✓Évolution de la conscience de l’esclavage interne au Mali

Dr Marie Rodet and Mariam Coulibaly, member of project partner NGO Donkosira, discussing project activities for schoolchildren with Waly Traoré, Bouillagui primary school teacher, Mali. Photo by Moussa Kalapo

Les recherches menées par le Dr Marie Rodet ont sensibilisé à l’histoire de l’esclavage interne au Mali, transmis une histoire autrefois perdue entre les aînés et les jeunes générations, et exposé la discrimination persistante à l’encontre des populations ayant le statut de descendants d’anciens esclaves.

Le projet de recherche a aidé les membres de la communauté et les écoliers du Mali à se confronter à cette histoire par le biais de projections de films, de concours de chant, de danse et d’éloquence. La recherche a également donné aux militants anti-esclavagistes les outils nécessaires pour relancer le travail sur la criminalisation de l’esclavage moderne au Mali, et cela a conduit à une décision sur une demande d’asile américaine en faveur du demandeur malien.

Les recherches du Dr Rodet se sont concentrées sur le patrimoine culturel principalement transmis oralement des populations autrefois esclaves de Kayes et comment, une fois libérées, elles ont réussi à former des communautés indépendantes au Mali, comme les Diambourou.

La collecte et l’examen de l’histoire spécifique des villages rebelles de la région de Kayes ont révélé comment les populations autrefois asservies ont réussi à reconstruire des communautés autonomes et des réseaux sociaux, et ainsi à surmonter les héritages de l’esclavage par le souvenir de l’auto-libération à leurs propres conditions.

Après avoir recueilli de 2008 à 2009 plus de 150 témoignages sur l’histoire de l’esclavage par des descendants de populations autrefois asservies, en 2010 les communautés ont commencé à raconter directement leur histoire à travers la réalisation d’un film documentaire Le résultat fut un documentaire de 23 minutes, Le Diambourou , sorti en 2014.

Les recherches du Dr Rodet ont profité aux communautés de la région de Kayes au Mali ainsi qu’à une ONG malienne locale, Donkosira, en fournissant de nouveaux outils aux militants anti-esclavagistes au Mali, en créant des outils pédagogiques, en influençant l’issue d’une demande d’asile aux États-Unis et en sensibilisant sensibilisation à l’histoire de l’esclavage interne au Mali et à l’international.

Hawa Sakiliba telling the story of the village foundation at the primary school in Bouillagui, Mali. Photo by Moussa Kalapo

La production d’outils pédagogiques et de sensibilisation s’est également prolongée sous la forme d’un webdocumentaire intitulé Bouillagui – Un village libre https://bouillagui.soas.ac.uk/#Boucle_de_d%C3%A9part. Le webdocumentaire a été projeté à Bouillagui en novembre 2020 et est utilisé à l’international comme outil pédagogique au niveau universitaire. »

©️ Crédit source : lien originel en anglais https://www.soas.ac.uk/research/research-at-soas/our-impact/case-studies/slavery-in-mali.html

✓L’ARABIE SAOUDITE VA RÉVISER LES RECUEILS DE HADITHS ET SAHIH AL BOUKHARI

C’est un événement considérable et peut-être historique. L’Arabie saoudite a annoncé en octobre, sans trop de tapage, la création d’un Centre des hadiths du Prophète. Ce centre devra « expurger les compilations des faux hadiths, de ceux qui sont en contradiction avec le Coran ou de ceux qui sont utilisés pour justifier et alimenter le terrorisme ».
Cette décision a pris la forme d’un décret du Roi Salmane. Pour en saisir la portée, il faut savoir :

-que l’Arabie saoudite est la gardienne de l’Islam sunnite le plus orthodoxe;

-qu’elle est la gardienne des Lieux saints;

-que de nombreux hadiths sont le fondement du wahhabisme;

-que le wahhabisme et le pacte de Najd sont le fondement de l’Etat saoudien actuel, depuis environ trois siècles;

-que les hadiths et ce qu’on appelle plus largement la Tradition, sont la seconde source de législation chez la majorité des musulmans orthodoxes, après le Coran et avant l’analogie et le consensus de “ceux qui lient et délient“.

Pour tout résumer, les recueils des hadiths (paroles ou actes du Prophète, collectés plus de deux siècles après sa mort) sont souvent sacralisés au point que de nombreux critiques ont subi les foudres de leurs contemporains.

Comme le disait Mohamed Arkoune, “la charia est œuvre humaine“, et elle a utilisé pour cela des hadiths dont l’authenticité n’est pas toujours garantie, loin de là, ainsi que le consensus des théologiens (ceux qui lient et délient, اهل الحل و العقد) et l’analogie, de sorte à fermer toute porte à l’Ijtihad (effort d’interprétation).

Le nouveau Centre sera basé à Médine. Sa direction a été confiée à un membre connu de la famille Al Cheikh, descendant de Mohamed Ibn Abdelwahab, fondateur du wahhabisme. Un “conseil scientifique international“ sera constitué pour mener ce travail de purge.

Le décret royal saoudien est daté du 18 octobre. Il a été peu médiatisé. L’objectif assigné au centre est de “contribuer à diffuser la pensée modérée, l’Islam modéré“.

Depuis deux ans et de plus en plus fort, MbS annonce un retour au “vrai Islam“ en Arabie saoudite et une ouverture de la société vers le monde et vers la culture. Il autorise les femmes à conduire.

Des cinémas, festivals, concerts de musique sont organisés publiquement. Un séisme, accueilli favorablement par la jeunesse saoudienne et une grande partie de la société, selon les témoignages concordants rapportés de sources médiatiques crédibles. Un séisme qui referme la parenthèse de la Sahwa (littéralement l’éveil), qui a duré plus de trente ans à partir de 1979, date de la “révolution iranienne“, et qui avait redonné les clés de la société aux théologiens les plus conservateurs.

Source : https://www.bladi.info

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=73703

✓Réforme de l’éducation : le projet de la loi d’orientation inquiète les associations Pulaar, Ouolof et Soninké

Le Calame – Dans une conférence de presse qu’elles ont tenue le jeudi 24 mars 22 à la Socogim PS, les associations pour la promotion des langues Pulaar, Soninké et Ouolof expriment leur préoccupation par rapport à la loi d’orientation consécutive à des journées de concertations nationales, elles ont marqué leur désaccord avec le libellé de plusieurs titres, chapitres et articles de celle-ci.

En effet, après avoir pris connaissance de son contenu, les représentants de ces associations considérèrent même qu’elle signe un net recul, voire même une contraction avec les recommandations des journées de concertations sur le système éducatif mauritanien.

En effet, ces organisations qui se battent depuis des années pour l’officialisation et l’introduction des langues nationales Pulaar, Soninké et Ouolof dans le système éducatif mauritanien relèvent beaucoup d’anomalies dans ce projet expliqué, il y a quelques semaines aux partenaires techniques et financiers par le ministre.

Ainsi au niveau des finalités liées à l’instruction, les associations estiment que la diversité culturelle et linguistique du pays n’est pas respectée, l’équité des langues nationales est foulée au pied par des formulations pernicieuses.

Comme au tire II et tire III et V. Dans ce dernier, on peut lire au chapitre 2 – « Des langues, il est écrit: « instaure une nouvelle politique linguistique nationale instituant l’enseignement du Pulaar, du Soninké et du Wolof, en tant que langues nationales renforçant l’enseignement de l’arabe en tant que langue nationale et officielle ».

Or, selon le rapport général, « toutes nos langues nationales s’équivalent au regard de notre devise nationale : honneur, fraternité, justice ».

Autre contradiction relevée, la section I du tire V : de l’enseignement des langues nationales », stipule que « l’enseignement est dispensé en langue arabe à tous les niveaux d’éducation aussi bien dans les établissements publics que privés d’éducation et d’enseignement » et que « l’enseignement des autres langues nationales, (Pulaar, Soninké et Ouolof) est introduit, promu et développé dans le système éducatif en fonction de la demande exprimée pour chacune de ces langues, le cas échéant ».

Les représentants des associations culturelles nationales ont observé que l’arabe a la primauté même au niveau de l’enseignement des adultes et du préscolaire ; une chose inadmissible dans la mesure où cela consacre la supériorité de cette langue sur les autres, faisant fit de l’importance pour l’enfant de commencer l’enseignement par sa langue maternelle et oubliant -à dessein peut-être – que pour consolider l’unité nationale, tous les enfants mauritaniens doivent apprendre au moins une autre langue nationale en plus de leur langue maternelle. Les journées de concertations ne devraient-elles éveiller nos décideurs ?

Face à une loi qui apparait comme discriminatoire, les associations ont rapidement saisi le ministre de l’éducation pour attirer son attention sur les contractions flagrantes contenues dans la loi d’orientation et leurs conséquences fâcheuses sur l’avenir des langues nationales Pulaar, Soninké et Ouolof et sur l’unité nationale.

Elles ont formulé plusieurs amendements à introduire dans la loi d’orientation pour redresser les insuffisances qu’elle porte. Pourtant beaucoup de spécialistes avaient exprimé leur scepticisme à la lecture des recommandations des journées de concertations.

Le président des Forces Progressistes du Changement (FPC), M. Samba Thiam avait trop tôt exprimé ses craintes. « Les journées de concertations se sont déroulées dans un flou complet et leurs recommandations sont loin d’être consensuelles », avait-il dit.

Parole d’un inspecteur de l’enseignement. L’école Républicaine, un des engagements du président de la République passera-t-elle par perte et profit pour ces 3 autres « langues nationales ».

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=755150

✓L’édi-Blog | Mes arguments de plaidoyer pour l’officialisation de toutes nos langues en Mauritanie .

Aujourd’hui en Mauritanie tout ce qui se dit et s’active autour des langues et leur statut prend inévitablement une coloration politique et même politicienne. Et si on essayait de centrer et surtout de se centrer sur nous individuellement comme élément social et citoyen par nos vécus et nos réalités du jour le jour. Je crois qu’on n’a pas besoin d’être un génie prophétique pour saisir qu’une langue maternelle fait partie des éléments constitutifs clés de l’unité centrale de notre Être multidimensionnel. Si on veut on peut, la Mauritanie peut être officiellement multilingue sans problème comme en Bolivie où une vingtaine de langues sont officielles y compris l’espagnol, la langue de l’ancien occupant colonisateur. Je me demande en quoi l’officialisation du soninké, du wolof, du peulh et même du bambara, serait une source d’atteinte dysfonctionnelle à la langue arabe – hassanya. Je crois que cette dernière n’y perd rien du tout et peut se voir tenir sereinement hors de toute instrumentalisation politicienne d’exclusion, le statut de langue témoin de liaison entre nous et parmi nous. D’ailleurs comme la langue française que d’aucuns font semblant de l’éradiquer avec beaucoup d’hypocrisie comme elle serait une idéologie intrusive à bannir dans notre pays. Et pourtant le français tient un lien communicatif entre beaucoup de mauritaniens, et surtout chez une certaine élite trans-communautaire très branchée culturellement et intellectuellement au giron francophone et occidental à l’extérieur. Cette langue, héritage de l’ordre colonial français fait converser aisément un soninké avec un peulh, un haratine, un maure, un wolof et un bambara. L’arabe et le français, avec beaucoup de bonnes dispositions visionnaires, peuvent être à niveau égal un duo linguistique d’ouverture au monde extérieur. Aujourd’hui les langues dites nationales, une fois qu’elles deviennent officielles, l’État par une politique intelligente de construction nationale et d’identité harmonieuse avec nos spécificités linguistiques et géographiques, doit pouvoir faire un attelage administratif et réglementaire qui ne frustrerait aucune composante sociolinguistique à terme. Nous aimons nos langues, toutes nos langues, mais ayons la lucidité nécessaire d’accepter qu’elles n’ont pas toutes les mêmes possibilités internationales aujourd’hui. Ainsi menons des plaidoyers équitables adaptés à court, à moyen et à long terme. Un préfet maure qui parle couramment le soninké appris à l’ENA qu’on pourrait affecter prioritairement à Ould yenge (Guidimagha) ne serait pas moins méritant qu’un diplomate arabisant universitaire nommé aux nations unies. Que nos autorités osent sincèrement poser les jalons d’une Nation Mauritanienne fière de ses spécificités internes et ouverte au Monde de son temps. Trait-union encore l’Afrique subsaharienne et le Maghreb, on apprenait à juste titre en histoire géo à l’époque. Alors assumons ce que nous sommes réellement en officialisant toutes nos langues et en faisons un usage pertinent et pragmatique qui embrasse paisiblement nos réalités.

Entre temps, à nous de donner corps créatif et support réellement à nos langues sans symboles alphabétiques « innés ». Au contraire de l’arabe-hassanya qui est porté par l’officialité de l’arabe classique, les autres langues sont orphelines historiquement de cette donnée cruciale donc elles se trouvent reléguées à la traîne même dans leur environnement naturel et majoritaire d’expression. Il faut du boulot, beaucoup même pour qu’on se mette à jour dans nos langues, et certains s’y travaillent historiquement à travers des associations dédiées. Il en faut plus à mon avis, pour arriver à structurer d’une manière soutenue le fond linguistique et à familiariser la masse de locuteurs. Par exemple, moi personnellement, Wali (gouverneur) et Hakem (préfet), je ne connais pas mot à mot leurs équivalents en soninké. Il est urgent d’asseoir mieux l’aspect technique de nos langues dites maternelles avec beaucoup de contenus. Les caractères latins sont déjà choisis, et les génies et les courageux ne manqueront pas de prouver le contraire de ce qu’on fuit par paresse maladive et aliénation intellectuelle. Il est de facilité notoire, qu’on croit que les contenus scientifiques sont hors de portée de nos langues maternelles. Notre jeune compatriote mathématicien exerçant à Londres, Mr Mouhamadou SY dit Pullo Gaynaako clame et démontre pertinemment avec beaucoup de science, que la langue peulh prend et comprend toutes les subtilités mathématiques comme toute autre langue. Je mettrai une capture d’écran d’un post Facebook qu’il a publié récemment pour illustrer qu’un groupe de gens n’ayant jamais fréquenté l’école a su apprendre des outils mathématiques.

Cet élément illustratif m’a personnellement interpellé avec un bref feedback mémoriel sur les activités commerciales de mon père (paix éternelle à son âme) décédé il y a 13 ans. Illettré, il fut, mais commerçant négociant en sommant de troupeaux de bœufs du village vers le marché sénégalais généralement à Dar Diolof et Dakar durant de nombreuses années (débuts des années 1970… jusqu’à 2002). Après la vente des animaux, il revenait avec d’autres marchandises d’importation ou de la devise étrangère. En gros je veux signifier qu’une certaine comptabilité était nécessairement tenue pour se retrouver dans pareille activité. Je m’étais rendu compte de la complexité des choses 2004, quand j’étais sur la même aventure en compagnie d’un oncle décédé également il y a quelques années (paix éternelle à son âme). Nous avions pris les transports communs du Guidimagha pour rejoindre Dar Diolof, les bergers et les bœufs partis il y a quelques jours déjà. Une fois sur place, il y a des jours ouvrables où des puissants acheteurs venaient de Dakar pour prendre par plusieurs dizaines de têtes de bœufs, et on s’était libérés après 2 ou 3 jours de marché. De Dar Diolof en passant par Dakar jusqu’au retour du village, je tenais mes chiffres à l’aide d’une calculatrice et d’un carnet de notes. Conclusion, nos gens illettrés tirent et tiennent naturellement de notre environnement de notions complexes de calculs, et ils les faisaient comprendre par nos langues maternelles avec aisance.

Autre élément non de moindre, il y’a bientôt une année, un professeur et lettré en sciences islamiques du nom de Cheikh Mohamed Diakho Tanjigora a publié le Coran entier traduit en soninké (sens de versets), Lire https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/04/28/la-parution-dun-ouvrage-dune-portee-intellectuelle-monumentale-en-milieux-soninkes-le-saint-coran-traduit-en-langue-soninke-par-le-professeur-muhammad-diakho-tandjigora/ .



Ainsi les 6 236 versets ou signes ont été portés et contenus intelligiblement dans la langue soninké en utilisant l’alphabet latin. Un travail monumental qui a certes mobilisé du temps et d’efforts colossaux, mais la production est là donc en la matière tout est réalisable quand on veut et on y met les moyens. Aujourd’hui en Mauritanie, la documentation administrative nécessaire à la bonne marche au service des populations concernées, peut être traduite et disponibilisée dans toutes nos langues naturellement OFFICIELLES. Il faut le vouloir, je rappelle qu’il y a des pays où il y a une vingtaine de langues officielles, nous sommes à quatres ou 5 seulement…!

✍🏾KS pour le BLOG

✓Texte de Salihina Moussa | Zeste d’humanité, et si les Soninkés se remettaient en question

Nous nous devons de laver nos esprits offusquants dans le fleuve de la lucidité. Face à ces évènements funestes qui se sont produits au cours de ces dernières années, il est indéniable que la divine douceur manque à notre ciel.
Je me demande, en quoi notre raison nous est utile quand nous ne sommes même pas capables de l’interroger pour trouver des solutions à nos problèmes. Surtout dans une certaine mesure où des semblables êtres humains ne se voient plus en peinture. Parce que d’aucuns prétendent être plus humains que d’autres. Il est nécessaire de se demander sincèrement en quoi, j’ai beaucoup plus de mérite que l’autre et en quoi il a moins de mérite que moi. Parbleu ! Se mettre en question n’est pas l’apanage des soninkés.

Qu’est-ce qui justifie la préséance d’un Noir sur un autre Noir ? Ou d’un Blanc sur un Noir ou vice versa ?
Je crois qu’il n’y a rien qui puisse justifier de cette bêtise de se croire supérieure à son congénère.
Certains mettent l’islam sur la sellette, même si je crois profondément que pour maintenir un Noir dans la servilité, il faut inventer une religion, ayant appris cette religion, je ne peux affirmer que cela est dû à l’islamisation de nos sociétés. Mais plutôt aux interprétations de ces pseudo gourous qui se livrent à des cogitations d’enculage de mouche pour interpréter les textes scripturaires. Ou souvent animés de mauvaise foi essayant tout simplement d’endoctriner des bénis oui oui, des ignares qui ne peuvent pas se passer des herméneutiques.

Il nous convient de lire ces textes dont leurs compréhensions peuvent sembler ésotérique pour beaucoup à la lisière de la raison et en tenant compte de leurs contextes de révélations.
Dans le « Comment philosopher en islam » de Souleymane Béchir Diagne, il montre que l’islam n’interdit pas une interrogation critique rationnelle sur le Coran. Mieux, il démontre que cette critique est nécessaire pour lutter contre toutes les formes d’obscurantisme. Donc, c’est à nous de nous recueillir et de lire les textes avec discernement.

Il est dit sans aucune ambiguïté dans Al-hujurat (les appartements), chapitre 49 verset 13, que le meilleur d’entre nous les humains est celui ou celle qui est le plus pieux ou pieuse.
La piété non pas seulement dans le sens de s’attacher aux croyances, aux devoirs et aux pratiques de la religion mais également de tenir à certains autres sentiments humains de vénération à l’endroit de l’autre qui n’est autre qu’un autre soi-même c’est-à-dire sans quoi on n’existe pas. Car comme nous fait comprendre Jean Paul Sartre, dans l’Être et le Néant, c’est le regard de l’autre qui nous définit. J’en déduis dans cette formule « Je est un autre » de l’homme aux semelles de vent que nous n’existons pas en tant qu’individu mais comme un individu pluriel puisque l’organisme du moi a tout autant la même complexité que celui de l’autre. Nous pouvons quelquefois avoir des sensibilités différentes toutefois, nous resterons des êtres qui n’ont d’altérités qu’au niveau superficiel mais intrinsèquement ce qui m’offense en tant qu’entité vivante fait le même effet à l’autre puisque nous sommes tous deux animés par le même moteur. Sachant cela il nous incombe de faire humanité ensemble. Nier l’humanité de l’autre revient au déni de la nôtre ; cependant, seuls les doués d’intelligence en ont conscience.

L’existence de l’esclavage par ascendance n’est autre que la dissonance voire l’incohérence du Noir africain s’indignant contre le sobriquet de negraille que d’antan les caucasiens négriers lui plaquèrent à la peau et n’ayant pas assez de poils aux yeux pour se débarrasser d’un complexe qu’il reprochait aux Blancs.
Hélas, nous n’avons de grande gueule que pour qualifier la traite transatlantique et la traite arabo-musulmane comme étant des crimes contre l’humanité alors que nous nous déshumanisons sans cesse dans nos patelins de Trifouilly-les-Oies.

Maintes sociétés africaines nagent en plein paradoxe. En particulier la société soninké dont les féodaux se sont déjà livrés à un déchaînement sans pareille pour ôter la vie à quelques composants ayant refusé de se soumettre aux exigences féodales. Le premier septembre 2020, quatre individus ont été assassinés à Diandioumé au Mali. Mais cela n’a point servi de leçon pour les autres membres de cette société pour capituler et renoncer à leur barbarisme afin de chercher à cette question de l’esclavage statuaire qui est la pomme de discorde faisant couler du sang.

Ce 14 mars 2022, la concession d’une femme a été mise en feu à Diaguily, un bourg se situant à l’ouest de la Mauritanie, dans la région de Guidimakha parce qu’elle a également refusé de s’accommoder des diktats du système féodal de la société soninké et s’est indignée contre les pratiques traditionnelles néfastes voire inadmissibles qui n’ont cessé de créer des crispations au sein de ladite société. Donc suite à cela les villageois appartenant à la caste soit disant supérieure ont de prime abord décidé de la bannir de ce village avant de se livrer à pareille furie pour détruire sa demeure.

Suite à ces œuvres méphistophéliques voire obscènes, force est de constater que la fraternité que nous avons tant exhibée devant les autres ethnies n’est autre qu’une tartufferie déguisée en vertu.

Je pense qu’il est temps que cette société se ressaisisse avant de brûler ses vaisseaux, l’animosité n’a jamais résolu un problème.
Nous devons également comprendre que l’acceptation de soi passe par celui d’autrui peu importe sa carnation. Puisque l’humain seul, compte, enfin.
La valeur d’un homme ou d’une femme se mesure à sa manière de se comporter vis-à-vis des autres.

Salihina Moussa

✓Existe-t-il encore de l’esclavage en milieu Soninké ? | Par Ismail TRAORE

Si certains disent non, d’autres, ayant des convictions et des objectifs concrets, affirment que l’esclavage existe bel et bien. Dès lors, ces derniers renoncent à toute pratique complaisante.
Ce qui se passe au Mali, en Mauritanie, au Sénégal, en Gambie et dans d’autres pays du Sahel est abject. Pendant que les autres ethnies sont en train de tourner le dos à l’histoire de l’esclavage, ces peuples, à l’instar des peuls, des wolofs, des maures, des khassonkés… continuent de valoriser l’esclavage par ascendance ne reposant que sur des supposés accords verbaux. Parmi ceux-ci, il y a notamment le laadalemaxu, c’est-à-dire le pacte ou le contrat social qui, comme le souligne Soumaré Zakaria dans son «Traditions sociales et politiques en milieu soninké : soubresauts actuels et perspectives » : « met […] chaque individu, chaque famille, chaque groupe social dans une place bien déterminée où l’évolution vers une autre structure semble relever de l’utopie ».
Pour le camp adverse, l’esclavage est fini. Il ne reste que les séquelles. Ce serait donc vain de déclencher la guerre ou d’inciter les gens à la haine, encore moins mener une lutte de libération physique et morale. Les membres de ce clan, conformistes et à l’esprit peu régalien, en raisonnant de cette manière, donnent le sentiment d’être indifférents à l’égard des risques matériels et humains qu’encourent leurs consœurs et leurs confrères. Il n’est pas sans rappeler que de nos jours, des biens continuent d’être pillés, incendiés, des villages continuent d’être détruits des champs d’arachide et de mil continuent d’être débroussaillés, des hommes et des femmes continuent d’être exhibés, lynchés et assassinés, parce qu’ils refusent d’être esclaves. Ces actes socialement et moralement répréhensibles représentent une injure pour la société soninké. Ainsi, dans son « Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes », le philosophe des Lumières Jean-Jacques Rousseau ne disait-il pas : « Tous les hommes sont libres et égaux par nature » ? Ailleurs, n’écrivait-il pas que « L’inégalité n’est pas naturelle mais dépend en fait de la culture humaine et de la sociabilité » ?
Au XXIe siècle, il est incongru voire absurde de penser qu’on est supérieur aux autres. De même, il est insensé de prendre pour cible, un individu, une « sœur » ou un « frère » avec lesquels on a grandi et avec qui on a construit un village. N’est-il pas venu le moment, au-delà de toute initiative, de toute mobilisation et de tout effort individuel ou collectif, de se mettre autour de la table afin de discuter ouvertement de nos problèmes tant sociaux que politiques ? Les insultes et les imprécations proférées contre les uns et les autres doivent être bannies. Le recours aux armes, blanches ou à feu n’est aussi guère une solution. On doit davantage prôner le dialogue en collaborant avec les gouvernements, les acteurs des droits de l’homme, les élus municipaux, ceux du conseil régional et départemental, les intellectuels de tous bords… une résolution amorcée par les membres du mouvement Ganbanaaxu depuis quelque temps.

Ismail TRAORE
Doctorant en Langues, Littératures et Sciences Humaines
Université Stendhal-Grenoble
ismael172017@yahoo.com

✓Le Grand Entretien du BLOG | Avec l’ingénieur informatique Sidi Camara, le concepteur de l’outil numérique Khrankompé.

La rubrique du GEB (Grand Entretien du BLOG) vous revient avec l’interview qu’un jeune pépite ingénieur visionnaire nous a gentiment accordée. Il s’appelle Sidi Camara, jeune mauritanien du Guidimagha (Tachott) qui est le concepteur d’un support numérique facilement exploitable et accessible dédié aux contenus pédagogiques et d’enseignement en langue maternelle. Son dispositif numérique est appelé Khrankompé (en vocable soninké) qui veut dire « salle des cours », vient d’être promu parmi les 10 finalistes de la sixième édition du Challenge App Afrique sponsorisé par l’influent duo organe médiatique français à l’international RFI et France 24 . À nos questions, l’ancien boursier mathématicien diplômé en Algérie et par la suite en France à l’université de la Sorbonne Université Paris 6, explique succinctement les objectifs de son outil innovant porteur d’espoirs en matière d’accès aux contenus d’enseignement. Et il nous distille quelques prompts conseils pour l’intérêt que doit avoir la promotion de l’éducation dans notre communauté.

À Lire ci-après :

Question 1 : Bonjour Monsieur Camara Sidi Moussa, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Parcours éducatif et professionnel…

SC :Je suis Sidi CAMARA, je suis de Tachott, Mauritanie. J’ai eu le bac Mathématique en 2013 suite à quoi l’État m’a offert une bourse en Algérie pour une licence en Mathématique Informatique que j’ai obtenue en 2016. De 2016 à 2018 j’ai fait mon master en informatique à l’université Paris 6 (Sorbonne université, ex UPMC)

Depuis 2018 j’ai travaillé pour plusieurs entreprises de la région Lyonnaise et Parisienne en tant que Data engineer (ingénieur de données) et ingénieur machine learning.



Question 2 : Selon des sources médiatiques, vous êtes finaliste au Challenge App Afrique avec votre projet Khrankompé, nos vives félicitations à vous. Pouvez-vous présenter la nature de ce dispositif Challenge et votre projet Khrankompé ?

SC : L’objectif de Challenge App Afrique est d’imaginer le service numérique qui contribuera à l’éducation des enfants. L’objectif du concours est de prendre un lauréat parmi les entrepreneurs (en Afrique) dont les projets contribuent à l’éducation des enfants. Le lauréat bénéficiera d’un prix de 15 000 € et un accompagnement personnalisé.

Khrankompé: L’objectif de Khrankompé est de produire tous les cours du primaire expliqués en langue locale et accessibles en offline sur smartphone et support USB tout en conservant la langue d’écriture de l’enseignement.

~L’élément média : Facebook Challenge App Afrique




Question 3 : En quoi les contenus pédagogiques sur supports numériques peuvent convenir avec pertinence aux besoins en matière de politique globale d’instruction dans nos pays, en particulier en Mauritanie dans les zones rurales ?

SC : En Mauritanie le système éducatif est en français et arabe ce qui pose beaucoup de problèmes aux enfants dont la langue maternelle est autre que ces deux langues.
Les contenus pédagogiques sur support numérique permettent de déployer la solution à large échelle et à moindre coût tout en permettant à chaque enfant des cours de qualité et dans sa langue natale.


Question 4 : Quels conseils pouvez-vous donner pour l’émergence d’une grande mobilisation autour de l’école en milieux soninkés ?


SC : Que ceux qui ont eu un parcours scolaire exemplaire soient des exemples pour les plus jeunes en leur parlant :


~ de leurs parcours,

~ des opportunités offertes par l’éducation,

~ la différence entre un ingénieur et un manœuvre.

• Que l’éducation devienne prioritaire sur l’emigration.

• La mise en place des événements mettant en avant le succès scolaire


Question 5 : Votre avis sur le régime éducatif hybride (semi privé et madrassas) qui existe en parallèle des écoles publiques dans nos localités villageoises ? Inconvénients et avantages pour l’avenir de nos enfants ?


SC : Pour moi ces madrassas ne devront jamais se substituer à l’école nationale et qu’elles devront plutôt être mises en place sous forme de soutien scolaire. Car ces madrassas n’assurent pas un parcours scolaire pérenne (pas de bac, pas de collège, ..etc). En général, les enfants deviennent déscolarisés après un certain temps et en sortent sans profession et aucun bagage scientifique.

12 mars 2022

Entretien réalisé par KS pour le BLOG

✓DÉMISSION DE NEBGHOUHA MINT HABA DE LA PRÉSIDENCE DU CONSEIL NATIONAL DE L’ÉDUCATION

L’ex ministre, Nebghouha Mint Haba, a informé les autorités de sa démission de la présidence du Conseil national de l’éducation, ont révélé des sources généralement bien informées.
Raison invoquée : l’échec de ses efforts déployés pour lancer les travaux du conseil dans des conditions raisonnables, ajoutent les sources précitées.

Mint Haba a reconnu avoir voulu travailler avec les membres du Conseil, afin d’orienter les politiques du gouvernement et de permettre la mise en place d’un système éducatif capable de renforcer les avancées du pays en matière de cohésion sociale, souhaitant que le autorités choisissent l’un des membres du conseil pour se charger de cette mission, indique-t-on.

Nebghouha avait été nommée en juillet dernier à la tête du Conseil national de l’éducation, qui comprend 23 conseillers et relève directement de la Présidence.

Edité par Al-akhbar

Traduit de l’Arabe par Cridem

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=73292

✓MON ADHESION A L’ASSEP GANBANAAXUN FEDDE (Association des Soninkés du Sénégal pour l’Egalité et le Progrès). Par Prof Yaya SY

Aujourd’hui 6 mars 2022, je rends officielle mon adhésion à la section sénégalaise de l’Association «Ganbaanaxun Fedde» (Association des Soninkés du Sénégal pour l’Egalité et le Progrès : ASSEP). Inutile de préciser que la lutte contre les inégalités sociales est, et a toujours été la pierre angulaire ma pensée et de mon action militantes en particulier contre la plus ignoble et la plus criminelle des oppressions sociales qu’est la mise en esclavage d’un être humain par un autre être humain.
Dès lors, bien avant ce jour, ma collaboration en tant que sympathisant avec l’Association Ganbanaaxun Fedde et avec les membres de toutes ses sections nationales sans aucune distinction de pays ni de village, me paraissait tout à fait naturel.
Aussi, je rappelle à mes amis de l’Association Ganbaanaxun Fedde que je suis fier d’apporter ma modeste contribution à l’édifice collectif dont ils ont commencé à ériger les fondements.
A ma famille et à mes amis, qui n’en font pas partie, je les exhorte à se joindre à nous dans ce noble combat pour la liberté, l’égalité, la fraternité, la solidarité et la citoyenneté pour tous et toutes dans tout le Soninkara (les régions soninkées) et dans toute l’Afrique.
Nous n’avons ni rancune, ni amertume envers tous ceux dont les parents dominaient les nôtres sur les bases d’un esclavage domestique africain se transmettant de la mère à l’enfant. Au contraire, il faut s’unir pour tourner les pages sombres de notre histoire et préparer sereinement l’avenir de nos enfants dans un monde de plus en plus dur et injuste.
Les vestiges de la société féodale (soninkée en ce qui nous concerne) et de l’histoire tourmentée du continent, constituent encore dans nos villages, des obstacles sérieux à la mise en place de l’égalité citoyenne malgré les défis qui frappent à nos portes.
Alors sans préjugé aucun, mettons « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ».
Je reste confiant en l’avenir de la société soninkée que je crois capable d’unir tous ses enfants et de bannir les inégalités liées à la naissance et à toutes les traditions rétrogrades.
Il faut élaguer nos cultures et nos langues de leurs branches sèches qui rappellent les temps révolus.
Paix, respect, égalité, unité et solidarité entre tous les hommes, les femmes et les enfants du Soninkara, de l’Afrique et du monde.

Le Marin, dimanche 6 mars 2022.
Docteur Yaya SY Anthropologue et Professeur d’histoire à la retraite.

Liens utiles : https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/12/16/%f0%9f%9f%a2-activites-gambanaaxu-15-12-2021-visite-de-courtoisie-aupres-du-doyen-lanthropologue-yaya-sy-en-region-parisienne/.

✓Note de lecture | Gratter l’Histoire pour comprendre hier et se comprendre aujourd’hui !



« La Conquête musulmane de l’Afrique du Nord » d’Agha Ibrahim Akram, traduit en français par ‘Issâ Meyer. L’auteur naquit en septembre 1923 en Inde actuel, un haut gradé de l’armée pakistanaise décéda en 1989. Officier chef instructeur au « Command and Staff College » (académie militaire de Quetta), devenu lieutenant général et ambassadeur, Monsieur Agha Ibrahim Akram s’était métamorphosé en intellectuel féru d’Histoire notamment sur les conquêtes musulmanes en dehors de l’Arabie berceau historique de l’islam prêché par le dernier Prophète Muhammad (psl).

Ici l’ouvrage en question permet un aperçu historique et « archéologique » de l’arrivée très laborieuse et heurtée de l’islam en Afrique du Nord. Il y’a eu beaucoup de Sang, d’affrontements terribles, de destructions massives, de mini génocides et surtout d’esclavage massif de nombreuses années durant.

Un passage tiré de la conclusion du livre peut attirer l’attention du lecteur concentré pour un nécessaire réflexe qui relativise : « …Les musulmans en partance d’Arabie devaient connaître autant de choses sur le Maghreb que nous en savons aujourd’hui sur Mars. Et entre les deux se dressaient des déserts et des montagnes inexplorés et inconnus de l’Homme…. Voilà le temps et l’espace à la lumière desquels les opérations musulmanes en Afrique du Nord doivent être jugées. Elles devraient également être jugées selon la connaissance militaire et l’éthique du septième siècle, non celle du vingtième. s’agit là d’une erreur commune de notre époque que d’imposer nos idées du sens et de l’éthique sur un peuple avec des standards différents, qui vivait à un âge où beaucoup de ces idées n’avaient simplement aucune pertinence. »

De Fustat fondée par le légendaire conquérant ‘Amr Ibn al-‘As en Egypte considéré comme le premier poste avancé de l’impérialisme musulman sur l’Afrique, le gouverneur du pays des Pharaons sous le califat d’Uthman IbnAffan, Abd Allah Ibn Sa’d poussait l’intérêt d’une grande expédition vers l’Ouest. Ainsi de 648 (l’an 27 Hegire) à vers 707 (l’an 88 Hegire) en grande partie sous le règne califal de la dynastie omeyyade, plusieurs expéditions ont été entreprises en direction du monde berbère et berbèro-romano-chrétien dans l’antique région appelée Ifriqiya (une partie de la Libye moderne, la Tunisie actuelle, et la partie Est de l’Algérie actuelle) et dans l’ensemble géographique appelé Maghreb (L’Algérie actuelle et le Maroc historique) jusqu’à l’océan Atlantique. Parmi les figures marquantes de cette longue et éprouvante entreprise de l’instauration d’un ordre politique, culturel et social arabo-musulman, on peut citer entre autres Abd Allah Ibn Abi Sarh, Uqba Ibn Nafi (fondateur de la ville de Kairouan), Zuhayr Ibn Qays, Hassan Ibn Nu’man ou Musa ibn Nusayr . En face il faut mentionner le grand résistant et conflictuel chef tribal berbère Koceila, la mystique et déroutante dame berbère Kahina surnommée la grande prêtresse et quelques intermittents guerriers romains chrétiens. l’Afrique du Nord conquise avec l’imbrication sociale et politique entre conquérants arabes et autochtones berbères et l’appui d’intelligence avec un comte chrétien Julien, la voie vers l’aventure ibérique était lancée. Et l’Andalousie musulmane devenait ce projet vaillamment porté par un pionnier berbère islamisé Tariq ibn Ziyad et ses compagnons.

Ouest-africain et sahélien musulman, je pense avoir appris de ce livre, quelques morceaux historiques du cheminement géographique mouvementé de l’avènement de l’islam dans nos contrées par la suite. Si Koceila et Kahina avaient réussi à repousser irréversiblement l’impérialisme arabo-musulman au 7 ème siècle, peut être l’équipe nationale rimienne de football n’aurait pas été surnommée Les Mourabitounes aujourd’hui.

✍🏾KS pour le BLOG