L’intervention de la députée Coumba Dada Kane à l’adresse de l’assemblée nationale.

Bismillah rahmaani rahiim

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale

Honorables collègues députés

Avant de voter ce projet de loi nous devons revoir certaines dispositions.

Le projet de loi 20-032 sur les Associations, les Fondations et les Réseaux pour remplacer la très restrictive législation actuelle que le conseil des ministres a transmis au parlement le 19 septembre 2020 doit permettre de passer d’un régime de délivrance très stricte des autorisations à un système de notification, cependant la restriction injustifiée des domaines d’activité et le pouvoir donné au ministre de l’Intérieur de suspendre temporairement, et sans préavis, les associations doivent être amendés pour garantir un environnement serein pour la société civile.

Le projet de Loi 20-032 doit permettre aux mauritaniens de fonder des associations sans aucune difficulté.

Certes, il y a des progrès notables car le projet de Loi 20-032 rend les associations éligibles pour recevoir des financements, y compris de la part de donateurs étrangers et prévoit un droit de recours en cas de décisions administratives défavorables, néanmoins certaines dispositions (qui exclut les associations de moins de cinq personnes et les organisations avec un mandat non permanent…) doivent être supprimées car elles ne correspondent pas aux normes internationales qui définissent les associations comme : « Tout groupe d’individus ou toute entité juridique constitués pour exprimer, promouvoir, poursuivre et défendre collectivement des intérêts communs »

Aussi, dans certaines dispositions nous notons des concepts vagues et imprécis qui pourraient être instrumentalisés pour justifier le refus d’accréditer des associations, des fondations ou des réseaux.

Pendant des décennies la loi N°64.098 relative aux associations a privé des citoyens d’un droit élémentaire, il est temps de se conformer aux normes internationales telles que : le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), que la Mauritanie a ratifié en 2004, et qui garantit le droit d’association pacifique. L’article 22 du (PIDCP) stipule qu’aucune restriction ne peut être imposée à l’exercice de ce droit autre que celles prévues par la loi et qui sont nécessaires dans une société démocratique…

Et l’article 10 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples stipule en outre que «Toute personne a le droit de constituer librement des associations avec d’autres sous réserve de se conformer aux règles édictées par la loi…»

Aussi, en vertu de la législation actuelle, les tribunaux peuvent imposer des peines de prison de un à trois ans à quiconque continue de diriger une organisation non autorisée, et de six mois à un an à quiconque participe au fonctionnement d’une organisation non autorisée.

Le projet de Loi 20-032 à l’étude ne spécifie pas les peines d’emprisonnement comme l’actuelle législation mais stipule que les fondateurs, représentants ou dirigeants d’associations peuvent être exposés à des poursuites s’ils ne déclarent pas leur groupe… plus de clarté est nécessaire sur ce point.
Si nous voulons un réel changement, nous devons avoir la volonté et le courage de voter une loi sans ambiguïté ni concept vague qui pourrait être utilisé par les pouvoirs en place pour empêcher des citoyens de jouir de leurs droits…

Je vous remercie.

Madame Coumba Dada Kane.
Vice-présidente IRA -Mauritanie.
Députée à l’Assemblée Nationale.

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

L’adresse prévue du député Biram Dah Abeid à l’assemblée nationale ce jour 11/01/2021

Ayant raté son inscription sur la liste des députés à intervenir en plénière dans le débat concernant le système déclaratif et la loi sur les associations, le député Biram Dah Abeid, partage la teneur de sa communication avec l’opinion publique :


Biram Dah Abeid, député;
Allocution prévue le 11 janvier 2021 en séance plénière, session de l’Assemblée nationale, Nouakchott

  1. La démocratie, dans notre pays, pâtit d’une amputation, à la naissance. Elle se privait d’un pilier juridique et constitutionnel, en l’occurrence, la liberté de s’organiser et de se réunir. Le récépissé préalable permettait, au pouvoir exécutif, de sélectionner, au faciès, les partis et Ongs à interdire. Ainsi, pouvait-il pénaliser et réprimer toutes leurs activités, souvent malgré la justesse du combat et sa popularité.
  2. Or, Chaque élection, démontre l’écart grandissant entre les règles d’un dispositif de préférence idéologique, culturelle et linguistique et, à contrario, la réalité de la mobilisation et du vote. Cet honorable parlement, où nous voici tous rassemblés, est notamment le produit et le reflet de siècles d’oppression puis de marginalisation des noirs en Mauritanie, sinon, il en compterait beaucoup plus, aujourd’hui.
  3. En adoptant le nouveau texte qui consacre le système déclaratif des associations, vous faites tomber un obstacle, de taille, à l’équité et aux idéaux égalitaires de la république. Je dois le reconnaître, une telle audace témoigne en votre honneur mais reste incomplète tant que persistent les discriminations à l’autorisation des partis politiques. Dans ce domaine, il nous appartient de légiférer, sans retard, en 2021, afin d’étendre le champ d’application du droit que nous voulons entériner au nom du vivre ensemble. L’étape suivante consiste, avant le futur renouvellement des sièges de députés, à défaire le découpage électoral, en vue de rétablir les circonscriptions législatives, selon le nombre d’habitants, point d’après la taille du territoire ou la continuité du peuplement tribal.
  4. Ainsi, l’on pourrait dire que l’Assemblée nationale de la Mauritanie, représente la souveraineté des citoyens parce qu’elle en traduirait la diversité.
    Etes-vous prêts à permettre le franchissement irréversible de cette ligne ? Ce à quoi vous invite l’adoption du présent projet de loi n’est que l’acte premier d’une révolution, en chaîne. Je m’adresse, ici, aux élus de la Majorité : votre chef, le Président de la république, souhaite de tels changements et l’a exprimé mainte fois. Grace à vos voix, nous serons heureux de pouvoir annoncer, un jour, autour de nous : le modèle de mourgueibeu (longueur d’avance) ethnique est révolu! Pour décider au nom de la majorité, seuls comptent, désormais, la faculté de convaincre et le nombre des suffrages !

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE/RAG

Dialogue social : La genèse d’une bourde

Hacen Lebatt – Jeudi dernier, le 7 janvier, le président de l’UPR Sidi Mohamed Ould Taleb Amar réunit ses cinq adjoints : Mohamed Yahya O. Horma, Djindah Bal, Yahya O. Waghf, Salka Bilal Yamar et Khalil O. Tayeb, en plus de Sid’Ahmed O. Rayès, le responsable des relations avec les autres formations politiques.

Selon l’agence Al Akhbar, le président du parti informe ses plus proches collaborateurs que l’idée d’un dialogue, à caractère social, est actuellement en discussion, sans en préciser les contours et encore moins le calendrier. Il leur demande de garder le secret.

Le lendemain, le site en question dégoupille la bombe quand il évoque « la volonté du Président de la République d’organiser un débat social » fin de citation.

Il va de soi que si le Président souhaitait mener une telle ouverture, il allait l’annoncer par le canal habituel, à savoir le ministre secrétaire général de la présidence ; s’il s’agit d’une concertation thématique, alors l’annonce reviendrait soit au ministre de l’enseignement supérieur, porte-parole du gouvernement, soit au département concerné, en l’occurrence le ministère des affaires sociales. Cependant, le parti au pouvoir – tout au plus un partenaire parmi d’autres du dialogue – n’est nullement habilité à en proposer ni prédire la tenue.

L’UPR doit d’abord revoir ses mécanismes de décision, ensuite se pencher sur la légitimité de son directoire. En effet, ce parti est dirigé par des personnes certes méritantes pour la plupart mais dénuées de la moindre forme de légitimité populaire. Il est d’usage qu’un parti politique moderne se dirige d’abord vers la base, afin d’y asseoir une implantation saine ; la disponibilité des adhérents, à occuper les échelons de la direction fait l’objet d’une communication contradictoire, avant le dépôt des candidatures et, enfin, le vote des adhérents.

Or, le 28 décembre 2019, l’UPR a convoqué un congrès au cours duquel une foule aussi docile que pathétique et de bonne foi écoutait des discours creux, toute la journée ; les délégués se sont séparés et répartis en ateliers thématiques dont la qualité oratoire laissait à désirer. A 17h, ils apprenaient qu’un nouveau venu serait parachuté à leur tête ; la plupart d’entre eux n’en avaient jamais entendu parler.

Jusque-là, l’UPR n’arrivait pas à remplir sa mission et tout le monde semble s’accommodait d’un tel relâchement. Après tout, murmurait-on, ils se font discrets et évitent le culte de la personnalité, que demander de plus ? A présent l’UPR devient un problème, en soi, puisqu’elle parasite l’action du Président de la République et ce n’est pas le démenti tardif de ce matin qui viendrait réparer autant de bévues sédimentées.

Hacen Lebatt

©️ Crédit source: https://cridem.org/C_Info.php?article=744482

L’UPR au pouvoir nie son intention d’organiser un « dialogue social »

Essahraa – Le président de l’Union Pour la République (UPR), le parti au pouvoir, Sidi Amar Ould Cheikhna, vient de faire une mise au point sur le présumé dialogue social, dont certains médias ont fait écho dernièrement.

Toute volonté de s’engager dans un évènement similaire se ferait par les canaux autorisés, a affirmé le patron de l’UPR, précisant que les parties concernées en seront également informées.

Le parti au pouvoir a publié un communiqué à ce propos dans lequel il apporte un cinglant démenti aux rumeurs selon lesquelles, le pouvoir a décidé de lancer un dialogue social ; à ne pas confondre son « demi-frère », le dialogue politique qui implique des concertation entre les forces politiques du pays, toutes tendances confondues.

Des médias avaient évoqué dernièrement, ce qu’ils ont appelé, la décision du président Mohamed Ould Ghazouani, d’organiser un dialogue social en Mauritanie.

©️ Crédit source: https://cridem.org/C_Info.php?article=744484

Mauritanie | Editorial : Imminence d’un dialogue social

Initiatives News – L’ouverture d’un dialogue national sur les grandes questions pendantes en Mauritanie avait été l’une des principales revendications de l’opposition qui l’avait demandé à cor et à cri tout au long de la décennie écoulée marquée par une crise politique qui avait asphyxié le pays.

L’arrivée au pouvoir du président Ghazwani a permis un dégel miraculeux qui a tourné à l’union sacrée, la crise de la Covid aidant. L’opposition était redevenue fréquentable et le tapis rouge lui était étalé au palais présidentiel et au niveau des autres instances de l’Etat.

Cette normalisation des rapports entre le pouvoir et l’opposition permet désormais aux deux protagonistes de jouer carte sur table et d’accorder leurs violons dans l’intérêt supérieur de la nation.

C’est dans ce contexte fort propice que va se tenir le dialogue social tant attendu, un dialogue qui intervient après une large concertation entamée par le président Ghazwani qui a reçu et qui continue à recevoir tous les acteurs de la scène politique et sociale.

Ce dialogue en vue qui se veut purement social devrait plancher sur la question lancinante de l’unité nationale. Il s’agira notamment d’en définir clairement les contours et d’en consolider les bases.

Et pour ce faire il serait impératif de jeter des bases solides d’une école mauritanienne profondément ancrée dans les réalités nationales et qui sera le garant de l’unité et de la citoyenneté, une école qui produira des citoyens égaux en droits et en devoirs.

Autre point fondamental à régler au cours de ce dialogue, celui du passif humanitaire qui continue à menacer dangereusement l’unité nationale.

Il y a aussi le problème de l’esclavage qui serait au menu, une autre tare qui a fait très mal à l’image du pays et aux victimes elles mêmes.

Les questions de l’exclusion, des inégalités, du partage des ressources et de la bonne gouvernance auront aussi leur place dans ce dialogue social qui devrait établir une feuille de route permettant au pays de sortir de la léthargie et de rattraper le temps perdu après 60 ans d’indépendance.

Il y a lieu par ailleurs de convoquer toutes les forces vives et de faire en sorte que les résultats obtenus, les recommandations soient immédiatement appliquées et n’atterrissent pas dans les tiroirs pour de bon.

En effet, la Mauritanie a besoin d’un nouveau décollage ou voire même d’une refondation. Il est grand temps que les immenses ressources dont regorge le pays et le génie mauritanien tant vanté par nos poètes permettent à nos dirigeants de se surpasser pour mettre le pays sur de bons rails.

En tout cas, l’occasion qui s’offre à nous actuellement est trop belle pour qu’on la gâche. La volonté politique et l’esprit d’ouverture affiché par le président de la République sont des gages de réussite et il appartient à chacun de jouer sa partition.

Bakari Guèye

©️ Crédit source: https://www.facebook.com/297319407063485/posts/3402412586554136/?substory_index=0

L’ONG Waraba Afrique interpelle l’Union Africaine sur la question de l’esclavage

Monsieur le Président de l’Union Africaine Adis Abeba Ethiopie

Paris, le 04 janvier 2021

Monsieur le Président,

L’ONG Waraba Afrique est sensible au sort des milliers d’africains et africaines dont la survie est un défi quotidien pour tenter de s’affranchir des graves crimes commis à leur encontre. Par la présente, notre Organisation Panafricaine a estimé devoir demander à l’Union Africaine à s’impliquer davantage dans des initiatives urgentes et immédiates pour éradiquer l’esclavage en Afrique et mettre fin à d’autres formes d’atrocités commis sur notre continent. En effet, les victoires enregistrées dans le combat mené contre ces crimes, depuis les premières civilisations humaines, ne doivent pas faire oublier l’échec de l’humanité, en particulier en Afrique et qui se traduit par la persistance de l’esclavage. Les nouvelles formes d’asservissement et autant d’autres tragédies prouvent que l’humanité n’a pas tiré toutes les leçons des horreurs de son histoire récente.

Malgré les engagements pris par la communauté internationale au lendemain du second conflit mondial , la déclaration Universelle des Droits de l’Homme et la ratification de tous les Etats des obligations internationales sur la protection des Droits de tous les migrants qui interdisent la traite humaine, toutes formes d’asservissement et la torture , des peuples d’Afrique subissent encore l’esclavage tandis que d’autres , notamment des jeunes ,en situation de pauvreté extrême, donc vulnérables, victimes des formes contemporaines d’asservissement , sont contraints de fuir des situations humainement insoutenables. Des envoyés spéciaux des Nations Unies avaient constaté et fait état dans leur rapport de 1996 d’« une augmentation effrayante de l’esclavage, du commerce des Esclaves et du travail forcé en Afrique ».

Deux journalistes du Baltimore SUN, auteurs d’un article sur le sujet, rapportent des témoignages qui indiquent « avoir réussi à acheter des êtres humains et que des peuples continuent de subir et de vivre dans l’horreur ». L’actualité continue à relater des refoulements massifs et des violences « des personnes laissées à la dérive en pleine mer pendant une longue période souvent sur des canots surchargés « et qu’en 2020, la presse internationale fait état des refoulements, décidés par un pays africain, des milliers d’émigrants et demandeurs d’asiles vers le Niger lors des rafles en séries de personnes de plusieurs nationalités pour la plupart des africains subsahariens ». L’impunité de ces crimes et d’autres violations commis sur le territoire africain sont intolérables et doivent cesser.

Des plaintes déposées par des victimes de ces crimes ne prospèrent pas dans les tribunaux de ces Etats pourtant signataires des conventions internationales contre la traite des personnes et de protection des migrants. L’ONG panafricaine Waraba Afrique fait appel à l’Union Africaine à exercer ses prérogatives dans l’intérêt des populations africaines, notamment notre jeunesse, qui tentent péniblement de s’affranchir de l’esclavagisme et des nouvelles formes d’asservissement. Notre organisation continentale est dans l’obligation de s’assurer de la sécurité de nos ressortissants qui sont injustement refoulés aux frontières des pays africains en violation des obligations internationales de ces pays. Il y a urgence à ce que l’Union Africaine inscrive ce fléau à l’ordre du jour car le soutien affiché aux dictatures va incontestablement inciter un grand nombre des personnes, notamment des jeunes, à emprunter les chemins périlleux et dangereux de l’exil. Le phénomène des migrants et l’esclavage sont nos défis immédiats.

En prévision et pour faire face à ce fléau, les politiques migratoires des pays européens, à l’instar du projet du nouveau Pacte Européen pour la Migration et l’asile, a pour objet d’empêcher les migrants du sud d’accéder au territoire européen.

Quant à la gouvernance Africaine des migrations africaines, elle se traduit par l’intolérable indifférence de nos Etats au traitement inhumain des africains sur le territoire africain et à la tolérance à la traite humaine. C’est pourquoi, l’ONG Waraba Afrique fait appel à l’Union Africaine à engager immédiatement des actions pour contraindre les Etats membres à se conformer à leurs engagements internationaux en éradiquant l’esclavage et toutes formes d’asservissement sur le continent africain.

L’ONG Panafricaine Waraba Afrique assume sa part de responsabilité en engageant des actions de sensibilisation et aussi des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces crimes.

La responsabilité de l’Union Africaine est importante et historique en ce sens qu’elle doit contraindre les Etats membres à s’acquitter de leurs obligations internationales en vertu de la charte des Nations unies, de la charte de l’Union Africaine , des conventions internationales contre la criminalité organisée , le protocole contre la traite des personnes, parmi elles les migrants et sur les conventions sur la protection des droits des migrants qui interdisent les expulsions collectives.

Dans l’attente, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, l’expression de notre haute considération.

Pour l’ONG WARABA D’AFRIQUE,

Me Saïd LARIFOU, Président

ONG WARABA d’Afrique

Siège social : 10, rue de PENTHIEVRE 75008 PARIS

Email: warabadafrik@gmail.com

Tél.: +33 7 58 24 59 02

WhatsApp: +33 6 51 45 80 90

LE PRÉSIDENT MAURITANIEN ORDONNE AU PARTI AU POUVOIR DE FAIRE DES «PRÉPARATIFS» POUR UN DIALOGUE SOCIAL, LE PREMIER DU GENRE DANS LE PAYS…

Le président de la Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh Al-Ghazwani, a ordonné aux dirigeants du parti Union pour la République (UPR) de s’atteler à la mise en place de «préparatifs» pour l’organisation d’un dialogue social, le premier du genre en Mauritanie.

Selon les sources, les questions sociales et nationales les plus importantes seront soulevées au cours du dialogue, dont la date n’a pas encore été fixée.

Source  : https://www.anbaa.info/?p=61484

Traduit par adrar info

©️ Crédit source: http://adrar-info.net/?p=67845

Droits Humains | COMMUNIQUÉ DE PRESSE ET CONFÉRENCE DE PRESSE DE WARABA AFRIQUE

Le 12 Janvier 2021 à 14 heures

A la Salle Espace ELMadine

16 , Avenue Paul ELUARD BOBIGNY

Métro ligne 5 Terminus Bobigny

Paris, le 6 Janvier 2021

L’ONG Waraba Afrique est sensible au sort des milliers d’africains et africaines dont la survie est un défi quotidien pour tenter de s’affranchir des graves crimes commis à leur encontre. Notre Organisation Panafricaine a saisi l’Union Africaine d’une requête pour demander à celle-ci à s’impliquer davantage dans des initiatives urgentes pour éradiquer l’esclavage en Afrique et mettre fin à d’autres formes d’atrocités commis sur notre continent.

Malgré les engagements pris par la communauté internationale au lendemain du second conflit mondial , la déclaration Universelle des Droits de l’Homme et la ratification de tous les Etats des obligations internationales sur la protection des Droits de tous les migrants qui interdisent la traite humaine, toutes formes d’asservissement et la torture , des peuples d’Afrique subissent encore l’esclavage tandis que d’autres , notamment des jeunes ,en situation de pauvreté extrême, donc vulnérables, victimes des formes contemporaines d’asservissement , sont contraints de fuir des
situations humainement insoutenables.

Ces faits criminels, par leur atrocité et leur persistance sont les preuves de l’échec de l’humanité qui n’a pas tiré les leçons des atrocités de l’histoire Des envoyés spéciaux des Nations Unies avaient constaté et fait état dans leur rapport de 1996 d’« une augmentation effrayante de l’esclavage, du commerce des Esclaves et du travail forcé en Afrique ».
L’actualité continue à relater des refoulements massifs et des violences « des personnes laissées à la dérive en pleine mer pendant une longue période souvent sur des canots surchargés « et qu’en 2020, la presse internationale fait état des refoulements, décidés par un pays africain, des milliers d’émigrants et demandeurs d’asiles vers le Niger lors des rafles en séries de personnes de plusieurs nationalités pour la plupart des africains subsahariens ».

Il y a urgence à ce que l’Union Africaine inscrive ce fléau à l’ordre du jour car le soutien affiché aux dictatures va incontestablement inciter un grand nombre des personnes, notamment des jeunes, à emprunter les chemins périlleux et dangereux de l’exil. Le phénomène des migrants et l’esclavage sont nos défis immédiats.

En prévision et pour faire face à ce fléau, les politiques migratoires des pays européens, à l’instar du projet du nouveau Pacte Européen pour la Migration et l’asile, a pour objet d’empêcher les migrants du sud d’accéder au territoire europée

Quant à la gouvernance Africaine des migrations africaines, elle se traduit par l’intolérable indifférence de nos Etats au traitement inhumain des africains sur le territoire africain et à la tolérance à la traite humaine.

C’est pourquoi, l’ONG Waraba Afrique fait appel à l’Union Africaine à engager immédiatement des actions pour contraindre les Etats membres à se conformer à leurs engagements internationaux en éradiquant l’esclavage et toutes formes d’asservissement sur le continent africain.

L’ONG Panafricaine Waraba Afrique assume sa part de responsabilité en engageant des actions de sensibilisation et aussi des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces crimes .

La responsabilité de l’Union Africaine est importante et historique en ce sens qu’elle doit contraindre les Etats membres à s’acquitter de leurs obligations internationales en vertu de la charte des Nations unies, de la charte de l’Union Africaine , des conventions internationales contre la criminalité organisée , le protocole contre la traite des personnes, parmi elles les migrants et sur les conventions sur la protection des droits des migrants qui interdisent les expulsions collectives.

● Pour l’ONG WARABA D’AFRIQUE,
Me Saïd LARIFOU, Président
ONG WARABA d’Afrique

Siège social : 10, rue de PENTHIEVRE 75008 PARIS


Email: warabadafrik@gmail.com

Tél.: +33 7 58 24 59 02 – WhatsApp: +33 6 51 45 80 90

Mauritanie | Le ministère des Affaires islamiques annonce la levée de la suspension de la prière du vendredi

AMI – Le ministère des Affaires islamiques et de l’Éducation a annoncé, dans un communiqué publié aujourd’hui, mercredi, a levé la suspension de la prière du vendredi et des autres prières faites à la mosquée sous réserve des conditions et règles fixées par l’Association des Ulémas de Mauritanie.

Voici le texte de ce communiqué :

« Sur la base des résultats de la réunion consultative du Conseil des Ulémas mauritaniens en date du: 20 Jumada El Awal 1442 AH correspondant au 04/01/2021 au siège de la Conseil concernant la possibilité de la tenue de la prière du vendredi et en groupe à la mosquée dans les conditions sanitaires actuelles, (…) et étant donné que l’honorable institution a conclu que la tenue de ces prières est possible pour peu que l’on respecte les conditions suivantes :

– L’enlèvement des tapis des mosquées ;

– L’engagement à désinfecter chaque mosquée ;

– L’usage par les fidèles des maques ;

– Le respect de la distanciation requise au plan sanitaire ;

– L’allègement de la « Khoutba » (sermon du vendredi) ;

– L’absence des personnes (cas particuliers : les individus âgés, et ceux atteint de maladies chroniques) ;

– L’engagement d’une commission faisant partie de la « Jamaaa » de la Moquée présidée par l’Imam d’appliquer ces mesures sanitaires ;

Le ministère des affaires islamiques et de l’enseignement originel déclare lever la suspension de la prière en commun dans les mosquées et de celle du vendredi conformément aux conditions et règles contenus dans la lettre de l’Association des Ulémas de Mauritanie sur la question.

©️ Crédit source: https://cridem.org/C_Info.php?article=744339

L’ALLEMAGNE IMPOSE LES FEMMES DANS LES DIRECTIONS DES GRANDES ENTREPRISES

Le Figaro – L’Allemagne va imposer la présence de femmes dans les conseils d’administration de grandes entreprises cotées en Bourse, selon un projet de loi présenté mercredi par le gouvernement de la première économie européenne qui accuse un net retard sur la question.

Selon le texte, qui doit encore être adopté par les députés, au moins une femme devra siéger dans les instances dirigeantes des entreprises allemandes comptant plus de trois administrateurs. La nomination de femmes sera également obligatoire dans les conseils d’administration de sociétés où l’État est actionnaire et plusieurs organismes publics.

«Nous pouvons montrer que l’Allemagne est sur la voie pour devenir une société moderne, porteuse d’avenir», a déclaré à la presse la ministre de la Famille, sociale-démocrate, Franziska Giffey qui a porté le texte avec sa collège de la Justice.

Cette dernière, la sociale-démocrate Christine Lambrecht, a salué un «signal important pour les femmes hautement qualifiées» appelant les entreprises à «utiliser la chance» offerte par ce quota pour accroître la féminisation des postes de direction.

D’après une récente étude de la fondation germano-suédoise Allbright, les femmes ne représentent que 12,8% des membres des conseils d’administration des 30 sociétés cotées du Dax, l’indice vedette de la Bourse de Francfort. Pour les trente plus grands groupes de chaque pays, cette proportion est de 28,6% aux États-Unis, 24,9% en Suède, 24,5% en Grande-Bretagne et 22,2% en France, indique cette étude.

Une avancée jugée insuffisante

Le projet de loi, qui devra être voté avant la fin de la mandature en septembre, était soutenu par la chancelière Angela Merkel mais a rencontré de nombreuses résistances au sein de son parti conservateur (CDU) qui gouverne avec les sociaux-démocrates du SPD. Il est aussi critiqué par une partie du patronat qui dénonce une ingérence dans la gouvernance des entreprises.

L’avancée est jugée insuffisante par les défenseurs de la parité qui estiment que l’impact du quota ne concernera qu’un nombre limité d’entreprises privées. Au total, 73 entreprises seraient concernées par le changement de règle, dont 32 n’ont actuellement pas de femme dans leur conseil d’administration, selon le groupe de réflexion FidAR, qui prône la représentation des femmes au sommet des entreprises.

Tout en saluant le projet de loi, l’institut de recherche économique allemand DIW a estimé que la participation des femmes aux instances dirigeantes des groupes du pays continue d’évoluer à un «rythme d’escargot».

Par Le Figaro avec AFP

©️ Crédit source: http://adrar-info.net/?p=67806