✓1er Congrès du parti RAG à Rosso, Birame Dah Abeid crie haro contre les notabilités traditionnelles

Le député et président de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), Birame Dah Abeid, a présidé en compagnie de l’ancien ministre Oumar Ould Yali, le premier Congrès du parti Radical pour une Action Globale (RAG) qui s’est ouvert samedi 5 mars 2022 à Rosso, capitale de la Wilaya du Trarza. Au menu, les prochains combats électoraux, l’opposition contre le poids des chefferies traditionnelles et le problème foncier.

La capitale du Trarza, Rosso, a abrité le 5 mars 2022 le démarrage des travaux du 1er Congrès du parti RAG, en présence des représentants du parti dans les différents villages, villes et localités de la région.

L’ouverture du Congrès a été marquée par quelques versets du Saint Coran et le mot de bienvenue du Coordinateur régional du parti RAG au niveau du Trarza, Mohamed Mahmoud Ould Bilal qui a souhaité la bienvenue au président de IRA, Birame Dah Ould Abeid et au président du parti RAG, Oumar Ould Yali.

Le gros des discours a été prononcé par Birame Dah Abeid qui a abordé plusieurs thèmes, d’abord les objectifs du parti RAG et du présent congrès, l’attaque contre les chefferies traditionnelles qui constituent selon lui, les principales entraves à l’exercice démocratique et enfin, la question du foncier qui hante la paysannerie locale.



RAG, bras politique du mouvement IRA

Sans détour, Birame Dah Abeid a bien avoué que le parti RAG n’est autre que le bras politique du mouvement IRA qu’il dirige et à travers lequel il compte accéder au pouvoir et au sommet de l’Etat. Son horizon se porte déjà sur les élections futures de 2023-2024 et la présidence de la République, mais aussi les postes électifs au niveau communal et législatif.

C’est dans ce cadre qu’il a exhorté les bureaux exécutifs du mouvement IRA et du parti RAG ainsi qu’à leurs militants à conjuguer leurs efforts jusqu’à la victoire finale.


Rosso, une ville délaissée et une chefferie traditionnelle fossoyeuse des choix électifs

Birame a brossé un tableau sombre de la ville de Rosso, ville fantôme au visage balafré et dont la jeunesse et la population, selon lui, sont pris entre l’étau du chômage et l’enclume du bradage de leur économie par une élite gangrénée par la corruption et le mauvais usage du pouvoir politique. Par la suite, il s’est attaqué à la chefferie traditionnelle qu’il accuse d’être le véritable obstacle à l’émergence d’un Etat démocratique et égalitaire.

A ce propos, Birame distingue deux catégories de chefs tribaux et religieux. Ceux qui sont loin de la politique et de ses magouilles, pour lesquels il dit vouer le respect le plus absolu. Et une chefferie traditionnelle qui a trempé, selon lui, dans toutes les magouilles électorales et qui est à l’origine de de toutes les fraudes en faveur du pouvoir en place. C’est contre cette catégorie qu’il faut se dresser, a-t-il invectivé ses partisans en substance. « Le temps des bureaux de tel chef ou de telle tribu, dont certains n’hésitent pas à franchir les frontières de la région pour déporter de faux électeurs, est révolu » a-t-il martelé.

Il en appelé à la vigilance de ses partisans, mais aussi à la fermeté des autorités chargées de superviser les élections, notamment la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), les autorités administratives, militaires et sécuritaires pour que les prochaines élections ne soient entachées d’aucune irrégularité

L’esclave foncier et la dépossession des terres cultivables

Birame Dah Abeid a ensuite dénoncé les exactions subies par la paysannerie locale au niveau de la région du Trarza, notamment les masses laborieuses haratines et négro-mauritaniennes, les véritables exploitants des terres agricoles, a-t-il soutenu en substance. Selon lui, les terres de la Chemama sont bradées au profit d’une oligarchie dont le seul lien à la terre est spéculatif.

Pour déposséder des terres ancestrales dévolues au cours de plusieurs siècles par la voie traditionnelle, l’administration qui est la seule distributrice de documents administratifs qu’elle octroie selon ses désirs, utilise selon lui, ce prétexte pour déloger des habitats entiers au profit d’une classe prédatrice. Puissants commis de l’Etat, hauts gradés de l’armée, puissants commerçants et chefs tribaux et religieux auraient ainsi récupéré la quasi-totalité des terres agricoles de la Chemama, réduisant les anciens propriétaires en ouvriers agricoles, selon ses dires.

C’est à travers ces terres, dira-t-il en substance, que se sont engouffrés les milliards de prêts qui n’ont jamais été remboursés du défunt Union des banques de développement (UBD) et du Crédit Bancaires dont le lourd passif a été soldé par la volonté du Prince.

L’exemple du village de Niawlé a été cité en exemple, soulignant que ces habitants ont été dépossédés de leurs terres agricoles, réduisant plus de 300 famille à cultiver un espace de 20 hectares au lieu des centaines qu’elles possédaient, la même superficie qui a été accordée à un homme d’affaires.

Merci Ghazouani

Contrairement à ceux qui affirment que le Président Mohamed Cheikh Ghazouani n’a rien fait, Birame croit pour sa part qu’il a accompli ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’a fait. Bref, pour lui, Ghazouani a beaucoup fait. La preuve, dira-t-il en substance, les rangs du mouvement IRA et du parti RAG se sont beaucoup élargis lorsque l’arme de la terreur a disparu et qu’ils sont désormais autorisés à mener leurs activités sans aucune contrainte ni entrave.

La disparition de la peur et de la répression a aussi permis selon lui, à beaucoup de personnes qui hésitaient à adhérer au parti RAG ou à IRA, à manifester ouvertement leur choix. Mais surtout, souligne Birame, Ghazouani a beaucoup contribué à sa dédiabolisation et fait oublier le monstre longtemps brandi par le régime précédent pour faire peur. « En m’ouvrant les portes du Palais présidentiel et en m’accordant souvent des audiences, le président Ghazouani a incité beaucoup à me reconnaître en tant que personnalité et notable avec qui il est possible de discuter » a-t-il illustré.

« Voter pour moi et vos terres vous seront restituées »

Enfin, après avoir écouté les doléances des congressistes, Birame a conclu ses interventions en demandant à ses partisans de s’armer de sincérité et d’abnégation, en se lançant sans coup férir dans une vaste campagne de sensibilisation pour son élection au poste de président de la République. En hassaniya, en wolof, pulaar et en français, Birame a déclaré que si les populations du Trarza veulent récupérer leurs terres spoliées, elles n’ont qu’à œuvrer pour son élection à la magistrature suprême en s’armant de la carte d’électeur et en s’inscrivant et en inscrivant massivement leurs proches sur les listes électorales.



Le Congrès se poursuit dimanche 6 mars avec des recommandations très attendues.

Cheikh Aïdara

©️ Crédit source : http://futureafrique.net/node/13490

✓ Lutte contre l’esclavage dans la Région de Kayes : 30 placés sous mandat de dépôt personnes par le Tribunal de Kayes ! | Par Kayes infos

Le Tribunal de Grande Instance de Kayes s’engage dans la lutte contre le phénomène de l’esclavagisme par ascendance conformément à la lettre circulaire du Ministre de la justice et des droits de l’homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogue.
Ainsi suite à l’affrontement entre le clan dit des « nobles » affilié à l’association Lambe et le clan dit « des esclaves » affilié à l’association CPS_ anti_exclavage, intervenu dans le village de Kenieba commune rurale de Konteba cercle de Bafoulabe, occasionnant ainsi des cas de blessures graves, de tortures, séquestration, vol qualifié dont les victimes sont le clan considéré comme » esclaves » d’où la Brigade territoriale du cercle de Bafoulabe a été saisi et une enquête préliminaire a été diligentée et plusieurs personnes ont été appréhendées.
A l’issue de laquelle le dossier a été transféré devant le parquet d’instance du tribunal de Kayes Instance de KAYES, qui ouvrait une information judiciaire. Ainsi le Juge d’instruction du 3eme Cabinet du Tribunal de grande instance de Kayes, M. Mohamed TEMBINE a inculpé le lundi 14 Février 2022 et placé sous mandat de dépôt 30 personnes dont le chef de village de Kenieba pour des faits de Discrimination, Coups et blessures volontaires, Séquestration, tortures, détention illégale d’armes à feu, Vol qualifié, troubles graves à l’ordre public etc….
Depuis quelques temps la lutte contre l’esclavage prend forme dans la région de Kayes conformément à la lettre circulaire du Ministre de la justice et des droits de l’homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué qui avait émis son intention claire à l’endroit des procureurs Généraux près les cours de Kayes, Bamako et Mopti et les procureurs de la République près les tribunaux de grande instance, de prendre toutes les dispositions utiles pour lutter efficacement contre ce phénomène qui commence à prendre des proportions inquiétantes.

©️ Crédit source : http://kayesinfos.com/4189-2/

✓L’esclavage par ascendance | Mission d’évaluation des mesures gouvernementales dans la région de Kayes.

Par une note du ministère de la justice et des droits de l’homme, une évaluation est demandée auprès du Procureur général près la cour d’appel de Kayes sur les dernières mesures du gouvernement malien contre le phénomène de l’esclavage par ascendance. Cette injonction ministérielle signée le 4 février, a été publiée ce 11 février 2022 sur la Page FB officielle du ministère de la justice voir https://www.facebook.com/855449061193709/posts/7036223733116180/ .

✓Communiqué de presse relatif au discours du Président de l’Assemblée Nationale

Alliance Ganbanaaxu – Nous, Alliance Ganbanaaxu regroupant les référents coutumiers et l’ensemble des ONG estampillées sur notre logo susmentionné, soutenons le discours historique et édifiant du Président de l’Assemblée Nationale Cheikh Ould BAYAA à l’occasion de la cérémonie de clôture des travaux de la première session parlementaire ordinaire 2021-2022. Voir le https://cridem.org/C_Info.php?article=753644

Nous nous félicitons et notons le fait qu’il soit absolument en phase d’une part, avec les principes de notre sainte religion, l’Islam d’autre part, de le savoir être totalement en adéquation avec nos visées de valeurs républicaines.

En effet l’égalité dont il fait mention est bien un des fondements de l’Islam. Cette égalité est à juste titre au cœur du combat que nous menons depuis quelques années : l’égalité absolue de tous les êtres humains.

Les principes rappelés à cette occasion par le Président de l’Assemblée Nationale nous conforte pleinement dans notre combat pour la justice et l’égalité au sein de la communauté Soninké et fait naître l’espoir dans le cœur de l’ensemble de nos citoyens se comptant par centaines de milliers légués dans un statut infamant et dégradant donc inacceptable car ravalant au rang de citoyens de seconde zone.

Aussi, il va sans dire, et, nous le réaffirmons, que nous soutenons sans ambages le discours du président de l’Assemblée Nationale et tout autre discours qui a trait à la cohésion sociale quel que soit son auteur.

En effet Allah en Soit Loué, nous espérons fortement que désormais, nous ne serons plus exclus de l’Imamat, d’une quelconque nomination à un poste de responsabilité ou privés de terres agricoles sous prétexte que d’autres citoyens seraient bien nés pour en être les seuls ayants droit.

Nouakchott, le 02/02/2022

© Crédit source : Alliance Ganbanaaxu 🇲🇷

✓Mali – France | Comme des embrouilles autour du ladalenmaxu soninké!



~ Colonel Goïta né en 1983, à tête de la junte militaire au Mali et Monsieur Le Drian né en 1947, ministre des affaires étrangères français.



~ L’affaire en français facile :

L’un ne veut plus du Ladalenmaxu (subordination politique, militaire et économique) en état, l’autre rechigne et traite le premier d’avoir un pouvoir illégitime et irresponsable.
On peut transposer sensiblement cette affaire franco-malienne à une tension sociale que vivent une famille de descendants d’esclaves et une famille d’anciens maîtres en pays soninké à une petite échelle. Du genre, tu refuses la subordination sociale (politique), et ben je te diabolise.

La constance est évidente, quand le dominé ose jusqu’à un certain niveau, le dominant perd toute lucidité, et verse dans l’agressivité verbale… voire physique.

L’éveil abolitionniste et anti-esclavagiste qui a émergé au sein de communautés soninkées depuis 5 ans, a subi d’innombrables épreuves violentes venant de milieux réactionnaires et féodaux. Une certaine intelligentsia communautaire (religieuse et profane) s’est fourvoyée par un honteux déni, une égoïste suffisance, de silencieuses complicités, d’abjects dénigrements et de fallacieuses accusations, à l’encontre d’un militantisme droit-de-lhommiste pacifique Gambanaaxu. Les familles et personnes reléguées et assignées injustement comme esclaves statutaires expriment ouvertement leurs aspirations légitimes en s’extirpant des liens sociaux humiliants connus sous le vocable soninké Ladalenmaxu. Ainsi tous les milieux féodalo-esclavagistes en pays soninké à l’échelle internationale se sont ligués dans un engrenage haineux et violent pour contenir L’éveil citoyen et humain . De la haine verbale, certains milieux extrémistes féodalo-esclavagistes sont tombés dans la criminalité organisée avec plusieurs violences perpétrées à l’encontre de militants abolitonnistes soninkés dans différentes localités (Bafrara, Lany, Dafort, Hamague, Hassi chaggar, kremis, Bakhamabougou, Modibougou, Djandjoumé et d’autres). Pour le cas de Djandjoumé dans la nuit du 1 septembre 2020, 4 pères de famille militants avaient été lâchement assassinés en pleine nuit par des milices féodalo-esclavagistes du village. Lire https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F

Le féodalisme et l’impérialisme, mêmes paradigmes !

NB : Si étudiants en sciences politiques et sociales par là sont intéressés, nous avons engrangé beaucoup de cas d’exemple depuis 5 ans GANBANAAXU …(embargo, mise en quarantaine, expropriations, accusations fallacieuses, délations mensongères, tueries, agressions, diabolisation éhontée, privations de jouissance aux biens communs….)

✍🏾 KS pour le BLOG

✓Mauritanie 🇲🇷 – La dernière intervention du président de l’Assemblée nationale Cheikh Ould Baya, mérite un bref et honnête décryptage !



✓Un engagement sincère qui se veut constructif doit avoir la lucidité et l’ouverture d’esprit nécessaire à reconnaître et saluer des signaux intéressants qui émergent autour et ailleurs .

Ici je mettrai quelques passages de son discours qui indexent les mentalités rétrogrades et les hiérarchies sociales dans notre PAYS. Oui PAYS en majuscule, car ce qu’il a dit et dénoncé devant la représentation nationale, un écho de la sortie médiatique du président Mohamed ould Cheikh El-Ghazouani à Ouadane il y’a quelques semaines, est un changement de contenu discursif en haut lieu sur les discriminations liées aux castes, aux hiérarchies et à l’esclavage au sein de tous nos groupes sociolinguistiques (arabo-berberes, haratines, soninké, peulh et wolof).

👉🏿 Extraits :

« Si l’honneur de combattre l’esclavage a été raté pour nos élites jusqu’à ce que les lois internationales le criminalisent, alors elles ne devraient pas perdre l’occasion de combattre les croyances et les comportements fondés sur le faux et le mensonge, et être plutôt le fer de lance de ce noble effort. »

« L’abandon des habitudes rétrogrades fondées sur des classifications sociales injustifiées représente – sans aucun doute – l’une des garanties les plus importantes de l’unité de la société et un moyen de fermer la voie à ceux qui utilisent le discours de la haine et les appels sectaires et qui ont trouvé un environnement propice au développement de leurs idées dans un contexte de libertés et de généralisation de l’usage des médias sociaux ».

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« Il l est temps que tous les leaders d’opinion : juristes, politiciens et intellectuels se réunissent pour dénoncer la mauvaise logique qui nourrit les mentalités dépassées qui se réfèrent à cette hiérarchie ».

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« Allah, le Tout Puissant dit : « Certes Allah ne modifie pas l’état d’un peuple tant que les individus qui le composent ne changent pas d’eux-mêmes ce qu’il y a en eux». Il est en fait difficile d’évoquer la réalisation de développement durable dans n’importe quel pays du monde dans un contexte de démission de ses élites politique, religieuse, scientifique et intellectuelle par rapport à leur mission de sensibilisation et de conscientisation et à leur rôle de locomotive de la société sur la voie de l’édification d’un Etat de citoyenneté où prévaut l’égalité des chances et où tous les citoyens se sentent égaux en droits et en devoirs. »

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« C’est dire l’importance des vues exprimées par le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à Ouadane qui a appelé les citoyens à transcender toutes les formes d’injustice héritées de notre patrimoine culturel et à purifier notre discours et nos comportements des préjugés et autres stéréotypes et faux clichés.

Les expériences de toutes les nations ont prouvé que le citoyen, qui est prêt à se sacrifier pour son pays est le citoyen qui est convaincu que la différence dans la jouissance des fruits de la citoyenneté repose exclusivement sur les critères de la disponibilité, du don de soi du patriotisme sincère, et non sur la base d’un héritage de l’appartenance à une tribu, une classe sociale, une race ou une région. Est-il raisonnable, par exemple, alors que nous nous trouvons au XXIe siècle, et plus de soixante ans après la naissance de la République, qu’un fonctionnaire ou tout membre de l’élite joue ouvertement et sans honte le rôle de chef de tribu ? Quelle logique juridique peut légitimer la tentative de certains de circonscrire le droit de l’Imamat à certaines familles, alors que nous sommes dans un pays dont la Constitution énonce que les dispositions de la religion islamique sont la seule source du droit ?

Or, il est connu de tous que les conditions de l’Imamat sont spécifiques et claires dans la jurisprudence, et que la base de la différenciation est la piété, comme en témoigne la parole du Tout-Puissant : (Le plus honorable d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux d’entre vous). »

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« Il est devenu clair que la responsabilité morale de la propagation et de la consolidation de telles mentalités rétrogrades est principalement imputable aux élites religieuses, politiques et culturelles qui les utilisent comme un véhicule pour obtenir des privilèges et une échelle pour atteindre leurs fins personnelles et assouvir leurs intérêts égoïstes.

L’histoire témoigne que les élites religieuses Arabes, Poulars, Soninkés et Ouolofs dans toute l’Afrique de l’Ouest ont pratiqué l’esclavage plus que les autres et sur les musulmans plus que les autres, et qu’elles ont fermé les yeux sur ce phénomène voire l’ont légitimé pour ceux qui le pratiquèrent par la force des armes.

Aujourd’hui, il ne s’agit pas pour nous de juger l’histoire plus qu’à aspirer à ce que les élites religieuses actuelles des quatre composantes de notre société portent le flambeau de la purification de la vraie religion, de tout ce qui nuit à celle-ci et à la cohésion de la société. »

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✓ Conclusion

Le fond de ce discours tenu en pareilles circonstances, n’est pas anodine dans notre pays, et il mérite une certaine attention de notre part. Ce qu’il a dit sur ces problématiques liées aux mentalités féodales et esclavagistes qui couvent dans nos différentes communautés, certains opposants qui s’auto-auréolent sous un prisme racial dans leurs chapelles revendicatives, n’oseraient pas s’y aventurer. Ils seraient même dans une gêne en lisant cette prise de parole du président de l’Assemblée nationale par ces termes transversaux qui touchent les maux enfouis dans notre corps sociétal qu’on reproduit socialement et politiquement sur les données nationales (chez les Opposants comme chez les Gens du Pouvoir).

👉🏿 Lien de l’intégralité de l’élément média https://soninkideesjose.wordpress.com/2022/02/01/%e2%9c%93le-president-de-lassemblee-nationale-appelle-a-labandon-de-la-stratification-sociale-pour-batir-lunite/

✍🏾 KS pour le BLOG

✓L’affranchi conditionné à l’arrière garde sociale et ses maîtres face à la personnalité rebelle abolitionniste !

Harriet Tubman (1820… – 1913) disait : « J’ai libéré un millier d’esclaves, j’aurais pu en libérer 1000 fois plus si seulement ils avaient su qu’ils étaient esclaves« 

Cette citation est attribuée à la grande militante téméraire de l’abolition de l’esclavage aux États-Unis courant fin du 19 ème. À la décoder on en sent de l’amertume contenue. Elle risquait sa vie pour susciter des vocations de libération auprès de ses semblables toujours damnés dans le joug esclavagiste. Elle devint le cauchemar des esclavagistes haineux qui mettaient même un prix sur sa tête. On la voulait morte parce que son activisme donnait des coups à leur système d’exploitation injuste et abject.

J’y vois la méthode de la révolte libératrice de loin très honorable et conséquente que l’affranchissement trompeur qui conditionne socialement et psychologiquement les « bénéficiaires » à une seconde phase de servitude.

J’ose mettre en exergue à juste titre la citation de Thomas Sankara qui disait également : «L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère

Ainsi l’affranchissement de fait ou sous couverture sournoise, est une arnaque sociale et symbolique dont sont victimes les personnes esclavagisées et statutairement assignées à y végéter par « hérédité ». Un affranchi par une condescendance prétentieuse des tenants du système féodalo-esclavagiste , n’est autre qu’un néo-mameluk social logé à l’arrière garde sur tous les plans dans la communauté. Il tient le rôle d’un élément faire-valoir socialement et d’homme-outil au service de la nomenklatura féodale. Il a été affranchi pour servir autrement où l’esclavagisme va évoluer vers un parasitisme sociétal. Donc un affranchi ne s’affranchit ni se libère et reste un « esclave muté ». Un conditionnement l’a dépourvu des ressorts sociaux et intellectuels pour questionner et comprendre la magouille qui l’accable tant d’une manière héréditaire. L’affranchi reste coincé et dupé entre divers complexes refoulés et tentatives ridicules et mesquines à vouloir plaire l’ordre du maître à qui il croit devoir sa relative et trompeuse promotion existentielle.

Et l’abolition, la valeureuse et vaillante lutte abolitionniste se mène par une personnalité rebelle et intrépide. Celle qui croit et décide de s’extirper d’une inhumanité du joug de la servitude et ses lésions sociales, qui l’a affectée depuis de nombreuses années. Au contraire d’un affranchi qui peut être obtus socialement, la personnalité rebelle abolitionniste est dotée d’un élan subversif et d’une profondeur analytique qui confondent et perturbent les références pionnières du système inique construit contre elle. Aujourd’hui dans le cas soninké en Afrique de l’ouest, la dynamique abolitionniste est portée par des vaillants militants citoyens qui ne quémandent pas une quelconque sollicitation d’affranchissement auprès de qui que ce soit. Ils s’expriment en citoyens consciencieux qui se servent du Droit positif pour se faire respecter et protéger leurs personnes et leurs biens.
Ainsi cet engagement du genre déstabilise aujourd’hui tout système dit structuré quoique millénaire ou pas, autour des criantes discriminations héritées du monstrueux régime esclavagiste d’antan. La digne personnalité abolitionniste réclame des réformes pour corriger et restaurer l’égale DIGNITÉ Humaine . Elle établit ses repères sur une autre échelle de valeurs à l’aune du temps présent et expose les sinistres contradictions de l’ancien ordre et ses tenants. D’où l’engrenage haineux et violent qui peut surgir immanquablement sur sa voie. Quasiment une loi universelle et l’épreuve Divine des épreuves pour défaire les injustices il faut s’attendre à la furie et aux sacrifices multiples. Au final c’est toujours LA VÉRITÉ qui sera le camp victorieux tôt ou tard.

KS pour le BLOG

✓ Islam et l’égalité | le monde musulman ou du moins afro-musulman a besoin d’un Desmond Tutu !



En Afrique du Sud de l’apartheid l’archevêque anglican feu Desmond Tutu (décédé le 26 décembre 2021) mena le combat pour l’égalité face à d’autres chapelles de l’église hollandaise qui prêchaient la théologie de l’élection (avec un peuple élu et d’autres peuples inférieurs). Ces voix dites religieuses valaient une caution morale et spirituelle au régime politique d’apartheid qui racialisait TOUT , et considéraient les Noirs sur leurs terres ancestrales comme un peuple damné à la relégation civilisationnelle par Dieu lui même d’abord. Ainsi dans nos milieux dits musulmans, un discours religieux et spirituel similaire bien huilé de l’élection circule tranquillement de différentes facettes (Arabes/non-arabes, Blancs/Noirs, castes supérieures/castes inférieures, et nobles/esclaves…). L’affaire à Pout dagne au Sénégal autour d’un enterrement d’une personne de caste de forgerons, et toutes les frictions liées aux positions d’honneur et de responsabilités (imamat, droit d’aînesse…) dans les milieux Soninkés avec l’esclavage par ascendance, peuvent être ramenés à cette vision suprémaciste distillée religieusement d’une couche sociale élue par dieu qui devrait dominer dans le temps et dans l’espace d’autres couches qui seraient damnées à la servitude sociale par hérédité. On dit facilement par la rengaine fataliste et apologétique, que mon hégémonie sociale et raciale est une faveur divine à ton détriment donc si tu te rebelles, ce serait comme récuser les décrets divins et tu en serais puni même dans l’Au-delà. Le ridicule apparaît quand les Noirs qui s’accrochent à cet ordre discriminatoire et hégémonique aux relents fascistes à un point A (leur giron communautaire) et en deviennent victimes amèrement au point B (extra muros en zone blanche ou arabe).

KS pour le BLOG

🟢 Activités Ganbanaaxu – Paris | Visite de courtoisie au grand militant antiesclavagiste Moussa Bilal Biram [Vidéo]



Ce Jour 4/1/2022 Paris |

Visite de courtoisie validée en compagnie de membres ARDJE Diogou_Gambana à un cador respectable du militantisme aguerri IRAOUI du Terrain Vif . Il s’appelle monsieur Moussa Bilal Biram , un brave homme très sympathique en séjour en France depuis quelques temps. L’homme avait subi de graves sevisses lors de son arrestation en 2016 et leur détention dans une zone inhospitalière au nord lointain de la Mauritanie . Un grand salut au frère et camarade Brahim Ali , un haut cadre d’IRA-France pour son accueil attentionné. La délégation ARDJE est conduite par son président Dambou Keita.

À l’occasion je lui ai transmis les chaleureuses salutations et les fraternels encouragements de notre association Armepes_France et de tte la mouvance Ganbanaaxu Fedde.

Une rencontre qui inspire et force le Respect. Bon retour champion !

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Références médias sur ce militant très courageux :

https://soninkideesjose.wordpress.com/2018/07/18/fin-de-la-sequestration-de-moussa-bilal-biram-et-abdellahi-maatalla-saleck-2/

https://soninkideesjose.wordpress.com/2020/11/09/guidimagha-la-question-de-lesclavage-coutumier-une-mobilisation-des-militants-a-selibaby-contre-les-methodes-de-ladministration-judiciaire/

• Éléments médias par KS et Aly Traoré dit Aly international

KS pour le BLOG

✓Flash Info : le mouvement IRA-Mauritanie reconnu officiellement enfin en RIM.

Le point de départ fut en octobre 2008, et aujourd’hui 31 décembre 2021 , le célèbre mouvement anti-esclavagiste lancé par Biram Dah Abeid et ses camarades il y a 13 ans, obtient sa reconnaissance officielle par les autorités de Nouakchott. IRA Mauritanie a été à l’origine d’une dynamique abolitionniste durant la décennie écoulée en Mauritanie.

Ses dirigeants et ses militants ont consenti beaucoup de sacrifices tout au long d’un cheminement courageux qui a marqué profondément le militantisme droit-de-lhommiste inédit en Mauritanie d’une manière globale. Jusqu’alors le mouvement IRA-Mauritanie était reconnu dans différents pays à travers le monde via ses ailes très actives sur le plan diplomatique et par un réseautage entreprenant auprès des instances spécialisées dans la défense des droits humains.

l’ONG abolitionniste est incarnée par la figure de son président, le député Biram Dah Abeid. Ce dernier a connu la prison à de nombreuses reprises en Mauritanie pour ses activités militantes au temps de l’ancien président Ould Abdelaziz. Sur le plan international, monsieur Dah Abeid a été primé plusieurs fois dont le Prix Onusien 2013 pour la défense des droits humains (sur les pas d’un certain Nelson Mandela).

Avec l’arrivée au pouvoir en 2019 de l’actuel Raïs Mohamed ould Cheikh El-Ghazouani, l’ancien candidat aux présidentielles de 2014 et 2019 (arrivé deuxième à chaque fois) a accepté la main tendue des autorités étatiques pour une phase d’apaisement dans les relations sociales et politiques dans le pays. Ainsi la conflictualité s’est atténuée relativement entre les milieux droit-de-lhommistes et les autorités. En Mai 2017, le régime précédent chassait et empêchait une simple visite de terrain pour le leader d’IRA-Mauritanie. Le cas du Guidimagha, d’où BDA avait été conduit manu militari de Gouraye jusqu’à la sortie de la région pour l’empêcher de rencontrer ses militants et sympathisants.

Aujourd’hui après d’innombrables épreuves, IRA-Mauritanie est reconnue officiellement avec le système déclaratif en vigueur depuis une modification de la loi concernant les associations et autres entités similaires.

Un grand BRAVO aux militants et sympathisants IRAOUIS en Mauritanie et à travers le monde.

J’exprime ma fierté et ma reconnaissance à toutes et à tous ces braves gens !

~KS pour le BLOG