’électricité sous STS dans plusieurs pays d’Afrique.
Depuis 2013, il est à TASIAST dans le département mobile maintenance.

2- Pourquoi le SLA ?

Il créa le Sebkha Leadership Actions (SLA) un mouvement qui a pour but principal d’inciter la population surtout les jeunes et les femmes de la commune de Sebkha à participer pleinement aux activités socio économique, politique et surtout d’utiliser leur droit de regard sur la gestion des projets pilotés par la commune.
Des actions réalisées sans tambours ni trompettes, dans une totale discrétion sont enregistrées dans plusieurs domaines dont l’insertion des jeunes, l’éducation, la formation, et le sport.

3- Pourquoi la commune de Sebkha ?

Etant un habitant de la commune de Sebkha et très au parfum des réalités de ladite commune Tidiane Diarra ne ménage aucune force pour voir cette dernière si cher à son cœur émerger.
« L’émergence de Sebkha, notre apostalat » est un slogan du projet PM2023.

4- Quelles sont les grands axes de votre programme ?

Voyant l’enseignement dans la dérive totale, il met l’accent sur l’éducation l’une de ses priorités en créant le programme ZEF (zéro échec fondamental).
Aussi les 3 fléaux que connaissent les habitants de Sebkha, à savoir les inondations, l’assainissement et l’insécurité sont là ses préoccupations majeures. Les matrices du projet visant à apporter des solutions à ces couacs sont déjà disponibles et accessibles aux acteurs intéressés. D’ailleurs les feed-backs de ces acteurs sont plus que nécessaire car ces fléaux sont des priorités pour tout les habitants.

5- Pourquoi l’UDP ?

Après mûre réflexion aux enjeux politiques son choix se porte sur le parti UDP (Union pour la Démocratie et le Progrès). La trajectoire politique de ce parti, le support institutionnel qu’il apportera et l’engagement avoué de la haute direction a participé à l’amélioration des conditions de vie des populations de Nouakchott sont des facteurs catalysants notre choix pour UDP.

Cellule de communication.
Nouakchott, le 07 Avril 2023.

● Démarrage d’une campagne de sensibilisation | le traitement judiciaire des questions de traite de personnes

ALAKHBAR (Nouakchott) – La troisième phase de la campagne nationale de sensibilisation des autorités chargées d’appliquer la loi sur le traitement judicaire des affaires de traite de personnes et des pratiques esclavagistes, a démarré, vendredi, au palais de justice de Nouakchott Nord.


L’étape vise à mettre l’accent sur les procédures et reflexes que les magistrats, greffiers, officiers de police judiciaire de la wilaya doivent avoir pour une application correcte des lois et règlements, indique un communiqué parvenu à Alakhbar.


Les participants auront à disséquer la loi n°031/2015 criminalisant l’esclavage et celle concernant la prévention et la répression de la traite de personnes et la protection des victimes, dans le but « d’améliorer la compréhension et la pratique ».


L’attention des participants sera également portée sur le rapport entre trafic de migrants et traite des personnes.


A noter que la campagne va se poursuivre tout au long du mois d’avril courant.

©️ via http://www.fr.alakhbar.info/16885-0-Demarrage-dune-campagne-sensibilisation-le-traitement-judiciaire-des-questions-de-traite-de-personnes.html

● Reprise du procès de la décennie : L’ancien président Aziz plaide non coupable

La Dépêche – Pour la première fois, après la fin de la bataille procédurale, l’ancien président, Mohamed Ould Abdelaziz, poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, a plaidé jeudi non coupable devant la juridiction spéciale chargée de le juger en même temps que plusieurs des coaccusés avec lui.

Selon nos confrères de Al Akhbar, l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz a rejeté « toutes les accusations portées contre lui » faisant le parallèle de la situation du pays à son départ et celle dans laquelle il se trouverait aujourd’hui.

Il a notamment mis en lumière la mauvaise gestion de l’Etat dont il a accusé, sans les nommer encore, des particuliers de sévir contre les intérêts du pays en s’adjugeant des bons du trésor à des taux intérêts élevés de l’ordre de 13%.

Il en aurait résulté 9 milliards de plus chaque année. Il a encore évoqué la cession de 80% de ces créances à des banques privées alors que sous son règne, la dette ne dépassait pas les 50 milliards que des entreprises publiques comme la SNIM, l’Air mauritanienne, le Port et autres, ont supporté à un taux d’intérêt variant entre 2 et 3%.

L’ancien président a encore souligné que l’un des pays créanciers, qu’il n’a pas cité, avait une dette de 3 milliards Usd et qu’elle a été ramenée sous son règne à 77 millions Usd seulement. L’ex-président a, sur ce registre, rappelé la cession, avant son accession au pouvoir, d’entreprises publiques à un ouguiya symbolique mais que cela n’avait pas suscité le même l’intérêt.

Pour lui le silence sur ces affaires relève de la corruption. L’ancien président a souligné qu’en 2009, toutes les banques ont déclaré avoir perdu 300 millions d’Ouguiyas pour échapper au fisc alors qu’elles ont déclaré en 2010 avoir gagné 3 milliards d’ouguiyas, ajoutant qu’avant lui, elles recevaient des dépôts de l’État qu’elles prêtaient avec intérêt aux institutions publiques. Un manège que l’ex-président dit avoir arrêté.

Concernant l’entreprise Somelec, “qui est dite corrompue”, Ould Abdel Aziz a indiqué que cette institution a coûté 15 milliards à l’Etat en 2015, dont 8 milliards de subventions et 7 milliards pour la fourniture du carburant. Il dira qu’il a quitté le pouvoir alors que l’entreprise payait régulièrement ses dettes auprès de créanciers étrangers.

« Il a ajouté qu’il y a un homme d’affaires à qui la Somelec devait 5,2 milliards d’ouguiyas », considérant que c’est ce genre de personnes qui l’ont ciblé et propagé des mensonges sur son compte. Il a également confirmé que durant deux mandats au pouvoir, aucun déficit budgétaire n’avait été enregistré, et qu’aucun ministre n’avait engagé des dépenses hors de son budget.

Sur les dettes intérieures, Ould Abdel Aziz a dit que les dettes intérieures s’élevaient à 225 milliards d’ouguiyas au premier coup d’Etat de 2005 et que lors de celui de 2008 elles n’étaient plus que de 25 milliards, indiquant que lors de ce deuxième règlement, tout s’est déroulé de manière équitable, claire et transparente.

L’ancien président a enfin conclu que c’était tout ce qu’il avait à dire sur des questions de généralités et qu’il se tenait disposé à répondre en détail à tout point soulevé.

(Avec Alakhbar)

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=764486

● Transaction Shell/Qatar Energy : nos ressources nous appartiennent-elles réellement? | Par Baliou Coulibaly

Ba Aliou Coulibaly – Nous venons d’apprendre par le biais de la déclaration de Monsieur Krombaly Lehbib , conseiller du Ministre du Pétrole des mines et de l’énergie que l’un des opérateurs en exploitation dans le domaine des hydrocarbures a cédé une part importante de son capital à une entreprise Qatari.

Selon le conseiller cette opération est normale et se passe selon les règles de l’art. Il précise qu’il s’agit d’une opération qui intervient entre deux entreprises et que cela ne concerne pas la Mauritanie.

Certes le code minier est différent du code pétrolier mais sur la base des expériences vécues dans le domaine des cessions d’actifs et du benchmarking sur l’affaire de la cession de la mine de Tasiast par Redback Mining à Kinross nous venons interpeller notre collègue à deux niveaux.

D’abord nous pensons qu’il s’agit d’une opération de vente qui comme toute opération de vente doit être naturellement soumise au code général des impôts et surtout quand la transaction s’effectue sur une ressource naturelle dont l’état est le premier pour ne pas dire le seul propriétaire.

Deuxièmement, partant de l’affaire de Redback et sur la base de la jurisprudence, le code minier qui considère les licences comme des titres fonciers qui doivent obéir aux mêmes conditions en cas de cession ou de rétrocession, l’état serait donc amplement concerné et doit naturellement bénéficier dans cette transaction. Normalement, à ce jour, cette disposition devait été prise compte dans notre législation.

Si cette disposition qui prévoit que l’état propriétaire des ressources doit bénéficier d’un pourcentage dans toutes opération de transaction concernant la licence n’a jusque jusque-là pas été formalisée cela prouve que nous apprenons lentement de nos erreurs et ce au détriment du contribuable.

Pourtant d’autres mesures beaucoup plus contraignantes ont été entreprises par les pouvoirs publics.

La Coalition Mauritanienne PCQVP saisit cette tribune pour inviter le législateur Mauritanien à se pencher le plus rapidement possible sur cette question de cession de licences longtemps résolue dans beaucoup de pays et qui jusque la constitue un talon d’Achille de notre législation largement exploité par les spéculateurs de tout ordre.

A titre d’exemple, non loin de chez nous, pour ne pas le nommer, la cession des actifs de Timis Corporation à Kosmos Energy constitue un cas d’école qui fait encore couler beaucoup d’ancre.

Il est important de rappeler que la plupart des transactions illicites qui engrangent tranquillement des sommes astronomiques au détriment des pays se passent dans cette étape et non celle de la production proprement dite.

Ba Aliou Coulibaly, Président de la Coalition Mauritanienne PCQVP,
Membre du Comité National ITIE

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=764471