● Allocution du député Biram Dah Abeid, président d’IRA, à la commémoration des martyrs de l’armée mauritanienne, le 27-28 novembre à Bruxelles.



27,28 : Deuil et faillite économique et morale

Hier, le 27 novembre 2023, lors d’une audience de son procès, l’ancien Président Mohamed Ould Abdel Aziz, fait usage du droit à la contradiction. A sa propre initiative, devant l’assistance, il reconnaît avoir reçu, de son successeur, en août 2019, des millions de dollars et d’euros en liquide et 50 véhicules neufs soulignant qu’il s’agit d’une partie du reliquat de la campagne électorale de la même année, au terme de laquelle Mohamed Ould Cheikh Ghazouani accédait à la magistrature suprême.
D’emblée, les déclarations du susdit comportent quelques enseignements et suscitent des observations, à la fois d’ordre empirique et moral :
1. L’opacité du financement du parti Upr, devenu Insaf est désormais établie, hors de la moindre ambiguïté.
2. Les faits allégués relèvent du crime économique et appellent une enquête, distincte de la procédure en cours. Après 45 ans de règne de la concussion et de la prévarication, l’occasion s’offre ainsi, à la justice, de redorer son blason, ô combien terni.
3. Le caractère tardif des révélations laisse transparaître une volonté manifeste de règlement de comptes, dans le cadre de la lutte de préséance entre l’ex-Chef de l’Etat et l’actuel.
4. Longuement, à la faveur d’un monologue interminable, l’ex-chef de l’Etat Mauritanien s’est livré au décompte de ses « réalisations » avec une insistance sur la réorganisation et la modernisation des forces armées, comme s’il cherchait à stimuler-entretenir la tentation d’un nouveau putsch.
5. La gouvernance militaire de la République islamique de Mauritanie correspond, loin de l’exagération et de la surenchère, à une entreprise de prédation, relevant du modèle classique de privatisation du profit et de socialisation des pertes. Les tribus et les clans restent les acteurs et bénéficiaires exclusifs du pillage.
6. A la veille de la commémoration de la fête de l’Indépendance, au demeurant endeuillée par la tuerie raciste d’Inal (27 novembre 1990), il ressort que la restauration de la concorde entre nos compatriotes requiert un débat ouvert et inclusif quant à l’urgence de refonder le vivre-ensemble, sur des bases de transparence de la gestion publique, de vérité et de réparation. Derrière les violations massives de la dignité de la personne, prospère, en réalité, une industrie du détournement et de la fraude ; les Mauritaniens en ont été constamment distraits.
7. Les Mauritaniens vont devoir donner raison à une certaine opposition et lui demander pardon, elle qui dénonce de tels agissements, depuis des décennies, sans parvenir à en produire la preuve. L’aveu de Mohamed Ould Abdel Aziz vient combler la faille, enfin. Il appartient, à l’opinion, de se livrer à l’examen rétrospectif : qui a volé, torturé, déporté, tué et s’en trouve toujours récompensé ?
8. La corruption au sein de l’appareil d’Etat constitue un pilier structurant de l’exercice du pouvoir politique en Mauritanie. La pratique atteint un niveau de banalisation tel qu’une épuration s’impose, sous peine de voir le pays se disloquer, à l’image de la Somalie de Siad Barre.
9. Compte tenu de ce qui précède, il serait extrêmement préjudiciable, à l’avenir de l’Etat de droit, que les actes délictuels de l’ancien Président et ses complices inclus ou en dehors de la procédure judiciaire actuelle, ainsi que de grands escrocs, habillés en hommes d’affaire, arnaquants l’Etat et corrompants les hauts fonctionnaires, soient couverts, un jour, par leurs soustraction à la loi, l’impunité ou autre mesure d’amnistie ou de grâce. Le moment d’en finir avec l’impunité multidimensionnelle n’a que trop tardé.

Biram Dah Abeid
Bruxelles, 28 novembre 2023.

● Jemal Ould Yessa « Boubacar Messaoud, La réhabilitation tardive d’un symbole »

Crédit photo Radio Mauritanie

Le 28 novembre 2023, la cérémonie de remise des décorations par le Président de la République vient clore un long cycle de mépris et de violence à l’endroit des militants de la lutte contre l’impunité et les discriminations en Mauritanie.

Boubacar Ould Messaoud, longtemps persécuté, condamné en 1998 à 16 mois de prison, affamé, marginalisé et désigné à la vindicte publique durant les années de dictature de Ould Taya, est enfin reconnu, distingué, honoré et ce n’est pas trop tôt. Même vieux et malade, Boubacar sort aujourd’hui de l’épreuve, la tête haute, en digne précurseur de l’autre Mauritanie, celle de demain, définitivement émancipée des inégalités de naissance. SOS Esclaves, son associations pionnière mène désormais ses activités, en collaboration avec le Commissariat aux droits de l’Homme, une évolution que nul n’aurait pressentie, quelques années avant.

Hier accusé de servir l’agenda d’un imaginaire complot des juifs et des chrétiens, le voici savourant, non sans dignité, sa douce et tranquille revanche sur les cuistres et les tartuffes de l’ère Prds. D’autres compatriotes, injustement marginalisés, méritent un traitement similaire, en hommage à leur courage, quand il fallait applaudir et ramper pour manger et grapiller les menues faveurs du tyran.

Tout le mérite revient au Chef de l’Etat, Mohamed Ould Cheikh Ghazouani. Aucun de ses prédécesseurs ne s’était risqué, jusqu’ici, à admettre l’évidence de la faute ni l’urgence de la devoir corriger. A présent, c’est fait et tant mieux, n’en déplaise aux chauvins !

Jemal Ould Yessa

● Lien média https://www.chezvlane.com/Jemal-Ould-Yessa-Boubacar-Messaoud-La-rehabilitation-tardive-d-un-symbole_a32524.html

● Des députés mauritaniens refusent de se lever pour la prière des soldats tués le 28 novembre 1990

Senalioune – Dans une scène chargée d’émotion à l’Assemblée nationale de Mauritanie ce 25 novembre 2023, le député Ibrahim Moctar Sarr a pris la parole pour évoquer les années sombres passé de la nation et en particulier la date du 28 novembre.

Cette date rappelle un événement tragique où 28 soldats negro-mauritaniens ont été pendus sous le régime de l’ancien président Maouiya Ould Sid Ahmed Taya. Le discours du député Sarr a été marqué par un appel à la prière et au respect envers les défunts, mais malheureusement, les députés de la majorité ont refusé de se lever, suscitant ainsi une vive controverse dans un pays qui se revendique musulman.

Cette scène à l’Assemblée nationale a rapidement fait le tour des médias et des réseaux sociaux, suscitant une vague d’indignation parmi les citoyens mauritaniens.

De nombreux internautes ont exprimé leur déception et leur colère face à cette attitude des députés de la majorité. Certains ont souligné que cet événement mettait en évidence l’importance de l’éducation et de la sensibilisation pour construire une société plus juste et respectueuse de tous.

Les réactions à l’intervention du député Sarr et au refus des députés de la majorité de se lever ont ouvert un débat crucial sur la nécessité de faire face au passé douloureux de la Mauritanie et d’œuvrer pour la réconciliation et la justice.

Beaucoup estiment que reconnaître les erreurs commises par le passé et rendre hommage aux victimes est essentiel pour guérir les plaies encore ouvertes de la nation.

Par Moudo Dieng

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=770209&fbclid=IwAR0sP6UiwMfFdqnQhsdZDpFgsO9JTWEQAWc60R5nROGMP_o139133DZpQY4

● Découvrez les 5 finalistes africains des 175 candidatures, issues d’une vingtaine de pays, du concours Med’Innovant Africa 2023

En choisissant comme thématique phare la lutte contre le changement climatique, la 4e édition de MED’INNOVANT AFRICA a suscité l’intérêt des entrepreneurs et innovateurs africains : entre le 1er juillet et le 31 août 2023, ce sont au total 175 candidatures de startups et PME installées dans une vingtaine de pays africains, qui ont été réceptionnées par les responsables du concours de l’Etablissement Public d’Aménagement Euroméditerranée (EPAEM), à Marseille (France).

L’objectif ? Repérer et accompagner les développeurs de solutions innovantes qui rendront, demain, les villes méditerranéennes et africaines plus durables. Cette année, la majorité des projets concerne le développement durable et l’économie sociale et solidaire.

MED’INNOVANT AFRICA,
le concours pour les villes de demain

Particulièrement dynamique, la scène de la tech africaine poursuit son développement et attire de plus en plus l’attention des acteurs internationaux de l’innovation. Parmi les secteurs qui voient naître et croître de nombreuses startups africaines ces dernières années, celui de la ville fait partie des plus dynamiques. Engagé dans une démarche d’innovation et d’ouverture vers le continent africain,∫

Pour cette IVe édition, les projets présentés devaient s’inscrire prioritairement dans l’un des domaines suivants :
● Innover en matière d’énergie face au changement climatique
● Optimiser la gestion de la ressource en eau
● Favoriser le réemploi de matériaux
● Encourager les mobilités douces.
Ainsi, l’aménageur poursuit son sourcing de porteurs de projets capables de développer des solutions adaptées aux territoires africains et méditerranéens.

.

Les finalistes auditionnés à l’occasion
d’Emerging Valley, les 27 et 28 novembre 2023

Pour cette IVe édition, 5 talentueuses entreprises africaines ont retenu l’attention du jury, composé de plusieurs partenaires d’Euroméditerranée :

BIOHEAT : cette startup tunisienne transforme les grignons d’olives en un combustible écologique, produisant moins de CO2 que le bois tout en offrant une haute performance calorifique. Dirigeant : Yassine KHELIFI

ECOPLAST INNOV : présente en Côte d’Ivoire, la startup Ecoplast Innov transforme les déchets plastiques et les pneus usagés en matériaux de construction et de revêtements pour l’intérieur et l’extérieur. Les pavés et les plaques décoratives sont 100 % recyclables.
Elle s’occupe également de la sensibilisation, de l’enlèvement, du tri, du recyclage et réalise des services d’accompagnement aux entreprises. Fondatrice : N’da Amenan Edith KOUASSI

HABIDEM : entreprise mauritanienne, Habidem valorise des ressources locales en créant un isolant thermique biosourcé à partir du Typha, une plante nuisible. Dirigeant : Oumar WELE.

SASA PLAST : l’entreprise Sasa Plast, fondée en Mauritanie, transforme les déchets plastiques en pavés de rue, parpaings et bordures pour la construction. En plus de contribuer à la protection de l’environnement, l’entreprise soutient l’indépendance économique des femmes grâce à l’emploi. Fondateur : Cheikhna COULIBALY.

VIABLE WAYS CORP : fondée au Maroc, cette startup a mis au point une solution technologique pour améliorer la gestion des exploitations agricoles. Grâce à une application web et mobile, l’utilisateur peut gérer en temps réel les ressources ainsi que l’irrigation. Elle offre également des prévisions météorologiques et des actions préventives permettant d’optimiser la gestion de la ressource en eau. Fondateur : Yahya LOUGAGHI.

Les 5 finalistes sont invités à pitcher les 27 et 28 novembre 2023, durant le Sommet Emerging Valley à The Camp à Aix-en-Provence, près de Marseille. Ce rendez-vous, qui réunit les leaders de la Tech Afrique-Europe, sera une occasion unique pour ces porteurs de projets de renforcer leur visibilité et tisser des partenariats internationaux.

Le jury désignera ensuite deux lauréats lors de la cérémonie de remise des prix : « Le prix du jury » et « Le prix coup de cœur ». Tous deux bénéficieront d’un soutien financier pouvant aller jusqu’à 7 000 euros, et d’un accompagnement personnalisé de l’écosystème entrepreneurial local, afin de les aider à trouver des investisseurs et partenaires industriels en Europe et en Afrique.

● CHIFFRES CLÉS DE MED’INNOVANT 2023

> 175 dossiers déposés sur la plateforme

> 32 % de candidatures d’entrepreneures féminines

> Une vingtaine de pays africains représentés, avec une nette augmentation des candidatures en provenance d’Afrique de l’Est.

À propos d’Euroméditerranée – Depuis 1995, l’Établissement Public d’Aménagement Euroméditerranée (EPAEM) conçoit, développe et construit la ville méditerranéenne durable au cœur de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Labellisé ÉcoCité » depuis 2009, le périmètre d’intervention d’Euroméditerranée de 480 ha à Marseille constitue un véritable laboratoire d’expérimentation pour tester les solutions, services et dispositifs innovants qui feront partie intégrante de la ville de demain.

SITES
MED’INNOVANT AFRICA
EUROMÉDITERRANÉE

CONTACTS PRESSE
Juliette Keller / +336 77 03 48 20
juliette.keller@euromediterranee.fr

Grégoire Husler / +336 70 10 64 35
gregoire.husler@tbwa-corporate.com

● Lien média https://www.africapresse.paris/Decouvrez-les-5-finalistes-africains-des-175-candidatures-issues-d-une

● Création de l’Association des Mauritaniens de la Nouvelle Aquitaine

Association des Mauritaniens de la Nouvelle Aquitaine (A.M.N.A)

Travail – Solidarité – Intégration

Cher(e)s ami(e)s de la Mauritanie, concitoyennes et concitoyens,

C’est avec une grande fierté et un enthousiasme débordant que nous vous présentons AMNA. Notre association est née de la passion partagée pour les cultures, l’histoire et le patrimoine commun que nous partageons en tant que mauritaniennes et mauritaniens. L’Asso des Mauritaniens de la Nouvelle Aquitaine a donc pour mission de créer un espace dynamique où s’exprime d’emblée la diversité culturelle.

Après plusieurs semaines de rencontres et de réflexions, nous avons décidé de mettre en place cette structure le 24 septembre 2023 à la salle UTSF de Cenon, lors d’une assemblée générale des Mauritaniens résidents à Bordeaux et ses environs.

Il faut rappeler que l’Asso des Étudiants et Ressortissants Mauritaniens en Gironde (AERMG) était en place depuis 2007 ; elle a beaucoup œuvré pour la communauté mauritanienne, mais elle est restée inactive avec l’arrivée de la COVID 19. L’AERMG était majoritairement composé par des étudiants ; certains pouvaient changer de ville d’une année à l’autre, pouvant de ce fait perturber ou freiner l’activité.
Le cadre de cette nouvelle association, AMNA, est ouvert à tous les compatriotes de la Nouvelle Aquitaine. Ainsi, nous avons toutes les catégories socioprofessionnelles (étudiants, salariés, indépendants, chefs d’entreprise,…) au sein du bureau.

Notre Mission :

À AMNA , nous croyons fermement à la puissance de l’action et à la diversité culturelle. Notre mission est alors de promouvoir la richesse et la diversité des expressions culturelles que nous offrent la Mauritanie à travers une variété d’événements, d’activités et d’initiatives, de rencontres autour d’un thé avec des professionnels, des familles, des jeunes étudiants et travailleurs

Nos Activités :

● Organisation d’ événements culturels tels que rencontres et débats.
● Pour le lancement de nos activités, nous travaillons sur l’organisation en début d’année 2024 pour une journée d’inauguration où seront conviés des personnalités et artistes mauritaniens de la diaspora ;
● Participation à des tournois de football pour représenter la Mauritanie en Nouvelle Aquitaine (A.N)
● Promouvoir la diaspora mauritanienne en N.A et au-delà.

Nos Objectifs :

● Elargir l’association à tous les mauritaniens de la Nouvelle Aquitaine ;
● Identifier et recenser tous les Mauritaniens pour leur soumettre notre souhait de travailler ensemble ;

● L’implantation d’un consulat d’honoraire ou itinérant à Bordeaux pour faciliter nos démarches administratives compte tenu de la grande communauté mauritanienne en Nouvelle Aquitaine ;
● Travailler avec d’autres associations dans la région et en Mauritanie
● Mettre en place des partenariats avec des entreprises mauritaniennes pour la réalisation de projets dans le domaine de la santé,de l’éducation,de l’agriculture,etc., en Mauritanie.

Nos Engagements :

● Éducation Culturelle : Mettre en place des programmes éducatifs visant à sensibiliser la communauté à la richesse culturelle qui nous entoure en Mauritanie ;
● Création de partenariat avec des structures académiques et professionnelles ;
● Mise en place une cellule d’intégration des nouveaux arrivants et une commission d’orientation professionnelle pour les étudiants, salariés et indépendants porteurs de projets.

Rejoignez-nous !

AMNA est l’endroit idéal pour vous. Ensemble, construisons un espace où les Mauritaniens se retrouvent pour la solidarité et l’entraide.

Rejoignez-nous dans cette aventure associative extraordinaire et contribuez à faire d’AMNA un point culminant des mauritaniennes et mauritaniens.

Pour plus d’informations ou pour rejoindre notre association, n’hésitez pas à nous contacter à mauritanie.bordeaux@gmail.com ou par téléphone au ‭+33 7 61 39 95 68‬.

Ensemble, faisons résonner la voix de la Mauritanie dans la Nouvelle Aquitaine ! Pour cela, AMNA se veut inclusive et invite tous les mauritaniens à venir intégrer ses différents pôles.

Bien à vous,

Le président de AMNA,
Mohamed Ndiaye.

● BPM à la rencontre de la diaspora mauritanienne en France et en Belgique – Communiqué de presse

BPM – A la rencontre de la diaspora mauritanienne en France et en Belgique sous le thème : « Mieux vous connaître pour mieux vous accompagner dans vos projets ».

Dans la continuité de notre stratégie de proximité vis-à-vis de notre diaspora, la Banque Populaire de Mauritanie lance une campagne commerciale et de sensibilisation marquée par l’organisation d’évènements de rencontre qui auront lieu au sein des principales villes en France et en Belgique accueillant une diaspora mauritanienne importante.

Durant cette mission commerciale, une équipe représentant la Banque Populaire de Mauritanie organisera plusieurs rencontres, en collaboration avec les représentants et les membres socialement actifs de la diaspora, afin de partager un moment convivial et leur proposer des produits et des services de la Banque pouvant améliorer la gestion de leur finance au quotidien et accompagner leur futur projet en Mauritanie.

En particulier, toutes les questions liées à l’ouverture et à la gestion d’un compte bancaire à distance, aux transferts d’argent vers la Mauritanie, à la demande de produits et services bancaires, aux conditions d’éligibilité à une solution de financement immobilier seront abordées et à la gestion des réclamations.

Nous invitons toutes les associations et membres actifs dans ces villes de prendre connaissance des informations suivantes et à nous rejoindre aux lieux et horaires prévus, par ville, lesquels seront communiqués sur nos réseaux sociaux et via les plateformes actives de la Diaspora.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=770015

● Le turban : l’adjuvant des braqueurs de Soukouk

Le Braquage de la banque BPM dans le quartier Soukouk, par deux Égyptiens habillés en boubou traditionnel Mauritanien, la tête « logée » dans le turban, nous rappelle encore jusqu’où ce mode vestimentaire est inapproprié en ville.

Deux Égyptiens plutôt ordinaires qui, pour commettre leur forfaiture se mettent en scène comme au théâtre, portent un masque ( le turban de chez nous), un véritable dissimulateur d’identité.

Ainsi la tête « logée » dans l’etoffe de tissu,
ils se mirent dans la peau et la personnalité du « Mauritanien type » en enfilant le boubou et le turban; ce qui leur a permis de passer inaperçu, sans alerter le moindre soupçon au mépris des règles élémentaires de sécurité normalement en vigueur dans les établissements bancaires.

Ils ont réussi en pleine journée, en face de l’une des routes les plus fréquentées de Nouakchott à s’introduire et exécuter le plan de leur opération de hold-up sans difficulté et avec une facilité déconcertante.

Leur arrestation en Guinée, leur extradition en Mauritanie et les images de la reconstitution de l’opération ont été diffusées de manière spectaculaire et ostentatoire comparées à la banalité qui caractérise leur mode opération.

Ailleurs pour braquer une banque, il faut beaucoup de science et de génie du fait qu’il n’est pas facile de contourner facilement les règles de sécurité minimales dans les lieux publics ou privés.

Les autorités qui sont chargées d’assurer la sécurité publique ont-elles tiré les leçons de ce braquage pour le moins incongru ?

Tirer toutes les leçons de ce camouflet et faille sécuritaires, c’est réglementer le port du turban dans les lieux et espace publics.
Il s’agit désormais d’une urgence sécuritaire qui nous amène à adapter notre mode vestimentaire aux nouvelles formes de banditisme.

Même s’il est vrai que le turban reste une bonne solution pour nous protéger contre les tempêtes de sable, un temps quasi régulier en Mauritanie et particulièrement à Nouakchott, il faut reconnaître que le turban est désormais utilisé comme stratégie de camouflage par de nombreux délinquants, une manière de dissimuler leur visage derrière « le morceau de tissu » pour échapper aux caméras de surveillance.

Seyré SIDIBE

•Lien média https://ondeinfo.com/le-turban-ladjuvant-des-braqueurs-de-soukouk/

● Mali | Les FAMa arrivent à Kidal.

Par une note d’information à l’attention de l’opinion nationale et internationale, le Chef d’état-major général des Armées du Mali annonce le positionnement des FAMa (Forces Armées Maliennes) à Kidal, ville stratégique dans les régions du Nord malien. Cette cité a été toujours ces dernières années, le centre névralgique d’un consortium fourre-tout de bandes terroristes et d’éléments séparatistes Touaregs.

Et également la ville de Kidal symbolisait de fait une grosse faille dans l’intégrité territoriale du pays de Modibo Keita. Ce 14 novembre 2023 est l’aboutissement d’une dynamique décisive enclenchée par la junte des colonels au pouvoir pour reconquérir la souveraineté nationale sur l’ensemble du territoire malien. Il y a une décennie c’était un magma diffus de forces agressives (rebelles ou-et terroristes) qui menaçait d’envahir le Sud malien, et aujourd’hui c’est l’État central de Bamako qui semble retrouver et renforcer sa mainmise légitime sur le cœur du giron rebelle.

Après l’intervention des forces françaises et le montage militaire onusien, finalement ce sont bien les forces nationales et leurs alliés conseillers militaires russes qui sont en phase d’asseoir l’ordre étatique (militaire pour le moment) sur le terrain. Ce qu’il faut saluer naturellement.

Les velléités indépendantistes du mouvement rebelle Mnla avec son projet subversif de pays de l’Azawad dans le Nord doivent être contenues et écartées vigoureusement.

Le territoire malien du 22 septembre 1960 reste et demeure le Mali de 2023.

✊🏿Force aux FAMa

KS pour le BLOG

● Oum Tounsy | le joyau architectural n’a pas tenu ses promesses [OndeInfo]

Oum Tounsy, le nouvel aéroport international de Nouakchott, situé à 25 kilomètres au nord de la ville, inauguré 23 juin 2016 est une déception.
Un projet caractéristique d’un Etat affairiste et peu regardant sur la qualité des infrastructures qu’il finance à coup de milliards d’ouguiyas.

Huit ans après, voilà qu’une partie de la toiture s’est effondrée comme un château de carte, ce dimanche. Heureusement, il n’y a aucune perte en vie humaine, selon nos sources.

À l’époque, on nous avait vantés son style architectural, la qualité de l’ouvrage réalisé avec le concours d’experts étrangers et nationaux.

On avait soutenu que les infrastructures de l’aéroport international, Oum Tounsy avaient été été réalisées suivant les normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et de l’Association internationale des transports aériens (IATA).

Certains avaient même affirmé que le nouvel aéroport avec une capacité de 2 millions de voyageurs par an, capable de recevoir de gros porteurs : les avions de nouvelle génération de type Airbus A380 était le prémier du genre en Afrique de l’Ouest.

Ce nouvel aéroport est le fruit d’un partenariat public privé (PPP), pour un coût qui n’a pas été divulgué. Il a été réalisé par Najah for major works (NMW), une entreprise privée mauritanienne, dans le cadre d’un contrat de Partenariat

Seyré SIDIBE

• Lien média https://ondeinfo.com/oum-tounsy-le-joyau-architectural-na-pas-tenu-ses-promesses/?fbclid=IwAR26twNkJGO0T0YST_kN7jjSV9m_ke8-quqEe5csH8DHrO8Ij6Mu18pgGFs

● Projet AFRAB – retour de Dar es Salam | Message de remerciement du président d’IRA-Mauritanie

Message de remerciements pour les concepteurs et acteurs de AFRAB et d’informations pour le public abolitionniste.
J’informe tous les collègues, chercheurs ou activistes, avec qui j’ai partagé une excellente semaine à l’université de Dar es Salam, dans le cadre du projet AFRAB, que je suis arrivé au sein de la famille à Dakar, en parfaite santé et dans des bonnes conditions. Je compte aussi mobiliser des chercheurs mauritaniens, basés à l’université de Nouakchott ou dans des universités étrangères, pour rallier le projet et la conception AFRAB, une idée géniale qui contribuerait beaucoup à l’effort africain et mondial visant à informer sur l’esclavagisme en vue de son éradication totale.
Le projet AFRAB (acronym de «African Abolitionism: The Rise and Transformations of Anti-slavery in Africa») a soutenu et financé la participation de 32 participants, dont des membres du réseau G5 Sahel contre l’Esclavage, à la conférence UDSM en Dar es Salaam du 6 au 10 novembre 2023. Le G5 Sahel est un consortium d’ongs anti-esclavagistes, travaillant au Mali, Niger, Mauritanie, Tchad, Burkina Fasso et autres pays du Sahel, Sahara ou Afrique de l’Ouest. Le G5Sahel Contre l’Esclavage est dirigé par Ali Bouzou, secrétaire général du consortium et président de l’organisation Timidria du Niger. AFRAB est coordonné par la professeure Benedetta Rossi, basée au Département d’histoire de l’université « University College London » (UCL) à Londres, au Royaume-Uni. AFRAB est financé par le Conseil Européen de la Recherche (convention de subvention n° 885418).

Biram Dah Abeid

12 novembre 2023