Mauritanie/L’apologie de l’esclavage : Foussenou Camara s’est échappé et nargue la Justice depuis la France.

Par ces temps incertains de la pandémie Covid-19 qui secoue les peuples du monde, certains esprits attardés se singularisent par leurs habitudes nuisibles à la paix sociale chez nous . Nos pensées fraternelles et humanistes à toutes les personnes affectées par ce fléau du coronavirus à travers le monde. Notre présent communiqué relève d’une nécessaire réaction à un cas grave de dysfonctionnement au niveau de la Justice mauritanienne concernant la lutte antiesclavagiste.

Fin novembre 2019, suite à une plainte introduite par de paisibles citoyens insultés et injuriés sur le réseau whatsapp (democratia islamic et fans donald trump), le dénommé foussenou camara alias donald trump avait été arrêté sur ordre de la Justice mauritanienne http://cridem.org/C_Info.php?article=729831 . Ce provocateur récidiviste s’est trouvé comme mission odieuse , des insultes apologétiques de l’esclavage contre les militants abolitionnistes et anti-esclavagistes en Mauritanie et dans la diaspora notamment parmi la communauté soninké. En Mauritanie après 2 semaines d’emprisonnement, il avait bénéficié d’une liberté provisoire avec une caution d’un million d’ancien Ouguiya (voir joint le document) mis sous contrôle judiciaire avec pointage au commissariat. Également son document de voyage saisi (passeport) . Au cours de sa liberté provisoire, il a repris par moments, ses provocations diffamatoires et injurieuses à l’encontre de nos membres en particulier visant notre doyen Biranté Koné (âgé de plus de 70 ans) à Nouakchott. Signalements faits auprès la Justice, il avait été convoqué et mis en garde pour une énième fois.

Du côté des plaignants, nos membres et leurs conseillers attendaient la suite du dossier bien fourni en preuves accablantes tirées des discours extrémistes et féodalo-esclavagistes de Foussenou Camara. De toute évidence son cas relève de la Loi antiesclavagiste en Mauritanie 031 – 2015 notamment son article 19 portant sur l’apologie. Un dossier judiciaire qui ne peut échapper en toute logique à la Cour criminelle chargée des pratiques d’esclavage et ses séquelles à Nouakchott.

Mais non, pour l’instant il s’est libéré bizarrement de l’étau du contrôle judiciaire à Nouakchott, et il a atterri à Paris en proclamant dans un audio de défi qu’il ne se serait pas enfui et que la justice ou le juge sait qu’il n’y a eu rien de grave à son sujet. Il a déclaré son arrivée à Paris ce 18 mars 2020 et aussitôt ce 22 mars, il s’est exprimé pour narguer en récidiviste provocateur dans la même lancée implicitement apologétique, voir ce lien YouTube de ses propos https://youtu.be/bv1lGhk4xQs.

Ainsi nous tenons à ;

● Dénoncer vigoureusement le laxisme ahurissant et les complicités évidentes de la Justice sur le cas de cet extrémiste apologiste d’esclavage. Et joindre à ce communiqué le document en arabe signifiant la liberté provisoire.

● Exprimer notre détermination plus que jamais à poursuivre son dossier judiciaire jusqu’au procès pour injures apologétiques de l’esclavage,

● Prendre à témoin, l’opinion nationale et internationale, et toutes les organisations travaillant pour la défense des droits humains, sur cette affaire qui symbolise encore une fois un manque criant de sérieux pour une application effective de l’arsenal juridique contre l’esclavage et ses séquelles en Mauritanie.

● À saisir solennellement les hautes autorités, en tête le président de la République Monsieur Ghazouani, et par l’intermédiaire de la CNDH dirigée Maître Bouhoubeïni, sur la culture et les mentalités féodalo-esclavagistes qui font rage socialement et humainement dans nos localités villageoises du Guidimagha. Sans l’exercice ferme d’une Justice impartiale et fiable, les tensions sociales vont s’accumuler au su et au vu des forces publiques régionales alertées et averties à plusieurs reprises.

•Ci-joint : l’audio de foussenou camara annonçant son arrivée en France https://youtu.be/bv1lGhk4xQs

Nouakchott, 24 Mars 2020

©️ Pour la communication GANBANAAXUN FEDDE

Mauritanie-Coronavirus : En attendant la thérapie… (IRA-MAURITANIE)

Note de mise en garde

Face à la propagation du Covid-19, la Mauritanie a pris des mesures – partielles – de confinement et de fermeture des frontières. Les décisions, heureusement conçues hors de toute pression clinique mais en vertu du principe de précaution, méritent encouragement, malgré les nombreux réflexes de laxisme et de faveur, au détriment de la prudence. Hélas, l’auto-restriction sociale fait défaut car la majorité, par ignorance, superstition et inclination atavique à l’anarchie, marque quelque hostilité à la contrainte. Pourtant, le dénuement et la désorganisation du système de santé incitent aux impératifs de discipline, de distance et de réserve, seuls moyens de restreindre la contagion, en l’absence d’une thérapie. L’épreuve multidimensionnelle qu’impose le Coronavirus au pays et à son environnement comporte un impact pour l’instant imperceptible mais dont les répliques renferment, à moyen terme, un défi majeur de sûreté et de stabilité. Il convient, dès à présent, d’en atténuer les nuisances quasi-certaines sur la cohésion de la société. Des groupes spécifiques présentent, à ce titre, un risque d’exposition bien plus élevé. Des actes de prévention sont encore à portée :

  1. La prudence commande d’alléger la promiscuité dans les prisons, déjà sous l’effet du surpeuplement. Le désengorgement carcéral, sans abandon de poursuites dans les cas de détention préventive, s’appuierait sur une ordonnance de liberté conditionnelle, voire d’amnistie, au bénéfice des auteurs de diverses infractions, hormis l’homicide, la violence armée et le viol. Le projet d’exception s’étend aux personnes dont les peines, purgées aux deux tiers, laissent entrevoir une contrition. Sous réserve des exclusions précitées, les prisonniers de plus de 50 ans, ceux de sexe féminin et les mineurs correspondent au premier niveau de vulnérabilité. Il y va, aussi, de la protection du personnel pénitencier. Naturellement, l’interdiction des visites aux autres prévenus requiert leur prise en charge alimentaire par l’Etat. Un fonds national de solidarité y pourvoirait, s’il était mis en œuvre. La sanction légale ne saurait justifier la mise à mort, même en dehors de l’intention homicide.
  2. En perspective d’une perturbation du fret international et de l’effondrement des métiers de l’économie informelle qui nourrissent la majorité de la population, le gouvernement est appelé à lever ou alléger, du moins pour une période de 6 mois, les taxes sur les articles d’utilité vitale, notamment les aliments, les médicaments, le carburant, l’électricité et l’eau. Partout dans le monde, beaucoup perdront leur travail. D’ici-peu, si le contexte de crise se prolongeait, des multitudes affamées se trouveraient en instance d’insubordination à l’autorité, avant le déclenchement d’une insurrection de la rue. Le rétablissement de l’ordre provoquerait, alors, un usage de la force, aux conséquences imprévisibles.

Ira-Mauritanie demande, au pouvoir du moment d’enclencher un processus de consolidation de la solidarité nationale, afin d’anticiper les dangers, réduire la nuisance et se préparer au pire, y compris la rupture des systèmes de communication. La résistance de la communauté de destin réside, par-delà nos divergences légitimes, dans notre capacité à envisager et traverser, ces rares instants où le sentiment d’appartenance à l’espèce des humains, devient l’évidence du salut collectif. Aujourd’hui, il revient, au gouvernement, unique entité debout dans un pays en ruine, de mieux contrôler la visibilité médiatique des charlatans et autres colporteurs de miracle. La nocivité de cette confrérie du pire favorise le sabotage des politiques publiques, quand il s’agit de sauver, les gens, de l’extinction. Il serait criminel de céder à leur influence, par lâcheté et populisme. Les mauritaniens ont davantage besoin d’entendre les épidémiologistes, les médecins urgentistes, les spécialistes de l’hygiène et les fonctionnaires en charge de la sécurité. Maintenant, il n’est plus question que de survivre.

IRA – Mauritanie, le 23 mars 2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

Tribune – Réflexion : 《Le COVID-19 révolutionnera l’humanité et la Mauritanie ne sera pas en reste.》 Par Kamara youssouph

Après le COVID-19, les mauritaniens et tous les peuples meurtris par les dissensions, les inégalités et l’injustice auront une approche différente dans leurs rapports : la tribu comprendra par exemple que peu importe celui qui est ministre ou Directeur l’important est qu’il soit compétent et honnête. L’ethnie se foutrait pas mal de la couleur de l’épiderme, la seule chose qui compterait enfin pour elle sera la compétence et l’honnêteté du titulaire de tel ou tel poste.
Le clan aurait compris enfin que son fils ou sa fille promue à un endroit qui ne devrait pas constituer un danger en cas de péril quand ce ou cette dernière devra jouer un rôle clef dans un dispositif de sauvetage quelconque.
On aurait compris que communiquer dans toutes les langues nationales et toutes les langues parlées majoritairement est un impératif.
On aurait aussi compris que le débat, Arabiya vs Varansiya ne sert à rien.
À ce moment précis, personne même parmi les plus incultes ne s’offusque de voir le Ministre de la Santé parler toujours en français et en arabe lors de chacune de ses sorties.
On aurait compris que l’école ne devrait point être politisée car le plus important pour la nation est qu’elle forme convenablement ses enfants capables de lui assurer un avenir radieux.
Imaginez juste un seul instant que durant cette période, on avait certains types de ministres à la place du Dr. Nezhirou! Ça aurait été la catastrophe.
Je ne veux blâmer nommément personne mais chacun de vous connaît plusieurs têtes de turcs qui ont été dans le passé à ce poste avant lui et imaginez juste une seconde un de ces zouaves, ministre à ce moment précis. – Vous vous êtes pris la tête en lisant ce passage tellement l’image que vous a renvoyé votre cerveau vous a fait cligner des yeux!!! –
Je suis sûr et certain de mon assertion car, de plus en plus de voix autorisées dans le clergé diront d’eux-mêmes qu’il est de l’intérêt de tout le monde qu’ils restent dans leurs mosquées et se limitent juste de parler de religion et rien d’autre.
Croyez-moi, ce sera la même chose du côté des corps habillés.
Le COVID-19 révolutionnera l’humanité et la Mauritanie ne sera pas en reste.


Youssouph Kamara


youssouph1@yahoo.fr

©️ Crédit source: Post Facebook de l’auteur – 21 mars 2020

Mauritanie – Covid-19 :《Il faut arrêter l’aveuglement : la pandémie arrive sur notre continent. Et elle va frapper fort… Très fort… 》Par la Journaliste Mariem Derwich

Crédit photo : FB

Il faut arrêter l’aveuglement : la pandémie arrive sur notre continent. Et elle va frapper fort… Très fort…
Notre pays a mis en place tout un éventail de mesures, dont la plus radicale est ce couvre-feu dès 18 H… Mais cela ne suffira pas. Les mots et déclarations pieuses de suffiront t pas. Il faut confiner, oser ce confinement, oser… Interdire les rassemblements, réprimer ces rassemblements s’il le faut.
Fermer les marchés et réfléchir à des boutiques « alimentaires »…Réfléchir à une gestion plus locale de cette pandémie au vu du nombre de miséreux chez nous, miséreux qui verraient leur ultra précarité augmenter avec le confinement; réfléchir à des distributions de denrées, de vivres, de savon… Réfléchir et stopper ces coupures d’eau et d’électricité qui ne permettent pas les gestes prophylactiques nécessaires et qui aggravent et la misère et la transmission du virus…
Réfléchir au fait que malgré le fait que l’Afrique est habituée aux pandémies, nos installations hospitalières en sont au degré zéro d’une lutte contre une pandémie ( combien de respirateurs dans nos hôpitaux?).
Réfléchir au fait que nous nous contentons de nos habitudes sociales collectives au détriment d’une lutte efficace contre n’importe quelle pandémie.
Réfléchir au fait que s’enfermer chez soi aujourd’hui est un luxe de la bourgeoisie locale.Et que nous l’avons accepté, comme si la misère et le manque faisaient partie somme toute d’un « paysage » local presqu’exotique… Que la majorité de la population vit dans des conditions sanitaires effroyables, la promiscuité favorisant la transmission de tout et n’importe quoi.
Interdire les regroupements dans les mosquées ( des pays musulmans et des érudits religieux célèbres, de l’Iran au Koweit en passant par les pays du Maghreb ont interdit les prières collectives…Pourquoi pas nous? FOutu orgueil assassin de notre part qui nous sentons « meilleurs » musulmans que les autres…) nonobstant les cries d’orfraie de ceux qui, par ignorance, préfèrent envoyer les hommes à la mort plutôt que de les protéger ( et j’accuse certains de nos religieux de crime, oui, ceux qui refusent la fermeture des mosquées et qui favorisent ainsi la transmission d’un virus qui tue aussi – ne regardent-ils pas ces images qui nous viennent de l’Italie????) , ne pas ré ouvrir les écoles…
Le virus n’a pas de « pieds ». Il ne circule que grâce aux hommes. Il ne peut voyager s’il n’a pas de « véhicule » qui lui permet de passer d’hommes en hommes…Ce véhicule c’est nous. Nous.
Il y aura bien un avant et un après Covid-19.
Et à nous de savoir ce que nous voulons : sauver l’économie ou sauver l’humain…
Sauver les enfants, les femmes et les hommes et non pas une vision stérile du vivre ensemble….

©️ Crédit source: post Facebook Mariem Derwich (22/03/2020)

Réflexion – tribune : Ces gens honnêtes qui brulent quand même les feux…, Par Dr Mouhamadou Sy

Ce qui se passe au Sénégal, avec le non respect délibéré des lignes de conduite établies par le gouvernement révèle les lacunes de notre société, des lacunes quant à notre lecture des phénomènes, des lacunes quant à notre mode d’agir, bref des lacunes quant à notre façon d’éduquer.
Lacunes que l’on collectionne, sacralise et présente comme identité à respecter, surtout quand il s’agit de nous comparer à ceux qu’on appelle les autres, les différents, les pas comme nous, si on ne les nomme pas ennemis.

Ce comportement irrationnel, et si je voulais juger je dirais irresponsable, n’est pas un fait d’individus isolés dont la faiblesse morale serait connue de tous. Non, il s’agit principalement d’individus qui ont justement la plus grande responsabilité morale aux yeux de la population à tous ses niveaux. Il s’agit des personnalités qui ont le respect des militaires, des ministres, des médecins, des professeurs, du président, si ce n’est leur adoration. Mais visiblement, par ignorance ou par autre défaillance intellectuelle ou morale, ces individus refusent de respecter la raison et les consignes des spécialistes, qu’ils prennent certainement de haut car il ne s’agirait que de leurs « disciples spirituels ».
Et ils mettent donc tout le peuple en danger; ce qui compte c’est bien de ne pas bouleverser les positions sociales qui satisfont les égos même si tout le monde va en pâtir! Du suicide collectif qui rappelle ceux organisés par les grands gourous de certaines sectes. Mais cela ne peut pas être notre cas, car nous ne sommes pas en secte et, nous, ce ne sont pas des gourous que nous avons. N’est ce pas?

Oui, je comprend qu’il est nécessaire pour l’humain de toujours se rattacher à la branche à sa portée pour éviter la dégringolade. De s’y agripper même, quand le vent souffle et que les branches se mettent à se balancer. Est ce l’aspect singe, difficilement effaçable, qui se recycle au fond de notre mentalité, nous humains? Je pose la question…

Mais ce qui est bien chez le singe, c’est son activité, passer de branche en branche, occuper l’étendu de son espace en permanence. Il trouve son équilibre en bougeant plutôt qu’en restant sur place. A la différence du paresseux qui s’agrippe, se fige et stagne.
La nature faite d’incessants changements semble favoriser l’activité sur la stagnation, qui elle se voit dépasser et écraser tôt ou tard!

De qui voulons-nous nous rapprocher, je parle de notre mentalité; singe ou paresseux? Désolé, mais ce sont les deux choix dans la carte des menus!

Si nous passions à un niveau au dessus, si nous changions de branche, si au lieu de s’agripper à de la misère magnifiée, comme pour en masquer le caractère funeste, si au lieu de ruser avec la peur en en faisant une puissance qui octroie sa pitié, nous décidions d’y faire face; si nous actionnions notre rationalité jusqu’à ce qu’elle prenne le dessus sur cette phobie du vide, jusqu’à ce qu’elle stipule et intègre, une fois pour toutes, que l’important n’est pas de s’agripper mais d’évoluer tout en maintenant l’équilibre. Jusqu’à ce qu’elle comprenne que ceux qui s’agrippent finissent par le perdre en s’effondrant tout comme le paresseux l’expérimente; mais que ceux qui ont la hardiesse de bouger sont ceux qui ont une chance de se maintenir.

Nos sociétés renferment de l’intelligence, de l’honnêteté, de la compétence, ce n’est pas là la question. La question est comment tout ceci se laisse organiser. Car avoir les bonnes cartes ne suffit pas à gagner à une partie d’un jeu; la stratégie, à savoir l’organisation des coups, la façon de réagir aux attaques, et surtout la planification, est celle qui marque la différence.

Dans une société, une bonne stratégie de vie est celle qui aide à préserver la vie, à l’élever, à prévenir du danger et à y faire face quand il est là; elle est multiforme, mais de quelque forme qu’elle soit, elle requiert la discipline, qui de mon point de vue se définit comme une attitude commune qui préserve la cohérence dans les interactions entre individus, entre organes, et entre les individus et les organes. Un code de la route des actes auquel les citoyens doivent se soumettre, y compris le marabout le plus suivi.

Cependant, on n’improvise pas une telle attitude commune dans une société, on l’instaure progressivement, on en fait une habitude, on la plante, la cultive et la surveille. L’éducation est le pivot d’un tel projet social. Le niveau d’éducation d’une génération définit le niveau de discipline de la société dont elle aura la direction.

Sur la question de choisir entre le singe et le paresseux, dans le cas où nous portons notre choix sur le dernier, ayons quand même la vivacité minimale de profiter d’une de ses caractéristiques utiles, à savoir respecter l’isolement nécessaire pour endiguer le coronavirus!

Dr Mouhamadou Sy

©️ Crédit source: post Facebook de l’auteur (21/3/20)

Mauritanie/ Covid-19 : un couvre-feu décidé sur l’ensemble du territoire national (AMI)

Crédit photo via La Vision FB

Voici le texte de la déclaration:

« Dans le cadre des mesures préventives prises par les pouvoirs publics contre la propagation du Corona virus (Covid 19), le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation déclare qu’il a été décidé désormais:

🔹️1 – Le couvre-feu est de huit heures du soir à six heures du matin, et cette décision sera appliquée sur tout le territoire national, à l’exception des équipes de santé et des camions de fret.

🔹️2– L’interdiction sans équivoque de tous types de rassemblements et de regroupements publics.

🔹️3– Fermeture de tous les restaurants et cafés jusqu’à nouvel ordre.

Toutes les dispositions et précautions de sécurité nécessaires seront prises au niveau des marchés, des rues et des places publiques pour garantir l’engagement à mettre en œuvre ces mesures.

Nous appelons chacun à faire preuve de responsabilité et de contribution pratique aux efforts déployés par les pouvoirs publics, par une réponse positive aux différentes directives et mesures prises pour contenir cette pandémie ».

©️ Crédit source: ami.mr/fr

TRIBUNE : BIENVENUE AU COLONEL TAYA! Par Ciré Kane


<<Seigneur, préservez-moi de mes amis. Mes ennemis je m’en occupe !>> Colonel Moawiya Ould Sid’Ahmed Taya, s’adressant à ses tombeurs en 2005, dont Ghazouani

Le retour du Colonel Moawiya Ould Sid’Ahmed Taya (1984-2005), l’ancien chef de la dictature militaire qui s’est consolidée depuis la création du grade de Général en 2007, évoqué tous les ans, pourrait se réaliser en cette année sombre de pandémie, comme le fut son règne funeste.

Taya a, en une année (90-91), sur une population d’à peine 1,5 millions, tué plus de 8 milles civils, assassiné 513 militaires et déporté près de 100 milles personnes. Tout ce beau monde était quasiment de la même ethnie. C’est le génocide des peuls de Mauritanie, l’un des plus méconnus de l’histoire de l’humanité.

Dans le Sud, les militaires et leurs milices ont violé, torturé, détruit des villages, …

Les militaires se sont auto-amnistiés par une loi votée en 1993 qui absout tous leurs crimes et des présumés tortionnaires ou meurtriers accèdent à de hautes fonctions (Généraux, Présidence Assemblée et même Présidence de la République en 2005-2007).

Les dignitaires du PRDS, le parti-Etat de Taya, se sont habilement recyclés dans ADIL jusqu’au putsch de 2008, puis ils ont convergé en masse vers UPR, le parti des Généraux.

Donc, le coup d’État qui a déposé Taya en août 2005 était une petite révolution de palais. C’est toujours la même bande de copains militaro-affairiste qui pille le pays.

Les victimes demandaient l’extradition de Taya pour mettre fin à son impunité et à son exil doré au Qatar.

Eh bien, il ne sera pas escorté par la police qatarie, ni récupéré par la nôtre pour être conduit en prison et entendu dès sa descente d’avion . Il n’effectuera pas les formalités à l’aéroport, même s’il a le coronavirus. Ce serait degradant pour ce haut gradé. Mais son retour au pays, ainsi que ces conséquences sur la paix sociale, seront de l’entière responsabilité du Général Mohamed Ould Cheikh Ghazouani.

Le nouvel homme fort et muet de Nouakchott a déployé toute sa diplomatie pour le retour à la maison du soldat Taya. La solidarité entre hommes en treillis ne faillira pas. La loi d’amnistie ne sera pas abrogée. L’ancien exilé bénéficiera des privilèges dus à un ancien chef d’Etat (salaire, logement, gardes du corps, voitures avec chauffeur..), il sera membre du Conseil Constitutionnel et sera consulté sur les grands dossiers de l’Etat…

Et S’il est malade, ses frais seront entièrement pris en charge. Les mauritaniens, dont ses victimes, paieront sans broncher.

Avec toutes ces conditions et loin de la prison de Dar Naïm, on souhaite la Bienvenue au Colonel Taya! Il ne sera pas inquiété. Toute hostilité contre lui sera réprimée, une loi viendra renforcer l’amnistie, si nécessaire.

Bien entendu, il ne sera pas assigné à résidence surveillée à Atar, auprès de sa tribu. Il sera libre comme l’air et pourra même parader en tête des cortèges de ses fidèles qui défilent depuis 15 ans tous les 12 décembre pour rappeler son historique prise du pouvoir. Le portrait de Saddam Hussein y sera brandi pour narguer ses noirs qui tardent à quitter ce pays exclusivement réservé aux maures. Comprendront-ils un jour ?

Taya et ses proches, avec cette liberté garantie par la constitution, pourront parler dans les médias, créer ou soutenir un parti, inciter à finir le génocide…

Le président auto-proclamé Ghazouani ne joue pas avec le feu, mais avec les armes. Attention quand même à une balle amie dans le bide.

Ciré KANE, le 18 mars 2020

©️ Crédit source: Page FB de l’auteur

CONTRIBUTION: Nul ne veut “ diriger les Beidanes “; réponse au professeur Ely Ould Sneiba, Par Abou Hamidou Sy (FPC – Amerique)

■Par Abou Hamidou Sy- FPC- Amérique.

Piqué au vif par la remise sur la sellette de l’Apartheid mauritanien et incapable de formuler des arguments qui réfutent cette évidence, Ely O. Sneiba n’a trouvé mieux que de recourir au seul exercice dans lequel il excelle, scribouiller sa pulaarophobie innée.

Dans son posting “ Comment diriger les Beidanes”, un pamphlet indigne d’un baudet, même sans son couvre-chef, il étale toute son ignorance des réalités historiques de l’artifice post coloniale qu’est la Mauritanie d’aujourd’hui.

Sans le moindre argument, il verse dans des affubulations grotesques, avance des assertions mensongères et réprend des thèses des plus fantaisistes. Difficile de se frayer un chemin logique dans ce kafarnaum intellectuel, mais le fond de sa pensée ne fait aucun doute: une haine viscérale envers ceux qu’il appelle “ toucouleurs” et à travers eux, minimiser l’apport de la civilisation négro-africaine dans l’histoire de notre pays.

Il me semble opportun de rappeler à sa gouverne et à celle de tous les chauvins arabes, certaines vérités historiques. Vérités en porte à faux avec le mythe fondateur d’une frange de nos compatriotes arabo-berbères; une épique chevauchée, du croissant fertile aux berges du Sénégal repoussant ainsi le couchant ( Al Magrib ) arabe à la lisière du Sahel.

Il n’échappe pas à Ely et ses paires que les nationalistes arabes authentiques, qui l’inspirent tant, sont les premiers à battre en brèche cette théorie, car fixant la limite occidentale de leur nation aux portes de Marrakech; au delà, c’est “ Bilad Al Ajam”.

Le « professeur » entame son propos en affirmant, tel un avocat essayant de rallier un jury à une cause perdue d’avance, “ ce pays membre de la ligue des États arabes, berceau des almoravides et terre emirale hassanienne”. Cette assertion ne repose sur aucun fondement, ni historique, ni culturel, encore moins démographique. Elle est, tout au plus un vœu pieux entretenu par la volonté politique d’un État malavisé et repris par des marchands d’illusions désabusés. Il suffit , pour s’en convaincre de remonter à la genèse même de l’Etat Mauritanien et de la controverse qui l’a entourée.

Ce pays qui se targue d’être arabe jusqu’à nier l’expression de toute identité négro-africaine, aucun État arabe n’en voulait. C’est grâce au soutien des pays de l’Afrique noire ( groupe de Brazzaville ) sous l’impulsion du Sénégal que notre pays a pu être accepté sur la scène internationale. A l’assemblée générale de l’O.N.U d’Octobre 1961, tous les pays arabes à l’exception de la Tunisie, ont voté contre l’admission de la Mauritanie aux Nations Unis. Cette ligue arabe qu’on chante à tous vents, c’est en 1973 que notre pays y a adhéré c’est à dire une décennie après l’O.U.A. C’est dire combien la Mauritanie, une ex- colonie de l’AOF était avant tout africaine. C’est cela sa vocation historique, son ancrage naturel et sa réalité culturelle. Que l’Etat, pour des raisons de politique interne, opte pour une différente orientation, ne peut réécrire l’histoitre.

Le territoire qui nous réunit aujourd’hui est un conglomérat d’entités jadis distinctes, qui se sont forgées chacune sa propre histoire dans son propre espace avec des fortunes diverses en fonction des circonstances. Aucune ne peut se prévaloir d’un passé plus glorieux que les autres ou prétendre avoir contribué seule au patrimoine historique commun. Qui plus est, la construction de certains pans de ce patrimoine a nécessité le concours de toutes les composantes nationales. C’est, des rives du fleuve Sénégal que l’armée Almoravide composée aussi bien de berbères que de négro-africains s’est ébranlée en direction du Nord jusqu’à atteindre les côtes de l’Europe.

La Mauritanie n’est pas exclusivement “ terre émirale hassanienne”, elle est aussi terre des Almamy du Fouta, du royaume du Walo, héritière des empires du Mali et Ghana. Elle est le pays de Samba Gueladjedji, le lieu de sépulture de Thierno Sileymani Baal, c’est aussi chez Cheikh Moussa CAMARA auteur du chef-d’œuvres :“ Zouhour Al Bassatine, fi Tarikh as Sudane”.

Dans aucun pays normal, la direction de l’Etat ne se pose en terme de race ou d’ethnie. Les nations choisissent leurs dirigeants en fonction de leurs capacités supposées ou avérées, de leurs qualités humaines et du programme qu’ils proposent. Ce sont ces normes qui ont permis à un certain Barack Obama ou Macky Sall d’être élu sans que le ciel ne s’effondre. Dans ces deux cas, malgré les diversités culturelles et ethniques, le sens de la nation à y été encouragé, développé et entretenu par l’Etat. Tout le contraire de ce qui se passe chez nous, ou c’est l’Etat, par ses politiques racistes, est le premier obstacle à l’édification de la nation mauritanienne.

Ce sont ces pratiques racistes que les Négro-africains dénoncent et contre lesquelles ils s’insurgent. Qu’elles soient qualifiées de racisme d’Etat ou d’Apartheid, les effets demeurent les mêmes: la marginalisation politique, l’exclusion économique et l’oppression culturelle des Négro-mauritaniens.

S’il est vrai que ce racisme n’est codifié dans aucun texte de loi, dans la pratique il régente la vie dans notre pays. Le sud-Africain confiné dans une zone du temps de l’Apartheid par son “PASS” n’était pas plus mal loti que le Négro-mauritanien qui ne peut pas voyager faute de carte d’identité que l’Etat refuse de lui octroyer.

Ce racisme d’Etat est si ancré dans notre pays, que certains concitoyens le trouvent normal. C’est à cause de cette normalisation que des abrutis, sous prétexte de défendre la langue arabe, profèrent des menaces contre de braves Hommes politiques sans que cela ne choque personne.

On ne défend pas une culture à coup de menaces et d’intimidations. Si réellement la langue arabe tenait a ces gens-là, ils devraient s’éduquer, se cultiver et l’améliorer pour qu’elle contribue à la civilisation universelle.

Nul ne peut contester que notre pays est un cas à part, pour dire le moins. Si la Mauritanie était un pays normal, le pouvoir ne serait l’apanage d’une seule communauté. Chacune de nos communautés est capable de produire en son sein, un homme ou une femme capable de prendre en charge les destinées de la nation.

Concernant les HaalPulaar, que O. Sneiba ne porte assurément pas dans son cœur, ils ne sont nullement obnubilés par le pouvoir, ils se confondent avec le pouvoir. En plus de l’Etat théocratique du Futa Tooro, ce sont les fondateurs de l’empire du Macina et l’Etat de Sokoto au Nigeria. Pour ne citer que les plus récents.
Leur seul tort est de résister face aux tentatives forcenées de faire d’eux une hérésie, des arabes noirs.

LLC!

Abou Hamidou Sy
FPC/Amérique du Nord

©️ Crédit source: via post Facebook K. Touré

Mauritanie-Coronavirus : L’insoutenable légèreté de l’Etat (IRA-MAURITANIE)

Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie (Ira-M).

🔹️Note d’alerte

Le 15 mars courant, Ira-Mauritanie publiait son soutien et ses encouragements aux mesures de prévention décidées, sur ordre des autorités de la République islamique de Mauritanie, afin d’éradiquer, du moins de limiter la menace de contagion et de mortalité par le Covid-19. A titre exceptionnel, notre organisation suspendait sa communication militante, jusqu’au rétablissement d’un minimum de sécurité à l’intérieur du territoire.

Hélas, des informations de la nuit du 15 au 16 mars attestent la violation des règles de prudence et la mise en danger de la vie d’autrui, depuis le rapatriement, le même soir, de quelques dizaines de compatriotes, en provenance d’Espagne, via le Sénégal. Les passagers, arrivés de Dakar à Nouakchott, furent dirigés vers l’hôtel Khatter, en vertu du confinement provisoire, peu importe s’ils présentaient ou non des symptômes, compte-tenu du nombre des porteurs sains, un peu partout dans le monde. Cependant, les directives n’ont pas été appliquées avec le souci de l’équité et du discernement.

A. Dès l’atterrissage, un membre de la famille du Ministre de la défense, ainsi isolé du groupe et dispensé de l’obligation de quarantaine, rentre chez lui, sous bonne escorte.

B. Peu de temps après, alors que les nouveaux venus prenaient leurs marques sur le lieu de la résidence forcée, une patrouille de police identifie un cousin du Ministre de la santé, le soustrait à la discipline et le dépose à son domicile.

Dans le communiqué de la veille, Ira-M pressentait la probabilité de tels dysfonctionnements, tant l’Etat et la société des tribus banalisent l’intervention, le passe-droit et le privilège, malgré les conséquences de tels manquements, sur le devenir collectif. Or, en l’occurrence, le défi de santé publique et la rupture du principe d’égalité des citoyens, commandent, au pouvoir exécutif, une réaction de rigueur ; il convient, ici, de rendre, à la population, justice, espoir et confiance :

  1. Restaurer l’isolement des deux personnes et de leurs proches susceptibles d’occasionner un risque de transmission de la pathologie;
  2. Déterminer la part du zèle et de l’instruction officielle, dans la responsabilité des actes en cause ;
  3. Sanctionner les auteurs, y compris la chaine de commandement éventuelle, à la fois pour l’exemple et contre l’impunité.

Ira-M exhorte les mauritaniens à mieux décrypter les épreuves de la vie quand elles démontrent la nuisance protéiforme des inégalités. Face à la maladie, comme à d’autres moments de l’existence sociale, édicter des contraintes légitimes et s’abstenir de les appliquer à tous, ne produit que la frustration et la défiance. À l’adresse des sceptiques de service et des dénégateurs de toujours, voici, une illustration supplémentaire, qu’il importe de bien méditer.

Ira-M,
Nouakchott, le 16 mars 2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

Flash info – Mauritanie : Nouvelles mesures prises par les autorités concernant le Covid-19

Crédit rmi-info

Par la voix du ministre de la santé Mohamed Nedhirou HAMED le gouvernement mauritanien a annoncé aujourd’hui de nouvelles mesures préventives pour lutter contre le Coronavirus [COVID-19]

☑️ La mise en quarantaine de toutes les personnes ayant été en contact non protégé avec un malade.

☑️ La mise en quarantaine de toutes les personnes en provenance de l’étranger durant 14 jours.

☑️ La suspension de tous les vols à destination de la Mauritanie à compter du mardi 17 mars 2020.

☑️ L’interdiction de tous les regroupements non essentiels.

☑️Des poursuites judiciaires à l’encontre de personnes véhiculant de fausses infirmations à propos du Coronavirus en Mauritanie.

☑️La mise en place de commissions de sensibilisation sur l’ensemble du territoire national.

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