● Réforme du système éducatif : A quand la Mauritanie de la raison ?

Établie par l’administration coloniale, le premier système d’enseignement public en Mauritanie, qui a vu le jour à la fin du XIX siècle et au début du XX ème siècle, s’est heurté aux réticences des populations qui voyaient d’un mauvais œil la venue de l’école occidentale en terres d’islam.

La naissance au forceps de l’école dite moderne en Mauritanie a connu des points d’achoppements tant au niveau du contenu historico-culturel à transmettre qu’au niveau de la langue de formation.

A la fin de la colonisation, les politiques éducatives étaient plutôt conçues autour de l’affirmation, la construction et le renforcement d’un État-nation musulman et arabo-africain naissant.

Cependant 60 ans après l’indépendance, force est de constater que la question primordiale de l’éducation qui devrait être inculquée aux jeunes mauritaniennes et mauritaniens, pour en faire des citoyens modèles et qualifiés, n’a toujours pas été structurellement réglée. Pour cause, le modèle éducatif qui doit émaner d’une vision politique claire, a été parasitée par une forte dose d’idéologie.

Confirmant ainsi cette vieille assertion D’Emmanuel Kant selon laquelle « l’art de gouverner les hommes et celui de les éduquer sont les deux découvertes humaines les plus difficiles pour l’humanité ».

L’éducation étant le pilier de toute les sociétés aspirant à un devenir meilleur, son contenu doit faire l’objet d’une composition et d’une malléabilité habile. Une sorte de potion magique résultant d’un mélange de valeurs culturelles, spirituelles, intellectuelles et sociétales, qui, administrées aux jeunes mauritaniennes et mauritaniens en fera des esprits fertiles à même de répondre le mieux aux défis qui se posent à la société et le monde. Toutefois, cette manœuvre suppose un diagnostic sans complaisance avec une démarche allant du bas vers le haut, du réel vers la conceptualisation et des problèmes vers les solutions.

Les systèmes éducatifs successifs adoptés par les autorités mauritaniennes n’ont jamais réussi à cristalliser les attentes du pays dans sa diversité à travers un programme commun d’inclusion.

Les courants idéologiques de tous bords privilégient plus souvent leurs aspirations personnelles et leurs intérêts communautaires, ou identitaires, parfois dans un but hégémonique, au détriment d’une vision nationale qui tirerait toute la Mauritanie vers le haut.

L’Etat, chef d’orchestre par excellence, qui devrait être guidé par le bien-être commun et débarrassé de toute considération partisane, n’a pas pour l’instant, joué pleinement son rôle.

La Mauritanie de la Raison…

Au lendemain de l’indépendance, il était judicieux d’adapter le programme éducatif aux réalités et aspirations du pays.

Lorsque la Mauritanie devient indépendante en 1960, l’arabe (littéraire) est langue nationale, mais le français est la seule langue officielle du nouvel Etat. Puis l’arabe a été ajouté au français en tant que langues officielles.

Avec la réforme éducative de 1966 et le renforcement du coefficient de l’Arabe dans le système éducatif, qui a donné naissance au bilinguisme séparatiste, nous avons assisté à la formation de deux mondes parallèles que tout sépare, avec chacun son programme éducatif. Ce système a abouti à la division du pays en deux, les arabophones et les francophones.

A partir de 1991, l’arabisation progressive et à marche forcée s’est mise en route avec comme conséquences notables, une baisse tragique et continue du niveau des élèves et la floraison des écoles privées aux programmes étrangers accueillant la masse de petits mauritaniens fuyant le système scolaire national bancal.

Il est plus que temps de remettre la mosquée au cœur du village. En effet, la Mauritanie gagnerait à ce qu’elle soit au centre des préoccupations nationales et non telle ou telle autre communauté.

Sur la question des langues d’enseignement, de communication et de travail, il nous suffit d’un peu de réflexion et d’analyse sans complaisance pour trouver la solution, à moins d’avoir des considérations non avouées.

La Mauritanie est majoritairement hassanophone. Il est, de ce fait, normal et souhaitable de capitaliser sur cet acquis pour faciliter la communication avec une grande partie de la population. Notons que beaucoup de pays africains caractérisés par une fragmentation plus importante de leurs populations n’ont pas cette chance. A contrario, des pays voisins comme le Mali et le Sénégal voient la quasi-totalité de leurs populations s’agréger autour d’une même langue.

La Mauritanie, pour des raisons démographiques, culturelles et pratiques, se doit d’ériger l’arabe au rang de langue officielle (ce que personne d’ailleurs ne récuse) donc langue d’enseignement et de communication.

Il reste que l’arabe n’est pas pratiquée par tous les mauritaniens et que tous les mauritaniens ne sont pas arabes. Pour des raisons d’unité et de cohésion nationales, mais également pour que la greffe puisse prendre, il est indispensable que des ponts linguistiques soient créés avec les autres communautés nationales. Pour ce faire, serait-il réaliste et même souhaitable que toutes les langues nationales soient officialisées et enseignées comme le proposent certains ? Est-ce le meilleur moyen de créer une nation et un avenir en commun que de permettre à chaque communauté de rester enfermé dans sa langue et sa culture ? Un tel système peut-il être objectivement et rationnellement justifié y égard aux véritables défis que sont ceux du pays ?

Les réponses à ces questions nous semblent, à priori, s’énoncer négativement, mais même à supposer que nous ayons tout faux, ce qui est possible, la mise en place d’un tel dispositif nécessite une grande préparation dans la formation du personnel, l’élaboration des programmes et l’installation des infrastructures.

En attendant, la formule qui siérait tant à la Mauritanie, de notre point de vue, serait un système commun à deux langues officielles et d’enseignements que seraient l’arabe et le français avec obligation à tous les mauritaniens de les maitriser toutes à la sortie de la scolarité.

Le choix du français ne s’explique pas par l’amour irraisonné que nous aurions pour la langue de Molière mais parce qu’elle est déjà inscrite dans notre histoire et installée dans notre quotidien. La langue française, au-delà du fait qu’elle nous ouvre au monde permettraient au pays et aux citoyens francophones de garder leurs acquis sur l’histoire (politique, administrative…) de la Mauritanie qui s’est faite en grande partie en français.

Notre conviction, qui sans aucun doute est celle de la majorité des mauritaniens, est que notre pays doit marcher sur un programme commun unique qui nous rassemble tous autour de l’essentiel, c’est-à-dire un avenir radieux. A coup sûr, cela ne s’obtiendra pas lorsque les intérêts communautaires prennent le dessus sur le destin commun national, mais lorsque chacun fait des concessions pour l’intérêt suprême général qui, in fine, nous protège tous.

Un tel système doit toutefois favoriser, en parallèle, un climat propice au développement des langues nationales par une liberté de presse notamment audiovisuelle et une expression culturelle de la diversité.

Cercle Citoyen Mauritanien

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=761762

● Le Grand Entretien du Blog (GEB) | Avec le vice-président d’Armepes-Ganbanaxu Fedde, monsieur Samba Fofana.

À l’occasion de la journée internationale pour l’abolition de l’esclavage (2 décembre 2022), la rubrique Le Grand Entretien de notre Blog revient avec une interview accordée par monsieur Fofana Samba. Juriste et militant droit-de-lhommiste mauritanien vivant en France, il est parmi les porteurs pionniers de l’engagement abolitionniste et pour des réformes sociales dans la communauté sooninké. Il est actuellement le premier vice-président de l’association Armepes-France (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Eradication de l’Esclavage et ses Séquelles). Pour rappel l’association Armepes-France est à l’initiative de la mouvance anti-esclavagiste transnationale Ganbanaaxu Fedde via en premier lieu son forum WhatsApp de sensibilisation créé le 5 octobre 2016 par monsieur Gaye Traoré, l’actuel président d’Armepes-france.

Nos vifs remerciements à lui pour sa disponibilité et l’intérêt accordé à notre sollicitation.

Ci-dessous ses éléments de réponse à nos 4 questions soumises :

Question 1 : Bonjour Monsieur Fofana, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? (Parcours personnel et de militant)

Samba Fofana : Je m’appelle Fofana Samba, du village de Boully en Mauritanie . Je peux noter ici que j’ai un petit parcours académique à la faculté Économique et juridique de Nouakchott de 1998 à 2002 date de l’obtention de la maîtrise en droit privé.
S’agissant du militantisme associatif, j’ai œuvré à plusieurs associations d’abord villageoises dans le but de contribuer au développement de notre pays d’origine.
Je suis aujourd’hui vice-président de L’association des ressortissants Mauritaniens pour l’éradication des pratiques esclavagistes et leurs séquelles (ARMEPES) en France depuis janvier 2016.
Je fais partie des premières personnes à avoir posé les jalons d’une réforme sociale dans notre communauté .

Question 2 : Pouvez-vous nous édifier sur les réalités liées à l’esclavage coutumier dans la communauté soninké et l’engagement abolitionniste Ganbanaaxu Fedde ?

SF : La société soninké est fortement hiérarchisée sur la base de ce qu’on appelle communément les classes sociales ou castes. On peut affirmer ici que ce système d’organisation sociale a une forme pyramidale , au sommet on trouve les classes nobles , en deuxième position les gens qui constituent les corps de métiers et au bas de l’échelle les esclaves avec leurs démembrements aussi .
Comme toutes les sociétés la communauté soninké d’antan à en moment donné de son histoire avait besoin d’une organisation socio-politique par son propre génie afin d’assurer son existence dans la quête d’un bien être.
Mais la société soninké n’a pas su opérer les réformes nécessaires pour être en phase avec les réalités changeantes et c’est là où l’élite soninké dans son ensemble a échoué.
À mon sens le conservatisme ne devrait pas en aucun cas nous pousser vers une certaine forme d’autarcie aveugle qui nous conduira inéluctablement vers le déclin.
Pour parler de l’engagement abolitionniste Ganbanaaxu Fedde, on peut dire que ce mouvement a apporté à mon sens non seulement un éveil mais aussi une certaine prise de conscience collective pour rompre avec certaines pratiques esclavagistes .

Question 3 : Le 2 décembre de chaque année marque la journée internationale de l’abolition de l’esclavage, les séquelles du phénomène restent vivaces dans certaines zones en Afrique, selon vous quels sont les écueils qui empêchent une éradication définitive ?

SF : La date du 02 décembre 2022 nous rappelle d’abord un passé douloureux dans l’histoire de l’humanité et surtout en tant que noir africain.
Mais on peut se poser la question si l’esclavage dans ses différentes manifestations n’est pas encore d’actualité en dépit de toutes les injustices qui frappent de plein fouet les humains ?
Concernant précisément la société soninké, nous avions assisté à des difficultés pas moindres dans certaines contrées à cause de l’emprise féodale tellement présente.
Cette société a connu un passé glorieux à travers L’Empire du Gana ou le wagadou Biida, connu grâce à certains historiens Arabes .

Après la fin de la colonisation, et malgré l’avènement des indépendances , les soninkés sont toujours restés dans leur ancienne organisation où la loi n’est pas forcément une norme mais surtout c’est l’ordre coutumier qui régit les affaires de la cité soninké ou en pays soninkés.
L’une des difficultés majeures peut s’expliquer par la nature de nos Etats, quand on sait que ceux ou celles qui sont à la tête de nos institutions ont d’abord du mal pour légiférer sur la question et surtout quant à l’application des lois en vigueur pour restaurer la citoyenneté réelle.

Question 4 : Quel message avez-vous à l’endroit des militant.e.s et sympathisant.e.s de la mouvance anti-esclavagiste Ganbanaaxu Fedde, aux leaders communautaires et aux
autorités étatiques ?

SF : Le message que j’ai à l’endroit de nos leaders , militants, sympathisants, hommes comme femmes . Je les invite davantage à redoubler d’efforts car la réforme que nous portons se veut inclusive, longue , difficile et qui doit s’inscrire sur une durée.
Nous devrions nous focaliser sur certaines valeurs que je trouve cardinales voire déterminantes à mon sens pour l’accomplissement de cette cause juste : Courage, unité, solidarité et humilité.

9 décembre 2022

✍️🏿 Entretien réalisé par KS pour le BLOG

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● Du grand théâtre mauritanien | Par Ethmane Sall (Enseignant-chercheur)

Via blogs mediapart

Du grand théâtre mauritanien
Il faut crever la face de cette chaîne d’hypocrisies instinctives pour libérer les énergies, sortir des sables impassibles et déchirer le ventre du large avec une nacelle ivre qui n’obéit à aucune fixité idéologique. C’est à partir de cette rupture d’impossibles que les consciences mauritaniennes peuvent s’accorder pour jouer avec les mêmes notes et fréquenter la beauté.

La Mauritanie est bâtie avec une chaîne d’hypocrisies industrielles qui prend sa source dans les tréfonds de l’insondable estomac du sable mouvant aux dents de mandibule qui avale les voiles véliques du vent de la lune ronde du printemps.

Les gens avancent masqués dans ce pays bordé de diamants rares et de vermines nuisibles. Porter un masque et se livrer au jeu des « convenances » saugrenues, telle est la chose la mieux visitée et la mieux incarnée en Mauritanie. On trouve étrangement un sentiment de ravissement dans l’incarnation de cette chose qui couvre habilement la surface minée d’un amas de désolations mirifiques. La prosaïque réalité avilissante de ce pays n’encourage ni le rêve d’une vie nouvelle, ni le désir d’autre chose. Les Mauritaniens sont emprisonnés par eux-mêmes : sans le savoir, ils se sont installés dans des balkans striés qui les éloignent de ce qui les relie. C’est bien là le malheur !

Cette balkanisation consentie favorise des déterminations sociales liées à des identités sclérosées qui fluent de partout et qui nuisent la sociologie de « La Relation ». C’est la culture et la science qui permettront aux Mauritaniens de sortir de cette misérable ornière. Il faut une réelle volonté politique pour penser l’école mauritanienne sous un autre angle, en dehors des systèmes de pensées claniques, mafieux et mortifères. La « vie politique » (si cette expression est encore appropriée dans ce non-pays) ou la débâcle mauritanienne est le reflet de la société dans laquelle elle évolue : c’est l’immobilisme qui détone et qui gouverne les destinées des peuplades abusées, larguées à la dérive dans une obscurité infinie.

C’est à travers les allées sinueuses de cette inégale obscurité que les hommes en soutane déploient leurs manœuvres dilatoires pour empêcher toute possibilité d’action. Ainsi, lors des manifestations du 28 novembre 2022, il y eut de nombreuses arrestations arbitraires et capricieuses, de Nouakchott à Maghama en passant par Bababé et Djeol. Pour avoir exercé leur droit à la contradiction, les manifestants de ces villes ont été violentés et emprisonnés. Ces arrestations massives et abusives témoignent de la déréliction qui ronge le pouvoir de l’intérieur. Les hommes en soutane veulent préserver la médiocrité comme « modèle » de gouvernance : ne rien dire, ne rien faire, ne rien entreprendre et sortir les dents nacrées à chaque fois que les caravanes des Soucougnans de la Cour passent. C’est cette horrible misère qu’il faut abolir dans les consciences et dans les pratiques culturelles de ce pays pour concevoir le désir d’autre chose, utopie fondatrice d’un véritable imaginaire politique.

Les franges sociales de la Mauritanie sont habitées par trois complexes majeurs: le complexe d’une vanité vexée, le complexe d’une supériorité supposée et le complexe d’une inféodation intériorisée. Ces trois complexes sont symbiotiquement liés : ils se nourrissent, s’interpellent, se bousculent, s’invectivent, se toisent et s’accomplissent les uns par rapport aux autres. Il existerait même des inférences inductives et déductives entre ces complexes qui garrottent les interactions et rapports interpersonnels au sein de ce pays royalement dénudé.

Le complexe de vanité vexée est incarné par les Cornichons loufoques qui colorent (avec hypocrisie) la procession de la Cour où tout se décide d’une main ferme. Ces cornichons représentent un vil conflit affectif lié à un attachement érotique aux serpents lubriques de l’oligarchie de la Cour. Ils lui servent d’auxiliaires dans un élan servile et salace pour soutirer la babeurre de la baratte. Ils chérissent et haïssent les chaînes qu’ils se sont eux-mêmes forgées sans montrer aucune volonté de s’en défaire.

Le complexe de la supériorité supposée concerne la frange démographiquement minoritaire qui détient les lois du ciel et de la terre, les juges de la déraison et de la vésanie, les hallebardiers de l’insolence et du mépris, les apôtres de l’espérance trompée, en amont l’oligarchie farfelue de la dégénérescence. Cette frange est également aliénée et esclave et prisonnière du complexe incarné même si elle possède le pouvoir d’arrêter le temps dans ce pays accidenté.

Le complexe de l’inféodation intériorisée est représenté par le reste de la « population », emberlificoté, trompé et manipulé sans cesse, tourmenté dans le roulis du tangage infernal du pays.Ce complexe implique des ramifications sociales qui s’étagent à l’intérieur de chaque peuplade. Ainsi, chaque peuplade est caractérisée par une stratification exclusive qui établit une hiérarchie déséquilibrée par filiation. Ces ramifications odieuses et délictuelles affectent des formes diverses au sein des misérables sociologies culturelles des peuplades mauritaniennes : certaines strates sont encordées par leurs préjugés et leurs marottes existentielles ; d’autres par leurs besoins matériels et leur vouloir obscur lié aux manipulations exterminatrices des sujets actants de la hiérarchie mortifère en question.

De manière abusive et terrible, les Mauritaniens choisissent de fermer les yeux devant des réalités pestilentielles. Ils sont conscients de leur maladie, aiment leur maladie et n’ont aucune envie de se guérir de cette maladie qui leur ronge pourtant de l’intérieur, qui les enténèbre dans une ornière couverte d’une végétation charnue….Quand un malade choisit d’embrasser sa maladie, de s’accommoder avec elle, il ne peut se plaindre des conséquences qui en découlent, il ne doit surtout pas attendre la commisération des autres.

La Mauritanie est un non-pays qui se dévitalise au quotidien : l’essentiel de sa matière grise est exilé et réfugié à l’étranger. C’est l’immobilisme qui fait la loi dans ce non-pays : on encourage ni la créativité, ni l’engagement, ni l’initiative. Tout le monde s’abrite sous le parapluie de l’hypocrisie en espérant y tirer profit, tant bien que mal. Je l’avais déjà dit : ce non-pays est une addition d’hypocrisies. Il faut crever la face de cette chaîne de duplicités instinctives pour libérer les énergies, sortir des sables impassibles et déchirer le ventre du large avec une nacelle ivre qui n’obéit à aucune fixité idéologique, une nacelle qui ouvre à l’infini. C’est à partir de cette rupture d’impossibles que les consciences mauritaniennes peuvent s’accorder pour jouer avec les mêmes notes et fréquenter la beauté, hure du vivre-ensemble.

©️ Via https://blogs.mediapart.fr/ethmane-sall/blog/041222/du-grand-theatre-mauritanien

● Kaédi : Le Président de la République inaugure 54 établissements scolaires et 20 structures de santé et pose la première pierre du projet de 1932 logements sociaux dans 10 wilayas

Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a supervisé, ce lundi dans la ville de Kaédi, la pose de la première pierre de la construction de 1932 logements dans dix wilayas et l’inauguration de 54 établissements scolaires et 20 structures de santé, réalisées par la délégation générale à la Solidarité nationale et à la Lutte contre l’Exclusion (Taazour).

Le projet de logements sociaux, qui est l’une des composantes du programme “Dari” de la délégation Taazour, est mis en œuvre dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie et de la fourniture de logements sociaux adéquats aux citoyens.

Le financement global de ce programme qui s’élève à environ seize milliards MRO, permettra la construction de 1932 logements dans dix capitales régionales dont 276 logements à Kaédi, avec un délai d’exécution compris entre 7 et 16 mois, à condition qu’ils soient tous livrés avant le 7 mars 2024, .

S’agissant des 54 établissements scolaires qui ont été réalisés par Taazour à travers le programme “Cheïla”, ils comprennent 43 écoles primaires, 6 collèges et 5 lycées avec des équipements de bureautiques, de matériels didactiques et plus de 8 000 tables-bancs pour un coût global de 620 millions MRO.

De même, Son Excellence le Président de la République a supervisé l’inauguration de 20 centres et postes de santé réalisés également par Taazour à travers le programme « Cheïla, avec un budget de 3 milliards 636 millions MRO.

Son Excellence le Président de la République a posé la première pierre du lancement des travaux dans les unités d’habitation et coupé la bande symbolique marquant l’inauguration de 54 établissements d’enseignement et de 20 points et centres de santé. Tout comme il a donné le coup d’envoi pour les travaux de vaste projet de construction de 1932 logements dans dix wilayas.

Dans une allocution qu’il a faite à cette occasion, le délégué général à la Solidarité Nationale et à la Lutte contre l’Exclusion(Taazour) a indiqué que ces importants projets de développement viennent en concrétisation des engagements de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, notamment dans le domaine social au profit des groupes les plus vulnérables.

Il a ajouté que Taazour concrétise les engagements présidentiels les plus importants envers les citoyens après un certain nombre de décisions importantes qui ont élevé sa place dans la hiérarchie administrative par son rattachement la Présidence de la République. De plus, a-t-il ajouté, une plus grande autonomie administrative et financière lui a été conférée et honneur lui a été fait à travers la présidence par le Président de la République de son Conseil Supérieur d’Orientation Stratégique qui compte en son sein le Premier ministre et douze membres du gouvernement.

Le délégué général de Taazour que ce statut et celle indépendance d’action ont valu à la délégation d’abattre un travail colossal sur la voir de réalisation des engagements de Son Excellence le Président de la République à travers des approches basées sur la réflexion méthodique pour déterminer les moyens les plus efficaces de mises en œuvre des stratégies et politiques de développement, de protection sociale, de solidarité nationale, de lutte contre l’exclusion et la pauvreté.

C’est ainsi, a-t-il souligné qu’elle a conçu de façon novatrice des modèles de gouvernance adaptés aux impératifs d’intervention de l’État dans les domaines socioéconomiques au profit des franges pauvres, des groupes en situation de précarité et des personnes à faibles et revenus.

Le Délégué Général a fait une présentation détaillée des réalisations de la de son institution au cours de la dernière période du mandat de Son Excellence le Président de la République, soulignant le caractère transversal de ses interventions qui couvrent l’éducation, de l’assurance maladie, l’appui au travers des filets sociaux, les réponses aux crises d’urgence, la sécurité alimentaire, agriculture et l’énergie domestique en zone rurale. A ces actions s’ajoutent, a-t-il dit, les actions d’aide et de soutien sociaux directs en faveur des groupes les plus vulnérables.

De son côté, le président du conseil régional du Gorgol, M. Amadou Abou Ba, a apprécié le lancement du projet de logements sociaux à Kaédi et le service qu’il représente pour la population la plus nécessiteuse, surtout après que la ville a été exposée aux inondations au cours de la dernière saison des pluies.

Il a ajouté que les habitants de la wilaya se réjouissent profondément des grands progrès réalisés au Gorgol dans divers domaines.

Abondant dans le même sens, le maire de Kaédi, M. Tahra Bradji, a exprimé la joie des habitants de Kaédi de voir se réaliser sur le terrain des rêves auxquels ils aspiraient et qui vont contribuer grandement à améliorer les condition et le cadre de leur vie.

« Kaédi est devenu aujourd’hui un vaste chantier grâce aux projets de développement prioritaires, qui auront un grand impact pour l’atteinte du développement durable au profit du pays et du citoyen.

La cérémonie s’est déroulée en présence du wali du Gorgol, M. Ahmedna Ould Sid’Ebbe, du hakem de Kaédi, M. Mohamed Salem Ould Salahi, des autorités administratives, militaires et sécuritaires et des chefs service régionaux de la wilaya.

©️ https://ami.mr/fr/index.php/2022/12/05/kaedi-le-president-de-la-republique-inaugure-54-etablissements-scolaires-et-20-structures-de-sante-et-pose-la-premiere-pierre-du-projet-de-1932-logements-sociaux-dans-10-wilayas/

● «La colonisation arabe était pire que la colonisation européenne» | Par l’écrivain Abdelaziz Baraka Sakin


L’auteur du « Messie du Darfour », Abdelaziz Baraka Sakin, revient avec « La Princesse de Zanzibar », un roman éblouissant d’audace sur une période tragique.

Avec Le Messie du Darfour, puis Les Jango, Abdelaziz Baraka Sakin nous a régalés, sur des sujets difficiles, de deux romans sur son Soudan natal, duquel il a dû s’exiler. Il nous emmène cette fois du côté de Zanzibar, dans un périple aventureux aussi palpitant que drôle, même si la toile de fond l’est beaucoup moins. Ce maître ès ironies, à l’imagination ô combien fertile et audacieuse, brode allègrement sur des bases historiques documentées.

Ainsi de sa Princesse de Zanzibar, qui vient de paraître, toujours aussi bien traduit par Xavier Luffin, dont il nous explique, de passage à Paris, l’origine : à l’époque où il s’intéressait à la littérature omanaise, car l’auteur travaille beaucoup à des anthologies, Abdelaziz Baraka Sakin tombe sur deux livres datant de la colonisation des Omanais à Zanzibar. « L’un était les Mémoires de la fille du sultan, l’autre était écrit par un chef militaire qui capturait les esclaves. J’ai été frappé par le fait que la princesse parle de la vie fastueuse des Omanais à Zanzibar, et décrive les Zanzibarites comme des gens qui ne faisaient rien, des paresseux, alors que les Africains faisaient tout, cultivaient la terre, s’occupaient des récoltes, et jusqu’à laver les corps des maîtres. Ce contraste entre ce paradis pour les Omanais et cet enfer vécu chez eux par les Africains m’a interpellé. La vie de l’individu simple, celui dont personne ne se préoccupe, ce qu’on appelle le vide historique a motivé mon roman, qui vient le combler. »

Haro sur Zanzibar

Avec sa verve prodigieuse, Baraka Sakin installe son histoire au cœur d’Unguja, l’île principale de l’archipel, alors aux mains des Omanais, où l’esclavage bat son plein, et les Anglais, Français et Allemands se battent pour coloniser Zanzibar. « Mais qu’est-ce qu’ils nous veulent ces Européens ? L’île nous appartient, […] cette terre est à nous, son peuple aussi, nous sommes ses maîtres », s’étonne le sultan au pouvoir ! La « princesse récemment bénie de dieu », fille du sultan (« récemment béni lui-même », voyez le côté farceur du conteur), est l’unique enfant de ce tyran pourtant hyperactif sexuellement, on ne compte plus le nombre de femmes qui passent par son lit.

Quoique ! L’auteur établit une page de ses records tous secteurs confondus : « Tout au long de sa vie, sans que l’on puisse en délimiter avec certitude la durée, il tua 883 Africains, 7 Arabes omanais et 20 Yéménites. […] Il vendit 2 779 670 esclaves, hommes, femmes et enfants. Il copula avec 300 esclaves, écoulant dans leur vagin environ 15 gallons de sperme […] » La princesse, folle de bijoux (ah, quelle scène avec le bijoutier indien !), mariée à un homme d’affaires qui guigne le sultanat, exige d’être son unique épouse, c’est déjà dire que la jeune femme a du caractère, comme dans tous les romans de l’auteur, marqué par la figure de femme forte de sa mère, nous confiait-il à la sortie de son premier livre.

Mais le couple que l’on suit tout du long du roman est d’un autre genre, si l’on peut dire. Dès la sortie de l’enfance, la princesse a eu pour esclave un eunuque de son âge ou presque. Sundus, émasculé dès sa capture par les Arabes, est aux petits soins pour sa princesse qui ne jure que par lui. Entre eux se noue un amour particulier qui leur permettra de traverser ensemble (presque) tous les obstacles et de vivre une sexualité sans verge mais avec jouissance, c’est d’ailleurs une des dimensions du roman qui résonne de façon très contemporaine au regard des théories, et des pratiques, du genre : « Pour moi, explique l’écrivain, la sexualité n’est pas liée à des organes génitaux, mais à des complicités entre les êtres. Tous deux sont mutilés, puisque la princesse est excisée, mais leur relation va au-delà. » L’amour de ces deux-là est absolu, il est un des chemins tracés tant bien que mal vers la liberté, celle qui est incarnée par ailleurs et totalement par un autre personnage (de femme encore) : Uhuru l’ensorceleuse, qui danse et chante quasi nue, qui n’a peur de rien, mais que tout le monde redoute, c’est par elle que va se bâtir l’émancipation, sur la révolte de la population après 200 ans de domination.

Interdit au Koweït et à Oman

Les épisodes bondissent, suivant les grands chapitres de cette fin du XIXe où tout bouge, autour d’une date que l’histoire a retenue comme la guerre la plus courte : le bombardement de Zanzibar le 27 août 1896 par les Britanniques, dite « la guerre de trente-huit minutes », mais l’auteur fait ici et là des pas de côté à sa guise et toujours en faveur du rythme de la narration, en se démarquant des faits pour décrire, d’une scène à l’autre, l’incroyable violence des Omanais. « Ils se nient en tant que colons alors que la colonisation arabe de l’Afrique était pire que celle des Européens, car ils castraient les hommes », précise Abdelaziz Baraka Sakin.


On en arrive jusqu’à l’abolition de la traite et la fin de l’esclavage, proclamée mais non respectée. Puis l’intégration des libres à une société qui n’a plus ses repères. Pas de tabou ici. Mais une liberté magnifique pour signer avec cette insolence, un conte, roman d’aventures, mais aussi parabole sur le colonialisme, l’esclavage, le statut de la femme, l’indépendance de l’Afrique, les langues, la nature, la religion, la sexualité… Ceux qui rêvent de happy end feraient mieux de jouir de l’écriture tout du long plutôt que d’attendre les dernières pages. Le titre original du roman est Sahamani : pardonne-moi, en swahili. Le sultanat d’Oman et le Koweït n’ont pas pardonné à l’auteur sa vision des choses : ce livre, précise sa maison d’édition française (Zulma), est interdit dans ces pays.

©️ Repris via https://www.lepoint.fr/livres/la-colonisation-arabe-etait-pire-que-la-colonisation-europeenne-01-12-2022-2500120_37.php#11

● À la soutenance de thèse de doctorat de Docteur Ba Boubou | le photo-reportage du Blog

Vendredi 25 novembre 2022, nous sommes à l’Université Paris Nanterre située à une dizaine de kilomètres de Paris. L’emplacement interne est au Bâtiment B – Pierre Grappin – Salle B015 René Rémond, ici vers 14 h 15, tout est en place; les membres du jury, le doctorant et le public.

Dans la foulée, après les salutations et les remerciements d’usage, monsieur BA a fait une présentation de l’environnement complexe en terme de recherches, d’efforts et de temps investis entre plusieurs voyages en Mauritanie pour à aboutir à ce grand jour. Le titre des travaux du doctorat est « Les modes alternatifs de règlement des conflits en Mauritanie : regard anthropologique et juridique. »

Ainsi entre le jury et doctorant, les échanges sur la thèse ont été d’une rigoureuse fouille technique et académique dans la forme comme dans le fond en plus de 2 heures de temps chrono. Par la suite, le public est invité à se retirer pour la délibération. Au retour, le verdict est donné, le grade de Docteur est attribué à monsieur Boubou BA par le jury à l’unanimité. Très heureux, Docteur BA et ses proches ont offert un dîner aux amis et collègues venus assister à cet important évènement d’accomplissement personnel et familial aussi.

À noter que l’ancien ministre mauritanien de la justice Pr Haimoud RAMDAN fait partie du jury comme rapporteur (absent pour motifs de santé), nous lui souhaitons un prompt rétablissement. Par conséquent son rapport rendu a été favorable et lu par une membre du jury.

Ici l’occasion pour moi d’exprimer mes chaleureuses et fraternelles félicitations au frère Dr Ba Boubou. Aussi une reconnaissance de notre Blog à son endroit pour avoir pu reprendre par le passé quelques-unes de ses pertinentes et éclairantes contributions dans le domaine du Droit.

Topo succinct de son parcours scolaire, universitaire et professionnel :

~ Ecole primaire : Diogountouro,

~ College et lycée : Selibaby

~ 2005 – 2009 Université de Nouakchott ( droit privé)
Major de ma promotion avec une bourse de l’état pour paris

~ 2010 – 2011 : Master 2 recherche en droit penal et procedure penale à l’université Paris Nanterre

~ 2014- 2015 : Master 2 recherche en Anthropologie du droit à l’université paris1- Sorbonne

~ 2018- 2019 : Diplôme Universitaire des modes alternatifs de règlement des litiges à l’université Paris Nanterre

~ 2015 – 2022 : thèse de doctorat à l’université Paris Nanterre.

Expérience professionnelle :

~ 2016-2017 : juriste contractuel au tribunal de grande instance de Nanterre

~ 2018-2021 : juriste contractuel à la cour de cassation française au service de coopération judiciaire internationale

~ Depuis septembre 2021 : juriste au palais de justice de pontoise au service de référé civil et familial.

En quelques photos 📷 comme vous y étiez :

Ci-dessous la publication Facebook de remerciements de Docteur Ba Boubou :

« Chers amis,

Des années de travail entre Paris et Nouakchott , des doutes, des migraines et des nuits blanches, j’ai le plaisir de vous annoncer avoir été élevé au grade de docteur en droit privé de l’Université Paris Nanterre hier le 25 novembre 2022. Ma thèse de doctorat porte sur : Les modes alternatifs de règlement des conflits en Mauritanie : regard anthropologique et juridique. Une thèse pluridisciplinaire.

Je tiens avant tout à rendre grâce à Allah (seigneur) de m’avoir accordé la santé et la force tout au long de ce travail. Je remercie infiniment mes parents (mon père, paix à son âme ) de m’avoir inscrit à l’école. Ce diplôme de doctorat, je le dois à un être très cher pour moi qui s’est battu avec âme et corps après le décès de mon père pour financier mes études (primaires, secondaires et universitaires avec ses maigres moyens ). Cet être cher est ma très MAMAN. Celle qui m’a appris depuis tout petit que la vie est un combat éternel ; celle qui dont son rôle d’educatrice première m’a accompagné au jour le jour ma quête pour ma construction personnelle. Merci MAMAN pour tes bénédictions matin, midi, soir et nuit.

Je remercie également mon épouse cherie, pour son soutien indéfectible, son amour et ses encouragements pour aller jusqu’au bout de mon rêve. Je dédie ce diplôme à mon fils, Oumar, qui est né à quelques mois avant ma soutenance.

Je remercie infiniment mon oncle Gaye Soumaré dit Soulé Mina qui a effectué un voyage depuis la Suède jusqu’à paris pour venir me soutenir. Un grand merci pour tonton, pour tout ce que vous avez fait pour moi.

Je tiens également à remercier ma directrice de thèse Mme KERNEIS pour tous les sacrifices consentis durant toutes ses années dans l’objectif de m’aider à réaliser ce modeste travail malgré ses nombreuses contraintes professionnelles. Je remercie mon jury de soutenance, Mme la présidente du jury, mesdames et messieurs les membres du jury d’avoir accepté de participer à ma soutenance de thèse de doctorat. Une pensée à mon professeur de droit et membre du jury Haimoud RAMDAN ( qui n’a pas pu assister à la soutenance pour des raisons de santé. Mais il a déjà rendu un excellent rapport de soutenance favoble avant son hospitalisation ). Je lui souhaite un prompt rétablissement.

Permettez-moi de remercier à tous ceux et celles qui m’ont accordé des entretiens dans mon enquête de terrain ici en France et ailleurs en Afrique particulièrement au professeur Sidi IB Ndiaye , l’ex président de la Cour suprême de Mauritanie OULD NAGI, au professeur Marigatta Mouhamadou Wague , maitre Ahmed Mine, au professeur Bacari Diarra, au président Gaye Tene et à l’ancien ministre de la justice Haimoud Ramdan . Bien évidemment je remercie aussi à tous ceux et celles qui n’ont pas répondu à mes sollicitations d’entretiens pour des raisons que j’ignore.

Enfin qu’il me soit permis de remercier toute ma famille et celles et ceux qui m’ont fait l’amitié et la fraternité de venir assister à ma soutenance de thèse de doctorat en particulier à ma cousine Dialla Sagna, qui m’a offert une pierre précieuse comme cadeau ( une pierre qui coute de millions d’euros à paris ) où il est gravé mon nom et mon prénom avec le titre du docteur en Droit. J’en suis reconnaissant. Merci ma très chère cousine.

Croyez en vous, à vos projets professionnels, en vos compétences, en vos rêves et vos ambitions. C’est cela qui nous fait grandir.

Aussitôt la soutenance terminée, j’ai vite réalisé qu »avec la thèse rien est achevé, tout vient de commencer. Hier j’ai vu le premier jour du reste de ma vie professionnelle. Alors je compte sur vous pour mener ensemble le reste du long chemin de ma vie professionnelle.

Docteur BA
Juriste au palais de justice de pontoise
pôle référé civil et familial« 

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● Guidimakha | La Semaine Régionale de la culture, de la jeunesse et des Sports : Bakary Doulo Fofana remporte le premier Prix du meilleur poète en sooninké.

Sous la houlette de la délégation régionale de la culture, de la jeunesse et des sports, cet évènement qui s’est étalé sur 5 journées (18 au 22 novembre 2022) , a comme objectifs principaux suivants selon la note de présentation :

– Mobiliser les jeunes de la wilaya autour de l’importance de l’école républicaine, l’importance de l’agriculture, renforcement de la citoyenneté, culture de la paix et la cohésion sociale;

– Redynamiser les activités culturelles et sportives de la jeunesse et encourager les jeunes à participer dans les efforts de développement de leurs wilayas et moughataas;

– Diffuser les messages de sensibilisation liée à la cohésion et le renforcement de l’unité nationale et la lutte contre l’extrémisme ;

– Découvrir et développer les talents ;

– Encourager l’excellence en milieu scolaire ;

– Susciter et développer la culture du volontariat chez les élèves ;

– Créer un cadre de communication et de dialogue entre les jeunes.

Les 4 départements (Selibaby, Ould Yengé, Ghabou et Wompou) de la région ont été représentés pour chacun par une délégation d’une soixantaine de personnes.

Les hauts représentants administratifs et civils (Gouverneur et autres) ont été de la partie pour superviser les activités qui se sont déroulées dans la Maison des jeunes et au sein du stade de la ville de Selibaby.
Diverses disciplines ont fait l’objet de compétitions entre les participants. Ainsi l’enseignant et le communiquant natif du village de Boully (département de Ould Yengé), monsieur Bakary Doulo Fofana a remporté brillamment le premier Prix du meilleur poète en langue sooninké.

Nos chaleureuses félicitations à lui et nous lui adressons nos vifs encouragements pour la poursuite de son génie poétique très inspirant.

• Aperçu de l’événement en quelques photos :

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● Le Mondial 2022 au Qatar s’est ouvert | Mot du Blog

Crédit 📷 via FB Al-Jazira English

Qatar est un émirat religieusement encarté d’obédience salafo-wahabite si je ne me trompe pas. Quand on voit ce que les Qataris osent franchir en matière d’ouverture par rapport aux rigidités quasi anathèmiques attribuées à certaines visions et compréhensions du prêche salafo-wahabite, on peut dire que l’espoir est permis. Ainsi au sein de nos milieux indigents intellectuellement et économiquement, il est temps de revoir les prêt-à-penseés qui sont diffusées par un apprentissage sournoisement belliciste. Cet apprentissage se reclamant « salafi » n’est rien d’autre q’un abrutissement certain qui se développe à terme parmi nos masses populaires. Quelle tristesse de constater qu’on fasse l’apologie d’un fatalisme braqué là où on a soif et faim…!?

À la place de la promotion de l’intelligence, ce courant salafo-wahabite nègre qui gesticule dans nos communautés, prêche un suivisme obsessionnel quasi maladif. Une police psychologique s’installe peu à peu et les vocations pour des grandes visions de développement multidimensionnel se trouvant brimées, certains prêcheurs répètent les textes et font fi des contextes. Schizophrènes, ils deviennent socialement et religieusement, la société en pâtit affreusement. Le dénuement matériel suit en toute logique le vide intellectuel construit par une pâle répétition. Les petits gourous répétiteurs se font dans leurs imaginaires, leur îlot émirat chariatique 2.0. Quand ça prêche, ils jugent, indexent, condamnent, refoulent, étiquetent, excluent et lancent l’anathème sur toute autre voi(x)e de compréhension.

Dans le discours d’ouverture, l’officiel Qatari a fait référence au monde arabe juste après le Qatar, et ça a du sens profond pour lui et normalement ça devrait avoir un autre sens alerte pour le monde musulman non arabe surtout du côté africain. Pour lui, la fierté liée à la nation arabe n’est pas la fierté liée à l’oumma islamique, et il n’a pas tort. Aux autres nations musulmanes non arabes de se raviser sur certains paradigmes existentiels. À chacune de s’organiser selon ses priorités sur Terre, chez nous, certains lettrés sous cette même coloration salafo-wahabite sont en furie d’excitation pour contrer certains de nôtres qui refusent la soumission sociale dans l’esclavage par ascendance intra-muros. Un vrai questionnement civilisationnel est à relever en l’occurrence, le saoudien wahhabite ne dirait pas qu’un houthi « chiite » saoudien serait un descendant d’esclaves qui se rebelle. Les nations dotées d’une certaine dignité peuvent durement s’affronter en guerres intestines (civiles, politiques, confessionnelles…) mais ils s’évitent en interne l’asservissement esclavagiste.

Qu’on arrête nos éléments porteurs du prêche vide intellectuellement dans nos communautés. J’avais lu une fois sur la famille Al-Saoud, notamment sur l’actuel prince M Ben Salman qui aurait 2 frères hautement diplômés (haute technologie et finance). Chez nous, certains qui se réclament de leur obédience salafo-wahabite, veulent qu’on rase les murs intellectuellement et économiquement dans nos enclos d’imaginaire puritanisme miséreux.

Il y’a du travail…beaucoup de travail !

✍️🏿 KS pour le BLOG

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● RAP-RIM: Sortie d’Allégorie, 1er album d’Eli

Le chanteur/compositeur Eli, fils dun senegalo-mauritanien et d’une franco-polonaise, est un magma culturel et un jeune du 91 bien dans sa peau et très mordu de musique et de foot.

À l’occasion de ses 23 ans fêté ce 19 novembre, ce fin connaisseur du rap francais et son trap a sorti son premier album : « Allégorie « , figure de style qui permet d’exprimer concrétement une idée abstraite. Exemples?  « yume&mata », le titre qui cartonne, est une allégorie du rêve et de la réalité. « Tantine » c’est l’Afrique, « Buengiorno » représente la simplicité,…le mélomane et le poète sont amenés par ce jeu de mots labyrinthique à découvrir l’univers d’un artiste qui ne se livre pas facilement.

Sur cette balade en 13 titres où il étale sa science précise des mots et joue agréablement avec notre ouie pendant 38 courtes minutes, son style, bien que fortement imbibé de rap, demeure inclassable et dévoile son anticonformisme, une allégorie révélée par « Monde miroir ».
Les sonorités africaines s’invitent avec un soupçon de ndombolo, l’évocation de la berceuse de Baaba Maal, escapade en piano, souvenir de Mozart…le talentueux rappeur essaime son métissage culturel réussi. C’est bien la symphonie harmonique des civilisations qui est joué, sans aucun choc.

Cet album est un livre qui ouvre la voie vers l’être intérieur, ce qui nous définit singulièrement. L’artiste s’est livré en 13 clés. Libérer la parole, même intérieurement, est une respiration nécessaire de l’âme. Can you breath now?

L’album « Allégorie » d’Eli, nom d’artiste d’Elimane KANE, est disponible sur les plateformes de streaming deezer, spotify, youtube,…
Liens ici: https://linktr.ee/elikatchaw

le 20 novembre 2022
Sammba NDEET

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● Le gouvernement institue le 30 octobre, Journée nationale de l’école républicaine : explications du ministre

AMI – Des membres du Gouvernement ont commenté, mercredi soir, les résultats du conseil des ministres, tenu dans la matinée.

Il s’agit des ministres, de l’Equipement et des Transports, Porte-parole du Gouvernement, M. Nany Ould Chrougha, de l’Education nationale et de la Réforme du système éducatif, M. Brahim Vall Ould Mohamed Lemine, de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et de Relations avec le Parlement, M. Mohamed Ould Soueidatt, de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire, M. Sid’Ahmed Ould Mohamed.

Prenant la parole le premier, le porte-parole du gouvernement a déclaré que le conseil a examiné et adopté plusieurs projets de lois, de décrets, et de communications, dont deux projets de décrets portant approbation et déclaration d’utilité publique, le plan de lotissement de la nouvelle ville de Magha, relevant de la moughataa de Barkéol, et le plan de lotissement de la nouvelle ville d’El Atf, relevant de la commune de Tifundé Civé, dans la moughataa de Kaédi.

Un projet de décret instituant la célébration annuelle du 30 octobre comme Journée nationale de l’école républicaine. A cela s’ajoute une communication portant sur la création d’un nouveau Festival culturel dénommé « Festival Culturel de la Vallée ».

Lui succédant, le ministre de l’Education nationale a indiqué que la communication qu’il a présentée au conseil des ministres proclamant l’instauration d’une journée nationale de l’école républicaine, s’inscrit dans le cadre du renforcement du nouvel élan que le département de l’Éducation s’est fixé sur fond des engagements du président de la République concernant la mise en place d’une école républicaine gage du développement.

« La communication rentre également dans le cadre des manifestations qui ont eu lieu le 30 octobre au niveau de des capitales des wilayas et de Nouakchott et qui ont abouti à une déclaration de soutien aux efforts du gouvernement concernant l’école républicaine.

« Une partie du programme de la journée de l’école républicaine sera consacrée à la décoration des personnalités qui ont menées des efforts remarquables au niveau national dans ce domaine », a déclaré le ministre.

Par ailleurs, le ministre a indiqué que cette année, les uniformes scolaires ont été alloués à 30% au profit des écoles situées dans les zones les plus démunies, et que de nouvelles possibilités visant à fournir un uniforme de qualité et à des prix abordables sont en phase d’étude, en collaboration avec les autorités et acteurs concernés.

Pour ce qui est de la fourniture du manuel scolaire, le ministre a rappelé qu’environ 3 millions de livres ont été programmés, dont 1,6 millions déjà distribués, 1,4 sous impression.

Pour sa part, le ministre de la Culture a indiqué que le projet de communication portant création d’un nouveau festival culturel dénommé Festival Culturel de la Vallée, fait partie des efforts entrepris par le département de la Culture pour promouvoir l’action culturelle, faisant de lui un moyen de préserver l’identité nationale et culturelle de toutes les composantes de la société mauritanienne.

« Ce festival, a-t-il dit, contribuera à la redynamisation de l’action culturelle et économique dans ces wilayas à travers l’organisation des expositions des produits locaux et constituera l’occasion de mettre en lumière les diversités du patrimoine national et les spécificités culturelles de chaque région.

M. Mohamed Ould Soueidatt s’est également attardé sur les préparatifs de la semaine nationale de la culture, de la jeunesse et du sport scolaire, qui se déroulera du 18 au 22 novembre 2022, sur toute l’étendue du territoire national.

A ce sujet, il a indiqué que cette semaine vise la sensibilisation des jeunes dans les différentes moughataas du pays sur le développement et les réformes de base entreprises, l’école républicaine, la diversité culturelle et sociale, et la culture pacifique.

L’événement permettra également de découvrir et soutenir les talents et les initiatives des jeunes et la création d’un cadre d’échange entre ceux-ci.

Afin d’assurer le déroulement de ces journées, le ministre a noté que les préparatifs ont débuté il y a deux mois, soulignant que dans ce cadre des missions ont été mobilisées sur l’ensemble du territoire et des concertations ont été lancées avec les délégués du département et les élus régionaux.

Au sujet des projets de décrets portants approbation et déclaration d’utilité publique, les plans de lotissement en milieu rural, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire a fait remarquer que la création des regroupements urbains en milieu rural constitue une priorité du gouvernement pour mettre en place les moyens et services nécessaires à proximité des citoyens vivants dans ce milieu, soulignant que ceci représente le seul moyen pour contrer les obstacles au développement local.

Dans ce cadre, il ajouté que le département a déjà entamé les travaux dans ces plans de lotissement qui permettront aux populations bénéficiaires d’accéder équitablement à tous les services de base.

De son côté, et réagissant à une question sur l’état des routes, le porte-parole du gouvernement, a affirmé que son département entreprend un programme ambitieux dans ce domaine, qui sera dévoilé parmi les activités commémorant la Fête de l’Indépendance nationale, et dont le but est de renforcer le réseau routier national en reliant des zones grâce à de nouveaux axes routiers.

Interpellé sur la mission du FMI, M. Ould Chrougha a précisé que la mission s’est réjouie de manière générale de la situation économique nationale qui se trouve en état confortable, en dépit des enjeux et défis internationaux.

Il a ajouté que résultats témoignent de la maîtrise économique et de l’efficacité de la politique économique adoptée par le gouvernement sous les directives de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, rappelant qu’il y a deux mois, une autre mission de la Banque mondiale s’est rendue en Mauritanie et a confirmé les mêmes données.

Concernant meurtre d’un élève officier à Nouadhibou, le ministre a précisé que les procédures de l’affaire sont actuellement entre les mains de la justice.

©️ Repris via https://cridem.org/C_Info.php?article=761014