🔴-Déclaration d’un collectif des organisations abolitionnistes sur l’affaire Balla Gandega (paix à son âme)

Depuis Février 2022, 4 ressortissant du village de Diougoutouro sont arbitrairement arrêtés et séquestrés à la prison de Seilibaby suite à une nébuleuse affaire de coups et blessures survenue nuitamment sur la personne de Balla Gandéga représentant du chef de village. Cette regrettable attaque contre la personne du maire a intervenu suite à la réception par ce dernier en tant que représentant du chef de village d’un lot de matériel et de médicaments offert par des ressortissants du village proches du Mouvement abolitionniste Ganbanaxu en présence du Hakem.
Déjà quand le lot est arrivé certains membres du village se réclamant de la notabilité s’étaient opposés à sa réception pour signifier leurs différents avec le mouvement Abolitionniste. Monsieur Balla Gandega connu pour son esprit de paix et de concorde a lui décidé contre l’avis de plusieurs de ses parents de recevoir le lot de matériel et de médicaments en présence du Hakem.  A cette occasion Balla Gandega prononcera un discours de remerciement à l’endroit des généreux donateurs. Deux jours plus tard, Monsieur Balla Gandega sera retrouvé battu et abandonné hors du village.
Depuis cet incident malheureux et regrettable qui a finalement couté la vie à notre magnanime frère Balla Gandega , les autorités ont procédé à l’arrestation de 4 ressortissants du village tous membres du mouvement abolitionniste Ganbanaaxu. Suite à cette affaire aux relents de règlement de compte  sur base d’une fausse et honteuse accusation  contre des citoyens innocents, le collectif des associations de lutte contre l’esclavage qui s’est réuni ce Jeudi 14 Novembre à l’hôtel AZALAI sous l’impulsion de SOS Esclaves, dénoncent avec fermeté  ces arrestations arbitraires et totalement absurdes de ces jeunes innocents dont le seul tort c’est d’avoir osé remettre en cause le système d’esclavage par ascendance qui prévaut dans l’ensemble des communautés negro africaines et particulièrement dans  la communauté Soninké.
A cet effet, le collectif des organisations de lutte contre l’esclavage en Mauritanie exige :
La libération immédiate et sans conditions de l’ensemble des détenus ainsi que
La conduite d’une enquête indépendante et juste pour déterminer les véritables assassins qui ont lâchement ôté la vie à notre honnête compatriote Gandega
                                                                                 Fait à Nouakchott, le 14 Novembre 2024
Les Organisations Signataires :
SOS-Esclaves
AMCM
AMP
AFCF
AMEES
USD
Sana For Development and Human Rights
Fondation Sahel
IRA
CLODH
Forum NKTT Nord
Armepes-France

Ganbanaaxu Fedde Mauritanie

🔴 Suite et 2ème  partie de brève chronique judiciaire : verdict de la  CA de Kiffa,  suppresion de la peine de mort et condamnation à 10 ans de reclusion… Par Dr BA Boubou

L’Appel est une voie de recours ordinance  comme les autres voies de recours ordinaires et extraordinaires permettant de critiquer une décision judiciaire. Hier, la Cour d’appel de kiffa ( CAF) a rendu sa sentence après une longue plaidoirie des avocats et le procureur sur une affaire qui n’a pas toujours fini de surprendre l’opinion publique et les magistrats eux mêmes.  La Cour a cassé la décision rendue par la première instance. Par la suite elle a abrogé la peine de mort et condamné les 4  mis en cause à 10 ans de reclusion criminelle avec de dommages et intérêts…

A- Pourquoi la CAF a supprimé la peine capitale prise par la première instance  ?

Les éléments constitutifs :

Pour rappel la cour criminelle a condamné un des mis en cause à la peine capitale en avril 2024 après 2 jrs d’audience sans que l’accusation n’arrive à apporter les preuves matérielles et morales. A l’issue de ces 2 jrs d’audience la cour a fait recours au serment en demandant aux frères de la victime de venir prêter 50 serments sur le Coran.

Les frères de la victime se sont portés comme les héritiers masculins potentiels pour prêter serment à la place des héritiers majeurs potentiels de la victime en induisant la Cour en erreur et en disant à celle-ci que la victime n’a pas des fils ou encore ses fils ne sont pas  majeurs pour prêter serment. Or, c’est faux ! Ce qui relève de la manipulation et du parjure. C’est à travers ces manoeuvres dolosives des frères et l’entourage de Balla G que la cour a proclamé la peine capitale.

En effet, la victime a deux garçons qui étaient majeurs et saints d’esprit au moment du verdict de la Cour criminelle.  L’un est né le 12 sept 1998 à Ghabou et l’autre le 12 mars 2000 à  Ghabou. Sauf que ces deux garçons sur leur etat civil (acte de naissance) apparait un faux père immigré résidant en Espagne (demi frère de la victime) prenommé Fousseynou dit Tidjani G. Ce qui constitue un crime à l’etat civil biometrique mauritanien punit par les textes en vigueur. On trouve sur l’acte de naissance de ces garçons le faux père Fousseynou et leur mère Meima S (l’epouse et veuve de la victime ). Seul le faux père le sait pourquoi cette fraude à l’état civil ? Et à quelle fin ? Et pour quel dessein  ?

Après l’enquête menée par les avocats depuis l’Espagne, Nouakchott jusqu’à Diogountouro, ils ont constitué un dossier avec tous les actes de naissance des enfants de la victime et  actes de mariage mais aussi ceux  du faux père et sa famille pour demontrer à la CAF que la peine capitale a été obtenue sur la base des manipulations et des manoeuvres frauduleuses alléguées par les frères de la victime. C’est en ce sens que la Cour d’appel a annulé la peine capitale. Elle a par la suite condamné les mis en cause à 10 ans de reclusion avec un dommage et intérêt de 2millions MRU.

Sur ce point les avocats ont déposé une plainte contre les frères de la victime et tous ceux qui ont contribué à manipuler la cour criminelle de près ou de loin pour fraude à l etat civil et faux et usage de faux. Ils comptent aussi saisir les autorités espagnoles sur les agissements du faux père des enfants biologiques de la victime car cela revele de leur profession de foi.

B- Sur la condamnation de 10 ans de reclusion

Faisons un syllogisme judiciaire: majeur, mineur et conclusion.

Si le majeur tombe, il n y peut avoir pas lieu de condamnation du mineur. Par conclusion le verdict est la relaxe ou l’acquittement…Mais hélas  !

A mon sens cette  décision est une décision politique qui n’engage que la CAF rendue sur la base d’aucun élément de preuve probante. La Cour a tout simplement partagé la poire en deux entre les parties à l’instance. En l’absence d’aucune preuve materielle et morale elle rend quand même sa propre décision ; et dire que si vous n’êtes pas contents vous vous rendez devant l’instance suprême (la cour suprême de Nouakchott) pour qu’elle vous departage. La Cour suprême est le dernier recours qui constitue le juge de droit et non des faits. Les parties disposent un delai de 15 jours pour former leur pourvoi en cassation et 30 jours à partir de la notification de l’arrêt pour déposer leur memoire selon les dispositions de l’article 460 et suivants du code de procédure penale mauritanien.

En espérant que le droit sera respecté et dit par la Cour suprême ( la plus haute instance judiciaire du pays)

Dr  BA

Depuis le Palais de justice de Bobigny-France

Le 14 nov 2024

La partie 1 ici https://ecrit-ose.blog/2024/11/12/%f0%9f%94%b4%f0%9f%87%b2%f0%9f%87%b7-justice-breve-chronique-dun-feuilleton-judiciaire-de-diogountouro-selibaby-kiffa-par-dr-ba-boubou/

🔴🇲🇷 Justice | Brève chronique d’un feuilleton judiciaire de Diogountouro-Selibaby-Kiffa… Par Dr BA Boubou.

La justice repose sur la notion de paix. Malheureusement cette notion de paix  est soumise à un dualisme judiciaire dans certains systèmes juridictionnels africains : un monde sensible d’un côté et de l’autre un monde intelligible incorruptible…

L’audience de la Cour d’appel de Kiffa aura lieu demain le 13 novembre 2024 dans les locaux du tribunal judiciaire de Sélibaby pour une affaire des coups et blessures ayant entrainé la mort. La Cour d’Appel de Kiffa va se déplacer demain de Kiffa vers Sélibaby pour y tenir son audience d’appel, une première dans l’histoire à ma connaissance…

I-Rappel des faits et procédures

Une affaire des coups et blessures a eu lieu dans la nuit à Diogountouro…Après une enquête préliminaire confiée à la gendarmerie locale…Le juge d’instruction ( JI) est saisi… Le JI est le magistrat du siège désigné dans le cas d’affaires pénales graves ou complexes pour instruire. Il est doté de larges pouvoirs lui permettant d’œuvrer à la manifestation de la vérité…jusqu’ici rien d’étonnant…

Au cours de l’instruction la victime (Balla G) est décédée…Le juge a requalifié les faits des coups et blessures ayant entrainé la  mort et  délivré une commission rogatoire à  la brigade de la gendarmerie chargée des infractions électroniques (commission d’expertise à  Nouakchott) afin de procéder à une expertise sur le téléphone de la victime et ceux de présumés innocents saisis et mis sous scellés par les enquêteurs lors de l’enquête préliminaire…jusqu’ici rien d’étonnant…

Dans son rapport d’expertise, la commission, a  précisé en application de l’article 106 de la loi du 15 juillet 2013 qu’elle n’a reçu que les téléphones des mis en cause ; celui de la victime a disparu dans la nature ;  qui d’ailleurs constitue un élément essentiel pour la manifestation de la vérité judiciaire…fait grave et gravissime…Ainsi les experts concluent qu’ils n’ont trouvé aucun fait dans les téléphones des mis en cause de près ou de loin qui laisse supposer qu’ils ont participé à la commission de ladite infraction…

Surprise,  à l’issue du rapport de la commission d’expertise téléphonique, le juge d’instruction à rendu deux ordonnances : une ordonnance de non-lieu  pour la personne à  qui on l’a accusé d’être le commanditaire (cette personne est blanchie de tout fait lui concernant)  et une autre ordonnance de renvoi devant la Cour criminelle de Selibaby pour les autres personnes accusées d’être les complices pour y être jugé…

Les parties ont fait  appel de l’ordonnance de non-lieu et celle de renvoi du JI devant la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Kiffa…La Cour d’appel a confirmé les ordonnances rendues par le juge d’instruction…Par la suite le procureur a fait  un pourvoi en cassation devant la Cour suprême de Nouakchott…La Cour suprême a confirmé l’arrêt de la Cour d’appel de kiffa…

II- L’arrêt controversé rendu par la Cour criminelle de Selibaby en avril 2024

A l’issue d’une audience de 48 heures la cour criminelle de Selibaby composée des magistrats professionnels et des jurés (citoyens) tirés au sort a rendu sa sentence tard dans la nuit du 23 au 24 avril en faisant  recours aux 50 serments sur le SAINT CORAN. En l’absence des preuves matérielles et morales, la Cour a fait recours à la justice divine en demandant les 3 frères de la victime (Balla G) de prêter serments sur LE SAINT CORAN s’ils le souhaitent pour désigner un des détenus comme le meurtrier de leur frère. La Cour après avoir expliqué  la procédure et insisté sur  les conséquences de cette justice divine, les 3 frères de la victime ont prêté serment avec âme et conscience et désigné un des détenus comme le meurtrier de Balla G. Or, aucun de ses frères n’a assisté la commission des faits pour désigner un quelconque individu comme meurtrier de son frère…

En droit mauritanien  à partir du moment où il y a recours de prêter 50 serments sur le Coran, le juge reconnaît l’absence d’éléments de preuves matérielle et morales…

Ainsi à l’issue du verdict de la Cour criminelle les parties ont interjeté appel de l’arrêt rendu par la Cour criminelle de Selibaby. L’audience de la Cour d’Appel de Kiffa se tiendra demain dans les locaux du tribunal judiciaire de Sélibaby…

En espérant que la Cour d’appel de Kiffa dira le droit et que la justice sera rendue pour la mémoire de Balla G mais aussi pour les mis en cause détenus arbitrairement…

J’y reviendrais largement à l’issue du verdict !!!

Dr BA

Paris le 12 novembre 2024

● Tchad : la riposte aux attaques djihadistes tourne à la déroute [Ouest France]

Plusieurs militaires tchadiens ont été tués et d’autres blessés lors d’un « accrochage » samedi entre l’armée et des miliciens du mouvement islamiste Boko Haram.

Fin octobre, une attaque du groupe djihadiste Boko Haram contre une base militaire de la région du lac Tchad avait fait une quarantaine de morts parmi les militaires tchadiens. En riposte, le président Déby avait « personnellement » lancé une opération baptisée « Haskanite », qu’il a dirigée depuis la province du lac Tchad pendant deux semaines.

Samedi, lors d’un accrochage et après quelques heures de combat, « plusieurs éléments terroristes ont été neutralisés » selon l’état-major tchadien.

« Plusieurs haut gradés sont tombés »
Mais l’accrochage qui a eu lieu vers 15 h locales sur l’île de Karia, au nord-ouest de Kaigakindjiria, dans la province du lac Tchad, a tourné à l’avantage des djihadistes qui ont infligé des pertes aux forces gouvernementales.

Samedi dans la soirée, plusieurs médias locaux ont relayé des listes de noms de militaires tchadiens, pour certains de haut gradés tués (dont deux généraux) ou blessés (dont deux autres généraux).

Ce dimanche, des pages Facebook liées à l’ethnie zaghawa – à laquelle appartient le président Déby – ont annoncé la mort d’une dizaine d’officiers de leur communauté dans ces combats. « Plusieurs haut gradés sont tombés. D’autres ont été blessés et évacués à la garnison militaire de N’Djamena », a indiqué un officier de l’état-major sous couvert d’anonymat.

Pour sa part, dans un communiqué diffusé samedi avant son départ pour l’Arabie saoudite, le chef de l’État tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, a rendu hommage aux « martyrs » tombés samedi, sans donner des précisions.

• Lien média https://www.ouest-france.fr/monde/tchad/tchad-la-riposte-aux-attaques-djihadistes-tourne-a-la-deroute-6331a3f2-9f53-11ef-84c9-4bebe8d0c332?fbclid=IwY2xjawGd8OFleHRuA2FlbQIxMQABHVkF00w0_fiz7E0GVu_OgZ5IXUdttlaghpd2OITWMdLgAwuYo6gCu-C7ug_aem_5-dHZCpmoTLA0-Ag2gl3Jg

🔴-Note de presse | Mise en garde contre les propos calomnieux et mensongers de l’imam Bakary Sidi Sokhona connu Mohamed fenda de Tachott – Botokholo Mauritanie 🇲🇷

Lors de son sermon du Vendredi 1 novembre 2024 à Tachott, le dénommé Mohamed Sidi Sokhona semble ignorer les nobles objectifs de cet office religieux. En effet, dans cette localité dont l’actuel vice-président de l’assemblée nationale mauritanienne, Monsieur Sidney Sokhona est originaire, ce prêcheur s’est lancé dans une diatribe d’accusations et de diffamations à l’encontre de notre mouvement d’éveil social engagé contre les discriminations liées à l’esclavage par ascendance dans la communauté soninké. Il a nommé notre organisation anti-féodale Ganbanaaxu Fedde dans son discours truffé d’hypocrisie dans le but de nous salir alors que nos principes proclamés et diffusés depuis plusieurs années ont porté une nécessaire demande d’égalité sociale et citoyenne dans nos villages. Mohamed Sokhona et ses partisans ne supportent pas cet éveil pour contrer les discriminations sociales qu’ils entretiennent au nom de leurs coutumes féodalo-esclavagistes intra-communautaires. Ainsi, nous tenons à dénoncer vigoureusement son discours mensonger dans son Khutba du vendredi. C’est une provocation haineuse de sa part visant notre mouvement et la composante sociale Ganbanaaxu locale. Également dans son propos, il a insinué une apologie fourbe de l’esclavage en citant étrangement le cas de Bilal Ibn Rabah, un valeureux compagnon du Prophète (PSL).
Par cette note de presse, nous alertons les hautes autorités étatiques en tête desquelles, le président de la République son excellence Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, sur les graves violations des droits des personnes d’ascendance esclave dans les villages soninkés du Guidimagha. Nos militants comptent s’organiser socialement en citoyens conscients et dignes en refusant les humiliations de l’esclavage statuaire. C’est cette dynamique d’éveil social qui pose problème à monsieur Sokhona et ses partisans d’un régime féodal et esclavagiste.

L’opinion publique nationale et internationale est prise à témoin à nouveau de cette situation socialement épineuse.
Les pouvoirs publics doivent agir sérieusement pour assurer la quiétude sociale par un respectueux voisinage entre différentes parties.

2 novembre 2024

Ganbanaaxu Fedde Mauritanie, Armepes-France et partenaires.

● Note médiatique sur la soutenance de Thèse de doctorat en chirurgie cardiaque | Par notre compatriote Dr Hamady SIDIBE.

Nos vives et fraternelles félicitations à notre frère et compatriote Dr Hamady Sidibé qui a soutenu sa Thèse de doctorat en médecine dans la spécialité chirurgie cardiaque, ce vendredi 25 octobre 2024. Cet événement a eu lieu dans la salle des thèses de la faculté de médecine de Sorbonne Université, au 91 Boulevard de l’Hôpital, 75013 Paris.

Les travaux du natif de Tachott (Guidimagha, Mauritanie) ont porté sur la “COMPARAISON DU REMPLACEMENT VALVULAIRE AORTIQUE
REDUX ET DU TAVI VALVE-IN-VALVE DANS LES DÉGÉNÉRESCENCES
DE BIOPROTHÈSES AORTIQUES”. Le Professeur Guillaume LEBRETON était son directeur de Thèse.

L’ex interne d’Île-de-France a réussi son exercice de présentation devant un jury présidé par le Professeur Pascal LEPRINCE. Une belle consécration bien méritée pour un jeune homme travailleur, connu pour sa simplicité et son respect envers autrui. Nous lui souhaitons une carrière pleine de réussite comme patricien et citoyen investi auprès de la communauté dans son ensemble.

Bravo Docteur !

Wuyu do Saha. Ameen.

KS pour le BLOG

● Une Note de Soutien aux localités inondées au Guidimagha et ailleurs | Par l’association Ganbanaaxu Fedde Mauritanie et Armepes-France

Ces derniers jours, nous avons été surpris par l’ampleur de la remontée des eaux du fleuve Sénégal dans différentes localités riveraines. De ce qu’on a vu des images des inondations causées par les crues, les dégâts sont d’une extrême gravité (plusieurs maisons et infrastructures sous les eaux). Ainsi, nous tenons à exprimer notre soutien fraternel et moral aux populations impactées par ce sinistre. Et nous demandons que les hautes autorités prennent toutes les dispositions nécessaires pour porter secours à ces localités et de mener une enquête sérieuse sur d’éventuels dysfonctionnements techniques et décisionnels au niveau de la régulation des flux par le barrage Manantali . Il est urgent également qu’un véritable programme de sensibilisation et d’alerte soit initié par les instances étatiques concernant la réalité du dérèglement climatique et les conséquences prévisionnelles qui en découlent globalement pour l’environnement et les espaces.

Le 18 octobre 2024

● Mauritanie : plusieurs villages dans le Guidimakha envahis par les eaux du fleuve Sénégal

EN BREF | #Cridem – Plusieurs villages dans le Guidimagha en Mauritanie situés au bord du fleuve Sénégal ont été envahis par des eaux débordantes de ces cours d’eau. Les populations, dans la tourmente, appellent les autorités à l’aide…

« Diaguili, Diogountouro, Ghabou, Solou…On a subi des inondations : cela fait maintenant 72 heures. Beaucoup de familles ont quitté leurs maisons pour sauver leur vie. On a besoin d’aide. On ne sait pas où aller. On est tous dans la merde », indique un ressortant du village de Diaguili qui a contacté CRIDEM.

« Depuis hier, personne n’arrive à dormir tranquillement. Impossible de dormir, impossible d’être tranquille », a-t-il indiqué.

De fortes pluies ont été enregistrées dans le haut bassin du fleuve Sénégal depuis le mois d’août 2024, augmentant fortement le niveau des eaux.

L’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) a mis en garde, à plusieurs reprises, les habitants qui vivent au bord du fleuve Sénégal de prendre les dispositions nécessaires pour faire face aux éventuels débordements des eaux.

Par La rédaction de
CRIDEM

• Lien https://cridem.org/C_Info.php?article=778006

● L’Église catholique reconnaît ses torts dans la traite esclavagiste.

Dans un acte historique, le 2 octobre 2024, le pape François a reconnu la complicité de l’Église catholique dans les systèmes ayant favorisé l’esclavage et le colonialisme. Ce message, lu lors du sommet sur l’avenir de l’Église, marque un moment clé de repentance et de reconnaissance des torts du passé.

⚖️ « Nous avons été complices de systèmes qui ont bafoué les droits des peuples autochtones et des esclaves » — Une étape essentielle vers la réconciliation.

Alors que l’Église anglicane a créé un fonds de réparation en 2023, cette déclaration du pape François appelle à une réflexion mondiale sur les actions à entreprendre pour réparer les injustices historiques. Quelles devraient être les prochaines étapes selon vous ? 💭

#Repentance #Esclavage #Colonialisme #Réconciliation #JusticeHistorique #NOFI

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● Mohamed Ould Maouloud et Birame Dah Abeid remettent à zéro le compteur de leur coopération politique

Le président de l’Union des Forces du Progrès (UFP), Mohamed Ould Maouloud et une forte délégation de son parti ont rendu ce jour, samedi 5 octobre 2024, une visite de courtoisie au président de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) et président de la Coalition qui l’avait soutenu lors de la présidentielle de 2024, Birame Dah Abeid, à son siège de l’Ilot K à Nouakchott.

Réponse du berger à la bergère, le président de l’UFP, Mohamed Ould Maouloud accompagné d’une forte délégation de son parti, a tenu à rendre la politesse au président Birame Dah Abeid et à sa coalition, qui avaient entamé le premier pas en se rendant au siège de l’UFP il y a quelques semaines pour recoller les morceaux d’une dissension politique qui avait failli se terminer devant les tribunaux.

L’évènement de ses retrouvailles a eu lieu samedi 5 octobre 2024 dans les locaux du mouvement IRA qui servent également de siège pour le député à l’Assemblée Nationale et non moins dauphin suite à la présidentielle de 2024, Birame Dah Abeid.

Après une rencontre à mi-clos entre les deux délégations, l’impatience de la presse et des militants restés en masse dans la salle de conférence a été assouvie par les discours qui leur ont adressés par les deux dirigeants.

Dans son intervention, Ould Maouloud a tenu à saluer le courage et le sens de la responsabilité qui ont animé la démarche de Birame Dah Abeid, lorsque ce dernier, accompagné des membres de sa coalition se sont rendus au siège de l’UFP pour présenter ses excuses suite au différend qui les avait opposés. Ould Maouloud a appelé à dépasser ce triste épisode dans les relations entre les deux camps et a appelé à une union sacrée de l’opposition autour des questions essentielles auxquelles la Mauritanie est aujourd’hui confrontée.

A son tour, Birame Dah Abeid a remercié le président de l’UFP et sa délégation pour leur démarche amicale et fraternelle, louant le sens de patriotisme et d’engagement du président Ould Maouloud qui fut, rappelle-t-il, son professeur à l’Université de Nouakchott.

Il a salué en lui le formateur qui a accompagné aussi bien dans leur formation universitaire que politique plusieurs générations.

Il a enfin déclaré que la Coalition qu’il présidait et qui l’avait accompagné tout au long de son combat pour son accès à la Magistrature suprême devient la Coalition des forces politiques de l’opposition.

Situation inédite, Birame Dah Abeid considère que le Pacte républicain qu’il avait lui-même rejeté ainsi qu’un large pan de l’opposition, pourrait bien devenir le terreau d’une nouvelle plateforme de dialogue avec le pouvoir. Une équipe multipartite serait selon lui à pied d’œuvre pour son réaménagement.

Cheikh Aïdara

• Lien média https://lauthentic.info/Mohamed-Ould-Maouloud-et-Birame-Dah-Abeid-remettent—-z–ro-le-compteur-de-leur-coop–ration-politique?fbclid=IwY2xjawFvFuxleHRuA2FlbQIxMQABHV0d9mF1rr4nsL1yyyQjYfI7upuCB4k7iihwxX8N-Qo2NYNd33D_Y21CjQ_aem_w3adMqK3YgJzPswtjL9yTg