France – Islam | L’imam et professeur M. Bajrafil compte arrêter d’écrire sur les réseaux sociaux

Salam à vous chers amis, humains, quelles que soient vos confessions ou non confessions.

Je m’en vais, écrire sans notes, comme souvent, ce qui va sans doute être mon dernier écrit sur les réseaux sociaux, du moins en français, pour toujours ou pour au moins un petit moment – il ne faut jamais dire: fontaine, je ne boirai jamais de ton eau. Cela s’inscrit dans une démarche purement personnelle de me retirer des réseaux sociaux pour me concentrer sur ma vie personnelle et professionnelle, et continuer à produire autrement, par l’écriture essentiellement, mais pas seulement.

Comme beaucoup avant moi, chers amis, je n’ai pas la prétention d’avoir inventé l’eau chaude, j’ai dénoncé et dénonce encore le climat anxiogène – merci à, mon collègue et ami, Steven Duarte, pour le mot – dans lequel est plongée la France politico-médiatique, voire quelque peu intellectuelle, au sujet de la question de l’islam. Et ce, pour deux raisons essentielles. D’un côté, il y a l’absence de nuance – nourrissant, malgré elle, concomitamment le complotisme de certains musulmans et l’islamophobie de certains non-musulmans. Le résultat en est que certains politiques, qui ne sont pas l’état, c’est important de le noter, parce qu’en manque de projet, en viennent, consciemment ou inconsciemment, à, limite, criminaliser la pratique simple de l’islam, par des propos et des propositions psychédéliques. Et à les en croire, chose assez amusante, mais pas étonnante, le bon musulman est celui qui dit ne plus l’être, mais porte un prénom arabe.

De l’autre, on trouve une ignorance crasse volontaire de l’abécédaire de cet objet que l’on ne saurait voir, mais dont on parle à longueur de unes et de polémiques – du reste, malgré tout, certains continuent à dire qu’on ne peut pas parler d’islam. Une simple prétérition qui sert à vendre, mais pas à faire comprendre, à hystériser, mais pas à conscientiser.

Et dans, et en dépit de, tout cela, il faut que l’on puisse calmement et raisonnablement dire quelque chose – car nous ne sommes pas condamnés à nous faire la guerre, en France, ni dans le monde.

Chers amis,

Ce n’est pas honnête de la part de certains musulmans de refuser de reconnaître que certaines lectures de l’islam posent problème et nuisent sérieusement au vivre-ensemble, aussi bien dans les pays à majorité musulmane que dans ceux à majorité non-musulmane. Je me tue, et d’autres bien avant moi l’ont fait, à expliquer que l’on ne peut pas lire et vivre le monde d’aujourd’hui, en tant que musulman, avec les lunettes de gens qui ont vécu il y a des centaines d’années, fussent-ils les plus grands génies que le monde ait portés. Et ce, sous peine d’être schizophrènes ou de tomber dans la violence la plus terrible, comme nous l’a démontré fort malheureusement Daesh. Disons-nous les choses clairement: L’état islamique a appliqué l’islam selon le fiqh médiéval, stricto sensu. Pas selon le Coran, ni la sunna prophétique, en phase avec celui-ci. Précipiter les homosexuels des cimes des falaises et/ou des immeubles, c’est dedans; tuer l’apostat ou celui supposé comme tel, c’est le cas, avec une exception chez les hanafites, s’agissant de la femme, qui, parce que ne pouvant constituer un quelconque danger, n’a pas à être tuée; décapiter l’ennemi et traîner sa tête de ville en ville, ou le brûler vif ainsi que ses biens, c’est dans les incunables de notre fiqh médiéval et certaines traditions attribuées au Prophète. Même le salam, le bonjour, aux non-musulmans a fait l’objet des avis les plus inhumains.
Je me souviens, il y a plus d’une trentaine d’années, avoir appris un livre du mufti des shafiites de la Mecque et de Médine, en son temps, Ahmed Zaïn al-Dīn Dahlān, ennemi juré de la daawa dite wahhabite, soit dit en passant. Il portait sur les châtiments de celui qui ne fait pas régulièrement la prière. Que n’y a -t-on pas appris comme méchancetés réservées à celui qui ne fait pas la prière? On n’a pas le droit de s’asseoir à côté de lui, sa maison le maudit quand il la quitte et prie Dieu qu’il n’y retourne pas; sa nourriture demande à Dieu d’être la raison de sa mort, ses habits en font autant. Le livret s’intitulait Majmū ´at tashtamil ´alā arba ´ rasā’il!

Vous me direz, à raison, que nous ne sommes pas pour autant devenus des assassins. Je vous concéderais même qu’on s’asseyait copieusement aux côtés de gens qui ne faisaient pas la prière du tout. Cela dit, n’est-ce pas prédisposé à la violence, du moins aujourd’hui, que de continuer à enseigner pareilles choses, sans aucun regard critique ou à les traduire, sans préciser dans les préfaces ou notes en bas de pages que ce n’est pas cela l’islam, mais plutôt l’opinion ou la compréhension des auteurs, fille des réalités de leur temps et espace? Comment accuser d’être le suppôt de l’Occident, de la France ou de je ne sais quoi, celui/celle qui par jalousie pour sa religion et par amour pour l’humanité pointe du doigt ces inconséquences aujourd’hui? Comment continuer à dénoncer les terroristes tuant au nom de l’islam aujourd’hui dans le monde tout en continuant à sanctifier l’héritage fiqhique qu’ils mettent en application mieux que nous? Tuer l’apostat fait quasi consensus chez les 4 fuqahā des 4 écoles juridiques encore suivies aujourd’hui dans le monde – avec un débat sur celui qui a le droit d’appliquer la peine, comme celui qui ne fait pas la prière, celui/celle auprès de qui il a une dette de sang peut le tuer voire le manger en cas d’extrême famine. Allez voir al-Majmū ´ ou al-Rawdhat de l’imam al-Nawawi, auteur entre autres de Riyād al-Sālihīn, ou encore, la référence de l’école shafiite, son Minhāg. Cela y est décrit noir sur blanc! Il y a même pire! On y dit qu’on peut tuer et manger l’enfant non-musulman d’un ennemi de l’islam en cas d’extrême famine. Il ajoute: « Et cet avis est le plus probant »!
Je me rappellerai toute ma vie la fois où il y a quelques années j’ai enseigné à mes élèves cela et la stupeur que cela a provoquée chez eux.

Certains, bien que très pratiquants, ont commencé à insulter al-Nawāwi. J’ai dû leur rappeler que ce grand imam est, comme tout le monde, fils de son temps et qu’il ne fallait pas tout rejeter en bloc. Cela ne veut pas dire que ses déclarations étaient moins injustes hier qu’aujourd’hui. Seulement, l’épistémè qui était la sienne tolérait pareilles idées criminelles.

Et c’est là le second axe de mon propos, ainsi que sa fin. Aujourd’hui, une tendance chez nombre d’islamologues et d’apprentis réformistes, est de rejeter en bloc l’héritage, en s’en moquant. Ce qui est non seulement inaudible chez le croyant, mais aussi et surtout faux scientifiquement. À moins de changer carrément de religion et cesser de parler d’islam.
Je veux dire par là que l’islam, sans doute les autres religions aussi, dispose en son sein des outils nécessaires à son auto-régulation. Le recours à l’historico-critique et aux sciences humaines pour analyser tel ou tel phénomène religieux n’est pas moins islamique que le recours incontestable à la philosophie grecque des principologistes musulmans, comme al-Ghazzāli et son maître al-Guwaynī, pour ne citer que ceux-là, et ce quand bien même ils disent la combattre. Ne pas voir la logique aristotélicienne autant chez les principologistes musulmans que chez les mutakallīmūn, c’est l’ignorer ou faire preuve de mauvaise foi évidente.

Pourquoi il en irait autrement aujourd’hui? Nous n’avons besoin pas de rejeter tous les hadiths pour réformer la pensée musulmane, car ils existaient quand al-Aswamm et Ibn ´Ulayyat disaient que la vie d’une femme valait celle d’un homme, contre la quasi-totalité des jurisconsultes musulmans. On peut, comme nos deux comparses, parvenir à des résultats permettant aux musulmans de vivre leur foi tout en restant en phase avec les réalités de leurs temps, sans jeter l’ensemble du droit médiéval. Car au fond, c’est inversement raisonner comme les terroristes que de le juger à l’aune des réalités qui sont les nôtres aujourd’hui. Autrement dit, autant nous ne pouvons pas lire et vivre nos réalités à l’aide des lunettes des jurisconsultes médiévaux, autant nous ne pouvons pas les juger à l’aide de nos réalités. Or, c’est ce que font certains islamologues et apprentis réformistes.

Nous devons certes dédiviniser le fiqh et avec lui ses concepteurs. Mais, nous n’avons pas non plus à en faire l’autodafé. C’est une ligne de crête intellectuelle difficile à tenir aujourd’hui face notamment aux facebuqaha et autres islamologues qui par exemple étudient le Coran ou travaillent le halal, sans savoir déchiffrer une lettre arabe. C’est une supercherie intellectuelle que certains trouvent bon d’entretenir dans certains salons ou certains départements universitaires. Mais, ils savent très bien qu’ils ne seront jamais audibles auprès des croyants. Ce n’est pas, me dit-on, le but de l’islamologie que d’être comprise et partagée par le plus grand nombre. Continuons dans ce cas à parler entre nous, et/ou à écrire pour deux ou trois personnes dans le monde. On se fera plaisir intellectuellement, mais on restera dans nos tours d’ivoire à vie.

Quant aux musulmans, il nous faut sortir impérativement de la sacralisation du fiqh et de nos savants et pouvoir poser un regard critique dessus, sous peine de voir nos enfants et certains parmi nous abandonner l’islam. Il n’est plus possible de dire qu’une femme peut rester enceinte 4 ans – et je l’ai entendu il y a deux mois, dans une vidéo de l’ancien grand mufti d’Egypte. Il n’est plus possible non plus d’entendre des musulmans se poser la question de savoir si on peut ou non faire un don d’organe ou de sang à un non-musulman, c’est heureusement une infinie minorité, mais son existence suffit à faire peur. Venant surtout de gens ordinaires. Le chantier est énorme mais porte sur deux pans essentiellement: les libertés individuelles et le rapport à l’autre, avec qui je diverge sur quelque plan que ce soit. Là-dessus pour moi doit porter la réforme.

Des propos apparentés au Prophète nous ne devons retenir que ceux qui sont en phase avec l’esprit du Coran. Et pour cela, il y a dans l’héritage un ensemble d’outils suffisamment forts à activer. Seulement, on peut déplorer qu’ils n’aient pas été peu ou prou mis en exergue par leurs propres auteurs – nous situant constamment dans la dichotomie droit déclamatoire et droit exécutoire. En effet, al-Khatīb al-Baghdādi, n’a-t-il pas énumérer un nombre de choses par quoi on rejette un hadith à chaîne de transmission unitaire (ahād) dans son Faqīh wa l-mutaffaqih, comme al-Shirāz dans son Luma’, qui a fait un chapitre portant comme titre: Ce par quoi on rejette un hadith à chaîne de transmission unitaire.

Nous n’avons donc forcément besoin d’invoquer Bruckelman pour rejeter le hadith disant que Dieu ne fait entrer aucun musulman au paradis sans mettre en enfer à sa place un chrétien ou un juif. Et ce même s’il est dans l’authentique de Muslim. Le Prophète ne peut avoir dit cela car le Coran dit le contraire.

C’est là la démarche d’un croyant qui prend au sérieux ses sources, tout en étant critique; qui prend au sérieux l’héritage fiqhique sans en faire un Coran, car celui-ci ne parle pas, mais on le fait parler, comme dit l’imam Ali b. Abī Tālib.

Nous n’avons pour cela pas besoin de la déclaration tardive d’un religieux qui a pourtant combattu il y a peu l’idée même qu’on puisse critiquer l’héritage, prétextant que la misère du monde musulman était du fait exclusif des non-musulmans. Encore moins d’un dignitaire politique dont le pays a activement participé à la salafo-frérisation des esprits des musulmans du monde. Seulement de nos neurones et de notre bon sens.

Très humainement vôtre.
M. B

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur du 02/05/2021 – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=315253019956117&id=100044142653733

Mauritanie | « Mohamed Cheikh Ghazouani, rompre avec l’ancien système ou sombrer dans le chaos social » (Partis d’opposition)

Cesser de recycler les thuriféraires du régime de Mohamed Abdel Aziz ou annoncer une rupture totale avec l’ancien régime ! Tel est le dilemme que le président Ghazouani doit résoudre s’il veut instaurer un consensus national, promouvoir le changement, instaurer la justice sociale et combattre les prévaricateurs et tous ceux qui sont tentés de nuire à l’unité, à la sécurité et à la stabilité du pays. Tel est l’appel lancé par quatre partis de l’opposition au cours d’un conclave tenu dimanche 18 avril 2021.

Aux termes de près de deux années de gouvernance, le pouvoir de Ghazouani est miné par ce que d’aucuns appellent le retour aux pratiques malsaines des régimes précédents. Le constat sonne de plus en plus, de la part des organisations des droits de l’homme, du corps social et des partis politiques. Le marasme est arrivé au point que des voix jusque-là conciliantes ave l’esprit d’ouverture préconisé par le régime actuel sortent de leur réserve pour dénoncer le retour insidieux des manœuvriers des anciens systèmes.

C’est la sonnette d’alarme que quatre partis de l’opposition viennent de tirer aux termes d’un conclave qui s’est tenu dimanche 18 avril 2021 à Nouakchott. En effet, l’Union des Forces du Progrès (UFP), le Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), l’Union Nationale pour l’Alternance Démocratique (UNAD) et le parti SAWAB ont publié un communiqué dans lequel ils ont mis le Chef de l’Etat, Mohamed Cheikh Ghazouani en garde contre « le retour des prévaricateurs et des pratiques du pouvoir de l’ancien président Aziz ». Ils l’ont également invité à « se débarrasser de tous ceux qui ont été impliqués dans ces méthodes et pratiques dévastateurs, toujours en place, et dont les promoteurs bénéficient, à un rythme soutenu, d’un regain de confiance ».

La Mauritanie selon les dirigeants de l’opposition en question, a plus que besoin de consensus et de changement pour instaurer la justice sociale en combattant les prévaricateurs et tous ceux qui sont tentés de nuire à l’unité, à la sécurité et à la stabilité du pays.

Ils estiment que la Nation fait face à plusieurs défis qui peuvent le conduire devant deux scénarii, soit revenir à la case de départ par le jeu des thuriféraires de l’ancien régime tapis dans les rouages de l’Etat, soit sombrer dans le chaos et l’instabilité.

En toile de fond, la sortie récente à travers les colonnes de l’hebdomadaire Jeune Afrique de Mohamed Abdel Aziz, « visant à tromper l’opinion publique et falsifier les faits, en essayant de jouer le rôle du leader rédempteur ».

En conclusion, les partis cités plus haut ont exhorté le gouvernement à adopter de toute urgence, les règles de bonne gouvernance et de transparence dans la gestion des affaires publiques et à rechercher des solutions appropriées aux problèmes des citoyens.

Il faut rappeler que la scène sociale bouillonne face aux nombreuses manifestations de mécontentement et de ressentis exprimés par des fonctionnaires, des citoyens spoliés ou frappés d’injustice.

L’esclavage foncier revient ainsi avec force, avec les problèmes soulevés à Dar El Barka et à R’Kiz, mais aussi la sulfureuse affaire de Ouadane, les créanciers de Cheikh Ridha, la montée de la criminalité, le chômage endémique, la montée vertigineuse des prix et la chute inexorable des valeurs.

Cheikh Aidara

©️ Crédit source : https://aidara.mondoblog.org/2021/04/19/mohamed-cheikh-ghazouani-rompre-avec-lancien-systeme-ou-sombrer-dans-le-chaos-social/

Communiqué de presse de SOS Esclaves | Sur l’arrestation de ses militants à Atar

En marge de l’organisation d’un atelier de formation autour de l’assistance psychosociale des victimes au siège de SOS Esclaves à Atar, les autorités sécuritaires de la ville ont procédé à l’arrestation d’Aziza Mint Brahim (coordinatrice régionale de l’organisation), de Mohamed Ould Brahim (responsable régional de la communication) et de la victime Tarbe.
Nous, à SOS Esclaves tout en enregistrant et condamnant cet acte grave dont on ne connaît pas encore les raisons et qui vise à restreindre les libertés individuelles et collectives et à intimider nos activistes et nos militants, exprimons:
– Notre forte condamnation pour cet agissement arbitraire
– Notre demande aux autorités la libération immédiate des activistes et le respect des libertés individuelles et collectives garanties par la constitution et le droit international

Nouakchott, le 16/04/2021

Le Bureau Exécutif de SOS Esclaves

©️ Crédit source : http://www.lecalame.info/?q=node%2F11908

Mauritanie | Démenti formel à propos de mon admission au concours de l’ANARPAM, Par Cissé TRAORÉ

Suite à la diffusion des informations erronées sur les réseaux sociaux concernant mon admission au concours de l’ANARPAM (Agence Nationale des Recherches Géologiques et du Patrimoine Minier) pour occuper le poste de responsable du département de Gestion du Patrimoine Minier, je viens avec rigueur démentir les faits insinués à ce sujet.
En effet, une rumeur pour ne pas dire une information » a été partagée sur des réseaux sociaux et relayée par d’autres groupes sociaux, expliquant que mon admission a été effective grâce à l’intervention de Mr Amedi Camara. Je viens faire à ce sujet, un démenti formel. Il ne s’agit là que des allégations non fondées.
Le concours a été organisé avec rigueur et professionnalisme, mes compétences et mon expérience ont primé.
Contrairement à ce qui a été affirmé, sans vérification préalable, Mr Amedi Camara n’a pas fait d’intervention pour cette admission rendue effective qu’à la suite de l’organisation d’un concours et sur la base des compétences exigées.
Je rappelle que le concours a été organisé par un bureau étranger et que tout au long du processus, nous n‘avons eu en aucun moment affaire ou contact avec l’ANARPAM. Et, étant donné que j’étais sur le terrain depuis 6 mois à Tmeimichatt, une zone à peine couverte par le réseau, je n’ai eu, en aucun moment lors de l’organisation de ce concours, des contacts avec qui que ce soit.

Cissé Sadio Traoré

©️ Crédit source : http://linformation.net/node/3885

𝗔𝗯𝗱𝗼𝘂𝗹𝗮𝘆𝗲 𝗦𝗮𝗿𝗿: « aux hommes du verbe d’être au service de la fraternité en Mauritanie »

Dans son discours d’ouverture à la deuxième saison de la Fraternité, le secrétaire général, l’Imam Abdoulaye Sarr de l’association Mains de la Fraternité a appelé « les maîtres du verbe à savoir les journalistes, les blogueurs, les poètes et autres influenceurs à aider de porter le message de la Fraternité » . Selon lui, les porteurs de voix doivent être investis pour la consécration de l’esprit de la Fraternité en Mauritanie.

Il a ajouté que sans leur contribution il est difficile d’atteindre des publics larges. Selon Sarr, cette saison sera marquée par ateliers de réflexion sur d’égalité et la citoyenneté.

Il a indiqué que ces deux jours seront marquées par la présentation de la vision de la Fraternité de leur association. Il s’est engagé de proposer aux Mauritaniens « une école ouverte à tous pour l’ancrage réelle du principe de la Fraternité »

La rédaction

©️ Crédit source : https://www.facebook.com/1418382215085282/posts/2866150496975106/

Grand Entretien du Blog | En exclusivité avec la Journaliste Mariya Ladji Traoré

Ci-dessous l’entretien avec une dame connue dans l’arène médiatique en Mauritanie. Institutrice de formation, Mme Traoré Mariya a été également technicienne à la Radio Mauritanie et y occupe depuis 2006 un poste au département de l’information . La native de Nouakchott âgée de 38 ans aujourd’hui, est active dans différents secteurs comme la Santé, les médias, le syndicalisme, droits de femmes et d’autres. Elle est la présidente de l’antenne Mauritanie de l’UPF (Union internationale de la Presse Francophone). La fille du doyen Ladji Traoré (député et une voix historique dans l’engagement pour les droits humains en RIM), assure être parmi les initiateurs de la création de l’UPF Mauritanie qui connait certains soubresauts autour de sa direction depuis quelques temps.

Question 1 : Bonjour, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs, parcours et activités sociales et professionnelles ?

Mariya Ladji Traoré  : Je m’appelle Mariya Ladji Traoré, connue aussi sous le nom de Feinda Traoré, dont j’ai signé avec mes tout premiers articles dans le journal la Tribune. 

Je suis enseignante sortante de l’ENI de Nouakchott. J’ai fait ma formation comme institutrice et suivi en même temps un stage de formation comme  technicienne à la radio nationale. Après deux ans d’arrêt forcé à cause des classes , je suis revenue à Radio Mauritanie en fin 2006 pour rejoindre le département de l’information jusqu’à nos jours et j’ai aussi intégré la presse écrite en 2007 au sein de l’hebdomadaire La Tribune qui paraît actuellement de temps en temps. Je fus secrétaire générale adjoint au syndicat des journalistes mauritaniens (SJM), chargé de la presse privée francophone de 2014 à 2017, entre temps j’ai mis en place un bureau provisoire de L’UPF MAURITANIE grâce à des confrères de la presse publique, privée et des camarades du syndicat des journalistes mauritaniens. Après une première embrouille au sein du bureau exécutif provisoire juste après les assises internationales de l’UPF  à Conakry en novembre 2017 . Une mise au point a été faite et une assemblée générale constituante a été organisée en février 2018 au musée national pour élire le bureau exécutif de la section mauritanienne de l’Union de la presse francophone  , que je dirige depuis lors. Dans le cadre syndicale, bien avant le SJM, j’ai été à la confédération libre des travailleurs de Mauritanie (CLTM) comme membre du bureau exécutif du SNEP (Syndicat National de l’enseignement public ) que j’ai dirigé quelques années après comme secrétaire générale jusqu’en 2019 . J’ai été membre du groupe Stop Vedan Mauritanie initié par l’association AFCF, présidé par la grande militante des droits de l’homme madame Aminetou mint El Moctar, dans le cadre du projet financé par l’institut Panos « briser le silence, lever les tabous, parler des violences basées sur le genre » (VBG).

Je suis actuellement, chargée de communication de l’association Mieux vivre avec le cancer gynécologique en Mauritanie (AMVCG) dirigé par Madame Aissa Fall, syndicaliste, militante des droits de l’homme, chargée de la sensibilisation et de la santé au niveau de SOS-esclave, sage femme et professeur adjoint technique de la santé. Membre du réseau de lutte contre l’extrémisme violent initié par le mouvement citoyen « Mauritanie d’abord Citoyen modèle » . Actuellement , je suis chargée de la programmation et de la formation dans le réseau des journalistes amis de l’OMVS RJAO. Également 2ème Vice-présidente chargée de la presse francophone à L’UNION des Femmes des Médias de Mauritanie. Membre aussi du groupe des journalistes de l’éducation pour la santé.

Question 2 : Quelles sont vos analyses sur l’environnement médiatique (public et privé) en Mauritanie actuellement ?

MLT : Pour moi , le paysage médiatique mauritanien est sur le point de connaître de très grandes réformes pour ne pas dire une refondation aussi bien sur le professionnel que sur le plan des textes qui régissent la profession. Après la remise du rapport de la haute commission de réforme du secteur de la presse qui avait été nommée par le président de la République Monsieur Mohamed ould Cheikh Ghazouani, la nomination des journalistes issus de la presse privée à la tête d’institutions telles que la Haute Autorité de la presse et de l’Audiovisuel (HAPA), l’agence Mauritanienne d’informations (AMI), Radio Mauritanie S.A, Télévision nationale El Mouritania.

Bien que le problème de la presse publique diffère de celle de la presse privée ou indépendante comme la nomment certains. 

1. La presse publique: Elle souffre plus du problème des pigistes qui ne cessent d’augmenter machaAllah sans espoir d’être embauchés ou d’avoir des contrats, bref avoir un emploi décent qui puisse sortir les jeunes et vieux journalistes de la précarité et assurer aux femmes un congé de maternité comme les femmes d’autres secteurs. Des augmentations de salaires et aussi la révision du statut de certaines institutions. 

2 . La presse privée, elle c’est la précarité alarmante, le manque d’institutions de presse au vrai sens du terme , faibles moyens et revenus (le métier ne nourrit pas son homme), le manque de publicité ou de contrat d’abonnement bien que ces dernières années, la presse privée à bénéficié de subvention octroyée par la caisse d’aide à la presse privée et des subventions de la part du ministère de tutelle dans le cadre de la collaboration du département en charge de la communication avec les associations et regroupements de la presse.

Question 3 : Ces derniers temps, l’UPF Mauritanie, l’aile Pays de l’Union internationale de la Presse Francophone aurait connu quelques remous autour de sa direction, que pouvez-vous nous en dire?

MLT : La section mauritanienne de l’Union de la presse francophone (UPF Mauritanie) connaît ces temps ci un grand mouvement de déstabilisation de la section au niveau national qui a suscité des prises de position claires et partisanes au sein de l’international sans le strict respect des textes. Ces textes régissant cette grande Organisation internationale qui a pu ces dernières années retrouvé une bonne réputation et une place respectable au niveau de ses partenaires. Une campagne acharnée contre ma personne sur base d’une plainte qui est constituée de fausses accusations et des mensonges flagrants de deux membres du bureau exécutif qui est constitué de 8 personnes. Bref je ne pourrais en dire plus car selon l’évolution de cette plainte diffamatoire, le dossier pourrait être porté à la justice et au plan international à la FIJ. De toute façon pourquoi se presser car en février prochain, je finis mon mandat et qui est renouvelable deux fois selon l’assemblée générale extraordinaire de 2019 à Yaounde au Cameroun. 

Question 4 : De par votre père le doyen et l’honorable député Ladji Traoré, vous avez des attaches dans la communauté soninké, avez-vous des commentaires à faire sur la persistance des séquelles esclavagistes et l’engagement abolitionniste enclenché en cours ?

MLT : En effet comme vous l’avez signalé, j’ai des attaches dans la communauté soninke du côté de mon père. Moi j’étais plutôt impliqué dans le milieu culturel que autres choses car je suis de la 2ème génération de la troupe artistique Yillenkare jusqu’en 1999. Le mouvement abolitionniste esclavagiste qui est en cours est une bonne chose car les plus hautes autorités de l’État sont pour l’abolition des pratiques esclavagiste et de ses séquelles dont la première cause est la pauvreté, les litiges fonciers et nos sociétés (maures, peuls, soninke wolof) qui sont fondées sur des bases inégalitaires, voire castées. Le mouvement abolitionniste violent et passionné doit revoir sa méthodologie pour atteindre son objectif.  Travailler sur le court et long terme car , il s’agit de changement de mentalités pour éradiquer la stigmatisation des victimes d’esclavage par descendance. Sortir les personnes qui présentent encore les séquelles de l’esclavage de la pauvreté, permettre à leurs enfants d’aller à l’école en les enrolant et leur procurent des documents d’état civil, seule garantie d’avoir un avenir. Mettre en place des moyens de financement, de formation, d’accompagnement et de suivi des femmes victimes d’esclavage ou de séquelles d’esclavage, car la violence aveugle ne règle rien. Sans le changement de mentalités et des mesures d’accompagnement adéquates aussi bien sur le plan juridique, économique et social , la lutte contre ce phénomène vile et inhumain est voué à l’échec. Il faut le reconnaître le problème de l’esclavage en Mauritanie est la source de beaucoup de contradictions , source d’enrichissement pour certains, de cause noble et droits de l’homme pour d’autres, de justice pour les victimes et d’ascenseur pour les opportunistes. Comme disent les soninke, il faut taper le tam-tam au milieu : acceptons de définir l’esclavage tel qu’il est pratiqué ou ses séquelles, ensuite main dans la main briser les tabous et éradiquer ce phénomène une bonne fois pour toutes .

Merci. 

Mariya Ladji Traoré, dite feinda Ladji.

5 avril 2021

Propros recueillis par KS pour le BLOG

Aïta MAGASSA , l’entrepreneure immobilière qui vous aide à investir en Afrique en toute sécurité !

Aïta MAGASSA est une jeune entrepreneure de 36 ans originaire de la Mauritanie. Mariée et mère de 4 enfants, elle habite à Cergy (95). Suite à un constat personnel, elle a décidé de mettre à profit ses 12 années d’expérience dans la gestion immobilière pour fonder Nawali, une agence immobilière destinée aux africains de la diaspora qui souhaitent acheter en Afrique. Après l’obtention de son Baccalauréat secrétariat, elle a effectué un BTS PME-PMI en alternance. Pendant ces 2 années, elle occupa un poste d’assistante de gestion des logements sociaux. C’est le moment où elle découvre le domaine de l’immobilier qui deviendra ensuite une passion. Aujourd’hui, elle cumule 13 années d’expérience dans la gestion immobilière.

C’est en 1995 que Aïta se rend pour la première fois dans son pays d’origine, la Mauritanie. À l’époque, son père évoquait souvent un rêve qui lui tenait à cœur : construire une maison dans son pays natal. Mais n’étant pas sur place pour suivre l’évolution, il a été malheureusement victime de plusieurs arnaques. Mais il est resté déterminé et a pu réaliser son rêve. Inspirée par lui, Aïta rêvait aussi d’avoir son patrimoine immobilier. Mais elle s’est vite rendue compte qu’en raison des intérêts bancaires, ce désir ne pouvait se concrétiser en France. Après plusieurs voyages en Afrique et la naissance de ses enfants, elle a compris qu’elle devait suivre les pas de son père et investir dans son continent d’origine.

Sa volonté principale était de laisser un héritage à ses 4 garçons. Ainsi, il y a environ 5 ans, c’est avec la tête pleine d’étoiles qu’elle se rend en Mauritanie avec sa famille pour des vacances mais surtout pour concrétiser ce rêve d’enfant. Malheureusement, au fur et à mesure qu’elle visitait les agences et rencontrait des gens du milieu, la joie fait rapidement place à la déception et elle se résout à rentrer en France bredouille. Dès son arrivée en France, Aïta questionne son entourage et effectue un sondage sur les réseaux sociaux. Face aux retours d’expériences ratées de son entourage et des personnes interrogées en matière d’achat immobilier en Afrique, ainsi qu’à l’inexistence d’agences immobilières pour la diaspora, elle prit la décision d’en faire son combat. C’est ainsi que l’agence Nawali voit le jour en janvier 2018 avec pour objectif d’être la référence pour les investisseurs de la diaspora au Sénégal, au Mali, en Mauritanie et en Gambie. Son principal but est de permettre à la diaspora de pouvoir investir en toute sécurité.

Avec ses 2 000€ d’économies, elle a commencé par la vente de terrains en nouant des partenariats avec des personnes qui étaient directement sur place, en Afrique, qui procédaient aux vérifications et contrôles nécessaires, toujours dans le but de prôner la sécurité. Pour donner suite à l’engouement et à la demande dont elle faisait face, elle a eu l’idée de mettre en place des systèmes de financements plus souples : des tontines immobilières avec des paiements étalés sur plusieurs mois pour faciliter les acquisitions à ses clients. La troisième activité qu’elle souhaitait mettre en place est la construction de maisons. Lors du confinement, en mars 2020, elle a découvert la BTC (Brique de Terre Crue) et depuis propose la construction écologique, qui colle parfaitement avec son état d’esprit. En effet, la BTC est un excellent isolant thermique qui ne favorise pas l’apparition de moisissures et la décondensation dans le logement. Il s’agit aussi d’un matériau recyclable qui peut absorber l’humidité.

« Aujourd’hui NAWALI est bien plus qu’une agence immobilière : c’est un engagement car nous prônons la récupération de nos terres par le biais de l’investissement sûr. Je pense qu’il est important de lutter contre l’accaparement de nos terres qui a longtemps perduré et qui nous empêche une émancipation complète du continent. » conclut Aïta. .

CONTACTS : +33 1 76 54 76 92 (France) +221 78 601 75 97 (Sénégal)

ADRESSES : Siège social Sénégal (Dakar) :               8 Villa Cité Fidak proche immeuble Uno               Liberté 6 Sud Foire Bureaux

France (uniquement sur RDV) :               12 rue des Chauffours               95 000 Cergy

SITE WEB : www.nawali-group.com

©️ Crédit source : https://askan.co/2021/04/aita-magassa-lentrepreneure-immobiliere-qui-vous-aide-a-investir-en-afrique-en-toute-securite/

Nouakchot 29-03-2021 | Une visite de mobilisation du député BDA sur la question de l’état civil

Ce lundi 29 mars 2021, le leader abolitionniste et député mauritanien Biram Dah Abeid a effectué visite publique dans un centre d’état civil à Teyaret (Quartier de Nouakchot) . Le président des Réseaux IRA-Mauritanie s’est entretenu avec le public et a relevé comme il y a quelques jours les dysfonctionnements inadmissibles qui freinent l’accès aux documents d’état civil pour d’innombrables mauritaniens. Une situation apatridie qui cause divers problèmes graves aux citoyens et leurs droits fondamentaux (Éducation des enfants, blocage aux soins, l’impossibilité de voyage, bannissement administratif et d’autres)

• Ci-dessus un extrait de sa prise de parole devant les médias.

©️ KS pour le BLOG

RMI-INFO.COM DIFFUSERA DESORMAIS DES CAMPAGNES PUBLICITAIRES

RMI-info.com est un média social créé en 2014 à Paris, par de jeunes mauritaniens de la diaspora. Informer et fédérer les mauritaniens et les mauritanophiles des quatre coins du monde tel est le créneau du média, d’où son slogan « La Mauritanie et ses Diasporas ».

Politique, économie, culture, technologie, sciences, média, diverses thématiques sont traitées à travers les émissions et les articles de presse du site internet RMI-info.com.

Une dizaine d’émissions existent aujourd’hui : Regards d’Ailleurs, Impacts Positifs, RIMes Croisées, Les entretiens de RMI, Zoom Entreprise et Actu des Réseaux Sociaux, Face à l’Actu, l’Heure des Questions, Parcours… Ces émissions (souvent en direct) sont suivies sur les réseaux sociaux par plus de 60 000 personnes et sont re-visionnables sur le site internet RMI-info.com. 

• DIFFUSION MAIS AUSSI ACCOMPAGNEMENT DANS LA CRÉATION ET LA RÉALISATION DES PUBLICITÉS 

Désormais RMI-info accompagne toutes formes de structures dans leurs campagnes publicitaires et la mise en avant de leur marque et produits, Il s’agit d’un accompagnement non seulement dans la stratégie de diffusion mais également dans la création ou la réalisation de la publicité pour les structures qui en ont le besoin.

©️ Crédit source: RMI-INFO.COM

LA MAURITANIE CONTRE LE RACISME ET LES DISCRIMINATIONS POUR LE 21 MARS

La Mauritanie a l’honneur de célébrer la mémoire de Thierno Souleymane Ball, dans le cadre de la lutte contre l’esclavage, le racisme et les discriminations. C’est une initiative de la Fédération nationale de la Maison des potes à l’occasion de la célébration du 21 Mars, journée internationale de la lutte contre le racisme.
La Fédération Nationale des Maisons des potes célèbre annuellement cet évènement, à travers ses différentes antennes, dans toute la France. Par l’universalité des luttes anti-racistes et anti-esclavagistes, elle mène une lutte acharnée qui la met en lien avec tous les pays du monde qui sont touchés par le racisme, l’esclavage et la ségrégation. C’est dans ce cadre que, pour cette édition, il a été décidé de se tourner vers la Mauritanie pour évoquer les luttes anti-racistes et anti-esclavagiste dans le pays, en choisissant une figure historique et emblématique qui a lutté contre l’esclavage, le racisme et les inégalités. Ce choix s’est porté naturellement sur la personne de Thierno Souleymane Ball, père de la révolution du Futaa. Il lutta, sa vie durant, contre les pratiques esclavagistes de l’époque, les injustices et les inégalités qui sévissaient dans le Fouta. C’est pour connaître l’apport de Thierno Souleymane Ball sur les questions relatives à l’esclavage que la Maison des potes s’est tournée vers son œuvre.


Lors de cette journée, il est prévu d’organiser une visioconférence à 20h00 (Paris) 21h00 (Nouakchott) avec de brillants intervenants mauritaniens dont Ba Bocar qui va aborder la thématique des luttes anti-racistes en Mauritanie et le professeur Sow Abdoulaye qui va se pencher sur l’universalité de la pensée de Thierno Souleymane Ball. Cette conférence sera diffusée en direct sur RMI-info.com

DIA Abdoulaye
Médiateur à la Fédération Nationale des Maisons des Potes
16 Square Dunois 75013 PARIS
Téléphone: 0753891514

©️ Crédit source: http://rmi-info.com/la-mauritanie-contre-le-racisme-et-les-discriminations-pour-le-21-mars/