10-12-2017 20:16 – Conflit foncier sur fonds d’esclavage à Bouanze

AMEES – Le 29/8/2017, Mr Adama Camara, chef de village de Bouanze dans la moughataa d’Ould yengé (Wilaya du Guidimakha) et Diadié Boubou Cissé Imame de la grande mosquée du même village ont déposé une plainte contre Yaghoub Coulibali et sa famille pour ce qui suit :

1. Les plaignants réclament une parcelle de terre destinée à la prière de la fête de tabaski soit disant occupé par Yaghoub Coulibali et sa famille ;

2. Les contre plaignants (Yaghoub Coulibali et sa famille) que la parcelle appartenait à leur père décédé en 2002, ceux dont, tous les notables de bonne foi peuvent témoigner. C’est sur fond d’esclavage que le chef du village et son imam veulent s’accaparer de cette parcelle.

En effet, trois parcelles avant celle-ci sur lesquelles priait les fêtes de tabaski sont toutes construites par les ayants droits. Notre parcelle est la quatrième et j’ai commencé à y construire deux chambres, du coup, le chef de village et son imam sont venus me demander de les démolir soit disant que c’est une parcelle destinée à la prière de la fête de tabaski.

Le commandant de la brigade de gendarmerie d’Ould yengé, une fois de passage avait arrangé le problème en disant qu’il n’était plus possible de démolir les deux chambres déjà construites mais de laisser le reste de la parcelle pour les prières de la fête de tabaski ce que tout le monde a accepté. Une semaine plus tard, le chef de village et son imam ont porté plainte contre Yaghoub Coulibali et sa famille pas à Ould yengé, chef-lieu de la Moughataa qui a déjà trouvé un arrangement, mais directement à Selibabi qui n’en a jamais été informé.

Suite à quoi, nous avons été convoqué pour faire et déposé une contre plainte le 11/9/2017, ce qui a été fait. Tout récemment, le cadi de Selibabi nous a convoqués à Ould yengé et par grande surprise, il n’a pas tranché mais voulait nous donner 500 000 ouguiyas pour que nous acceptions la démolition des deux chambres et libérer toute la parcelle, ce que nous avons catégoriquement refusé. Nous AMEES, dénonçons vigoureusement l’attitude du Cadis de Sélibabi pour ce jugement frauduleux et entaché de corruption.

Nous demandons à la haute autorité de remettre à Mr Yaghoub Coulibali et sa famille leur parcelle de terre qui est menacée d’accaparement sur fonds d’esclavage.

Nouakchott, le 7 Décembre 2017

Le bureau exécutif

Source crédit: http://www.cridem.org 

IRA-MAURITANIE: COMMUNIQUÉ DE PRESSE. 

Le président des réseaux IRA Biram Dah Abeid était l’invité du ministre Néerlandais des Affaires étrangères Halbe Zijlstra, en compagnie de plusieurs défenseurs des droits humains de par le monde pour la cérémonie de  remise du Prix annuel des droits de l’Homme que les Pays-Bas octroient chaque année. La cérémonie s’est déroulée ce 8 décembre à La Haye et le lauréat du prix Tulipe pour l’année 2017 est l’activiste pour les droits humains au Nations-Unies Graciela Perez Rodriguez. 

Cette cérémonie à permis des rencontres et échanges pendant toute une journée, entre plusieurs défenseurs de droits humains de par le monde.

 Notons que IRA – MAURITANIE  a obtenu le prix Tulipe du gouvernement Néerlandais en décembre 2015.

Les Pays-Bas sont l’un des pays qui soutiennent le plus la lutte pacifique pour les droits humains dans le monde et particulièrement la cause de IRA au sein du conseil des droits de l’Homme des Nations-Unies à Genève.

Durant cette cérémonie, Biram Dah Abeid était accompagné par le président de IRA-Pays-Bas Harouna Sy et deux membres de son bureau : Amodou Kelly et Leida Florijn.

Nouakchott le 9/12/2017     La commission de communication

Ces vrais problèmes africains que les élites ne veulent pas voir.


Lien jeunafrique.com: http://www.jeuneafrique.com/500529/politique/ces-vrais-problemes-africains-que-les-elites-ne-veulent-pas-voir/



Le Sommet UA-UE s’achevait, le 30 novembre, à Abidjan ; au-delà du succès de l’organisation, les résultats illustrent ce confort réifiant de la diplomatie qui consiste à traiter les effets pour mieux différer les causes.

Tribune. L’occasion s’offrait de démystifier les ressorts d’une faillite unilatérale, lesquels justifient la ruée vers l’Europe dont la prochaine vague bout déjà. Hélas, la pensée mercantile – par définition impatiente – empêcha les esprits d’avoir le courage de cette vision. Une population nombreuse recèle un marché, clament les praticiens de l’empirisme épicier. Et comment envisager le marché sur un champ de ruine ? Au lieu de parler, enfin, reboisement, contraception volontaire, démocratie et éducation contre l’intolérance, l’on se fit resservir du « forum des affaires », « entreprenariat » et « business plan ». « Investir dans la jeunesse » aura été un énième 

 

L’occultation

Les foyers de tension jihadiste se disséminent et leur espace enfle. De conflit de basse intensité et menace résiduelle, la dynamique tisse son asymétrie autour de la planète. Le vieux continent ne semble préparé au péril terroriste ; ce dernier se greffe sur les inégalités et l’impunité de la concussion, pour s’enraciner parmi les déshérités, avant d’irriguer le corps social. La déconfiture de l’État africain découle, surtout, de l’immunité de ses élites, rarement comptables devant les électeurs. Pourtant, selon la vox populi, nos misères ne relèvent pas de notre responsabilité ; c’est la faute de l’impérialisme, du Blanc, de l’étranger… Pourquoi s’exercer au désagrément de l’autocritique lorsque la mémoire vous offre l’opportunité d’une esquive, sans délai ?

Partout, désertification, poussée des naissances et des bidonvilles insalubres précèdent l’apparition des prédicateurs salafistes

La déforestation, l’analphabétisme, la surnatalité et le chômage, contribuent à propager et amplifier l’extrémisme religieux et sa promesse d’une félicité post-mortem. Les damnés de la terre, que leur terre stérile ne nourrit plus, descendent profond, du Sahel au Sud, avec ou sans le cheptel bovin, là où subsiste de la verdure. Ils s’y confrontent aux autochtones, en majorité cultivateurs sédentaires ; résulte, du choc, une invasion en douceur que ponctuent, cependant, des tueries pour l’appropriation du sol, sur fond d’ethnicité, bientôt de haine confessionnelle. Le prosélytisme de l’uniformisation ronge, en silence, la diversité de la culture et des modes de vie. Partout, désertification, poussée des naissances et des bidonvilles insalubres précèdent l’apparition des prédicateurs salafistes, puis, dans leur sillage, les femmes et fillettes, vêtues de noir, sous un soleil de plomb. Nos gouvernements y considèrent plutôt le fait divers, voire un mode insolite de mondialisation. Néanmoins, au risque d’improviser une théorie des climats, l’évidence d’une corrélation de la violence religieuse à l’hostilité de la nature s’impose, en Afrique.

Le piège

D’un pays à l’autre vous êtes affligés par la même histoire de sélection vénale aux concours, d’embauches achetées, de bourses d’études obtenues grâce à une « avance » que la famille cotise. Restent, au gros contingent sans espérance, les trois options du pire : la délinquance de connexion, le chemin de la noyade et le suicide en martyre. Les plus pressés misent, en général, sur le raccourci vers le Paradis. Or, face au fanatisme, nombre d’institutions multilatérales de développement ne disposent des instruments prédictifs d’analyse, d’anticipation et de riposte. À peine savent-elles en atténuer les symptômes, souvent du point de vue de la trivialité pratique et avec retard. À d’exotiques exceptions près, l’Afrique, non plus, n’offre pas de perspective viable à ses enfants. La facilité en vogue leur fait miroiter l’imminence du salut.

Loin des mirages de l’émergence, il s’agit, d’abord, d’inverser la vitesse d’une fertilité qui surpasse, la création de richesses

Une école, un dispensaire et une gare débordent d’une affluence pour laquelle ils n’étaient pas conçus et les citoyens s’empressent de recourir à la corruption, comme réflexe de survie ; ainsi arrachent-il à l’encan, un lambeau de droit trop disputé ; ils dépensent le peu en leur possession, à l’unique fin de gagner un jour dans la jungle du pullulement. Par campements entiers, des multitudes d’orpailleurs clandestins creusent en quête d’or, infectent les nappes phréatiques de mercure et de cyanure et ne reboisent jamais ; ailleurs, d’autres abattent des arbres pour semer, chauffer la marmite et bâtir un logis ; l’urbanisation horizontale accentue le désastre de l’écologie et ses conséquences paraissent peu réversibles.

Le sursaut

Les cadres de l’Afrique rassurée, chantres d’un optimisme de convenance auquel ils finissent par croire, éludent le lien entre démographie et surconsommation de ressources non-renouvelables. Quand le président d’une puissance coloniale s’aventure à leur tenir la vérité banale, l’invective fuse. Pas davantage n’admettent-ils l’hypothèque de la polygamie.
À présent, trêve de complaisance, le temps est venu de réévaluer les moyens pour prévenir la simultanéité d’autant de facteurs de désordre ou, du moins, en amoindrir les répercussions, d’une rive à l’autre de la Méditerranée. Loin des mirages de l’émergence, il s’agit, d’abord, d’inverser la vitesse d’une fertilité qui surpasse, la création de richesses.

Source crédit: lien de jeunafrique.com 

http://www.jeuneafrique.com/500529/politique/ces-vrais-problemes-africains-que-les-elites-ne-veulent-pas-voir/

Par  Abdel Nasser Ethmane

Abdel Nasser Ethmane est fonctionnaire international et spécialiste des enjeux globaux de paix et de sécurité en Afrique francophone et du Nord.

Mauritanie: une nouvelle version de la monnaie, moins de chiffres même valeur à partir de janvier 2018.

تعرفوا على السلسة الجديدة من الأوراق النقدية والتي سيتم تداولها ابتداء من السنة القادمة 

Découvrez la nouvelle gamme de l’Ouguiya qui sera mise en circulation à partir du 1er janvier 2018

Crédit source: Page officielle Facebook L’ouguiya. 

Événement : la BNM et son partenaire BDE rencontrent la diaspora à Paris. 

Aujourd’hui 5 décembre 2017, des responsables de la BNM (Banque Nationale de Mauritanie) et leurs partenaires français de la société de transfert d’argent BdE, ont rencontré une partie de la diaspora mauritanienne en France. L’objectif de cette rencontre instructive et conviviale pour l’assistance, est une présentation détaillée des services bancaires ouverts par la BNM à la disposition de sa clientèle ou potentielle clientèle expatriée en France. Ainsi les échanges ont porté principalement sur les différents types de compte, les produits proposés et surtout le partenariat entre la Banque et son relais associé français (BdE) pour le transfert de fonds qui intéresse particulièrement la diaspora. Ce service proposé ressemble plus ou moins à ce qui avait été mis en place par la BMCI et la BOA (Bank of Africa) il y a quelques années. Pour rappel, ce service qui permettait de verser de l’argent dans son compte BMCI via un compte BOA en France a été arrêté depuis quelques mois. Aujourd’hui du côté de la BNM , un service similaire est la proposition phare en partenariat avec son relais partenaire de transfert. La société BdE en France propose des tarifs très compétitifs sur le marché très prisé de transfert d’argent Diaspora vers pays d’origine. Il a été expliqué que la société BdE ne propose pas d’ouverture de compte bancaire proprement dite mais assure des transferts d’argent pour les clients de ses partenaires bancaires à travers le monde. Les responsables de la BNM ont été très soucieux et attenttifs aux différentes observations faites par l’assistance. Ils ont exprimé un intérêt particulier et pressant à vouloir répondre urgemment par des possibilités pratiques et innovantes aux demandes de la diaspora en services bancaires et affiliés. Par ailleurs, on dirait qu’il faut plus de communication et d’information à l’endroit de la diaspora, afin de toucher large le vivier potentiel d’une clientèle certaine. 

Dépliant explicatif du dispositif transfert d’argent BdE et compte BNM 

K.S 

01-12-2017 15:10 – La Banque Nationale de Mauritanie : Rencontre avec la Diaspora Mauritanienne en France



RMI Info – La Banque Nationale de Mauritanie a le grand plaisir de convier les Présidents d’Associations et les Représentants de Foyers des mauritaniens résidents en France à une rencontre qui aura lieu le mardi 05 Décembre de 17H à 20H dans les locaux « Espace Hermès » , 10 cité Joly, 75011, salle 33 au 1er étage.

Cette rencontre va permettre de vous présenter les produits et services de la BNM et en particulier d’annoncer le partenariat avec une banque française, la BdE, qui dispose d’un savoir-faire reconnu en matière de transfert d’argent.

Avec la solution offerte par la BNM et la BdE, les compatriotes mauritaniens pourront réaliser leurs transferts d’argent vers la Mauritanie en toute sécurité, au moindre coût et dans les délais les plus courts.

Banque citoyenne, la BNM a été la 1ére banque à ouvrir des Agences sur l’ensemble du territoire mauritanien (Selibaby, Rosso, Kaedi, Boghe etc…) dédiée aux populations locales et aux Résidents Mauritaniens en Europe.

Aujourd’hui, l’un des principaux objectifs de la Banque est de maintenir sa place en tant que leader sur le marché des MRE en leur offrant des produits adaptés à leurs besoins (transfert d’argent, compte chèque Diaspora, épargne logement, compte d’épargne islamique, Epargne classique, carte de retrait et de paiement etc…), et un service de qualité aussi bien en Mauritanie que dans leur pays d’accueil.

Venez nombreux découvrir les services et les produits de la BNM et de son partenaire BdE.
La BNM, votre banque toujours plus proche de vous !!!

Info contact

Issa Mancega

0750601289
Crédit source: http://www.cridem.org 

IRA – MAURITANIE: COMMUNIQUÉ DE PRESSE 

Torture en public et arrestation de veuves et d’orphelins à Kaédi le 28 novembre 2017
 

Une bonne partie de l’opinion mauritanienne associe désormais la date du 28 novembre au deuil. A cette date anniversaire où, à la veille d’un certain 28 novembre 1990, (28) officiers, sous-officiers et hommes de troupe furent pendus (sacrifiés) sur l’autel du racisme d’Etat pour, en avaient décidé les commanditaires, « célébrer le 30ème anniversaire de l’accession de la Mauritanie à la souveraineté nationale ».

 

N’est-ce pas, c’est par pur cynisme que les autorités ont choisi justement la ville martyre de Kaédi, capitale du Gorgol, dont les fils étaient les plus nombreux parmi les 28 pendus par bêtise et inhumanité. C’est justement ce jour anniversaire où Mesdames Houleye Sall et Maimouna Alpha Sy, mais aussi toutes leurs consœurs veuves, leurs enfants orphelines et orphelins font chaque prière, posent chaque acte et prononcent chaque parole à la mémoire du fils, du mari ou du père arraché injustement, sauvagement et à jamais à leur affection. C’est alors bien juste et bien légitime qu’ils se présentent à Kaédi pour dire tout simplement et pacifiquement que « non, justice n’a pas été faite », « la vérité n’a pas été dite » et « continuerons à y tenir ».

Pour être venus à Kaédi exiger la vérité puis la justice pour ce qui s’est passé pendant cette nuit horrible du 27 au 28 novembre 1990 dans la caserne militaire d’Inal, des femmes âgées et des jeunes ont été sauvagement torturés en pleine place publique par les forces de police. Suite à quoi, les personnes suivantes ont été arrêtées et continuent à croupir au commissariat de police de Kaédi :

 

1. Maïmouna Alpha Sy – Secrétaire Générale du Collectif des veuves

2. Aissata Alassane Diallo – membre du collectif des veuves

3. Salamata Demba Gaye – membre du collectif des veuves

4. Bocar Gueye – membre du Collectif des Victimes Civiles et Militaires (COVICIM)        

5. Moussa Sarr – membre du Collectif des Victimes Civiles et Militaires (COVICIM)        

 

IRA – Mauritanie, solidaire du Collectif des veuves et du COVICIM :

– Soutient les victimes et ayant droits dans leur exigence de vérité et de justice en ce qui concerne la tentative de génocide qui a visé les negro mauritaniens pendant la période 89 – 90.
– Interpelle les autorités mauritaniennes qui doivent se départir de la politique de la fuite en avant pour faire face courageusement à ce dossier qui continue à faire souffrir directement des milliers mauritaniens.
– Et exige la libération sans condition des personnes détenues et l’ouverture d’une enquête sur les actes de torture dont elles ont été victimes.
Nouakchott, le 29 novembre 2017

La Commission de communication

Publication : 《La Société soninké , Hier, aujourd’hui et demain》 de DIALLO Djibril Cheikh Bouye

Cet essai que nous présentons au public a l’ambition de contribuer à faire connaitre la société soninké, sa culture, ses valeurs, son organisation, mais aussi les problèmes, les tensions et les difficultés qu’elle connait. Le lecteur y trouvera une analyse critique de certaines caractéristiques sociologiques et mentales de cette communauté millénaire. En effet, notre essai propose une discussion des idées et aborde les tares de la société soninké en considérant les dimensions historique, sociale et sociétale, religieuse et même philosophique.

Pour accompagner la marche de l’histoire,  la société soninké doit libérer sa mentalité des scories d’un passé mythifié,  elle doit évoluer en s’armant d’une bonne intelligence de son temps et de son environnement. Aussi elle doit apprendre inlassablement de ses échecs et de ses expériences concluantes. C’est de cette  manière qu’elle améliorera son environnement, son mode de vie et le fonctionnement de sa collectivité.

A l’heure où émergent une culture mondiale et une standardisation des valeurs, aucune société ne peut se permettre de vivre en autarcie et se complaire dans l’immobilisme. Il est inutile de continuer à se murer aveuglement dans le passé car les vérités d’hier ne sont plus celles d’aujourd’hui et ces dernières ne seront certainement pas celles de demain. « Mal nommer  les choses c’est ajouter du malheur au monde » disait Camus. Cette citation résume à elle seule la mission que nous nous sommes assignée à travers ce livre. Face aux tensions, aux inquiétudes grandissantes et aux malaises palpables, l’heure n’est plus au silence et à la neutralité.  Ainsi ce  travail doit être perçu comme une nouvelle voix dans le débat qui agite actuellement soninkara. Il offre des pistes de réflexions et jette les bases pour  construire ensemble et parvenir à un avenir plus serein.

           

 Crédit source: Diallo Djibril Cheikh Bouye, l’auteur    

Livre disponible: Les librairies de l’Harmatan et via son site  à partir de la semaine prochaine wwww.editions-harmattan.fr

Ou contact de l’auteur au +33 6 03 60 14 03

COMMUNIQUE D’IRA FRANCE – MAURITANIE 

Aujourd’hui le monde s’offusque de la découverte de la vente d’esclaves en Libye et c’est « heureusement» très fortement relayé par les médias.

Aujourd’hui l’esclavage traditionnel (où l’on peut vendre ou donner en cadeau de mariage son esclave et sa descendance) est toujours présent et réel en Mauritanie.

Pourquoi ce silence? Parce qu’aux yeux du monde, les autorités mauritaniennes se couvrent derrière des lois abolissant, criminalisant et décrétant comme crime contre l’humanité l’esclavage dans le pays qu’elles dirigent d’une main de fer.

Oui, les lois existent MAIS ne sont pas appliquées en Mauritanie.

Au contraire, les mauritaniens antiesclavagistes sont discriminés, réprimés, torturés, voire emprisonnés. Et sont refoulées toute personne ou délégation voulant aborder en Mauritanie la question de l’esclavage.

Qu’attendent les médias pour relayer les alertes d’Amnesty International, Walk Free,Freedom United, Acat, FIDH en soutenant le leader abolitionniste Biram Dah Abeid qui a obtenu en 2013 le Prix ONU des Droits de l’Homme pour justement dénoncer l’esclavage dans son pays?

Nous, IRA France-Mauritanie (Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste), ONG pacifiste se voulant être un relais d’alerte sur les pratiques de l’esclavage en Mauritanie, demandons à être entendus auprès de ces mêmes médias pour qu’enfin la communauté internationale ouvre les yeux et se manifeste.

Nous leur évoquerons non seulement les pratiques de l’esclavage mais aussi le racisme d’état, l’exclusion et l’apartheid qui sévissent en Mauritanie.

Pour information: L’ONG IRA Mauritanie n’a jamais pu obtenir d’existence légale en Mauritanie.

Jean-Marc Pelenc

Président d’IRA France-Mauritanie, ce 27 novembre 2017

La Maison de la Liberté : Mot du PrésidentEl Maaloum Ould Maaloum




En réponse à l’appel de la liberté inhérent à la nature humaine et partant de l’importance de la liberté dans les fondements de la Sharia islamique et de son rôle central dans les conventions et déclarations internationales sur les droits de l’homme et conformément à la Constitution de la République Islamique de Mauritanie et à ses lois et étant donné notre conscience de la réalité sociale lourdement chargée d’élements liberticides, vu les pratiques d’esclavage et leurs sequelles, le racisme et le système ambiant de stratification sociale et étant donné notre aspiration pour une réalité différente où se réalise la justice et où les citoyens vivent égaux, régies par l’État de droit, où la citoyenneté est le fondement des droits et où la justice est la base de la gouvernance.

Sur la base de ce qui précède un groupe de jeunes mauritaniens a décidé de créer une maison de la liberté, notre rêve est qu’il soit une maison pour tous ceux qui ont pour espoir de se libérer de l’esclavage, l’exclusion et le racisme et d’être, avec tous les militants pour la justice le pionniers et les derniers venus sur le terrain, le noyau pour porter notre patrie mauritanienne vers l’accomplissement des valeurs de justice, de liberté, de fraternité, d’égalité et de dignité.

Les composantes de notre vision


-Premièrement : Pourquoi la Maison de liberté



-deuxièmement : la vision de la Maison de liberté



-troisièmement : les valeurs et les politiques



-Quatrièmement : les objectifs



-cinquièmement : les priorités

Premièrement : Pourquoi la maison de liberté ?


*Motif  légal


Notre religion l’Islam est une religion de liberté et de libération, ceci a été illustré par Roubie Ibn Amer quand il a été dépêché au Grand Roi Roustom en lui disant « Nous sommes un peuple envoyé par Allah pour sauver l’humanité  du polythéisme et adorer Allah le Tout Puissant , et pour sauver l’humanité de l’injustice des religions à la justice de l’Islam ,c’est ainsi que Omar AlVarough Ibn Alkhtab Qu’Allah soit satisfait de lui dénonce fermement l’esclavage et la vanité en les condamnant de façon éloquente « Pourquoi asserviez vous les gens alors que leurs mères les accouchèrent libres ? »   


*le motif contextuel



Nous vivons dans un pays qui a connu des siècles de pratiques esclavagistes arbitraires dont a souffert  toutes les couches ,les  ethnies et les régions ,un esclavage qui privé des êtres humains de  leur liberté et de leurs droits à l’éducation et à la propriété en les transformant  juridiquement à des demi-humains .Bien qu’une partie de  ces pratiques connait un recul ,mais elles sont encore pratiquées et leur impact est senti ,car le phénomène de l’esclavage est toujours  monnaie courante ,malgré les tentatives des pouvoirs publiques à l’occulter, et l’on peut observer clairement ses séquelles répercussions sur les conditions misérables de la couche des Haratines qui souffre ,particulièrement d’une pauvreté extrême de l’ignorance et d’une exclusion volontaire ,en particulier dans les cercles du pouvoir politique, économique, culturel ,médiatique et religieux.  Les sequelles de l’esclavage sont explicites et provocatrices dans des couches de Soninké, privées de leurs droits de propriété foncière, de leur droit d’assister à la prière dans les Mosquées et la représentation politique ,les couches des Moushdou  des Halpulaar qui sont  privés, eux aussi, de leurs droits à l’éducation ,de propriété et le leadership dans leur communautés villageoise



*Motif national



La question de l’esclavage et de liberté n’est pas seulement une question de droits humains mais elle est plus tôt une problématique nationale. En effet l’esclavage avec ses séquelles et ses différentes pratiques , est la question fondamentale de la Mauritanie , elle est la question  des victimes de ces pratiques arbitraires  pour venir à leur secours des gouffres de l’injustice et pour les assister à prendre la voie de la liberté



*le motif judiciaire



La République Islamique de Mauritanie a adopté plusieurs accords internationaux et lois nationales qui criminalisent toute forme d’esclavage et ses crimes .malgré cet important arsenal juridique, les pratiques esclavagistes sont toujours en vigueur et les coupables sont impunis. Ceci interpelle la conjugaison des efforts nationaux pour l’application de la loi et instaurer la justice.  

Deuxièmement : la vision de l’ONG



C’est une Organisation nationale pionnière dans la lutte contre l’esclavage et ses séquelles au sein de toutes les couches nationales qui œuvre pour la justice ,la fraternité entre toutes les composantes de ce peuple et met l’accent surtout sur la cause des Haratines dans toutes ses différentes dimensions ,c’est une vision qui vise l’excellence et la globalité de l’approche.

Troisièmement :les valeurs et politiques


les valeurs :     


                                                   

1-la liberté :c’est le fondement et le but car notre organisation travaille pour les valoriser à travers la conviction, la culture et la pratique.



2-la justice : c’est la valeur absolue prêchée par les Messagers et les Prophètes d’Allah ;elle est le pilier fondamental des cieux et des terres , la justice est une valeur principale de notre organisation qui soutient ses programmes ,ses activités, pour l’exaucer sur terre ,nous nous évertuons à l’appliquer ,la justice est le fondement de nos orientations de nos principes de notre législation.



3-la fraternité : c’est une valeur supérieure humaine, islamique et nationale, car nous descendons tous d’Adam qui Adam est crée d’argile ,les croyants sont des frères ,et la patrie est un contrat global de fraternité entre tous les compatriotes de la Mauritanie y compris toutes ses couches Haratines, Beidhanes, Pulaar, Soninké et Wolof.

 Nous sommes engagés aux principes de fraternité sur la base de l’humanisme, en respect à l’humanité entière et à sa liberté  et en préservant les droits des descendants d’Adam , sur la base de la fraternité islamique, on se rappelle des exigences du seul organisme à l’égard de nos frères dans tous les coins du monde dans un pays où chacun est fier de la diversité culturelle ,linguistique, ethnique et sociale.


4-l’égalité : nous sommes tous égaux devant la loi et devant la religion, ni la race, ni l’ethnie ,ni la couleur de la peau ne font distinction mais plus tôt les bonnes œuvres et les bonnes actions au profit de notre pays de nos valeurs humaines.

Sur la base du principe de l’égalité notre organisation s’oppose à la ségrégation prévalant  sous toutes ses formes et nous combattons toute exclusion de la femme et sa privation et œuvrons pour sa protection contre la violence familiale et son droit à l’accès aux cercles de décision

A-les politiques



Notre ONG prend pour principe la lutte contre l’esclavage et le droit à la liberté à travers une série de politiques qui sont :



1-la solidarité avec les opprimés quelque soit leur race, leur couche sociale et leur soutien jusqu’à acquisition de leurs droits entiers.



2- la lutte et le sacrifice pour juguler toute forme d’esclavage de racisme et de ségrégation de notre pays



3-le pacifisme et  le respect des lois dans toutes nos actions, puisque nous que sommes convaincus lutte est celle de la liberté et la justice et s’inspire de la lutte de vertus et la morale, mettre l’accent sur la cause des Haratines , considérés comme la couche la plus touchée des pratiques esclavagistes et ses séquelles dans le passé et le présent  



4-la globalité de l’approche : c’est-à-dire que la question de l’esclavage et le cause des Haratines est une question complexe qui nécessite une solution complexe qui mettra l’accent  sur l’aspect des droits humains sans négliger les aspects éducationnels, de jurisprudence, culturels, et économiques.



2-la coopération avec tous les acteurs de lutte contre l’esclavages et les ONG qui œuvrent pour la liberté car nous apprécions beaucoup les actions des ONG ,réseaux et personnalités ayant inauguré  la voie de la libération et de l’abolition, en particulier ceux qui travaillent dans le domaines de l’égalité ou l’abolition des esclaves ou ceux qui sont actifs dans les domaines de l’éducation des ces couches marginalisées ou leur assistance, une fois encore nous apprécions leurs efforts et nous pensons que le domaine de lutte contre l’esclavage peut nous accueillir tous et qui a besoin des efforts de tous, et l’intérêt national et l’intérêt de cette cause exigent la compréhension de tous dans le but de battre les forces esclavagistes hégémonistes et colonisatrices.


1-la  patience et l’assurance avant de diffuser des cas de pratiques esclavagistes et faire recours aux voies et moyens susceptibles de ne pas porter atteinte à quiconque dans notre processus et de faire prévaloir la justice .


2-la diversité est l’un de nos principes car nous nous évertuons à faire associer des jeunes filles et des jeunes garçons issus de toutes nos couches, qui parlent toutes les langues nationales et qui posent tous les problèmes et violations dont souffrent les populations de ce pays .nous nous évertuons aussi, selon nos possibilités à faire briser l’image négative qui  a prévalu lors de nos réactions aux cas d’injustice.

Notre rêve est de concrétiser le souhait de notre Prophète Paix et Salut soit sur lui (Un seul organisme, quand un organe de cet organisme souffre d’une anomalie l’ensemble de ce corps souffrira par l’insomnie et la fièvre)

Quatrièmement : les objectifs (émane du règlement )


Cinquièmement : les priorités



On peut déduire de la Maison de la liberté la lourdeur de la mission et la diversité des actions qu’elle exige, ainsi nous tentons d’identifier les priorités pour le lancement d’une organisation puissante et solide, capable de réaliser la vision ciblée et  assez outillée pour concrétiser les vertus et les politiques et disponible à exécuter les plans ciblés. 


Les priorités de l’époque sont :



1-l’achèvement des structures administratives et de planification de l’organisation.



2-faire l’etat de lieu de la situation sur le terrain de l’esclavage et la prise des outils susceptibles de transmettre l’image de leurs souffrances aux cercles de pouvoir et de décision.



3-Assistance exhaustive aux victimes de l’esclavage dans le domaine juridique, social, économique.



4-lever toute forme d’abstraction de jurisprudence à l’encontre des pratiques esclavagistes et ségrégationniste et la création de véritables espaces de coopération entre les érudits et les activités des droits humains.



5-créer des réseaux de coordination des ONGs de lutte contre l’esclavage en vue d’une éradication définitive de ce fléau au niveau national



6-contribuer efficacement à l’exigence d’une solution définitive nationale et  juste au passif humanitaire qui garantie la justice, les faits et la protection de la mémoire collective. .

 

  

        

7-Consolider la place de la jeunesse dans toutes les couches dans le domaine de la lutte des droits humains, en particulier la lutte anti-esclavagiste et mettre en œuvre les moyens nécessaires à la réalisation de cet objectif.



8-la lutte acharnée contre toute forme de marginalisation et ségrégation  dans les services publiques , la fonction publique et la promotion dans tous les réseaux médiatiques ou sociaux .



9-le suivi des conditions des prisons pour mieux cerner les violations et  jeter la lumière sur les conditions qui ont fait que la majorité des détenus sont des Haratines ou des autres couches marginalisées



Nouakchott, le 22/11/2017



Crédit source: contact des initiateurs de la structure naissante.