● Bonen xoqen gillen ya ni : la queue du mal est longue ou bien «le mal à plusieurs implications ou ramifications» | Par le journaliste Seyré SIDIBE

Les Soninké sont un peuple sédentaire dont la première activité de subsistance était l’agriculture.
C’est un peuple pacifiste et paisible, trop attaché à la recherche du compromis et qui aime la paix au point de passer pour un froissard ou peureux.

Un peuple peu porté sur une tradition marshal véritable.
Ainsi, dans la culture Soninké la paix est régulièrement chantée, elle revient de manière régulière dans les expressions et est exprimée dans les différentes formes d’oralité : proverbes, contes etc, qui expriment la sagesse populaire.

On raconte que par un jour tranquille et paisible, dans la cour d’un dignitaire Soninké, le margouillat et le coq se livraient à un combat de titan.

Le chien, un animal peu considéré chez les Soninké demanda respectueusement et respectivement au cheval, à l’âne et au bélier de les séparer, en ajoutant en ces termes:  « Bonen xoqen gillen ya ni » littéralement ( la queue du mal est longue ) ou bien « le mal à plus d’une implication ».

Chacun de ces trois animaux a répondu avec arrogance et d’un ton plein de suffisance : « cela ne me concerne point ».
« Je ne suis concerné ni de prêt ni de loin par un affrontement entre le margouillat et le coq ».
Face à la désinvolture de la réponse, le chien n’avait d’autre choix que de se taire.

Pendant, ce temps le combat devenait de plus en plus rude et les deux belligérants se déplaçaient dans tous les sens de la cour.

Tout d’un coup, le coq chasse le margouillat vers la cheminée où il y avait encore quelques braises récalcitrantes ensevelies par la cendre.

En reculant, pour se défendre et prendre une meilleure position de combat, la queue du margouillat propulse une étincelle qui atterrit sur le toit en paille de la case où dormait, le fils du roi : la suite est tragique.

Un incendie se déclara. C’est le sauve-qui-peut pour venir à bout du feu.
Malheureusement, l’enfant n’en sortira pas vivant.

Comme cela est de tradition, l’Assemblée du village s’est réunie et décida d’envoyer des émissaires dans les autres quatre coins du monde pour leur annoncer la mort du petit prince.

Les seuls moyens de transport qui existaient à l’époque étaient l’âne ou le cheval.
Chacune de ces bêtes était loin d’imaginer, le dénouement d’une bagarre en apparence anodine et insensée entre le coq et le margouillat : un vulgaire animal de basse cour et un reptile qui se réduit à faire bouger la tête et à grimper les murs et les arbres.

Séance tenante, l’âne a été réquisitionné à cette fin pour annoncer le décès. Puisqu’ il fallait avertir plusieurs villages voisins, le cheval aussi est entré dans la corvée.
Tous les deux ont passé des moments désagréables et particulièrement pénibles.

Lorsque les étrangers commencèrent à arriver pour les condoléances. On décida de leur préparer à manger. Le coq est égorgé pour servir les premiers visiteurs.

Ce n’est pas suffisant. Les invités sont nombreux et continuent d’arriver. On ordonne de tuer le bélier. Le pauvre animal est sacrifié alorsque son rival, le margouillat qui ne sert à rien continue de grimper les murs sans être inquiéter outre mesure.

Les victimes de la non assistance « aux personnes en conflit » ont appris à leur dépens que le mal se propage comme une onde et peut causer des dommages collatéraux inimaginables et même très éloigné de l’épicentre.

Le chien qui a eu la sagesse dès le départ d’interpeller chacun de ces animaux ( l’âne, le cheval, le bélier ) afin de séparer le coq et le margouillat qui se bagarrer sans être écouté, a été le plus chanceux : il se délecta des restes des os du coq et du mouton, laissés par les convives après leur festin.

Et à chaque fois qu’il fracassait un os, il ne cessait de répéter : « Bonen xoqen gillen ya ni » traduction « la queue du mal est longue ».

Moralité :

1. Le mal, si petit soit-il doit être pris au sérieux et circonscrit dès ses premières manifestions avec efficacité et tact.

2. Il ne faut jamais dire, je ne suis pas concerné par un conflit, et par conséquent, je ne fais rien pour la paix.

3. Ne jamais sous-estimer son adversaire, en lui déclarant la guerre avec la certitude de le vaincre, par ce que fort de votre position.

4. Si l’on peut dire quand est-ce mal a commencé, en revanche on ne peut jamais prévoir ses différentes manifestations et implications

5. Soyons tous apôtres de la paix.
Prêchons la paix en tous lieux, en toutes circonstances.


6. Ne nous réjouissons jamais de la guerre même loin de notre environnement.


7. Le mal n’aura jamais fini de nous surprendre et de nous livrer tous ses secrets.

Seyré SIDIBE

©️ Crédit source https://ondeinfo.com/bonen-xoqen-gillen-ya-ni-la-queue-du-mal-est-longue-ou-bien-le-mal-a-plusieurs-implications-ou-ramifications/

La justice ! | Par le journaliste Seyré SIDIBE

La justice est une demande croissante et régulière du plus faible tant qu’il est dans cette posture vulnérable.
Il crie sous tous les toits, en scandant justice, justice.
Il s’emploie dans la caricature, la violence, l’injure, la haine sur fond de victimisation quasi éternelle : c’est sa ligne de défense.

A contrario, le plus fort est toujours dans la négation. Il entend préserver son confort à tout prix.
Une position et un statut, des intérêts qui le rendent aveugle, sourd et même des fois insensible, impitoyable voire cruel.

Il défend en toute circonstance, la justice du pouvoir dont les décisions le réconfortent dans sa position :
 » Justice a été rendue »,  » La justice est indépendante », « Faisons confiance à la justice ».
« Nous sommes dans un pays de droit ».
C’est la rhétorique du plus fort, par ce que jusque-là, le destin a voulu qu’ il soit du » bon côté ». Mais pour combien de temps ?

L’être humain est fondamentalement égoïste et malhonnête. Celui qui pleure aujourd’hui et qui dénonce à tout bout de champ l’injustice,
adopte le même raisonnement, la même logique que son bourreau, en d’autres circonstances où le sort a voulu qu’il soit plus puissant qu’un autre.

Le nouveau héros s’approprie et perpétue avec arrogance les mêmes mots, le même comportement et les mêmes phrases et frasques de celui qu’il présentait comme son bourreau, celui qui a symbolisé le mal absolu.

Finalement où est la justice ?
Et pour quoi, tant de malendus autour de la justice ? La justice n’est-elle pas une affaire d’intérêts tributaire de la position que nous occupions ?
Le plus fort comme le plus faible appellent de leurs voeux à la justice et fustigent tous l’injustice. De la pire diversion. La vérité brille d’elle-même, même immergée dans les profondeurs de l’océan, elle finit toujours par revenir à la surface de l’eau.

La justice n’est pas toujours synonyme de vérité contrairement à ce qu’on veuille nous faire croire. Elle est souvent l’expression ou le délibéré du plus puissant.

Le temps est le meilleur des juges. Un jour, le faible devient fort et le fort faible.
Et l’on se rend compte qu’aucun d’entre eux n’est juste et ne pose des actes de droiture et de probité. Ils se servent de la justice et instrumentalisent au gré de leurs situations du moment.

Cela est d’aucun plus vrai qu’à chaque fois qu’il y a un changement de régime, ceux qui défendaient le pouvoir deviennent ennemis de la justice, dès qu’ils perdent leurs privilèges, à la suite d’une déchéance.

Les victimes d’hier, promues et réhabilitées, changent d’éléments de langage. Désormais, elles s’érigent en défenseurs du système et du pouvoir.

Rares sont ceux qui s’apitoient sur le sort du faible, du gueux et de l’indigent tant qu’ils sont du « bon côté » .

Ses Récriminations, ses protestations et ses lamentations sont regardées comme des caprices et des fantasmes qui ne méritent aucune commisération.

La justice, c’est notre justice. Elle est le reflet de notre société, de notre personnalité en tant que nation ou continent.

Chacun d’entre-nous aura un jour ou l’autre rendez-vous avec elle.
Autant la rendre impersonnelle et juste pour tout le monde pour éviter les représailles de la justice contre l’injustice. Elle risque d’être vengeance, chasse aux sorcières, règlements de comptes : le chao.

Seyré SIDIBE

● Élections générales de 2023 en Mauritanie | Retour d’expérience militante de KS [+Photo-reportage]

● Sur les gagnant.e.s

Mes félicitations fraternelles et citoyennes aux compatriotes ayant été élus ou reconduits dans leurs mandats respectifs (les Mairies, le Conseil régional et le parlement). Également aux perdant.es qui sont gagnant.es à bien des égards dans cette aventure civique qui révèle « humanités » et « personnalités » que renferment nos identités brutes. Aspirer à mener la direction des affaires publiques est très louable, on s’y fait une certaine violence intime. Ainsi je clame BRAVO aux un.e.s et aux autres !

Le coup de maître inédit à signaler désormais dans les annales politiques du Guidimagha, est du fait d’un génie stratège dénommé Waly Diawara et ses camarades. Sous un étiquetage politique de « circonstances » du parti Udp (Union pour la Démocratie et le Progrès) l’inoxydable de Naha Mint Mouknass, le groupe de M. Diawara a raflé plusieurs mairies, 4 postes de députés sur 8 possibles et plusieurs conseillers régionaux, surtout a raté de peu la très prisée présidence du conseil régional du Guidimagha. Les représentants locaux du parti principal encarté majorité présidentielle « Insaf », ont été bousculés (ballottages serrés) et mis à l’écart (battus sèchement au 1er ou au second tour) pour certains. Le cas du département de Ould yengé est significatif dans ce sens, au deuxième tour des législatives, les candidats Udpéistes écrasent les Insafistes (avec un candidat ancien ministre) avec un écart de quelques milliers des voix (11 088 contre 6 982). Dans la commune de Dafort, une ingénieuse candidature iconoclaste sous la couverture d’Udp a délogé une direction municipale en place depuis quasiment 3 décennies. À noter les candidatures du pôle de l’alternance (sous la couverture légale Sawab) dans les données électorales d’équilibre et de positionnement comme « faiseur de roi » au second tour dans certaines zones.

Sur Le Parti RAG-France 

Cette instance politique est âgée d’à peine 7 mois (sa première réunion organique date du 10 décembre 2022 à Montreuil). Le Parti RAG (Refondation pour une Action Globale) est l’aile politique émanant des rangs militants et simpatisants du mouvement antiesclavagiste mauritanien IRA-Mauritanie (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste fondée en octobre 2008 et très tardivement reconnue par les autorités en fin 2021) et du député national M. Biram Dah Abeid. La section du parti RAG a été formée par différents militants proches d’IRA-France et des soutiens politiques historiquement encartés du leader abolitionniste mauritanien. Et je m’identifie dans cette dernière catégorie et depuis l’échéance présidentielle de 2014, mes frères et camarades Brahim Ali  et Mohameden Zahaf  sont l’un ou (et) l’autre de relais sûrs sur lesquels j’adossais mon expression militante contributive pour les thèses droit-de-lhommistes et politiques défendues vaillamment par Biram. L’école politique Biramiste a été (est) une source d’inspiration porteuse de principes fondamentaux qui correspondent à la vision que j’aspire en matière politique (emprise directe citoyenne avec les populations, universalisme, progressisme, droit-de-l’hommisme….). En résumé un paradigme dé-communautariste d’un militantisme cohérent et transversal qui sanctifie la qualité Citoyenneté sur toutes autres considérations raciales ou tribales. Ainsi la section RAG France s’est hissée aux défis en face (internes et externes) pour participer aux législatives (poste de député de la circonscription Zone Europe). Avec un arbitrage confié à notre direction de l’intérieur et ses partenaires (coalition de l’alternance), un ticket de candidature a été choisi. Le camarade Dr Ba Boubou , juriste de formation a été désigné et la camarade Madame Salamata LÔ lui a été adjointe comme suppléante. Par une dynamique campagne électorale menée en équipe sous la direction de notre Top investi secrétaire général M. Elhadj Fall , nos candidats sous la couverture légale du parti Sawab arrivent à la deuxième position derrière les représentants du parti du gouvernement Insaf. Mes salutations citoyennes à nos compatriotes qui nous ont fait confiance avec 729 voix (18.40% au premier tour) avec une participation pointée à 73.11% . Au second tour tenu le 27 mai 2023, cette dernière a chuté de plus de 20 points (51.63%) et le candidat Insaf M. Diawara Issa a été élu avec 57.79% contre 40.38% (1211 voix) pour notre camp. Mon amicale reconnaissance et mes vifs encouragements à notre Team RAG-France et d’autres compatriotes (familles et proches de nos candidats) investis vaillamment dans cette aventure politique et je réitère ma fierté pour y avoir pris part avec nos moyens très serrés dès le départ. Je cite et loue ici l’implication notable de notre mère et tante à tous, Néne Daya connue Mme Thioye Kadiata, la mère de notre camarade suppléante Salamata LÔ.

Sur le volet de nombreuses et riches rencontres lors cette campagne, je tiens à noter celle d’Orléans auprès de nos compatriotes et en particulier l’échange émouvant avec notre oncle et doyen Kebé Abdoulaye (ancien gendarme ayant vécu l’emprisonnement sous le régime de Ould Taya). En région parisienne chez l’expérimenté militant multi-casquette M Baba Ould Jiddou (APP Europe), en accompagnant notre candidat Dr Boubou BA, j’ai eu l’occasion de rencontrer l’intellectuel mauritanien M. Jemal Ould Yessa. Un esprit futé aux mots avisés qui inspire.

« Nous reviendrons » comme dira un certain K. Mbappe, in sha Allah !

Un vote entre plusieurs communautarismes !

Avoir une communauté de vue en speech diplomatique, sonne en creux comme nos positions se retrouvent sensiblement sur tels ou tels sujets ou enjeux. Les enjeux ou les sujets mis en exergue suscitent et conditionnent nos différents positionnements sociaux et politiques. Ainsi Voter ou choisir une personne pour la direction des affaires publiques, est un gros enjeu dans nos milieux où peu sont interpellés par les éléments programmatiques d’un.e candidat.e . L’engagement politique sous nos cieux est pris aux pièges d’une structuration sociale prégnante qui relègue en marge les idéaux portés par de partis et hommes (femmes) politiques . Dans l’électorat ou les électorats, plusieurs communautarismes y composent selon les données d’appartenance raciale, sociolinguistique et statutaire. Lors du scrutin pour l’élection du député de la diaspora mauritanienne Zone Europe au suffrage direct, nous avons constaté en plus de plusieurs candidats en lice, certains positionnements dans l’électorat au premier tour et au second tour. Au final le bloc de l’opposition qu’on croyait majoritaire sur la base des données électorales de la présidentielle de 2019, n’a pas su gagner ce poste de député paraissant pourtant prenable. Les motivations intimes des uns et des autres au sein de l’électorat et certains arguments de campagne diffus en sourdine ont brouillé toutes les données attendues en matière de prédictions logiques. Le camp du pouvoir avec le député sortant y a profité largement au second tour avec l’aide d’une forte abstention. Cette dernière a une certaine motivation qui sous-entend un communautarisme très lisible quand on observe objectivement les données de listes électorales. L’appel à un sursaut républicain lancé par plusieurs candidats et partis politiques en faveur du candidat du pôle de l’alternance, n’a pas eu l’effet escompté. Ainsi, prochainement cette opposition aurait intérêt à un travail militant de concertation et d’unité en amont pour espérer mieux.

1 juin 2023

✍️🏿KS

Photo-reportage :

● Au Guidimagha, le vote sanction est le plus expressif : un charretier élu maire et un renmé moins de 24 ans, député !!! [Adrar Info]

Adrar Info – Les populations de la wilaya du Guidimagha, délaissées, depuis des décennies, à leur propre compte par les pouvoirs publics, n’en peuvent plus de se laisser tromper et endoctriner par les différents partis au pouvoir, en particulier par le plus récent : INSAF.

L’occasion d’exprimer haut et fort ce mécontentement, leur a été offert , lors des élections, régionales, législatives et municipales 2023.

Toutes les couches sociales dans toutes les moughatas et localités de la wilaya, se sont mobilisées, stimulées par l’intense activité du parti UDP que préside Madame Naha Mint Mouknass.
Elles ont décidé de renouveler la classe politique qui sévit depuis plus de 30 ans et qui ne se soucie pas des préoccupations et du vécu des habitants.

Joignant l’acte à la parole, les guidimanko ont élu un charretier, vendeur d’eau comme maire de Daffor, un « Renmé » (enfant) du bled, âgé de moins 24 ans, député de Ould Yengé , et se sont accaparés de la quasi-totalité des autres postes électifs dans la wilaya, sous la houlette du parti UDP réduisant l’Insaf à néant.

Ils entendent ainsi, signifier expressément aux autorités nationales et leur parti Insaf, leur raz-le bol et mécontentement quant à la marginalisation et exclusion dont ils sont victimes.

Comment ces gouvernants et leur bras politique Insaf vont-ils tenir compte et donner suite à ce message, oh combien clair, net et suffisamment parlant?

Rédaction adrar.info

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=765875

● Mauritanie : les autorités coupent l’internet

Senalioune – Le gouvernement mauritanien a coupé l’internet aux téléphones portables, après des manifestations qui sévissent dans le pays depuis deux jours à la suite de l’assassinat d’Oumar Diop dans les locaux de la police de Sebkha.

Les manifestations se sont propagés dans plusieurs villes de Mauritanie dont un jeune a été tué par balles à Boghé au sud du pays.

Le ministre de l’Intérieur avait annoncé auparavant dans une conférence de presse que la situation dans le pays est sous contrôle, ajoutant que les services de sécurité et les autorités militaires disposent de tous les moyens nécessaires pour assurer la sécurité dans toute l’étendue du territoire.

La Rédaction

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=765874

● Mort de Oumar Diop : accusée, la police botte en touche

Cridem – La police mauritanienne s’est exprimé, lundi soir, à travers sa page Facebook, sur la mort de Oumar Diop. Un communiqué de la police a botté en touche toute implication et a tenu à préciser qu’Oumar Diop est décédé à l’hôpital national.

La police, dans son communiqué, rappelle que lors d’une patrouille, dimanche soir, à Sebkha, elle remarque une dispute suivie d’une violente bagarre entre quatre individus. L’un d’eux était Oumar Diop.

Pendant que la patrouille se rapprochait de la scène, les trois autres ont pris la fuite et Oumar Diop, qui était sous l’effet de produits et semi-inconscient, selon le communiqué, a été conduit au commissariat de police de Sebkha pour un interrogatoire.

Le communiqué de la police explique vers deux heures du matin, [Oumar Diop] s’est plaint d’essoufflement, ce qui explique qu’il a été emmené immédiatement à l’hôpital national où un médecin de garde l’a consulté et lui a fait une prescription.

Le communiqué ajoute qu’après un court laps de temps, sa santé a commencé à se détériorer, avant de décéder.

Par la rédaction de Cridem

©️ Source via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=765840

● « Ma lettre aux Mauritaniens » | Par le député Biram Dah Abeid

Se ressaisir, avancer, triompher

Ma lettre aux Mauritaniens


D’emblée, je réitère ma position exigeant la reprise du vote du 13 mai 2023 et félicite la totalité des courants de l’opposition – et certains de la majorité – de leur alignement sur la ligne de l’annulation, compte tenu de l’ampleur, sans précédent, de la fraude et des irrégularités. Je les remercie, également, du soutien public et ferme, qu’ils me témoignèrent pendant ma détention. D’un élan commun, ils ont perçu l’étendue de la falsification du verdict des urnes et diagnostiqué l’obstruction brutale à l’attente d’une compétition dans la transparence et la paix. Un tel acharnement constitue une excitation à la « violence libératrice ». En conséquence, notre engagement ne varie contre l’imposition d’un résultat erroné.

Au lendemain du sabotage du scrutin général des 13 et 27 mai 2023 – évènement qui nous vaut une « défaite cuisante » malgré la mobilisation des Mauritaniens en faveur du changement, première étape vers la rupture salutaire – l’heure de l’introspection critique est venue. Par-delà la faillite de la Commission nationale électorale indépendante (Ceni) et en dépit de la distorsion des moyens de campagne au profit du parti-Etat, avatar du Prds et de ses satellites de la mouvance conservatrice, l’opposition, quoique légitime à remplir son rôle de dénonciation, ne peut plus s’exonérer de l’autocritique, si elle entend rehausser et honorer sa mission. Dans la diversité de ses composantes, débarrassée des contingences d’égo, de la discorde par média interposés et des querelles de préséance qui ne cessent d’en miner le parcours, elle ne saurait, à présent, éluder l’impératif d’une refondation sur des bases de confiance, de solidarité, d’innovation et de disponibilité constante et décomplexée à réévaluer son devenir.

L’habitude de la réprobation en paroles, les communiqués de presse, le magistère de la rhétorique audio-visuelle, la paresse consécutive et le réveil saisonnier à l’occasion du suffrage universel consacrent l’échec de méthodes désormais en décalage avec l’ampleur de la tâche. Face à l’essor du tribalisme et devant l’arrogance de l’oligarchie de la prébende, de la prédation et de l’impunité raide, il nous faut observer, ensemble, un moment de réflexion et de remise en cause. Il ne s’agit plus seulement d’un choix de rationalité mais d’un réflexe de survie. Il nous échoit de renouer le lien à la société civile, reconnaître la communauté des blogueurs, convenir de la répartition des tâches, y pourvoir sans relâche, incarner l’espoir, retrouver le chemin de la persuasion et, enfin répugner à nous rabattre, toujours, sur les facilités oratoires de l’imprécation dont la suite en actes se perd – souvent inaudible – dans la tuyauterie de l’instantané et du virtuel.

A défaut de l’élan vigoureux pour se réunir et alimenter la certitude que nous sommes dignes de vaincre par le nombre, voire de restaurer les équilibres fondamentaux de la Mauritanie, notre errance se poursuivrait ; l’un après l’autre, à force de privations et de lassitude, de faim et de faiblesse, nous deviendrions les acteurs d’un pathétique théâtre de marionnettes dont la gent militaire et ses relais marchands ne se lasseraient de rire.

Notre désunion les engraisse, prolonge leur ardeur à garder le pouvoir et, ainsi, amplifie la béance entre le peuple et nous, son avant-garde lucide. Or, le génie mauritanien recèle d’immenses ressources de résistance, de créativité et d’optimisme. J’invite mes compatriotes à revisiter et investir tant d’atouts féconds, plutôt à se les réapproprier, se rassembler et retrouver la voie de la réussite par le mérite qui est l’attestation même de l’égalité si chère aux justes.

Aussi, après « l’insuccès dans les urnes » et avant le cumul de ses vicissitudes potentielles, j’invite, mes compatriotes, à soutenir le projet des Assises de la refondation de la République islamique de Mauritanie, auquel je convie les volontés dont la dignité et la détermination subsistent et prospèrent, encore, à l’abri de la majorité alimentaire, vivier de la médiocratie et point de chute des chefferies fin de race. Je m’engage à mener le travail d’explication, auprès des partis, des associations, des corporations de métiers et des élus qui partagent le devoir d’abroger la résignation et, aspirent, autant, à éradiquer la vanité d’attendre une délivrance venue des cieux.

En toute humilité et disponibilité, je présente l’initiative à mon camp, celui, bien compris, des patriotes émancipés de l’ethnicité, réfractaires à l’Etat-boutique et résolus à exister et mourir, sans jamais courber l’échine ni sacrifier au fait accompli.

Biram Dah Abeid, député et candidat à l’élection présidentielle 2024
Mauritanie / Nouakchott, 30 mai 2023

● Coalition de l’alternance Sawab-Rag | Déclaration

Le second tour de l’élection législative pour le siège de la zone Europe vient de s’achever, à 19h, ce samedi 27 mai 2023.

Avant tout, j’adresse mes sinceres remerciements à la diaspora mauritanienne en Europe, venue massivement aux urnes le 13 et le 27 mai 2023.

En ma qualité de candidat de l’Opposition unifiée, je reconnais ma défaite et félicite mon adversaire, du parti Insaf, Monsieur Issa Manséga Diawara, auquel je souhaite plein succès dans son nouveau mandat. Je lui suggère de se rapprocher des communautés de la diaspora, qui résident hors de France, afin de faciliter leur enrôlement à l’état-civil, source de bien des contrariétés pour beaucoup d’entre eux. Je lui demande, surtout, de ne pas s’associer à la présidence du Parlement, par le Général Mohamed Ould Meguet. Au nom de la lutte, des Mauritaniens, contre l’impunité, nous devrions garder un minimum de décence, en dépit des nos désaccords structurels.
Aux électeurs qui m’ont accordé leurs suffrages et mené campagne à nos côtés, j’adresse mes plus vifs remerciements. Ma gratitude infinie va aux camarades de l’Ajd-Mr, de l’App, du Frud, de Tawassoul, de l’Ufp, ainsi qu’aux républicains de l’And et de l’Udp, sans oublier les votants apolitiques. Il convient, enfin, de souligner la prestation plus qu’honorable de la Céni à Paris, malgré le désaveu de l’institution, au niveau national.

La bataille des idées et de la persuasion se poursuivra jusqu’à l’élection présidentielle de 2024 et bien au-delà ; sur le chemin de l’égalité, de l’abolition des privilèges tribaux et de l’abrogation de la loi d’amnistie de 1993, il nous revient de rehausser le niveau de la mobilisation. En perspective de l’échéance, il nous appartient de mieux raffermir les rangs de l’opposition, afin d’améliorer le taux d’inscription sur les listes électorales. Nous devons exiger l’ouverture de nouveaux centres de vote à l’intérieur de l’espace européen. De même, nous incombe-t-il d’imaginer une réponse vigoureuse, à l’inégalité de moyens, face au camp de l’Etat et du bloc conservateur. La victoire de l’adversaire n’a été que le fruit de sa supériorité financière.

Courage à tous, une autre Mauritanie nous appelle à l’engagement ! Sachons agir, à la hauteur du défi !

Docteur Boubou BA
Paris, le 27 mai 2023

● Biram Dah Abeid | Un flash portrait de sa personnalité politique : Un pacifiste convaincu !

● Leader abolitionniste, président d’IRA-Mauritanie (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste fondée en 2008).

● Humaniste et universaliste dans les idées défendues

● Emprisonné plusieurs fois injustement à cause de son vaillant engagement anti-esclavagiste et droit-de-lhommiste.

● Prix Onusien 2013 pour son engagement droit-de-lhommiste pacifique en Mauritanie.

● Son parti politique RAG (Refondation pour une Action Globale) privé de reconnaissance depuis une décennie par le régime politique au pouvoir.

● Candidat aux élections présidentielles de 2014 et 2019 (arrivé 2ème à chaque fois) face aux représentants du système militaro-politique en Mauritanie depuis juillet 1978.

● Candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2024.

● Député national élu (en étant en prison) en 2018 et réélu ce 13 mai 2023.

● Il est récipiendaire de plusieurs autres distinctions à travers le monde pour son courage et son engagement droit-de-lhommiste.

● Arrêté ce mercredi 24 mai 2023 par les autorités mauritaniennes alors qu’il bénéficie d’une immunité comme parlementaire du peuple. Il venait de dénoncer la fraude électorale du 13 mai et indexait le régime politique en place qui étouffe les aspirations légitimes du peuple. Une situation oppressive qui pourrait pousser le peuple libre à utiliser d’autres méthodes pour se libérer.

● Relâché dans la nuit du jeudi 25/05 au vendredi 26/05/2023.

#TopSoutien_Biram

✍️🏿KS pour le BLOG

● Moussa Ould Khairy, Président de FC Tevragh Zeina à RimSport.net – ENTRETIEN

Rimsport – « Au-delà des polémiques et des contestations contre les arbitres (…) C’est surtout la dimension symbolique du fair-play qui devait être préservée ( …) »

Dans une interview exclusive accordée à RimSport.net, M.Moussa Ould Khaïry, président de FC Tevragh Zeïna dénonce la partialité des arbitres lors des chocs face au FC Nouadhibou et remet en cause le choix de Medjiba au sein du département arbitrage. Dans la foulée, Moussa Ould Khaïry précise qu’Ahmed Ould Yahya et lui ne sont pas des « ennemis » mais sont « opposés dans les idées ».

Prônant une révision des règles régissant l’élection du président de la FFRIM, l’ex vice président de la fédération recommande enfin aux sélectionneurs nationaux de prêter attention aux joueurs locaux.

RimSport.net : La prestation du quatuor féminin lors du classico ayant opposé FC Tevragh Zeïna au FC Nouadhibou a soulevé une vive polémique qui a enflé suite au quart de finale de la Coupe du président. Au FC Tevragh Zeïna, on continue de ruminer une grosse colère contre non seulement le quatuor mais aussi contre l’arbitre international Dahane Beïda en jugeant partiale leur prestation. Au delà de la défaite amère face à votre grand rival, que reprochez-vous aux officiels de ces deux rencontres ?

Moussa Khairy : Je remercie votre site pour les efforts qu’il fournit pour renseigner, informer et accompagner le développement du sport sur le plan national et particulièrement le football. Pour revenir à votre question, en vingt ans de Présidence de clubs, je n’ai jamais parlé publiquement de l’arbitrage, considérant qu’il est facile de taper sur les arbitres pour une équipe perdante. Je pesais toujours le pour et le contre parce qu’en définitive l’arbitre est une personne et peut commettre des erreurs. Seulement cette fois-ci le vase a réellement débordé et c’est trop. J’estime que la gestion arbitrale de notre rencontre avec le FC Nouadhibou a été catastrophique.

Voyez-vous, s’il s’agissait d’une faute ou deux, on serait peut-être dans le doute au bénéfice des arbitres. Malheureusement pour les arbitres (un quatuor féminin), il s’agit de quatre fautes, dont deux à l’origine des deux buts de FC Nouadhibou. Une faute au départ sur notre latéral gauche, Demba Traoré, qu’elles ont omis de siffler. Plus loin, une faute imaginaire, presque dans notre surface de réparation et transformée en but par FC Nouadhiboun. Le deuxième forfait commis, un hors-jeu clair et net. Tous les spectateurs présents ce jour là vous le diront. Un but honteux accordé à FC Nouadhibou. Les faits sont têtus. In- fine, deux penaltys non sifflés en notre faveur. Ce ne sont pas des allégations, ce sont des faits réels. Les vidéos sont disponibles et à votre disposition.

Au-delà des polémiques et des contestations contre les arbitres, on doit se dire la vérité. Il ne s’agit pas du résultat d’un match, même si en vérité, FC Nouadhibou n’avait pas besoin de ça pour finir en tête du championnat. Elle allait l’être de toute façon, vu l’avantage en termes de points engrangés au cours du marathon saisonnier. C’est surtout la dimension symbolique du fair-play qui devait être préservée. Il s’agit du labeur de tout un groupe, entraîneurs, joueurs et dirigeants qui se battent et se défoncent, financent beaucoup d’argent, pour compétir. C’est ça qui a été balayé par des fautes graves d’arbitrage.

Pourtant, il ne s’agit que d’un jeu et cela devait rester un jeu à ne pas pervertir. Dévoyer tout ça pour l’intérêt d’une équipe, de la part d’arbitres censés être au service du sport, c’est décevant. Je ne suis pas le dernier venu et je sais comment fonctionne l’arbitrage sur le plan continental et local.

Tout ça pour vous dire que je suis très gêné qu’il s’agisse ici d’un quatuor féminin. Cependant, je dénonce avec la dernière énergie ce genre de fautes graves qui ont une incidence directe sur les résultats que nos jeunes sont en droit d’attendre après tant d’efforts, de travail et de préparation. Seul le mérite devrait prévaloir. La triche et le détournement des résultats sont des actes frustrants, surtout pour des jeunes qui ont travaillé dur. Nous sommes censés leur inculquer les valeurs d’honnêteté, d’abnégation, de don de soi et la récompense à la sortie. C’est justement le rôle de tout arbitre de veiller au strict respect des règlements qui régissent le football. Il y va de leur honneur et de leur réputation, car l’histoire est en fin de compte le Grand Arbitre. C’est elle qui sépare les bonnes graines de l’ivraie.

Chassez le naturel !

Décidément quand vous jouez contre FC Nouadhibou vous jouez contre les arbitres aussi. La preuve que l’on nous refait le même coup de la semaine passée cette fois en quart de finale de la coupe nationale avec un penalty flagrant refusé par un soit disant arbitre international ! Et, comme le dit si bien un adage bien de chez nous que  » Quand le cri vient de la montagne où faut-il fuir « ?

J’appelle les présidents des clubs à se mobiliser massivement contre ce genre de pratiques avec lesquelles il ne sert à rien de continuer à compétir.

Pensez-vous que les arbitres sont « instruits » contre FC Tevragh Zeina ?

Je n’irai pas jusqu’à là. Toutefois, par rapport à ce match les faits sont clairs et nets pour tout le monde. J’ajoute que les contestations de l’arbitrage sont monnaie courante pour toutes les équipes quand il s’agit d’un match contre F C Nouadhibou. A partir de là vous pouvez vous faire votre propre idée ?

Depuis l’arrivée à la tête du département arbitrage de Rachid Medjiba, certains arbitres sont sans cesse mis à la touche par ledit département sans que des faits quelconques leur soient reprochés. Les protestations ne cessent de pleuvoir contre le premier responsable pour sa gestion laxiste voire douteuse. Qu’est ce que cela vous inspire ? Comment évaluez-vous la gestion actuelle des arbitres?

Parlons-en. Monsieur Rachid Medjiba est un ancien arbitre algérien dont la carrière n’est pas des plus reluisantes et j’ai du mal à comprendre comme beaucoup de responsables à comprendre que l’on l’appelle pour superviser l’arbitrage dans notre pays. Déjà pour moi, Il s’agit d’un manque de respect pour les grands noms de l’arbitrage dans notre qui sont légion et qui ont fait leurs preuves. On citer Idrissa Sarr, Lemghaivri, Moussa Seck, Sow, Abeidi, Mountaga, Lemghambodj et bien d’autres. Pourquoi ne pas faire appel à eux au lieu d’un étranger déconnecté des réalités de notre pays et objet de suspicion. BIZARRE… C’est tout simplement incompréhensible surtout que depuis sa désignation à la tête de cette commission les contestations n’ont jamais cessé. Je considère que c’est du mépris qui s’ajoute à l’ignorance totale de la Fédération pour les compétences nationales dans d’autres domaines.

Selon vous, les règlements régissant l’élection du président de la FFRIM doivent-ils être maintenus ou révisés ?

Ecoutez, il s’agit d’une question pertinente et intéressante. Dites-moi est ce que quelqu’un était capable de se présenter pour la présidence de la Fédération Mauritanienne de Football. Je vous dirais sans détour NON. Pourquoi? C’est tout simple parce que le président actuel de la fédération, lors de la fameuse réunion de la honte des présidents de ligues régionales à Kiffa a fait signer un papier leur interdisant de mandater tout autre candidat que lui. Alors vous comprenez certainement mieux pourquoi personne ne s’est présenté contre lui. Dans tous les pays du monde, les élections sont ouvertes à tous les citoyens et même les présidentielles. C’est vous dire que l’alternance permet d’éviter l’usure du pouvoir et c’est le cas de la fédération actuelle.

Pour revenir à votre question, les textes régissant l’élection du Président de la Fédération Mauritanienne de Football doivent être révisés parce qu’ils sont cadenacés et ne permettent d’élections démocratiques. Les voix des clubs de deuxième division et même de troisième division doivent leur être restitués parce que ce sont des acteurs du football et ne doivent pas être mis à l’écart de la gestion du football. Ce sont là des vérités que certains ne veulent pas entendre… mais la santé du football dans notre pays en dépend ainsi qu’une alternance saine.

En décembre dernier, dix clubs de Super D1 sur les quatorze avaient désapprouvé la décision de la Ligue nationale d’arrêter unilatéralement le championnat. Écœurés depuis un certain temps, les clubs avaient exprimé leur raz le bol dans une correspondance adressée au président de la FFRIM en se plaignant de la manière dont le championnat de la Super D1 est géré actuellement. Que leur reprochez-vous ? Quelles propositions formulez-vous ?

Vous savez ce sont les clubs qui disputent le championnat pour faire évoluer notre football. Notre protestation devant la décision de la ligue nationale était une manière de montrer à la fédération que le football ne peut pas exister sans les clubs. Nous avons protesté contre les décisions unilatérales qui nous engagent et qui sont prises sans nous. Ce collectif de dix clubs de la Super DI n’a pas accepté qu’un calendrier lui soit imposé. Ce que nous voulons c’est être associés aux décisions qui nous concernent.

Vous avez été vu récemment en compagnie du Président de la Fédération Mauritanienne de Football ,lors de la finale du Beach soccer. Cette apparition a suscité beaucoup de débats sur votre opposition notamment sur les réseaux sociaux. Quel est votre commentaire ?

Tout d’abord, je tiens à remettre les faits dans leur réalité par rapport à ma présence. Comme acteur du football, j’ai été invité par les organisateurs de cette finale et comme d’habitude j’ai accepté parce que j’aime le sport. Il se trouve que le Président de la Fédération Mauritanienne de Football était lui aussi présent et nous nous sommes assis côte à côte et nous avons échangé. Je tiens ici à préciser qu’Ahmed Ould Yahya et moi ne sommes pas des ennemis. Nous avons d’ailleurs beaucoup de liens qui nous lient en dehors du football et nous nous entendons bien. Cependant, nous sommes opposés dans les idées parce que j’ai ma propre vision de la gestion du football et cela rien ne peut le changer. J’espère avoir été clair parce que je continuerai à défendre mes idées pour le bien de notre football.

Comment jugez-vous l’apport des joueurs expatriés au sein des Mourabitounes ? Doit-on mettre en place un quota ?

Très sincèrement, je dirais que l’apport des joueurs expatriés pour les équipes nationales est important. C’est vrai qu’ils constituent une valeur ajoutée pour ceux parmi eux qui évoluent dans des championnats de valeur et qui ont des temps de jeu. Ce n’est malheureusement le cas pour tous ceux qui sont appelés dans nos équipes nationales. Donc je reviendrai pour dire qu’il est important mais il ne doit fait au détriment des joueurs locaux. Ce sont ces derniers qui constituent les valeurs sûres pour notre football et ils doivent avoir plus d’attention. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il faut instaurer des quotas mais les sélectionneurs doivent prêter plus attention aux joueurs locaux en supervisant les matchs de championnats parce que les villégiatures en Europe ne ramènent souvent que des joueurs de seconde zone.

Recueillis par THIAM Mamadou