● Elections générales de 2023, le parti RAG et Birame Dah Abeid sur la sellette d’une exclusion programmée

Si l’aune populaire devrait être le baromètre sur lequel se mesure la légitimité d’un mouvement politique, le parti Refondation pour une Action Globale (RAG), doit être considéré comme un partenaire incontournable sur l’échiquier politique national. Son exclusion infondée de la compétition électorale en vue en 2023, notamment les législatives, les régionales et les communales, dans l’objectif de l’éliminer, ressemble fort bien à une déloyale volonté d’écarter de la compétition, un adversaire redouté d’autant plus qu’il menace la pérennité d’un système de gouvernance que beaucoup de Mauritaniens commencent à ne plus supporter.

La récente tournée de Birame Dah Abeid, leader de l’Initiative de Résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) et de la direction du parti RAG dans les principales localités du Trarza, ainsi que leurs tournées précédentes dans les régions du Nord et de l’Est, ont démontré l’adhésion massive des populations à une vision politique qui représente pour elles une alternative à la gestion tatillonne de pouvoirs successifs qui continue de plonger les Mauritaniens dans la pauvreté, le dénuement et le chômage, avec la recrudescence des faits d’injustice, la montée dangereuse du tribalisme et du favoritisme, mais aussi la déficience de l’offre publique sociale.

Les ressources publiques qui devraient servir au bien-être des populations font l’objet de détournement tous azimuts, au milieu d’un laissez-allez, où les orientations même du président Ghazouani restent lettres mortes.

Face aux défis nombreux qui entravent encore le développement socioéconomique de la Mauritanie, l’alternance politique réclamée par toutes les franges de la population devient ainsi un impératif auquel les forces du statu quo tente de résister de toutes leurs forces.

Dans cette volonté de poursuivre la destruction progressive des reliquats d’une République en difficulté, la majorité qui gouverne le pays, héritière d’une longue tradition de régimes prédateurs qui gouvernent la Mauritanie depuis 1978, tente ainsi de sauver sa peau.

Les élections législatives, régionales et communales de 2023 constituent ainsi un enjeu majeur et un tournant décisif que tous les Mauritaniens appellent de tous leurs vœux. Le changement de régime politique est devenu une exigence, tant la déliquescence des institutions chargées de la gestion du pays ont failli à leur mission, et cela, à tous les niveaux de la pyramide étatique.

Même des forteresses garantes de la pureté de la République, comme l’armée, sont aujourd’hui dévoyées, gangrénées par l’immoralité érigée en mode opératoire, celle qui a expurgé la société mauritanienne de ses valeurs intrinsèques.

La solution à la crise multiforme que connaît le pays depuis des décennies, devrait venir, selon la majeure partie de l’opinion publique nationale, d’un chamboulement total et d’une refondation de la République.

Les Mauritaniens sont aujourd’hui conscients qu’un tel changement est devenu aujourd’hui vital pour la survie du pays en tant qu’Etat. Ils sont également inquiets face à la volonté politique actuelle de fausser les règles du jeu démocratique lors des prochaines consultations électorales. Les prémisses d’une CENI inégalement constituée et d’une élite politique dite opposante, en toute apparence complice d’un partage mutuellement avantageux du gâteau national, sont autant de signaux peu encourageants pour une compétition réellement transparente et claire.

Reconnaître le parti RAG, ainsi que tous les autres partis dont les dossiers dorment dans les tiroirs du Ministère de l’Intérieur, donnerait le gage d’un respect par la Mauritanie de ses engagements internationaux et de ses propres textes législatifs par rapport à l’exercice du droit politique.

Cheikh Aïdara

COMMUNIQUE DU PARTI RAG

Le récépissé du RAG, une revendication nationale

Face à l’entêtement à ne pas lever l’injustice dont est victime, pendant plusieurs années durant le Parti politique Refondation pour une Action Globale (RAG), l’octroi du récépissé formel qui bloque la reconnaissance de cette formation est aujourd’hui devenu une revendication légitime à tous les nouveaux des formations politiques et de la société civile naguère complètement muettes sur la question.

La revendication relative à la levée du blocage injustement imposé à RAG est consécutive à la patience et à l’attachement profond des militants et sympathisants du Parti à la paix sociale et à la quiétude des citoyens et du pays malgré les provocations multiples et variées de nature à rompre prématurément l’apaisement nécessaire alors à la situation sociopolitique du pays.

Aujourd’hui, à quelques mois seulement des élections municipales régionales et législatives, rare est l’organisation de la société civile qui ne milite pas en faveur de la reconnaissance de RAG, reconnaissance partagée par la totalité des formations politiques ayant participé aux travaux organisés par le Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation.

Par ailleurs, l’opinion nationale et l’opinion internationale auront beaucoup de mal à comprendre que le parti RAG qui a fait preuve de sagesse, de patience et de popularité soit privé d’un cadre qui lui est propre afin de participer aux élections en vue.

Enfin, compte tenu de tout ce qui précède et quoi que l’on dise, la privation du Parti RAG d’avoir son propre cadre, tout en constituant un recul des acquis démocratiques contribue sans nul doute à entacher la crédibilité des élections prochaines. Il revient donc aussi bien aux autorités publiques comme aux différentes forces politiques et de la société civile comme aux personnalités de notoriété publique d’entamer toutes les démarches urgentes pour lever le blocage injustement imposé au parti RAG.

Nouakchott le 10/11/2022

Le Bureau exécutif de RAG

©️ via https://aidara.mondoblog.org/2022/11/12/elections-generales-de-2023-le-parti-rag-et-birame-dah-abeid-sur-la-sellette-dune-exclusion-programmee/

● Décès de l’érudit mauritanien Oustaz Amadou Yéro Kidé

Cridem – L’érudit mauritanien Oustaz Amadou Yéro Kidé est décédé samedi 12 novembre, à Nouakchott, a annoncé sa famille, à la suite d’une crise cardiaque, à l’âge de 80 ans.

Originaire de Niabina, dans le sud de la Mauritanie, Oustaz Amadou Yéro Kidé est l’un des savants les plus célèbres et respectés de son pays. Ancien membre du Haut Conseil Islamique, il était un théologien, un prédicateur et un conférencier.

Ancien président de la Cour d’Appel de Nouakchott, Oustaz Amadou Yéro Kidé était membre de l’Association des Oulémas de Mauritanie.

Il était également du Comité interministériel chargé de la gestion et du suivi de la lutte contre la pandémie du Covid-19.

Source : Rédaction Cridem

©️ https://kassataya.com/2022/11/12/deces-de-lerudit-mauritanien-oustaz-amadou-yero-kide/

● Afrique | le journaliste mauritanien Cheikh Aïdara remporte un prix

Le journaliste mauritanien Dieh Mokhtar Cheikh Saad Bouh dit Cheikh Aïdara a remporté le 2e prix de la 7e édition du concours d’excellence en production médiatique sur les Droits en Santé Sexuelle et Reproductive/Planification Familiale (DSSR/PF) dans la catégorie presse en ligne et blog grâce à son article intitulé «Les femmes nomades de Mauritanie : des milliers de laissées pour compte dans l’accès aux services de santé sexuelle reproductive et à la contraception », publié dans aidara.mondoblog.org.

Les autres lauréats viennent du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Niger et du Togo. «Les lauréats des premiers prix de chaque catégorie recevront une somme d’un million (1.000.000) de FCFA et seront invités à la cérémonie de remise des prix. Les seconds, quant à eux, recevront chacun une somme de cinq cent mille (500.000) FCFA», indique dans un communiqué l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou organisateur du concours en collaboration avec Population Council.

Les prix seront décernés lors d’une cérémonie officielle à la 11ème Réunion Annuelle du Partenariat de Ouagadougou qui se tiendra à Niamey au Niger.

Journaliste à L’Authentique, Cheikh Aïdara est passionné des sujets relatifs aux questions de développement, notamment la santé maternelle, santé reproductive, planification familiale, mais aussi les questions liées à l’exploitation au travail.

Il est, par ailleurs, consultant externe pour le Fonds des Nations Unies pour la Population et le Bureau International du Travail.

Membre du Bureau exécutif du Réseau des journalistes africains en Santé, Population et Développement, Cheikh Aïdara est également président de l’Association des journalistes mauritaniens en santé et nutrition et le chargé de communication du Réseau SUN Mauritanie.

Par Babacar BAYE NDIAYE
Pour Cridem

©️ via https://cridem.org/C_Info.php?article=760885

● «La politique n’est pas une affaire de gens médiocres». (Suite) |Par Souleymane SIDIBÉ


L’idée de se demander qu’est-ce que la politique ou un acte politique est important.
Dans la littérature gréco-romaine que nous avons appris de l’école occidentale : « La politique est la manière de gérer les affaires de la cité ». Une définition assez simple pour débuter une dissertation de philosophie sur le thème de la politique.

Or, la réalité nous pousse à dire que la notion de politique a beaucoup évolué. La politique – à mon sens- est la gestion de l’ensemble des capitaux possible au sein d’une configuration géopolitique et géostratégique. Dans cette configuration se trouvent des groupes sociolinguistiques à part entière pour le cas de la Mauritanie. L’ensemble des capitaux sont entre autres le capital humain, le capital économique, le capital écologique…

La politique s’exerce alors au sein d’une nation avec un système politique. Ainsi, le système politique comprend l’ensemble des acteurs politiques, les institutions et l’organisation sociale – que j’indexais dans un autre poste sur le cas mauritanien. Il y’a alors les tenants des pouvoirs publics, les opposants du système, les opposants au système et le peuple qui ne forme un bloc homogène que dans l’idéal.

Les opposants du système reproduisent les mêmes mécanismes pour la conquête du pouvoir politique. Les opposants au système, les perles rares, ne sont pas forcément dans des partis politiques. Ils sont aussi dans la société civile, les ONG. Leur rôle est de servir de garde-fous face au plus froid des monstres, l’Etat, pour rappeler Gramsci.
Un système politique choisira toujours ceux qui sont conformes à sa survie, pas les plus doués.

De même, un système politique à ses opposants comme ses partisans. Le deuxième point vous semble plus logique dans cette phrase. Le premier l’est tout aussi.

A fortiori un.e opposant.e qui tronque sa conscience, pour un bien ou un service par rapport à l’État qui n’a d’aspiration que sa survie, devient non pas un valet de ce système mais un « toutou » ; ce qui est pire que la « servitude ».

Il est naturel d’avoir des aspirations politiques. Cependant, elles doivent répondre à la feuille de route du parti politique auquel l’on appartient. La politique est alors un jeu qui a ses règles. Elle prend en compte les réalités du terrain, mais ne doit en aucun cas être le lieu de confrontation des égos mais des programmes politiques avec des citoyennes et citoyens dont la compétence et la clairvoyance ne sont inconnus de personnes.

● Lien de la première partie https://soninkideesjose.wordpress.com/2022/10/19/%e2%97%8f-partie-1-la-politique-nest-pas-une-affaire-de-gens-mediocres-a-martele-abdou-diouf-par-souleymane-sidibe/

● Esprit de caste | Par Ciré Kane

Le couple dont le mariage a été annulé n’est qu’une goutte d’eau dans l’eau.

En milieu peul, c’est une pratique bien courante à tel point qu’il y a plusieurs adages incitant l’individu à rester dans sa caste : « La vache doit être comme les autres vaches », « Le lézard avec le lézard, le varan avec le varan », « La gazelle ne saute pas et son enfant passe par en dessous »…

La liste est longue. La société maure a hérité de l’esprit des castes des noirs et le cas entre cette femme chérifienne et ce garçon griot existe bel et bien chez les noirs non arabes (peuls, soninkés, wolofs…). Donc c’est un problème de castes qui touche toutes les communautés.

Il y a quelques jours je retirais symboliquement mon nom de famille des réseaux sociaux. Ça change un peu l’attitude de certains amis virtuels. On me demande un peu moins mon village, un peu plus ma famille, on ne me confond plus avec le maire de ma commune, on rentre plus rapidement dans le vif du sujet, la discussion est plus citoyenne…

Il y aura toujours avantages et inconvénients à masquer son nom pour ne pas être catalogué féodal ou susciter, par jeu, la curiosité d’un visiteur de mon espace virtuel. La tradition africaine numérisée exige de bien recevoir ces tisseurs de toiles d’araignées.

Revenons à ce couple dont le bonheur fut de très courte durée. Mon avis? ils sauront se retrouver à Marrakech ou Dakar et la naissance d’un enfant, fruit de leur amour interdit, amènera la belle-famille à mieux respecter le gendre. Ils se transformeront eux-mêmes en ses griots. Car ils connaissent la vraie histoire des iguiw. Ce sont, pour la plupart, d’anciens guerriers amazighs (berbères), redoutables, vaincus par les beni hassan. Ils furent interdits de porter des armes et obligés à chanter les gloires du vainqueur. Avant l’ultime défaite militaire, la bataille de trop, ils étaient libres comme le vent et n’étaient pas des laudateurs. L’histoire de leur peuple brille et scintille. Oui, donner mon avis sur cette affaire n’était qu’un prétexte pour faire le griot de ces griots anciens généraux, conquérants de Marrakech et de l’Andalousie.

Dans l’immédiat, les lois de l’islam concernant les droits de la femme devraient fondre devant le droit international vu que le pays a ratifié pas mal de conventions et de traités très favorables à la femme. Mais il y a un pouvoir religieux qui tente de durcir la charia même quand elle est incompatible avec le droit international.

Comment tolérer qu’ au 3ème millénaire des femmes aient des tuteurs, dont l’absence peut annuler un mariage? C’est, parait-il, le faux alibi pour empêcher la dame de vivre avec l’homme de sa vie.

Est-ce normal que nos femmes soient emprisonnées dans leurs foyers sachant que seuls les hommes peuvent libérer leurs cous?

L’expression montre le caractère esclavagiste du mariage rompu uniquement par l’homme en enlevant la corde au cou de la pauvre mariée. Non! Chacun des deux partenaires doit pouvoir mettre fin à la relation.

Les femmes peuvent être bastonnées par leurs maris. On ne peut pas flirter entre des lois très rigides et la déclaration universelle des droits de l’homme. L’incompatibilité est manifeste et le monde musulman adapte ses lois en perpétuelle mutation pour épouser des réalités humaines très glissantes. Certains pays, comme la Mauritanie, le font par peur de sanctions internationales, d’autres n’ont jamais coupé de mains ni de têtes d’ailleurs.

En Mauritanie, des pseudo-guides injectent le venin de la division par les ethnies et les castes pour maintenir sous contrôle la population. Au profit de qui? De la junte ! Voilà pourquoi aucun général ne tente d’établir un État de droit.

Bien sûr, il ne faut pas tout imputer aux religions. Le supplice du pagne blanc, l’excision, l’abandon des épouses et bien d’autres dérives sont sociétales.

6 novembre 2022

Siree Tekruur

● Angle mort : invisibilité des femmes mauritaniennes dans luttes sociales et politiques | Dr Sidi IB NDIAYE

Il y a de cela quelques années, l’idée d’ouvrir un nouveau thème de recherche sur la contribution des femmes mauritaniennes aux luttes politiques et sociales des dominés au sens large, m’a semblé essentielle. Cette idée n’est pas tombée du ciel. Elle est venue à moi d’abord parce qu’au cours de mes années de thèse, j’ai rencontré majoritairement des hommes qui ont bien voulu me livrer leurs témoignages. Très peu de femmes (en dehors de l’association des veuves à Nouakchott). A chaque fois que j’ai posé la question du rôle joué par les femmes (épouses en particulier) des victimes du régime militaire, leur présence active mais bien souvent discrète dans les luttes des années 1960 à 1990, a systématiquement été signalée et soulignée. Mais sur les photos et dans la littérature grise, cette place a été réduite à une portion congrue. J’ai donc décidé de contacter des femmes en France et en Mauritanie en leur expliquant que je souhaitais écrire un article sur leur participation/contribution passée et présente à des combats dont les figures connues sont des hommes. Il s’agissait aussi de dire les mémoires féminines des luttes sociales et politiques. J’ai dû me résoudre à ne rien écrire puisqu’elles n’étaient visiblement pas attirées par ce projet.
Vendredi 29 octobre 2022, à l’occasion de la projection d’un film sur une partie de l’histoire politique de la Mauritanie, un témoignage indiquant un détail (une femme a dactylographié le Manifeste du négro-mauritanien opprimé en toute clandestinité) a réveillé ce besoin de rouvrir un projet abandonné. Ce témoignage s’ajoute à un autre que j’ai conservé : « lorsque nous étions en prison, nos épouses ont remué ciel et terre pour nous faire libérer, elles ont mobilisé les ressources dont elles disposaient » . Pour l’époque, écrire dans la clandestinité et se mobiliser physiquement n’étaient pas des choses banales. Mais il est certain que ces femmes ont fait davantage. Pourquoi sont-elles donc les grandes absentes? Ont-elles été invisibilisées ou ont-elles choisi l’invisibilité?

L’histoire récente de la Mauritanie a vu de nombreuses femmes occuper le devant de la scène. Je pense à l’association des femmes chefs de familles, celles d’IRA et encore plus récemment, celles d’OLAN (et d’autres encore qui me pardonneront de ne pas les citer). Dans la conception comme dans l’exécution des « opérations », elles ont joué un rôle capital. Qu’est-ce qui a changé depuis une vingtaine d’années et pourquoi, malgré tout, sont-elles encore si invisibles ?

©️ Repris via le post Facebook de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10229985413440862&id=1276221907

● Le Mot du Blog | Mon passage à Londres en quelques mots !

~ Le mythique Bus londonien en étage.

Mon premier voyage dans la capitale anglaise a lieu en octobre 2017. Une visite fraternelle et amicale auprès d’un frère originaire du village de Danguerimou (Guidimagha, Mauritanie). Nous avons fait connaissance il y’a 18 ans aux environs de la ville de Barcelone, et nous nous étions retrouvés dans une large communauté de vue sur différents sujets abordés (les études, notre situation sociale aléatoire de migrants en Europe, les problématiques liées aux coutumes soninkés, les tabous…). Depuis nous avons tissé des liens amicaux solides et connu ensemble le militantisme droit-de-lhommiste notamment contre les injustices liées au régime féodalo-esclavagiste au sein du corps communautaire sooninké. En mai 2011 à Paris, il m’avait été d’une grande assistance lors d’une cérémonie sociale pionnière (baptême organisé sans le laadalenmaxu). Et il avait prouvé qu’il tenait courageusement à nos convictions anti-féodales.

Ainsi il m’a accueilli déjà à Londres en 2017 et cette année aussi avec égards et gentillesse. Et l’occasion ici pour moi de lui exprimer à travers ce billet ma reconnaissance fraternelle et amicale. 

Le Royaume-Uni de 2017 était sous contrôle politique du parti conservateur avec madame Theresa May comme Première ministre. Le Brexit était en mouvement turbulent vers sa finalisation, la reine Élisabeth II régnait. La sortie de l’UE a été menée à terme sous la gouvernance d’un autre leader conservateur, le tonitruant Boris Johnson. En novembre 2022, les conservateurs britanniques dirigent toujours avec un jeune Premier ministre de 42 ans, Rishi Sunak (Premier chef du gouvernement non blanc de l’histoire du pays). Un richissime homme politique ayant des origines indiennes, il confesse la religion hindouiste. Le trône royal est passé au prince Charles devenu Charles III après le décès de la reine Élisabeth II le 8 septembre 2022.

Ci-joint mon post écrit à mon arrivée ce 2 novembre 2022 :

🔵🇬🇧 Londres | Me voilà 5 après mon premier voyage.

Ici je retrouve mon diatigui (hôte), monsieur Samba Diallo , un ami et frère révolutionnaire anti-féodal résolu. Ainsi je ne serais pas tenté de me convertir en sujet dans un pays où règne un très vieux régime féodalo-monarchique. Ce génie britannique qui a su marier Liberté « Libre » (Terreau pionnier de diverses pensées ayant marqué l’histoire politique, économique et sociale du monde) et Norme constitutionnelle monarchique (sous une démocratie représentative puissante).

L’homme connu sous le pseudo SKD a été du premier sérail dans les RS (2010-2014) du militantisme droit-de-lhommiste qui dénonce le régime féodalo-esclavagiste négro-mauritanien. Cet angle couvert et sciemment ignoré trop longtemps dans l’engagement abolitionniste en Mauritanie.

Il a acquis naturellement son exemplaire de notre livre 📖 Mes Écrits Osés. Merci et reconnaissance à toi cher frère.Top👍🏿.

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Paris – Londres

Ces deux grandes villes européennes sont distantes de 342 kilomètres. En 2017, j’avais emprunté le Bus (flixbus) en aller-retour avec un coût très abordable environ 70€ . Cette année, le parcours a été via Eurostar avec un prix aller-retour s’élevant à 97€. Londres, une ville et ses environs, reflète le monde en miniature quand on se réfère à l’ancien empire britannique.

Le tunnel de la manche (50 km) qui relie les 2 pays est un ouvrage de génie technique réalisé et en fonction depuis bientôt 30 ans :

~Sources : Wikipedia

Les rencontres et retrouvailles :

Après-midi très amical avec l’universitaire Marie Rodet et sa famille. La réalisatrice du film le diambourou https://vimeo.com/245704895?fbclid=IwAR1xbeI_x4Dl0JLl1Z64MXN1uSDvSiZ2lJhbGqgC8fXXIUD1Q8OCSc9aJ6c .

Une voix autorisée et reconnue sur les problématiques liées à l’esclavage par ascendance en Afrique de l’ouest notamment au Mali, avec différentes interventions médiatiques et d’études comme Esclavage et Migrations Forcées – EMiFo .

Notre 📖 Mes Écrits Osés qu’elle a acheté il y’a quelques jours déjà lui a été dédicacé.

~Avec Dr Marie Rodet

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Crédit 📷 par Samba Diallo

~Avec un oncle londonien depuis plusieurs décennies, Koly Dicko (photos 2017 et 2022)
~Avec l’oncle Diallo Baré Dicko après la prière du vendredi à Tottenham

Sites vus quelques photos 📷 en vrac :

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● La primauté de la condition sociale sur la langue | Par Seyré SIDIBE (OndeInfo)

Pendant longtemps, appartenir à une même communauté linguistique, parler la même langue, était une raison suffisante pour défendre de facto, les mêmes intérêts et partant appartenir à un même « empire ». C’était s’inscrire dans une même communauté des destins. En effet, la langue était un lien fort qui transcendait les marigots, les rivières, les fleuves, les montagnes, les dunes et même les océans pour  fédérer, rassembler des locuteurs venus de partout et de nulle part.

Dans une échelle plus grande, la francophonie est  devenue une véritable cacophonie pour certains,- ils ne s’y retrouvent pas – et se sentent plus liés à des lusophones, anglophones ou arabophones par le fait qu’ils ont en commun les mêmes problèmes existentiels.

Parler la même langue était source de rapprochement, de complicité et de confiance mutuelle ; si bien que les locuteurs d’une même langue partageaient les mêmes croyances et préjugés, des normes et références communes : ce qui était suffisant pour qu’ils  s’unissent pour le meilleur et pour le pire.

 La langue était ainsi l’un des critères de classification les plus déterminants comme la tribu, dans certains pays du monde, qui représente la référence Absolue, et dont la prééminence et la stature vont jusqu’à concurrencer, la nationalité ainsi que l’Etat et ses symboles.

Cette fracture est également observée dans la religion qui a montré ses limites : prier dans la même mosquée, fréquenter la même synagogue ou la même paroisse  ne suffissent plus pour créer les conditions d’une alliance qui garantit la paix et la cohésion sociales.  

Désormais, seule la condition sociale  s’impose  comme l’élément fédérateur le plus pertinent capable de créer des liens sincères et francs entre les humains : plus fraternels que les rapports sociaux et communautaires classiques basés sur la race, la langue, la tribu, l’appartenance géographique ou culturelle.

L’injustice, la discrimination, la marginalisation, l’exclusion créent ainsi des dynamiques sociales, « une supra classe sociale » portée par des réalités  et contextes socio-politiques, économiques et culturelles spécifiques : des nouvelles alliances. Il en est de même pour une position sociale avantageuse et confortable qui rassemble des individus autour des mêmes intérêts et se moque de leurs appartenances diverses et spécifiques.

Dès lors, s’investir à défendre une langue, même de surcroit maternelle est certes une démarche identitaire et naturelle, mais elle ne peut garantir l’émancipation et l’égale dignité de toute la communauté linguistique et ethnique – les inégalités  sociales  mises « en jachère » referont surface une fois le but atteint- ; on combat une injustice venue du dehors et on camoufle et maintien celle de l’intérieur.

La langue est certes un facteur d’unité mais une unité de façade. Elle n’est pas toujours égalitaire pour tout le monde. Ses voyelles et consommes n’ont pas les mêmes longueurs et les mêmes largeurs pour tous les locuteurs, sa musicalité sonne différemment, selon les locuteurs : les intérêts sont divergents selon les classes.

En revanche, la condition sociale crée une ferveur et une rencontre heureuse entre des « victimes » de tous bords  unies  par l’instinct de survie pour former une communauté hétérogène du fait de la diversité des provenances et origines pour « fraterniser ensemble » autour d’un même destin, souvent implacable. Ce lien est plus fort que la parenté, la famille et la langue ou encore les classifications sociales traditionnelles et statiques.

La langue surtout lorsqu’elle fait référence à une « communauté ethnique » a cessé d’être un critère déterminant et identitaire pour unir  des individus par ce que conjuguant seulement le même verbe. En effet, elle n’exprime pas toujours la même sagesse et la même fierté de s’y identifier pour tous les membres de la communauté linguistique. 

En définitive, seule la condition sociale compte. Elle transcende et bouscule les liens et alliances traditionnels basés sur la langue ;  par le fait qu’elle est partagée et commune à  des millions et de milliers de personnes qui ne se connaissent forcement pas, ne se sont jamais rencontrées, mais liées par le besoin de s’affranchir, de s’émanciper d’une situation qui les broie, leur ampute une partie de leur dignité et de leur humanité.

 Il faut donc compter avec cette nouvelle classe, une alliance nouvelle dynamique, ouverte, supranationale et mondiale née de l’expérience et du vécu pour défendre le même idéal et des intérêts Existentiels quasi identiques.

Seyré SIDIBE 

©️ via https://ondeinfo.com/la-primaute-de-la-condition-sociale-sur-la-langue/

● Sénégal : le rappeur Adviser reçoit le trophée du «Meilleur artiste africain 2022» lors du Galsen HIP HOP Awards

Cridem Culture – La 8e édition du Galsen HIP HOP Awards s’est déroulée ce samedi 5 novembre, au Théâtre Daniel Sorano de Dakar, dans la capitale sénégalaise. L’artiste mauritanien Adviser a reçu le trophée le trophée du «Meilleur artiste africain 2022» lors du Galsen HIP HOP Awards.

Pour rappel, le rappeur mauritanien était en compétition avec Kaligraph Jones (Kenya), Didi B (Côte d’Ivoire), Iba One (Mali), Ish Kevin (Rwanda), Djiani Alpha (Guinée Conakry) et Young Lunya (Tanzanie).

Adviser a été plébiscité pour sa chanson «Volume». Sortie en juillet 2021, elle a connu un succès fou en dehors de la Mauritanie.

Par Babacar BAYE NDIAYE
Pour Cridem

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=760749

● O. Icheddou : Le dossier de la décade est légalement et judiciairement mort.

Essahraa – Le dossier de notre client « est cliniquement, légalement et judiciairement mort », a affirmé ce jeudi 3 novembre courant, le coordinateur du collectif de défense de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz Me Mohameden Ould Icheddou.

La « mort clinique » du dossier est dû au fait qu’il avait été édifié sur du faux, a-t-il ajouté, disant que l’accusation avait été prononcée sur la base du rapport de la commission parlementaire, qui a été créée « en violation du texte constitutionnel », a précisé l’avocat.

Me Ould Icheddou a fait ces déclarations au cours d’une conférence de presse tenue par le collectif de défense de l’ex Chef de l’Etat, qui se trouve actuellement hors du pays

Vidéo

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=760702

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