⚽️Football 2024/2025 | Ce PSG est monstrueux !

📸 Ousmane Dembélé jubilant fièrement leur qualification.

Le club vedette de la capitale française, Paris Saint-Germain semble irrésistible par les temps qui courent. Et, pas seulement dans le championnat hexagonal qu’il écrase sans adversaires notables en face. Le club investi par des fonds qataris (QSI) depuis 2011, a tâtonné relativement pour assurer une place de barragiste dans la nouvelle formule type championnat de la Ligue des champions 2024-2025. Arrivés 15ème du classement loin derrière Liverpool qui a dominé largement cette phase, les poulains du technicien espagnol Luis Enrique l’ont retrouvé en huitièmes. Avant le match aller, tout le monde observateur du ballon rond avait hâte de voir le club français évoluer face au rouleau compresseur qu’est redevenu Liverpool du « fusilier » égyptien Mohamed Salah et ses coéquipiers. Finalement dans son jardin du Parc des Princes, c’est le PSG qui domina les débats dans le jeu mais perd par un court succès (0-1) obtenu par les anglais au final. Le match retour s’est joué à Liverpool dans le mythique Anfield Road, bouillonnant stade du club. Ici, l’homme en forme intenable du moment côté parisien marque rapidement (12ème minute) profitant d’un cafouillage entre le gardien de Liverpool et ses défenseurs centraux. Il s’agit d’Ousmane Dembélé, mettant les équipes à égalité parfaite sur les 2 rencontres cumulées (1-1). Le franco-mauritanien et ses camarades ont tenu fermement face aux assauts anglais jusqu’à la fin des prolongations avec un match plein qui marque les esprits. Ils ont réussi à déjouer l’équipe de Liverpool avant d’acter son élimination à la séance des tirs au but (4 – 1). À noter la Top prestation réalisée par le gardien du PSG, l’italien Gianluigi Donnarumma.

Le joueur Dembélé (27 ans) affiche une palpitante métamorphose ces derniers temps, le Nº10 parisien marque beaucoup au championnat et devient une pièce décisive dans l’attaque du club. Actuellement il peut se vanter d’un bilan de 36 matchs pour 29 buts marqués sur la saison en cours 2024/2025. L’arrimage entre sa technique et sa rapidité d’exécution semble trouver une solide efficacité devant les cages adverses. Et les ambitions de son équipe dans cette compétition phare du football européen sont plus que légitimes et atteignables. La prochaine manche sera les quarts de finale prévus à la mi-avril et le PSG affrontera d’autres anglais, ceux d’Aston Villa.

À suivre…

13 mars 2025

KS pour le BLOG https://ecrit-ose.blog/

● Souffrances et repli sur la communauté soninké en France et les non dits. | Par M. Boulaye Diakite.

Les problématiques soulevées dans cet écrit datant de 2015 sont toujours d’actualité. Un travail sociologique issu de plusieurs entretiens auprès des migrants dans les foyers et des habitants des quelques villages dans le Guidimakha.

L’émigration Soninké est un choix dû a une conjoncture particulière. L’agrégation de ces processus constitue une réalité collective qui grâce a un mensonge collectif se perpétue et se développe. Abdelmalek Sayad aborde les multiples contradictions dans les conditions de vie des immigrés. Sayad montre « la double absence » des immigrés : absent de son pays, absent dans sa famille, son village, mais absent aussi dans la société d’accueil qui le rejette et le considère comme une force de travail .

Au foyer, les migrants Soninkés sont confrontés à divers difficultés (papiers, faire un cv, recherche d’emploi, etc.) et vivent dans des conditions très difficiles en France.

Encouragés par leur groupe, les membres de leur communauté… L’immigré peut rester pendant 5 ans, 10 ans ou même plus dans une situation administrative irrégulière, souvent sans travail ou travailler illégalement. Cet immigré ne cesse de vanter son pays de pays riche. Il ne sait même pas pourquoi il a quitté son pays. L’immigré en situation irrégulière même avec un billet gratuit avec les forces administratives du pays d’accueil résiste à tout retour à son pays. Régularisé, il est pressé de retourner pour voir les siens.

La question de retour n’est jamais soulevée en situation irrégulière. L’histoire d’un immigré, régularisé après 14 ans. Il dit avoir deux femmes et une fille qui l’attendaient au pays, 14 années d’absence. Il dit n’avoir jamais pensé au retour. Régularisé après 14 ans. Un autre immigré suite à ma question : combien de temps êtes-vous en France ? Il répond : je suis France mais ça ne fait pas longtemps. Mais combien temps. Il m’a répondu 5 ans. Etes-vous régularisé ? Non. Cinq années d’absence ici et là bas pour l’immigré, ce temps perdu est court. Cinq ans ! Il répond oui, cinq ans ce n’est rien. Cinq ans perdu, sans rien, l’immigré soninké trouve toujours la France meilleure le seul fait qu’il est en France, il est le francinké. Chez les soninkés dire il est francinké (de France) ou les francinkos, ces appellations donnent un sentiment de joie, de bonheur, d’honneur et la fierté de l’immigré.

L’immigré soninké quelque soit sa condition de vie en France pense qu’il n’y a pas d’autres alternative. L’immigration Soninké croit en la France comme un eldorado. L’immigré sans papiers, sans travail et sans logement pense que cette vie est meilleure à celle de son pays.

Pour Sayad, immigration ici et émigration là sont les deux faces indissociables d’une même réalité, elles ne peuvent s’expliquer l’une sans l’autre . L’émigration en France avait pour fonction première de donner aux communautés paysannes, incapables de se suffire à elles-mêmes par leurs activités agricoles, les moyens de se perpétuer en tant que telles.

L’immigré Soninké souffre de sa situation sans s’en rendre compte. Il n’est pas présent dans la société d’accueil et absent de son village d’origine. Il continue de se replier sur lui-même – en cumulant, arrivée du pays : petit boulots, débrouilles et galères. Après un ou deux mois d’aide de la communauté les nouveaux arrivants doivent eux mêmes contribuer à la bonne marche du foyer, souvent il partage une chambre avec un migrant plus ancien parfois issus de sa famille. Plusieurs solutions s’offrent à lui : petits boulots, débrouilles, et galères, petit commerçant, etc.

Le foyer est un quelque sorte un village pour l’immigré soninké. Il considère le foyer comme un village, le lieu le plus sûr. A la différence du village au pays, le village-foyer, il y a des absents (les enfants, les femmes, les vieux, etc.).

L’immigration soninké est une immigration majoritairement patriarcale. Les femmes ne sont pas sollicitées pour l’immigration. Les immigrés pensent qu’il est préférable que les enfants naissent et grandissent au pays. Cela permettrait la continuité de leur mode de vie, qu’ils pensent le meilleur.

Les nouveaux arrivants en France doivent habiter au foyer quelque soit les opportunités qui s’offrent à eux. Le foyer a une fonction essentielle pour les Soninkés. Il permet pour les migrants de garder les attaches avec la famille au pays et leur sociabilité. Plusieurs activités se passent au foyer (cérémonie mariage, recherche d’emploi, démarche pour les papiers, baptême, organisation des soirées, etc.).

Au village, on ne parle que de l’immigré comme un homme heureux. Il est celui qui apporte la joie, à manger. Son nom est scandé partout de places publiques, à la maison, etc. Il s’agit ici d’un discours qui socialise les plus jeunes à l’immigration. L’immigré, il est bon, meilleur, beau et riche. Les caprices de l’immigré sont reçus comme un cadeau auprès des siens et une joie par la famille. La colère de l’immigré à côté des siens, cette colère est comme un cadeau même s’il a tort parce que c’est l’immigré, la source des revenus. Il a toujours raison. Il peut fait mal mais ce n’est pas grave.

L’immigré ayant réussi au pays d’accueil, cette réussite est endossé le plus souvent parce qu’il est tel rang social, statut social, ce pourquoi il a réussi. Même s’il n’y a aucune vérité ; il y croit qu’à même.

Pourtant toute autre forme de réussite si on n’est pas immigré, ne pas une réussite en milieu soninké. La pression sociale ne laisse personne indifférent. Les gens sont forcés à partir à cause de la contrainte sociale qui veut qu’on devient immigré.

Le non immigré est inutile, fatiguant, rien de ce qu’il peut dire n’est audible, non travailleur, fainéant. Il faut partir loin du pays, du continent ; voilà il faut partir pour les soninkés. Il est parti égale ; il a réussi pour les soninkés.

Mais avoir un diplôme, être ministre, docteur ; je ne sais quoi d’autre n’intéresse personne chez les soninkés. Il faut être immigré. Le diplômé arrive dans son village, il est content. Au village, Il est à peine félicité. Voilà, il va se sentir inutile. Il oublie qu’il a étudié ; qu’il a des diplômes et se lance à l’aventure. Quelques exceptions restent et même s’ils ont réussi, ne sont pas considérées dans la conscience collective des villageois.

L’immigré peut échouer mais il a plus considération aux yeux des soninkés qu’une personne non immigré, même s’il a réussi ; on ne le voit pas ; on ne veut pas de sa réussite, il faut qu’il part.

La conscience collective adopte l’immigration comme la réussite. La place de l’immigré est particulière dans la conscience collective. L’immigré arrive en vacance au village ; il peut être endetté sauf que les villageois ne savent pas. Les éloges des villageois, l’immigré est prêt à tout. Il ne cesse de s’en orgueillir auprès des siens et faire tout pour masquer sa propre souffrance. A cause de ce mensonge collective, il a fini par croire qu’il est riche.

il va continuer à s’endetter durant son séjour et augmente ses souffrances parce qu’au retour, il doit payer ses créanciers. La vie de l’immigré est une vie toujours au point de départ.

Boulaye Diakhité, Socio-anthropologue

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●🎬Le film « L’Histoire de Souleymane », au menu, la dureté d’une vie de migrant en France.

L’acteur principal, le jeune Abou Sangaré d’origine guinéenne, juge « le cinéma m’a libéré de prison« . Il venait d’être primé César de la Meilleure révélation masculine. C’était lors de la 50ème cérémonie des César 2025, tenue au sein du célèbre espace l’Olympia situé dans le 9ème arrondissement de Paris. J’ai eu l’occasion dans les airs, de visionner une grande partie du film il y a quelques semaines. Disponible parmi les choix d’une compagnie aérienne, le film retrace l’aventure faite d’embûches et d’incertitudes d’un jeune migrant africain à Paris. L’acteur de 24 ans, a su porter dans ce film très émouvant, l’habillage tellement réaliste vécu par de nombreux « Souleymane » primo arrivants dans ces réalités complexes, aléatoires et à risques de l’exil.
Repéré lors d’un casting « hasardeux » organisé par le réalisateur Boris Lojkine, Abou Sangaré a été un choix pertinent pour ce long-métrage sorti en salle le 9 octobre dernier. Par crainte de spoiler le film, je m’arrête au synopsis disponible en open média :
«Tandis qu’il pédale dans les rues de Paris pour livrer des repas, Souleymane répète son histoire. Dans deux jours, il doit passer son entretien de demande d’asile, le sésame pour obtenir des papiers. Mais Souleymane n’est pas prêt.».

À voir… l’acteur, mécanicien de métier dans la vraie vie, y a mis du vécu qui nous parle d’une manière ou d’une autre.

Nos dirigeants ne savent pas s’occuper de nous (peuples) suffisamment et la station de l’adolescence sur l’échelle du développement…est une réalité pour nos pays en ce 21ème siècle.

Lire davantage https://mondafrique.com/loisirs-culture/lhistoire-de-souleymane-un-film-coup-de-poing-sur-lexil-et-la-survie/

10 mars 2025

KS pour le BLOG https://ecrit-ose.blog/

● La Maison des mondes africains a trouvé ses locaux à Paris après des mois de controverses [RFI]


Après des mois de controverse, la Maison des mondes africains, aussi appelée MansA va s’installer dans le Xe arrondissement de Paris. Ce centre pluridisciplinaire a pour ambition d’être le « QG permanent » des cultures africaines en France. Ce projet a été voulu par Emmanuel Macron et initié par le penseur camerounais Achille Mbembé. Les diverses autorités en charge du dossier se disputaient depuis des mois sur le lieu d’implantation de la maison.

Si l’art peut-être réaliste, les querelles parisiennes sont souvent surréalistes. Il a fallu des mois de débats et de controverse pour enfin décider du lieu d’implantation de la MansA, la maison des mondes africains. Ce sera finalement un ancien atelier du Xe arrondissement de Paris qui commencera à accueillir ses premiers visiteurs dès juin.

Pendant un temps, le ministère de la Culture souhaitait voir la maison s’installer sur les berges de la Seine, à la Monnaie de Paris. Mais le vénérable établissement datant du IXème siècle aurait dû partager un espace qu’il espérait rentabiliser pour financer son budget, faute de fonds publics.

La querelle avait pris un tour politique
Par ailleurs, la querelle avait pris un tour politique. Les députés du Rassemblement national ont accusé le gouvernement de céder « aux sirènes de la repentance », vis-à-vis de l’Afrique. À cela, des difficultés budgétaires se sont ajoutées entre les deux ministères de tutelle, celui des Affaires étrangères et la Culture.

Au final, ce projet aura mis plus de trois ans à s’implanter. Sur le modèle de l’Institut du monde arabe, la MansA se veut à la fois une vitrine, un refuge et un tremplin pour les artistes africains.

• Lien média https://www.rfi.fr/fr/afrique/20250305-maison-des-mondes-africains-va-s-installer-%C3%A0-paris-apr%C3%A8s-des-mois-de-controverses

● Quelle est la pigmentation de la Mauritanie? | Par M. Seyré SIDIBE

Au départ, la Mauritanie était blanche et noire pour devenir noir et blanc. Se référer à l’accord des adjectifs de couleurs pour comprendre la nuance. En vérité, elle est la jonction entre une entité Arabo-berbères devenue Arabe par mutation politique, et une entité négro-africaine qui n’a jamais voulu renoncer à son identité ontologique ou tout simplement la rénier.

L’acte de naissance de la Mauritanie a été signé lors du Congrès d’Aleg (mai 1958). La France était derrière le projet, et jouait le facilitateur entre les deux parties. En effet, ce sont Maures( Arabo-berbères ), qui tenaient vaille que vaille à la création de la Mauritanie sous sa forme actuelle. Ils ont usé de toute la diplomatie, de toute sorte de concession, de compromis, d’accommodement pour que les Noirs acceptent l’union des deux entités.

Les Noirs, selon plusieurs témoins et sources de cette époque, ne se sentaient pas trop ce mariage de raison entre le Nord et le Sud. Ils nourrissaient des réserves et beaucoup de craintes dans ce projet visant à bâtir une nation avec des populations nomades et Arabo-berbères connues pour agressions, pillages et razzias contre les populations de la vallée.

Fins diplomates et très avertis politiquement, les Maures tenaient coûte que coûte à la naissance de cet État mauritanien unitaire, jacobin dans sa composition sociologique et géographique actuelles, soit la fusion de deux nations (une entité Noire et un conglomérat de tribus arabo-berbères).

La Mauritanie n’aurait jamais existé sous sa configuration actuelle, n’eût été là France . En effet, la puissance colonisatrice, a bien voulu pour des raisons stratégiques, impérialistes et économiques créer au forcep, un État trait d’union entre l’Afrique du Nord et l’Afrique au Sud du Sahara.

Ce projet, dans sa conception et sa mise en œuvre était à l’avantage des Arabo-berbères du fait qu’il leur permettait d’être porté à la tête d’un État moderne, et partant d’échapper à l’impérialisme, au joug marocain.

Le Maroc n’a jamais cessé de revendiquer le nord mauritanien comme une partie de son territoire, le Grand Maroc. Cependant il ne voulait pas non plus intégrer dans son giron les populations noires du Sud, présentant des réalités socio-culturelles identiques avec celles du Sénégal et Mali.

Si le plan marocain était mis à exécution nos Arabo-berbères seraient aujourd’hui Sahraouis. Ils auraient eu le même sort que les indépendantistes Polisarios, avec lesquels ils présentent des similitudes évidentes.

Le débat raciste qui écume actuellement les réseaux sociaux en Mauritanie sur la pigmentation de notre pays (Blanche ou Noire), est l’expression du déni et du mépris de la Constitution de la République Islamique et de l’histoire de la naissance de l’État Mauritanien. En effet, même par générosité et altruisme, si l’on mettait entre parenthèses, la Grande Histoire de l’Empire du Ghana (Wagadou), force est de constater que le Noir est consubstantiel à l’ADN de la Mauritanie.

Le danger des rafles ciblant les étrangers subsahariens en Mauritanie, se manifeste par la confusion volontaire entre Noir et étranger par certains racistes partisans d’un panarabisme étroit. Cela est d’autant plus vrai que pendant les événements des années 89 – 90, on a profité de l’expulsion des Sénégalais pour régler les comptes de populations négro-africaines de « souche mauritanienne », avant la naissance même la création de l’État mauritanien.
Voilà l’origine des inquiétudes, voire traumatismes des populations noires à chaque fois que les étrangers d’origines subsahariennes sont prises pour cible.

Dans pareille situation, on attend de nos compatriotes » Bidanes » de soutenir leurs frères Noirs contre les abus du pouvoir. Heureusement, ils ne sont pas tous mêlés à cette campagne malsaine, cette cabale nauséabonde sur les réseaux sociaux assimilant tout Noir à un étranger. Je sais une chose, les Maures, vous êtes vous en Mauritanie. Les Noirs aussi, sont chez eux. Nous avions décidé de créer un État biracial, alors respectons les termes du contrat clairement définis dans les engagements pris lors du Congrès d’Aleg.

Seyré SIDIBE

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● La Mongolie, future hôte de la COP17 CNUD, ses similitudes avec la Mauritanie | Par M. Ibrahim Thiaw.

Rarement des pays aussi distants géographiquement et différents sur le plan culturel ont autant de similitudes. Comment donc expliquer que la Mongolie si lointaine de l’Afrique ait pu avoir autant de points communs avec la Mauritanie?

Mettons à part la géopolitique des années soixante qui, curieusement, avait fait admettre les deux pays, le même jour, aux Nations Unies, un 26 octobre 1961.
Le fait est que la Mauritanie s’ouvre grandement vers le Sahara, le plus grand désert chaud au monde, alors que la Mongolie s’adosse sur le Gobi, le plus grand désert d’Asie.

Peuple de pasteurs, les Mongoles disposent de bétail, oui de beaucoup d’animaux. Notez-le bien: leur pays compte plus de chevaux que d’humains. Au total, le cheptel gonfle jusqu’à dépasser de 27 fois le nombre d’habitants. Des années de fortes mortalités font fluctuer ces chiffres mais en moyenne, on dit que pour chaque Mongole, il y a au moins 21 bêtes.

Bon, admettons-le, les sécheresses ont fait leur effet, mais en Mauritanie, l’on murmurait qu’il y a quelques décennies, on comptait plus de bosses de chameaux (d’accord, ce sont des dromadaires) que de têtes d’habitants. Selon certaines estimations, en 2023, il y avait 0.176 Mauritanien pour chaque animal. Disons, pour faire simple, il y avait 5,7 animaux domestiques pour chaque citoyen, bébés et centenaires confondus.

Voilà peut-être une autre similitude: en Mongolie, on honore ses visiteurs en leur offrant une boisson à base de lait fermenté. C’est pas le fameux Zrig ou Tufam mauritanien? 

Signe de leur grande hospitalité, recevoir des visiteurs est une obligation morale. Point besoin d’être officiellement invité: on vient et on partage le repas. Ou plutôt, tout le monde est invité, sans crier gare, on peut s’asseoir et partager le repas. Qui murmure que c’est du déjà-vu? Avec un peu de chance, le repas est fait à base de viande bouillie, suivi d’un thé (au lait).  

Tout cela peut être le fruit d’un hasard. Non moins curieux est le fait que du point de vue de la superficie, les deux pays font chacun un million de kilomètres carrés, avec une population ne dépassant 3.5 millions pour le pays asiatique, alors que la forte poussée démographique tire le pays saharien vers les 5 millions d’âmes.

Même si le pays asiatique est plus vert -avec des saisons plutôt marquées- la M…ie et la M…ie, si dépendantes de l’économie rurale puisque peu ou pas industrialisées, sont menacées par la dégradation des terres et les sécheresses. Ah, j’allais oublier, ces deux pays sont aussi caractérisés par la richesse (en mines) de leur sous-sol.
La grande différence est que le pays saharien dispose de l’une des cotes les plus poissonneuses au monde alors que la Mongolie est enclavée. C’est d’ailleurs le deuxième plus grand pays sans littoral, après le Kazaghstan.

Voilà pourquoi la Mongolie va abriter, l’année prochaine, la COP17 de la Convention des Nations Unies sur la Désertification. La signature de l’Accord de siège la semaine dernière vaut bien les photos en affiche.

Par M. Ibrahim Thiaw, Le secrétaire exécutif de la convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification

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• Info + sur la COP17 https://environews-rdc.net/2025/02/26/climat-lutte-contre-la-desertification-la-cop17-de-la-cnulcd-se-tiendra-en-mongolie-en-2026/

● Faire véritablement Nation ou Communauté ensemble est une affaire dépassant de laconiques vœux pieux, il faut AGIR en BIEN pour !

~Le cas du Pakistan et du Bangladesh

Par le visionnage d’un documentaire succinctement bien fourni de la chaîne TV Arte https://www.arte.tv/fr/videos/120874-001-A/bangladesh-la-naissance-dans-le-sang-1-2/?utm_source=android&utm_medium=share&utm_campaign=120874-001-A, on y apprend comment la commune religion partagée majoritairement entre les 2 peuples n’a pas pu éviter une terrible guerre civile suivie d’une douloureuse séparation. Cet affrontement que d’aucuns qualifient d’une guerre génocidaire en 1971 aurait provoqué plusieurs millions de morts et de déplacés. Le pays en 1947 est établi à la base d’une division de l’ancienne possession britannique du sous continent indien. Ainsi, l’ensemble majoritaire hindou est devenu l’Inde et l’ensemble majoritaire musulman fait le Pakistan. Ce dernier est territorialement séparé par l’Inde (d’environ 1600 km), donnant le Pakistan occidental et le Pakistan oriental (le futur Bangladesh en 1971). Dès la création du Pakistan, la partie occidentale tenait l’ascendant politique sur la partie orientale. À travers de relents ethno-raciaux, Mohammad Ali Jinnah (le top dirigeant du pays naissant) et ses idéologues cultivaient ouvertement un hégémonisme social et  politique contre la partie orientale. En avril 1948, il s’exprimait ainsi : « l’ourdou et seulement l’ourdou restera la langue officielle du Pakistan ». L’ourdou, la langue du côté occidental, est imposé comme la langue officielle en ignorant le Bengali majoritairement parlé du côté oriental. Dans son propos du documentaire, M. Ali Jinnah menaçait en substance que celui qui est contre cette officialité linguistique exclusive de l’ourdou, est l’ennemi du Pakistan. Le ton véhément et méprisant est ainsi lancé pour un écrasement politique, social et culturel accablant la partie orientale par le côté occidental. Ce dernier concentrant l’essentiel du pouvoir par la suite sous une dictature militaire de Yahya Khan. Lors des élections tenues dans le pays debut décembre 1970, le parti d’un leader bengali M. Mujibur Rahman, rafle la majorité absolue du côté oriental et les suprémacistes du côté occidental n’entendaient pas lui laisser l’éventualité de devenir premier ministre. Les bengalis ont engagé et amplifié des protestations populaires contre la décision du dirigeant militaire Yahya Khan qui a suspendu le processus parlementaire. La cassure devenant fatalement inévitable, l’armée et ses suppletifs à la solde de la politique répressive du côté occidental, ont choisi la violence brute contre les bengalis déterminés à recouvrer leur liberté et obtenir l’indépendance de leur pays pour de bon. La machine répressive s’est affolée terriblement contre les indépendantistes devenus combattants déterminés à se libérer du joug méprisant du pouvoir occidental. Certaines pratiques de l’armée sont d’ailleurs logées schématiquement dans les critères génocidaires. Tueries de masse, disparitions forcées, traques et éliminations systémiques visant l’élite politique et intellectuelle bengale. À noter que les forces indépendantistes ont bénéficié durant le conflit devenu une guerre de libération, de l’aide humanitaire, logistique et militaire de l’Inde voisine. Le pays devient indépendant le 16 décembre 1971 sous le nom Bangladesh se détachant du Pakistan occidental contraint d’accepter la séparation.

Les idéologies suprémacistes qu’elles soient de colorations raciales, ethno-raciales, communautaires ou statutaires ne feront jamais un socle valablement structurant d’où peut émaner une Nation ou une Communauté stable et forte ni socialement, ni politiquement, ni économiquement, encore moins intellectuellement. Seule la commune dignité humaine par la prise en compte rigoureuse de nos diversités peut constituer une anse ferme de l’unité et du vivre-ensemble. Et ce n’est pas une option bancale par du verbal mais une nécessité absolue par des actes louables pour Construire et Sauvegarder une Nation ou une Communauté sur de solides et pérennes piliers civilisationnels.

27 février 2025

KS pour le BLOG

📸 le leader indépendantiste bengali Mujibur Rahman.

● Les FLAM et nous ! | Par M. Souleymane SIDIBÉ

Je vois certains anciens propagandistes évoquer les FLAM, ce mouvement qui, jadis, avait un modus operandi désormais révolu. Ces FLAM, Forces de Libération Africaines de Mauritanie, ne sont plus qu’un spectre du passé. Aujourd’hui, ce mouvement n’a plus d’influence, mais il continue d’être invoqué par ceux qui cherchent à raviver les tensions d’antan. Je ne suis ni partisan ni défenseur de ce mouvement ; je n’adhère ni à son discours, ni à son parcours. Mon intention n’est pas de ranimer des querelles, mais de rappeler quelques vérités souvent ignorées.

Le véritable problème aujourd’hui ne réside pas dans les FLAM. Ce mouvement n’a jamais été assez conséquent pour influer sur le cours de l’histoire mauritanienne de manière durable. Un mouvement politique véritable, pour être efficace, doit d’abord bâtir une base solide et agir dans le cadre des réalités politiques. Or, les FLAM ont disparu, se sont dissoutes, comme du sucre dans l’eau, ou comme une boule de neige qui fond sous le soleil. Aujourd’hui, les FLAM n’existent plus, mais il est étrange de voir certains idéologues du passé tenter de réémerger en leur nom pour attribuer les maux de notre société à ce mouvement disparu. Ces tentatives d’exploiter leur nom pour distraire l’opinion publique, particulièrement de la part de ceux qui, à l’instar de Taya, cherchant à attribuer à ce mouvement les malheurs, les injustices et les atrocités qu’a subis notre pays sont désuètes.

Pour moi, cette manœuvre n’est qu’une diversion. Ce n’est pas le passé qui doit occuper notre attention, mais bien l’avenir. Toute personne véritablement engagée dans la lutte pour un avenir meilleur devrait d’abord se débarrasser de ses préjugés hérités, comme l’a souligné notre premier président, Moktar ould Daddah. Les FLAM, eux, n’ont jamais su se défaire de leurs propres préjugés. Ils n’ont jamais mené de véritable combat contre la féodalité au sein de la communauté négro-mauritanienne. Un mouvement qui refuse de se confronter à ses démons internes, qui ne fait pas son propre examen de conscience, ne mérite aucune compassion ni aucune attention.

Pour ce qui est de l’arabisation, nous ne sommes pas contre l’arabe, mais c’est l’arabe comme gagne-pain pour certains et comme langue sans avenir pour d’autres -pas de pain- qui pose véritablement problème, comme l’a souligné Murtodo Diop. Ce n’est pas la langue arabe en soi qui est en cause, mais la manière dont elle est instrumentalisée pour exclure une partie de la population de l’accès à des opportunités essentielles.

Souleymane Sidibé

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● Réponse à Ely Ould Sneiba  : L’absurdité raciste dans toute sa splendeur | Par le journaliste M. Souleymane Djigo.

Monsieur Sneiba, votre dernier texte publié aujourd’hui et intitulé “ l’immigration a eu une incidence négative sur notre unité nationale “ est une diarrhée intellectuelle où la haine ethnique se mêle à l’ignorance la plus crasse.

À force de vouloir tordre l’histoire pour la plier à vos fantasmes racistes, vous en arrivez à un niveau d’absurdité qui frôle le grotesque.

Vous prétendez que l’immigration a nui à “l’unité nationale”. Une affirmation aussi vague que fausse.

Qui est responsable de la division en Mauritanie ? Qui a institutionnalisé un système où l’ethnie détermine les droits et devoirs des citoyens ? Qui a perpétré des purges ethniques en 1989, déportant des milliers de Mauritaniens noirs sous prétexte qu’ils étaient “Sénégalais” ? Certainement pas les victimes de ces injustices, mais bien un État raciste, façonné par des idéologues comme vous qui ne savent exister que dans l’exclusion et la domination.

Votre obsession maladive pour les Sénégalais est risible. Alors selon vous, toutes les voix qui contestent l’arabisation forcée et l’exclusion raciale seraient manipulées par des étrangers ? C’est une insulte aux milliers de Mauritaniens noirs qui subissent quotidiennement des discriminations et qui n’ont pas besoin de “Sénégalais” pour comprendre qu’ils sont traités comme des citoyens de seconde zone.

Les FLAM, l’UFP, Ne Touche Pas à Ma Nationalité… Tous ces mouvements seraient donc le fruit d’une conspiration étrangère ? Quelle belle façon de nier la réalité ! Une technique bien connue des régimes oppresseurs : réduire toute contestation à une menace extérieure pour mieux justifier la répression.

La Mauritanie, État arabe” : une insulte à la réalité démographique

Votre conclusion est une perle de cynisme. Vous parlez de “multi-nationalisme”, comme si la diversité ethnique du pays était une anomalie à tolérer sous conditions. Puis, avec une arrogance stupéfiante, vous terminez sur cette absurdité : “Et la Mauritanie, État arabe, dans tout cela ?”.

Permettez-moi de vous rafraîchir la mémoire :
La Mauritanie n’est pas un État arabe, c’est un État afro-arabe où les populations négro-mauritaniennes ont autant de légitimité que les Maures.

Vouloir faire croire que les négro-mauritaniens sont des immigrés est une imposture historique. Ce sont eux qui occupaient ces terres bien avant l’arrivée des conquérants arabes.

La fuite des jeunes Maures vers l’étranger ne relève pas d’un “complot migratoire” mais de l’échec des politiques économiques du pays, qui poussent toute la jeunesse – quelle que soit son ethnie – à chercher une vie meilleure ailleurs.

Votre proposition d’“ethnies séparées avec leur propre langue et leur part du pouvoir” n’est rien d’autre qu’un apartheid déguisé. Vous proposez un système où les citoyens seraient classés selon leur origine, avec des droits attribués au “prorata de leur poids démographique”. Autrement dit, vous voulez instaurer une hiérarchie raciale dans la gestion du pays.

Mais qui vous a dit que la Mauritanie vous appartient plus qu’aux autres ? Qui vous a donné le droit de distribuer des portions de citoyenneté ? L’unité nationale que vous prétendez défendre ne peut exister que dans l’égalité et la justice, et non dans la domination d’un groupe sur un autre.

Votre texte n’est pas une analyse politique, c’est un pamphlet xénophobe destiné à flatter les instincts les plus bas d’une frange de la population qui refuse de voir la Mauritanie telle qu’elle est réellement : un pays multiracial, multiethnique et multilingue.

Votre problème, Monsieur Sneiba, c’est que vous pensez pouvoir arrêter l’histoire avec vos délires identitaires. M

Mais l’histoire vous a déjà dépassé.

Ce pays n’appartient pas aux racistes, et tôt ou tard, il faudra bien que vous l’acceptiez.

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● Éléments de visite en Mauritanie Janvier  – Février 2025 | Faits et Vus du Blog

Toute expérience écrite et circonstanciée fera bonnement source-ressource d’une référence exploitable dans le temps et dans l’espace. Ainsi dire, notre Blog vous retrace quelques photos de notre dernier séjour de vacancier en Mauritanie. De Dafort, notre cité natale à Nouakchott, la capitale politique et administrative du pays.

Notre photo-reportage :

Visite chez les bergers (bovins et caprins)
Journée cueillette Haricots (Dafort)
Ici après une réunion de consultations sur les affaires sociales de la communauté Dafort Ganbanaaxu
Capture 📸 vue partielle de la grande mosquée de Dafort.
Capture 📸 lever de soleil à Dafort
Capture 📸 devant le marché Capitale de Nouakchott
La tribune d’accueil dans la place publique de Dafort
Capture 📸 du bâtiment de la Mairie de Dafort
Capture 📸 partielle dans l’école fondamentale de la ville de Dafort.
Avec la Team organisatrice du tournoi foot UVDS Ganbanaaxu à Nouakchott.
Avec l’équipe foot de Dafort Ganbanaaxu au tournoi UVDS édition 2025
Ici M. Mohamed Gassama,militant droit-de-l’hommiste et coordinateur général de l’association UVDS-Ganbanaxu
Capture 📸 pépinières de Nouakchott Jardins de Sebkha
Fraternellement avec l’ami, Dr Zakaria Demba Soumare, professeur à l’Institut Supérieur Professionnel de Langues, de Traduction et d »Interpretariat (à Nouadhibou)
Avec un cousin à la gentillesse proverbiale et 3ème adjoint maire de Dafort, M. Bakary Aly Sidibe (opticien à Nouakchott)
Avec l’inspirant frère M. Cheikhou Gandéga, ingénieur en performance industrielle et entrepreneur aux idées innovantes.
Avec une équipe de l’instance exécutive de l’association Ganbanaaxu fedde mauritanie présidée par M. Aboulaye Sidi Traore (à gauche)
Avec les valeureux frères Gueye
Avec l’universitaire mauritanien M. Ndiaye Kane Sarr
Avec le généreux cousin M. Boubou Ndiaye dit Thalès, professionnel dans l’éducation
Avec le neveu M. Salihina Moussa, un grand inspiré dans la substance poétique .
Avec un frère et camarade militant droit-de-l’hommiste M. Oumar Cheikh (un grand soutien du président Biram Dah Abeid)
Avec les frères Gueye (Mohamed et Aliou) de Kaedi et Dr Zakaria Soumare
Ici le professeur Zakaria Soumare lors de la rencontre consacrée à son œuvre littéraire à l’IFM – Nouakchott. À côté de l’universitaire M Ndiaye Kane Sarr (modérateur)

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