Samedi, 3 février 2024. Il suffit d’un détour clic sur le profil de l’humanitaire espagnole Helena Maleno Garzón, on se rend compte de l’ampleur extraordinaire du phénomène de ce qu’elle identifie BOZA (cri de soulagement au débarquement sur la rive européenne). Ce jour les 2 premières publications de la responsable de l’Ong Caminando Fronteras m’ont particulièrement interpellé. En effet elle y rapporte qu’il y a 13 enfants et 10 enfants parmi les personnes de ces 2 embarcations. Ces dernières ont comme point de départ la Mauritanie et point de débarquement à El Hierro (connu en français Île de Fer) faisant partie des îles Canaries (Espagne) dans l’océan Atlantique. Un îlot d’une superficie d’à peine 270 km², très loin de notre Guidimagha mauritanien qui s’étend sur 10 300 km². Ce qui a tiqué dans cette affaire est d’ordre sémantique à mon sens entre les appellations « enfants ou mineurs » dans le narratif de la militante humanitaire. Elle écrit régulièrement « mineurs » mais là elle utilise « enfants » dans son comptage distinctif de personnes migrantes débarquées. Entre les 2 termes, on sent une certaine différenciation en substance d’affection et de fragilité. L’appellation « Enfants » en comprenant « mes ou nos enfants », porte une certaine personnalisation parlant d’emblée à notre conscience et notre affect . Au contraire du terme « mineurs » comme « mineurs isolés » pouvant être entendu avec une certaine distanciation. À savoir qu’est-ce qui a changé réellement ayant occasionné ce changement d’appellation par Madame Helena Maleno Garzón…? Les nombres du jour 13 enfants et 10 enfants nous poussent à s’interroger si nous sommes conscients de la tournure en cours dans cette affaire de l’immigration clandestine qui a toujours vidé nos potentialités vers cette Europe qu’on idéalise comme un paradis terrestre. Et alors !? C’est où l’enfer terrestre justement duquel nous en faisons délivrer nos enfants…nos enfants ?
Cet enfer est lié à nos réalités et imaginaires d’organisation de vie collective (solidarités-pièges génératrices de l’oisiveté et de la pauvreté pérenne) qu’on n’arrive pas à mettre à jour face à un monde impitoyablement globalisant à outrance. L’investissement autour la marmite (très caricaturale) tout en négligeant collectivement l’affaire des cerveaux (l’école, études, formations…). Généralement les molles réussites matérielles s’arrêtent à une génération. La suivante reprend les choses à terre pour essayer un cheminement laborieux à son tour… et ainsi de suite…
Et il y a une certaine culture d’acceptation du fatalisme source d’un affaissement social individuel et collectif.
Cet enfer bouillonne de grosses défaillances multisectorielles de nos pouvoirs publics sous une gouvernance imbibée dans du népotisme et de la corruption. La frange du peuple qui a droit à un certain bien-être est restreinte à ceux qui détiennent le pouvoir étatique et leurs obligés sociaux et politiques. En résumé, L’INJUSTICE tient la clé au détriment des principes généreux et visionnaires de la RÉPUBLIQUE pour l’ensemble des citoyens.
Cet enfer est aussi la mesquine attractivité provoquée par du paraître folklorique que nous d’ici installés, distillons pompeusement à travers nos cérémonials. Et pourtant l’envers du décor, comme je l’avais relevé dans une contribution datant de 2016, est que nous sommes indigents ici matériellement, socialement et intellectuellement. Nous vivons comme si une FIN prisée est atteinte alors ça doit être consciencieusement une ÉTAPE RÉFLÉCHIE pour aiguilloner (écoles, études formations…) la génération suivante…pour le RETOUR un jour.
Afrimag – Après avoir organisé, en juin 2022, des élections municipales, législatives et régionales, qui ont consacré la mainmise d’El Insav (parti au pouvoir) sur la quasi-totalité des 216 conseils municipaux, la totalité des régions (13) et plus des deux tiers des députés de l’Assemblée nationale (176), la Mauritanie se prépare à appeler les électeurs aux urnes, en juin 2024, pour élire un président de la République.
Candidat déclaré à sa propre succession, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani est donné vainqueur face à des candidats de l’opposition qui n’ont pas vraiment les moyens de leurs ambitions politiques.
Les amabilités entre la majorité et l’opposition ont déjà commencé à l’Assemblée nationale sur fond de la présentation par le Premier ministre, Mohamed Bilal Messoud, du bilan de son gouvernement. Une compilation de chiffres qui constitue, chaque année, un exercice très attendu qui, malgré une nomenclature qui ne change pas, se veut une progression dans la mise en œuvre du programme «Taahoudati» (Mes engagements) du président Ghazouani arrivé à terme de son quinquennat.
Alors que le Premier ministre évoque, au niveau de chaque secteur clé (éducation, santé, eau et électricité, protection sociale, défense et sécurité, lutte contre la corruption) «d’importantes réalisations», depuis son dernier «bilan», en janvier 2023, les députés de l’opposition les plus virulents (Biram Dah Abeid, Me El Id Ould Mohameden et Mohamed Lemine Ould Sidi Maouloud) parlent d’un bilan «décevant.»
Malgré les conditions favorables, avec une opposition en décrépitude, le pouvoir ne laisse jamais rien au hasard. Au niveau du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, le plus fidèle des soutiens de Ghazouani, Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, passé de Directeur de Cabinet à un ministère qui gère le quotidien des Mauritaniens, est déjà à l’œuvre.
Comme à la veille des précédentes élections, il bat le rappelle des formations politiques, reconnues ou non, à la recherche d’un semblant de consensus pour réexaminer- et valider- la loi sur les partis ! Ce qui n’a pas empêché le député Biram Dah Abeid, candidat déclaré à la présidentielle de 2024, après deux tentatives infructueuses en 2014 et 2019, de dénoncer une manipulation cherchant à maintenir le refus de reconnaissance de son parti RAG et des FPC (Forces progressistes du changement), ancien Flam.
Ould Mohamed Lemine qui vient d’opérer un vaste mouvement dans l’administration territoriale se présente toujours comme le « Gardien du temple ». Malgré sa sortie du Palais où il a cédé le poste stratégique de Dircab à Moctar Ould Diay, ancien ministre des Finances de Mohamed Ould Abdel Aziz, il détient toutes les cartes du jeu électoral par l’entremise d’une majorité qui fait de la réélection de Ghazouani le seul objectif qui vaille.
L’opposition en rangs (très) dispersés
L’opposition mauritanienne ne parvient toujours pas à tirer profit des erreurs du pouvoir. Celui-ci peine à faire face aux questions qui fâchent. Comme les conditions de vie très difficiles n’épargnant que ceux qui ont d’autres ressources « douteuses » leur permettant de narguer les populations pauvres avec un train de vie dispendieux. Ou encore ces nominations qui reproduisent des schémas clientélistes à l’approche de chaque élection.
L’opposition ne comprend surtout pas que ses candidats n’ont aucune chance face à la machine électorale bien huilée de la majorité, si elle s’obstine à aller aux élections en rangs dispersés. C’est le cas de tous les scrutins depuis 2005 à nos jours. Alors que, face à Taya, en 1992, Ahmed Ould Daddah avait réalisé un score honorable (32,75%), malgré le bourrage des urnes, l’opposition n’est jamais parvenue, depuis à dépasser la barre des 20%.
Si Biram Dah Abeid tient toujours le langage d’une opposition qui campe toujours sur ses positions jusqu’au-boutiste, vilipendant un pouvoir qu’il accuse de tous les maux, ce n’est plus le cas des autres «oppositions» gagnées par l’usure du temps (le RFD d’Ahmed Ould Daddah, l’APP de Messaoud Ould Boulkheir et l’UFP de Mohamed Ould Maouloud, tous trois d’anciens opposants de Maaouya Ould Taya, entre 1984 et 2005) ou encore des islamistes de Tawassoul dont beaucoup de leaders et « argentiers » ont fini par rejoindre le pouvoir avec armes et bagages.
Cette situation morose explique le désintérêt de beaucoup de Mauritaniens pour une élection présidentielle au résultat connus d’avance. Ghazouani, comme Aziz, est assuré de rempiler pour un nouveau mandat de cinq ans et, déjà, certains voient en l’actuel ministre de la Défense, un autre général à la retraite, le candidat du pouvoir en 2029 !
Par Mohamed Sneïba, Correspondant Permanent – Nouakchott
À seulement 33 ans, Aminata Kane, journaliste femme francophone, a réussi à s’imposer pour devenir rédactrice en cheffe à la TVM, la télévision publique n°1 en Mauritanie. Portrait d’une journaliste sociable réalisé par Emmanuel de Solère Stintzy.
Enfant, elle attirait déjà micros et caméras… Lors de la Quinzaine de la démocratie, très turbulente et curieuse de tout, je posais beaucoup de questions ! À 13 ans, je suis même passée sur France24, se souvient en souriant Aminata Kane. On lui demande alors son avis sur la participation des femmes dans la démocratie en Mauritanie. Sa réponse : Elles doivent s’imposer et s’organiser au sein d’associations pour jouer pleinement leur rôle et ne pas accepter d’être en rade. Quand elle regarde cette vidéo vingt ans plus tard, Aminata rit jaune : Rien n’a changé ! Je dirais la même chose aujourd’hui… Voilà pourquoi je suis très engagée dans un réseau de journalistes mauritaniens contre les violences faites aux femmes et aux filles. Pas une surprise pour sa grande sœur Fatimata : Chez elle, le journalisme et la communication sont une vocation ! Enfant, Aminata était une petite fille très joyeuse et bavarde. Curieuse, elle aimait beaucoup discuter et prendre la parole en public.
En 2023, dans le cadre du projet Afri’Kibaaru, Aminata Kane retrouve les antennes de France Médias Monde via une immersion d’un mois à RFI à Dakar, toujours aussi curieuse de tout : J’ai appris beaucoup de choses sur les nouveaux outils comme le datajournalisme, la création de contenus dans ma langue maternelle le pulaar, mais aussi la rigueur, le respect pointilleux des règles déontologiques… Désormais, je ne m’auto-censure pas quand je suis en reportage. Même si je suis dans un média public, je fais le maximum pour assurer l’équilibre des informations.
● Aiguillon maternel Depuis 2023, Aminata Kane est rédactrice en cheffe de la TV de Mauritanie (TVM). Mais, en arriver là a été un combat… Notre maman (décédée en 2021, Ndlr) a été cadre au ministère de la Condition féminine et une des premières féministes de notre pays. Elle nous a accompagnées dans nos objectifs, mais nous n’avons jamais senti de pression, souligne Fatimata. Sa petite sœur confirme l’importance de cet aiguillon maternel : Institutrice de formation, maman a lutté pour l’éducation, l’indépendance et l’épanouissement des filles. Aujourd’hui, nous avons davantage de facilités, mais les inégalités restent frappantes et la lutte constante ! Aminata Kane continue donc de ne rien lâcher, persuadée de la complémentarité entre femmes et hommes.
Avant cela, en 2013, elle avait obtenu une licence en gestion des entreprises et de l’administration (ISI-Komunik de Nouakchott) et passé un test à la TVM. Actuel conseiller de la directrice générale de ce média, Yedaly Fall s’en souvient très bien, dix ans après : J’ai rapidement vu en elle quelqu’un qui pouvait réussir. Elle était ambitieuse, dynamique et aimait notre métier. Journaliste à la rédaction francophone, elle comprend vite le reporter arabophone qui a été sur le terrain. Et quand elle présente le journal, elle a cette capacité extraordinaire de se retrouver dans le brouhaha des éléments annoncés qui n’arrivent pas toujours à l’antenne !
● Polyvalence et persévérance Entre la présentation et le terrain, le choix est cependant vite fait pour Aminata : Je voulais m’imposer à la TVM, mais la présentation et son ‘‘Maquille-toi et assieds-toi !’’, ne m’ont jamais enchantée ! En revanche, le reportage, notre signature d’acteurs du changement, m’a toujours plu. Passion, polyvalence, persévérance… Dix ans après son arrivée, Aminata Kane devient en avril 2023 rédactrice en cheffe de la TVM à seulement 33 ans ! À ses yeux, une consécration après des années de dur labeur. Le tout dans une atmosphère bon enfant, tout le monde sait qui est qui, nous apprenons à nous respecter. Yedaly Fall apprécie le contact facile d’Aminata, même si, parfois, selon lui, cette sociabilité l’amène à délaisser un peu son média… Sociable comme sa grand-mère décédée dont elle porte le surnom, Mamie semble en tout cas animée par le même état d’esprit qu’à ses 13 ans : J’aime toujours apprendre ! Même à travers des discussions, comme lors des formations d’Afri’Kibaaru, on arrive à mieux comprendre des choses, à faire plus simplement notre métier pour traiter des sujets de société sans offenser personne.
● Dans 10 ans… Journalisme ou communication ? Pour Fatimata Kane, sa petite sœur peut aller dans les deux directions : Dans dix ans, j’aimerais qu’elle fasse du journalisme à l’international pour acquérir des expériences et revenir former des jeunes, en particulier des femmes. Elle pourrait aussi avoir son entreprise de communication. Conseiller de la directrice générale de la TVM, Yedaly Fall lui prédit lui aussi une carrière de communicante avec des organisations internationales de développement présentes en Mauritanie.
David Solon, son coach lors du projet Afri’Kibaaru, n’est pas de cet avis : Aminata aime le journalisme et y restera ! Je lui souhaite d’avoir d’autres opportunités éditoriales pour déployer ses ailes et mettre à profit tout ce qu’elle sait. L’actuelle rédactrice en cheffe de la TVM confirme : Beaucoup de gens me conseillent d’aller vers la communication, mais moi je veux plutôt me projeter dans le journalisme de solutions, pour apporter notamment ma modeste contribution au développement et à l’épanouissement des femmes. De cette envie pourrait bien naître un projet avec d’autres consoeurs journalistes, mais, superstitieuse, Mamie n’en dira pas plus pour le moment. Dans un dernier rire, elle conclut : On en reparlera peut-être dans quelques semaines…
Dans ce haut lieu faisant office d’un mausolée républicain, s’y tient ces derniers mois (11 Oct. 23 – 11 Fév. 24) une riche exposition qui consacre et rend hommage aux grandes figures anti-esclavagistes et abolitionnistes. On y retrouve d’innombrables documents et supports audiovisuels qui retracent les réalités historiques de l’esclavage et la traite transatlantique et les vaillantes mobilisations abolitionnistes.
Ci-dessous notre photo reportage réalisé lors de notre visite ce jour 27 janvier 2024 :
« Le droit d’esclavage est nul, non seulement parce qu’il est illégitime, mais parce qu’il est absurde et ne signifie rien. » Jean-Jacques Rousseau, Philosophe, 1712-1778
● Quelques citations phares :
« Ce que nous voulons, c’est l’adoption absolue du principe que tout homme né rouge, noir ou blanc ne peut être la propriété de son semblable. » Toussaint Louverture, Gouverneur de Saint Domingue, 1743 – 1803.
Lettre à Napoléon Bonaparte, juin 1800
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« Disons-nous et disons à nos enfants que tant qu’il restera un esclave sur la surface de la Terre, l’asservissement de cet homme est une injure permanente faite à la race humaine tout entière. » Victor Schœlcher, Législateur de la seconde abolition de l’esclavage (1848), 1804 – 1893
Conférence sur l’abolition de l’esclavage aux États-Unis, mars 1878
Eveil Hebdo – «L’arabe en tant que langue du Coran, mérite respect et considération, mais ce n’est ni une langue technologique avancée, ni une langue des sciences exactes ou à la pointe des connaissances modernes, ni fondatrice d’une démocratie avancée et moderne».
C’est un débat sans fin ! Depuis l’indépendance, l’arabité – ou l’arabisation – du pays revient comme un serpent de mer. Dans certains milieux l’obsession de l’arabité laisse à penser que plutôt de vouloir arabiser tout le pays, on voudrait se convaincre soi-même de son arabité.
Pourtant, comme l’avait si bien théorisé l’écrivain Nigérian Wole Soyinka, «un tigre n’a pas besoin de crier sa tigritude».
Les plaques d’immatriculation des véhicules, les panneaux publicitaires et même les signalétiques de la circulation sont en train peu à peu d’être arabisés pour montrer que la Mauritanie est un pays arabe. Apparemment, il y en qui en doutent encore.
Déjà, en son temps, l’ex-Premier Ministre, M. Moulaye Ould Mohamed Laghdhaf, pourtant francophone et francophile, avait relancé la polémique en déclarant vouloir faire exclusivement de l’arabe une langue de travail et d’échanges au sein de l’administration. Une déclaration reprise et appuyée par sa ministre de la Culture de l’époque, Mme Mint Boyde, dont la maman est pourtant française et dont le fils unique était inscrit au Lycée Français, qui avait estimé que «les langues nationales sont une menace pour la langue arabe» !
Avant cela, le député Khalil Ould Teyyib – dont les relations obscures avec l’ex-président Khaddafi sont un secret de polichinelle – s’était permis de déchirer, en pleine séance plénière de l’Assemblée Nationale, un document au prétexte qu’il était rédigé en français.
Moktar Ould Daddah et les prémices de l’exclusion
Le problème relatif aux questions linguistiques en Mauritanie, vient du fait que la politique qui est jusque-là menée est fondée sur des mensonges et des négations identitaires. Il y a peut-être, dans la volonté de faire de la Mauritanie un pays arabe, en dehors des rapports de domination d’une entité sur d’autres, quelque chose de pathologique, de névrotique.
Depuis plus de soixante ans, c’est-à-dire depuis la veille des indépendances africaines et jusqu’à nos jours, la question de la place de l’arabe en Mauritanie empoisonne la vie politique, culturelle et sociale du pays. Les constitutions du 22 mars 1959 et du 20 mars 1961 stipulent que la langue nationale est l’arabe et que la langue officielle est le français (article 3 de la Constitution de 1961). On voit, déjà, qu’à l’aube et aux premières heures de l’indépendance du pays, les autres langues parlées par les populations vivant sur le sol mauritanien sont exclues d’une portée nationale par la Loi fondamentale, car seul l’arabe est considéré comme langue nationale.
Les populations noires auraient dû voir là les habiles premières manœuvres d’Ould Daddah (en bon Ehel Guibleh) et ses comparses en vue de faire de la Mauritanie un pays arabe. Mais le fait que l’arabe soit la langue du Coran, étudié par les couches noires du pays, a peut-être participé à chloroformer les esprits.
Tout acharnement à affirmer son identité doit faire l’objet d’examen
Les Hassan sont des arabes chassés d’Arabie qui ont sillonné de nombreux territoires avant de se poser en Mauritanie entre le XIVème et le XVème siècle. Ces expulsés de leur terre ont fini par dominer les Berbères qu’ils auraient trouvés sur place et à qui ils auraient imposé leur langue. Ayant étant chassés d’Arabie et pas trop souvent considérés par le monde arabe, ne seraient-ils pas, inconsciemment, dans le besoin de s’affirmer ? Tout acharnement à affirmer son identité doit faire l’objet d’examen.
Comme le disait Wolé Soyinka, «le tigre n’a pas besoin de proclamer sa tigritude, il bondit sur sa proie».Citons également à ce sujet Mme Hindou Mint Ainina, ancienne ministre de la Culture : «à mon humble avis, ce n´est pas en criant notre arabité sur les toits que nous arriverons à nous convaincre que nous sommes arabes. En fait, ceux parmi nous qui tiennent ce langage donnent l´impression d´un enfant qui arrive tant bien que mal à exprimer ce qu´il croit, mais a besoin de l´approbation de sa mère pour y croire vraiment. Nous paraissons vouloir nous convaincre nous-même d´un fait qui a été accompli avant nous».
L’arabité, dans le contexte mauritanien, est un concept dangereux
Dans ce pays qui joue un rôle tampon entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne, ce sujet remet au goût du jour l’obsession de l’arabité, pour laquelle le régime de Maaouiya Ould Taya a sacrifié les Négro-Mauritaniens, qui ont été chassés de leur pays. Au regard de ce douloureux précédent, on se demande pourquoi on cherche de temps en temps à ouvrir cette boîte de Pandore.
Car l’arabité, dans le contexte mauritanien particulièrement, est un concept dangereux qui doit être manipulé avec prudence et doigté, car la frontière avec celui de l’identité nationale est très sensible. Le débat serait facilité, s’il n’y avait pas cette part d’ombre névrotique, s’il y avait moins de passions et un peu plus de clairvoyance. Car il y a les faits. Il y a l’histoire. La population mauritanienne est composée d’Arabes, de Peules (Pulaars), de Soninkés, de Wolofs, de Bambaras, de Berbères, de Sérères…
Voilà quelque chose qui est là, qui se pose comme un fait. A partir de là, pour celui qui cherche l’équité, il doit se demander comment toutes ces populations peuvent vivre ensemble dans le respect mutuel. Pour que des personnes différentes vivent ensemble pacifiquement, il faut que les droits de chacune d’entre elles soient respectés par les autres.
Reconnaître l’identité de chaque Mauritanien ne peut être que source d’apaisement, de rapprochement, d’ouverture vers l’autre, de coopération. Une fois cette étape franchie, se posent alors des problèmes d’ordre pratique. Comment faire pour que des ethnies différences cohabitent et travaillent ensemble. Par rapport à ce que nous venons de dire, il est donc du droit de chaque Mauritanien de préserver son identité, s’il en a envie, donc d’apprendre sa langue maternelle, et il faudra en même temps trouver une langue de travail commune.
Là aussi, il faut essayer d’être objectif, lucide. La langue arabe n’est pas la langue de nombreux Mauritaniens. Nous faisons la différence entre hassanya et arabe. D’autre part, l’arabe n’est ni une langue technologique avancée, ni une langue avancée des sciences exactes ou humaines ou à la pointe des connaissances moderne, ni fondatrice d’une démocratie avancée et moderne. Alors soyons pratique, choisissons une langue étrangère performante pour nous développer et nous moderniser. Il faut sortir des sentiments et de la politique politicienne, névrotique, aveugle et regarder les choses en face.
Les Ecoles «El Falah», symbole de la mauvaise foi des chantres de l’arabité
Une preuve vivante que les négro-africains n’ont jamais détesté la langue arabe et de la mauvaise foi des pseudo-chantres de l’arabité, ce sont les Ecoles «El Falah». El Hadj Mahmoud Bâ les fonda en s’inspirant de l’école supérieure saoudienne «Madrasatoul Falah» d’où il était sorti après son pèlerinage à la Mecque et un cursus universitaire complet.
Ce visionnaire fut capable de diffuser ses écoles dans toute la sous-région à partir de la fondation de la première institution de ce type dans son village natal de Djéol, en 1939 ! Pourtant, à une ou deux exceptions près, les centaines de cadres – tous négro-africains – qui sont sortis de cette école et ont pu poursuivre des études supérieures, pour la plupart en Egypte, ont été contraints de devenir tous enseignants, même ceux qui avaient des diplômes en agronomie, administration ou autres. Aujourd’hui, il n’y a aucune reconnaissance symbolique de cette institution qui, pourtant a joué un rôle plus que prépondérant dans l’épanouissement de la langue arabe en Mauritanie et partout en Afrique de l’Ouest.
Au même moment on est en train de glorifier des Mahadhras sorties de nulle part et dont l’apport n’est en rien comparable à l’œuvre de feu El Hadj Mahmoud Bâ. En fait, comme l’avait souligné en son temps le professeur Lô Gourmo, l’objectif des pseudo-défenseurs de la langue arabe est de la transformer en un «instrument d’oppression et de discrimination et comme objet culte de la dévalorisation culturelle et de l’abaissement des autres langues nationales et de leurs locuteurs».
En effet, il est quand-même curieux qu’au Maroc, en Algérie et au Mali on trouve, en plus des Arabes, des berbères, des touarègues et même des juifs, et qu’en Mauritanie, qu’il n’y ait que des Arabes. Comprenne qui pourra !
À Bouake (Côte d’Ivoire), ce mardi 23 janvier 2024 marque une journée historique dans les annales sportives mauritaniennes. À l’occasion d’un dernier match du groupe D, Nos Mourabitounes ont battu l’avant dernier champion d’Afrique les Fennecs d’Algérie et s’offrent une place de huitième de finaliste. Avec un score serré de 1 à 0, la Mauritanie fait un pas de géant en accédant au Top 16 de la CAN 2023 (reportée en 2024) chez le pays de FélixHouphouët Boigny et de Didier Drogba. Classés parmi les meilleurs 3èmes repêchables des poules, les coéquipiers du portier Babakar Niasse (élu homme du match du jour) vont affronter la tenace et montante équipe du Cap-Vert, lundi prochain 29 janvier 2024 à Abidjan à 18H (heure de Paris). Pour rappel la Mauritanie est à sa 3ème participation à la compétition faîtière du football africain sous l’égide de la Confédération Africaine de Football (la CAF). Lors de cette édition, les protégés du coach franco-comorien Amir Abdou ont concédé 2 défaites (face aux burkinabè 1-0 et aux angolais 3-2) et une victoire. Cette dernière contre les algériens assure un éclat d’engouement du côté de Nouakchott et ouvre une perspective d’une belle rencontre face à nos voisins insulaires dans l’océan Atlantique. À y aller sans regrets…pour que l’aventure continue… in sha Allah !
L’opération d’introduction de l’enseignement des langues nationales dans le programme de formation des écoles normales des instituteurs (ENI) a débuté, mardi, dans les cinq établissements nationaux de formation des enseignants.
Pour parvenir à cet objectif, le ministère a adopté une approche qui consiste à enseigner le pularr dans les wilayas des deux Hodhs, de l’Assaba, du Gorgol, du Brakna et du Taguant, en tant que la langue nationale la plus couramment utilisée, tandis que le Soninké sera enseigné au Guidimakha et le Wolf dans la wilaya du Trarza.
Au niveau de e Nouakchott, le ministre de l’Education nationale et de la Réforme du Système éducatif, M. Moktar Ould Dahi, a visité les classes d’enseignement de ces langues à l’ENI de Nouakchott, et exhorté les futurs instituteurs à accorder une attention particulière à ces langues en tant que matières essentielles et non secondaires.
« Ces langues permettront la coexistence fraternelle et la communication entre les composantes d’un même peuple et la consolidation de la cohésion nationale », souligne le ministre.
Il a, également, appelé les formateurs à redoubler d’efforts pour rehausser le niveau des élèves-enseignants, qui deviendront enseignants de l’enseignement fondamental, en adoptant une méthodologie éducative qui s’appuie à la fois sur la quantité et la qualité du rendement éducatif.
Au terme de sa visite, le ministre a déclaré à l’AMI qu’il est venu s’enquérir des conditions du déroulement du premier jour de l’enseignement des langues nationales.
Début de l’enseignement des langues nationales dans les écoles de formation des instituteurs Nouakchott On 1:12 PM | 9 Jan 2024
L’opération d’introduction de l’enseignement des langues nationales dans le programme de formation des écoles normales des instituteurs (ENI) a débuté, mardi, dans les cinq établissements nationaux de formation des enseignants.
Pour parvenir à cet objectif, le ministère a adopté une approche qui consiste à enseigner le pularr dans les wilayas des deux Hodhs, de l’Assaba, du Gorgol, du Brakna et du Taguant, en tant que la langue nationale la plus couramment utilisée, tandis que le Soninké sera enseigné au Guidimakha et le Wolf dans la wilaya du Trarza.
Au niveau de e Nouakchott, le ministre de l’Education nationale et de la Réforme du Système éducatif, M. Moktar Ould Dahi, a visité les classes d’enseignement de ces langues à l’ENI de Nouakchott, et exhorté les futurs instituteurs à accorder une attention particulière à ces langues en tant que matières essentielles et non secondaires.
« Ces langues permettront la coexistence fraternelle et la communication entre les composantes d’un même peuple et la consolidation de la cohésion nationale », souligne le ministre.
Il a, également, appelé les formateurs à redoubler d’efforts pour rehausser le niveau des élèves-enseignants, qui deviendront enseignants de l’enseignement fondamental, en adoptant une méthodologie éducative qui s’appuie à la fois sur la quantité et la qualité du rendement éducatif.
Au terme de sa visite, le ministre a déclaré à l’AMI qu’il est venu s’enquérir des conditions du déroulement du premier jour de l’enseignement des langues nationales.
Il a ajouté que cette introduction se déroule d’une manière synchronisée dans les cinq écoles normales des instituteurs, expliquant que l’accent a été mis sur les instituteurs en tant qu’éducateurs et porteurs de mission, et qu’il est normal qu’ils connaissent une langue autre que la langue maternelle pour communiquer avec les élèves, leurs parents et leurs correspondants.
« Cette expérience est très importante pour les élèves – enseignants, qui doivent être pleinement conscients et œuvrer pour sortir avec un niveau qui leur permet de faire passer leur message et de s’adresser à la communauté qui les entoure.
Le ministre a été accompagné du secrétaire général du ministère, du directeur de l’ENI et de certains responsables du département.
Paris, 6 janvier 2024, l’aile en France de l’Ong droit-de-l’hommiste IRA-MAURITANIE (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste) a organisé une conférence sur la thématique « la persistance de l’esclavage intra-africain en Afrique de l’ouest ». Ont pris part à cet événement comme conférenciers, l’honorable député M. Biram DAH ABEID, M. Samba FOFANA (vice-président de l’association Armepes-France de Ganbanaaxu Fedde), M. BA Bocar Oumar (Cadre en Europe du parti Ajd/Mr) et M. Ibrahima WELE (Flam). M. Moulaye HASSENE (militant politique) a été aux manettes pour modérer les échanges.
Les différentes interventions ont été à la hauteur des enjeux autour de la problématique abordée ainsi que les contributions et témoignages du public.
Un vœu est largement exprimé par tous : il faut impérativement décloisonner les luttes et les engagements pour faire émerger une force militante cohérente et efficiente.
Senalioune – De nombreux Etats d’Afrique et d’Asie ont généreusement bénéficié d’espaces accordés par la France pour ouvrir des centres culturels dont l’objectif est de renforcer les liens culturels entre cette métropole et ces pays d’outremer.
Un pont culturel qui s’est avéré d’une extrême importance pour les citoyens de ces différentes contrées pour mieux se connaitre, se rapprocher et prospecter les terrains communs de culture et de communication pour promouvoir leurs relations culturelles et humaines.
Bien que lié à la France par des liens de très longue date et le français constitue pour la Mauritanie une seconde langue d’expression au niveau de l’administration, des arts, de l’éducation, de l’éducation, cette dernière ne dispose malheureusement pas encore d’un centre culturel dans la capitale française Paris, dont elle pourrait généreusement bénéficier si elle en exprime le besoin et que ce dernier atterrit dans Les Champs Elysées, comme cela a été la règle pour tous les centres culturels qui ont pignon sur rue à Paris.
Il urge par conséquent pour les autorités mauritaniennes habilitées, Son Excellence le Président de la République, le Premier ministre et le ministre de la Culture de combler ce vide.
C’est d’autant plus vrai que la Mauritanie à une vaste et riche patrimoine et culture à faire connaitre, à promouvoir et à communiquer au monde pour présenter cette belle image qu’elle incarne et qui se trouve déformée, en raison de l’absence de cette vitrine culturelle, de ce miroir brisé de la terre de l’hospitalité, de la stabilité, de l’économie florissante, du Paradis fiscal et culturel, de la diversité culturel, de trait d’union entre l’Afrique et l’Europe et dont les élites parlent le français avec éloquence et passion.
Contexte
Le Conseil des ministres avait adopté le mercredi 27 décembre 2023, un Projet de décret portant statut des professionnels de l’Art en Mauritanie.
Ce projet de décret vise, selon le communiqué ministériel à établir un cadre juridique et organisationnel favorable à l’encouragement des artistes, en vue de créer les conditions adéquates pour l’épanouissement de l’Art, en harmonie avec la vision du Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, pour le développement culturel du pays.
Il définit par ailleurs la notion d’art et d’artiste et crée une structure organisationnelle appelée «Conseil des professionnels de l’art en Mauritanie».
Ledit projet de décret, qui prévoit la création du conseil des professionnels de l’Art en Mauritanie, permettra, selon le ministre de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Relations avec le Parlement, M. Ahmed Sid Ahmed Ould Dié, de combler le vide relatif à l’absence d’un cadre organisationnel des professionnels de l’Art, favorable à l’encouragement des artistes, en vue de créer les conditions adéquates pour l’épanouissement de l’Art.
Il est également destiné à favoriser le rôle des artistes traditionnels dans la valorisation et la protection du patrimoine culturel national.
Un projet de décret qui vient à point nommé
L’adoption par le gouvernement du Projet de décret portant statut des professionnels de l’Art en Mauritanie a été largement saluée par les milieux de la culture en général et du patrimoine et l’Art en particulier.
Ce projet de décret vient à point nommé, reconnait l’artiste plasticien mauritanien Mael Ainine Sidi Ethmane, qui mené depuis des années une lutte de longue haleine pour vulgariser l’art mauritanien et la culture en plein cœur de la capitale française Paris.
C’est un projet qui permettra de saisir l’opportunité d’or pour la Mauritanie pour rayonner par ses arts et cultures en France, en sollicitant au Président français un espace pour y ériger un centre culturel, qui servira de cadre approprié réunissant toutes les conditions adéquates pour ’épanouissement de l’Art, conformément à l’esprit dudit projet de loi.
Projecteurs sur l’artiste plasticien mauritanien Mael Ainine Sidi Ethmane
Mael Ainine connait Paris comme sa poche. Cette capitale française, réputée par son caractère unique et particulier d’être le plus grand centre culturel artistique et historique du monde et vers laquelle, tous les amoureux et passionnés de l’art de la mode affluent au quotidien.
Mael Ainine, ce surdoué de la peinture dont les tableaux passionnent les visiteurs de tout bord et dont certaines toiles se trouvent accrochées aux sièges de l’Ambassade de Mauritanie et de l’UNESCO à Paris, a dédié depuis des années son art pour vulgariser la culture et les artistes de son pays.
Son plus cher vœu qui le hante depuis des années est de renforcer son art charmeur, sa dextérité de communicateur et sa renommée d’artiste ouvert à toutes les cultures au service de la Mauritanie.
Mon pays a un grand et génial intérêt à être activement présent dans cet exceptionnel environnement culturel issu de plusieurs pays du monde qu’offre Paris, pour promouvoir leurs cultures, leurs arts et leur tourisme, parvenant à capitaliser ce « paradis » culturel inestimable, confie-t-il.
Des pays de tous les horizons qui se bousculent pour s’installer dans cette métropole où la vie du savoir et de la connaissance est dense, conférant à Paris, le premier rang mondial de l’attractivité culturelle et artistique, ajoute Mael Ainine.
Sans encore arriver à l’objectif principal à travers lequel, il pense propulser à succès l’art, la culture et le tourisme à l’international, l’artiste manifeste une conviction dans ses ambitions dans ce projet dont la Mauritanie a grand besoin.
« C’est dans cet environnement prometteur à plus d’un titre que la Mauritanie، pays arabo-africain، avec de riches atouts historiques classés comme patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO entre autres، devrait installer un centre culturel، pour vulgariser nos arts, notre culture et montre au monde la capacité compétitive de notre belle offre touristique, toujours sous-exploitée, afin d’y installer un espace convergent pour la promotion de nos us et coutumes, de notre culture arabo-africaine, de nos arts et de notre tourisme, à l’instar d’autres Etats de la sous-région tels que le Maroc et la Tunisie au Nord et le Sénégal au Sud.
Ainsi pour dire et partant de cet projet de loi et sa vocation d’’épanouir l’Art, en harmonie avec la vision du Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, je prie Son Excellence, par le biais de l’Ambassadeur à Paris et la Déléguée permanente à L’UNESCO dans la capitale françaises de concrétiser ce vœu sur le terrain de la réalité, en sollicitant au Président Emmanuel Macron un espace culturellement stratégique, à Paris avec la perspective d’avoir sans aucun doute un excellent impact pour la promotion de notre image à tous les niveaux
La Mauritanie n’a pas seulement à promouvoir ses arts, mais également son potentiel minier, pétrolier, aurifère, touristique, archéologique, ses cités du patrimoine, ses musées, ses plages, ses vastes déserts et ses monts.
Le pays dispose du plus long train minéralier dans le monde, de l’énigmatique dôme de Richat, ou « œil de l’Afrique », de près de 750 km de plage sur l’océan atlantique sans mur en béton de plus, de ses vastes déserts et ses monts.
Pour la seule région de l’Adrar, le célèbre Journal français « Le Monde » lui témoigne ce qu’il appelle « cinq sites naturels à couper le souffle dans le désert de l’Adrar », citant à ce propos, la passe d’Amogjar, un décor de cinéma, Zarga, le relief multicolore, la passe de N’Tourvine, un air de western saharien, la Vallée Blanche, paradis de la démesure et l’Amatlich, une mer de dunes à perte de vue.
Une chance sacrée pour la Mauritanie pour ériger un centre culturel en plein cœur de cette métropole des cultures et des civilisations.
Un centre qui permettra de déconstruire par ailleurs, cette fausse image que certains étrangers ont de la Mauritanie, perçue par certains Etats occidentaux de pays de l’obscurantisme, du terrorisme, de la violence, …
Le projet du centre culturel en question sera également le miroir des activités culturelles organisées dans le pays dont les festivals des cités du patrimoine, les veillées du Medih, les journées du fleuve, le festival de la culture Soninké…etc.
Il sera aussi le reflet du tourisme florissant dans le Nord du pays, avec l’opportunité d’intéresser la Mauritanie à d’autres citoyens du monde à cette destination convoitée et pour laquelle, l’Etat s’investit afin d’attirer les touristes et de faire décoller ce secteur qui n’a pas encore atteint son apogée en termes de rendement, pour contribuer à l’essor de l’économie nationale.
مـــــــــبـــــــادرة انـــــبعـــــاث الحــــركـــــــة الإعـــــــــــــــــــــتاقـــــيـــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــة INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENTABOLITIONNISTE IRA RÉCÉPISSÉ N° FA 010000102912202100001
IRA renonce à la signature de la pétition contre les propos de Yehdhih ould Dahi et Sidi Elmokhtar ould Sidi Chers messieurs et dames, présidents d’ongs et formations politiques, activistes politiques ou civils et personnalités indépendantes qui ont répondu favorablement à nos démarches visant la signature d’un communiqué-pétition, contre les propos inqualifiables d’un certain Yehdhih ould Dahi et de son acolyte Sidi Elmokhtar ould Sidi. Néanmoins, nous sommes désolé de vous informer que nos principes et notre morale nous obligent à renoncer à la signature de ce texte puisque notre partenaire principal dans cette initiative exige la présence en tant que signataire, d’une personnalité ayant tenue par le passé récent des positions publiques fondamentalement choquantes et gratuites vis à vis des principes et morale qui nous arriment au causes justes. – la première est une déclaration publique, mensongère, faite contre le président Biram Dah Abeid, pour servir la rage d’un argentier détracteur. – la deuxième est une insulte à l’encontre et à la mémoire de ceux qui sont partis et ceux qui restent encore dans la lutte pour la vérité et le droit pour la cause des victimes du genocide perpétré dans notre pays entre 1986 et 1992. Cette déclaration a été faite tout récemment lors d’une émission à la TV Mauritanienne et en compagnie du commissaire aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile. Ces propos se résument en ceci : “ il n’y a plus de passif humanitaire, les ayant-droits l’on vendu aux régimes précédents” أهلو هوم ألي باعوه Mais bien entendu, libre à toutes et à tous d’apposer leur signature, s’ils le veulent, et merci infiniment dans tous les cas.
La commission de la communication Nouakchott, le 24 décembre 2023
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