Les équipes de France Télévisions sont parties à la rencontre de SilamakaSoukouna, un pâtissier du Val-de-Marne. Après une enfance passée dans les hébergements d’urgence, sa passion, la pâtisserie, l’a conduit à la tête de son établissement. Formé dans les plus grandes maisons, il a ouvert son enseigne à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne).
Poussé par le confinement, le jeune pâtissier Silamaka Soukouna, 35 ans, a créé sa propre enseigne, Silaxpatisserie, à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne). Ses gâteaux s’envolent comme des petits pains. Un succès qui ne lui fait pas oublier ses premières années de formation ni les expériences obtenues à l’arraché dans de prestigieux établissements, comme le Lutetia, qui lui a donné sa chance. « À chaque fois que je suis arrivée dans les grandes maisons, c’était limite : « t’es le plongeur », confie Silamaka Soukouna. (…) Quand j’étais en apprentissage, je ne devais pas rentrer en boutique. (…) À ce moment-là, je me suis donné moi-même la permission de rentrer dans la boutique. »
Aider les nouvelles générations Issu d’une fratrie malienne de 17 enfants, il vivait en 1992 avec sa famille, comme 200 autres, dans des tentes situées devant le château de Vincennes. « Je ne pourrais jamais oublier. Ce n’était pas humain, en fait », se souvient-il. Aujourd’hui, Silamaka Soukouna est particulièrement sensible aux jeunes d’origine étrangère qui ne trouvent pas de stage. Il prévoit par ailleurs de recruter un pâtissier, ainsi qu’un commis.
S’est tenu la 26ème rentrée solennelle de la JEUNE CHAMBRE INTERNATIONALE KAYES couplée avec celle du CLUB JCI KAYES.
Placée sous le thème : « La refondation du Mali | Rôle et Responsabilité de la jeunesse Kayesienne »
En marge de la Rentrée Solennelle, des sessions de formation ont été organisées le Vendredi 04 Février 2022 au complexe Universitaire Boubou Sow afin de renforcer les capacités des membres et observateurs.
Étaient au programme, Trois (3) modules de base de la JCI, à savoir :
1- la connaissance du mouvement, 2- Procédure Parlementaire, 3- Planification de Projet.
Les sessions ont été animées par l’ami Abba Boubacar Diarra , l’ami AbrahamKoné et l’ami BoubacarNiane.
La journée du Samedi a été marquée par une conférence sur le thème : « La refondation du Mali – Rôle et Responsabilité de la jeunesse Kayesienne »
Par la suite direction paparah pour la visite des deux salles de classes que la jeune Chambre internationale Kayes est entrain de construire pour les enfants de paparah qui étudiaient dans des conditions précaires puis s’en est suivi l’open forum à Kamankolé et en fin le dîner gala à l’hôtel khasso.
Ainsi prend fin la 26ème rentrée solennelle JCI Kayes.
Merci à l’Institut National de Formation pour l’opportunité;
Merci aux formateurs pour leurs disponibilités;
Merci aux participants;
Merci aux partenaires;
Merci aux organisations sœurs qui ont pris part activement à cette rentrée solennelle couplée.
👉🏿La JCI Kayes dans nos cœurs agissons ensemble !!!
La 33 ème édition de la compétition phare du continent africain a pris fin ce dimanche 6 février 2022 à Yaoundé au Cameroun. La finale opposait les Pharaons d’Égypte aux Lions de la Teranga du Sénégal. À l’issue d’un match très serré, l’équipe sénégalaise a décroché son tout premier sacre dans la compétition après avoir perdu 2 finales par le passé (2002 et 2019). L’attaquant de Liverpool Sadio Mané et ses camarades gagnent aux tirs au but (4 – 2) sur les égyptiens de Mohamed Salah (déjà sextuple champions d’Afrique).
•Élément Page FB de la CAF
Cette édition 2021 s’est jouée en ce début d’année 2022, et la prochaine CAN est prévue en 2023 en Côte d’Ivoire. Le Cameroun, pays organisateur finit à la troisième place et son attaquant VincentAboubakar titré meilleur buteur (8 buts). Le meilleur joueur du tournoi est Sadio Mané.
~ Après avoir passé plus de 100 heures dans un puits après une chute accidentelle, le petit Rayan, 5 ans, est mort. C’est un corps sans vie que les secouristes ont retrouvé à l’issue d’une intervention de la protection civile.
•Photo – source inconnue
Après avoir passé plus de 100 heures dans un puits après une chute accidentelle, le petit Rayan, 5 ans, est mort. C’est un corps sans vie que les secouristes ont retrouvé à l’issue d’une intervention de la protection civile. À la suite du tragique accident qui a coûté la vie à l’enfant Rayan Oram, Sa Majesté le roi Mohammed VI a appelé les parents du défunt, mort après être tombé dans un puits”, indique un communiqué du cabinet royal, ce samedi 5 février.
L’opération de sauvetage, menée par les services de la protection civile, a abouti à 21 heures. Quelques minutes plus tard, les parents de l’enfant tombé le 1er février dans ce puits profond de 32 mètres, à proximité de la localité de Bab Berred dans la région de Chefchaouen, ont été appelés à l’entrée du tunnel ayant permis l’extraction du petit Rayan, qui n’a pas survécu.
~ Colonel Goïta né en 1983, à tête de la junte militaire au Mali et Monsieur Le Drian né en 1947, ministre des affaires étrangères français.
~ L’affaire en français facile :
L’un ne veut plus du Ladalenmaxu (subordination politique, militaire et économique) en état, l’autre rechigne et traite le premier d’avoir un pouvoir illégitime et irresponsable. On peut transposer sensiblement cette affaire franco-malienne à une tension sociale que vivent une famille de descendants d’esclaves et une famille d’anciens maîtres en pays soninké à une petite échelle. Du genre, tu refuses la subordination sociale (politique), et ben je te diabolise.
La constance est évidente, quand le dominé ose jusqu’à un certain niveau, le dominant perd toute lucidité, et verse dans l’agressivité verbale… voire physique.
L’éveil abolitionniste et anti-esclavagiste qui a émergé au sein de communautés soninkées depuis 5 ans, a subi d’innombrables épreuves violentes venant de milieux réactionnaires et féodaux. Une certaine intelligentsia communautaire (religieuse et profane) s’est fourvoyée par un honteux déni, une égoïste suffisance, de silencieuses complicités, d’abjects dénigrements et de fallacieuses accusations, à l’encontre d’un militantisme droit-de-lhommiste pacifique Gambanaaxu. Les familles et personnes reléguées et assignées injustement comme esclaves statutaires expriment ouvertement leurs aspirations légitimes en s’extirpant des liens sociaux humiliants connus sous le vocable soninké Ladalenmaxu. Ainsi tous les milieux féodalo-esclavagistes en pays soninké à l’échelle internationale se sont ligués dans un engrenage haineux et violent pour contenir L’éveil citoyen et humain . De la haine verbale, certains milieux extrémistes féodalo-esclavagistes sont tombés dans la criminalité organisée avec plusieurs violences perpétrées à l’encontre de militants abolitonnistes soninkés dans différentes localités (Bafrara, Lany, Dafort, Hamague, Hassi chaggar, kremis, Bakhamabougou, Modibougou, Djandjoumé et d’autres). Pour le cas de Djandjoumé dans la nuit du 1 septembre 2020, 4 pères de famille militants avaient été lâchement assassinés en pleine nuit par des milices féodalo-esclavagistes du village. Lire https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F
Le féodalisme et l’impérialisme, mêmes paradigmes !
NB : Si étudiants en sciences politiques et sociales par là sont intéressés, nous avons engrangé beaucoup de cas d’exemple depuis 5 ans GANBANAAXU …(embargo, mise en quarantaine, expropriations, accusations fallacieuses, délations mensongères, tueries, agressions, diabolisation éhontée, privations de jouissance aux biens communs….)
L’ambassadeur de France au Mali a trois jours pour quitter le Mali. Joël Meyer était convoqué à la mi-journée au ministère malien des Affaires étrangères, suite aux propos tenus ces derniers jours par Jean-Yves le Drian. Après des mois d’escalade verbale entre les deux pays, le chef de la diplomatie française, avait jugé « illégitimes » les autorités de transition.
L’ambassadeur de France Joël Meyer a 72 heures pour quitter le Mali. Le communiqué du gouvernement vient d’être lu sur les ondes de l’ORTM, la télévision nationale : « Cette décision fait suite aux propos hostiles et outrageux » tenus « récemment » par Jean-Yves le Drian et à la « récurrence de tels propos par les autorités françaises à l’égard des autorités maliennes en dépit des protestations maintes fois élevées. »
Ces derniers jours, dans les médias français, le chef de la diplomatie française avait jugé « illégitimes » les autorités de transition et dénoncé leur « fuite en avant ». Il a aussi estimé que le groupe russe Wagner était déjà à l’œuvre au Mali, et qu’il y « protégeait les autorités en échange de l’exploitation des richesses minières du Mali. »
Des propos jugés « contraires au développement de relations amicales entre nations. » Les autorités maliennes réaffirment enfin leur « disponibilité » à « maintenir le dialogue et poursuivre la coopération avec l’ensemble de ses partenaires internationaux, y compris la France », mais « dans le respect mutuel et sur la base du principe cardinal de non ingérence. »
APA-Nouakchott (Mauritanie) Nos confrères de l’agence Saharamedias ont enquêté sur le massacre récent de civils mauritaniens dans la région de Nara près de la frontière entre le Mali et la Mauritanie.
Nos confrères de l’agence Saharamedias ont enquêté sur le massacre récent de civils mauritaniens dans la région de Nara près de la frontière entre le Mali et la Mauritanie. La Mauritanie et le Mali ont constitué une commission pour enquêter sur les circonstances du meurtre, le 17 janvier 2022, de sept Mauritaniens dans le territoire malien, un incident entouré de mystère du fait qu’il s’est déroulé dans une région instable marquée par des affrontements quasi quotidiens entre l’armée malienne et les « combattants d’Al-Qaïda ».
Après dix jours ce drame, des données commencent à se filtrer, ce qui pourrait aider à déterminer la partie à l’origine du meurtre des sept Mauritaniens, malgré le grand secret qui entoure le processus d’enquête en raison de la sensibilité de la situation.
Charnier !
L’histoire relatée par les familles des victimes fait état de 15 personnes mortes dans une fosse commune, dont sept Mauritaniens et huit autres, qui se disent « de nationalité malienne ».
Selon les révélations des familles des victimes, le charnier a été découvert dans la région zone de Tchilit Telbekeru (Tabakoro, selon l’orthographe officielle au Mali) où se trouve (Adabay Aba Ali), une zone à plus de 70 kilomètres de la frontière mauritanienne à l’intérieur du territoire malien, et située au sud-est de la ville de Nara dont elle relève administrativement.
C’est une zone habitée par des personnes appartenant aux ethnies peuls et soninkés dans de très petits villages, qui vivent de l’agriculture irriguée et de l’élevage, en particulier des vaches, et qui ont un lien étroit avec les marchés mauritaniens voisins.
Il y a des forêts et des buissons dans la région, où des affrontements se produisent souvent entre l’armée et les combattants jihadistes peuls originaire de la région du Macina (Centre du Mali) affiliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Dans des rapports publiés sur son site Internet, l’armée malienne affirme que la région dispose de bases logistiques appartenant au groupe jihadiste du Macina, à l’intérieur des forêts et des buissons.
Version officielle
Le gouvernement malien et après une réunion avec une délégation mauritanienne dirigée par le ministre des affaires étrangères, samedi dernier, a publié sa première déclaration sur l’incident qui comprenait des informations importantes sur la date et le lieu de ce drame.
Dans le communiqué publié par le ministère de l’Intérieur, le gouvernement malien a indiqué que la délégation mauritanienne l’avait informé d’un « incident survenu le 17 janvier 2022 et qui a fait sept morts parmi les citoyens mauritaniens, entre de Tabakoro et Akor dans la région de Nara région ».
Ainsi, la version officielle mauritanienne rapportée aux Maliens confirme le récit des familles, car il parlait de la même zone où les proches des victimes ont trouvé le « charnier ».
Cependant, les autorités maliennes ont catégoriquement nié leur implication dans l’incident, et confirmé que « jusqu’à présent, il n’y a aucune preuve de l’implication des forces de sécurité et de défense maliennes », selon le texte du communiqué.
Version de l’armée
Pour recueillir la version de l’armée malienne, « Saharamedias » a contacté, samedi dernier, le colonel Soulaymane Dembele, Directeur de la communication de l’armée malienne, et l’a interrogé sur le meurtre de sept Mauritaniens à l’intérieur du territoire.
Le colonel malien a déclaré que « L’armée mène des opérations militaires dans cette zone, mais je ne sais pas si elle a tué des citoyens Mauritaniens ». Il a refusé de donner informations supplémentaires en se contentant de déclarer que : « Nous publions des informations relatives à toutes nos opérations militaires via notre site officiel. » Mercredi, le colonel Soulaymane Dembele a publié sur le site internet de l’armée malienne, un communiqué dans lequel il parle d’une opération militaire offensive dans la région de « Nara », plus précisément dans l’axe reliant « Akor » et « Tabakoro », la même route signalée précédemment dans le communiqué du ministère malien de l’Intérieur.
Le communiqué publié par l’état-major de l’armée malienne, et signé par le directeur de la communication de l’armée, indique que l’opération militaire a débuté le lundi 17 janvier, jour même de la mort des Mauritaniens, selon la version officielle et civile, et s’est terminée samedi, 22 janvier 2022, le jour même où la délégation mauritanienne s’est rendue à Bamako pour s’informer des circonstances liées au meurtre de sept Mauritaniens.
L’armée malienne a annoncé dans son communiqué que l’opération militaire s’était soldée par la mort de 28 « terroristes » et la destruction de « bases terroristes » lors d’opérations de ratissage dans les forêts de « Naoulena » et de « Bamadjougou ».
Cependant, l’armée n’a pas lié cette opération au meurtre des sept Mauritaniens, même si la zone dans laquelle elle a eu lieu est la même où a été découvert un « charnier » dans lequel les sept Mauritaniens et huit maliens ont été retrouvés.
Armes russes !
Le fait est que cette région du Mali vit de l’impact des affrontements quasi quotidiens entre l’armée et les combattants d’Al-Qaïda, lesquels se sont transformés en une sorte de « guerre civile » à caractère ethnique.
Ces affrontements ont poussé des centaines d’habitants locaux à fuir vers la Mauritanie voisine et plus précisément dans le localité d’Adel Bagrou qui jouxte les zones d’affrontement.
L’armée malienne parle de « grandes victoires » remportées contre ce qu’elle appelle les « terroristes », victoires qu’elle attribue à l’obtention de nouvelles armes russes, qui lui ont permis de retourner l’équation en sa faveur.
L’armée malienne a publié des images de certaines de ces armes, qui selon elle étaient de fabrication russe, et lui permettaient de détruire des cibles à 10 kilomètres. Et d’ajouter qu’il suffit d’obtenir les coordonnées de la cible pour la détruire complètement grâce à ces roquettes de fabrication russe.
Cependant, l’utilisation de ces armes fait craindre une augmentation des pertes civiles, dans une région vivant une situation sécuritaire, sociale et économique difficile, avec des complications croissantes d’ordre ethnique.
Face à cette situation difficile, la Mauritanie et le Mali ont formé une commission mixte pour sécuriser les frontières entre les deux pays, et faciliter la circulation des personnes et des biens de part et d’autre de la frontière.
Le pays du Mali, qui fait face à un blocus de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), mise sur la Mauritanie afin d’assurer l’approvisionnement de son marché.
Il tient le portefeuille du ministère malien des affaires étrangères et de la coopération internationale. Monsieur Abdoualye Diop, natif de Brazzaville (Congo) en 1965, est un cador respectable de l’actuel gouvernement malien. Selon quelques éléments recueillis sur lui, l’homme de 56 ans a un parcours très riche dans les rouages de la diplomatie de son pays et au niveau international également. L’interview qu’il a accordée au duo médiatique français RFI et France_24, est recommandée vivement. Le lien ci-joint : https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invit%C3%A9-afrique/20220128-abdoulaye-diop-nous-demandons-que-paris-nous-respecte-en-tant-que-pays?ref=fb_i . Un entretien-vérité au cours duquel le ton et le fond donnent une grande leçon de courage patriotique et d’éthique diplomatique à la hauteur de circonstances actuelles autour de son pays. Il a répondu avec responsabilité et tact aux différentes provocations langagières venant des autorités françaises. Ainsi la petite musique teintée d’une affreuse et partenaliste condescendance que jouent le chef de la diplomatie française Mr Le Drian et sa consœur Mme Parly des Armées, a eu un tonique refrain en guise de réplique du côté malien avec cette sortie médiatique de Mr Diop. Avec mesure et dignité, l’ancien étudiant de l’ENA d’Alger a dit clairement les choses en phase avec la ferveur populaire qui pousse au sein de masses africaines à propos de l’immixtion trop grande de la France dans les affaires intérieures de nos États. Mr Le Drian, un poids lourd socialiste des gouvernements sous le règne de FHollande, devenu Macron-compatible depuis 5 ans, s’adonne à un activisme diplomatique provocateur à l’encontre de l’actuel pouvoir de transition au Mali. Par son âge et son expérience en matière des relations publiques, en postes ministériels depuis une décennie (2012 – 2022), il doit comprendre que les relents néo-coloniaux de la Françafrique comme réflexes de la diplomatie française dans les affaires africaines, sont toxiques par conséquent à rayer nécessairement aujourd’hui. C’est ce que le chef de la diplomatie malienne a soutenu avec brio en demandant du respect pour son pays et en indexant les écarts inadmissibles des autorités françaises. Il précise en substance que la France soutient de coups d’État quand ses intérêts sont préservés et autrement elle mène une croisade de diabolisation. Une lecture largement partagée par l’opinion publique africaine par les temps qui courent. Souvenons-nous en 2008, le régime du feu Idriss Deby (mort en avril 2021) du Tchad avait été sauvé de justesse par un appui de l’armée française. À préciser au passage que Deby formé en France, était arrivé au pouvoir comme chef rebelle en chassant Habré. Au Tchad encore il y a bientôt un an, un fils Deby, Mahamat succède à son défunt père à travers un « doux » coup d’État quasiment parrainé par la France du président Macron. La logique pitoyable de 2 poids 2 mesures qui ne trompe plus.
Du côté malien, les jeunes colonels au pouvoir qui cherchent à diversifier leur partenariat en matière de défense et de sécurité, subissent diverses pressions à caractère intrusif sous l’influence multidimensionnelle de la France sur l’échelle internationale. Le diplomate Diop l’a répété lors de cette interview édifiante que son pays est disposé à travailler avec ses partenaires selon des dispositions qui ne mettent pas en cause les profondes aspirations de son peuple. Wagner, Russie ou mercenaires, le ministre malien laisse entendre qu’il y’a beaucoup de contre-vérités venant du camp occidental anti-Russe dans la géopolitique mondiale. Il a pris l’exemple du cas irakien en 2003 quand le secrétaire d’État américain feu Colin Powell exposa devant l’ONU ce que les USA présentaient comme preuves d’un programme atomique de SaddamHussein, sur les allégations d’une présence de mercenaires au Mali. Cette sortie médiatique publique d’un responsable gouvernemental d’un pays d’Afrique Noire anciennement colonisé, nous rappelle les discours d’un Lumumba, d’un Sankara ou d’un SékouTouré.
Ainsi une grande leçon de diplomatie a été dispensée par la forme et le fond, et il reste à savoir si elle sera entendue par Mr Le Drian, sa camarade Mme Parly et par le pouvoir français pour de bon. Je crois que monsieur Diop est de loin beaucoup mieux outillé intellectuellement et par sa sérénité comportementale que le premier ministre Choguel K Maïga. Ce dernier semble être un populiste politicard flou qui joue à la surenchère belliciste du paraître opportuniste auprès des colonels.
La Mauritanie a annoncé mercredi à son tour une commission d’enquête après la mort de sept mauritaniens tués la semaine dernière au Mali, près de la frontière mauritanienne, dans la région de Nara.
« La Mauritanie a mis en place une commission d’enquête, pour faire la lumière sur les circonstances qui ont conduit à la mort de sept de nos concitoyens au Mali», a annoncé le porte-parole du gouvernement mauritanien, Moctar Ould Dahi, lors d’une conférence de presse.
Pour rappel, le gouvernement malien avait annoncé l’ouverture d’une « enquête transparente et diligente » sur cet incident sécuritaire ayant coûté la vie à sept Mauritaniens près de Nara, localité frontalière avec la Mauritanie.
Dans un communiqué, le gouvernement malien avait décliné toute responsabilité tout en soulignant qu’à ce stade aucun élément ne met en cause l’armée malienne pointée du doigt dans la mort des sept mauritaniens.
Cet incident coïncide avec la tentative des autorités maliennes de la transition d’obtenir le soutien de la Mauritanie pour briser l’embargo de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).
La Cédéao et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) ont pris une batterie de mesures économiques et diplomatiques à l’encontre du Mali pour sanctionner les velléités de la junte de se maintenir au pouvoir encore plusieurs années.
La fermeture des frontières mais aussi un embargo sur les échanges commerciaux et les transactions financières hors produits de première nécessité sanctionnent l’engagement révoqué par les colonels d’organiser le 27 février des élections présidentielle et législatives qui auraient ramené des civils à la tête du pays plongé dans une grave crise sécuritaire et politique.
Fin d’épilogue ce 24 janvier 2022, le président du Faso Roch Marc ChristianKaboré a été évincé du pouvoir par un coup d’état militaire. Élu en novembre 2015 (réélu fin 2020), l’homme politique de 64 ans ayant été premier ministre et président de l’Assemblée nationale burkinabé par le passé, a été déposé par une junte militaire dirigé par le Lieutenant-colonelPaul HenriSandaogo DAMIBA âgé de 41 ans . Le nouvel homme fort du pays des hommes intègres, est à la tête du MPSR (Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration). Ce soir un élément média d’une lettre manuscrite est diffusé à travers la page Facebook de la RTB donnant la démission signée par le président déchu, voir en lien https://www.facebook.com/298380080180122/posts/7285255031492557/ .
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