✓L’esclavage en Mauritanie | Les premiers éléments de communication du rapporteur spécial Onusien monsieur Tomoya Obokata.

Mauritanie : un expert de l’ONU encouragé par les progrès réalisés, mais déclare qu’il faudra davantage de travail pour éradiquer complètement l’esclavage

NOUAKCHOTT (12 mai 2022) – Un expert des droits humains de l’ONU s’est félicité aujourd’hui des progrès accomplis dans le renforcement du cadre juridique et de l’émergence de la volonté politique en Mauritanie pour lutter contre l’esclavage, mais a averti qu’il reste encore beaucoup à faire.

A la clôture d’une visite de 10 jours dans le pays, Tomoya Obokata, rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines d’esclavage, a appelé les autorités à prendre des mesures urgentes pour accélérer la mise en œuvre de la législation anti-esclavagiste mauritanienne et à résoudre les problèmes pratiques, juridiques, et les obstacles sociaux qui empêchent les personnes touchées par l’esclavage d’aller en justice et d’atteindre l’égalité.

« Je suis reconnaissant au Gouvernement d’avoir accueilli ma visite et de la coopération qui m’a été apportée par les plus hautes autorités, y compris le Président de la République. » a dit Obokata dans une déclaration à la presse. « J’ai été encouragé par la reconnaissance par le président lors de notre réunion que le déni de l’esclavage n’est pas la bonne approche, et son engagement déclaré à mettre fin à l’esclavage, à traduire les auteurs en justice et à favoriser l’inclusion sociale et économique des personnes anciennement réduites en esclavage. »

Depuis la dernière visite de mon mandat en 2014, la Mauritanie a pris des mesures importantes pour combattre l’esclavage et il y a une plus grande volonté de discuter ouvertement des questions d’esclavage, »

« L’adoption de la loi 2015-031 criminalisant l’esclavage et les pratiques esclavagistes a comblé de nombreuses lacunes de la précédente législation anti-esclavagiste mauritanienne. Je suis également encouragé par les efforts entrepris par le Gouvernement pour sensibiliser les praticiens de droit, la police judiciaire, les forces de sécurité, la société civile, et le public. »

Néanmoins, Obokata a averti que des formes d’esclavage fondées sur l’ascendance et contemporaines existent toujours en Mauritanie, au sein de tous les principaux groupes ethniques du pays et entre certains groupes. « L’esclavage traditionnel persiste en Mauritanie, malgré le déni de cette pratique par certains acteurs, » il a déclaré.

« Les personnes réduites en esclavage, en particulier les femmes et les enfants, sont victimes de violence et d’abus, y compris la violence sexuelle, et sont traitées comme des biens. L’esclavage fondé sur la caste est également un problème, et les personnes appartenant à des castes réprimées qui réfutent leur statut d’esclave font face à de violentes représailles et au refus d’accès aux services de base par les castes dominantes. »

« Le travail des enfants reste une préoccupation, en particulier la pratique de la mendicité forcée, et les pratiques de travail forcé sont courantes dans le secteur informel mauritanien, touchant les migrants aussi bien que les citoyens mauritaniens. »

Obokata a observé que la pleine application de la législation anti-esclavagiste mauritanienne reste difficile à atteindre et a encouragé à redoubler des efforts pour mettre entièrement en œuvre le cadre juridique anti-esclavagiste du pays et s’attaquer aux pratiques sociales profondément ancrées.

« L’existence persistante de l’esclavage et d’autres pratiques esclavagistes en Mauritanie démontre malheureusement que les lois pertinentes ne sont pas totalement appliquées dans la pratique et qu’une transformation sociale et un changement de mentalité des dirigeants du pays sont nécessaire pour reconnaître de façon directe et de lutter contre l’esclavage plutôt que de nier son existence. »

« Il faudra davantage d’efforts pour garantir que les plaintes d’esclave fassent l’objet d’enquêtes et que les jugements sont rendus dans les délais raisonnables, que les victimes de l’esclavage sont informées de leurs droits et jouissent d’accès dans la pratique aux mécanismes de plainte ainsi que de la protection et assistance, et que les sanctions prévues soient pleinement appliquées. »

Obokata a également reçu des informations selon lesquelles les personnes réduites en esclavage et leurs descendants rencontrent des difficultés pour s’inscrire à l’état civil mauritanien, ce qui est une condition préalable à l’accès à l’éducation, à l’emploi formel, et aux services de base.

« Sans accès à l’emploi formel et à l’éducation, les victimes de l’esclavage, et leurs enfants n’ont aucune voie viable pour sortir de l’esclavage et restent piégés dans un cercle vicieux de dépendance vis-à-vis de leurs anciens esclavagistes ou de formes de travail qui relèvent de l’exploitation » , a déclaré Obokata. « Il est impératif que le gouvernement s’attaque aux obstacles de ces communautés à l’enregistrement civil. »

Au cours de sa visite, Obokata a rencontré le président de la République islamique de Mauritanie, Son Excellence M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, et le Premier ministre Son Excellence M. Mohamed Ould Bilal Messoud, ainsi que d’autres responsables gouvernementaux. Il a également rencontré la société civile, les associations de travailleurs, la communauté diplomatique et l’ONU, ainsi que des défenseurs des droits de l’homme, des victimes de l’esclavage et des migrants. Il a tenu des réunions à Nouakchott et Nouadhibou.

Le rapporteur spécial présentera un rapport complet au Conseil des droits de l’homme en septembre 2023.

FIN.

M. Tomoya Obokata est un spécialiste du droit international et des droits humains, spécialisé dans la criminalité transnationale organisée, la traite des êtres humains et des formes contemporaines d’esclavage. Il a commencé son mandat comme rapporteur spécial sur les formes contemporaines d’esclavage, y compris leurs causes et leurs conséquences en mars 2020. Il est actuellement professeur de droit international et des droits humains à l’université de Keele, et il a précédemment enseigné à l’université Queen’s de Belfast et à l’université de Dundee (toutes les deux au Royaume-Uni, en Grande-Bretagne et en Irlande du Nord).

Les Experts indépendants font partie de ce qui est désigné sous le nom des « procédures spéciales » du Conseil des droits de l’homme. Les procédures spéciales, l’organe le plus important d’experts indépendants du Système des droits de l’homme de l’ONU, est le terme général appliqué aux mécanismes d’enquête et de suivi indépendants du Conseil qui s’adressent aux situations spécifiques des pays ou aux questions thématiques partout dans le monde. Les experts des procédures spéciales travaillent à titre bénévole; ils ne font pas partie du personnel de l’ONU et ils ne reçoivent pas de salaire pour leur travail. Ils sont indépendants des gouvernements et des organisations et ils exercent leurs fonctions à titre indépendant.

Pour des informations additionnelles et des demandes des médias, prière de contacter : M. Krishnan RAGHAVAN (+41 22 917 4532/ krishnan.raghavan@un.org).

Pour des demandes de renseignement des médias concernant d’autres experts indépendants, prière de contacter ONU Droits de l’homme– Unité Média (Jeremy Laurence / jeremy.laurence@un.org).

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Les premières recommandations :

Ci-dessous les recommandations préliminaires du Rapporteur Spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines d’esclavage, Mr. Tomoya Obokata suite à sa mission officielle en Mauritanie:

• Prendre des mesures significatives pour appliquer efficacement les lois pertinentes, en particulier les lois anti-esclavage, anti-traite et du travail. Cela devrait inclure davantage de ressources, une formation rigoureuse, un renforcement des capacités, des discussions sur l’avenir des tribunaux pénaux spécialisés, ainsi qu’une sensibilisation à l’impératif moral et juridique d’éliminer toutes les formes contemporaines d’esclavage, y compris l’esclavage fondé sur l’ascendance.
• Mettre en place des unités dédiées à l’esclavage au sein de la police judiciaire et du ministère public avec un personnel parfaitement formé.
• Exclure l’esclavage et les pratiques analogues à l’esclavage des processus de résolution informels.
• Élaborer des directives de détermination de la peine pour les infractions d’esclavage afin de maintenir une cohérence dans la détermination de la peine qui tienne compte de la gravité de ces infractions.
• Établir un mécanisme national d’identification multipartite pour éviter de trop compter sur les victimes pour qu’elles se manifestent.
• Mettre en place un système d’alerte précoce efficace pour identifier les enfants à risque de travail des enfants et d’autres formes d’exploitation, en travaillant en étroite collaboration avec les parents, les enseignants, les travailleurs sociaux, les organisations de la société civile et d’autres parties prenantes concernées.
• Renforcer l’inspection du travail en organisant une formation efficace sur l’identification et l’allocation de ressources suffisantes.
• Fournir des informations adéquates et accessibles sur les droits des travailleurs et les mécanismes de plainte en cas de violation des lois pénales et du travail, à tous les Mauritaniens ainsi qu’aux ressortissants étrangers dans des langues qu’ils comprennent. Travailler en collaboration avec l’Institution nationale des droits de l’homme, les organisations de la société civile ainsi que les chefs locaux, tribaux et religieux à cette fin.
• Assurer la protection des victimes de l’esclavage et des pratiques analogues à l’esclavage, ainsi que leur accès à la justice, aux recours, à l’emploi et aux opportunités de subsistance.
• Établir un fonds dédié aux victimes de l’esclavage et d’autres pratiques esclavagistes qui peut être utilisé pour leur protection. Réaliser un recouvrement efficace des avoirs des criminels à cette fin.
• Faciliter l’enregistrement à l’état civil pour ceux qui n’ont pas de papiers d’identité, y compris les travailleurs migrants et les personnes déplacées.
• Assurer l’égalité d’accès à l’éducation, aux services publics, à la terre et au travail décent pour tous les Mauritaniens sans discrimination d’aucune sorte.
• Prévenir et lutter contre la violence à l’égard des femmes et des filles en promulguant le projet de loi sur cette question dès que possible.
• Garantir l’égalité de traitement des travailleurs étrangers en termes de conditions de travail et d’accès aux services publics de base tels que la santé et l’aide sociale, ainsi que la gratuité de l’enseignement pour leurs enfants.
• Inclure explicitement l’élimination de l’esclavage fondé sur l’ascendance et des pratiques connexes dans le mandat de TAAZOUR et allouer des ressources adéquates à l’agence, y compris en termes de moyens, de formation et d’expertise.
• Promouvoir une représentation ethnique et de genre équilibrée dans les bureaux publics, les forces de l’ordre et les forces armées, en particulier au niveau de la haute direction.
• Mettre en œuvre des mesures positives/affirmatives raisonnables et proportionnées pour faciliter l’intégration économique, sociale et culturelle des victimes de l’esclavage et d’autres pratiques analogues à l’esclavage.
• Formaliser les emplois informels tels que le travail domestique aussi rapidement que possible afin de protéger les droits de tous les travailleurs et d’empêcher qu’ils ne tombent dans l’esclavage et d’autres pratiques assimilables à l’esclavage.
• Travailler avec les employeurs et les entreprises, y compris les sous-traitants, pour promouvoir la diligence raisonnable en matière de droits de l’homme sur le lieu de travail conformément aux Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme.
• Encourager les parties prenantes gouvernementales et autres à renforcer leur coopération avec le système des Nations Unies en Mauritanie pour lutter contre toutes les formes de discrimination auxquelles sont confrontés les groupes à risque, y compris les victimes de l’esclavage et d’autres pratiques esclavagistes, conformément aux objectifs de développement durable.
• S’attaquer à la culture profondément enracinée du déni de l’esclavage en reconnaissant formellement son existence au plus haut niveau du gouvernement et de le communiquer clairement à toute la nation en utilisant le terme spécifique « esclavage ».
• Recueillir des données sur l’esclavage et d’autres pratiques analogues à l’esclavage, ainsi que sur le sexe, la race et l’ethnicité pour lutter plus efficacement contre les inégalités et la discrimination.
• Mettre en place un organe multipartite pour suivre annuellement les progrès de la mise en œuvre de la feuille de route.

©️ Crédit source : Page officielle UN Human Rights Mauritanie 🇲🇷 https://www.facebook.com/UNDroitsHumainsMauritanie/

✓Le «Laada Lemaaxu» dénote tout simplement, ce que nous appelons, l’esclavage coutumier | Par le militant droit-de-lhommiste Diabé MAGASSA

Affaire Maimouna Cissokho,

En complément des échanges sur ce sujet, Il est important de noter deux choses pour mieux cerner la question de l’esclavage en milieu Soninké: le «Laada» en Soninké qui représente la coutume a mis en place le «Laada Lemaaxu» qui est à son tour le résultat d’un projet de stratification sociale voulue, déterminée, et contrôlée par le « Laada » ou coutume. Donc le «Laada Lemaaxu » est une conséquence du « Laada ». Dans le sens de notre lutte contre l’esclavage, le « Laada Lemaaxu » dénote tout simplement, ce que nous appelons, l’esclavage coutumier.

Sauf erreur de ma part, le « Laada Lemaaxu » se pratique toujours entre un « fo lémmé » qui signifie (personne de rang social inférieur) et c’est un euphémisme, et une personne de statut social supérieur (noble).

Personne n’est contrainte aujourd’hui par des chaines comme cela fut le cas à l’époque de la traite négrière mais je pense que mes notes en disent long sur les dessous des pratiques nées du « Laada Lemaaxu » en ce qui touche la question de l’esclavage, du rang social et des privilèges accordés aux personnes en fonction de leur caste. C’est la réalité en milieu soninké.

Maintenant, la question est :

-Quand-est ce que la société Soninké va s’accorder à reconnaitre la légitimité de la lutte contre l’esclavage ?

– Quand-est ce que la société Soninké va s’accorder à reconnaitre que le « Laada Lemaaxu » ou l’esclavage coutumier existe bel et bien en son sein et que c’est tout à fait de l’esclavage sous une autre forme ?

– Quand-est ce que la société Soninké va s’accorder à reconnaitre que s’attaquer à une pratique de façon générale et coutumière de façon particulière est une action légitime en soi ?

– Quand-est ce que la société Soninké va accepter, enfin, qu’elle a tort de s’opposer à l’opposant légitime ? tort de s’opposer à celui-là justement, qui dit ne plus se retrouver libre dans ces pratiques moyenâgeuses ?

Pour l’affaire concernant Maimouna Cissokho: j’ai écouté avec le plus grand soin les audios WhatsApp qu’elles a réalisés. Son seul tort est d’avoir exprimé ouvertement son opposition à l’esclavage et à ceux qui le pratiquent sans nommer ni personne ni un village. Il n’y a pas qu’elle qui s’exprime ainsi à Diaguily. Mais du fait de ses origines maliennes, les choses ne sont malheureusement pas en sa faveur. J’espère que la justice, elle, sera juste.

Nous devons trouver des solutions pour régler nos problèmes. Soninkara est en totale perdition. Nous réfutons toutes les perspectives préconisées même par nos guides spirituels qui tentent de nous orienter. Est-ce une malédiction qui s’abat sur nous ? Qu’Allah vienne en aide au peuple de Wagadu. Amine

©️ Crédit Post FB https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=7589744717720821&id=100000561042491

✓Les remous sociaux liés à l’esclavage par ascendance au Guidimagha : Les graves implications du député de l’UPR Sidney Sokhna [Détails]



Les membres et les familles Soninkés qui se libèrent des coutumes discriminatoires de l’esclavage par ascendance au Guidimagha, subissent depuis bientôt 6 ans d’innombrables pressions sociales, administratives et judiciaires. Dans la communauté soninké, un ordre féodalo-esclavagiste y règne avec de graves violations à l’encontre de citoyens qui n’aspirent que vivre dignement sans les anachronismes sociaux d’une époque révolue.

Ainsi notre engagement pacifique d’éveil humaniste et citoyen est contré par diverses manœuvres fallacieuses ourdies par les milieux réactionnaires défenseurs d’un statu quo sociétal inégalitaire et injuste.

Parmi ces milieux féodaux mobilisés qui sapent l’État de droit et la dynamique manifestée solennellement par le président de la République son excellence Monsieur Mohamed Ould El-Ghazouani lors de son discours de Ouadane et celui du président de l’Assemblée nationale Monsieur Ould Baya, au Guidimagha il y’a ceux qui font l’apologie d’esclavage via les réseaux sociaux et leurs soutiens cadres dans les rouages de l’État.
Par cette sortie nous indexons directement le député et cadre de l’UPR Sidney Sokhna. Les soupçons font légion à son sujet depuis le début notre engagement massif et populaire contre les humiliations sociales de l’esclavage par ascendance dans nos localités villageoises. Ces derniers temps, 2 audios diffusés par ses proches dans les groupes WhatsApp, le mettent en cause dans 2 affaires étrangement manipulées à Diogountourou et à Diaguily.

1 – le cas Diogountourou, courant février 2022, un monsieur dénommé Balla Gandega avait été retrouvé grièvement blessé en état comateux aux environs du village. Une agression dans des circonstances mystérieuses et floues vu les tensions autour de lui avec ses proches selon divers faisceaux d’indiscrétion, dont il n’a pas survécu finalement décédé le 1 avril dernier à Nouakchott (Paix à son âme). Le nom du député Sidney Sokhna apparaît dans l’affaire avec un audio disant que lui, il demande une coordination pour qu’ils ne s’échappent pas en nommant nos frères et militants, dans l’objectif étrange de les impliquer aussitôt sans enquête. Un autre vocal de 21 secondes surgit dans la foulée qu’ils croyaient attribuer à l’un de nos camarades mis en cause. Tout a l’air d’une manipulation en cours d’orchestration pour trouver des coupables faciles. 5 pères de famille sont ainsi vus, mis dans une enquête administrative et judiciaire à charge avec beaucoup de légèreté et d’approximations. Au Guidimagha au sein des méandres de la justice locale jamais lisible, ceux qui peuvent se prévaloir d’un bras long depuis Nouakchott font foi et loi au détriment de la rigueur et de la déontologie nécessaires pour trancher et décider entre les citoyens. Ici dans cette affaire, ce député et haut cadre de l’UPR y est pour beaucoup.

2 – À Diaguily, autour de l’affaire de madame Maimouna Cissoko, ressortissante malienne vivant depuis presque 30 ans sur place, une hystérie haineuse d’extrémistes féodalo-esclavagistes s’est levée contre elle. Son seul tort, avoir dénoncé les coutumes esclavagistes dans la communauté soninké. Sa maison a été cernée et ses alentours incendiés, et les autorités se sont impliquées avec beaucoup de partialité manifeste. Ce 30 avril 2022, après son retour au village pour célébrer la fête auprès de ses jeunes enfants et son mari avec autorisation, les milieux féodaux se sont attaqués à elle une fois encore provoquant une rixe violente dans le marché entre les militantes qui la défendent et les éléments extrémistes féodaux. Finalement elle a été transférée à Gouraye par les autorités. Le lendemain un vocal est diffusé émanant d’un ressortissant du village appartenant au groupe féodal. Encore le nom du député Sidney Sokhna est cité, on y apprend qu’il a appelé les défenseurs des coutumes féodales pour les rassurer du sort définitif de madame Maimouna Cissoko qui serait bannie du village. Cela démontre son implication explicite en coulisses auprès des autorités dans cette affaire également. Une femme musulmane et africaine est ainsi séparée injustement de sa famille dans le même groupe sociolinguistique soninké.

La face sombre du personnage de ce député est insaisissable. Surtout pour l’opinion publique nationale et internationale qui ignore tout sur les mentalités insidieuses de l’esclavage par ascendance dans la communauté soninké. Étrangement il est membre participant comme cadre de l’UPR, aux activités préparatoires des concertations nationales inclusives voulues par le président de la république. Au nom de quel mérite aurait-il sa place dans pareilles démarches convergentes pour l’instauration d’une vie sociale et politique de paix et d’entente dans notre pays ?




Alliance Ganbanaaxu Mauritanie

✓Évolution de la conscience de l’esclavage interne au Mali

Dr Marie Rodet and Mariam Coulibaly, member of project partner NGO Donkosira, discussing project activities for schoolchildren with Waly Traoré, Bouillagui primary school teacher, Mali. Photo by Moussa Kalapo

Les recherches menées par le Dr Marie Rodet ont sensibilisé à l’histoire de l’esclavage interne au Mali, transmis une histoire autrefois perdue entre les aînés et les jeunes générations, et exposé la discrimination persistante à l’encontre des populations ayant le statut de descendants d’anciens esclaves.

Le projet de recherche a aidé les membres de la communauté et les écoliers du Mali à se confronter à cette histoire par le biais de projections de films, de concours de chant, de danse et d’éloquence. La recherche a également donné aux militants anti-esclavagistes les outils nécessaires pour relancer le travail sur la criminalisation de l’esclavage moderne au Mali, et cela a conduit à une décision sur une demande d’asile américaine en faveur du demandeur malien.

Les recherches du Dr Rodet se sont concentrées sur le patrimoine culturel principalement transmis oralement des populations autrefois esclaves de Kayes et comment, une fois libérées, elles ont réussi à former des communautés indépendantes au Mali, comme les Diambourou.

La collecte et l’examen de l’histoire spécifique des villages rebelles de la région de Kayes ont révélé comment les populations autrefois asservies ont réussi à reconstruire des communautés autonomes et des réseaux sociaux, et ainsi à surmonter les héritages de l’esclavage par le souvenir de l’auto-libération à leurs propres conditions.

Après avoir recueilli de 2008 à 2009 plus de 150 témoignages sur l’histoire de l’esclavage par des descendants de populations autrefois asservies, en 2010 les communautés ont commencé à raconter directement leur histoire à travers la réalisation d’un film documentaire Le résultat fut un documentaire de 23 minutes, Le Diambourou , sorti en 2014.

Les recherches du Dr Rodet ont profité aux communautés de la région de Kayes au Mali ainsi qu’à une ONG malienne locale, Donkosira, en fournissant de nouveaux outils aux militants anti-esclavagistes au Mali, en créant des outils pédagogiques, en influençant l’issue d’une demande d’asile aux États-Unis et en sensibilisant sensibilisation à l’histoire de l’esclavage interne au Mali et à l’international.

Hawa Sakiliba telling the story of the village foundation at the primary school in Bouillagui, Mali. Photo by Moussa Kalapo

La production d’outils pédagogiques et de sensibilisation s’est également prolongée sous la forme d’un webdocumentaire intitulé Bouillagui – Un village libre https://bouillagui.soas.ac.uk/#Boucle_de_d%C3%A9part. Le webdocumentaire a été projeté à Bouillagui en novembre 2020 et est utilisé à l’international comme outil pédagogique au niveau universitaire. »

©️ Crédit source : lien originel en anglais https://www.soas.ac.uk/research/research-at-soas/our-impact/case-studies/slavery-in-mali.html

✓Note de réponse aux allégations mensongères d’une nébuleuse association des milieux esclavagistes soninkés UASSDG.



En cette fin du mois béni de Ramadan Kareem propice au pardon et à l’assainissement des âmes, nous croyions que les milieux soninkés défenseurs des coutumes féodalo-esclavagistes allaient avoir une once de décence morale et intellectuelle pour se faire d’interrogations nécessaires sur leurs mentalités et comportements. Hélas il n’en est rien, ils sortent derrière une énième dénomination associative sous l’intitulé « Unions des Associations Soninké pour la solidarité et le développement au Guidimakha », pour diffamer et mentir honteusement devant l’opinion publique nationale et internationale. Eux qui se surnommaient, tunka lenmou koffo, fils de fondateurs de villages ou AGDD, existent réellement via quelques groupuscules WhatsApp qui sont entre autres « démocratie islamique, tounka lenmou fabandi taxa, fans donald trump… ». Le seul élément visible de leur nébuleuse est cette adresse mail fake « dsoumare458@gmail.com » utilisé pour envoyer leurs productions fallacieuses et lâches par de procédés hypocrites. Dans leur dernière communication lue sur Cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=756079 , les tentatives malsaines habituelles à salir notre engagement pacifique d’éveil humaniste et citoyen contre l’esclavage coutumier dans la communauté soninké notamment dans nos villages au Guidimagha, sont d’une vacuité innommable.

Complexés et dépassés par la marche humaniste et civilisationnelle de notre époque, ils se sont illustrés dans une bassesse sociale sur l’affaire autour d’une paisible dame Mme Maimouna Cissoko d’origine malienne qui vit avec les siens depuis bientôt 30 ans dans le village de Diaguily. Ces milieux soninkés qui s’époumonent sans cesse à nier les coutumes esclavagistes et féodales au Guidimagha, veulent la peau de cette femme au seul motif qu’elle a osé indexer justement ces mêmes coutumes qui sévissent pratiquement dans les villages soninkés dans notre sous-région. Ils sont obsédés par la dynamique militante irréversible Ganbanaaxu contre un ordre coutumier érigé de discriminations et de ségrégations, et les contre-vérités factuelles dans leur communiqué dévoilent leur irresponsabilité manifeste et un manque de moralité inouï.

En citant quelques cas d’agression dans certains villages, ils ont travesti toutes les données avec une hypocrisie sinistre alors que les dossiers judiciaires sont connus de tous via différents communiqués et des procès tenus ou en suspens à Selibaby :
✓À Hamague en 2019, ce sont 2 jeunes gens de notre communauté Ganbanaaxu qui avaient été blessés par balles réelles par un élément de leurs clans sociaux (Images disponibles mais choquantes).

✓À Hassi chaggar, notre tante Madjigui Coulibaly avait subi une grave blessure par moto délibérément par un jeune haineux féodal (Images disponibles mais choquantes).

✓À Dafort le 31 juillet 2021, notre frère Samba Moussa Koné avait été violemment agressé, ligoté et filmé largement diffusé par les féodaux du village. Toujours son dossier judiciaire est en cours dans le circuit de la justice qui tergiverse étrangement car ses agresseurs et leurs complices sont libres aujourd’hui (Images disponibles mais choquantes).


Sur l’affaire d’une agression aux circonstances mystérieuses aujourd’hui à Diogountourou dont la victime (Paix à son âme) n’a pas survécu par la suite, les démarches judiciaires sont en cours pour démêler les choses réellement.
Cette entité nébuleuse UASSDG des officines qui défendent les coutumes esclavagistes et féodales, est une énième voix caricaturale et honteuse qui n’atteindra aucunement la justesse et l’honneur de notre engagement pacifique pour l’avènement d’une égalité sociale et citoyenne dans notre communauté et dans notre pays d’une manière générale.

Nos idéaux Ganbanaaxu ont acquis un ascendant moral et civilisationnel sur vos petites lâchetés immorales.

Nouakchott, le 30 avril 2022

🟦~Nouadhibou 🇲🇷 – 27 avril 2022 | La communication du président des réseaux IRA Mauritanie, le député BDA. [vidéo]

©️ Élément Vidéo par le blogueur SD



C’était à l’occasion du dixième anniversaire de l’incinération de manuels religieux qui soutiennent l’idéologie esclavagiste. Dans l’après-midi du 27 avril 2012, le leader abolitionniste mauritanien et ses camarades mettaient un rude coup subversif à cette idéologie religieusement et socialement ancrée par des livres datant de plusieurs siècles. Ces livres considérés comme l’équivalent du code noir négrier, font la légitimation d’une criminelle entreprise de mise en esclavage en masse de populations dans nos zones d’Afrique de l’ouest. Le récipiendaire du Prix onusien 2013 pour son militantisme droit-de-lhommiste pacifique, avait été emprisonné et certains milieux extrémistes défenseurs de l’ordre social esclavagiste avaient appelé pour qu’on l’exécute.

Rappelons que 3 ans après cet acte marquant, la ligue des Ulémas en 🇲🇷 déclarait lors d’une sortie publique que l’esclavage est illégal du point de vue religieux en Mauritanie. Lire cet élément médiatique datant mars 2015 https://fr.ami.mr/Depeche-30812.html.

✍🏾 KS pour le BLOG

✓Événement organisé par le collectif C.C.E.S sous la thématique «L’ESCLAVAGE EN AFRIQUE DE L’OUEST, DU VILLAGE A L’EUROPE»





✓CONFERENCE, TEMOIGNAGE, DISCUSSION

✓Le samedi 21 mai 2021 – 14h

✓A la Maison Du Citoyen et Vie Associative
94120 Fontenay sous bois

Dans le cadre de la commémoration de l’abolition de l’esclavage et des traites négrières, reconnaissant l’esclavage comme crime contre l’humanité. (LOI TAUBIRA 2001) La Coordination Contre l’esclavage et ses Séquelles (C.C.E.S), l’association Un Passé Trop Présent et la ville de Fontenay sous-bois, organisons la conférence pour faire un état des lieux des luttes abolitionnistes en Afrique de l’ouest.

La Coordination Contre l’esclavage et ses Séquelles (C.C.E.S) a été créée en mai 2021 à l’initiative des ONG et des Associations africaines et Européennes abolitionnistes engagées dans la lutte contre l’esclavage dans ses formes contemporaines.

Sous la présidence de l’ONG Waraba d’Afrique, les organisations membres de la C.C.E.S. ont décidé de s’unir pour plus d’efficacité et de complémentarité dans leur combat mené au niveau international pour la défense des droits humains, l’abolition de l’esclavage et contre toutes les formes de discriminations.



Cette Coordination des organisations qui luttent contre l’esclavage est une réponse légitime pour combattre contre ce crime, elle est justifiée par la persistance dans le monde et en Afrique en particulier de ce fléau qu’est l’esclavage qui a fait 30 millions de victimes. Selon l’indice mondial de l’esclavage, la plupart de victimes de crimes sont des africains

L’impunité dont bénéficient les féodaux encourage ces derniers à perpétuer leurs pratiques qui dénient à l’être humain sa dignité et sa part d’humanité .

Conscientes des conséquences des séquelles psychologiques et socio-économiques culturelles de ces crimes et leur impact négatif sur les futures générations d’africains , les organisations , membres de la C.C.E.S ,ont pris l’engagement de mener dans tous les pays africains une campagne de sensibilisation et de communication sur l’esclavage et ses conséquences .


Des démarches seront engagées auprès des organisations continentales et sous régionales pour demander des résolutions et des actions en faveur de la lutte contre l’esclavage. Nos organisations entendent demander à ces institutions continentales et sous régionales à instaurer une Justice Africaine contre l’esclavage avec compétence exclusive de juger l’esclavage sous ses nouvelles formes, d’inscrire l’esclavage dans les programmes scolaires de la primaire jusqu’à la terminale et instaurer une journée Africaine pour l’abolition de l’esclavage.

Une lettre de sensibilisation avec mention de nos doléances sera adressée à tous les chefs d’États africains.



• Liste des organisations membres de la C.C.E.S

1-Assep : (Association soninké du Sénégal pour l’égalité et le progrès)

2-A.H.M.E : (Association des Haratine de Mauritanie en Europe)

3-A.R.M.E.P.E.S-France : (L’Association des ressortissants mauritaniens pour l’éradication de la pratique de l’esclavage et ses séquelles)

4-IRA-FRANCE (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste)

5-MSDH: (Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme.)

6-RMFP : (Rassemblement Malien pour la Fraternité et Le Progrès

7-Solidarité Africaine section France

8-Un Passé Trop Présent

9-Kane Afrique

10-Waraba D’AFRIQUE

11-Gambana international

12-Memouké Diaguily

13-IPLESM: (Initiative pour lutter contre l’esclavage et ses séquelles en M’Beidiya sakha)

14-A.C.D.E : (Association Contre la Domination et l Esclavage)

Veillez, agréer, recevoir nos salutations les plus sincères.

✓Le discours intégral du député Biram Dah Abeid auprès de la communauté Ganbanaaxu Coumbadaw [12-4-2022] | Vidéos

Éléments médias sources par le blogueur Samba Diagana

🟩- Terrain Vif – le député BDA et sa délégation à Coumba ndaw

Après avoir épluché les différentes communications sur le différend autour de la gestion d’une mosquée, je dirais à ce niveau en tte franchise que le leader abolitionniste a été sincère et franc à l’endroit des uns et des autres. Des belles vérités ont été dites, j’espère que l’exigence de rigueur et d’approche conseillée aux militant.e.s notamment ceux-celles de Ganbanaaxu par rapport aux problématiques posées ici et là, sera entendue en toute humilité. L’engagement droit-de-lhommiste surtout concernant cet esclavage par ascendance et ses subtilités insidieuses, n’est pas un long fleuve tranquille… Nous en sommes très conscients et encore davantage avec ces missions de confrontation face aux réalités.

À rappeler entre descendants d’anciens esclaves et descendants d’anciens maîtres dans une société attachée aux coutumes féodales, seul l’ordre régalien étatique impartial peut tout RÉGLER pour de bon par l’égalité citoyenne à imposer par la LOI.

✍🏾KS pour le BLOG

✓ Biram – Ganbanaaxu | Ce dont je suis convaincu !

L’assainissement d’une RELATION peut se faire d’une phase de turbulences à une autre. J’ose croire par ma petite voix personnelle que nos certitudes communes sont plus importantes que quelques couacs intempestifs. Ainsi ma conscience est mon témoin circonspect, dans cette Mauritanie où le clanisme socialisé par les statuts de naissance et l’élément racial, l’alliage naturel entre ce qu’incarne socialement et politiquement ce leader abolitionniste et les valeurs d’égalité prônées par l’éveil Ganbanaaxu en milieux soninkés, va au-delà d’un quelconque supposé intérêt électoraliste. Le président d’IRA Mauritanie et le mouvement populaire Ganbanaaxu anti système féodalo-esclavagiste sont dans ce camp politico-social actif pour l’émergence d’un véritable état de droit. Ce camp qui se reconnaît dans les discours du président Ghazouani à Ouadane et du président de l’Assemblée nationale Ould Baya. Et ce camp est très mal perçu par les défenseurs de l’immobilisme dans nos différentes communautés où le statut de naissance discrimine dans l’être et dans l’avoir. L’éveil militant Ganbanaaxu s’épaissit en phénomène sociologique dans la communauté soninké aujourd’hui, et l’écho politique qui peut en germer dérange énormément différentes chapelles pour de motifs divers. Je vous renvoie à une contribution datant du 7 janvier 2016 dont le titre était « En mauritanien » chaque communauté a ses haratines finalement : Haratine, une fierté https://soninkideesjose.wordpress.com/2016/01/07/en-mauritanien-chaque-communaute-a-ses-haratines-finalement-haratine-une-fierte/ . Le féodalisme negre et l’esclavagisme maure sont 2 sœurs jumelles qui s’évitent en public, les milieux éveillés d’ascendance servile ont saisi cette arnaque depuis quelques années. Concernant le cas Biram – Ganbanaaxu, ceux qui essaient de profiter du moindre soubresaut relationnel, ne lésinent sur rien pour diaboliser les uns pour les autres dans un seul but, les affaiblir.

Chers frères et camarades, restons sereins et lucides, la perfection est de l’ordre du Divin. Les malintentionnés motivés socialement et politiquement qui haïssent BIRAM l’antiraciste et l’anti-esclavagiste n’accepterons pas l’élan abolitionniste Ganbanaaxu Fedde contre l’esclavage par ascendance chez eux.

✍🏾KS pour le BLOG

✓Point de presse : L’alliance Ganbanaaxu dénonce les menaces de mort sur la personne du leader abolitionniste Biram Dah Abeid.

تحالف غنباناخو

🔴Point de presse : L’alliance Ganbanaaxu dénonce les menaces de mort sur la personne du leader abolitionniste Biram Dah Abeid.

Les associations regroupées au sein de l’alliance Ganbanaaxu (AMEES, UVDS, ARMEPES-France et Ganbanaaxu Fedde) viennent de recevoir avec une grande inquiétude quelques audios WhatsApp d’incitation à attenter à la vie du président d’IRA Mauritanie, le député Biram Dah Abeid. L’auteur de vocaux haineux se nomme Foussenou Camara alias Donald Trump, un soninké originaire du village de Dafor dans la région du Guidimakha et vivant en France. Un personnage virulent qui fait partie des groupuscules extrémistes qui défendent les coutumes de l’esclavage par ascendance dans la communauté soninké. Mis en examen en fin d’année 2019 et condamné pour propos de l’apologie d’esclavage, il s’était échappé de la Mauritanie au mois de mars 2020, bénéficiant des complicités administratives et judiciaires évidentes, alors qu’il était sous contrôle judiciaire. À Lire https://cridem.org/C_Info.php?article=734160

Arrivé en France, il continue les mêmes provocations haineuses par des insultes et des diffamations caractérisées à l’encontre de nos membres et nos familles qui refusent les assignations féodalo-esclavagistes dans les milieux soninkés.

Ces dernières heures, il s’en est pris violemment au président d’IRA Mauritanie, l’honorable député Biram Dah Abeid qui entame une visite de terrain dans la région du Guidimakha à partir de ce 11 avril 2022. Cet individu se servant d’allégations mensongères, a appelé clairement dans ses propos à l’élimination physique de Monsieur Biram Dah Abeid.

Face à cette situation gravissime d’appel ouvert à tuer l’honorable député lors de son voyage, nous tirons la sonnette d’alarme à l’endroit des hautes autorités mauritaniennes pour sécuriser le député et sa délégation dans leur parcours.

Nous exprimons notre soutien résolu au président d’IRA et à ses proches. Nous précisons que ce Monsieur qui profère pareilles menaces gravissimes depuis Paris est actif dans un réseau nébuleux large issu de la féodalité soninké de la Mauritanie avec des soutiens tacites de personnalités politiques originaires du Guidimakha. Leurs principaux groupes WhatsApp et relais de communication sont entre autres Tunka lenmou koffo, democratie islamique, Fans Donald Trump, UASSDG et Tunkan Lenmu Fabandi Taxa. Ces groupes se sont donnés comme mission principale, l’appel à la haine envers les engagés anti-esclavagistes soninkés et tous militants de la défense des droits humains.

Par la présente communication, nous réitérons notre alerte à l’endroit des pouvoirs publics en Mauritanie pour que les problématiques liées à l’esclavage par ascendance chez les Soninkés soient prises en compte sérieusement en vue d’une résolution définitive par l’arsenal juridique en rigueur.

Nouakchott, le 11 avril 2022

Alliance Ganbanaaxu Mauritanie.