Taqadomy – Le chef du gouvernement régional des îles Canaries, Fernando Clavijo, a appelé aujourd’hui l’Espagne et la Commission Européenne à renforcer de toute urgence leurs accords de coopération dans le domaine de la migration avec la Mauritanie.
La déclaration de Clavijo intervient après que les autorités ont constaté, ces dernières semaines, une augmentation significative de l’arrivée de migrants dans les îles en provenance des côtes mauritaniennes.
Selon les statistiques espagnoles, au cours de la période du 1er au 13 janvier, 43 bateaux chargés de migrants sont arrivés aux îles Canaries, dont 35 sont en provenance de Mauritanie.
Ce qui montre, de l’avis du Premier Ministre, que les accords de contrôle des départs des navires empruntant cette route « ne semblent pas fonctionner correctement ».
L’analyse du suivi des migrations menée périodiquement par les autorités montre une augmentation notable des arrivées de bateaux dans l’archipel en provenance de Mauritanie depuis le début du mois de décembre dernier. La preuve, tout au long de l’année 2023, il y a eu 93 bateaux en provenance des côtes mauritaniennes vers l’archipel des îles Canaries. Plus de la moitié sont arrivés au cours du dernier mois de l’année.
Au cours des deux premières semaines de janvier 2024, déjà, plus de 3 500 personnes sont arrivées sur les côtes des îles Canaries, contre 371 migrants arrivés, selon le ministère de l’Intérieur, au cours de la même période en 2023 et 714 migrants en 2022.
« 🚨 L’année 2023 a été l’année la plus meurtrière aux frontières espagnoles : 6618 personnes sont mortes en tentant de les franchir.
⚠️ Dix-huit personnes en moyenne sont mortes chaque jour à cause des politiques de contrôle des frontières.
🌍 La route des îles Canaries reste la route active la plus meurtrière au monde avec 6007 victimes. Les relations hispano-marocaines qui utilisent la migration comme chantage et l’instabilité politique au Sénégal marquent l’exode des personnes sur cette route migratoire.
🌊 La plupart des tragédies se concentrent dans l’Atlantique. L’omission du devoir d’assistance s’est installée comme une pratique de contrôle migratoire.
🛶 Au total, 84 embarcations ont disparu sans que personne n’ait survécu pour raconter l’histoire. La plus grande, avec 300 personnes à bord.
🫂 Au total, 363 femmes et 384 enfants ont perdu la vie à cause de la nécropolitique migratoire. Des familles entières ont vu leur droit à la vie violé à nos frontières.
📆 Les mois de juin et d’octobre ont été les plus meurtriers, avec respectivement 1197 et 2370 victimes. 🗺 Des personnes originaires de 17 pays différents ont perdu la vie en tentant de rejoindre les côtes espagnoles. Une tragédie de dimension internationale.
📖 Le travail quotidien avec les communautés migrantes et les familles des victimes, ainsi que notre Observatoire des Droits Humains à la Frontière, permettent de reconstruire ces données et de rendre hommage aux victimes. 🔗 Lisez le rapport complet à caminandofronteras.org
L’opération d’introduction de l’enseignement des langues nationales dans le programme de formation des écoles normales des instituteurs (ENI) a débuté, mardi, dans les cinq établissements nationaux de formation des enseignants.
Pour parvenir à cet objectif, le ministère a adopté une approche qui consiste à enseigner le pularr dans les wilayas des deux Hodhs, de l’Assaba, du Gorgol, du Brakna et du Taguant, en tant que la langue nationale la plus couramment utilisée, tandis que le Soninké sera enseigné au Guidimakha et le Wolf dans la wilaya du Trarza.
Au niveau de e Nouakchott, le ministre de l’Education nationale et de la Réforme du Système éducatif, M. Moktar Ould Dahi, a visité les classes d’enseignement de ces langues à l’ENI de Nouakchott, et exhorté les futurs instituteurs à accorder une attention particulière à ces langues en tant que matières essentielles et non secondaires.
« Ces langues permettront la coexistence fraternelle et la communication entre les composantes d’un même peuple et la consolidation de la cohésion nationale », souligne le ministre.
Il a, également, appelé les formateurs à redoubler d’efforts pour rehausser le niveau des élèves-enseignants, qui deviendront enseignants de l’enseignement fondamental, en adoptant une méthodologie éducative qui s’appuie à la fois sur la quantité et la qualité du rendement éducatif.
Au terme de sa visite, le ministre a déclaré à l’AMI qu’il est venu s’enquérir des conditions du déroulement du premier jour de l’enseignement des langues nationales.
Début de l’enseignement des langues nationales dans les écoles de formation des instituteurs Nouakchott On 1:12 PM | 9 Jan 2024
L’opération d’introduction de l’enseignement des langues nationales dans le programme de formation des écoles normales des instituteurs (ENI) a débuté, mardi, dans les cinq établissements nationaux de formation des enseignants.
Pour parvenir à cet objectif, le ministère a adopté une approche qui consiste à enseigner le pularr dans les wilayas des deux Hodhs, de l’Assaba, du Gorgol, du Brakna et du Taguant, en tant que la langue nationale la plus couramment utilisée, tandis que le Soninké sera enseigné au Guidimakha et le Wolf dans la wilaya du Trarza.
Au niveau de e Nouakchott, le ministre de l’Education nationale et de la Réforme du Système éducatif, M. Moktar Ould Dahi, a visité les classes d’enseignement de ces langues à l’ENI de Nouakchott, et exhorté les futurs instituteurs à accorder une attention particulière à ces langues en tant que matières essentielles et non secondaires.
« Ces langues permettront la coexistence fraternelle et la communication entre les composantes d’un même peuple et la consolidation de la cohésion nationale », souligne le ministre.
Il a, également, appelé les formateurs à redoubler d’efforts pour rehausser le niveau des élèves-enseignants, qui deviendront enseignants de l’enseignement fondamental, en adoptant une méthodologie éducative qui s’appuie à la fois sur la quantité et la qualité du rendement éducatif.
Au terme de sa visite, le ministre a déclaré à l’AMI qu’il est venu s’enquérir des conditions du déroulement du premier jour de l’enseignement des langues nationales.
Il a ajouté que cette introduction se déroule d’une manière synchronisée dans les cinq écoles normales des instituteurs, expliquant que l’accent a été mis sur les instituteurs en tant qu’éducateurs et porteurs de mission, et qu’il est normal qu’ils connaissent une langue autre que la langue maternelle pour communiquer avec les élèves, leurs parents et leurs correspondants.
« Cette expérience est très importante pour les élèves – enseignants, qui doivent être pleinement conscients et œuvrer pour sortir avec un niveau qui leur permet de faire passer leur message et de s’adresser à la communauté qui les entoure.
Le ministre a été accompagné du secrétaire général du ministère, du directeur de l’ENI et de certains responsables du département.
Au nom de l’ensemble des militants et sympathisants de la section d’IRA Mauritanie en France, je souhaite la bienvenue aux personnalités, camarades et à nos partisans d’obédience diverse et de toute nationalité, en particulier les animateurs de la société civile. Je vous sais gré d’avoir honoré notre invitation et, ainsi, bravé les rigueurs du frimas parisien.
Votre affluence nous honore et atteste de votre sensibilité et de l’intérêt que vous portez à notre cause commune : nous célébrons la liberté et l’égalité des humains partout dans notre monde mais aussi la fraternité, troisième mot d’une si belle devise. . Notre sujet d’aujourd’hui revêt une importance particulière pour les populations de l’Afrique de l’Ouest, région où persistent les pratiques esclavagistes les plus abjectes. Le sujet nous interroge sur les origines, l’état des lieux et les éventuelles solutions afin de venir à bout d’une injustice encore tenace au 21ème siècle. J’ai nommé l’esclavage traditionnel, si différent de la traite atlantique, si semblable à la traite orientale.
Le cœur saturé d’espérance et de fierté, je vois, ici, autour de la projection-conférence, mes aînés et guides sur le chemin ardu de l’émancipation. Je suis confiant qu’ils vous édifieront bien mieux que je ne saurais y parvenir.
Je suis enfin très honoré par la participation, aujourd’hui, de ma chère sœur, la vaillante combattante, Laila Ahmed Khalifa, épouse de notre leader abolitionniste Biram Dah Abeid, En Mauritanie, certains, malgré sa jeunesse, la surnomment « la Maman des Esclaves », tant elle a consenti du temps, de l’énergie et de la bienveillance, à accueillir, soutenir, secourir, encadrer et suivre nombre de nos sœurs et frères, soustraits aux griffes de leurs maîtres, parfois en bas âge.
Je la félicite surtout du succès scolaire récent des deux jeunes frères Yarg et Saïd qui ont embrassé leur destin d’enfants libres comme nombreux d’autres, grâce aux efforts et luttes des braves du mouvement IRA. Leila les a pris en charge, du début de la scolarité jusqu’à leur réussite. Qu’elle accepte, je la prie, de recevoir l’expression de notre gratitude !
Je vous souhaite, à toutes et à tous, un débat agréable et fructueux, toujours empreint de franchise. Ici, nous discutons sous l’égide protectrice de la République, loin de nos tyrannies tropicales. Alors, ni crainte ni autocensure !
Paris, 6 janvier 2024, l’aile en France de l’Ong droit-de-l’hommiste IRA-MAURITANIE (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste) a organisé une conférence sur la thématique « la persistance de l’esclavage intra-africain en Afrique de l’ouest ». Ont pris part à cet événement comme conférenciers, l’honorable député M. Biram DAH ABEID, M. Samba FOFANA (vice-président de l’association Armepes-France de Ganbanaaxu Fedde), M. BA Bocar Oumar (Cadre en Europe du parti Ajd/Mr) et M. Ibrahima WELE (Flam). M. Moulaye HASSENE (militant politique) a été aux manettes pour modérer les échanges.
Les différentes interventions ont été à la hauteur des enjeux autour de la problématique abordée ainsi que les contributions et témoignages du public.
Un vœu est largement exprimé par tous : il faut impérativement décloisonner les luttes et les engagements pour faire émerger une force militante cohérente et efficiente.
مـــــــــبـــــــادرة انـــــبعـــــاث الحــــركـــــــة الإعـــــــــــــــــــــتاقـــــيـــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــة INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENTABOLITIONNISTE IRA RÉCÉPISSÉ N° FA 010000102912202100001
Blessés par balles à Bouratt: Impunité et suprématie tribale La localité d’Arafat est située à 1 km de Bouratt, chef-lieu de la commune du même nom et dépend du département de Male (région Brakna, sud de Nouakchott, capitale de la Mauritanie). Une famille de paysans Hratin, installée sur un périmètre de culture, a essuyé des tirs par balles de la part de voisins éleveurs, nouvellement installés sur les lieux avec leurs cheptels. L’agresseur, Slama ould Seyid, un arabe de la tribu « Mechdhouf », a surgit, armé d’un sabre, dans la matinée du 26 décembre 2023, et s’est attaqué au chef de la famille de paysans Hratin, le nommé Brahim Sid’Ahmed. Slama est furieux du fait que Brahim était en train de conduire le troupeau de caprins, de la famille Seyid à la fourrière. Brahim invoqua que les bêtes ont dévasté son champ. Seyid lui répliqua qu’un esclave n’oserait conduire ses bêtes à la fourrière sous peine d’être tué. Brahim persiste et se rue sur lui brandissant son épée. Brahim eu le dessus, déposséda l’agresseur de l’épée sans l’avoir molesté ou blessé. Seyid s’empressât de retourner chez lui et revient armé d’un fusil de chasse. Seyid ouvre le feu sur la famille Sid’Ahmed, Brahim et ses deux fils, Alioune et Houssein. Alioune réussi à esquiver les balles et sorti indemne ; son père Brahim et son frère Housseine, sont atteints et blessés, ils ont été évacués à l’hôpital régional d’Aleg vers 13h et transférés à l’hôpital de Nouakchott vers 20h. Les analyses révèlent de graves blessures sur Houssein car le plomb aurait atterri dans les reins et le foie ; les médecins redoutent une hémorragie interne. Mais d’autres analyses sont en cours. Quant au père de famille, Brahim, il subira d’autres analyses pour révéler l’état de gravité de ses blessures. Aux dernières nouvelles dont IRA dispose, Slama Seyid aurait été arrêté par la gendarmerie de Maal mais aucune information officielle n’a filtré et aucune date n’a été fixée pour sa comparution éventuelle devant le procureur d’Aleg. Mais dès son arrestation, les membres de sa tribu, les « mechdhoufs », sont venus en très grand nombre s’installer aux alentours de la brigade de gendarmerie de Maal où l’agresseur est gardé. C’est une manière pour les segments tribaux d’intimider l’autorité publique, fondamentalement ségrégationniste, pour l’aider à franchir très facilement le pas vers le blanchiment des crimes de sang et d’esclavage commis par les Arabes de Mauritanie contre les mauritaniens autochtones d’ascendance subsaharienne. Face à cette situation de non-Droits et d’apartheid judiciaire, IRA dénonce : – l’autorisation anarchique d’acquisition des armes – l’octroi et la prolifération des armes à feu, notamment des armes lourdes et de guerre au sein de la communauté des Arabes de Mauritanie – le fait que ce sont les autorités politiques, militaires et sécuritaires qui exécutent, alimentent et tolèrent cette distribution sélective, discriminatoire et sauvage des moyens de tuer et de faire la guerre. – le processus d’impunité enclenché dans ce dossier, et qui a commencé par la tolérance et l’encouragement du rassemblement tribal de solidarité avec l’agresseur à Maal et la banalisation des blessures graves, très graves, par les responsables médicaux ayant consulté les blessés. – appelle toutes et tous ses militantes et militants, ainsi que toutes les personnes éprises de paix, de justice et de non-violence, à s’engager dans l’assistance aux victimes.
Nouakchott, 27/12/2023 La commission de communication
Le ministre de l’Économie et du Développement durable, président du Comité National du Recensement, M. Abdessalam Mohamed Saleh, a supervisé aujourd’hui, dimanche à Nouakchott, en présence des ministres de l’Intérieur et la Décentralisation, M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, et de la Culture, de la Jeunesse, des sports et des Relations avec le Parlement, M. Ahmed Ould Sid’Ahmed Ould Dié, le lancement officiel du 5ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH).
La cérémonie de lancement a été marquée par des sketches et des chants populaires soulignant l’importance de ce recensement organisé du 25 décembre au 9 janvier par l’Agence nationale de la statistique, de l’analyse démographique et économique (ANSADE).
Le lancement de ce recensement s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Nations Unies aux Etats membres d’organiser un recensement général de la population et de l’habitat tous les dix ans.
A travers ce recensement, qui inclut tous les résidents du territoire national, qu’ils soient mauritaniens ou étrangers, les autorités visent principalement à collecter des données liées aux caractéristiques démographiques et socio-économiques de la population et à en faciliter l’accès aux usagers, ainsi qu’à fournir les données nécessaires pour les besoins des politiques de lutte contre la pauvreté et le suivi des progrès de la mise en œuvre des objectifs de développement durable et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, en plus de contribuer à la mise en place d’un système d’information statistique précis, permettant la fourniture des données nécessaires dans en temps opportun afin d’évaluer l’impact des plans suivis par les décideurs nationaux.
Dans un discours prononcé à cette occasion, le ministre de l’Économie et du Développement Durable a indiqué que la préparation de ce recensement a nécessité des effort redoublés de la part de l’ANSADE, notamment l’élaboration du cadre réglementaire et directeur, de la méthodologie générale et des documents techniques, prenant en compte les besoins des différents usagers des données sociales et démographiques des départements ministériels et des partenaires au développement, ainsi que la conception des applications informatiques et plateformes électroniques d’accompagnement, la préparation et la mise en œuvre du travail cartographique, la mobilisation des fonds nécessaires, la préparation des moyens logistiques, l’inscription et la formation du personnel de terrain et la formulation et la mise en œuvre de la stratégie de plaidoyer et de sensibilisation.
Il a souligné que cette édition du recensement a été entièrement numérisée dans toutes ses étapes, y compris celles liées à la collecte des données sur le terrain, ce qui permettra d’améliorer sa cohérence et sa qualité, et permettra également d’accélérer l’analyse et la diffusion des résultats.
Pour assurer le succès de cette démarche, tous les moyens humains, logistiques et financiers nécessaires ont été mobilisés, l’objectif étant d’employer plus de 5 000 agents de comptage, équipés de tablettes, après les avoir formés aux techniques de collecte de données.
Il a souligné la nécessité de répondre spontanément et honnêtement aux agents de collecte de données et de leur fournir des informations correctes et précises, afin de faire de cette opération de recensement un succès.
Il a également exhorté les équipes de travail sur le terrain, notamment les enquêteurs, les observateurs et les superviseurs, à être attentifs, diligents et persévérants et assurer la confidentialité des données.
A son tour, le Représentant Résident par intérim du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), M. Nestor Azandegbe, qui a rappelé l’engagement constant de son institution envers la Mauritanie, s’est félicité du respect par la Mauritanie de l’engament pris par les Etats membres de réaliser tous les dix ans un recensement général de la population pour assurer un meilleur suivi de la mise en œuvre des objectifs de développement durables à l’horizon 2030.
De son côté, la porte-parole du représentant de la Banque mondiale en Mauritanie, Mme Deynaba Diallo, a félicité le gouvernement mauritanien pour cette édition 5ème édition du RGPH, exprimant le soutien de la Banque mondiale à ce recensement dans toutes ses étapes de sa conception, préparation et mise en œuvre.
La cérémonie de lancement officiel de ce 5ème RGPH s’est déroulée en présence du directeur général de l’ANSADE et du représentant de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
France24 – Il était le grand favori du scrutin. L’ancien patron du Crédit Suisse, Tidjane Thiam, a été plébiscité, vendredi 22 décembre, à Yamoussoukro, lors du congrès du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), principale formation d’opposition, dont il prend la tête avec la présidentielle de 2025 en ligne de mire.
Tidjane Thiam a recueilli 96,5 % des voix contre 3,2 % pour son adversaire, le maire de la commune abidjanaise de Cocody Jean-Marc Yacé.
Il devient le troisième président élu de l’histoire du PDCI, fondé en 1946, après le père de la nation ivoirienne Félix Houphouët-Boigny et un autre ancien chef de l’État, Henri Konan Bédié, décédé en août.
Après avoir rendu un « hommage appuyé à ses prédécesseurs », Tidjane Thiam a estimé que « le déroulement et l’issue du congrès ont honoré » le parti. « C’est avec beaucoup d’humilité que j’accepte la responsabilité que vous avez décidé de me confier », a-t-il ajouté.
Plus de 6 000 congressistes étaient appelés à voter vendredi dans la capitale Yamoussoukro pour élire un nouveau président pour le PDCI.
Le vote s’est tenu sans incident en fin de journée et les résultats proclamés autour de minuit. La participation a atteint 64 %.
Ovationné à son arrivée à Yamoussoukro, il a multiplié les selfies tout au long de la journée.
Avec l’élection de Tidjane Thiam, 61 ans, un âge considéré comme jeune pour exercer de hautes fonctions politiques en Côte d’Ivoire, le PDCI va rajeunir son image.
« Notre nouveau président devra nous remettre en état de marche. Il devra donner plus de responsabilités aux jeunes du parti », avait déclaré le président par intérim du parti, Philippe Cowppli-Bony, âgé de 91 ans.
« On nous a trop traité de parti de vieux. C’est positif de voir deux candidats jeunes, ça fait plaisir », s’est de son côté réjoui Ohoueu Assi, un congressiste venu de Guiglo, dans l’ouest.
Boycott de la dernière présidentielle
L’ancien dirigeant du PDCI, Henri Konan Bédié, président de la Côte d’Ivoire de 1993 à 1999, est mort en août à 89 ans et n’excluait pas de se présenter à la présidentielle de 2025.
Le parti qui vise le retour au pouvoir dans deux ans, a également proposé vendredi soir de soutenir Tidjane Thiam en vue d’une investiture pour 2025.
« 2025 sera une année électorale cruciale pour notre parti nous nous devons d’être prêts. Nous devons préparer cette échéance dès demain matin », a lancé vendredi soir Tidjane Thiam sous les acclamations de l’audience.
À la tête de la Côte d’Ivoire sans discontinuer de 1960 à 1999, l’ancien parti unique n’a plus accédé à la magistrature suprême depuis 24 ans lorsqu’un coup d’État avait chassé Henri Konan Bédié du pouvoir, un soir de Noël 1999.
« Si c’est Thiam notre candidat, ce que j’espère, on aura les capacités de revenir au pouvoir. Il peut insuffler une nouvelle dynamique », estime Cyprien Koffi, un délégué de San Pedro (sud-ouest).
Un temps allié d’Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, le PDCI a repris sa place dans l’opposition en 2018 et a boycotté la dernière présidentielle.
La tenue de ce congrès a été incertaine tout au long de la semaine, après un report samedi dernier par la justice ivoirienne, saisie par deux militants qui dénonçaient des irrégularités dans la liste des congressistes.
La décision pointait notamment des risques de « troubles à l’ordre public » pour justifier ce report et la police s’était déployée samedi matin pour empêcher d’accéder au lieu du congrès.
Alors que le PDCI avait reprogrammé le congrès à vendredi à Yamoussoukro, les deux mêmes militants avaient à nouveau saisi la justice, avant de finalement retirer leur plainte, jeudi soir.
Maarenmu , o na me terinka Haadamarenmun, o na me terinka
O n da me terinka, Sefexannun na mugi , I na faami
O n da me terinka, Diganxannun na mugi , I na faami
O nan kafi , kapen me fe . O nan golli , gollen me fe .
O kisiman dibun nan soroge xo kanŋu, Singiti do wadane nan toxo koŋini masalanŋu, Tisiite do walata nan yanben yanbanŋu, I nan xare i nan tuyi, o na bagu wunanŋu.
O na me terinka
O nan siro, siroyen me fe O nan ña baane ,a xa me fe
Moritaani ya ni o fuure Moritaani ya ni jiidunfuure
O na me terinka
Ke fuure sunbandaanon ni moritaninko, Ke fuure wurudaanon ni moritaninko, Suraqe , fulle, sooninke,wolofo o su na ke fuure, yonko Hari a ga na xoto , o n kafi o na a yonko yonkon.
O na me terinka
A wajibi o kanma o na ke fuure sunba doome , A wa o kanma senbe , o na ke fuure sorogo doome .
A l’instar des multitudes éprises de liberté, l’Ira célèbre, ce 10 décembre 2023, la journée mondiale des droits de l’homme. L’occasion de partager, avec l’opinion, le passif mauritanien en la matière, justifie une commémoration à la hauteur du défi. La lourdeur et l’ancienneté du contentieux requièrent un constat dénué de complaisance. Si l’on doit se réjouir de l’arsenal juridique et des tribunaux mis en place aux fins de pénaliser les crimes d’esclavage, l’on constate, cependant, qu’aucun criminel n’a été emprisonné ; le blanchiment d’infractions aussi graves et anachroniques reste l’unique option des autorités. D’ailleurs, les commanditaires et auteurs de tueries, de déportations à visée ethnique continuent à jouir de l’immunité, tandis que le nombre des préposées à la torture ne cesse de croître, d’une année à la suivante.
1. Pour ne citer que les exemples récents, l’on se souviendra de Souvi Jibril Soumaré, dit Ould Cheïne, assassiné le 09 février 2023 au commissariat de police de Dar Naim (Nouakchott sud). Les tortionnaires ont d’abord essayé de s’exonérer du forfait létal, avant de se rétracter sous la pression de la rue. L’officier de police judiciaire et les exécutants sous son commandement furent arrêtés et soumis à une instruction de justice ; néanmoins, les résultats tardent. Quelques mois après, survint, le 29 mai 2023, à Sebkha (Nouakchott ouest), à l’intérieur d’un bâtiment de la police et dans des circonstances de facture identique, le décès de Oumar Diop, natif de MBagne (sud). Devant la flagrance de l’abus, la colère s’est emparée d’une partie de la jeunesse urbaine, fragilisant davantage la cohésion de la société. Des centaines d’adolescents, d’ascendance subsaharienne, seront traqués et suppliciés, parfois à domicile, puis détenus durant 72 heures. Là aussi, la version officielle concluait à une mort, par arrêt cardiaque, à l’Hôpital national. Or, le personnel médical certifie avoir accueilli, aux urgences, un corps sans vie. Une sombre autopsie, effectuée au Maroc, viendra corroborer le récit tronqué. D’ailleurs et jusqu’à ce jour, le site Facebook de la direction de la sûreté continue d’afficher la thèse de deux accidents, alors même que le Parquet reconnaissait le caractère violent du premier homicide et ordonnait la mise à l’écrou des persécuteurs. A cause du poids de l’impunité et des réflexes grégaires de la médiocratie, la communication des organes en charge du maintien de la paix suit un cours spécifique, que caractérise l’autonomie envers les autres segments de l’Etat. A l’Etat de droit qui s’affiche, s’oppose l’Etat d’exception qui prévaut ; sous la façade des slogans et du zèle factice à signer et ratifier les conventions internationales, veille et se reproduit le monstre familier de la fraude, du double langage et des faux semblants. Le vernis est si mince. Si Janus devait se choisir un passeport, il s’enrôlerait en Mauritanie.
2. A la suite de la révolte devant la récurrence et la banalisation des brutalités racistes, le gouvernement, pris de court, s’empressa de suspendre, pendant quelques jours, l’accès à l’internet. Il s’agit, ici, d’un manquement délibéré à l’intégrité élémentaire de la personne, derrière lequel se profile, toujours, la volonté de réprimer en silence, loin des regards. Pire, lors des protestations à Boghé (sud), Mohamed Lemine Alioune N’Daiye, né en 1996, a été abattu, d’un tir ciblé. Suivant une jurisprudence bien établie en République islamique de Mauritanie, le tireur et le donneur d’ordre demeurent à l’abri de la moindre sanction. Leur identité relève du secret.
3. Quasiment l’ensemble des démonstrations non-violentes de l’Ira suscitent, de la part des unités anti-émeute, un déchainement de coups et blessures, d’une intensité disproportionnée. Beaucoup de nos militants gardent les stigmates et les séquelles de la maltraitance ; ils en témoignent sans répit ni exagération, photos et vidéo à l’appui.
4. Les atteintes à la dignité de l’individu et à la jouissance de ses droits civiques, n’ont épargné les députés, tel l’honorable Biram Dah Abeid, plusieurs fois séquestré, maintenu en détention préventive ou condamné des peines relevant du délit d’opinion.
5. La promulgation des normes sur la cybercriminalité ou des restrictions relatives à la préservation des « symboles » rétrécit l’espace, fort exigu des libertés d’expression et d’association. Aussi l’on retiendra, à titre d’illustration, l’extradition – de Dakar – et l’emprisonnement de Youba Siby, un sympathisant de l’Ira, pourtant de nationalité sénégalaise. Jugé en comparution expresse, il écopera de 4 années de réclusion. Le tribunal expéditif lui reprochait des propos de réprobation du racisme et des inégalités de naissance. L’audience se déroulait, en catimini, sans avocat même commis d’office, ni présence de la famille. La pseudo-commission nationale des droits de l’Homme (Cndh), tenta de faire avaliser la régularité de la procédure, par le représentant accrédité à Nouakchott du Haut-commissariat des nations-unies.
6. En cette fin d’année 2023, les partis les plus représentatifs des peuples autochtones de Mauritanie réclament la participation à la démocratie dont le statu quo les prive. Il convient de souligner, en particulier, le cas des partis Radical pour une action globale (Rag) et Forces progressistes du changement (Fpc).
7. Les populations dominées et discriminées aux motifs inavoués de la couleur, de la langue, de la culture et de la généalogie, ne parviennent à obtenir les pièces d’état-civil biométrique, point d’accès à l’exercice du vote.
8. Les rescapés et les héritiers des milliers de concitoyens déportés ou exécutés, de 1986 à 1991, ne peuvent plus dénoncer, en réunion publique, la loi d’amnistie qui absout les responsables de telles cruautés. Une multitude d’entre eux, réfugiée aux Sénégal et Mali voisins, continue à survivre dans la précarité et la morsure de l’exil. Les ministères en charge du litige et de son règlement leur refusent le rapatriement organisé. Apatrides, de parents en progéniture, ils écument des contrées hostiles, en quête de gîte et de couvert. Quiconque s’insurge ou proclame sa solidarité avec eux se retrouve suspecté de racisme. En Mauritanie, le raciste n’est jamais le tueur.
9. Malgré la disponibilité rhétorique du pouvoir à protéger, les femmes et les filles, contre les excès séculaires du patriarcat, l’habitude de la duplicité face aux partenaires extérieurs, rappelle cette manie de la dictature des militaires, qui consiste à servir un discours et son contraire, selon la capacité financière de l’interlocuteur. Mieux encore, le projet de texte, passé sous la censure du Haut-conseil de la fatwa et des recours gracieux, s’est perdu dans les méandres de la bureaucratie. La fameuse instance de contrôle de conformité religieuse se place au-dessus du Conseil constitutionnel et des titulaires de la souveraineté populaire. Ironie du sort, ses membres ne sont pas élus. Enfin, depuis des semaines, le Parlement, quoique sous influence des cercles obscurantistes, attend la première lecture du document.
10. Comble de l’horreur, l’article 306 du code pénal, dans sa mouture de 2018, étend la liquidation physique à des infractions morales, comme le refus de prier, le blasphème, et l’apostasie. Quand il supprime la faculté du repentir, il fait, de la Mauritanie, le seul pays d’Afrique dont le dispositif légal consacre l’imitation de Daesh ; bien plus que l’Arabie saoudite, l’Afghanistan, l’Iran, Brunei et les Maldives, réunis, nous nous sommes piégés, en toute préméditation. Certes, l’Etat n’applique pas les prescriptions ainsi revendiquées mais, en les maintenant dans le corpus des lois, il accorde, aux apprentis illuminés de demain, un formidable outil de sauvagerie et de sexisme. « Gouverner, c’est prévoir et ne rien prévoir c’est courir à sa perte », avertissait, dès 1852, le journaliste français Emile Girardin….
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