24-07-2018 09:54 – Mauritanie/64ème session du Comité contre la Torture à Genève, les ONG se mobilisent pour se faire entendre

Guidumakha – Devant les experts, la déclaration qui a été lue par Diko Hanoune, Secrétaire général de l’association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E), dans le temps accordé à Aminetou Mint El Moctar, présidente de l’Association des femmes chefs de familles en Mauritanie (AFCF).

Il faut noter la présence de plusieurs ONG non gouvernementales qui ont présenté des rapports alternatifs, qui se sont mobilisées pour sortir certaines réalités devant les experts des Nations Unies, notamment le président du COVIRE, M. Mamadou Kane et Mme Kane, Mme Diop, Mme Lalla Aicha Sy, présidente du comité de solidarité avec les victimes des violations des droits humains, Clément Bousin ACAT-France, Radidja Nemar Alkarama.org, Antislavery- SoS-Esclaves Mauritanie, l’Observatoire Mauritanien Des Droits de l’Homme et de la Démocratie représenté par le collectif La Paix au Sri-Lanka etc….

Le blocage à l’aéroport de Nouakchott les veuves et orphelins qui devraient participer, a été l’objet de vives protestations.

Monsieur le président du comité ;

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz considère : « le système des nations unies comme un truc sans importance, en disant que les déclarations des nations unies ne seront pas prises en considération». La CNDH et le comité contre la torture, ici présents, n’ont pas condamné ces propos très graves d’un chef d’état en exerce, malgré que c’était leur rôle. Ceci, démontre que ces institutions ne sont pas indépendantes. La Mauritanie d’aujourd’hui est une industrie de tortures, d’assassinats gratuits, le fils du président a tiré sur une femme, il n’a pas été arrêté pendant que le régime tue et torture d’innocents citoyens noirs dans des prisons secrètes.

-Le 10 juillet 2018, le procureur de la ville de Selibaby, dans la région du Guidimakha ordonne aux gendarmes du département Ould-Yengé, d’arrêter, séquestrer Mohamed Ould Mbareck, Président l’ONG Initiative d’Opposition aux Discours Extrémistes, esclavagistes et au terrorisme, une ONG avec un statut ECOSOC, durant plusieurs jours, qui était parti introduire des plaintes liées à l’esclavage foncier dans le milieu Soninké, il n’a bénéficié le soutien la CNDH ni du comité contre la torture en Mauritanie.

1-Nous demandons à l’état Mauritanien des enquêtes indépendantes sur les tortures, détention arbitraire de militants l’ONG IRA-Mauritanie et des manifestants pacifistes par les forces de l’ordre. Les cas de tortures de Moussa Bilal Biram et Abdallahi Maatallah Saleck, détenus en prison pendant 2 ans par le régime. Le cas du jeune Mohamed Cheikh Ould Moukheitir condamné à mort pour apostasie, malgré sa libération par la justice, il est toujours détenu dans un lieu secret. Le cas du Sénateur Mohamed Ould Ghadda ; Adallahi Ould Yali, un activiste abolitionniste séquestré depuis en février 2018. Toutes ses personnes sont torturées physiquement, moralement, elles n’ont pas eu le soutien de la CNDH ni du mécanisme national de la prévention contre la torture en Mauritanie.

2-Une enquête sur le cas de Marième Mint Mohamed Sidi, enceinte de huit mois battue par un ancien policier, le commissariat Toujounine refuse sa plainte en juin 2018 pour protéger l’ancien policier.

3- Le cas de Mohamed Ould Brahim, 37 ans, arrêté le mardi 12 juin 2018, conduit au Commissariat de l’Anti-drogue, le lendemain, le père du jeune homme, Brahim Ould Maatalla reçoit un appel téléphonique du commissaire l’Anti-drogue qui lui demande de venir récupérer le corps de son fils à la morgue de l’hôpital. Une fois sur place, le Procureur lui fait un chantage pour signer un papier attestant la « mort naturelle » de son fils. Chose incroyable dans un état de droit.

4- L’abolitionniste soninké, Diadié Bambi Coulibaly, accusé à tort sur dénonciation calomnieuse par le même commissariat de police anti-drogue, il a été séquestré plusieurs jours du 12 au 20 juillet 2018 dans le but de le faire taire.

5- Le cas de Amadou Idrissa DIENG militant IRA, qui a été enlevé, séquestré et violemment battu par des éléments de la police du quartier Elmina sans aucun motif valable en décembre 2017. L’état devrait ouvrir une enquête et punir les auteurs.

6- Le jeune Lamine Mangane, 18 ans à peine, tué par balles d’un gendarme, le 27 septembre 2011, à Maghama, alors qu’il manifestait contre l’enrôlement discriminatoire. Le 28 Novembre 2017, les membres du collectif des neuves et orphelins ont été violemment battus devant le cortège présidentiel à Kaédi, la CNDH et le mécanisme contre la torture n’ont pas soutenu les victimes. Diligenter une enquête sur les tortures et disparitions forcées de civils et militaires Afro-mauritaniens entre 1989 et 1992, les familles réclament les corps de leurs proches.

7-Le 16 juillet 2010, à Riadh, suite à une altercation, un policier fait feu sur Ramdhane Ould Mohamed. Atteint à la tête, il s’effondre. Après deux jours de coma, Ramdhane, âgé de 21 ans, succombe à sa blessure. Son cas n’a pas été élucidé.

8- Nous demandons la protection de médecins qui reçoivent les victimes de la torture pour établir des certificats médicaux attestant des cas de tortures sans risque de représailles.

9-La Mauritanie ratifie, signe les traités et conventions internationales, édicte des bonnes lois mais ne les n’applique pas. C’est juste une l’histoire de tromper les institutions internationales.

-Au nom de la société civile Mauritanienne, nous remercions les experts et les membres du comité contre la torture de Genève à prêter une grande attention aux cas soulevés ici. »

Source crédit:cridem.org

Élections en Mauritanie: des candidats atypiques pour l’IRA et SAWAB

RFI – Les Mauritaniens se rendront aux urnes le 1er septembre prochain pour des élections régionales, municipales et législatives.

Lors d’une conférence de presse commune, le parti panarabe Sawap ainsi que le mouvement abolitionniste IRA, déjà liés par une alliance électorale depuis le 30 mai dernier, ont pris la décision de présenter, parmi leurs candidats à un poste de député, une ancienne esclave libérée en 2008 seulement, après 35 ans de captivité ainsi qu’une veuve négro-africaine dont le mari a été assassiné lors des massacres de militaires mauritaniens noirs, durant les années 90.

La veuve du militaire, un négro-mauritanien, s’appelle Adama Sy. Elle défendra les couleurs de la coalition Sawap-ira. Biram Dah Abeid, président du mouvement IRA, justifie ce choix.

« Elle est mère d’orphelins. Elle est veuve d’un mari assassiné. Cette femme représente un échantillon important des victimes que nous soutenons. Elle doit aussi entrer au Parlement pour représenter cette catégorie de victimes », souligne-t-il.

Autre victime des violations des droits de l’homme dans le pays, investie sur la liste nationale pour siéger au Parlement : Habi Mint Rabah, ancienne esclave, que le mouvement IRA a réussi à faire libérer, en 2008.

« C’est une victime de l’esclavage qu’on a libérée. Elle avait alors un vécu de 35 ans dans l’esclavage. Elle est dans nos rangs, militante, et c’est elle qui va porter la contradiction au groupe dominant esclavagiste, dans le futur Parlement mauritanien », a précisé Biram Dah Abeid.

Le mouvement abolitionniste de Biram Dah Abeid pourra participer à ces élections et c’est une première. Jusque-là, IRA ne pouvait pas participer à ce scrutin, n’ayant pas reçu la légalisation de son parti politique, le Rassemblement pour une Action Globale.

C’est son alliance avec Sawap qui lui permet, aujourd’hui, de présenter des candidats. Son leader, Biram, avait pris part à la présidentielle de 2014 où il avait terminé deuxième, derrière le président Ould Abdel Aziz.

Par RFI

Source crédit: cridem.org

Halte à l’intimidation des activistes de Droits Humains

SOS-Esclaves & CALSEMS – Monsieur Diadié Bambi Coulibaly, militant anti esclavagiste et notable du village de Daffort est depuis le 12 juillet 2018 arrêté par la brigade anti –drogue à Nouakchott.

Plus d’une semaine après son arrestation, les amis et parents de Diadjé n’ont reçu aucune information officielle de la part des autorités concernées. Dans les années 80, Diadjé, à l’instar de plusieurs émigrés rentrés au bercail, s’était reconverti dans la commercialisation de poisson sec entre Nouakchott et son village natal Daffort situé à 60 Km au nord de Selibaby.

Mais cette activité a fortement baissée grâce au développement des moyens de communications. Le 12 juillet, la police appelle anonymement Diadjé par téléphone pour récupérer un colis. Ce dernier comme d’habitude les demande de le remettre à son ami Aly Traoré également commerçant de poisson sec au marché.

C’est alors que la police se dévoile et arrête les deux personnes pour soupçon de trafic de drogue. Le prétendu colis n’était rien d’autre qu’une manière de mettre la main sur Diadjé. Depuis cette date M. Diadjé est retenu contre son gré à la brigade anti- drogue pour dit on raison d’enquête.

Diadjé Bambi Coulibaly est celui qui a tout récemment déposé des plaintes contre les esclavagistes féodaux de Daffort, à savoir les parents du ministre de l’environnement Amédi Camara et du président du conseil d’administration de l’agence Tadamoun, Moussa Seydi Boubou Camara pour cooptation d’héritage. Au moment de son arrestation Diadjé et les siens se préparaient pour protester contre la décision absurde du tribunal de Seilibaby qui a tranché en faveur des lobbies féodaux en « gelant » l’utilisation des terres que les anciens esclaves ont exploités depuis plusieurs générations.

Cette décision de la justice qui concerne seulement les terres appartenant aux anciens esclaves. Ainsi de centaine de familles vulnérables seront privées des généreuses pluies que le Gudimakha commence à enregistrer cette année. Le 13 juin 2018, Diadjé était à la tête d’un important sit-in organisé devant la présidence de la république pour protester contre l’occupation illégale des terres des anciens esclaves par les lobbies féodaux dans le milieu Soninké en Mauritanie. Cette manifestation a été largement relayée par les médias nationaux et internationaux notamment RFI.

Quand on sait que Diadje est le principal leader du mouvement anti esclavagiste au niveau de Daffort, nous avons, jusqu’à preuve du contraire, raison de croire que son attestation semble être directement liée à son activisme qui dérange les lobbies féodaux Soninké. Ces genres de manœuvres ne sont rien d’autre que des méthodes indignes et rétrogrades que les lobbies féodaux continuent encore d’utiliser pour essayer d’intimider les activistes.

Suite à cette nébuleuse arrestation qui peut attenter à la liberté et au mouvement non seulement des activistes de droit humains mais aussi de tout citoyen ordinaire, nous lançons un appel à tous les mauritaniens épris de paix et de justice et conscients de la supériorité du droit divin d’Allah SWT d’exiger la libération immédiate de notre ami et frère Diadjé Bambi Coulibaly et mettons en garde les pouvoirs publics contre toute sorte d’instrumentalisation de l’ appareils d’état.

SOS Esclaves &
Le Collectif des Associations de Lutte Contre
les Séquelles de l’Esclavage en Milieu Soninké

Nouakchott, le 20 Juillet 2018

Source crédit: cridem.org

Fin de la séquestration de Moussa Bilal Biram et Abdellahi Maatalla Saleck .

Abdellahi Maatalla Saleck et Moussa Bilal Biram ont recouvré leur liberté après avoir purgé entièrem ent leur peine. Ils avaient été arrêté le 30 Juin 2016 avec onze autres militants abolitionnistes suite aux émeutes qui se sont déroulés sur le site en face de l’hôpital ophtalmologique de Bouamatou. Plusieurs chefs d’accusations avaient été émis contre eux: appartenance à une organisation non reconnue, rassemblement non autorisé, résistance aux de l’ordre, incitation à la rébellion.
En réalité, ils avaient été arrêtés pour avoir inscrit leur mode de pensée et d’actions dans la lutte pacifique contre l’esclavage, la ségrégation raciale que subissent les citoyens d’ascendance africaine en Mauritanie.

Ils avaient été séquestré, torturé pendant douze dans des lieux secrets avant d’être transféré à la prison de Dar Naim. Un simulacre de procès s’en est suivie en première instance, un procès marqué par des vices de forme les condamnent à quinze ans d’emprisonnement.

Cette peine à été ramené à deux ans ferme au procès en appel à Zouerate ou ils ont été transférés à la prison dans le bagne ou Guantanamo Mauritanien Bir Moghren.
Couper de tout contact avec l’extérieur, les conditions de détention inhumaines et extrêmement traumatisantes.

IRA-Mauritanie tient à remercier:
-Le barreu et collectif des avocats Mauritaniens avec à leur tête Cheikh Ould Hendi.
– Les organisations internationales de protection et de défense des droits humains et des défenseurs en danger qui ont soutenu les détenus abolitionnistes.
-Les rapports spéciaux du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU qui ont suivi et régulièrement dénoncé l’arrestation, les violations, la torture et les mauvais traitements, subis par les abolitionnistes.
-Le groupe de travail des NU contre la détention arbitraire, qui a pris une décision qualifiant la détention des membres d’IRA-Mauritanie d’arbitraire et visant uniquement à punir pour leur engagement légal et pacifique contre l’esclavage et le racisme.
-Les missions diplomatiques européennes accréditées à Nouakc hott et l’Union Européenne, pour leur intérêt maintes fois exprimé sur la si de la société civi des détenus, la mission de la délégation de l’UE qui a rendu visite aux détenus à Bir Moghren suite à un voyage risqué de 1200km dans le désert.
-Le gouvernement des USA qui a dénoncé à travers le porte parole du département d’État l’arrestation, la torture et la condamnation des abolitionnistes d’IRA et exigé une enquête sur les allégations gravissimes de torture.
Les ONG de défense de droits humains Mauritaniennes, pour leur soutien indéfectible.
-Nous réaffirmons notre volonté a continuer la lutte pacifique jusqu’à l’instauration d’une société juste et égalitaire.
-Réitérons notre intention ferme de poursuivre sur le plan judiciaire, nationale et international, les tortionnaires, tapis dans la hiérarchie policière et conforté dans leur crime par le soutien du gouv et la complaisance des juges.

Nouakchott le 18 juillet 2018.
La commission de communication.

crédit source: IRA MAURITANIE

Fin de la séquestration de Moussa Bilal Biram et Abdellahi Maatalla Saleck .

Abdellahi Maatalla Saleck et Moussa Bilal Biram ont recouvré leur liberté après avoir purgé entièrem ent leur peine. Ils avaient été arrêté le 30 Juin 2016 avec onze autres militants abolitionnistes suite aux émeutes qui se sont déroulés sur le site en face de l’hôpital ophtalmologique de Bouamatou. Plusieurs chefs d’accusations avaient été émis contre eux: appartenance à une organisation non reconnue, rassemblement non autorisé, résistance aux de l’ordre, incitation à la rébellion.
En réalité, ils avaient été arrêtés pour avoir inscrit leur mode de pensée et d’actions dans la lutte pacifique contre l’esclavage, la ségrégation raciale que subissent les citoyens d’ascendance africaine en Mauritanie.

Ils avaient été séquestré, torturé pendant douze dans des lieux secrets avant d’être transféré à la prison de Dar Naim. Un simulacre de procès s’en est suivie en première instance, un procès marqué par des vices de forme les condamnent à quinze ans d’emprisonnement.

Cette peine à été ramené à deux ans ferme au procès en appel à Zouerat ou ils ont été transférés à la prison dans le bagne ou Guantanamo Mauritanien Bir Moghren.
Couper de tout contact avec l’extérieur, les conditions de détention inhumaines et extrêmement traumatisantes.

IRA-Mauritanie tient à remercier:
-Le barreu et collectif des avocats Mauritaniens avec à leur tête Cheikh Ould Hendi.
– Les organisations internationales de protection et de défense des droits humains et des défenseurs en danger qui ont soutenu les détenus abolitionnistes.
-Les rapports spéciaux du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU qui ont suivi et régulièrement dénoncé l’arrestation, les violations, la torture et les mauvais traitements, subis par les abolitionnistes.
-Le groupe de travail des NU contre la détention arbitraire, qui a pris une décision qualifiant la détention des membres d’IRA-Mauritanie d’arbitraire et visant uniquement à punir pour leur engagement légal et pacifique contre l’esclavage et le racisme.
-Les missions diplomatiques européennes accréditées à Nouakc hott et l’Union Européenne, pour leur intérêt maintes fois exprimé sur la si de la société civi des détenus, la mission de la délégation de l’UE qui a rendu visite aux détenus à Bir Moghren suite à un voyage risqué de 1200km dans le désert.
-Le gouvernement des USA qui a dénoncé à travers le porte parole du département d’État l’arrestation, la torture et la condamnation des abolitionnistes d’IRA et exigé une enquête sur les allégations gravissimes de torture.
Les ONG de défense de droits humains Mauritaniennes, pour leur soutien indéfectible.
-Nous réaffirmons notre volonté a continuer la lutte pacifique jusqu’à l’instauration d’une société juste et égalitaire.
-Réitérons notre intention ferme de poursuivre sur le plan judiciaire, nationale et international, les tortionnaires, tapis dans la hiérarchie polic et conforté dans leur crime par le soutien du gouv et la complaisance des juges.

Nouakchott le 18 juillet 2018.
La commission de communication.

crédit source: IRA MAURITANIE

Ganbanaaxu fedde : Procès et projets de réformes coutumières.

■Volet 1

Depuis le lancement de notre mouvement Ganbanaaxu fedde au 05.10.2016 (mouvement pour les droits civiques qui demande l’égalité en dignité et en droits dans un cadre républicain), foisonnent à notre encontre toutes sortes de calomnies, d’attributions d’intentions malsaines et funestes (achats d’armes pour casser du noble , trafic de drogues, accusation d’avoir créé un climat insurrectionnel entre autres).Et pire encore certains de nos membres expatriés sont menacés d’emprisonnement une fois sur le sol mauritanien par les partisans de l’ordre féodal ,du statut quo stérile .
CAMARA MOUSTAPHA Président GUIDIMAKHA POUR LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPEMENT avait tenté d’intercepter via la frontière de Gouraye (Mauritanie) , notre membre Hadet Boudou Coulibaly de Gneleba( village mauritanien dans la région du Guidimakha).
Toutes ces accusations et intimidations ne sont que ferments de haine, du mépris et du peu de considérations pour la communauté Ganbanaaxu fedde .On nous reproche de combattre les vestiges des pratiques de l’esclavage , du systèmes de castes , la hiérarchisation des rapports héritées des pratiques esclavagistes .Ganbanaaxu fedde lutte contre les pratiques d’esclavage et ses séquelles , nous ne ruminons ni haine , ni revanche ni demande de réparations pour les victimes et descendants de victimes de l’esclavage communautaire .Pour beaucoup cet esclavage intracommunautaire couplé des systèmes de castes – parce que entre africain)-ne devrait pas être objet de débat soit par gène ou par mauvaise foi.
L’argumentaire farfelu avancé par les partisans d’un certain conservatisme féodal n’a aucune teneur face à l’idéal de Ganbanaaxu fedde . C’est ce qui est risible certains se font hérauts légitimes de cette communauté soninké du fait de leur nom de famille .Ganbanaaxu fedde ne fait pas table rase du patrimoine matériel et immatériel de SONI KAARA , ce qui n’est pas notre dessein d’ailleurs.
L’esclavage par ascendance ne peut être constitué comme pilier d’une organisation sociale, la remise en cause de certaines pratiques par notre mouvement Ganbanaaxu fedde a fait de nous les ennemis , des parias , des excommuniés dans beaucoup de villages, agressés , emprisonnés ou harcelés par procès répétitifs . Ces manœuvres reflètent une impuissance face l’élan d’éveil communautaire transfrontalier.
Mais nous voulons réformer certains référents coutumiers, certaines entités coutumières .Pour ce faire une autocritique de notre communauté SONI KAARA est nécessaire pour notre survie, notre dynamisme.
Les anciennes code de valorisations sociales ne sont plus adaptées .Ganbanaaxu fedde ne demande personne de s’excuser d’être le fils ou la fille d’un ancien vendeurs , possesseurs –mal traiteurs d’esclaves , car notre combat est face un système séculaire ficelé qui n’a rien de sacrée. Toutes organisations ou entités faites dans nos sociétés ne sont là que pour le bonheur, la fraternité et la paix sociale. D’autres codes de valorisations devraient être recherchés, le nom de famille ne doit pas être critère sociale valorisation ou de discrimination. Un changement de comportement est nécessaire de l’espace nucléaire à l’espace public .Nous ne pouvons faire comprendre à un enfant de abs âge qu’il est supérieur ou inférieur à son camarade de classe ou ami d’enfance du fait de son rang social certifié pour beaucoup par le patronyme en ce qui concerne SONI KAARA.
Ce qui fait beaucoup de polémiques aujourd’hui ce n’est guère c et élan réformateur, de progressiste initiée par Ganbanaaxu fedde .
L’affront ou la pilule nos détracteurs est à situer au niveau des auteurs de cet initiative , par euphémisme on accuse de mauvaise stratégies , de manque de plan d’action , de référence et d’un leader .
Dans le fond on nous accuse d’être des esclaves revanchards , haineux pour venger nos ancêtres abusés et réduits en esclavage.
Nous soutenons le projet de réforme de la chefferie traditionnelle, de l’imamat .Nous reviendrons là-dessus prochainement pour éviter les raccourcis et par générosité aux sans arguments qui excellent dans la caricature.

Gaye TRAORÉ, président ARMEPES-FRANCE et l’initiateur du forum GANBANAAXU FEDDE.

Déclaration réconciliation et de partenariat politique (FPC / AJD/mr)

Suite à une médiation de bonnes volontés, les camarades Ibrahima Sarr président de l’AJD/MR et Samba Thiam président de FPC se sont rencontrés à Nouakchott le 18 juin 2018.
L’entretien, franc et direct, a permis aux deux leaders de revenir sur l’essentiel des contentieux et des malentendus qui continuent d’entraver le rapprochement de leurs partis. Ils ont reconnu que des questions de simples divergences stratégiques les opposant ont pu donner lieu à des surenchères contreproductives. Le président Samba Thiam a, pour l’occasion, exprimé ses regrets pour des dérapages assumés dans son camp.
Les deux présidents ont convenu, dans un esprit de dépassement et pour répondre aux vœux d’unité maintes fois réitérés de leur base, de s’investir dans la dynamique de réconciliation et de partenariat.

Fait à Nouakchott le 12 juillet 2018.

■Les Présidents

~Ibrahima Moctar Sarr AJD/MR

~Samba Thiam FPC

Source crédit: Proches Réseaux sociaux de 2 partis.

ALERTE INFO: Un militant anti féodalité en arrestation à Nouakchott

《Nous venons d’apprendre que notre ami et frère,Diadjé Coulibaly, militant anti esclavagiste et notable du village de Daffort a été arrêté par la police. Jusque-là nous n’avons aucune information claire sur les raisons de son arrestation. Mais quand on sait que Diadje est le principal leader du mouvement anti esclavagiste au niveau de Daffort , cette arrestation semble être liée à son activisme qui dérange les lobbies féodaux. Diadje est le neveu de Lagane Coulibaly qui ont tous les deux introduit des plaintes contre des éléments féodaux pour captation d’héritage . Ces manoeuvres ne sont rien d’autre que des méthodes honteuses utilisées par Les lobbies féodaux pour essayer d’intimider les activistes . Ils se trompent lourdement.》

BMC

Les tentatives d’expropriation d’héritage à Dafort : des incompréhensions autour de la décision du cadi de Ould Yengé.

Depuis mi-avril 2018, à Dafort, village soninké dans le Guidimagha mauritanien, certaines familles féodales s’acharnent sur de paisibles citoyens descendants d’anciens esclaves dans la communauté, par des tentatives d’expropriation d’héritage à caractère esclavagiste. Aujourd’hui 9 familles parmi la communauté d’anciens esclaves qui se sont émancipés du joug féodaloesclavagiste soninké (système de ladalamxu), risquent de jour en jour d’être expropriées de leurs champs légués en héritage familial depuis plusieurs générations. De ce fait, après 4 mois de démarches auprès des autorités départementales et régionales dans le Guidimagha, marquées par divers dysfonctionnements notamment la non prise en compte effective des auditions de nos membres plaignants chez les gendarmes dès les premiers signalements des harcèlements venant de féodaux, un avis judiciaire troublant et surprenant a été prononcé . Ces dossiers relevant des séquelles esclavagistes en milieu soninké, ont été vidés volontairement et méthodiquement de ce caractère pour en faire un cas de litige foncier classique. Ainsi le cadi de Ould Yengé s’est rendu à Dafort dans la journée du 2 juillet 2018 pour observations de champs en présence de 2 parties. Ce lundi 9 juillet, à Ould Yengé, devant les 2 parties, le cadi s’est prononcé pour une suspension des parcelles en litige et se décharge pour un niveau supérieur de juridiction.
De cette situation sensible de non application de lois mauritaniennes en la matière, nous faisons appel aux hautes autorités du pays, en premier lieu le président de la république, son excellence Monsieur Mohamed Ould Abdelaziz, afin veiller au cas de DAFORT qui défraie la chronique depuis plusieurs mois. Aujourd’hui par cette décision du cadi, les membres de cette communauté victime de cet esclavagisme coutumier, seront privés injustement de leurs champs qui constituent une source nourricière pour leurs familles depuis la création du site villageois en 1905.
Pour rappel, lors de la journée nationale contre l’esclavage et ses séquelles en Mauritanie tenue à Selibaby ces dernières éditions (6 mars 2017 et 2018) , la communauté des descendants d’anciens esclaves sous le vocable GANBANAAXU FEDDE, a exposé devant les officiels de l’Etat les différentes problématiques posées par le régime coutumier et féodal contre l’éveil d’émancipation dans nos localités rurales. Nous nous adressons aux autorités publiques, aux forces politiques et aux ONG de défense des droits humains, pour une implication sérieuse dans cette affaire de DAFORT, symptomatique d’un défi de l’ordre féodaloesclavagiste soninké face aux lois mauritaniennes dans nos zones rurales.

Dafor 9 juillet 2018

Communauté GANBANAAXU DAFORT (Familles et descendants d’anciens esclaves)

Édito : BIRAM ou l’antidote à un communautarisme stérile et sectaire qui sape tt CHANGEMENT!

Il s’appelle BIRAM DAH ABEID, le fondateur du célèbre mouvement abolitionniste (IRA créé en octobre 2008 toujours non reconnu par les autorités mauritaniennes). Il a connu avec plusieurs de ses amis et militants, arrestations et détentions à des nombreuses fois pour leur engagement ferme et pourtant pacifique pour l’application effective des Lois édictées par l’Etat contre les pratiques esclavagistes et toutes les violations des droits humains. L’homme Biram politique et défenseur des droits humains , a su être très influent dans les 2 univers qui sont très liés au fond. Par son engagement devenu légendaire à travers le monde, le haratine qui reconnaît sans complexe que ses ancêtres avaient vécu le joug esclavagiste, s’est singularisé en évitant de communautariser et d’essentialiser. Fièrement, il rejette les contingences et les logiques de camps d’appartenances tribales, ethniques ou raciales. Son camp est celui de victimes d’un système érigé en mode étatique entrenu et soutenu par des forces clientélistes issues de toutes les communautés nationales. Le leader abolitionniste déclaré candidat aux présidentielles de 2019 en Mauritanie, croit au « MAURITANIEN » qu’il soit Haratine, Biidhan, Peul, Soninké ou Wolof qui s’affirme en CITOYEN délesté d’une certaine conscience revendicative foncièrement sectaire et exclusive. Adepte de prises de positions qui peuvent perturber certains à raison ou à tort , l’homme public décide très souvent en assumant avec TRANSPARENCE ET RESPONSABILITÉ. Le militant universaliste n’est pas compatible avec les vieux logiciels politiciens et les cadres revendicatifs strictement binaires ou ethnocentrés . BIRAM politique promu peut incarner l’espoir d’un CHANGEMENT GLOBAL qui ferait taire les ressentiments ethnicistes, tribaux et raciaux des uns et des autres qui ont l’air des « nationalismes communautaires » avec des aspirations hégémoniques.

Osons Biram Dah Abeid, que le Peuple se serve de lui avec SINCÉRITÉ et TRANSPARENCE! #BIRAM19