● KS, Militant droit-de-l'hommiste et Blogueur - Mes opinions ne sont pas sacrées, elles sont assumées sans zèle.
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Sous la houlette de la délégation régionale de la culture, de la jeunesse et des sports, cet évènement qui s’est étalé sur 5 journées (18 au 22 novembre 2022) , a comme objectifs principaux suivants selon la note de présentation :
– Mobiliser les jeunes de la wilaya autour de l’importance de l’école républicaine, l’importance de l’agriculture, renforcement de la citoyenneté, culture de la paix et la cohésion sociale;
– Redynamiser les activités culturelles et sportives de la jeunesse et encourager les jeunes à participer dans les efforts de développement de leurs wilayas et moughataas;
– Diffuser les messages de sensibilisation liée à la cohésion et le renforcement de l’unité nationale et la lutte contre l’extrémisme ;
– Découvrir et développer les talents ;
– Encourager l’excellence en milieu scolaire ;
– Susciter et développer la culture du volontariat chez les élèves ;
– Créer un cadre de communication et de dialogue entre les jeunes.
Les 4 départements (Selibaby, Ould Yengé, Ghabou et Wompou) de la région ont été représentés pour chacun par une délégation d’une soixantaine de personnes.
Les hauts représentants administratifs et civils (Gouverneur et autres) ont été de la partie pour superviser les activités qui se sont déroulées dans la Maison des jeunes et au sein du stade de la ville de Selibaby. Diverses disciplines ont fait l’objet de compétitions entre les participants. Ainsi l’enseignant et le communiquant natif du village de Boully (département de Ould Yengé), monsieur Bakary Doulo Fofana a remporté brillamment le premier Prix du meilleur poète en langue sooninké.
Nos chaleureuses félicitations à lui et nous lui adressons nos vifs encouragements pour la poursuite de son génie poétique très inspirant.
Bonjour, mesdames et messieurs, chers participants !
Citoyen de la République Islamique de Mauritanie, je viens du Sahel, une contrée de l’Afrique qui a hérité, depuis avant l’islamisation et la colonisation, de communautés structurées sur l’inégalité de naissance, l’endogamie et l’esclavage. Dans les sociétés du Sahel-Sahara post-islamisation, les groupes dominants fondèrent leurs règles de préséance sur l’esclavage et transposèrent les textes, de droit « musulmans », à leurs modes de vies, bien antérieurs à l’Islam; néanmoins, l’adaptation de la nouvelle religion, aux rapports de supériorité, engendrera la légalisation des pratiques d’inégalité de naissance, qui connaîtront, alors, un essor historique, géographique et culturel. Le commerce négrier vers les Amériques est venu, dans la foulée, pour enraciner et figer, jusqu’à nos jours, un lien de domination où s’insinue le racisme anti-noir ; l’hémorragie du Continent, à travers les pistes des traites transsahariennes ainsi que celles d’Afrique du Nord, du littoral Swahili et de la mer Rouge, se trouva renforcée et dépassée par la version atlantique et triangulaire. Le déplacement forcé des populations jeunes devient plus actif et massif, renforçant davantage l’impact de l’esclavage et de ses manifestations dans les sociétés du Sahel-Sahara. La colonisation française utilisera deux procédés différents face à la persistance du problème en Afrique. Le premier procédé s’adresse, d’abord, aux autochtones subsahariens et adopte le choix de la répression, quoique de manière souvent molle. Le deuxième vise plutôt les groupes Arabe, Touareg et Maures, des peuples que la littérature coloniale sublimait et appelait « les hommes bleus ». L’esclavage en leur sein a été largement toléré et même concédé par l’administration coloniale. Ainsi, les responsables de l’occupation niaient l’existence d’esclaves et préféraient parler de « captifs » : aujourd’hui, la ligne politique et diplomatique de négation de l’esclavage qu’adopte la Mauritanie et d’autres pays du Sahel est un héritage du colonialisme français. Tous les dirigeants de l’Afrique indépendante sont tombés dans le travers du négationnisme, attitude qui fera, des esclaves chez nous, les vrais laissés-pour-compte de la colonisation et de la décolonisation, dans le même temps. Plus que tous les pays sahéliens dont les sociétés vivent l’esclavage coutumier et de castes comme un trait culturel, la Mauritanie, continue de fonder le mode de vie d’une importante partie de l’élite arabo-berbère dominante, sur l’exploitation de l’homme par l’homme, notamment le travail non-rémunéré et indécent, sans omettre la séparation des familles serviles, le trafic des enfants et des femmes; le droit de s’approprier le corps d’une esclave et la légitimation du viol ancillaire ponctuent la déshumanisation des victimes. Aussi, devant le caractère scandaleux de la question, l’oligarchie esclavagiste qui dirige la Mauritanie, adopte, désormais, la duplicité de sa diplomatie, à l’endroit du droit international public. La ruse consiste à ratifier toutes les conventions possibles et imaginables sur l’esclavage et les trafics des personnes, édicter des lois nationales de coercition, capter les fonds destinés aux colloques, ateliers et autres programmes de prévention et formation, voire créer des tribunaux ad-hoc. A un autre niveau de traitement oblique du phénomène, il s’agira de nommer des cadres ou personnalités issus des milieux serviles, au sein du gouvernement et de la haute administration, en leur assignant la mission de témoigner contre le réel ; in fine, des institutions comme la Commission nationale des droits de l’Homme (Cndh), le Commissariat éponyme et le Mécanisme national de prévention de la torture (Mnp) bénéficient de financements, en vue de saturer la sensibilisation contre l’esclavage, au détriment de la sanction pénale; certains diplomates, représentants des pays du monde libre ou des institutions internationales, accompagnent parfois ce carnaval d’enfumage. Cependant : 1– L’Etat mauritanien assure l’impunité totale dans tous les dossiers de crimes avérés d’esclavage : Les plaintes de la petite Ghaya Maiga, Mariem Cheibani et ses filles, deux exemples parmi plusieurs, qualifiés de contrainte esclavagiste par le Parquet et la police, sont sabotées, sur injonction du pouvoir ; juges d’instruction, messieurs Outhmane Mohamed Mahmoud, Moctar Ahmed Dah et Moulaye Ahmed Mohamedhen s’abstiennent d’appliquer la loi, en dépit même des insuffisances de celle-ci. De surcroît, les autorités se gardent de porter assistance matérielle et psychologique, aux personnes à présent émancipées, d’où le retard de leur réinsertion dans une société de normalité moderne. Aucun bourreau n’est exproprié au profit de ses esclaves, malgré des siècles d’humiliation et de violence, y compris le viol des servantes et des cas de mutilations parmi le cheptel masculin.
2. Le gouvernement exerce l’ostracisme contre l’Ong Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M) ; la punition survient en réaction à notre volonté de ne pas accepter de compromission avec les violations de la dignité minimale des gens : depuis le passage du Rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines de l’esclavage, à Nouakchott et sa rencontre avec nous, les proches du Président de la république islamique de Mauritanie ont enclenché la diabolisation de l’Ira-M et de ses dirigeants ; nous voici sanctionnés au motif d’avoir livré, à notre interlocuteur onusien, notre part de vérité, en somme un diagnostic sévère mais fidèle quant aux discriminations envers les noirs de Mauritanie. Celles-ci se manifestent encore dans la rue, visibles à l’œil nu, à tous les échelons de la vie civile et à l’intérieur de l’appareil d’Etat. Justice, commandement militaire et de sécurité, économie, banques, tenure des terres de culture, diplomatie et office religieux illustrent la vivacité et la permanence de la ségrégation.
3. Le seul parti capable de créer l’alternance dans mon pays, le parti pour la Refondation et une action globale (Rag), est interdit parce qu’il projette, en vertu du vote libre et de la non-violence, le démantèlement du système d’hégémonie raciale et l’instauration d’un État de droit où la citoyenneté égale et unique, la pluralité ethnique et linguistique, le bannissement de l’obscurantisme et la gouvernance économique transparente sont parmi les orientations principales. Mesdames et Messieurs, honorable assistance, je vous invite à davantage suggérer aux organismes gouvernementaux et non gouvernementaux accrédités en Mauritanie d’être plus vigilants aux fins de mieux s’imprégner du scandale de l’impunité et de la duplicité et d’en documenter le fil et les manifestations. Nous comptons sur vos observations et propositions pour notre action en vue du règlement définitif, au nom du devoir de solidarité universelle, en face de l’ignominie que je viens de décrire. Je vous remercie.
La junte malienne a annoncé lundi soir interdire les activités de toutes les organisations non-gouvernementales financées ou soutenues par la France, y compris celles opérant dans le domaine humanitaire.
Le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, justifie cette décision, dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, par l’annonce récente par la France qu’elle avait suspendu son aide publique au développement à destination du Mali.
Le groupe Wagner au cœur des tensions Le ministère français des Affaires étrangères avait invoqué comme raison le recours au groupe paramilitaire russe Wagner de la part des autorités maliennes. La junte arrivée au pouvoir par la force en août 2020 a constamment nié avoir fait appel à cette société aux agissements décriés dans plusieurs pays et parle d’instructeurs de l’armée russe déployés au nom d’une ancienne collaboration entre les deux pays.
Le colonel Maïga dénonce dans son communiqué des « allégations fantaisistes » et un « subterfuge destiné à tromper et manipuler l’opinion publique nationale et internationale aux fins de déstabilisation et d’isolement du Mali ». « En conséquence, le gouvernement de la transition décide d’interdire, avec effet immédiat, toutes les activités menées par les ONG opérant au Mali sur financement ou avec l’appui matériel ou technique de la France, y compris dans le domaine humanitaire », dit-il.
Qatar est un émirat religieusement encarté d’obédience salafo-wahabite si je ne me trompe pas. Quand on voit ce que les Qataris osent franchir en matière d’ouverture par rapport aux rigidités quasi anathèmiques attribuées à certaines visions et compréhensions du prêche salafo-wahabite, on peut dire que l’espoir est permis. Ainsi au sein de nos milieux indigents intellectuellement et économiquement, il est temps de revoir les prêt-à-penseés qui sont diffusées par un apprentissage sournoisement belliciste. Cet apprentissage se reclamant « salafi » n’est rien d’autre q’un abrutissement certain qui se développe à terme parmi nos masses populaires. Quelle tristesse de constater qu’on fasse l’apologie d’un fatalisme braqué là où on a soif et faim…!?
À la place de la promotion de l’intelligence, ce courant salafo-wahabite nègre qui gesticule dans nos communautés, prêche un suivisme obsessionnel quasi maladif. Une police psychologique s’installe peu à peu et les vocations pour des grandes visions de développement multidimensionnel se trouvant brimées, certains prêcheurs répètent les textes et font fi des contextes. Schizophrènes, ils deviennent socialement et religieusement, la société en pâtit affreusement. Le dénuement matériel suit en toute logique le vide intellectuel construit par une pâle répétition. Les petits gourous répétiteurs se font dans leurs imaginaires, leur îlot émirat chariatique 2.0. Quand ça prêche, ils jugent, indexent, condamnent, refoulent, étiquetent, excluent et lancent l’anathème sur toute autre voi(x)e de compréhension.
Dans le discours d’ouverture, l’officiel Qatari a fait référence au monde arabe juste après le Qatar, et ça a du sens profond pour lui et normalement ça devrait avoir un autre sens alerte pour le monde musulman non arabe surtout du côté africain. Pour lui, la fierté liée à la nation arabe n’est pas la fierté liée à l’oumma islamique, et il n’a pas tort. Aux autres nations musulmanes non arabes de se raviser sur certains paradigmes existentiels. À chacune de s’organiser selon ses priorités sur Terre, chez nous, certains lettrés sous cette même coloration salafo-wahabite sont en furie d’excitation pour contrer certains de nôtres qui refusent la soumission sociale dans l’esclavage par ascendance intra-muros. Un vrai questionnement civilisationnel est à relever en l’occurrence, le saoudien wahhabite ne dirait pas qu’un houthi « chiite » saoudien serait un descendant d’esclaves qui se rebelle. Les nations dotées d’une certaine dignité peuvent durement s’affronter en guerres intestines (civiles, politiques, confessionnelles…) mais ils s’évitent en interne l’asservissement esclavagiste.
Qu’on arrête nos éléments porteurs du prêche vide intellectuellement dans nos communautés. J’avais lu une fois sur la famille Al-Saoud, notamment sur l’actuel prince M Ben Salman qui aurait 2 frères hautement diplômés (haute technologie et finance). Chez nous, certains qui se réclament de leur obédience salafo-wahabite, veulent qu’on rase les murs intellectuellement et économiquement dans nos enclos d’imaginaire puritanisme miséreux.
Le chanteur/compositeur Eli, fils dun senegalo-mauritanien et d’une franco-polonaise, est un magma culturel et un jeune du 91 bien dans sa peau et très mordu de musique et de foot.
À l’occasion de ses 23 ans fêté ce 19 novembre, ce fin connaisseur du rap francais et son trap a sorti son premier album : « Allégorie « , figure de style qui permet d’exprimer concrétement une idée abstraite. Exemples? « yume&mata », le titre qui cartonne, est une allégorie du rêve et de la réalité. « Tantine » c’est l’Afrique, « Buengiorno » représente la simplicité,…le mélomane et le poète sont amenés par ce jeu de mots labyrinthique à découvrir l’univers d’un artiste qui ne se livre pas facilement.
Sur cette balade en 13 titres où il étale sa science précise des mots et joue agréablement avec notre ouie pendant 38 courtes minutes, son style, bien que fortement imbibé de rap, demeure inclassable et dévoile son anticonformisme, une allégorie révélée par « Monde miroir ». Les sonorités africaines s’invitent avec un soupçon de ndombolo, l’évocation de la berceuse de Baaba Maal, escapade en piano, souvenir de Mozart…le talentueux rappeur essaime son métissage culturel réussi. C’est bien la symphonie harmonique des civilisations qui est joué, sans aucun choc.
Cet album est un livre qui ouvre la voie vers l’être intérieur, ce qui nous définit singulièrement. L’artiste s’est livré en 13 clés. Libérer la parole, même intérieurement, est une respiration nécessaire de l’âme. Can you breath now?
L’album « Allégorie » d’Eli, nom d’artiste d’Elimane KANE, est disponible sur les plateformes de streaming deezer, spotify, youtube,… Liens ici: https://linktr.ee/elikatchaw
AMI – Des membres du Gouvernement ont commenté, mercredi soir, les résultats du conseil des ministres, tenu dans la matinée.
Il s’agit des ministres, de l’Equipement et des Transports, Porte-parole du Gouvernement, M. Nany Ould Chrougha, de l’Education nationale et de la Réforme du système éducatif, M. Brahim Vall Ould Mohamed Lemine, de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et de Relations avec le Parlement, M. Mohamed Ould Soueidatt, de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire, M. Sid’Ahmed Ould Mohamed.
Prenant la parole le premier, le porte-parole du gouvernement a déclaré que le conseil a examiné et adopté plusieurs projets de lois, de décrets, et de communications, dont deux projets de décrets portant approbation et déclaration d’utilité publique, le plan de lotissement de la nouvelle ville de Magha, relevant de la moughataa de Barkéol, et le plan de lotissement de la nouvelle ville d’El Atf, relevant de la commune de Tifundé Civé, dans la moughataa de Kaédi.
Un projet de décret instituant la célébration annuelle du 30 octobre comme Journée nationale de l’école républicaine. A cela s’ajoute une communication portant sur la création d’un nouveau Festival culturel dénommé « Festival Culturel de la Vallée ».
Lui succédant, le ministre de l’Education nationale a indiqué que la communication qu’il a présentée au conseil des ministres proclamant l’instauration d’une journée nationale de l’école républicaine, s’inscrit dans le cadre du renforcement du nouvel élan que le département de l’Éducation s’est fixé sur fond des engagements du président de la République concernant la mise en place d’une école républicaine gage du développement.
« La communication rentre également dans le cadre des manifestations qui ont eu lieu le 30 octobre au niveau de des capitales des wilayas et de Nouakchott et qui ont abouti à une déclaration de soutien aux efforts du gouvernement concernant l’école républicaine.
« Une partie du programme de la journée de l’école républicaine sera consacrée à la décoration des personnalités qui ont menées des efforts remarquables au niveau national dans ce domaine », a déclaré le ministre.
Par ailleurs, le ministre a indiqué que cette année, les uniformes scolaires ont été alloués à 30% au profit des écoles situées dans les zones les plus démunies, et que de nouvelles possibilités visant à fournir un uniforme de qualité et à des prix abordables sont en phase d’étude, en collaboration avec les autorités et acteurs concernés.
Pour ce qui est de la fourniture du manuel scolaire, le ministre a rappelé qu’environ 3 millions de livres ont été programmés, dont 1,6 millions déjà distribués, 1,4 sous impression.
Pour sa part, le ministre de la Culture a indiqué que le projet de communication portant création d’un nouveau festival culturel dénommé Festival Culturel de la Vallée, fait partie des efforts entrepris par le département de la Culture pour promouvoir l’action culturelle, faisant de lui un moyen de préserver l’identité nationale et culturelle de toutes les composantes de la société mauritanienne.
« Ce festival, a-t-il dit, contribuera à la redynamisation de l’action culturelle et économique dans ces wilayas à travers l’organisation des expositions des produits locaux et constituera l’occasion de mettre en lumière les diversités du patrimoine national et les spécificités culturelles de chaque région.
M. Mohamed Ould Soueidatt s’est également attardé sur les préparatifs de la semaine nationale de la culture, de la jeunesse et du sport scolaire, qui se déroulera du 18 au 22 novembre 2022, sur toute l’étendue du territoire national.
A ce sujet, il a indiqué que cette semaine vise la sensibilisation des jeunes dans les différentes moughataas du pays sur le développement et les réformes de base entreprises, l’école républicaine, la diversité culturelle et sociale, et la culture pacifique.
L’événement permettra également de découvrir et soutenir les talents et les initiatives des jeunes et la création d’un cadre d’échange entre ceux-ci.
Afin d’assurer le déroulement de ces journées, le ministre a noté que les préparatifs ont débuté il y a deux mois, soulignant que dans ce cadre des missions ont été mobilisées sur l’ensemble du territoire et des concertations ont été lancées avec les délégués du département et les élus régionaux.
Au sujet des projets de décrets portants approbation et déclaration d’utilité publique, les plans de lotissement en milieu rural, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire a fait remarquer que la création des regroupements urbains en milieu rural constitue une priorité du gouvernement pour mettre en place les moyens et services nécessaires à proximité des citoyens vivants dans ce milieu, soulignant que ceci représente le seul moyen pour contrer les obstacles au développement local.
Dans ce cadre, il ajouté que le département a déjà entamé les travaux dans ces plans de lotissement qui permettront aux populations bénéficiaires d’accéder équitablement à tous les services de base.
De son côté, et réagissant à une question sur l’état des routes, le porte-parole du gouvernement, a affirmé que son département entreprend un programme ambitieux dans ce domaine, qui sera dévoilé parmi les activités commémorant la Fête de l’Indépendance nationale, et dont le but est de renforcer le réseau routier national en reliant des zones grâce à de nouveaux axes routiers.
Interpellé sur la mission du FMI, M. Ould Chrougha a précisé que la mission s’est réjouie de manière générale de la situation économique nationale qui se trouve en état confortable, en dépit des enjeux et défis internationaux.
Il a ajouté que résultats témoignent de la maîtrise économique et de l’efficacité de la politique économique adoptée par le gouvernement sous les directives de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, rappelant qu’il y a deux mois, une autre mission de la Banque mondiale s’est rendue en Mauritanie et a confirmé les mêmes données.
Concernant meurtre d’un élève officier à Nouadhibou, le ministre a précisé que les procédures de l’affaire sont actuellement entre les mains de la justice.
AMI – La ministre de l’environnement et du développement durable, Mme LalyaKamara, a réaffirmé le soutien de la Mauritanie aux initiatives sur le genre et la gestion des déchets lancées, hier, par l’Egypte au cours de la COP 27.
Ces initiatives visent à assurer la participation des femmes dans les politiques africaines dans le domaine de l’adaptation aux changements climatiques, l’augmentation de la gestion et du taux d’utilisation des déchets solides de 10 à 50% en Afrique à l’horizon, avec la réduction des émissions de carbone et l’encouragement des opportunités d’investissements favorisant l’emploi vert au niveau continental.
La ministre de l’environnement et du développement durable a également participé à une présentation faite par le Royaume Uni sous le thème : « renforcement de l’adaptation et opportunités climat en faveur des femmes ».
Elle a également pris part à une réunion ministérielle de haut niveau sur le dialogue autour des objectifs à l’horizon 2030 et sur le financement climat avant de tenir une réunion bilatérale avec la vice-présidente du Fonds international pour le développement agricole.
Les activités de la ministre de l’Environnement et du Développement Durable, en marge de la 27ème session de la Conférence des Parties sur le Climat à Charm El-Cheikh, ont été marquées, lundi par sa réception au pavillon mauritanien du Secrétaire Exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, M. Ibrahim Thiaw, et sa présence au lancement du Réseau des femmes africaines pour l’action climatique lors d’un dîner organisé par le ministère de l’Environnement Égyptien en l’honneur des femmes ministres participant à la 27ème session de la Conférence des Parties sur le climat dans la ville égyptienne de Charm el-Cheikh.
Suite à la rencontre de « certains éléments » des FLAM (Forces de Libération Africaines de Mauritanie) avec Mohamed Ould Abdel Aziz ex-chef d’état mauritanien ce 12/11/2022 à Paris pour la création d’une plate-forme dénommée EMU
Nous, membres et cadres des FLAM soussignés.
– Déclarons nous désolidariser et condamnons fermement et sans réserve cette démarche qui n’engage que ceux qui l’ont initiée et nullement le Mouvement FLAM dans ses principes fondateurs.
– Rejetons d’avance tout rapprochement et /ou dialogue avec les responsables déchus de la situation chaotique dans laquelle se trouve notre chère Mauritanie, qui engagerai(en)t la vie et l’avenir des FLAM sans une large concertation et adhésion de ses membres.
– Rappelons que les FLAM sont conscientes que la crise que la Mauritanie traverse ne peut être résolue que par la volonté de tous.tes les fils. filles de la Mauritanie épris.es de Liberté, de Justice et d’Egalité, dans ses diverses composantes mais elles ne sont ouvertes au dialogue et au rapprochement qu’avec des structures et des individus reconnaissant l’existence et la nécessité de résoudre les problèmes suivants :
Les génocides « biométrique » et physique.
L’éducation, les langues nationales et les diversités culturelles.
L’esclavage, le tribalisme et la féodalité.
Le problème d’accaparement des terres.
Nous jurons, comme nos aînés de 1966 signataires du Manifeste des 19, sur notre honneur de ne jamais transiger ni avec le devoir, ni avec la conscience, de ne jamais nous départir de nos positions justes et honnêtes de nous maintenir dans ces positions jusqu’à la disparition totale de toute tyrannie, domination et oppression exercées sur les fils (filles) de ce pays et jusqu’à ce que tout (e) citoyen (ne) vive libre, digne et heureux en Mauritanie ».
FLAM wonaa jeyi Baaba.
Les signataires:
Ibrahima Aly Dia : Chargé de communication section Europe de l’Ouest 2022
Abou Younouss Niang : Chargé de l’organisation section Europe de l’Ouest.
Samba Dia: Cadre, membre fondateur
Cheikh Sow : Chargé de Communication section Europe de l’Ouest 2014-2022
Bà Hamet Siidi : président comité de base « Aliou Dabo » ROUEN.
Ibrahima Wélé : ancien responsable de communications des FLAM
Amadou Sème : Cadre des FLAM
Ibrahima Diallo : Ancien porte-parole et chargé de la formation idéologique,
Bâ Saidou, Section FLAM, Mauritanie
Amadou Boubou Fall : président comité de base Sy /Ba /Sarr
Guéladio Dème : Président sous-section « Anne Tahirou » Orléans
Cheikh Athié : président d’honneur sous-section « Anne Tahirou »
Ngam Amadou, Canada
Souleymane Ndiaye, USA
Kane Ibrahima, Canada
Baïdi Ly, Plaisir France
Amadou Dieng, Mantes-la-Jolie, France
Aly Chérif Camara, France
Mouhamadou Wélé
Ousmane Dia, France
Mamoudou Thiam, président comité de base « Cheikh Oumar Bâ » Longwy
Abdoulaye Deh, Longwy France
Moussa Thiam, Longwy France
Mamadou Bâ. Longwy France
Madina Kane Diallo. Rambouillet
Oumar Sall, France
Ousmane Abou Ba. France
Amadou Ly. Orleans
Mamoudou Athié, Orléans
Abou Ly, Orléans
Ahmed Tijane Diallo
Coumba Déme : Secrétaire général ss-section « Anne Tahirou » Orléans.
Mariam Athié : secrétaire général adi « Anne Tahirou »
Selly Athié : organisation adj, Orléans
Fatimata Athié : chargée d’organisation « Anne Tahirou »
• Initiative de Résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M)
La police d’Akjoujt intimide le candidat du parti non-reconnu, Rag
Le 11 novembre 2022, le député Biram Dah Abeid et trois de ses compagnons arrivent dans la ville d’Akjoujt, à l’invitation de Hamoud Ould Mane, cadre de la Société des Mines de cuivre de Mauritanie (Mcm). A 21h, l’équipe – visiteurs et amphitryon réunis – atteint Tabronkout, localité du désert, 45 km plus à l’est du chef-lieu de la région de l’Inchiri. Mu par les usages de l’hospitalité, Hamoud Ould Mane, dresse une tente, au milieu de la steppe inhabitée, afin d’y accueillir ses invités, lesquels reçoivent, alors, un accueil des plus chaleureux. Le lendemain, 12 novembre, le leader de l’Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M), Biram Dah Abeid et ses amis, quittent Tabronkout en fin d’après-midi, vers le domicile de Hamoud Ould Mane, représentant de Réforme et action globale (Rag) dans le département d’Akjoujt et son candidat à la mairie éponyme, en 2023. Faut-il le rappeler, le député Biram Dah Abeid est titulaire du Prix des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme, en 2013. Il arrivait deuxième, en nombre de voix, lors des élections présidentielles de 2014 et 2019. De tels résultats furent authentifiés selon les critères de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et du Conseil Constitutionnel (Cc), en dépit de leur alignement sur le pouvoir du moment. A peine à l’intérieur de la maison de Hamoud Ould Mane, Biram Dah Abeid est sollicité par un officier de police qui frappe à sa porte : « je suis envoyé par mes supérieurs pour vous signifier qu’il vous est strictement interdit de tenir des meetings ici à Akjoujt et je suis chargé avec mes éléments de faire respecter cette consigne ». Le député répliqua sa surprise, protesta de son statut d’élu de la république et rassura quant à ses intentions initiales ; il ne venait pas à Akjoujt en vue d’y tenir un rassemblement mais devait juste s’y laver et changer de vêtements, avant de regagner Nouakchott, la capitale, le même soir. Manifestement pas assez rassuré, le chef de l’unité de police renforça le blocus de la maison : il disposait, devant le logis, plusieurs véhicules d’intervention anti-émeute où veillaient des dizaines d’agents lourdement armés. Ces derniers se mirent à menacer et harceler les citoyennes et citoyens venus saluer le candidat aux élections présidentielles de 2024. Assez vite, les forces de l’ordre procèdent, dans la nuit du 12 au 13 novembre, à l’évacuation, manu militari, des sympathisants de l’Ira et de Rag. Le parlementaire se permit de demander, à ses détracteurs, la cause d’autant de zèle et de provocations délibérés ; l’interlocuteur officiel rejeta la responsabilité sur ses supérieurs – le préfet et le gouverneur d’Akjoujt – auteurs de du commandement ferme d’importuner Biram Dah Abeid. Il ne s’agit, ici, que d’une entrave supplémentaire au travail de Rag, dans un contexte de pénurie organisée de partis politiques, afin d’exclure, de la compétition, les entités dont la popularité et le sens de la mobilisation constituent le principal contrepouvoir à la domination ethno-tribale. Or, avec une démocratie ainsi malmenée et des règles du jeu instituant le monopole au détriment de la diversité, la Mauritanie s’éloigne de la paix, consacre l’impunité et s’ouvre la voie à un regain de toutes les formes d’extrémisme. La présente note d’alerte veut empêcher la poursuite du verrouillage de l’émulation et souhaite prévenir les fraudes obliques qui tendent à restreindre l’expression du suffrage universel, au profit de la coalition de la Majorité. Nous, Ira, Rag et autres alliés voulons, contre la contestation du verdict des urnes, un scrutin de vérité, de transparence et de libre concurrence des projets. Notre victoire ne nous sera pas volée.
Nouakchott le 13 novembre 2022 La Commission de la Communication
Si l’aune populaire devrait être le baromètre sur lequel se mesure la légitimité d’un mouvement politique, le parti Refondation pour une Action Globale (RAG), doit être considéré comme un partenaire incontournable sur l’échiquier politique national. Son exclusion infondée de la compétition électorale en vue en 2023, notamment les législatives, les régionales et les communales, dans l’objectif de l’éliminer, ressemble fort bien à une déloyale volonté d’écarter de la compétition, un adversaire redouté d’autant plus qu’il menace la pérennité d’un système de gouvernance que beaucoup de Mauritaniens commencent à ne plus supporter.
La récente tournée de Birame Dah Abeid, leader de l’Initiative de Résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) et de la direction du parti RAG dans les principales localités du Trarza, ainsi que leurs tournées précédentes dans les régions du Nord et de l’Est, ont démontré l’adhésion massive des populations à une vision politique qui représente pour elles une alternative à la gestion tatillonne de pouvoirs successifs qui continue de plonger les Mauritaniens dans la pauvreté, le dénuement et le chômage, avec la recrudescence des faits d’injustice, la montée dangereuse du tribalisme et du favoritisme, mais aussi la déficience de l’offre publique sociale.
Les ressources publiques qui devraient servir au bien-être des populations font l’objet de détournement tous azimuts, au milieu d’un laissez-allez, où les orientations même du président Ghazouani restent lettres mortes.
Face aux défis nombreux qui entravent encore le développement socioéconomique de la Mauritanie, l’alternance politique réclamée par toutes les franges de la population devient ainsi un impératif auquel les forces du statu quo tente de résister de toutes leurs forces.
Dans cette volonté de poursuivre la destruction progressive des reliquats d’une République en difficulté, la majorité qui gouverne le pays, héritière d’une longue tradition de régimes prédateurs qui gouvernent la Mauritanie depuis 1978, tente ainsi de sauver sa peau.
Les élections législatives, régionales et communales de 2023 constituent ainsi un enjeu majeur et un tournant décisif que tous les Mauritaniens appellent de tous leurs vœux. Le changement de régime politique est devenu une exigence, tant la déliquescence des institutions chargées de la gestion du pays ont failli à leur mission, et cela, à tous les niveaux de la pyramide étatique.
Même des forteresses garantes de la pureté de la République, comme l’armée, sont aujourd’hui dévoyées, gangrénées par l’immoralité érigée en mode opératoire, celle qui a expurgé la société mauritanienne de ses valeurs intrinsèques.
La solution à la crise multiforme que connaît le pays depuis des décennies, devrait venir, selon la majeure partie de l’opinion publique nationale, d’un chamboulement total et d’une refondation de la République.
Les Mauritaniens sont aujourd’hui conscients qu’un tel changement est devenu aujourd’hui vital pour la survie du pays en tant qu’Etat. Ils sont également inquiets face à la volonté politique actuelle de fausser les règles du jeu démocratique lors des prochaines consultations électorales. Les prémisses d’une CENI inégalement constituée et d’une élite politique dite opposante, en toute apparence complice d’un partage mutuellement avantageux du gâteau national, sont autant de signaux peu encourageants pour une compétition réellement transparente et claire.
Reconnaître le parti RAG, ainsi que tous les autres partis dont les dossiers dorment dans les tiroirs du Ministère de l’Intérieur, donnerait le gage d’un respect par la Mauritanie de ses engagements internationaux et de ses propres textes législatifs par rapport à l’exercice du droit politique.
Cheikh Aïdara
• COMMUNIQUE DU PARTI RAG
Le récépissé du RAG, une revendication nationale
Face à l’entêtement à ne pas lever l’injustice dont est victime, pendant plusieurs années durant le Parti politique Refondation pour une Action Globale (RAG), l’octroi du récépissé formel qui bloque la reconnaissance de cette formation est aujourd’hui devenu une revendication légitime à tous les nouveaux des formations politiques et de la société civile naguère complètement muettes sur la question.
La revendication relative à la levée du blocage injustement imposé à RAG est consécutive à la patience et à l’attachement profond des militants et sympathisants du Parti à la paix sociale et à la quiétude des citoyens et du pays malgré les provocations multiples et variées de nature à rompre prématurément l’apaisement nécessaire alors à la situation sociopolitique du pays.
Aujourd’hui, à quelques mois seulement des élections municipales régionales et législatives, rare est l’organisation de la société civile qui ne milite pas en faveur de la reconnaissance de RAG, reconnaissance partagée par la totalité des formations politiques ayant participé aux travaux organisés par le Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation.
Par ailleurs, l’opinion nationale et l’opinion internationale auront beaucoup de mal à comprendre que le parti RAG qui a fait preuve de sagesse, de patience et de popularité soit privé d’un cadre qui lui est propre afin de participer aux élections en vue.
Enfin, compte tenu de tout ce qui précède et quoi que l’on dise, la privation du Parti RAG d’avoir son propre cadre, tout en constituant un recul des acquis démocratiques contribue sans nul doute à entacher la crédibilité des élections prochaines. Il revient donc aussi bien aux autorités publiques comme aux différentes forces politiques et de la société civile comme aux personnalités de notoriété publique d’entamer toutes les démarches urgentes pour lever le blocage injustement imposé au parti RAG.
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