Mauritanie/Justice : Maître Brahim Ould Ebety dirige un collectif d’avocats chargés de « récupérer les fonds publics volés ».

Le Bâtonnier de l’Ordre National des Avocats Mauritaniens, Maître Brahim Ould Ebety, dirige un collectif d’avocats qui auront à plaider au nom de l’État mauritanien dans les dossiers de corruption inclus dans le rapport de la commission d’enquête parlementaire, dans le but de « récupérer les fonds publics volés ».

Dans un contact avec le site Al-Akhbar, Ould Ebety a affirmé qu’il coordonne le groupe qui aura en charge de plaider au nom de l’État mauritanien dans cette affaire, en sa qualité de Bâtonnier du Barreau.

Le groupe comprend 12 avocats, dont la plupart sont des anciens Bâtonniers, tels que Yacoub Diallo, Ahmed Ould Youssouf et Mahfoudh Ould Bettah, en plus de l’universitaire Lo Gourmo Abdoul.

La mission du collectif du plaignant pourrait s’étendre pour inclure des dossiers extérieurs à soulever éventuellement devant la justice étrangère, si nécessaire, selon des sources au sein du collectif, indique le site Al-Akhbar.

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Le parquet déplore les propos tenus par les avocats français de l’ex président Ould Abdoul Aziz à l’encontre de la justice Mauritanienne

Le parquet mauritanien a condamné les déclarations de «deux avocats étrangers qui se sont engagés à défendre un suspect dans des affaires de corruption», en référence à l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz.

L’accusation a déclaré, dans un communiqué publié ce soir, que ces déclarations « comprenaient des inexactitudes et des transgressions » qui justifient un avertissement.

Et le communiqué ajoutait: «Le pouvoir
judiciaire mauritanien est un pouvoir judiciaire indépendant, et il n’est pas permis de l’insulter, qui qu’il soit, et quels qu’en soient les prétextes».

Il a ajouté: « La pratique des étrangers dans la profession juridique en Mauritanie nécessite une adhésion littérale aux lois mauritaniennes, à l’éthique et aux coutumes de la profession. »

Le communiqué a estimé que « les droits de la défense garantis ne peuvent pas être utilisés pour nuire au pouvoir judiciaire, à son peuple ou à l’état de droit en Mauritanie ».

L’accusation a averti que « toute transgression dans ce sens sera confrontée à l’auteur du crime au pénal, et avec la rigueur requise par la position ».

Le ministère public a confirmé, dans la conclusion de sa déclaration, que « la défense d’immunité, et d’autres moyens de défense sont présenté à des moments précis de la procédure et devant les tribunaux compétents, et que le pouvoir judiciaire est le garant des droits et libertés des individus, et qu’aucune directive n’est attendue à cet égard ».

Source :Mourassiloum

Traduit par page Mauritanie

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Mali : L’armée n’est pas le peuple et le peuple n’a pas toujours raison, Par Saidou Diallo dit Thierno.

La légitime mésestime du président démissionnaire Ibrahima Boubacar Keita ne devrait pas aveuglé les démocrates pressés.
Il est quand même consternant de voir des progressistes et militants pour la démocratie se féliciter qu’un président civil élu (même mal élu, accusé de népotisme, mauvaise gouvernance, corruption) soit arrêté par des mutins armés.

L’armée, dans ces circonstances a l’art de récupérer les dividendes d’une contestation populaire. Cette même armée impliquée dans la mort de plus d’une dizaine de manifestants, est acclamée par ces derniers et une horde de progressistes qui, quelques semaines avant fustigeaient le rôle de cette même armée.
Rempart des politiques mal élus hier, chantre de la démocratie aujourd’hui, l’armée, qui s’implique activement et à répétition dans le champ politique, ne peut s’autoproclamer comme la sentinelle de la démocratie et le réceptacle des aspirations légitimes du peuple.
Si les coups d’états se font souvent au nom du peuple, il ne profite guère au peuple.

Comme si l’histoire bégayait on revit, à quelques exceptions près, la crise ayant conduit à la démission de ATT, durant une période charnière de l’histoire de ce pays, avec en prime les positions contradictoires de la CEDEAO par rapport aux deux situations.

La crise multidimensionnelle qui sévit au Mali ne peut trouver son salut dans les coups de forces, d’une armée plus aguerris à mener des mutineries autour de Bamako que de garantir la sécurité des pauvres citoyen en dehors de ce périmètre de souveraineté qu’est Bamako et environs.
Leur force de frappe ne se limitant qu’entre Kati la rebelle et Bamako la vierge courtisée, au grand dam des populations civiles livrées à eux-mêmes.

Ainsi les fortes contestations populaires dont la légitimité est incontestable ( corruption, contestation électorale, crise sociale, politique et sécuritaire..) n’en demeurent pas moins limitées par son exigence radicale, à savoir la démission d’un président élu par une bonne partie du corps électoral issu de ce peuple même.

Sans ergoter sur la théorie du pouvoir constituant originel (avec le peuple comme source du droit constitutionnel) ou dérivé, on peut soutenir que la Vox Populi, si puissante et légitime soit-elle n’a pas toujours raison.
Oui la crise de la démocratie représentative et sa boiteuse transposition sous nos cieux, nous pousse à tenter, au mieux des alternatives douteuses, au pire, d’épouser des alternances intrépides et bancales.

Le philosophe doublé d’un sociologue Jean Pierre Le Goff ne soutient-il pas que « L’impuissance politique est enrobée dans les bons sentiments »! Et à moi de rajouter que « les bons sentiments ne font pas la politique ».

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AVOCAT FRANÇAIS: L’ARRESTATION DE L’ANCIEN PRÉSIDENT EST ILLÉGALE ET IL DOIT ÊTRE LIBÉRÉ IMMÉDIATEMENT

L’avocat français David Raju a qualifié l’arrestation par la police depuis lundi soir dernier,de l’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, de « illégale » et a exigé sa libération immédiate.

Raju a déclaré, lors d’un point de presse, depuis l’intérieur du domicile de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz à Nouakchott ,que, selon le texte de la constitution mauritanienne, l’autorité qui doit convoquer l’ancien président ou le juger ,est la Haute Cour de justice,. Laquelle n’existe pas.

Et l’avocat français a appelé le président Mohamed Ould El-Ghazwani, en sa qualité de « gardien de la constitution », à préserver le respect de la constitution, à protéger les libertés et à intervenir pour libérer immédiatement l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz.
L’avocat français David Raju a souligné qu’il n’y a aucune justification légale pour maintenir l’ancien président en détention à l’intérieur des bâtiments de l’administration publique, ajoutant qu’en tant qu’ancien président, il jouit de l’immunité constitutionnelle.

L’avocat français a qualifié ce qui s’est passé jusqu’à présent de « farce judiciaire », ajoutant qu’il n’y a absolument aucune justification pour maintenir l’ancien président en détention, sauf pour faire pression sur lui, ce qui est considéré comme juridiquement inacceptable.

L’avocat français a mentionné que la Mauritanie est un État de droit, qu’elle a une constitution, des lois et un code de procédure judiciaire. ajoutant que la methode utilisée est une violation de ses lois par les autorités

Source : alakhbar info


Traduit par adrar.info

IRA-MAURITANIE : LUTTE CONTRE LA CORRUPTION EN MAURITANIE

● Promesses, encouragment et lacunes

Le 18 août 2020, la police convoquait l’ancien Président de la république, dans le cadre du contentieux consécutif au rapport de la Commission d’enquête parlementaire (Cep), sur de présumés délits et crimes de gestion, commis, par des agents de l’Etat, entre 2009 et 2019, soit le temps des deux quinquennats de Mohamed Ould Abdel Aziz. Depuis, le prévenu, en garde-à-vue, a pu bénéficier de la visite de ses avocats, de la famille et d’instances de défense des droits de la personne. Déjà, le 29 juillet, les députés votaient, en plénière, la compétence des tribunaux, à connaitre des faits allégués s’ils dérogent à la compétence de la Haute cour de justice. Il s’agit d’infractions relevant du trafic d’influence, de la surfacturation, de l’attribution frauduleuse de marchés, du détournement, de l’évitement fiscal, du faux en écriture et de la subornation de témoins, l’ensemble à des fins d’enrichissement personnel. Certes, il y a lieu de saluer le travail remarquable de la Cep, dont le texte, cependant, omet ou esquive des dossiers de gravité similaire, tant les pratiques de l’impunité s’enracinent, au cœur de l’Etat, des décennies durant, sans plus susciter assez d’indignation. Sous peine de partialité ou d’abstention, il appartient, aux législateurs, de compléter l’œuvre en cours et de consolider la culture de la transparence et de la « redevabilité ».
Même si les prémisses de la recherche menée par l’Assemblée nationale autorisaient la crainte d’un règlement de comptes entre deux fractions du pouvoir, il importe, aujourd’hui, de constater le caractère massif des preuves et le sérieux de leur collecte. De même, faut-il prendre acte de la disponibilité, de la plus haute autorité du pays, à asseoir et respecter l’indépendance des magistrats et l’autonomie des élus, deux principes allègrement bousculés dans l’univers des démocraties bananières où notre pays occupait une place de choix. L’importance de l’effort entrepris grâce à l’obstination des députés et la collaboration de l’Exécutif laisse entrevoir un tournant, sans précédent, de la gouvernance vertueuse, en perte de crédit, depuis le 10 juillet 1978.
Ainsi, la Mauritanie entame-t-elle un élan de restauration du bien public qui devrait inspirer d’autres peuples en lutte perpétuelle contre la médiocratie, la prédation et l’incurie. La restriction, l’atténuation, le recul ou la suspension du processus équivaudrait à une défaite morale et favoriserait la tendance à l’insurrection des foules, trop longtemps maintenues dans l’acceptation du statuquo, au prétexte d’empêcher l’anarchie. Aussi, le rapport de la Cep implique-t-il :

  1. La reprise de l’investigation quant aux aspects oubliés ou censurés, sur la période en cause, notamment la phase de création de l’état-civil biométrique (2012-2016), la falsification des diplômes, le recrutement du personnel de l’Etat titulaire de qualifications indues, les dysfonctionnement de la Banque centrale de Mauritanie (Bcm) et des établissements clients, les suspicions de blanchiment et de financement du terrorisme, par les agences de transfert de monnaie, l’opacité des trafics aux ports autonomes et de l’administration des douanes ;
  2. Le nettoyage de l’arsenal législatif : il convient d’en expurger les lois qui couvrent les tueries racistes, l’extrémisme religieux, l’atteinte à l’intégrité du corps et l’inégalité des sexes ;
  3. L’assainissement de la fonction publique qui abrite encore, à des positions d’influence et de décision, une majorité de cadres à l’intégrité douteuse ;
  4. La révision des normes de pénalisation de l’esclavage : le temps presse d’en garantir l’applicabilité, loin du déni et des réflexes de connivence avec les contrevenants.
  5. L’assurance scrupuleuse de la faculté, pour les prévenus, de bénéficier d’un procès équitable, selon les standards de la contradiction.
  6. La vigilance du gouvernement et de la magistrature, à éviter des interférences de tribu, de clans et de groupes d’intérêts en conflit, qui entraveraient l’accomplissement de la justice et compromettraient sa vocation ;
    Sous les réserves précitées, l’Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M) soutient, avec impatience, la résolution, du Président de la république, à déclencher une réforme globale des institutions et de leurs pratiques.

Ira – Mauritanie, Nouakchott, le 20 août 2020

Hommage – Souvenir : « ADIEU KOFI MON SAUVEUR! » Par Kaaw Touré

IL Y A DEUX ANS KOFI ANNAN NOUS QUITTAIT!

ADIEU KOFI MON SAUVEUR!

C’est avec une immense tristesse que j’ai appris le rappel à Dieu de l’un des plus dignes fils de l’Afrique, Kofi Annan, du pays de Kwamé N’Krumah du Ghana, premier noir secrétaire général de l’ONU et Prix Nobel de la paix.

Je n’oublierai jamais cet homme de paix qui m’a sauvé de justesse à une mort certaine grâce à son intervention diplomatique et efficace et ce dans un tournant décisif de notre lutte.
En effet, en 1999 suite aux pressions diplomatiques et pressantes du colonel Ould Taya, le gouvernement sénégalais fut obligé de m’expulser de son pays parce que mon activisme débordant dérangeait le régime du colonel Ould Taya et mettait du sable dans les relations entre les deux pays.

Le 7 juillet 1999, le colonel ould Taya, par l’intermédiaire de son cousin ancien consul de la Mauritanie à Dakar Ould Aly, exigea mon extradition et je fus bloqué à l’aéroport LSS de Dakar par deux policiers sénégalais qui m’ont interdit d’aller à la salle d’attente. Ils m’ont obligé de les suivre, alors que j’avais déjà obtenu l’asile politique en Suède et effectué toutes les formalités requises.

Grâce à la vigilance de l’américaine Tami Sharpi, responsable de la réinstallation du Haut commissariat des nations unies pour les réfugies ( HCR) à Dakar qui m’avait accompagné et qui suivait de loin mon interpellation. Elle court en force et revient pour me secourir et fait échec à un kidnapping planifié.
Elle alerte directement le délégué régional du HCR en Afrique de l’ouest qui a saisi le Secrétaire général de l’ONU Kofi Annan et qui à son tour saisit le président sénégalais de l’époque monsieur Abdou Diouf pour lui demander de me laisser quitter le pays de la « Téranga » en toute sécurité. Le secrétaire général demandera aussi aux autorités sénégalaises si elles pouvaient assumer la responsabilité historique de me livrer à Nouakchott tout en sachant d’avance le sort tragique qui m’attendait après mon extradition en Mauritanie. Ce que ce dernières n’ont pas voulu ou osé assumer. C’est ainsi donc grâce à cet homme juste que j’ai échappé de justesse à une mort certaine entre les mains de la Police raciste et ethno-génocidaire de Nouakchott qui n’attendait que ma  » livraison » pour me faire la fête mais Dieu n’était pas de leur côté.
MERCI encore une fois KOFI.
Paix éternelle à ton âme, digne fils d’Afrique!

Je prie que la terre lui soit légère.

LLC!


Kaaw Touré .

©️ Crédit source: reçu de l’auteur 19/08/2020

Mauritanie/Justice : l’ex- Raïs entendu et mis à l’arrêt .

Crédit photo Alakhbar.info

En Mauritanie, les auditions autour du rapport de la CEP (Commission d’enquête parlementaire) remis à la Justice, ont connu un tournant ce lundi 17 août 2020. En effet après avoir convoqué et mis sous contrôle judiciaire certains dignitaires proches de l’ancien président Ould Abdelaziz, les limiers de la police des crimes économiques et financiers se sont intéressés à l’ancien homme fort du pays avec sa convocation suivie d’un garde-à-vous ce lundi. Pour rappel, ces derniers jours une conférence de presse était annoncée pour ce 18 août par l’entourage de l’ex général de l’armée. Le tombeur en 2008 du premier président civil élu (Sidioca) depuis 1978, comptait s’expliquer devant les médias. Tard dans la soirée, lors d’un point de presse express les conseillers de l’ancien président ont dénoncé les conditions de son audition et l’illégalité de l’arrestation qui en est suivie. À Suivre…

Ainsi va suivre le fil de cet événement historique qui fera date en la matière dans notre pays. Un suivi détaillé par un journaliste à travers un post Facebook :

« À propos de l’arrestation de l’ancien président:

1- À 16h30, Aziz a été appelé par la police, qui lui a demandé de l’accompagner à la DGSN, mais il a refusé catégoriquement et a coupé l’appel téléphonique.

2- Avant cela, plusieurs voitures à immatriculation civile appartenant à la police s’étaient dirigées au domicile de l’homme, peut-être pour l’empêcher de partir.

3- À 16h45, deux voitures de police transportant des officiers de la police des crimes économiques et financiers (ainsi que des officiers et recrues des forces d’élite de la brigade antiterroriste) sont arrivées sur les lieux.

4- Le gardien de la résidence de l’ancien président a dit à la police qu’il n’était pas autorisé à leur ouvrir la porte, et qu’ils doivent préalablement appeler le maître de céans pour pouvoir entrer. Un officier a répondu: « Nous ne sommes pas venus ici pour vous demander l’accès. Ouvrez la porte ou nous entrerons par effraction. La loi nous permet de le faire ».

5- Soudain, Aziz apparaît derrière le portier et lui ordonne d’ouvrir le portail (il semble qu’il avait suivi la situation sur les caméras de surveillance).

6- L’officier a dit à l’ancien président: « Nous avons un ordre de vous convoquer pour enquête à la DGSN ». Aziz demande à voir le document. L’officier lui en donne un exemplaire original.

7 – Le commandement est rédigé en arabe. Il a donc il a fallu quelques minutes à Aziz pour le lire. À la suite de quoi, Aziz remet le papier à l’officier en disant: « Je n’ai rien compris à cela, mais qu’importe. Vous voulez que j’aille avec vous, je le ferai, mais à condition que mon avocat personnel, Maître Mohamed Ould Ichidou, vienne avec moi ».

8- Réponse de l’officier: « Il s’agit d’une enquête policière, pas d’une enquête du Parquet ou d’un juge d’instruction, venez avec nous, s’il vous plaît ».

9- Aziz hésite un peu, puis décide de les accompagner, et demande à monter dans sa voiture personnelle avec son chauffeur.

10- L’officier passe un court appel de téléphone, puis permet à Aziz de les suivre dans sa voiture.

11- Aziz prend place à côté de son chauffeur tandis que trois policiers s’installent sur les sièges arrière. Et le cortège se dirigé vers la DGSN.

12- Lorsqu’ils entrent dans l’enceinte de la DGSN, l’officier récupère tous les téléphones d’Aziz. Ce dernier est mené dans une salle d’enquête au deuxième étage.

13- Aziz réitère sa demande à se faire assister par son avocat, mais les policiers renouvellent leur argumentation précédente.

14- Aziz est surpris par le fait que ceux les enquêteurs soient des officiers du renseignement (Sécurité de l’État) et non des officiers de la Brigade des crimes économiques et financiers.

15- Le but semble évident: que l’homme prenne conscience de la gravité de la situation et en prenne toute la mesure.

16 – Lorsque l’enquête prend une dimension de sécurité, alors que l’on s’attendait à une enquête sur des crimes de détournement de fonds ou de corruption, cela suffit à donner une idée que le temps n’est pas élucubrations, aux vaines esquives et à du triomphalisme épique.

17- Cela ne signifie pas pour autant, l’annulation des accusations de corruption contre l’homme, mais cela signifie uniquement ce qui est mentionné dans les deux paragraphes ci-dessus.

18- L’enquête pénale a commencé sur le plan de la sécurité et se terminera également sur le pénal, sans oublier les dimensions financière et économique.

19- Après 4 heures complètes d’interrogatoire intense ininterrompu, sauf une brève pause pour effectuer la prière du maghrib, Aziz a été transféré à l’école de police, où une autre équipe d’enquête le conduira probablement, dont les membres auront passé toute la journée à dormir et à se reposer en attendant une longue nuit d’interrogatoire.

20- Selon des informations, l’homme se préparerait à semer la confusion et à provoquer des problèmes, ce qui aurait précipité son arrestation ce lundi.

21- Ceux qui défendraient l’homme ont tout lieu d’avoir des craintes. Ils verront bientôt que cet homme s’évertue à agir avec le pays avec une rapacité rare: il a fait des richesses nationales sa possession exclusive. L’ampleur des dégâts est hors de proportion! Il y aura des révélations fracassantes à ce sujet.

22- Personnellement, je n’ai pas la moindre sympathie pour l’accusé, pour la simple raison que j’ai toujours eu la conviction intime qu’il est un malandrin de la pire espèce. Personnellement, je suis convaincu que l’application stricte de la loi mauritanienne donnerait des résultats piteux, car je n’ai pas la moindre confiance en notre droit pénal qui est d’un anachronisme risible.

Il a été rédigé par des Oulémas, dans un esprit prétendument imprégné de Charia! Ridicule, car, à moins d’un miracle, le résultat profiterait à un assassin mutirécidiviste qui en serait à son 99e homicide, de même qu’à un violeur en série qui en serait à son dixième crime! Alors, pour ce qui est des cambrioleurs et des corrompus, n’en parlons pas, ce serait le Pérou! »

©️ Crédit source: post FB du journaliste Med Yahya Abdel Wedoud  – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=3300064873387623&id=100001524288944

« Les droits de M. Ould Abdel Aziz et ceux des autres mauritaniens » , Par Lô Gourmo

Rien, évidemment n’empêche le citoyen M.Mohamed Ould Abdel Aziz, ancien Président de la République, d’adhérer au parti politique de son choix- dans le respect des formes, procédures et normes de fond requises-, ni, à fortiori, dans ces mêmes conditions de respect de la légalité, de tenir réunions et conférences de presse à sa guise. Il faut d’ ailleurs rappeler à ce propos que, contrairement à ce qu’il avait imposé en toute illégalité au pays, rien ne l’oblige, de requérir une quelconque autorisation, pour organiser, dans un hôtel ( qui est un lieu privé et fermé par définition) une conférence de presse.
A sa manière, M. Ould AbdelAziz teste par lui même, la fiabilité du système de démocratie de façade qu’il a façonné pour empêcher les mauritaniens d’en jouir précisément. Il reste aux autorités actuelles d’agir , elles, en toutes circonstances, dans les limites que leur imposent l’esprit et la lettre des lois sur les libertés publiques , et de ne pas céder aux actes de provocation destinés à détourner l’opinion des vraies questions qui sont à l’ordre du jour: la vérité sur la gestion des biens et ressources du pays, les conditions d’accumulation des immenses fortunes qui exhalent des dossiers de la Commission parlementaire et sur tous autres, actuels et à venir,- et comment tout cela sera t-il pris en charge jusqu’au bout, par la justice. Il s’ agit là des droits des autres mauritaniens à connaître la vérité, le droit de ne pas continuer de subir les affres de l’impunité pour les crimes économiques et autres commis dans ce pays.
Tout le reste n’ est que diversion et manières d’interloupe.

Gourmo Lô, Facebook 17 Août 2020

©️ Crédit source: post Facebook de l’auteur

Biram mérite NOTRE LUCIDITÉ !

C’était un 14 novembre 2016 , en couverture d’un point de presse du président Biram Dah Abeid et ses avocats à Paris. À l’époque les « fers chauds » à l’actualité concernaient plusieurs dirigeants iraouis arrêtés à la suite des manigances orchestrées par certains milieux nébuleux sur la Gazra bouamatou à Nouakchott.

Et si ce Biram allait trahir X ou Y , ça aurait été à d’autres moments où lui et son mouvement subissaient un rouleau compresseur répressif d’une manière chronique. Ce monsieur dégage une confiance saisissante et il l’a prouvé N fois . Aujourd’hui en Mauritanie anti ou pro Biram, il incarne une vision sociale et politique qui influence les uns et les autres d’une manière ou d’une autre. Et si le matériel l’intéressait vraiment, il en a eu moult occasions de se caser en nanti embourgeoisé avec des égards enviables au cœur du système étatique à vie. Donc sa voi.e.x est celle de l’engagement pour la DIGNITÉ de L’HUMAIN. Militant aguerri et doté d’une intelligence politique avant-gardiste, le leader abolitionniste mauritanien reste accessible et imprégné de BASE MILITANTE COURAGEUSE chez laquelle le Mot CONVICTION sonne et vibre avec justesse et dévouement. Le lauréat du Prix Onusien 2013 ne chercherait pas à se trouver un gîte mielleux aujourd’hui où l’étau social et politique se desserre sensiblement avec des signaux positifs qui restent à être consolidés par d’autres décisions gouvernementales très attendues. Notamment la reconnaissance des mouvements politiques et associatifs (Comme FPC, RAG ET IRA) et des assises nationales inclusives sur toutes les questions importantes liées à l’avenir de notre cher Pays.

Un journaliste célèbre de la place écrivait une fois : « Partir d’IRA n’est pas une information, mais y rester oui« 

Force à Vous , Président !

#DISCIPLINE #CONFIANCE #LUCIDITÉ

Par KS pour le BLOG

RES NON VERBA : Parles moins , agis ! Par Salihina Moussa

« Res non verba », Des actes et non des paroles,

Depuis belle lurette, les intellectuels mauritaniens n’ont cessé de mettre le doigt là où le bât blesse par rapport au système scolaire. Ce système a cessé de servir de standard depuis le jour où l’autorité mauritanienne a placé l’éducation dans un stade secondaire des préoccupations. Certes, les mots ne manquent point, mais le pragmatisme semble être en perpétuelle latence. Les mots doivent se traduire en actes pour que la Mauritanie puisse faire un progrès à l’instar des pays qui étaient à la même longueur d’onde qu’elle dans les années soixante. Aujourd’hui, ces pays ont émergé sur certains points.

La procédure d’enrôlement biométrique à l’état-civil empêche beaucoup d’élèves de passer les examens (surtout le BEPC et le baccalauréat). Selon l’émission de la note de service des ministères de L’Intérieur et de L’éducation, « aucun élève ne pourra être inscrit dans un établissement d’enseignement, public ou privé, si sa procédure d’enrôlement n’est pas complète, selon les modalités stipulées par la loi. » Aucun citoyen n’est et ne sera au-dessus de cette loi. Nous la respectons. Il est du devoir de l’État de prendre, alors, des mesures qui permettent à tous les élèves de se « recenser ». De surcroît, la Mauritanie est censée respecter l’Article 11 de la Charte Africaine qui stipule qu’il faut « fournir un enseignement de base gratuit et obligatoire ; prendre des mesures pour encourager la fréquentation régulière des établissements scolaires et réduire le taux d’abandons scolaires. » Déplorablement, l’article n’est pas mis en pratique. Tristement, beaucoup d’enfants polissonnent à longueur de journées, et sont laissés à l’abandon. Ceux qui sont issus des familles où l’on tire constamment le diable par la queue et qui ont peu de moyens fréquentent des établissements privés ; puisque les établissements publics ne répondent pas aux attentes.

« Cherchez la science du berceau jusqu’au tombeau. » (Récit prophétique).
La limite d’âge pour passer le baccalauréat est un fait qui encourage l’abandon, elle consiste à mettre des butoirs sur le chemin de ses élèves qui veulent se construire. Cette limite peut aussi qu’augmenter la délinquance : « L’oisiveté est [alors] mère de tous les vices ». L’État doit revoir cette partie de sa gestion pour ne pas faire encore obstacle au progrès du pays.


Il est temps que la Mauritanie mette en place une bonne réforme structurelle et fonctionnellle du système éducatif. La Mauritanie doit donner une éventuelle égalité des chances à tous les élèves sans aucune discrimination sur la couleur, le sexe, sociale ou tout autre critère. De plus donner une bonne éducation aux enfants de sa patrie, c’est assurer un socle inébranlable du développement.

● Par Salihina Moussa, étudiant biologiste FST – Nouakchott

©️ Crédit source : Reçu de l’auteur