✓La communication du Collectif pour la Défense des Militaires sur l’assassinat criminel de Madame Diogou Sibibe à Lany Mody

COMMUNIQUE DE CONDAMNATION DU CDM SUITE À L’ASSASSINAT INHUMAIN DE Mme DIOGOU SIDIBE DANS LA RÉGION DE KAYES :

Le Collectif pour la Défense des Militaires en abrégé CDM a appris avec grande tristesse l’assassinat lâche et inhumain de Mme Diogou Sidibé survenu le samedi 30 juillet à Lany Mody.

L’établissement des faits indique la piste d’exactions graves en lien avec la pratique de l’esclavage par ascendance dans la région de Kayes en particulier dans le village de Lany Mody, commune de Sony, cercle de Kayes.

Le CDM s’incline devant la mémoire de cette énième victime de ces pratiques attentatoires à la dignité humaine, prie pour le repos de son âme ainsi que celle de toutes les victimes de la crise multidimensionnelle que notre pays traverse.

Le CDM se fondant notamment sur la constitution du 25 Février 1992, la Charte de la Transition du 01 Octobre 2020, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 Décembre 1948, la convention relative à l’esclavage du 25 Septembre 1926, le Pacte international relatif aux Droits Civils et politiques du 16 Décembre 1966, Condamne avec la dernière énergie ce crime crapuleux, lâche, inhumain et rappelle que » Tous les Maliens Naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs.
Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée comme précisé dans l’article 2 de la constitution du 25 Février 1992, précise en même temps que l’atteinte au droit à la vie en lien avec l’esclavage peut être considéré comme un crime contre l’humanité au sens des engagements internationaux auxquels notre pays est partie ».

Le CDM dénonce les violences perpétrées contre des personnes en raison de leur soi- disant Zscendance ou Statut » d’Esclave ».

Le CDM compte sur la justice libre et indépendante du Mali pour poursuivre et traduire en Justice les Auteurs, Co- Auteurs et complices de cette atteinte au droit à la vie, invite le Gouvernement à tout entreprendre pour mettre fin à la pratique ignoble, humiliante et dégradante de l’esclavage par ascendance dans notre pays.

Le CDM appelle les Populations concernées à la retenue face à tout acte de Violence ou de revanche en oeuvrant pour la Paix, la Cohésion et l’Inclusion Sociale.

Ensemble nous Pouvons et Ensemble nous gagnerons le pari de la stabilité sociale de notre très chère Patrie.

Bamako, le 02-08-2022

CELLULE DE COMMUNICATION

©️ Via https://www.facebook.com/102804201771973/posts/436330841752639/

✓La communication de la CNDH Mali sur l’assassinat de madame Diogou Sibibe à Lany

~COMMUNIQUE N°0014-2022-/CNDH-P


La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) exprime sa très vive préoccupation face à la persistance de l’esclavage par ascendance et au regain de violences, y consécutives, caractérisées parfois par des crimes crapuleux, notamment la découverte du corps, sans vie, mutilé de Madame Diogou SIDIBE dans un champ, le samedi 30 juillet à Lany Mody. La victime avait disparu la veille. L’établissement des faits indique la piste des exactions graves en lien avec la pratique de l’esclavage par ascendance dans la Région de Kayes, en particulier dans le Village de Lany Mody (commune de Sony, Cercle de Kayes).
La Commission s’incline devant la mémoire de cette énième victime de ces pratiques attentatoires à la dignité humaine ; prie pour le repos de son âme ainsi que celle de toutes les victimes de la crise multidimensionnelle que notre pays traverse.
La CNDH se fondant notamment sur la Constitution du 25 février 1992, la Charte de la Transition du 1er octobre 2020, la Déclaration universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948, la Convention relative à l’esclavage du 25 septembre 1926, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques du 16 décembre 1966 :

– Condamne avec vigueur ce crime crapuleux ;
– rappelle que « Tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée », comme le précise l’article 2 de la Constitution du 25 février 1992 ;
– précise que l’atteinte au droit à la vie en lien avec la pratique de l’esclavage peut être constitutive de crime contre l’Humanité au sens des engagements internationaux auxquels notre pays est partie ;
– dénonce les violences perpétrées sur des personnes en raison de leur soi-disant ascendance ou statut « d’esclave » ;
– recommande aux autorités judiciaires de poursuivre et traduire en justice les auteurs, co-auteurs et complices de cette atteinte au droit à la vie ;
– invite le Gouvernement à tout entreprendre pour mettre fin à la pratique ignoble, humiliante et dégradante de l’esclavage par ascendance au Mali ;
– appelle les populations concernées à cesser tout acte de violence et, à œuvrer à la paix, à la cohésion et à l’inclusion sociale.

Pour la CNDH, la protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée.
Bamako, le 02 août 2022

Le Président

Monsieur Aguibou BOUARE
Chevalier de l’Ordre National

©️ Via – https://www.facebook.com/1574272752719250/posts/2827901674023012/

🟥-Mali, à Lany | l’esclavage par ascendance tue!


J’ai échangé avec elle par téléphone il y’a à peine un mois accompagné de son fils à Kayes , le frère et camarade Lassine Konate . Elle prenait des soins suite à son agression par une dame issue de milieux féodalo-esclavagistes de son village Lany. De la tante martyre Diogou Sibibe portée disparue dans la journée d’hier 29 juillet 2022, aujourd’hui il ne reste que son corps mutilé, brûlé mis dans un sac et jeté dans les eaux en pleine brousse.

Elle a rejeté les coutumes esclavagistes dans son village, ils voulaient l’exproprier de sa parcelle de terre cultivable et aujourd’hui ils l’ont fait assassiner méthodiquement avec une lâcheté innommable. Elle quitte ce monde surtout ce monde #soninké dont les silences sont complices avec les extrémistes qui se croient encouragés à éradiquer celles et ceux qui refusent les pesanteurs malsaines d’un ordre sociétal inégalitaire et inique devenu criminel de plus en plus…

Une dame d’une soixantaine d’années sans défense, quelle lâcheté haineuse !

Mes condoléances fraternelles et militantes à toute sa famille à Lany et ailleurs. Au frère Lassana Konaté et ses frères, patience et retenue dans cette douleureuse épreuve.

Le président A. Lincoln disait « si l’esclavage n’est pas mauvais, rien n’est mauvais »

✍🏾 KS pour le BLOG

✓Des activistes et acteurs de la société civile formés sur l’esclavage moderne, l’Etat de droit et le plaidoyer

Quinze participants, issus de onze organisations de la société civile et des activistes prennent part depuis ce vendredi matin à Nouakchott et ce jusqu’au 31 juillet, à un atelier de formation des activistes et acteurs de la société civile sur l’esclavage moderne, l’Etat de droit et le plaidoyer. Cet atlier est organisépar IRA-Mauritanie, en partenariat avec Free the Slaves (FTS). Les quinze participants et le panel d’experts aborderont entre autres thèmes la situation mondiale de l’esclavage: (types d’esclavage moderne, causes de l’esclavage moderne), l’identification des exemples d’esclavage moderne en Mauritanie ainsi que les engagements juridiques de la Mauritanie. Au cours de cet atelier, il sera défini l’esclavage moderne en Mauritanie, ses causes et conséquences. Les conventions internationales et la législation nationale protégeant les groupes marginalisés ou vulnérables contre l’esclavage moderne seront abordées. Les participants vont connaitre le cadre juridique de l’engagement de la Mauritanie à lutter contre l’esclavage.

Par ailleurs, le rôle des acteurs de la société civile et des activistes dans l’éradication de l’esclavage moderne sera examiné.Les connaissances et la compréhension de l’importance d’un Etat de droit, l’accès à la justice et la prévention et l’éradication de l’Esclavage moderne des participants seront renforcées.

A l’ouverture de la rencontre, le conseiller du président de IRA Mauritanie, M.Nourredine Ould Semette, a mis en exergue l’importance de cette rencontre et l’intérêt que son organisation porte à ces thématiques. Il a rappelé les actions engagées par son mouvement et son président, Biram Dah Abeïd pour mettre fin à ces pratiques non sans exhorter les participants à plus d’assiduité et de participation. Enfin, M. Ould Semette a convié les participants à mettre à profit les connaissances qu’ils vont acquérir au cours de cet atelier.

De son côté, le coordinateur de Free the Slaves (FTS), M. Dame Ba s’est félicité de la tenue de cet atelier avec le second partenaire de son organisation. Après avoir souligné l’importance de cet atelier destiné aux acteurs de la société civile et des activistes, M.Ba a rappelé les objectifs assignés à sa structure fondée en 2000 et la vision de combattre l’esclavage moderne. Il a fait part à l’assistance de chiffres effroyables: 40 millions de personnes réduites à l’esclavage moderne. Dès lors, la mission de FTS est d’accompagner les gouvernements et les missions pour mettre fin à ces pratiques. M. Dame Ba a félicité le gouvernement mauritanien pour ses engagements et les efforts déployés pour lutter contre l’esclavage moderne. A l’appui, il a évoqué l’arsenal juridique, la criminalisation de l’esclavage, la constitution de trois tribunaux, la mise en place de brigades de mineurs, la tenue à Nouakchott d’un forum intetrnational sur l’esclavage moderne. Dame Ba passera au peigne fin l’adhésion de la Mauritanie à l’Alliance 8 .7 et l’élaboration d’un listing de 44 travaux dangereux par le ministère de la fonction publique. Il a enfin adressé une mention spéciale aux autorités étatiques. Il a loué l’engagement des onze organisations de la société civile mauritanienne dans l’Alliance 8 .7.

Free the Slaves est une organisation non gouvernementale internationale et un groupe de pression, créée pour faire campagne contre la pratique moderne de l’esclavage dans le monde.

© Via lecalame.info http://lecalame.info/?q=node/13589

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✓Ganbanaaxu ou l’émergence d’une assise sociale ingénieuse, gage de solidité fraternelle et communautaire à long terme | O FISO RIM 2023 O Ganbana !



Aujourd’hui dans une certaine opinion publique, le label communicationnel via divers supports que véhicule le concept Ganbanaaxu Fedde, s’inscrit et s’accroche à l’engagement contre l’esclavage par ascendance chez les Soninkés. C’est ainsi l’élan initial enclenché par une dynamique de prise de parole subversive et décomplexée face à un statu quo sociétal et traditionnel intrinsèquement inégalitaire. Une charpente sociale tissée de diverses hiérarchies qui assignent les uns et les autres par un étiquetage statutaire inné. Les honneurs s’héritent en vase clos et les indignités sont aussi attribuées dans le même régime coutumier hermétique. Le tout se structure et se perpétue à travers clans alliés et identités nominales. Les noms de familles en fonction des zones et des milieux, sont l’expression d’une réalité clanico-politique à vocation hégémonique. Une configuration politique aux facettes primitives en total déphasage avec l’ordre étatique républicain supra qui fait du Citoyen la référence cardinale de la chose politique moderne. Ces mini entités clanico-politiques (villages ou groupes de villages trans-territoriaux) assoient leur légitimité régalienne à diverses emprises sur des figures ancestrales (patriarches légendaires). À coup de fables et de forcing historique quasiment mariné à la même sauce apologétique, chaque clan construit et perpétue son roman d’identité sociale et politique. Ainsi un schéma organique de fiertés exclusives se met en place globalement d’une manière diffuse dans l’élément « communauté soninké ». Ces fiertés exclusives se confrontent autour d’un aléatoire patronage originel voire « original » de la personnalité-type soninké. Un imaginaire foncièrement ancré dans des consciences très sensibles à l’idée du Pur en légitimité des uns sur les autres. Frictions, égards pernicieux et arrogances ridicules, l’homogénéité sociale et communautaire n’arrive pas à s’instaurer valablement, gage d’une véritable dynamique pour une société en phase avec son époque.

Et l’éveil Ganbanaaxu surgit !

Un idéal et aussi une visionnaire philosophie sociale, ce concept mérite une grande attention de la part de tous les éveillés en pays soninké. Une sorte de wokisme intra-communautaire permettrait un toilettage culturel et idéologique. Au cœur de l’éveil Ganbanaaxu, on y consacre consciencieusement des notions suivantes : La Dignité, La Liberté, L’Humanisme, L’Égalité et La Fraternité. Par une approche déterminée, cet engagement enclenché en masse depuis fin 2016, interpelle et parle à la conscience collective de la communauté soninké voire au-delà même africaine. Ganbanaaxu, comprendre autrement en vocable soninké « O Ganbana » que j’ose transposer comme « Une Digne et mutuelle acceptation de notre Humanité commune » . Une identité sociale ouverte qui sanctifie la Dignité Humaine. Ainsi une véritable ingénierie sociale et communautaire serait gage d’une révolution profonde de nos mentalités liées aux fiertés exclusives. Et une nécessité intellectuelle et culturelle permettra une saine articulation entre l’imaginaire et le réel. Par Ganbanaaxu, l’élément social soninké sera débloqué et gagnera en efficacité dans tous les domaines. Les compétences feraient la légitimité et on sortirait du hasard de la naissance. Ce hasard dont les conséquences bloquent, freinent et causent d’innombrables situations schizophréniques sapant le vivre-ensemble. Une certitude m’assaillit profondément les idéaux Ganbanaaxu portés par la dynamique militante en cours peuvent donner matière réelle à « O Ganbana ». Une prise de conscience qui cadre pertinemment avec la résurgence panafricaniste très active au cœur de notre continent. Les détracteurs qui rechignent avec diverses manœuvres et violences à la proposition « O Ganbana« , doivent réactualiser leur logiciel culturel et sociologique. Il suffit d’imaginer que l’appellation « esclaves ou descendants d’esclaves » puisse exister et nommer un certain contenu sociétal réel dans un même groupe sociolinguistique, pour se faire une idée du retard en cours. Ainsi l’intelligentsia soninké devrait se questionner enfin, l’irruption de cet éveil Ganbanaaxu est un défi intellectuel posé et une aubaine inestimable à saisir plus que jamais. En perspective du FISO (Festival international Soninké), événement biennal prévu courant 2023 en Mauritanie, j’ose espérer que Monsieur Abdoulaye Bathily, soninké, universitaire et homme politique sénégalais qui a publié un ouvrage récemment titré « Passion de liberté« , sera parmi les guest-stars intellectuels. Il pourrait nous clamer l’assertion exprimée ces derniers jours lors de la présentation de son livre à Dakar en disant « Cette jeunesse que je vois, doit se battre avec les moyens de son époque. Partout où je vais, ce bouillonnement, même jusque dans les excès qui sont produits par ceux qui sont en face. La passion de la liberté habite en chacun d’entre nous. La passion de liberté je la vois en chacun des jeunes » . Et il dira en résumé ce jour « La passion de liberté a pris chacun d’entre nous » .

Plus que jamais nous lui dirons justement c’est cette ferveur pour la liberté qui surfe aujourd’hui en pays soninké. Les tares liées à l’esclavage par ascendance sont à éradiquer nécessairement au sein de nos milieux. Vœu d’espoir, au (O) FISO Mauritanie 2023, nous pouvons magnifier et promouvoir O Ganbana. Et en finir avec l’habituel folklore exhibitionniste qui prend la centralité de l’événement.

✍️🏿KS pour le BLOG

● Rétro 12 juin 2021 : Le leader abolitionniste mauritanien auprès des déplacés victimes d’esclavage par ascendance au Mali.

Rétro – Bamako Mali 12 juin 2021 | La communication du leader d’IRA 🇲🇷 lors de sa visite aux déplacés victimes de l’esclavage par ascendance. Une prise de parole historique par laquelle le député mauritanien Biram Dah Abeid interpelle les élites africaines sur les manquements historiques concernant l’engagement contre l’esclavage intra-africain.

● Place : Cité des enfants.

©️ Source média page Bamako Bamada

🟥 Liens utiles : 👇🏼 la pétition sur l’affaire de 4 pères de famille anti-esclavagistes tués à Djandioumé le 1 septembre 2020
https://www.change.org/p/united-nations-esclavagisme-par-ascendance-et-atrocit%C3%A9s-en-milieu-sonink%C3%A9-au-21%C3%A8me-si%C3%A8cle?recruiter=false&utm_source=share_petition&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_medium=whatsapp&utm_content=washarecopy_24716064_fr-FR%3A3&recruited_by_id=e909d1a0-f784-11ea-8fcf-79bb7a7891fd

http://rmi-info.com/entretien-de-rmi-avec-koundou-soumare-de-ganbanaaxun-fedde/

✍️🏿 KS pour le BLOG

🔴 l’esclavage par ascendance en Afrique de l’ouest ! | Le discours du ministre malien de la justice sur le phénomène [vidéo]

© Élément média via ORTM

✓Ici le ministre malien de la Justice, Mamoudou KASSOGUE qui communique ouvertement sur le phénomène sévit dans son pays notamment dans la région de Kayes. L’atmosphère du déni et des tabous s’estompe sérieusement. Très intéressant et rassurant pour les victimes.

Kayes est à une certaine de kilomètres de Selibaby (capitale régionale du Guidimagha Mauritanie 🇲🇷), un autre foyer féodalo-esclavagiste dans les localités villageoises soninkés. Dans chaque village soninké dans notre zone, si tu poses une question s’il y’a de l’esclavage par ascendance, les esprits sincères même pro-coutumes esclavagistes et féodales diront clairement OUI avec différentes déclinaisons sémantiques sur les réalités du phénomène. On pourrait entendre un fond discursif similaire à ce que Pr Tidjani Alou du Niger disait l’autre jour en substance en rapportant les propos des maîtres sur les rapports esclaves-maîtres dans son pays « On ne les tient plus comme esclaves mais ils ne peuvent pas être comme nous« . En gros un mécanisme insidieux d’une domination sociale et politique continue en défiant les lois étatiques. Du côté Mauritanien, les officiels (certains politiques, militants droit-de-lhommistes, institutions publiques spécialisées…) butent toujours à nommer clairement le phénomène présent dans toutes nos communautés.
Les discours du président de la république à Ouadane et du président de l’Assemblée nationale il y a quelques mois, ont été d’une grande portée communicationnelle mais on a l’impression que les milieux réactionnaires féodaux se sont braqués davantage à maintenir un statu quo sociétal inégalitaire et injuste.

✍🏿KS pour le BLOG

✓Mauritanie : encore une enfant sous le joug de l’esclavage, Folla Mahmoud, 10 ans | [IRA Mauritanie]

مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE ABOLITIONNISTE
IRA
RÉCÉPISSÉ N° FA 010000102912202100001




• Mauritanie : encore une enfant sous le joug de l’esclavage,
Folla Mahmoud, 10 ans

~ Note d’information, 06 juin 2022

Le 30 mai, de présumés esclavagistes sont déférés au tribunal régional de Aleg, chef-lieu de la région du Brakna, par le procureur Cheikh Baye Seyid Didi ; le magistrat a entendu toutes les parties, avant de les inculper, au grief d’une infraction à la loi 2020-017 du 06 août 2020, portant prévention et répression de la traite des personnes et protection des victimes ; les éléments liminaires parviennent ensuite au juge d’instruction, avec des mandats de dépôts en prison régionale d’Aleg, à l’encontre de tous les prévenus. Ce dernier, après avoir écouté l’ensemble des protagonistes de l’affaire, décide d’écrouer Chekroud Ahmed Boibou et son esclave, Mahmoud Leije, le père de l’enfant assujetti ; Ensuite, il met, sous contrôle judiciaire, Vatimettou Khattat et Aïchetou Bilal Samba ; la dernière est poursuivie, au motif d’abandon de progéniture mineure.
1. Les maîtres traditionnels, d’ascendance arabe, sont Chekroud Ahmed Boibou, notable de la tribu de Oulad Abdallah âgé de 47 ans, membre de la fraction Iralene et son épouse et cousine Vatimettou Khattat dite Foiti, de 4 ans sa cadette.
2. Le camp des esclaves présumés, subsahariens de naissance, compte Mahmoud Eije 40 ans, Aïchetou Bilal Samba 35 ans et Folla Mahmoud, 10 ans.
A. Genèse
Le Comité des droits humains de l’Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M) reçoit des informations concordantes sur des faits de pratiques esclavagistes traditionnelles d’exploitation de l’homme par l’homme, dans la localité de Dar El Barka, au Brakna, à environ 300 kilomètres de Nouakchott, la capitale. L’enquête de l’association conclut à la confirmation des faits alléguées. Aussitôt, une délégation que dirige Abdallahi Abou Diop, en compagnie de Zeine Mohamed Abdallahi, Mohamed Abdel Aziz, Elhadj Elid, Sidi Mohamed, Oumar Cheikh, Abderrahmane Saleh, Moussa Bilal Biram et Hadrami Deymani, atteint les lieux, le 22 mai. Le lendemain, à 9 heures du matin, ils arrivent au commissariat de police, en vue de déposer une plainte écrite, auprès du commissaire Kassem Maham Boubou. Dans un premier temps, la victime et le couple suspecté de pratiques illicites furent convoqués, avant d’isoler le père et la mère de la susdite. Une semaine durant, la famille biologique de l’enfant et celle des auteurs d’abus demeurent en détention. Le géniteur de la fille reconnaît l’avoir « louée» aux anciens maîtres. Folla et sa maman seront relâchées. La mère prétend que le placement de son rejeton a été réalisé contre sa volonté.
B. Contexte
Or, Mahmoud Leije et ses aïeuls naissaient esclaves de Chekroud Ahmed Boibou et des siens et ce, en vertu de la supériorité raciale qui caractérise l’espace et l’identité en Mauritanie, depuis des siècles ; tous les habitants de la localité de Dar El Barka témoignent du lien immémorial et de sa pérennité. Malgré la proximité de l’école, Vatimetou Khattat n’acceptait que la petite servante allât s’y inscrire, comme ses propres filles, d’ailleurs plus âgées : la maîtresse avait besoin de faire travailler Folla.
Les chefs d’inculpation retenus – traite de personne – démontrent l’insouciance débonnaire de la justice, devant une violation aussi limpide des normes internes et des engagements du pays envers ses partenaires sur la répression du crime d’esclavage. Pourtant, quelles que soient les circonstances, tensions et intimidations, Ira-M ne renoncera à la lutte multidimensionnelle pour l’émancipation de l’humanité des esclaves en République islamique de Mauritanie.

Nouakchott, le 06 juin 2022
La commission de communication

✓Biram Dah Abeid : « ce dialogue risque d’être une redite de celui d’Aleg 1958 entre féodalités des communautés »

Ce lundi 30 mai 2022 à Nouakchott, le député national Biram Dah Abeid et leader abolitionniste de l’ONG IRA Mauritanie a tenu un point de presse devant différents organes médiatiques.

~Ci-après l’élément communicationnel sur les thèmes abordés :

« 🟦 À la presse

Nouakchott, le 30 mai 2022
A la presse participant à la conférence de presse animée cet après-midi du lundi 30 mai 2022.

Les axes :

1. Les revendications populaires et les solutions répressives ;

2. Le martyre des prisonniers de Rkiz à Rosso, perspectives et défis

3. La prise de conscience collective et les exigences de la citoyenneté : le choix de la fermeté, dans les questions sécuritaires, et la dureté des procédures judiciaires constituent-ils une solution viable et durable ?

4. Des arrestations récurrentes dénotant d’un ciblage de l’opinion politique et de pensée.
Les lois réprimant l’atteinte aux symboles nationaux et celles liées aux crimes cybernétiques, la loi sur le terrorisme, ne sont-ils, dans les faits, qu’un moyen pour faire taire les hommes et femmes aux opinions politiques et idéologiques contredisant celles du pouvoir ?

5. La poursuite des pratiques esclavagistes : quelle importance accordée aux lois et pédagogies luttant contre le phénomène si l’on continue à échapper à la loi : Vella Mint Mahmoyd (8 ans), avec l’aide de l’organisation IRA frappé à la porte de la liberté à travers le commissariat de police de l’arrondissement de Dar El Barka dépendant du tribunal d’Aleg. .
– Les voix des mineurs issus de milieux sociaux défavorisés étouffés depuis des siècles : l’icône Almalouma Mint El Meidah, et Saadani Mint Khaitour qui font face au statu quo social : Noyer les voix de ceux qui réclament justice dans des concepts tels que « le sectarisme « et « l’ingratitude envers les groupes dominants » peut-il stopper cette volonté d’arracher les droits et consacrer la pleine citoyenneté ?
– Le dialogue et les concertations politiques : l’histoire se répétera-elle, en rééditant le congrès d’Aleg de 1958, avec un dialogue où seuls les groupes dominants ont voix au chapitre, et se limitant aux groupes communautaires et raciaux ?
– Quelle message derrière l’incident d’Atar ? L’aile des faucons dans le pouvoir du président Ghazouani ont-ils réussi à remplacer l’apaisement, comme choix stratégique, par la résurgence de la crise politique ?

La Commission de communication d’IRA »

Au cours de cette prise de parole, l’ancien candidat aux présidentielles de 2014 et 2019 a largement abordé les thèmes du jour. Ainsi il exprime ses réticences sur le dialogue en gestation entre le pouvoir et certains milieux politiques et sociaux. Tout en espérant qu’il y ait une réussite à l’issue, il estime que ce conclave annoncé exclut les franges déshéritées incarnées par son courant politique et social. Il compare l’événement à un « Congrès d’Aleg bis » , en référence au Congrès d’Aleg de 1958 entre ténors politiques communautaires du pays pour la fondation de la nation mauritanienne. Notant que ce serait un dialogue entre les féodalités de différentes communautés.

À propos de l’incident survenu à Atar il y a quelques jours lors de sa rencontre publique avec ses partisans, il déclare que : « L’incident d’Atar nous indique que la récréation est terminée, l’apaisement n’est plus de mise…, l’ancienne méthode forte et agressive semble revenir par de faucons autour du président Ghazouani« 

✍🏾KS pour le BLOG

✓Tawassoul payera le prix politique de sa décision, dit Mint Khaitour

Senalioune – Le parti du Rassemblement National pour la Réforme et le Développement (Tawassoul) paiera le prix social, moral et politique de sa décision, a affirmé la députée Saadane Mint Khaitour, faisant allusion à la mesure disciplinaire dont elle a fait l’objet sur décision du Bureau Exécutif de cette formation politique.

Tawassoul a montré qu’il n’y a pas de place pour les exclus, a-t-elle dit, au cours d’une conférence de presse, tenue le vendredi 27 mai courant avec le leader de l’IRA et député à l’Assemblée nationale Biram Dah Abeid.

Saadane a promis de revenir ultérieurement, une fois le moment venu sur la portée juridique de la mesure, indexant ceux qu’elle a qualifié de racistes au sein de Tawassoul, d’être les vrais instigateurs de la décision la visant et d’avoir pousser le parti à la prendre.

Le parti islamiste avait exclu la veille parlementaire Saadane Mint Khaitour pour l’avoir indexé de manque de dénonciation des pratiques esclavagistes courantes et des inégalités cruelles entre les différentes composantes sociales du pays, rappelle-t-on.

Par Oumlbenina Mint Bamba

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=756942