L’esclavage par ascendance chez les soninkés : Monsieur Adama Madi waly Bathily ou la voix juste et humaniste d’un avertisseur résolu !

Rendre un Témoignage juste vaut mieux qu’une alliance de circonstance de mauvaise foi !

Il s’appelle Adama Madi waly Bathily, soninké en vrai et originaire de Lany dans le gadiaga (Région de Kayes) au Mali.

L’homme se conjugue au COURAGE ET à la SINCÉRITÉ dans l’éveil GANBANAAXU contre les problèmatiques liées à l’esclavage coutumier dans la communauté soninké. Humaniste convaincu, il s’est libéré de toutes les pesanteurs sociales qui transforment certains lettrés et instruits en tenants de double-discours et d’autres en hypocrites complexés autour de certaines fausses fiertés du système féodalo-esclavagiste intracommunautaire.

Il a le mot percutant qui dévoile et confond les discours gymnastiques des uns et les fuites en avant des autres qui essaient de donner une humanité à des mentalités moyenâgeuses et dépassées par tous les civilisés au 21 ème siècle. Dans ses différentes communications, cet esprit ouvert laisse entendre que l’irruption de cet engagement anti-esclavagiste est venu à point nommé pour démystifier les prétentions trompeuses que la société serait solidaire et fraternelle en état.

On reconnaît en lui un panafricain investi d’une grandeur morale et un visionnaire averti qui explique que les clans féodaux dominants se sont laissés piéger par des ignorants orgueilleux (leurs proches) qui vont les mener dans un gouffre de la déchéance multiforme à la face du monde entier. Et on y est presque… hélas !

Il est un JUSTE..!

KS pour le BLOG

Les tensions autour des caricatures | « Le temps de l’amalgame doit être dépassé. » Par Souleymane Sidibé

J’ai écouté avec attention l’interview du président de la République française Emmanuel Macron. Il a été clairvoyant dans sa manière d’agencer les mots. Il a essayé de faire comprendre qu’il n’est pas à l’origine des caricatures, mais qu’il garantit en tant que chef d’État la liberté d’expression. J’ai suivi en arabe sur Al Jazeera ensuite en français le soir pour dresser mon avis personnel.
Ayant étudié dans le programme français, je sais que la caricature est une voie d’expression. C’est de la satire avant tout. A travers la caricature, on dresse un fait d’actualité tout en ironisant les personnes. Elle ne doit en aucun servir de provocations.

Le monde musulman est un poids immense dans la géopolitique mais aussi dans la géostratégie. Le président Recep Tayyip Erdoğan (Erdogan) qui dirige un pays laïc qu’est la Turquie s’érige en défenseur de la religion. Cela mérite beaucoup de réflexion. Il faut en toute situation faire valoir la spéculation que la réaction immédiate.

Nous avons vu des campagnes «hypocrites» de boycott. Si je prends l’exemple de la Mauritanie, l’amour du prophète nous est enseigné depuis le bas âge. Nous tissons des relations internes à travers cela. Mais, les différentes injustices, les inégalités et les atrocités commises par le passé ne nous ont jamais fait dire ce que le prophète aurait pensé de nous.

Le temps de l’amalgame doit être dépassé. Il ne faut pas profiter des caricatures pour faire sortir le désir de remplacer le français, et utiliser la religion comme bouc émissaire. Le Messager de son vivant a été injurié et autres… j’en passe. Ce qu’il faut c’est dans les pays musulmans utiliser sa bonne parole pour réduire les conflits et permettre le respect et la considération humaine.

Macron a fait parler l’histoire en évoquant que « la France est la première à traduire le Coran [dans une université occidentale] à La Sorbonne ». Cela dit, la République a contribué à l’éducation du monde. Elle a ses valeurs, ses traditions filtrées par ses penseurs et ses emblèmes.

« Les religions font beaucoup de mal et elles en font toujours. Soyez solidaires et enthousiastes». C’est par cette phrase que l’une de mes professeurs a terminé son cours à l’université.
Il ne faut pas simplement lire cette phrase mais essayer de comprendre pourquoi ces mots. La France a eu un passé sombre avec les rois qui se disaient détenir leur pouvoir de Dieu tout en étant appuyé par l’église. Le Siècle des Lumières est venu combattre cela. Les auteurs des Lumières ont préparé la révolution française. C’est cela que nous retenons de nos lectures. Aujourd’hui, dans nos contrées les plus reculées, les chefs tribaux en complicité avec certains guides religieux enferment le bas peuple dans l’asservissement et les réflexes de subordination. Toute tentative d’éveil des consciences appelle à un bouillonnement. L’objectif visé des religions n’est pas de faire de mal. Ce sont les humains qui utilisent les Livres pour faire du mal. Les religions doivent être une miséricorde et une guidée pour celui qui croit.

Pour revenir au pays d’Aimé Césaire, de Simone Veil, de Bourdieu, de Rousseau de Montaigne et de tant d’autres personnes qui ont contribué pour la liberté de la pensée, la liberté d’expression ne doit avoir deux poids deux mesures. Il faut rappeler que c’est la France qui nourrit, soigne et protège de milliers de réfugiés, d’apatrides et des diasporas entières. Cette vocation lui est imputable. Il y a ce que des journalistes disent et ce que l’atmosphère internationale demande de considérer. Le poids de l’atmosphère internationale est redoutable. Les valeurs républicaines aussi sont intransigeantes. Il faut l’humanité et combattre l’animosité à tout prix pour la survie des femmes et hommes épris.es de justice et de liberté.

Je réitère et conclus que les caricatures ne sont pas des voies ouvertes à la provocation ou à créer des troubles à l’ordre public. Les diverses attaques d’extrémistes sont à condamner. Apprenons des autres pour combler le vide en nous. Il faut donc savoir en tant qu’africains (musulmans ou pas) ce qu’est la laïcité et la séparation des pouvoirs dans un État démocratique.

Par Souleymane Sidibé, étudiant mauritanien à Bordeaux.

Mauritanie | Un nouveau roman : Les faces cachées des terroristes islamistes

ALAKHBAR (Nouakchott) – « Les faces cachées des terroristes islamistes », c’est l’intitulé d’un nouveau roman de 213 pages et 10 chapitres, publié chez Edition saint-honoré à paris France par un jeune mauritanien professeur de Français, Brahim Mamadou korera.

Le roman décortique les méthodes d’enrôlement au djihad pratiquées par les terroristes, et ce à partir de l’histoire atypique de deux frères Moussa et Fousseine ainsi que leur sœur Manānté et leurs deux cousines germaines, Jemilla et Ramatoullah qui vont poursuivre des études supérieures en France.

Trés tôt, Manānté tombe éperdument amoureuse d’un jeune pakistanais du nom Abdoullah Abdoullah. Celui-ci n’était rien qu’en nébuleux terroriste déguisé en mode « Takhiya« . Il va d’ailleurs vite endoctriner Manănte et ses deux freres. ils finiront tous dans le djihad.

De l’autres coté, leur cousine Jemilla se lance dans les élections présidentielles en Mauritanie et devient victime d’un attentat perpétré par son cousin terroriste Fouseinou, rebaptisé « Aboubakr Moslim« .

Moussa quant à lui sera repenti et deviendra un membre actif de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme.

Brahim Mamadou korera, qui publie son premier roman, est originaire du village de Sabouciré à 45 km de selibaby (Sud Mauritanie). Il est diplômé de Sociologie à l’Université de Nouakchott et sortant de l’École Normale Supérieure.

Source : Alakhbar.info (Le 29 octobre 2020)

©️ Crédit source: repris via https://kassataya.com/2020/10/30/mauritanie-un-nouveau-roman-les-faces-cachees-des-terroristes-islamistes/

« C’est (vraiment difficile, très) difficile d’être aimé par des cons ». Par l’essayiste mauritanien Mohamed Lam

Il n’y a point de place pour la raison dans l’exercice et l’affirmation de la foi religieuse.
Le sacré, ce mot impossible à canaliser chez l’extremiste, brise des Nations, divise des peuples et sème la terreur dans le monde.

Le sacré n’a pas de couleur, ni d’odeur et encore moins de sens. Mais il est nourri par l’humain qui lui donne toute une signification qu’il ne mérite, d’ailleurs, guère.

Dans toutes les sociétés d’hommes, il existe des croyances, des pratiques, des principes de vie. Ces trois choses changent de nature dès qu’on change de société. Ces choses sont spécifiques à chaque société humaine. Un individu né dans une société X devra s’adapter aux croyances, aux pratiques et aux principes lorsqu’il décide de vivre dans une société Y. Et s’il n’y parvient pas, qu’il rebrousse chemin.

C’est la tolérance qui fait l’homme. Il n’ a jamais existé, jamais, sur cette terre, un homme profondément tolérant ou qui n’a jamais été injuste. Mais l’intelligence humaine voudrait que l’on ne décide pas de la vie ou de la mort d’autrui tout simplement parce qu’il ou elle ne pense pas, n’agit pas, ne fonctionne pas comme on voudrait qu’il ou elle le soit.

Du choc des civilisations à la guerre des Libertés, nous tendons à la destruction de nos humanités respectives. L’âme du pardon disparaît à cause de la bêtise des hommes.

Dieu, l’invité surprise de ce chaos que l’humain a produit, garde son silence éternel et n’intervient que pour parler aux hommes et aux femmes doués d’intelligence.

Dieu, j’en suis sûr, préfère mille fois, un athée intelligent qu’un croyant débile. Or, la débilité est ce qui caractérise, par excellence, la grande majorité de ses fous.

Des fous à lier, devant être surveillés, contrôlés, et gardés longtemps dans des conditions ne leur permettant plus de nuire aux vies heureuses des enfants, des femmes et des hommes innocents qui n’ont envie que de deux choses : être libre, vivre.

Aux politiques de mesurer l’impact, de prévenir du danger et d’anticiper les conséquences souvent dramatiques qui nous font perdre espoir à chaque fois.

« Vérités en deçà des Pyrénées, erreur au delà ».

Ils n’iront pas au Paradis avec ce désordre qu’ils laissent derrière eux. Le secret indecodable du soleil, de la lune, du vent, des nuages, de la pluie, de la vie et de la mort échappe à la plus grande des philosophies spirituelles. C’est avec l’œil borgne du cœur qu’ils lisent les humanités. Cœur abîmé par la haine et le dogme, œil sélectif qui n’observe à moitié que ce qu’il a choisi de voir.

On n’en ressort perdu…

Je m’en vais relire Huntington une 3ème fois… Il avait peut-être raison.

©️ Crédit source: Reçu de l’auteur

Un studieux charretier décroche le second rang dans le Bac 2020 option lettres modernes en Mauritanie

Lien vidéo : https://youtu.be/Eri2DZEpwsE

Al-akhbar – Bariki Ould Khair Allah a réussi à décrocher la seconde place à l’examen du Bac 2020 Option lettres modernes et le premier rang au niveau des wilayas de l’intérieur.

Bariki est un charretier exerçant le transport des marchandises et des bagages au niveau de la ville de Tidjikja, la capitale du Tagant.

« Pour réaliser ce rang, cela m’a contraint à déployer d’importants efforts », a-t-il dit, soulignant avoir été confronté à des difficultés considérables au cours de sa vie.

« J’ai décidé de transformer ces problèmes en facteurs d’incitation à l’apprentissage afin d’assurer mon éducation ainsi que celle de ma famille et de ma patrie », a-t-il ajouté.

« Mon père a divorcé ma mère ; devenue du coup le chef de ménage de la famille, avec mon soutien en tant que son fils ainé », indique Bariki.

« J’ai transporté les marchandises au niveau du marché comme j’ai pratiqué l’agriculture, tout en restant déterminé à concrétiser mon but à travers la poursuite des études », a-t-il précisé.

Edité par Al-akhbar

Traduit de l’Arabe par Cridem

L’Article Original

©️ Crédit source: http://cridem.org/C_Info.php?article=742126

Les départs massifs et démesurés du peuple soninké pour l’Europe

Ismael TRAORE – La traversée de la mer Méditerranée ou Journey of uncertainty (Voyage d’incertitude) est certes devenue meurtrière, mais c’est le dépeuplement graduel de nos territoires qui me fait davantage peur.

C’est terrible et cauchemardesque ! N’avons-nous pas encore pris conscience du péril et de la gravité de la situation ? De même, ne nous rendons-nous pas compte, de nos jours, du départ massif de nos populations vers l’Espagne et la France qui restent les pays les plus convoités de L’Europe ?

Aujourd’hui, dans beaucoup de villages soninkés de la Mauritanie, dont je suis originaire, du Mali, du Sénégal, de la Gambie…, seuls les enfants en bas âge, les jeunes mariées, les vieilles mamans de 65 à 79 ans ainsi que quelques employés de domicile venus d’ailleurs, occupent les demeures.

Le phénomène est alarmant car, même les jeunes scolarisés, en l’occurrence, les collégiens, les lycéens voire les universitaires commencent à abandonner les études pour aller à l’étranger peu importe les risques qu’ils encourent. L’objectif n’est plus d’accroître leurs aptitudes intellectuelles et d’avoir des diplômes, mais plutôt de devenir milliardaires.

Il est bien et attrayant de posséder de belles voitures, de belles concessions et de jolies épouses. Mais comme le dit cet adage populaire : « Qui trop embrasse mal étreint ». La perte est à présent colossale tant humainement, matériellement qu’intellectuellement.

Il y a de cela plusieurs décennies, l’on quittait le cercle familial soit pour aller faire fortune, soit pour poursuivre ses études, et d’y retourner quelques années plus tard pour investir ou travailler, ou encore pour s’occuper des parents fragiles, vulnérables et irremplaçables.

Il était jadis perçu comme une malédiction pour un enfant et un abandon pour un père de partir très loin de sa famille pour une durée démesurée. Il en était de même pour un cadre qui choisissait de vivre à l’extérieur de son pays pour ses convictions philosophiques. Toutefois, les choses ont changé. Les Soninkés, désireux de mieux vivre, n’hésitent plus à risquer leurs vies en empruntant des voies clandestines périlleuses.

C’est ainsi qu’on les retrouve aujourd’hui partout dans le monde. Dès lors, le milieu rural devient synonyme de déguerpissement et/ou de renonciation et c’est à tous les échelons. Ainsi, s’il est avéré qu’au niveau de la diaspora « leur contribution à l’essor des économies nationales des pays d’immigration et d’émigration n’est plus à démontrer », il est tout de même indubitable que le peuple soninké, par le biais de la migration et de l’émigration a tendance à banaliser beaucoup de faits liés à la sécurité, au bonheur et bien-être des populations locales.

Enfin, si comme le dit ce proverbe soninké : « Il vaut mieux travailler à l’étranger que mourir chez soi », que deviendront alors nos villes/villages si tout le monde se sent obligé de partir au loin, en quête d’une vie meilleure ? Aussi, la carence, autrement dit l’absence des membres masculins dans nos foyers ne constitue-t-il pas un danger d’éclatement éducatif et matrimonial pour nos communautés d’origine ?

Ismail Traoré

Étudiant-chercheur à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Limoges / France

ismael172017@yahoo.com

©️ Crédit source: http://cridem.org/C_Info.php?article=741893

Mauritanie/Éducation | Les Langues Nationales à L’ENAJM : Au-delà du symbolisme

ENAJM Mauritanie – Après le fiasco des années 80 du processus d’introduction des Langues Nationales dans notre système éducatif, notre pays repart pour un nouveau rendez-vous avec l’histoire, marquant ainsi un tournant décisif dans notre enseignement.

L’Ecole Nationale d’Administration, de Journalisme et de Magistrature vient de franchir un pas en mettant en place une unité d’enseignement des Langues Nationales que sont le Pular, le Soninké et le Wolof au profit des élèves magistrats et administrateurs qui auront la lourde tâche de devenir, au terme de leur formation,, des éléments de notre appareil judiciaire et administratif.

Afin de mettre en place cette unité d’enseignement des langues nationales, l’Institution n’a pas lésiné sur les moyens.

En effet, et à titre symbolique, une cérémonie de démarrage a été organisée dans la journée du 13 octobre avec la participation des ministres de la Justice, de l’Intérieur et de la Fonction Publique, du Président du Conseil d’Administration, du Directeur Général, des Chefs de Départements, des Professeurs ainsi que d’autres personnalités importantes. L’évènement a bénéficié d’une large couverture médiatique.

Une séquence du cours inaugural en Pulaar auquel toutes les personnalités précitées ont pris part a été l’expression d’une ferme volonté des pouvoirs publics d’introduire et de développer l’apprentissage des Langues Nationales à l’ENAJM.

L’objectif à terme est de rapprocher les administrateurs et le corps juridique des populations locales afin de garantir une meilleure proximité et prise en charge des préoccupations, rendant ainsi le service public plus accessible et plus facile à accomplir et permettant une meilleure compréhension entre administrateurs et administrés.

Il en va de même de l’affermissement de la souveraineté des pouvoirs locaux dans l’exercice de leur fonction de service public, judiciaire ou régalienne.

Il est clair que la territorialisation de l’action publique, la gestion de proximité sont des outils aujourd’hui privilégiés de l’administration locale. Ce réaménagement linguistique au sein de l’Ecole Nationale va contribuer à la coexistence et à l’épanouissement de toutes les langues en usage dans notre pays car chacune d’elle a le droit de vivre, de prospérer pour donner une valeur ajoutée à l’interculturel et au plurilinguisme dans le dessein de garantir une meilleure cohésion sociale et le renforcement de l’unité nationale. Il est indéniable que le développement d’un pays est intrinsèquement lié à celui des langues nationales.

C’est pourquoi, l’apprentissage de celles-ci doit être constamment évalué et capitalisé pour donner un nouveau souffle au développement socioéconomique. L’appropriation des langues nationales est gage d’un meilleur ancrage des juges et des administrateurs dans l’environnement socioculturel des circonscriptions au sein desquelles ils exercent et permet une amélioration dans le traitement des dossiers qu’ils ont la responsabilité de diligenter.

Il n’est pas superflu de rappeler que pour arriver à cette journée de démarrage des cours en Langues Nationales, des réunions ont été organisées entre le Directeur Général et les différents Départements concernés dont le Centre d’Enseignement des Langues qui a joué sa partition, notamment concernant les aspects didactiques et pédagogiques.

A cet effet, une commission a été créée pour travailler à la préparation matérielle, didactique et pédagogique et ce, à l’image de ce qui se fait en termes de méthodes, d’approches et de techniques d’animation dans l’enseignement/apprentissage des autres langues telles que l’arabe, le français, l’espagnol, l’anglais.

Source : ENAJM

Service Recherche, Etudes Administratives et Documentation

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LANCEMENT D’UNE SECTION D’ENSEIGNEMENT DES LANGUES NATIONALES À L’ÉCOLE NATIONALE D’ADMINISTRATION

Aujourd’hui, jeudi 15 octobre 2020, l’École nationale d’administration a annoncé, en présence d’un certain nombre de membres du gouvernement,le lancement une section d’enseignement des langues nationales dans les deux filières : Administration et Économie.


Le directeur général de l’école, Ali Ould Alada, a déclaré que le dernier décret approuvé par le gouvernement constitue ajout qualitatif dans la matrice de l’enseignement et que  l’école a décidé de développer la formation de ses élèves, en  ajoutant une nouvelle unité d’apprentissage des langues nationales.
Afin de former certains administrateurs et juges d’être capables de traiter avec tous les membres de la société dans les langues locales, comme cela a été fait avec la filière Diplomatie en formant les étudiants dans les langue anglaise et espagnole.

Le ministre de la Justice, Mohamed Mahmoud Ould Beya, a salué l’expérience, décrivant la démarche comme nécessaire pour les étudiants et les juges  diplômés , et que son secteur coopérera avec l’école afin de vulgariser cette expérience.

Source : http://zahraa.mr/node/25143

Traduit par adrar.info

©️ Crédit source: http://adrar-info.net/?p=66159

Mauritanie : financement de 500 projets pour les jeunes du Guidimakha

Saharamédias – Le ministre de l’emploi, de la jeunesse et des sports Taleb O. Sid’Ahmed a annoncé le financement d’un ensemble de projets pour les jeunes du Guidimakha dans le cadre de la lutte contre le chômage de jeunes.

Le ministre a ajouté que la seconde étape du financement des projets en faveur de jeunes, 500 projets au total, sera lancé, en respectant scrupuleusement les critères de transparence et de justice en tirant les leçons de la première phase.

Ces révélations ont été faites par le ministre lors d’une réunion présidée samedi à Sélibaby et qui a réuni, autour de lui, les associations de jeunesse et de sport de la wilaya, réaffirmant que l’emploi des jeunes, constituait une priorité pour ceux qui croupissent sous le poids du chômage.

Taleb O. Sid’Ahmed a révélé que le programme sera lancé la semaine prochaine en faveur des projets sélectionnés lors du programme « mon projet, mon avenir », promettant de corriger les erreurs constatées lors de la sélection des dossiers lors de la précédente phase.

Le ministre a annoncé la création d’un nouveau programme « ma profession » en faveur des jeunes qui n’ont pas eu la chance de poursuivre leur enseignement à travers leur formation dans certains métiers privés et le financement en leur faveur de petits projets dans le secteur informel.

Le président du conseil régional du Guidimakha Issa Coulibaly a salué les efforts du ministère en faveur de l’intégration des jeunes et le financement de projets en leur faveur, rappelant le caractère agro-pastorale de la wilaya ce qui offre des perspectives prometteuses pour la formation dans ce domaine.

Quant au maire adjoint de la ville Mohamed Mahmoud O. Matala, il a salué tout ce qui est de nature à aider les jeunes à changer leur situation et contribuer à impulser le développement du pays.

Le ministre a visité l’atelier pour la production des briques consolidées destinées à la construction de 50 unités d’habitation dans le cadre du programme de modernisation de la ville de Sélibaby.

©️ Crédit source : http://www.cridem.org/C_Info.php?article=741461http://www.cridem.org/C_Info.php?article=741461

Mauritanie |Presse : Les sanctions des délits de presse en Mauritanie, Par Diallo Saidou

Aucun journaliste ne peut et ne veut se soustraire à la loi.
Aucun journaliste ne peut prétendre disposer d’une immunité totale du seul fait qu’il est journaliste !
Le journaliste doit se soumettre à la loi qui encadre son métier ainsi qu’à l’éthique et la déontologie qui en sont les soubassements.

L’Ordonnance n° 017 – 2006 sur la liberté de la presse qui fait partie de l’arsenal juridique pris par la CMJD au lendemain du coup d’état contre l’ancien dictateur Ould Taya, a redéfini le régime juridique de la liberté de la presse.

Ainsi l’article 40 de cette ordonnance en vigueur, dispose que « la diffamation commise envers les particuliers par l’un des moyens énoncés à l’article 32 sera punie d’un emprisonnement de quinze jours au plus et d’une amende de 400.000 à 1.000.000 UM, ou de l’une de ces deux peines seulement.
A la lecture de cet article, la peine de prison en cas de diffamation ne peut excédé 15 jours ! Tout juge qui condamne un journaliste au delà de quinze jours d’emprisonnement pour des faits de diffamation viole la loi en vigueur.

Il n’y a qu’à l’alinéa 1 de l’article 40 de cette ordonnance que le juge peut condamner un journaliste jusqu’à un an de prison pour une diffamation commise envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur appartenance ou non appartenance à une ethnie, une nation, une race, une région ou religion déterminée.

Par ailleurs, en 2011 un projet de loi avait pour objet de dépénaliser les délits de presse, limitant la sanction qu’à une condamnation pécuniaire, hélas cela ne s’est pas fait.

Maintenant, si comme le rapporte la presse, Hacen Lebatt est condamné pour diffamation dans l’affaire en question, le juge a outrepassé les prérogatives que lui confère la loi. Et l’affirmer ce n’est pas vouloir défendre Hacen Lebatt mais c’est plutôt défendre une stricte application de la loi.

©️ Crédit source: post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=3694433053940250&id=100001207753513