● KS, Militant droit-de-l'hommiste et Blogueur - Mes opinions ne sont pas sacrées, elles sont assumées sans zèle.
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Mohamed Ould Bilal, originaire de la région de Keurmacen (M’Balal ), dans le sud-ouest de la Mauritanie, est diplômé des universités russes.
Ould Bilal est entré dans la fonction publique en tant que cadre à la Commission de la sécurité alimentaire, avant de devenir directeur technique de l’Agence de développement urbain (ADU). Puis directeur de (ATTM), et directeur général de la direction des travaux publics.
Ould Bilal est entré au gouvernement après les élections de 2007 dans le gouvernement Zeine Ould Zeidane sous le règne de l’ancien président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallah.
Il est devenu ministre de l’équipement et des transports, puis ministre du logement, de l’urbanisme et de la mise en valeur des terres.
Sous le règne de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, Ould Bilal a été nommé directeur de la Société mauritanienne d’électricité (Somelec) pour une courte période, au cours de laquelle il aurait été en désaccord avec la méthode de conduite des accords publics dans l’entreprise.
Ould Bilal était consultant dans le cabinet du Premier ministre au moment où il a été nommé pour former le gouvernement par Ould Ghazwani.
La Commission d’Enquête Parlementaire (CEP) a remis son rapport à l’Assemblée nationale qui, comme à son accoutumée, l’a «instantanément» transmis au ministère de la justice, sans même en corriger les coquilles et autres fautes de syntaxe, et ce pour engager, au plus vite, les poursuites judiciaires contre les personnes « impliquées » dans les dossiers de corruption présumée. De nombreuses incongruités ébranlent la crédibilité dudit rapport:
1. Au départ, la CEP fut proposée par l’opposition aiguillonnée par les « Frères musulmans » (14 députés sur les 24 qui avaient parrainé cette initiative). En démocratie, ce type de manœuvre politique est assez « standard », il relève d’une tactique de harcèlement médiatique et populaire du pouvoir, régulièrement réactivée par l’opposition pour rappeler qu’elle existe et tester, au passage, la cohésion politique de ses adversaires. En général, de telles manœuvres ne font pas long feu, vite oubliées à la faveur d’un échange de vaines salves oratoires. On comprend alors que la création de la CEP ne visait nullement un objectif d’enquête sérieuse et n’avait –a priori- aucune chance de réussir. Si la CEP avait été «naturellement» proposée par la majorité parlementaire, les choses auraient été complètement différentes…
2. L’aval de la majorité en faveur de la CEP, est venu alors que cette majorité était empêtrée dans le débat acrimonieux, au sein du parti au pouvoir, au sujet de la « référence ». On peut ainsi estimer que cet aval faisait partie intégrante de la panoplie de mesures visant à trancher, dans le vif et au plus vite, un tel débat,
3. La plupart des parlementaires qui ont soutenu, sur le tard, l’initiative de la CEP, avait défendu –mordicus- les projets autour desquels planent aujourd’hui des soupçons de corruption, et avait unanimement légiféré dans ce sens,
4. La majorité des parlementaires actuels a pathétiquement milité (hier par écrit)en faveur du renouvellement du mandat présidentiel, en violation des dispositions pertinentes de la Constitution du pays ; en somme, ils ont tenté d’octroyer une nouvelle « décennie de gabegie », en sus de celle qu’ils critiquent en chœur aujourd’hui et de manière si véhémente!
5. La commission parlementaire comprenait des membres connus pour leur hostilité déclarée à l’endroit de l’ex-président de la République; bien entendu cette observation confirme à nouveau le point n ° 2,
6. C’est notoire, certains membres de la CEP elle-même, disposent de lourds « dossiers » en matière de corruption et de gabegie, du temps où ils exerçaient des charges publiques,
7. Les dossiers d’inspection ont été choisis de manière sélective, visant principalement à incriminer l’ex-président de la République et certains de ses anciens collaborateurs, en épargnant d’autres, et ce parfois de manière vulgaire, invraisemblable et sur la base de calomnies vite démenties par leurs auteurs,
8. La CEP a fait appel à trois bureaux d’études (tous étrangers) pour contrôler des faits, en rapport avec la souveraineté du pays, sans expliquer nulle part les précautions techniques en matière de sécurité politique. La probabilité d’une « influence intelligente» (extérieure ou intérieure) ne peut plus être entièrement écartée,
9. Dans son rapport, la CEP a critiqué « vertement » tous les organes officiels de contrôle, à l’exception notable du parlement, dont la plupart des membres actuels avait approuvé les projets et accords «suspects» et dont est issue la commission,
10. On est fondé de s’inquiéter du nombre limité de dossiers arbitrairement sélectionnés par la CEP, car cela pourrait consister en une tentative par les adeptes de le corruption et de la gabegie, durant la «décennie», «la vingtaine» et la «trentaine», visant à incriminer un nombre limité de responsables, en victimes expiatoires, au moindre coût, d’un profond problème de société, permettant ainsi à ces adeptes de s’adonner sans risque à leur activité nocive favorite, du moins sur le court terme. Acteurs politiques partiaux
Contrairement au pouvoir exécutif au sein duquel un « PNP », n’ayant jamais travaillé pour l’Etat, peut miraculeusement occuper les postes les plus prestigieux de l’administration publique, et agir, à son tour, dans cet esprit sur le double plan financier et administratif, ou au pouvoir législatif dont l’accès n’exige que moins de deux semaines de campagne électorale, au cours desquelles, en plus de l’argent sale, les « leviers » sordides de tous les particularismes (tribalisme, régionalisme, « ethnicisme », sectarisme …) sont actionnés à tout bout de champ, contrairement donc aux deux pouvoirs précédents, le pouvoir judiciaire n’est accessible que via des concours en bonne et due forme, exigeant de vraies qualifications professionnelles. Ce pouvoir est, fort heureusement, indépendant des deux pouvoirs exécutif et législatif. Il me semble que ce pouvoir judiciaire dispose, aujourd’hui, d’une occasion en or susceptible d’aider le pays à porter un coup décisif à la culture de la corruption et de la gabegie, une culture qui a régulièrement freiné les efforts publics en faveur de la lutte contre la misère et l’atténuation significative des écarts sociaux. Ce pouvoir peut considérer le rapport remis par le parlement et rédigé par trois bureaux d’études étrangers, sous l’influence d’acteurs politiques partiaux, comme une notification formelle au sujet d’une présomption d’existence d’actes illicites dans la gestion publique, et procéder, sur cette base, au prélèvement d’un nouvel échantillon aléatoire parmi les départements ministériels, les institutions publiques et les grands projets de développement, conforme aux procédés statistiques rigoureux en matière de contrôle et de vérification, « lissant » ainsi les données comprises dans un rapport notoirement politique et donc subjectif. Ceci aura l’avantage de mesurer avec une grande précision l’ampleur du phénomène au sein de l’appareil de l’Etat, sur une base professionnelle, impartiale et donc indiscutable ; ceci serait en phase avec les méthodes et procédures d’investigation judiciaire, étroitement encadrées par les textes légaux et déontologiques. Ceci aura enfin l’avantage de rassurer, demain, les coupables éventuels à propos des raisons de leur condamnation, de préserver l’image extérieure du pays et la dignité de ses fonctionnaires. Si, en plus, le pouvoir judiciaire pouvait éclairer, à titre comparatif et en respectant naturellement les normes juridiques de prescription, les lanternes des citoyens mauritaniens sur la manière dont les affaires publiques étaient gérées avant la « décennie », ce serait, sans nul doute, «le gâteau sous la cerise»…
Tawary – Les participants au forum organisé, à Nouakchott, ce dimanche 02 Août 2020, ont demandé aux autorités de reconnaitre les partis politiques RAG et le FPC pour le renforcement de la scène politique nationale.
Selon l’ancien président du parti Tawassoul, M.Mohamed Jemil Mansour, l’ouverture du dialogue politique exige la reconnaissance de tout parti politique qui a une représentation populaire et un projet politique qu’il veut exploiter.
La reconnaissance des deux formations politiques dont leurs dossiers ont été déposés au ministère de l’intérieur et de la décentralisation encourage la décrispation de la scène politique, a-t-il expliqué.
Pour sa part, le député du RFD, Me El Id Ould Mouhameden, a dit qu’il est nécessaire d’autoriser les deux partis politiques (RAG et FPC). Il a aussi souligné qu’il est important de tenir un dialogue inclusif pour résoudre les problèmes liés à l’esclavage tels que ses séquelles.
Me El Id a jugé opportun de revoir la situation politique, économique et social du pays afin d’y apporter des solutions adéquates et définitives.
Au cours de cette rencontre, plusieurs participants ont exposé des sujets allant dans le sens du renforcement de la démocratie et de l’unité nationale dans le pays.
Nous rappelons que ce Forum tenu sous le slogan « Paysage politique mauritanien de la rupture au partenariat compétitif » a été organisé après la fin de la première année du quinquennat du Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani au pouvoir.
Dans un débat politique, un ami non africain m’a demandé de lister les différents Présidents que la Mauritanie a connu, je l’ai fait. Dans son regard, surpris, je pouvais lire deux choses, même si par respect à ma personne, il a jugé nécessaire de s’abstenir de m’en demander davantage :
La première est celle de savoir quelle est la la place des autres communautés dans ce pays ?
La seconde, leur capacité à diriger !
Il est difficile de distinguer l’esprit des lois Mauritaniennes et son État à celui de la seule communauté hautement dirigeante.
Il y a peu de temps, l’honorable députée, Kadiata Malick Diallo affirma que « la Mauritanie appartient à une communauté, et dans cette communauté, il y a des gens qui sont au pouvoir et des gens qui sont dans l’opposition. Ce que nous cherchons maintenant, c’est de voir comment nous intégrer à cela (…) ».
Ce constat n’est plus un scoop. C’est une réalité historique qui doit être corrigée pour enfin assurer, établir ou rétablir l’équilibre communautaire.
Critiquer la gestion d’un État ce n’est pas critiquer l’origine communautaire des individus qui composent cet État. Ces derniers en ont la responsabilité.
Critiquer un État, c’est critiquer la politique qu’il mène. Amalgamer à ce niveau, c’est se tromper et donc rater la cible. Cest aussi semer la zizanie et détourner l’attention du peuple sur son mal-être provoqué par la configuration du système politique.
De la même manière, s’acharner sur un opposant du système au lieu de se concentrer essentiellement sur le système en lui même, c’est faire fausse route.
Mais lorsqu’une communauté s’identifie aux personnes qui constituent majoritairement cet État, c’est un problème.
Là, elle peut se croire viser par les critiques. Alors que ce n’est pas nécessaire. Critiquer l’Etat, c’est critiquer les politiques conduites par cet État. Tout citoyen doit en avoir le droit.
Mais il est où le problème ?
À mon avis, lorsqu’il y a monopolisation du pouvoir de décision, il y a accaparement de tout ce qui en découle. Et quand il y a accaparement, il apparaît difficile de faire le tri entre ceux qui sont dedans et ceux qui sont en dehors.
Surtout quand la plupart de ceux qui sont en dehors du système mis en place par l’Etat défendent ce dernier même dans sa pire gestion des affaires de la cité. Une question, peut-être, de solidarité tribale verticale inspirée de l’Al Assabiya politique depuis que la Khaima est devenu palais.
Aujourd’hui, il est indispensable de penser et de réfléchir à la Mauritanie de demain et j’estime que cela ne peut se faire sans la mise en place d’un dialogue sincère et concret entre les différents acteurs de l’opposition politique.
Le rapport de la commission d’ enquête parlementaire est déposé devant l’ Assemblée Nationale. C’ est une première dans l’histoire politique et institutionnelle du pays. Cette commission a été constituée à l’instigation des partis de l’opposition démocratique, toutes obédiences et nuances confondues. Pas un seul parti d’ entre eux, pas un seul, représenté au parlement, n’ a fait défaillance. Depuis le coup d’ Etat de 2008, et au gré des scandales économico-financiers multiples, variés et retentissants qui ont émaillé le règne du » Président des Pauvres » devenu sans doute ( de son propre aveu!) un « homme riche » ( et c’ est un euphémisme), cette opposition, à côté des autres revendications politiques et sociales, a toujours fait de l’ exigence de transparence dans la gestion des maigres ressources financières du pays et de ses richesses, l’ un des aspects essentiels de son combat. Du fait d’ erreurs politiques enfantines, dues à son arrogance et au sentiment de surpuissance que procure fatalement toute longue jouissance sans partage du pouvoir, l’ ancien Chef de l’ Etat s’ est aliéné, EN DIRECT , et brutalement, tout soutien, toute sympathie de la part de son camp naturel, devenu par son fait, celui de ses pires ennemis. Voilà le secret de la création miraculeuse de cette commission parlementaire, fruit d’une demande générale de solder les comptes de l’incroyable gouvernance Aziz et d’un besoin impératif que rendent ces comptes, tous ceux sur qui le Général a pu s’ appuyer pour ses ténébreuses et tres lucratives affaires. Que l’ on ne nous raconte donc pas des sornettes. Ceux qui ne sont pas, absolument pas, interessés à la chose, pour savoir oû sont passés ces ressources et ces richesses du pays, ont sans doute leur raison. Mais de gràce, on est en Mauritanie et tout le monde se connaît. Le tintamarre sur l’ air du » tous pourris, tous pareils » ne pourra jamais étouffer le bruit des casseroles qui traînent. L’ histoire ne s’ arretera pas à ces enquêtes car le besoin de vérité ne s’ arrête pas à la décennie Aziz ni aux dossiers exhumés à cette occasion. Mais il y a un début à tout et les ruses de l’histoire sont surprenantes. Que ceux qui veulent plus en matière d’ enquêtes le demandent avec force mais nul ne devrait refuser ce que la bonne providence et la bonne occasion offrent à notre soif de justice. Et c’ est le cas avec le rapport de la commission d’ enquête.
La Haute cour de justice qui a pour compétences de juger, le président de la république a disparu de l’architecture juridique du pays par la volonté de beaucoup d’entre nous ici présents.
Monsieur, le président et chers collègues députés!
Dans cette auguste Assemblée siègent encore des élus qui ont défendu lâchement et sans état d’âme la suppression de cette juridiction. C’était pour faire plaisir à l’ancien Président de la République qu’ils croyaient éternel et qu’ils avaient présenté comme le messie, le sauveur du peuple mauritanien, le bâtisseur jamais égalé dans l’histoire politique de notre nation.
Ces personnes sont connues. Elles n’ont pas besoin d’être nommées. D’ailleurs, nos regards se croisent en ce moment même dans la salle. Ils ont aujourd’hui le courage et l’audace de demander le rétablissement de la Haute Cour de justice. Ces élus-là font honte à la République et déshonorent notre prestigieux statut consacré par le pouvoir législatif, un maillon essentiel de notre système démocratique. Il y a quelques mois seulement, ces mêmes gens défendaient contre vents et marées le troisième mandat de l’ancien Président de la république, Mohamed Ould Abdel Aziz. Ils rivalisaient d’ardeur pour mobiliser et manipuler les foules afin d’inciter Mohamed Ould Abdel Aziz à violer sans coup férir la constitution. Quelle hypocrisie ! Quel désaveu et quelle couardise ! Un député, c’est un élu du peuple sous d’autres cieux .C’est un représentant du peuple fort de sa légitimité. Cette fonction honorable est incompatible avec le mensonge, la recherche efreinée du gain mal acquis et l’opportunisme. Un élu du peuple est une caution morale qui exige de la hauteur, de la retenue et de la responsabilité d’une part mais aussi de la redevabilité d’autre part. Notre vocation, faut-il le rappeler, c’est de défendre l’intérêt du peuple. C’est un sacerdoce. Nous ne sommes ni des ennemis du Gouvernement ni les amis du Gouvernement mais un train d’union entre l’Etat et le peuple avec un certain penchant pour le peuple souverain qui a besoin de connaitre la vérité sur la gestion de ses ressources.
Mes chers collègues députés! Supprimer la Haute cour de justice puis la rétablir, cela est caractéristique d’un enfantillage et de la faiblesse de nos institutions à la merci de nos gouvernants. Le rétablissement de la Haute Cour de Justice, qui cristallise les débats à l’Assemblée nationale et même au-delà ne réglera pas pour autant l’impunité et le manque de justice que connait notre pays depuis plusieurs décennies. Notre système judiciaire protège les plus forts et écrasent les plus faibles ou les stigmatise. C’est une justice aux ordres, partiale, accusatrice et broient sans pitié les plus vulnérables. La Haute cour de justice pour quoi la rétablir ? Juste pour juger l’ancien Président de la république ? Cela ressemble fort à un règlement de comptes entre deux individus. Mais où se situe alors l’intérêt du peuple mauritanien ? C’est à mon avis le plus important. Que dalle ! Pour caricaturer, le jour où les deux personnes en hostilité arriveront à aplanir leur différend, le peuple si enthousiaste pour un procès de l’ancien chef de l’Etat comprendra qu’il a été dupé pour la énième fois. C’est une supercherie ! D’ailleurs, certains juristes de haute facture pensent que l’ancien Président est un citoyen ordinaire et donc un justiciable comme un autre. Il ne peut être jugé que par une Haute Cour de justice en cas de haute trahison.
Je laisse ce débat aux Hommes du droit. Mais une chose est sûre. Le peuple mauritanien a déjà fait le procès de tous ceux qui l’ont dépouillé de ses richesses et semé la haine en son sein pour briser son harmonie et sa concorde ,toutes choses qui occasionnent sa fracture, sa désunion pour servir des desseins démoniaques et machiavéliques. Monsieur le président et chers collègues députés! Le mal de notre justice est plus structurel que conjoncturel. Redonner vit à la Haute Cour de Justice ne saurait être la solution. Notre système judiciaire notamment dans ces textes et lois est cosmétique pour faire plaisir à l’Occident. Souvent inadaptés, incompatibles d’avec nos réalités socio culturelles, nos textes ne sont jamais appliqués. Or une loi n’a de sens et d’existence que lorsqu’elle est effective. Si non à quoi bon de voter des lois, alors que tout le monde ,y compris le législateur, laisse volontairement des voies de contournement comme pour inciter à violer la loi. Ainsi alors, le débat sur le rétablissement de la Haute cour de Justice est celui du procès de notre système judiciaire qui manque de soubassement, pêche par son inconstance et son manque de vision et de perspectives.
Mme Coumba Dada KANE Vice-présidente IRA-MAURITANIE Députée à l’Assemblée Nationale Mauritanie
Un regroupement d’hommes et de femmes apolitiques baptisé « Initiative Citoyenne », a initié un Prix de Reconnaissance pour magnifier le sens de l’engagement désintéressé, de l’abnégation et de la constance dans notre pays.
Cette reconnaissance est destinée à consacrer des hommes et femmes, de leur vivant, pour leur quête inlassable de l’unité nationale et une plus grande justice pour tous les enfants de la Mauritanie. En effet, nous avons la chance de compter, parmi les acteurs de notre histoire contemporaine, des monuments dont la constance est à saluer et le désintéressement à honorer. L’objectif fondamental de cette initiative étant donc de faire prendre conscience qu’un tel patrimoine doit être préservé, entretenu et mis en valeur.
Peu importe notre origine, peu importe nos opinions politiques , s’il y a lieu, il va sans dire que nous devrions tous pouvoir nous retrouver à travers certains idéaux, certaines valeurs prônées par la religion islamique, ciment entre les différentes communautés du Pays.
Pour cette première édition, le choix a donc porté sur Ibrahima Moctar Sarr et Samba Thiam, en raison de leur engagement national.
Une délégation composée de chefs religieux, de communicateurs traditionnels s’est rendue ce dimanche 26 juin au domicile de chaque lauréat pour la remise des trophées.
Cette délégation conduite par le Doyen Souleymane Kane a transmis le message aux récipiendaires, qui ont été très honorés par cette distinction, et ont remercié chaleureusement l’ensemble des participants à cette noble initiative.
Le comité de pilotage, qui n’a ménagé aucun effort pour la réussite de cette grande première, remercie l’ensemble des participants, sans lesquels, rien n’aurait pu se faire.
Nous formulons enfin le vœux que cette grande première suscite une émulation et permette une prise de conscience sur le fait que nous gagnerions tous, autant que faire se peut, à préserver et à sublimer nos valeureux hommes et notre patrimoine culturel et historique.
L’ignorance gagne jour après jour du terrain dans le milieu soninké. Les frangins, les frangines se déchirent pour des insanités. Parfois, je ne suis pas fier d’appartenir à cette communauté. Dans laquelle l’althéa est fané Où l’absinthe mine les cœurs des gens de bonne foi. Qui s’évertuent pour clouer le bec des sans foi ni loi, Les marchands de la haine Au sein de l’espèce humaine Chantons paix et aise à chaque lever de l’astre. Et travaillons fort et dur pour soigner les balafres. Enfin, il faut se battre les flancs pour sauver l’âtre. Car celui/celle qui souille la terre de Dieu Sans l’ombre d’un doute mourra sans aveu.
Nul ne naît avec des chaînes au cou ni d’étoile jaune sur la poitrine. Nous sommes tous nés libres. Antan, les forts se croyaient Dieu, esquissaient le sort des faibles et les maintenaient en servilité. Aujourd’hui, la reine des ombres a dispensé sa lumière sur tous et l’homme a compris que la meilleure chose à conquérir sur ce plancher des vaches, c’est sa dignité. En effet, l’homme devrait être sans cesse en sempiternelle transformation puisque qu’il le veuille ou pas, il est en perpétuelle création. Déplorablement la société soninké est allergique au changement. Cependant, les gens de bonne foi doivent faire cause commune pour sarcler les absinthes qui minent le cœur de la société soninké. L’air de l’autarcie est révolu, nous sommes tous des électrons alors il faut se tendre la main et semer du chèvrefeuille et de la nigelle pour couler des jours heureux d’auspices et vivre dans la paix, la convivialité sous un climat qui favorise un vivre ensemble.
Ne nous attribuons pas de diplômes de vertus, Allah sait mieux celui qui est digne et noble.
• Par Salihina Moussa, Étudiant en Biologie à la FST Nouakchott.
Sahara Médias – On a annoncé mercredi le décès à Nouakchott de l’un des pionniers de la génération de l’indépendance de la Mauritanie, l’un des pères fondateurs du pays : Kamara Seïdi Boubou.
Celui qu’on appelait le père fondateur de la fonction publique est décédé à l’âge de 89 ans qu’il a consacré en très grande partie au service du pays, dont il a été l’un des premiers cadres.
Le défunt, né en 1931 dans la localité de Dafor, moughata d’oulyengé, wilaya du Guidimakha, fréquentait l’école de Sélibabi (1938-1945) alors que la deuxième guerre mondiale faisait rage.
Comme les jeunes enfants du pays, le jeune Kamara Seïdi Boubou ira à Rosso pour ses études secondaires de 1945 à 1949 et rencontrera la majorité des cadres du futur état.
En 1951, alors qu’il avait 20 ans, Kamara Seïdi Boubou intègre l’administration française à M’Bout, avant de se rendre à Dakar en 1955 où il servira dans les postes et télécommunications (PTT).
A l’approche des indépendances des colonies africaines, le défunt occupera des postes dans le gouvernement de l’Afrique occidentale française où se fera distinguer pour sa franchise et son dévouement dans le travail, ce qui amènera les autorités maliennes à lui proposer la nationalité de leur pays, une proposition qu’il refusera préférant rentrer dans son pays.
En 1960, alors qu’il bouclait ses 29 ans et à quelques mois de la proclamation de l’indépendance de la Mauritanie, Kamara Seïdi Boubou adresse une lettre au président fondateur de la Mauritanie, Mokhtar O. Daddah, pour lui proposer ses services et contribuer à la construction de l’état naissant.
Mokhtar O. Daddah demandera au ministre chargé de la tutelle des postes et télécommunications d’intégrer Kamara dans les PTT, un domaine dans lequel il avait fait ses preuves.
Il sera d’abord contrôleur, puis inspecteur des PTT, fonctionnaire au cabinet du ministre de l’intérieur, des postes et télécommunications, avant d’être nommé haut-commissaire chargé de la fonction publique en 1966.
Il commencera dès lors à mettre en place les fondements de la future fonction publique du jeune état, des fondements dont les contours sont perceptibles aujourd’hui.
L’homme qui nous a quitté mercredi est demeuré, tout au long de sa vie, un modèle d’honnêteté de probité et de dévouement.
La direction et le personnel de Sahara Medias, en cette triste occasion, adressent leurs sincères condoléances aux proches du défunt et au peuple mauritanien tout entier.
C’est au coeur de la jungle tropicale, dans le sud de la Mauritanie à Niéléba (60 km de Sélibaby), que commence l’histoire de la famille de Djeidi Gassama. A une journée en 4×4 de Nouakchott . Mauritaniefootball.com vous fait découvrir l’histoire de sa famille et de l’enfant prodige qui pourrait porter un jour la tunique tricolore des Mourabitounes.
Son père Hamara Silly Gassama est née à Niéléba ,une petite bourgade entre Dafort et Artoumo dans le Guidimakha, est arrivé en France en 2000 avant de finir par rejoindre ses frères et cousins au Foyer 24 rue de Rochebrune à « Bamako-sur-Seine », le surnom de Montreuil. À côté de son aîné, qui nettoie des vitres à Paris, il a trouvé un matelas dans une des chambres qui comptent six lits et quelques couchages de fortune au sol en attendant des jours meilleurs ,des lendemains qui chantent une vie paisible.
Travailleur acharné, Hamara Gassama s’est construit ,connait un parcours de réussite, malgré des chemins parsemés d’embûches et a dompté les pièges de la langue de Molière, décroché un logement et un travail.
Une trajectoire heureuse par la suite avec l’arrivée en 2009 de sa femme Kany , elle aussi née à Niéléba et ses enfants dont Djeidi Gassama (née en 2003 à Niéléba), la famille s’installe dans les Yvelines.
Djeidi Gassama intègre centre de formation du FC Mantois à Mante la Jolie dans les Yvelines, à 14 ans , il s’engage avec Brest (Ligue 2). Domicilié à Carrières-sous-Poissy, l’attaquant avait alors paraphé un contrat de 4 ans, évolue en U15 R1, vite répéré par ses prouesses 17 buts avec les U17 nationnaux du Stade Brestois , retrouve la région parisienne et depose ses valises chez le PSG, l’attaquant de 16 ans, s’est engagé sur le long terme à Paris après une première saison très intéressante. En effet, le Titi parisien qui a été un joueur important des U17 parisiens (leaders du championnat) avec 8 buts et 3 passes décisives en 20 matchs, a signé son premier contrat professionnel jusqu’en 2023. Le club parisien l’a annoncé ce jeudi.
Passionné de football, le père Hamara Gassama l’encourage , le reste appartient à l’histoire « Je remercie le tout puissant, seul Dieu est au contrôle, tout ce qu’il fait, est bien. Mon fils a signé son premier contrat professionnel hier , je souhaite la même chose à tous les parents mauritaniens, j’espère qu’il y aura beaucoup de jeunes mauritaniens qui réussiront dans le football. Si l’histoire de mon fils peut changer les mentalités, Dieu merci. Nous cherchons tous la bonne publicité de la Mauritanie ».
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