● Éditorial : Ma plume, ma santé….la marche du pays | Par Camara Seydi Moussa

Je reprends ma plume (pour mes modestes contributions), après quelques temps d’absence…temps de latence ou d’hibernation ?

Rien de tout cela, Camara Seydi Moussa était malade. Une maladie bizarroïde. Et perdu entre les dermatologues de Nouakchott, Bamako et, depuis quelques mois, de Dakar.

Victime d’une allergie de je ne sais quoi. Une allergie qui énerve mes pores sudoripares. Car je ne supporte plus la chaleur ni ne peux porter un quelconque habit. Difficile, non ? De bilan médical en consultation… rien. Les toubibs n’y ont vu que du feu. Car le patient que je suis, après quelques temps de répit, recommence à souffrir. Alors pour mes soins je suis retourné à Dakar.

Sur le chemin de ce rendez-vous médical, contrairement aux autres par le passé, j’ai fait un agréable voyage en compagnie du journaliste et petit frère Babacar Baye N’Diaye de CRIDEM. C’est ainsi que le petit-frère et célèbre journaliste découvre ma souffrance. La souffrance d’un homme avec peu des moyens, écartelé entre les dermatologues de trois pays. Il a compati et en déduit un peu la cause de la rareté des mes éditos…

Le chemin était exaltant, empreint de l’amour du pays, la Mauritanie. Un pays que nous aimons et que nous jalousons. Mais un pays qui, par sa gouvernance, nous méprise, nous rejette mais surtout se plait et se complait dans la médiocrité, la honte comportementale et de la suffisance béate de l’ignorant. Un ignorant qui ignore qu’il est ignorant et surtout ignore que les gens savent qu’il représente le sommet de l’ignorance.

Au cours du voyage, on a raconté des petites histoires pour égayer l’atmosphère et surtout sortir du complexe des infrastructures que nous traversons…

Cahin-caha, je suis arrivé au point d’intersection qui mène chez mes diatigui. Je dois quitter mon petit-frère Babacar pour chercher un abri, car je n’ai plus les moyens de me loger dans une auberge. Babacar ne comprenait pas comment vais-je faire me frayer un passage dans ce qui ressemble à une petite forêt dakaroise sous un pont qui mène vers le carrefour Thiaxane. Je lui ai assuré que je m’en sortirai. Sur ce, le «Taxi Allô Dakar» me quitta, avec les « Fais attention à toi grand Seydi. Bonne chance ».

Merci Babacar pour ton soutien. A dire vrai, petit-frère, je ne connaissais pas ce pont, ni cet endroit touffu mais j’ai cru aux indications du chauffeur. Car, dit-il, sous le pont, de l’autre côté, il y a un carrefour où je pourrai trouver un taxi pour ma destination.
Je dois être hébergé par une famille dans le département de Rufisque au village de Sangalkam avant d’aller sur Dakar lundi pour voir mon médecin.

Sur le chemin, avant cette petite forêt surplombée par un pont, nous avons discuté. La discussion était intéressante, dépassionnée avec un détachement professionnel parfois aigu du sujet. Le petit-frère et moi sommes accueillis par une ville quasi-noyée, grandement paralysée par les eaux de pluie. Mais Dakar a pu se relever après les effets d’une averse d’une intensité sans précédent.

Que serai-il arrivé si cette pluie était tombée sur Nouakchott, notre capitale ? Non. Ce n’est pas le sujet. Parlons de mes médecins. Oui mes médecins. Ils étaient tous bons. Mais seulement chez moi, mon pays, la Mauritanie, les diagnostics de nos vaillants toubibs sont biaisés par les produits servis par nos officines pharmaceutiques. Comme quoi en Mauritanie il y a de très bons médecins qui ploient sous le poids des mauvais médicaments.

Mes propos peuvent être étayés par les cas de ces patientes, victimes de tuberculose osseuse qui, après l’administration du produit servi par le programme mauritanien, n’ont enregistré aucune amélioration. Il a fallu traverser le Fleuve et aller à la petite ville de Richard Toll pour se procurer de la même molécule du programme sénégalais.

Alors c’est la ruée vers le Sénégal ou Dakar ; et pourtant, particulièrement pour la tuberculose osseuse, le Sénégal et la Mauritanie reçoivent les mêmes molécules du même programme du richissime américain Bill Gates. Mais les nôtres sont tout simplement mal conservées.

Sacré pays, trituré, saccagé et sucé par des sangsues sans vision ni projet de société ; pauvre pays complètement à terre, complètement perdu. Le secteur de la santé est en perpétuelle admonestation.

Le malheureux citoyen mauritanien que nous sommes, continuerons à nous procurer des médicaments sans effet sur les maladies diagnostiquées qui constituent un danger pour notre santé … de véritables poisons. Dans l’histoire récente du pays, le ministre qui a cherché à mettre un peu d’ordre dans le secteur de la pharmacie s’est vu vite remercié. Car jugé nuisibles aux intérêts des intouchables, ces gens qui décident pour nous du prix des denrées alimentaires comme ceux des produits pharmaceutiques !

La faillite. L’Etat mauritanien est réellement en faillite. Embourbé dans l’à-peu-près et l’inefficacité. Sans initiative et ambitions pour ce peuple hagard… les belles intentions du Président Ghazouani ont pour effet sur la vie et l’existence du mauritanien que ce que les gouttes d’eau ont sur un rocher.

Un gouvernement nul. Car Ould Bilal et son équipe n’ont de programme ou d’action que des réactions après les sorties présidentielles. Un Président perdu et pris en otage, dirigeant une horde de ministres qui oublient qu’ils sont là pour exécuter son programme.
Monsieur le Président, revisitez vos engagements pour lesquels vous pensez avoir été élu et regardez l’action de votre gouvernement. Le gouvernement à qui vous avez donné la charge de les exécuter. Difficile de ne pas croire que beaucoup de ces hommes et femmes travaillent contre vous ou ne savent pas pourquoi vous leur avez confié ces tâches. Sur ce gouvernement, je viendrais.

… Alors ma santé : je considère que ce n’est pas le médecin dakarois qui m’a soigné mais que c’est plutôt les produits pharmaceutiques distribués et contrôlés par les hommes et femmes en charge de la santé des Sénégalais qui m’ont soigné. Je suis comme les victimes de la tuberculose qui quittent la Mauritanie pour payer les médicaments dans la petite ville de Richard Toll sachant que ces médicaments sont les mêmes que les nôtres convoyés dans le même bateau venant des Etats-Unis. Alors, pourquoi les nôtres sont sans effet sur les patients jusqu’à ce que les médecins demandent à ces derniers de traverser le Fleuve pour se procurer des produits qu’on offre gratuitement à Nouakchott ? Pauvre de nous !!

Pour ma petite expérience, je dis chapeau aux médecins mauritaniens qui ne sont malheureusement pas soutenus dans la chaine sur laquelle repose le secteur de la santé en Mauritanie. En fait, quel est le secteur qui marche bien dans ce pays ? Quel secteur est en mesure de soulager les difficultés quotidiennes des populations ? J’en cherche…

Tous mes remerciements aux amis qui m’ont soutenu durant les plus difficiles moments de cette épreuve. Merci.

Camara Seydi Moussa

©️ Via l’éditorial La Nouvelle Expression – http://nouvelleexpression.org/suite-info.php?var=1768

● Football : après Arsène Wenguer, un autre dirigeant européen, Aurelio Laurentis de Napoli, perd la boussole face à l’Afrique | Par Mr Moussa Khairy


C’est tout le continent africain, la Confédération Africaine de Football (CAF) en tête, qui est indigné face aux propos jugés irresponsables et inacceptables tenus par le président du Napoli FC, l’Italien Aurelio Laurentis. Celui-ci a en effet déclaré publiquement que les joueurs africains qui signent pour Napoli doivent signer une clause de renonciation à la participation à la Coupe d’Afrique des Nations, comme condition d’emploi.
Je condamne ces propos d’autant plus qu’ils sont susceptibles, selon le communiqué de la CAF, de tomber sous la coupe de l’article 14 du règlement disciplinaire de la Fédération européenne de football (UEFA). D’ailleurs, une enquête disciplinaire a été requise à son encontre.
Par ailleurs, est-ce que le Napoli d’Aurelio Laurentis va appliquer la même clause aux joueurs latino-américains ou d’autres confédérations. Pourquoi cette clause n’est exigée que des seuls joueurs africains ? N’est-ce pas là du racisme primaire, ce qui serait encore plus grave, car heurtant les principes mêmes qui fondent le sport mondial, et le football en particulier, et qui se basent sur l’équité et la non-discrimination.
Par ailleurs, et comme l’a fait remarquer la CAF dans son communiqué, « la Coupe d’Afrique des Nations est la compétition phare du continent africain et l’une des principales compétitions mondiales du football ». Cette compétition a attiré lors de sa dernière édition au Cameroun plus de 600 millions de téléspectateurs et diffusé dans 160 pays.

©️ Via Post FB https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=6372669262749478&id=100000194010652

● Déclaration de la Coordination des Associations culturelles pulaar, sooninke et wolof : A propos de la loi d’orientation de l’éducation nationale

L’Assemblée Nationale vient d’adopter la loi d’orientation de l’éducation nationale. Sur invitation du ministre de l’Education Nationale et de la Réforme du Système Éducatif, la Coordination des Associations culturelles pulaar, sooninke et wolof (CAC) avait participé activement aux assises régionales et nationales à propos de la concertation sur la réforme de l’enseignement.

Cette participation avait permis d’exhumer les travaux de l’ex Institut des Langues Nationales (ILN) et convaincu la majorité des participants de la nécessité de réintroduire les langues nationales pulaar, sooninke et wolof dans le Système éducatif national.

Par la suite, les différentes rencontres et correspondances échangées avec le ministre et les amendements proposés par la CAC à chaque étape du processus de rédaction de la loi, dont certains ont été retenus (article 7 relatif aux missions de l’école, Article 55 relatif à l’enseignement des adultes, certains alinéas de l’article 65 par exemple) ont permis de contribuer à son amélioration.

Ainsi, la Coordination des trois associations, au-delà des insuffisances et ambiguïtés que renferme cette loi, tout en regrettant la non prise en compte par le Parlement de certains amendements dans le texte final, considère que l’une de ses deux (2) principales revendications a été satisfaite, à savoir la réintroduction des langues nationales pulaar, sooninke et wolof dans le Système éducatif national, en tant que langues d’enseignement et de communication en plus de la création d’une « structure chargée de piloter la promotion et la mise en œuvre de l’enseignement de ces langues nationales ».

La CAC, tout en réaffirmant sa disponibilité à accompagner le processus selon ses moyens, invite le pouvoir à engager les moyens humains, matériels et financiers nécessaires, et l’ensemble des acteurs à apporter leur appui pour la réussite de cette orientation.

La CAC demande à l’ensemble des acteurs concernés par ce Projet, les Associations culturelles en premier, à poursuivre avec détermination leurs luttes afin de faire aboutir les autres revendications, en particulier l’officialisation des langues pulaar, sooninke et wolof.

Nouakchott, le 8 août 2022

La Coordination des associations culturelles

©️ Via Page Mauritanie fb https://www.facebook.com/100076856828479/posts/174017508503476/

● Mauritanie – Moussa Ould Khairi, le dirigeant sportif modèle | Par Mohamed Feily

Beaucoup de choses ont été écrites sur Moussa Ould Khairi, le Self Made Man. Celui qui s’est construit tout seul en réussissant à monter sa propre entreprise, Moussa Optical, devenue aujourd’hui une référence dans le pays.

C’est un exemple pour tous ceux qui comme lui ne sont pas nés avec une cuillère d’or dans la bouche et qui gravi les échelons grâce à la persévérance et l’engagement.

Certes, certains le connaissent dans le sport, mais ne connaissent pas son parcours, ni son degré d’engagement qui lui ont permis d’être l’un des meilleurs dirigeants sportifs de ce pays.

C’est en 2005 que Moussa Ould Khairi, un féru de football, s’est lancé dans l’aventure avec un groupe d’amis pour sauver la mythique équipe de El Ahmedi. Fougueux et ambitieux, il veut réorganiser l’équipe et lui donner un nouveau statut.

Seulement après quelques mois, le déclic ne venait et il décide de montrer sa propre équipe F.C Khairi. Reconnu et affiliée à la Fédération, il commence le travail et réussi à débaucher plusieurs joueurs de DI pour participer au championnat de deuxième division. L’année suivante, grâce à un bon ménagement notamment en prenant un entraineur français, l’équipe termine 1er du championnat et accède au championnat de DI.

Seulement les bonnes pioches n’échappent pas aux visionnaires et c’est dans ce cadre que Moussa Ould Khairi est approché par la Mairie de T. Zeina pour la refondation du club. Ce partenariat gagnant-gagnant va aboutit à la création du club de Tevragh Zeina avec comme Président Moussa Ould Khairi. Depuis lors le club engrange les trophées et devient l’un des clubs phares du pays.

Très vite Moussa Ould Khairi va apporter un nouveau souffle au monde des dirigeants des clubs de football avec une nouvelle vision basée sur la rigueur dans le travail et le respect des engagements. C’est ainsi que Tevragh Zeina est devenue une destination privilégiée des meilleurs footballeurs et les bureaux de Moussa Optical un rendez-vous incontournable pour les anciens et les nouveaux sportifs. L’ouverture d’esprit de l’homme, sa grande culture et son sens de l’amitié y sont pour beaucoup.

C’est donc tout naturellement qu’il entre en 2007 comme membre au bureau fédéral de la Fédération Mauritanienne de Football que préside Mohamed Salem Ould Boukhreiss. Malgré les difficultés de cette magistrature, il a joué un grand rôle à la tête de la commission marketing grâce à son sens élevé des relations.

En 2011 après avoir été coopté dans la liste candidate à la présidence de la Fédération conduite par Moulay Ould Abbas, il n’hésite pas à claquer la porte parce que trahi par certains et il rejoint l’équipe du changement sans exigence de poste. Très vite, il s’impose comme l’un des plus actifs durant la campagne et réussi à débaucher plusieurs soutiens de son ancienne liste. C’est donc tout naturellement qu’il est coopté 1er vice-président de la Fédération Mauritanienne de Football aux côtés de l’actuel Président de la FFRIM.

Durant ce premier mandat, considérant que le démarrage de la fédération sera difficile,. Il va axer le travail sur la petite catégorie et cela va s’avérer payant rapidement parce que l’équipe de T. Zeina sera le principal pourvoyeur des équipes nationales dans les différentes catégories.

Après le premier mandat de la Fédération, il sera reconduit lors du second et c’est là que les choses vont commencer à se corser. C’est d’abord par des embuches semés ça et là pour le club que les entraves vont débuter. Moussa Ould Khairi, qui n’était pas un béni oui oui, commençait à donner de la voix et contester des décisions contestables…

Seulement il ne savait que les décisions étaient prises unilatéralement et discutées ensuite… Tout sera tenté pour le décourager au point qu’il n’était parfois même pas informé de la tenue des réunions. Malgré cela, il est resté fixé sur l’objectif de contribuer à la promotion du football dans le pays et à maintenir à flot son équipe et surtout continuer à aider les jeunes.

Dans la foulée, il a ouvert une boutique de sport en créant des emplois et partant en se basant sur l’artisanat national pour les motifs des équipements. Toujours visionnaire, il va investir dans la création d’une académie de football MEGAFOOT ou il emploie des anciens sportifs. Un travail payant couronné aujourd’hui avec le titre de champion remporté par les jeunes de T. Zeina.

Sa sortie programmée du bureau fédéral de la Fédération Mauritanienne de Football en 2017 était dans l’ordre normal des choses et ne l’a jamais découragé. Loin s’en faut parce qu’il et a réussi au nez et à la barbe de tout le monde a été élu à la tête de la ligue régional de football de Nouakchott Ouest. Après un excellent bilan, il a décidé en mars 2022 de ne pas briguer un second mandat en laissant à son successeur un compte garni et plein d’équipements. Qui peut faire mieux ?

Mohamed Feily

©️ Via kassataya https://kassataya.com/2022/08/08/moussa-ould-khairi-le-dirigeant-sportif-modele-par-mohamed-feily/

🟣Tournoi Foot Ganbanaaxu France Édition 2️⃣ 2022 | L’équipe de Tuabou remporte le titre



Débutée mi-juillet, cette compétition conviviale et fraternelle organisée par Armepes-France et ses partenaires du mouvement droit-de-lhommiste Ganbanaaxu Fedde, a été clôturée ce dimanche 7 août 2022.
L’événement sportif est à sa deuxième édition après celle de 2021, avec 20 villages participants.
La finale a opposé l’équipe de Tuabou (Sénégal) à l’équipe de Diogountouro (Mauritanie). Ainsi à l’issue d’une belle rencontre, le village de Tuabou est sacré champion 2022 avec un score de 1 – 0. Il succède à l’équipe de Diaguily-Memouké qui avait remporté la première édition du Tournoi Ganbanaaxu Fedde France.

Les différents rendez-vous ont été un grand succès en matière de promotion de valeurs que porte l’engagement Ganbanaaxu Fedde. Faire vivre la Fraternité Réelle dans l’entente et la convivialité. L’occasion d’une grande sensibilisation contre l’esclavage par ascendance et le système féodal et discriminatoire des castes qui sévissent affreusement au sein du corps communautaire soninké.

Tout au long de la journée, un vibrant et émotionnel hommage a été clamé à la Digne Mémoire de nombreuses victimes de cet esclavage coutumier dans les localités Soninkés dans nos pays d’origine en Afrique de l’ouest notamment (Mali, Mauritanie, Sénégal et Gambie). La dernière victime en date est notre tante et mère Diogou Sidibe du village de Lany Mody au Mali sauvagement assassinée (29-30 juillet). Elle défendait sa parcelle de terre cultivable que les clans féodalo-esclavagistes sur place voulaient l’en exproprier depuis quelques années parce que sa famille ne voulait plus se soumettre aux coutumes esclavagistes (laadalemaxu). Une brave femme de 71 ans qui est partie Libre et Digne.

Un grand MERCI à l’équipe organisatrice et à l’ensemble de villages participants.

Le Grand Vainqueur a été l’Idéal Humaniste porté par cet évènement sportif et citoyen.

Merci à TOUS.

✍️🏿KS pour le BLOG

● Côte d’Ivoire : grâce présidentielle pour l’ex-président Laurent Gbagbo

Le Figaro – Le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé samedi avoir accordé sa grâce à son prédécesseur et ancien rival Laurent Gbagbo, sous le coup d’une peine de 20 ans de prison dans son pays à la suite de la crise post-électorale de 2010-2011.

«Dans le souci de renforcer la cohésion sociale, j’ai signé un décret accordant la grâce présidentielle à Monsieur Laurent Gbagbo», a déclaré M. Ouattara dans un discours à l’occasion du 62e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire.

Le chef de l’État a également annoncé avoir demandé «qu’il soit procédé au dégel de ses comptes et au paiement de ses arriérés de ses rentes viagères».

Il a en outre annoncé avoir signé un décret accordant «la libération conditionnelle» à deux anciennes figures de l’appareil militaire et sécuritaire du régime de Laurent Gbagbo, condamnées pour leur rôle dans la crise de 2010-2011. Il s’agit du contre-amiral Vagba Faussignaux, ex-patron de la Marine, et du commandant Jean-Noël Abéhi, ancien chef de l’escadron blindé de la gendarmerie du camp d’Agban, à Abidjan.

Laurent Gbagbo, 77 ans, définitivement acquitté en mars 2021 de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye où il avait été transféré fin 2011, est rentré dans son pays en juin 2021. Sans jamais avoir été inquiété depuis son retour, il restait néanmoins sous le coup en Côte d’Ivoire d’une condamnation à 20 ans de prison pour «le braquage» de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pendant la crise de 2010-2011.

La crise était née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle de fin 2010 qui avait entraîné des violences ayant fait quelque 3.000 morts jusqu’à l’arrestation de Laurent Gbagbo à Abidjan en avril 2011. En octobre 2021, Laurent Gbagbo a lancé le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), une nouvelle formation politique panafricaniste de gauche, assurant vouloir continuer la politique jusqu’à sa mort.

Le Figaro avec AFP

©️ Via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=758444

● L’arabisation absolue ne doit pas être un outil pour détruire la cohésion sociale!

Cheikh Med – J’appelle le gouvernement mauritanien à traiter avec sagesse et intelligence la question nationale !

L’arabisation absolue ne peut être imposée en Mauritanie car c’est un pays multiculturel et multiethnique ! Notre espace régional à travers le Sahel, l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest, cet espace utilise très largement le français, l’arabe est également présent, il n’y a pas de contradiction entre l’arabe et le français, ils jouent tous des rôles importants dans cette région du monde.

Dans notre cher pays, la Mauritanie, il n’y a pas de contradiction entre l’arabe et le français, qui ont tous deux un rôle très important, et le pays en a besoin. La Mauritanie a besoin de justice, d’égalité et de respect de la diversité.

Elle a aussi besoin de développement économique et social et d’infrastructures. La Mauritanie, dans ces conditions économiques difficiles, n’a jamais besoin d’ouvrir des discussions d’identité, et elle n’a pas besoin de conflits. Les identités ne servent à rien pour le peuple ! Le peuple a besoin d’éducation, de santé et d’égalité des chances.

J’appelle le gouvernement mauritanien à travailler davantage dans le domaine du soutien à la coexistence à travers la consolidation de l’égalité sociétale, le respect de la diversité et l’égalité des chances pour tous les citoyens. C’est pourquoi j’appelle le ministère de l’Éducation nationale à retirer la nouvelle loi sur l’éducation, qui risque de créer de nouveaux problèmes dont nous n’avons pas besoin.

Je compte beaucoup sur la sagesse du Président de la République, un homme sage, un homme de morale ! C’est pourquoi nous pensons que la priorité doit être en faveur du soutien à l’unité nationale et à la paix civile !

L’ouverture de fichiers sensibles qui soulèvent des litiges n’est pas nécessaire pour le moment ! Les mauritaniens doivent maintenant serrer les rangs pour faire avancer leur pays et lutter contre la corruption et la discrimination, nous sommes un pays arriéré par rapport à nos voisins !

C’est pourquoi nos élites politiques doivent laisser de côté leurs différences et se préoccuper du développement économique et social ! Développement et prospérité d’abord !

Babah Cheikh
Écrivain et chercheur

©️ Via Cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=758439

● ESCLAVAGE MEURTRIER AU MALI | Lettre ouverte au Colonel Assimi GOÏTA, président de la république du Mali et son gouvernement.



Monsieur le président, nous associations abolitionnistes, panafricanistes qui composons la Coordination Contre l’Esclavage et ses Séquelles (C.C.E.S), en collaboration avec le mouvement Ganbanaaxu Feddé ( mouvement revendicatif, républicain et pacifique qui milite pour l’égalité entre tous en dignité, droits et devoirs) présent dans la sous région ouest africaine (Mali, Mauritanie, Sénégal, Gambie et les deux Guinées), nous vous saisissons de toute urgence pour mettre fin aux meurtres et expulsions des militants anti esclavagistes, les crimes odieux qui se perpétuent sur la base de l’esclavage sont devenus des faits divers d’une banalité déconcertante sur le territoire malien.

Le plus récent crime esclavagiste s’est passé à Lany Mody, du 29 au 30 juillet 2022, une scène macabre fut découverte avec stupeur, une femme âgée de 70 ans est enlevée dans son champ, tuée, décapitée, puis son corps découpé en morceaux et avec une tentative d’incinération, le reste du corps non consumé par le feu est mis dans un sac et jeté dans l’eau en pleine marre au milieu des broussailles. Le seul tort de Feu Diogou Ladji SIDIBE est d’avoir refusé d’être une esclave dans son village natal, village sous l’emprise des chefs coutumiers soninké qui voulaient l’exproprier de sa terre cultivable, propriété familiale depuis plusieurs générations et cela confirmée par des décisions judiciaires de la juridiction de Kayes.

Monsieur le président, il faudra combattre avec une très grande fermeté le terrorisme esclavagiste qui se développe dans le Mali, la cherche de la paix et la stabilité du Mali font partie de votre serment, en dépendent. Nous profitons de l’occasion pour vous rappeler les assassinats terroristes, lâches, sauvages et barbares de quatre (4) chefs de familles à Diandioumé qui sont : Mountaga DIARRISOW (72 ans), Youssouf SISSOKO (73 ans), Diani Hamet SISSOKO (44 ans) et Gossi SISSOKO (45 ans), dans la commune de Gogui, cercle du Nioro Mali. Ces crimes ont eu lieu dans la nuit du 1er au 2 Septembre 2020, les auteurs des crimes n’ont toujours pas été jugés et mieux, certains ont été libérés à la grande stupeur des victimes.

Des attaques meurtrières ont eu lieu du 05 au 07 Avril 2020 à Lany Tounka zone où vient de se produire le dernier crime, dans la commune rurale de Sony, un homme avait perdu la vie et deux femmes ont fait de fausses couches suite aux coups et aux blessures volontaires qu’elles ont reçus. Des maisons ont été vidées, saccagées et incendiées, une femme ligotée, trainée par une bande de jeunes excités et violents.

Des attaques violentes se sont passées dans la commune de Tomora (Cercle de Bafoulabé) dans la journée du 02/10/20 et continuent jusqu’à aujourd’hui en 2022 contre les membres de l’association anti-esclavagiste CSP/A.C.D.E. Toujours à Bafoulabé le 28/09/2021 M. Diangou CISSÉ est tué à Tomora Souroubiré, le 17 juin 2021 le village de Kontela kenieba est attaqué, 21 blessés et 18 motos sont brûlées.

Monsieur le président, des centaines d’attaques ont été perpétrées entre 2018 et 2022 contre les militants anti-esclavagistes du Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (R.M.F.P) dans les villages : Kerwané, Kaïnéra, Krémis, Yarka, Diakadromou, Nahali, Dramané, Tafacirga, Ségala, Bafarara, Khalinioro, Khabou, Makhana, Sansagné, Dialakha, Sabouciré, Maréna, Dioucoulané, Harikidou, Hamdallaye, Trougoumbé, Diarrah, Mamoyré, Bakhamabougou, Gourdi, Diangounté Camara, Fatao, Témikoro, Toudou, Bouly, Béma, Demba Gadiaba, Blissibougou, Sakora, Séroumé, Djallan, Tomora et Kersignané.

En 2021, il y a eu plusieurs attaques qui ce sont soldées par plusieurs blessés graves dans les villages de Samba Dramané le 10 Avril 2021, Goudiame, Dembagadiaba, Maganatoubaboukani le 15 Mai, le 03 Mai 2021 le chef du village de Baghamabougou a ordonné aux familles esclaves qui ont émis le souhait de ne plus être traitées comme telles ( par leur volonté commune de ne plus pratiquer le Laada) de quitter le village immédiatement, sinon, elles risquent d’être attaquées par une milice appelée jeunesse. L’incident a dégénéré par plusieurs blessés et 83 déplacés, ils sont tous hébergés à la cité des enfants de Niamakoro. Le 16 Mai 2021 le village de Kheybaré dans le cercle de Nara, il y’a eu une attaque perpétrée dans le village de Teyssibé, commune de Kara Koro, arrondissement d’Aourou, cercle de Kayes jeudi 20 Mai 2021, les dégâts sont nombreux. Les attaques ont fait plusieurs milliers de déplacés qui errent dans la capitale Bamako actuellement et sans espoir de retour et de retrouver leurs biens volés et bétails expropriés.

Monsieur le président, les arrestations arbitraires réitérées et injustifiées de nos membres dans les villages Soninkés, Kasonkés, Peulhs, Kagoro et Diogaramés sont fréquentes et la chefferie traditionnelle jouit d’une impunité inquiétante, en plus les arrestations ciblées de nos membres qui résident à l’étranger sont opérées à l’aéroport de Bamako avec une certaine complicité administrative.

Monsieur le président, vue de la situation de détresse dans laquelle vivent les victimes de l’esclavage au Mali et leurs défenseurs, nous vous prions de combattre ces terroristes esclavagistes au même niveau que les terroristes islamistes. Nous demandons à votre régime une loi qui criminalise et pénalise l’esclavage, les séquelles de l’esclavage et les apologistes de l’esclavage.

Paris le 06 Aout 2022

-Coordination Contre l’Esclavage et ses Séquelles (C.C.E.S)

-Ganbanaaxu Féddé (Mali, Mauritanie, Sénégal, Gambie et les deux Guinées)

-Kane Afrique

-Waraba D’AFRIQUE

Assep : (Association soninké du Sénégal pour l’égalité et le progrès)

A.H.M.E : (Association des Haratine de Mauritanie en Europe)

A.R.M.E.P.E.S-France : (L’Association des ressortissants mauritaniens pour l’éradication de la pratique de l’esclavage et ses séquelles)

IRA-FRANCE (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste)

MSDH:(Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme.)

RMFP : (Rassemblement Malien pour la Fraternité et Le Progrès

Solidarité Africaine section France

Un Passé Trop Présent

Gambana international

Memouké Diaguily

IPLESM: (Initiative pour lutter contre l’esclavage et ses séquelles en M’Beidiya sakha)
A.C.D.E : (Association Contre la Domination et l Esclavage)

Said Larifou, président de la Coordination Contre l’Esclavage et ses Séquelles
Contacts : Tel : 0033 6 05 99 30 04 ;
Mail : larifou@gmail.com

Mali : l’ONU confirme l’implication de soldats maliens et «blancs» dans la mort de 33 civils

33 civils ont été retrouvés morts début mars au Mali, non loin de la frontière avec la Mauritanie. L’ONU a confirmé ce vendredi l’implication de l’armée malienne mais aussi de plusieurs “soldats blancs” dans ce drame. Ces derniers pourraient être des paramilitaires du groupe russe Wagner.

L’armée malienne et des “soldats blancs” sont impliqués dans la mort début mars au Mali , non loin de la frontière mauritanienne, de 33 civils, dont 29 Mauritaniens et quatre Maliens, selon un rapport d’experts missionnés par les Nations unies consulté vendredi par l’AFP.

Les corps de ces civils ont été retrouvés à quelque km du village de Robinet El Ataye dans la région de Ségou, où des “soldats blancs”, éléments du groupe paramilitaire russe Wagner selon un diplomate à New York, et des militaires maliens avaient la veille, le 5 mars, arrêté, ligoté, battu et emmené 33 hommes, dit ce rapport du Groupe d’experts de l’ONU sur le Mali qui a été transmis fin juillet au Conseil de sécurité.

La disparition, aux contours à l’époque flous, de ces civils le 5 mars à Robinet El Ataye, avait fait grand bruit au Mali et en Mauritanie. Nouakchott avait accusé l’armée malienne d’”actes criminels récurrents” contre des citoyens mauritaniens dans cette région frontalière. Bamako avait dit que rien ne mettait en cause son armée.

Bamako réfute la présence de mercenaires

Les deux pays avaient ouvert une enquête conjointe, dont les résultats n’avaient début août pas été publiés. Un rapport du Groupe d’experts de l’ONU sur le Mali , qui a été transmis fin juillet au Conseil de sécurité et que l’AFP a pu consulter vendredi, lève le voile sur la mort de ces 33 civils en dressant un récit macabre qui accable l’armée malienne et des “soldats blancs”.

Ces derniers feraient partie, selon un diplomate à New-York à l’AFP, des paramilitaires du groupe Wagner déployé auprès des militaires maliens depuis janvier. Bamako réfute la présence de mercenaires, évoquant la présence d’”instructeurs”, tandis que Moscou affirme n’avoir rien à voir avec cette société présente au Mali sur une “base commerciale”.

AFP

©️ Via RMI info https://rmi-info.com/mali-lonu-confirme-limplication-de-soldats-maliens-et-blancs-dans-la-mort-de-33-civils/

● Esclavage : le président ghanéen relance le débat sur les réparations

Afrique – Dans une série de tweets ce mardi 2 août, Nana Akufo-Addo plaide pour que des réparations financières soient versées aux victimes de l’esclavage en Afrique, ajoutant qu’il est grand temps qu’il y ait un débat sur le sujet.

« Il est temps que l’Afrique – dont 20 millions de fils et de filles ont vu leur liberté réduite et ont été vendus comme esclaves – reçoivent également des réparations », écrit Nana Akufo-Addo.

« Il est maintenant temps de relancer et d’intensifier les discussions sur les réparations pour l’Afrique. Le moment est venu depuis longtemps », estime-t-il en conclusion d’une série de tweets publiés ce mardi matin.

« Il existe une myriade d’histoires de familles déchirées : des pères partis pécher qui ne sont jamais revenus, des garçons partis jouer qui ne sont jamais rentrés à la maison, des filles partis chercher de l’eau qui n’ont jamais plus revu leurs parents. On ne peut pas quantifier les effets d’une telle tragédie, mais ils doivent être reconnus ! », a-t-il insisté.

La veille, lors d’un sommet sur les réparations liées à l’esclavage, le président ghanéen a rappelé les effets dévastateurs de la traite des esclaves pour le continent, ajoutant que cette période a retardé le progrès économique, culturel et psychologique de l’Afrique. « Même si aucune somme d’argent ne pourra réparer les dommages causés par la traite des esclaves et ses conséquences qui se sont étendues sur plusieurs siècles, nous devons guérir des torts du passé », affirme encore le président ghanéen.

Nana Akufo-Addo estime que l’ensemble du continent africain mérite des excuses de la part des nations européennes impliquées dans cette traite des esclaves. Et il exhorte l’Union africaine à s’engager avec les Africains de la diaspora et à former un front uni pour faire avancer la cause des réparations.

La question des réparations pour les victimes de l’esclavage n’est pas nouvelle, remarque l’historienne Miriam Cotthias ; elle a été abordée dès le début du XXe siècle par des leaders panafricains. Elle est ensuite revenue de façon récurrente, portée à la fois par des Afro-Américains aux États-Unis que par le mouvement abolitionniste européen, sans jamais toutefois aboutir totalement.

« Il y a eu des pays leaders comme la Jamaïque, qui a créé la commission sur les réparations et qui a fédéré tous les États caribéens autour de cette demande en déterminant dix points principaux qui étaient nécessaires pour le développement de ces anciennes colonies esclavagistes, rappelle encore l’historienne. Mais du côté africain, cela n’a jamais été posé de façon aussi rigoureuse et tranchée. »

Par RFI

©️ Via cridem – https://cridem.org/C_Info.php?article=758375

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