Le 27 septembre 2011, à Maghama, la gendarmerie a ouvert le feu sur des manifestants pacifiques de Touche pas à ma nationalité qui ne demandaient rien d’autre que la citoyenneté pleine et entière pour tous les Mauritaniens au delà de leur appartenance raciale, ethnique ou tribale.
Le bilan est particulièrement lourd : Lamine Mangane, adolescent de seize ans est tué sur le coup, tandis que 8 autres enfants sont grièvement blessés et marqués à vie. Treize ans après cette tragédie, aucune enquête n’a été diligentée pour situer les responsabilités et les coupables courent toujours, s’ils n’ont été promus pour leur forfait.
Une plainte a pourtant bien été introduite par la famille du jeune homme assassiné, mais elle n’a été suivie d’aucun effet, bloquée par une justice aux ordres d’un système étatique fondé sur le racisme et l’esclavagisme.
La tragédie de Maghama est en effet une suite logique du permis de tuer du noir délivré aux représentants les plus zélés du système raciste et esclavagiste à travers la promulgation de la loi d’amnistie protégeant les auteurs des crimes contre la communauté noire pendant les années de braise.
Touche pas à ma nationalité ose espérer que vous vous ressaisirez, après un premier mandat qui n’a fait que creuser davantage le fossé entre les Mauritaniens, et que vous aurez le courage d’affronter les vrais problèmes qui minent l’existence de notre pays. Nous vous rappelons que l’unité nationale ne peut se construire sur le déni de justice et exigeons :
– L’ouverture d’une enquête interne visant à situer les responsabilités de la tragédie de Maghama
– L’indemnisation de l’ensemble des victimes
– La levée des obstructions empêchant le traitement de la plainte introduite par la famille Mangane ;
– L’abrogation de la loi d’amnistie de 1993, cadre légal de toutes les exactions à l’endroit des Noirs de Mauritanie.
En espérant que vous mettrez les intérêts de la Mauritanie au-dessus de toutes les autres considérations, nous vous prions d’agréer l’expression de nos salutations distinguées.
Nous sommes à une époque où, par cynisme, on se plaît à braquer les projecteurs sur les choses de l’ordre du sensationnel, du superficiel et même du frivole. Nous sommes dans un monde des paradoxes, où l’exemplarité est peu médiatisée alors que les « bouffonneries », font le buzz, soutenues et encouragées.
Cela est d’autant plus que vrai, quand on observe les productions journalistiques, populaires et orales, communicationnelles en tous genres, en milieu Soninké ; toute une déferlante de supports (sons, images et écrits) autour de la commémoration, du 25 septembre 2024, correspondant au premier anniversaire de la reconnaissance de la langue Soninké par l’UNESCO, on remarque curieusement, le black-out autour de la marraine de l’évènement au siège de l’UNESCO à Paris. Cela ne m’a pas échappé.
La marraine de l’évènement est un évènement à part
Soukeyna DIABIRA, mérite d’être davantage connue et le combat pour la résolution du conflit intra-soninké de cette femme d’exception mis en exergue. C’est l’exception qui nous intéresse, nous autres, la routine est une répétition soporifique. Et ce qui nous amène à parler de cette grande dame.
Cependant, je connais peu de choses sur cette Soninké exceptionnelle à tous égards. Disons, je la connais bien, mais sur un autre aspect(familial), parce que je suis très lié à la famille de son époux. Mais, cette partie relève de la vie privée et ne semble intéresser personne.
Soukeyna Boubou DIABIRA est active dans plusieurs domaines : la société civile, l’éducation, le développement etc.
C’est une femme battante et entreprenante, qui laisse des marques là où peu d’hommes osent s’y aventurer. Soutenir, que ce n’est pas pour rien, qu’elle a été choisie marraine de la cérémonie de commémoration de la langue Soninké, au siège de l’UNESCO à Paris, ce n’est pas de la complaisance. Je ne suis pas dans le secret des dieux. Cependant, une chose est sûre, ce que ce choix est mérité et amplement mérité. En effet, Soukeyna est présidente de l’Association Sironde do kaffo (Réconciliation sociale), qui ose parler de RÉCONCILIATION entre les Soninkés, soit une manière de reconnaître qu’il existe bel et bien une crise socio-politique intra-soninké plombant la cohésion sociale et le développement de tous les « territoires Soninké » de la Mauritanie, au Mali, en Gambie, au Sénégal etc., et même dans la diaspora.
Le sujet est évité par la plupart des intellectuels, de communicateurs, des leaders d’opinions. Le sujet est devenu tabou, gênant, source de honte et crainte. Chacun a peur d’être « démoli par des insulteurs publics » payés par je ne sais qui ?
La crise intra-soninké, pour résumer en quelques mots pour « les autres », est un conflit socio-politique opposant depuis plus de six ans maintenant, partisans de la reproduction et la continuation de l’ordre social traditionnel et hérité à ceux de « la mise à mort » immédiate des aspects socio-culturels, faisant référence à leurs ascendances serviles. La crise, personne ne peut la nier, elle est visible au point de « crever l’œil », même si elle est volontairement évitée dans les manifestations officielles Soninkés, qui ont propension à délecter d’autres sujets.
La société Soninké étant connue pour sa pudeur, veut cacher cette plaie qui est la manifestation d’une maladie honteuse. Or, elle oublie que la parole est thérapeutique, elle peut être pathogène notamment dans un usage indécent et irresponsable. Le silence, comme stratégie adoptée sur les dignitaires et leaders Soninkés est mortifère ou létal. « Au commencement était la parole ! »
Éviter d’aborder la crise inter-soninké, c’est contribuer à son exacerbation ; même s’il est vrai qu’il vaut mieux se taire lorsqu’on n’est pas porteur d’un discours de paix. La paix, c’est aussi oser dire la vérité, situer les responsabilités avec les mots justes.
En dépit de cette situation est délétère, voire irrespirable où même les hommes se méfient de s’afficher, Soukeyna s’est fait distinguer par son courage, à travers des conférences et plusieurs tentatives de résolution de la « crise Soninkara », en sillonnant différents « pays Soninké » pour rapprocher les positions. Certains ont même dit, quelle prétentieuse ! Là où les hommes ont échoué, ce n’est pas une femme qui va réussir. Le malheur, c’est de n’avoir pas essayé.
Je garde encore l’invitation que je n’ai pu honorer, qui m’a été adressée par son association, « Association Sironde do kaffo », pour assister à une manifestation, les 1, 14 et 15 décembre 2022, au Mali, au siège de Guidimakha Danka à Kayes. La rencontre, faut-il le rappeler, était audacieusement intitulée : Conférence sur la crise sociopolitique de la société Soninké.
Et dans le premier paragraphe de cette correspondance pouvait-on lire : « La conférence abordera les défis les plus importants auxquels la société Soninké est confrontée, de la crise socio-politique, les conflits internes et les provocations systématiques entre les individus jusqu’à ce que le sang soit versé et que des centaines soient déplacées de leurs maisons et de leurs villages » .
Au lendemain des crimes d’esclaves dans la région de Kayes, dans un contexte explosif, Soukeyna avait fait le déplacement pour présenter ses condoléances aux familles des victimes.
Ce parcours héroïque mérite d’être connu, et doit inspirer chacun d’entre nous. Qu’il est agréable, facile et inspirant de parler d’un titre mérité !
Célébration de la 1ère édition de la Journée mondiale de la langue Soninké sous le patronage de son Excellence Adama BARROW, Président de la République de Gambie, se tiendra le 25 septembre au siège de l’UNESCO à Paris. Le thème retenu pour cette célébration est « Le Soninké à l’ère du numérique ».
La Présidence de cette journée est assurée par la délégation permanente de la République de Gambie.
L’événement a été officiellement acté lors de la 217e session du Conseil exécutif de l’UNESCO en octobre 2023, marquant un moment historique pour la langue soninké. Parlée par des milliers de personnes en Afrique de l’Ouest, la langue soninké devient ainsi la deuxième langue africaine à bénéficier d’une journée mondiale adoptée par l’UNESCO.
Les moments forts de la journée :
Cérémonie d’ouverture : Dès 9h, la journée commencera avec des déclarations institutionnelles de personnalités influentes, donnant le ton d’une journée de célébration et de réflexion.
Musique et Exposition : Plongée immédiate dans la culture soninké avec des performances musicales et le vernissage d’une exposition qui mettra en avant des photographies, des œuvres d’artisanat et des écrits d’auteurs soninkés. Une immersion sensorielle dans l’âme de la culture soninké.
Déjeuner animé au son du Djembé : Un déjeuner festif rythmé par des percussions de djembé, offrant un moment de convivialité et de partage autour des saveurs de la culture soninké.
Panels de discussions :
Panel 1 : Langue et culture soninké : Un débat sur l’importance de préserver et de promouvoir la langue et la culture soninké, tout en explorant les défis et opportunités de l’ère numérique.
Panel 2 : L’éducation en langue soninké : Discussions sur l’intégration de la langue soninké dans le système éducatif et les initiatives pour son développement.
Gala de clôture : La journée se terminera par un gala, célébrant la culture soninké à travers des performances artistiques, des discours inspirants et des moments de partage inoubliables.
Le 25 septembre, promet d’être une célébration mémorable et enrichissante, marquée par des échanges culturels, des découvertes, et une véritable immersion dans le patrimoine linguistique et culturel soninké.
● ÉVÈNEMENT : Journée internationale de la langue soninké 25 septembre 2024 – 10:00 am – 25 septembre 2024 – 9:30 pm Location : UNESCO Headquarters, Paris, France Rooms : Room II Arrangement type : In-Person Language(s) : Français Anglais
L’attaque spectaculaire (bipeurs et talkie-walkie explosés) que subit le hezbollah libanais ces derniers jours, nous montre la fragilité de certains milieux dans ce monde cybernétique. Si hier une certaine hégémonie technique a joué un rôle pour assoir la domination coloniale, aujourd’hui certaines nations disposent d’une haute technologie cybernétique pouvant leur permettre de déshabiller à distance un État dépendant et faiblard en technologie de pointe. À imaginer qu’on puisse faire exploser à distance tous les équipements informatiques militaires et civils d’un clic… et le bazar organisationnel et la panique générale qui vont en être provoqués. Un dénuement matériel propice à une autre domination…coloniale ou de grande dépendance. Il faut avoir les moyens matériels de sa souveraineté politique et militaire… sinon on se la joue avec moins d’arrogance.
Monsieur le Président de la République Mohamed Cheikh Ould Ghazwani, Mesdames et Messieurs les Ministres, Monsieur Le commissaire Des Droits de L’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile, Monsieur Le Directeur De L’Instance Nationale De La Lutte Contre La Traite Des Personnes Et Le Trafic Des Migrants, Mesdames et Messieurs des organisations Internationales, Mesdames et Messieurs Les Elus, Messieurs les présidents des associations, Messieurs les Membres de GANBANAXUN FEDDE MAURITANIE, Distingués invités, Mesdames et Messieurs,
Permettez-moi tout d’abord de vous remercier pour cette opportunité de vous adresser la parole aujourd’hui. C’est un honneur pour nous d’être réunis ici afin de discuter d’un sujet qui touche le cœur de notre société : l’esclavage et ses séquelles en Mauritanie. Ce fléau, bien que officiellement aboli, continue de hanter notre nation, laissant des traces profondes et douloureuses sur les individus et les communautés.
L’urgence d’un partenariat fort
Il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire de conjuguer nos efforts pour éradiquer définitivement l’esclavage et pour réparer les séquelles qui subsistent. Ce partenariat que nous souhaitons construire avec l’État mauritanien doit être basé sur une collaboration franche et déterminée, guidée par une volonté commune de justice sociale et de respect des droits humains.
Nous reconnaissons les efforts déjà entrepris par le gouvernement mauritanien pour criminaliser l’esclavage et soutenir les victimes. Toutefois, nous sommes tous
Conscients que des défis subsistent : les barrières culturelles, le manque de mise en œuvre effective des lois, et la nécessité de ressources pour accompagner les victimes dans leur réintégration.
Notre engagement pour un partenariat concret
En tant que partenaires, notre rôle sera d’accompagner l’État mauritanien dans la mise en œuvre de ses engagements en matière de lutte contre l’esclavage. Nous mettons à disposition notre expertise, nos ressources, et notre engagement total pour :
Renforcer les capacités institutionnelles : Nous travaillerons ensemble pour former et sensibiliser les acteurs clés, tels que les forces de l’ordre, les juges, et les responsables communautaires, afin d’assurer une application stricte des lois anti-esclavagistes.
Soutenir les initiatives de sensibilisation et d’éducation : La lutte contre l’esclavage commence par une prise de conscience. Nous voulons travailler aux côtés du gouvernement pour sensibiliser la population sur les droits humains, l’égalité et la dignité de chaque citoyen mauritanien, peu importe son origine.
Accompagner les victimes dans leur réintégration : Nous proposons de développer des programmes spécifiques pour soutenir les victimes de l’esclave à travers l’éducation, la formation professionnelle et l’autonomisation économique, afin qu’ils puissent reconstruire leur vie et s’intégrer pleinement dans la société.
Promouvoir la justice et l’égalité : Ensemble, nous devons garantir que chaque victime d’esclavage puisse accéder à la justice. Cela nécessite des procédures transparentes, accessibles et soutenues par une volonté politique forte pour punir les responsables et protéger les victimes.
Encourager la recherche et la collecte de données : Une meilleure compréhension de l’ampleur et des formes de l’esclavage est essentielle pour agir efficacement. En soutenant des études et des enquêtes, nous pourrons adapter nos interventions aux besoins réels des communautés affectées.
Un appel à l’action collective
Le chemin pour éradiquer l’esclavage est long et complexe, mais il n’est pas insurmontable. En combinant nos forces, en mutualisant nos compétences, et en agissant de manière concertée, nous pourrons changer le cours de l’histoire pour des milliers de Mauritaniens. Nous appelons aujourd’hui le gouvernement, les institutions étatiques, la société civile, et chaque citoyen à s’engager dans cette lutte commune.
L’esclavage n’a pas sa place dans notre société. En œuvrant ensemble, nous enverrons un message fort : celui d’une Mauritanie qui ne tolère plus l’injustice, qui respecte et valorise la dignité humaine, et qui aspire à un avenir où chacun peut vivre libre et égal.
Je vous remercie pour votre attention et pour votre engagement à nos côtés dans cette noble cause. Travaillons ensemble pour un avenir meilleur, pour une Mauritanie libérée des chaînes du passé.
Merci.
● Annexe : Photo-reportage
À noter la présence des représentants étatiques, plusieurs élus, cadres et acteurs de la société civile :
Sid Ahmed, Directeur Adjoint du Commissariat des droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux Relations avec la Société civile.
Ball Mohamed El Moustapha, Chef de service protection et Assistance aux victimes de la traite des personnes et le trafic des migrants.
Baliou Mamayary Coulibaly, conférencier et militant des droits humains
Tombé Hamara Camara, Député de ould yenge
Waly Boubou Diawara, vice-président du conseil régional de Guidimakha
Le Rénovateur Quotidien – Pour son premier baptême de feu le.chef du gouvernement était ce mercredi 4 septembre 2024 à l’hémicycle pour dérouler les grandes ambitions contenues dans la DPG du gouvernement, devant les députés à l’occasion de la rentrée parlementaire.
Dans son discours, le Premier Ministre a d’emblée campé les contours d’un programme assez ambitieux qui tient compte des acquis réalisés durant le premier quinquennat, des performances à renforcer ainsi que l’accélération des chantiers en cours et le lancement de nouvelles infrastructures de développement durable.
Après avoir passé en revue les réalisations phares durant le premier mandat du président Mohamed ould Cheikh El-Ghazouani le Premier ministre a contextualisé l’environnement économique , social , politique et institutionnel du pays tout en annonçant les défis qui attendent le nouveau gouvernement dans les domaines prioritaires:
Etat de droit dans toutes ses déclinaisons, répartitions équitable des richesses, système éducatif, services de base, lutte contre la corruption , promotion d’un état moderne dans le respect des valeurs morales et sociale ,ancrage de la culture démocratique, renforcement de l’unité nationale, sécurité et souveraineté nationale entre autres priorités que le premier ministre a évoquées dans son discours où se dégage une volonté de rattraper bien des retards accumulés pendant plusieurs décennies faute d’optimisation des richesses du pays, d’un système de gouvernance politique à la hauteur des défis multiples de la refondation d’un état de droit … autant de chantiers qui constituent des engagements forts du président Mohamed ould Cheikh El-Ghazouani qui se sont traduits en grande partie dans les faits, a martelé le PM.
Cependant, a-t-il souligné, « toutes ces grandes réalisations, visibles et palpables, n’ont pas occulté aux yeux de Son Excellence le Président de la République l’envergure des défis qui restent à relever, du fait de sa haute ambition pour le pays, de sa conscience de l’ampleur des aspirations légitimes de notre peuple, de sa connaissance de notre relation très récente, en tant que société, avec l’État moderne, de sa profonde compréhension des défis complexes et interdépendants imposés par l’environnement mondial et régional au niveau sécuritaire, géopolitique, économique et environnemental, ainsi que de sa pleine compréhension des dysfonctionnements structurels profonds que nous avons accumulés sur des décennies. »
Et Moktar ould diay de préciser : que « Nous sommes un pays dont on dit souvent qu’ « il est riche par ses ressources naturelles. »
Cependant, on ne mentionne que rarement, dans le même temps, que la richesse des nations et des peuples se mesure par leur aptitude à exploiter de manière durable leurs ressources naturelles et leurs capacités créatives, bien plus que par l’abondance des ressources elles-mêmes.
Or nous ne pourrons améliorer notre capacité à exploiter nos ressources et nos énergies créatrices qu’en relevant les défis auxquels fait face notre pays, et que Son Excellence a ramené, dans son programme « Mon ambition pour la Patrie », à cinq défis principaux :
Le premier défi se rapporte au degré d’ancrage de l’État, des Institutions et à la Gouvernance.
Notre expérience récente de l’État moderne et les conditions entourant sa naissance chez nous ralentissent lourdement la transformation de nos mentalités et de nos comportements dans le sens d’une meilleure assimilation des exigences de l’État de droit et des institutions, en termes d’organisation et de procédures, particulièrement celles en rapport avec l’idée ancrée dans notre conscience collective, que l’État est une entité étrangère, ennemie, à laquelle il est permis légitimement et moralement de porter toutes les atteintes possibles.
Le second défi est lié à la faiblesse structurelle de notre économie.
À ce niveau, le principal problème pour notre pays réside dans le fait que nos parcours de croissance n’ont jamais atteint un niveau permettant un réel décollage économique. Cela est dû, notamment, aux insuffisances dans la diversification des sources de croissance, à la faiblesse des infrastructures de soutien, et au déficit criant dans la mise en valeur des secteurs où nous avons un avantage comparatif, ainsi que les insuffisances évidentes dans l’exploitation efficace des opportunités offertes par nos potentialités, la faiblesse structurelle de notre secteur privé dans son ensemble et la taille réduite de notre marché intérieur. Ces éléments constituent les obstacles majeurs à ce niveau.
Le troisième défi concerne nos ressources humaines.
À ce niveau le problème principal demeure la prédominance de mentalités et de comportements contraires à la culture du travail, à la valorisation des métiers dans leur diversité, et à la reconnaissance de l’honneur attaché au travail et aux travailleurs. Ces mentalités affaiblissent les volontés, délitent la force de l’engagement et inhibent les énergies et les capacités créatives.
Le quatrième défi est celui de la consolidation de notre unité et notre cohésion sociale. Nous sommes un peuple uni par une même foi religieuse intégrative, une histoire partagée un devenir commun et un avenir prometteur. Cependant, les mentalités rétrogrades, les stéréotypes erronés et les stratifications sociales sans fondement réel continuent à fragiliser cette cohésion sociale.
Ces néfastes résidus du passé se nourrissent de l’exacerbation du sectarisme et du tribalisme, des inégalités économiques flagrantes et de la précarité qui les accompagne. Ils sont également alimentés sociale.
Ces néfastes résidus du passé se nourrissent de l’exacerbation du sectarisme et du tribalisme, des inégalités économiques rageantes et de la précarité qui les accompagne. Ils sont également alimentés par une répartition inéquitable des richesses et des opportunités, affectant souvent les couches sociales historiquement victimes d’injustice et de marginalisation. Le cinquième défi, lui, est sécuritaire et géopolitique.
L’interconnexion entre les différents pays, du fait de la mondialisation, et la force par laquelle ils s’impactent les uns les autres, impose parfois aux pays, pris individuellement, des dé)s qui sont à la base internationaux ou régionaux.
Les effets dévastateurs de la violence, du terrorisme et des guerres qui sévissent au niveau international ont fortement impacté notre continent, en particulier la région du Sahel, qui a connu une forte propagation de l’extrémisme, de la violence et des groupes terroristes, compromettant les fondements de la sécurité et de la stabilité.
Bien que nous ayons pu préserver notre sécurité et notre stabilité dans cet environnement très perturbé, par la grâce d’Allah, l’efficacité de notre stratégie sécuritaire intégrée et multidimensionnelle et la vigilance de nos vaillantes forces armées et de sécurité, il reste, cependant, que le dé) persiste, le danger demeure et la vigilance est toujours requis.
Des vastes chantiers structurants
Dans la DPG, le Premier Ministre a égrené la liste de grands chantiers auxquels son gouvernement s’attèle à mettre en œuvre conformément aux priorités accordées par le Président de la République Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani parmi lesquels :
-Un État de droit et des institutions fortes, avec une bonne gouvernance moderne,
– Une économie performante, résiliente et éco-durable,
– Un capital humain bien formé et qualifié, en particulier chez les jeunes,
– Une unité nationale solide et une intégration sociale inclusive.
– Une sécurité et une stabilité bien assises, et un rôle international et régional efficace.
Il s’agit également d’engager de vastes réformes pour booster l’économie nationale pour accélérer la croissance, tout en maîtrisant l’inflation et en stabilisant les prix sur le marché national notamment le cours des importations. Le gouvernement veillera à améliorer le niveau de vie des populations tout en répondant aux attentes sociales.
Le développement des infrastructures de base est au menu de la déclaration de politique gouvernementale qui s’inscrit dans un vaste champ de promotion d’un développement durable. Le PM n’a pas manqué d’adosser les ambitions du gouvernement sur de stratégies et des actions qui faciliteront l’exécution d’un programme ambitieux à cours, moyen et long terme.
La Présidence de la République, communique que, par décret en date du lundi 26 août 2024, le Parlement est convoqué en session extraordinaire à compter du mercredi 4 septembre 2024.
Voici le texte intégral de ce décret :
‘’ LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ,
Sur Rapport du Premier Ministre,
VU, l’Article 53 de la Constitution.
DECRETE :
Article premier : Le Parlement est convoqué en session extraordinaire à compter du mercredi 04 septembre 2024.
Article 2 : L’ordre du jour de cette session comprendra :
1. La Présentation de la Déclaration de la Politique Générale du Gouvernement,
2. Projet de loi portant création du tribunal spécialisé de lutte contre l’esclavage, la traite des personnes et le trafic de migrants.
3. Projet de loi modifiant certaines dispositions de la loi numéro 65-046 du 23 février 1965 portant dispositions pénales relatives au régime de l’immigration.
4. Projet de loi portant code de l’hydrogène vert.
Article 3 : le Premier Ministre est chargé de l’exécution du présent décret qui sera publié suivant la procédure d’urgence au journal Officiel de la République Islamique de Mauritanie’’
Mounir Nasraoui, le père de Lamine Yamal, a été sévèrement agressé mercredi en Catalogne. Après s’être battu avec des habitants d’un immeuble devant lequel il promenait son chien, il a été poignardé sur un parking dans la soirée. Transporté à l’hôpital dans un état préoccupant, il serait désormais hors de danger.
Au lendemain de la violente agression dont il a été victime, les médias espagnols donnent des nouvelles rassurantes de Mounir Nasraoui ce jeudi matin. Le père de Lamine Yamal, la jeune star du Barça, serait désormais dans un état stable. Son pronostic vital n’est pas engagé. L’homme de 32 ans a été poignardé mercredi soir sur un parking de Mataro, une commune de Catalogne dans laquelle il réside, à une trentaine de kilomètres à l’est de Barcelone.
Il aurait reçu au moins un coup de couteau, peut-être plusieurs, selon certains médias. Mounir Nasraoui a été transporté dans un état préoccupant à l’hôpital Can Ruti de Badalona (à une vingtaine de kilomètres de Mataro), où il été admis en urgence. Mais son état se serait vite stabilisé après avoir reçu les premiers soins.
Une première rixe aurait éclaté alors qu’il promenait son chien
Selon les témoignages recueillis par la police, qui a rapidement quadrillé la zone avec huit véhicules, l’agression découlerait d’une bagarre qui aurait éclaté quelques heures plus tôt. Alors qu’il promenait son chien, le père de Lamine Yamal, originaire de Larache (au nord du Maroc), aurait été invectivé par des riverains. Ces derniers lui auraient notamment jeté de l’eau depuis un balcon. Le ton serait alors monté et une rixe aurait eu lieu entre Mounir Nasraoui et les habitants de l’immeuble en question.
Quelques heures plus tard, le père de Lamine Yamal, très populaire sur les réseaux depuis que son fils a crevé l’écran lors de l’Euro 2024 remporté par l’Espagne, aurait été pris par surprise sur le parking où il a été poignardé.
Trois hommes ont rapidement été arrêtés par la police locale pour « tentative de meurtre ». D’autres personnes pourraient être impliquées.
À l’occasion de la grande fête olympique en cours en France, les couleurs africaines ne brillent pas peut-être dans différentes épreuves sportives mais elles sont bien présentes dans cette petite francilienne. L’île-saint-denis abrite la Station Afrique, un espace faisant office de QG géant du continent. Ainsi, ce jour 7 août 2024, nous y avons effectué un bref crochet. On y observe plusieurs stands aux couleurs de différents pays, par exemple ; Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire, la RDC (La République démocratique du Congo) et d’autres. À noter l’absence d’un stand pour la Mauritanie, à l’intérieur les visuels de l’emblématique média français RFI très suivie sur le continent, occupent une large signalétique. Nous avons assisté à une riche conférence axée sur les secteurs de l’immobilier, du tourisme et de la bancarisation digitale en République démocratique du Congo. Un show musical congolais et ivoirien rythme l’ambiance intérieure de cet arrière-espace autour de ces XXXIII ème jeux olympiques de l’ère moderne. Pour rappel, Paris fut la ville organisatrice des Jeux en 1924 avant de les accueillir cette année 2024…un siècle après.
Le ministre secrétaire général de la Présidence, M. Moulay Ould Mohamed Laghdaf, a annoncé, dans la nuit de lundi à mardi, au cours d’un point de presse à la Présidence, la formation du nouveau Gouvernement. Ce cabinet reflète la priorité accordée par le Président de la République à la jeunesse, à la formation professionnelle, à l’éducation et au développement local, selon le communiqué que voici :
« Suite à l’élection de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, pour un nouveau mandat, et à la démission subséquente du gouvernement conformément aux exigences de la Constitution, Son Excellence a nommé Mokhtar Ould Diay comme Premier ministre et l’a chargé de former un gouvernement intégré et harmonieux, dont les membres se distinguent par leur compétence, leur expérience et leur expertise, pour mettre en œuvre toutes les dispositions de son programme électoral, qui a été approuvé par la majorité du peuple mauritanien. La composition du gouvernement reflète la priorité accordée par le Président de la République à la jeunesse, à la formation professionnelle, à l’éducation et au développement local et traduit, dans sa structure, un souci évident de fluidité et d’efficacité du travail gouvernemental, y compris l’élargissement des mandats des secteurs, la fusion d’autres et la création de nouveaux départements, comme l’exige la mise en œuvre harmonieuse et efficace du programme électoral de Son Excellence le Président de la République. Son Excellence a nommé, sur proposition du Premier ministre, Messieurs et Mesdames dont les noms suivent :
● Ministre chargé du secrétariat général du gouvernement : Lam Al-Housseinou
● Ministre de la jeunesse, des sports et de la fonction publique : Mohamed Abdallahi Louly ● Ministre de la formation professionnelle, de l’artisanat et des métiers : Maalainine Ould Eyih
● Ministre de la justice : Mohamed Mahmoud Boya
● Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’extérieur Mohamed Salem Merzoug
● Ministre de la défense et des affaires des retraités et des fils de martyrs : Hanana Ould Sidi
● Ministre de l’intérieur, de la décentralisation et du développement local : Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine
● Ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel : Sidi Yahya Cheikhna Lemrabott
● Ministre de l’économie et des finances : Sid’Ahmed Bouh
● Ministre de l’éducation et de la réforme de l’enseignement : Houda Babah
● Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Yacoub Moine
● Ministre de la Santé : Abdallahi Wedih
● Ministre de la Fonction Publique et du Travail : Mohamed Ould Soueidatt
● Ministre de la transformation numérique et de la modernisation de l’administration : Ahmed Salem Ebode
● Ministre de l’énergie et du pétrole : Mohamed Ould Khaled
● Ministre des Mines et de l’Industrie : Thiam Tidjani.
● Ministre de la Pêche, des Infrastructures maritimes et portuaires : Fadhili Sidaty
● Ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire : Momme Beibate
● Ministre de l’élevage : Mokhtar Gaguih
● Ministre des domaines, des biens de l’Etat et de la réforme foncière : Mokhtar Ahmed Bousseif
● Ministre du commerce et du tourisme : Zeinebou Mint Ahmednah
● Ministre de la réforme foncière, de l’habitat et de l’urbanisme : Niang Mamadou
● Ministre de l’équipement et des transports : Ely El Veirik
● Ministre de l’hydraulique et de l’assainissement : Amal Mouloud
● Ministre de la culture, des arts, de la communication et des relations avec le Parlement : Houssein Ould Medou
● Ministre de l’enfance et de la famille : Safiha Ntahah
● Ministre de l’environnement et du développement durable : Massouda Baham
● Ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, de la promotion de la décentralisation et du développement local, chargé de la décentralisation et du développement local : Yacoub Salem Vall
● Ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget : Ankimour Kodero Harouna.
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