✓Le Grand Entretien du BLOG | Avec Mr Mahamadou Marega (Étudiant à L’UCAD)

– Nous vous présentons l’interview accordée par un frère soninké de Golmy au Sénégal. Âgé de 33 ans, Monsieur Mahamadou Marega, étudiant à L’UCAD – Dakar, est déjà titulaire d’une licence en Études Arabes (option Pensée Islamique). Il s’exprime souvent à travers de posts FB pleins de sagesse et d’inspiration intellectuelle. Nous lui souhaitons une paisible continuation dans l’ensemble de ses projets. Nos vifs remerciements pour sa disponibilité en répondant à notre sollicitation.

Lire ci-dessous ses éléments de réponse à nos questions.

Question 1 : Bonjour Monsieur Muhammad Marega , pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Mahamadou Marega :
Je m’appelle Mahamadou Marega.
Je suis étudiant, à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Et je suis titulaire d’une licence en études arabes (option pensée islamique).


Question 2 : En tant que jeune africain universitaire , êtes-vous engagé dans une Cause (politique, associative, culturelle ou sociale) d’intérêt général ? Si oui dans quel cadre et avec quels moyens pour atteindre vos objectifs ?

• MM : Pour le moment, je ne suis membre de façon active dans aucune association à caractère politique, social, culturel ou humanitaire. Même s’il y a des associations avec qui, je suis en phase sur le plan idéologique et que je défend de façon sympathique.

Question 3 : Ces dernières années la communauté soninké connaît des soubresauts sociaux autour de la problématique de l’esclavage par ascendance, quelle analyse faites-vous de la situation ? Vos commentaires sur la dynamique abolitionniste transnationale en cours portée par le mouvement Gambanaaxu Fedde..?

MM : effectivement, la société sooninké traverse des grands problèmes d’ordre sociétal, politique et économique. Et la problématique de l’esclavage par ascendance fait partie de ces problèmes-là, il faut le reconnaître. Par ce que pour résoudre un problème ça commence d’abord par reconnaître son existence. Le nier, c’est le condamner à se développer et à se complexifier. Bref, notre société est conservatrice et inégalitaire, et il y a beaucoup de paradigmes qui ne conviennent plus à notre époque. L’esclavage par ascendance est l’une des tares congénitales de notre société. Nous devons y faire face pour l’éradiquer par tous les moyens possibles. En ce qui concerne le mouvement Gambanaaxu Fedde, je pense que franchement parler, c’est un mouvement avant-gardiste et humaniste de par sa philosophie qui prône l’égalité et la justice sociale. Cela dit, un tel mouvement doit être soutenu, parce qu’il y va de l’avancée de notre société.

Question 4 : Quelles pistes de solutions pensez-vous nécessaires pour débloquer les régimes d’organisation coutumière dans certaines sociétés ouest-africaines figées dans des hiérarchies sociales datant d’une époque lointaine (par exemple le cas soninké) ?

MM : comme je l’ai dit plus haut, la société conservatrice qui obéit à une stratification socioprofessionnelle qui, répondait autrefois à des besoins sociétaux, mais force est de reconnaître que le système d’organisation sociale et coutumière n’a plus sa raison d’être. Car, il constitue un véritable obstacle au développement du Soninkara. D’où la nécessité de mener un combat aussi intellectuel que pratique en vue de le changer.


Question 5 : Votre pays, le Sénégal a connu certains mouvements contestataires et d’autres qui y couvent liés à la vie politique, qu’est-ce qui perturbe réellement la démocratie sénégalaise connue comme relativement sereine en comparaison à d’autres pays voisins historiquement ?

MM : Il y a deux points, à mon humble avis, qui perturbent et empêchent la démocratie sénégalaise de jouer pleinement son rôle : le fait que la justice n’est pas indépendante, puisque sans une justice indépendante devant laquelle tous les citoyens sont égaux et justiciables, et d’autre part, le manque d’équité social en matière de redistribution de richesses. Ce qui crée une frustration chez beaucoup de gens, notamment, les jeunes qui n’ont plus des perspectives d’avenir et les événements du 23 Mars en ce sens sont une preuve éclatante.


Question 6 : Le fait culturel, politique et social autour de la Religion dans nos communautés et nos pays, constitue une donnée importante, complexe et à la fois sensible, quelle lecture globale faites-vous de cette situation ?

MM : Mon avis, le fait culturel et le fait religieux sont indissociables puisque la culture est le réceptacle de la religion, mais cela ne veut pas dire que la religion doit être complètement moulée dans le fait culturel. Seulement, avoir l’intelligence de lire le corpus religieux sous la lumière de nos réalités socioculturelles, faute de quoi il y aura toujours des tensions ou des incompréhensions qui peuvent empêcher la religion de jouer pleinement son rôle à la fois éducatif et spirituel.

-Fin

Entretien réalisé par KS pour le BLOG

✓Le Grand Entretien du BLOG | Avec la sociologue et militante Dieynaba NDIOM

À la fin de cette année 2021, la rubrique Le Grand Entretien du Blog (le GEB) reçoit l’interview d’une dynamique militante mauritanienne, Madame Dieynaba NDIOM. Engagée féministe et membre active du parti FPC (Forces Progressistes du Changement) de Samba Thiam, la sociologue a répondu favorablement à notre sollicitation d’entretien. Nos vifs remerciements à son endroit. Retrouvez ci-dessous le contenu de cet entretien.

✓Question 1 : Bonjour Madame Dieynaba N’diom, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Dieynaba NDIOM : Je m’appelle Dieynaba NDIOM, Féministe, Femme politique et Sociologue de formation.


✓Question 2 : Quels sont vos engagements militants (associatifs et politiques) en Mauritanie ?

• DN : Je suis engagée dans deux associations mauritaniennes :
Voix des Femmes, qui est un collectif de jeunes féministes mauritaniennes
Initiative pour la Santé de le Reproduction, qui est une association qui travaille sur toutes les questions liées à la santé de la reproduction, comme son nom l’indique.
Sur le plan politique, je suis engagée au sein du parti FPC (Forces Progressistes du Changement), dont je dirige la fédération de Nouakchott.

✓Question 3 : En étant une femme engagée publiquement, rencontrez-vous des écueils sociaux et discriminants liés au genre? Et également quelle analyse faites-vous autour de la condition féminine en Mauritanie aujourd’hui en 2021 ?

DN : Pas spécialement dans les organisations où j’évolue, cependant les organisations associatives comme politiques sont à l’image de notre société, toutes les pesanteurs socioculturelles y sont palpables. Les conditions des femmes en Mauritanie sont de plus en plus difficiles sur quasiment tous les plans : Niveau juridique, toujours pas de loi sur les violences que subissent les femmes, dans le milieu familial, professionnel, dans l’espace public etc. Niveau politique, avec l’actuel régime ; c’est plutôt la régression sur le nombre de femmes dans les postes de responsabilité. Niveau social, nous sommes restés cette société très conservatrice avec un système social très hiérarchisant et discriminatoire, d’où les relations de pouvoirs sont omniprésentes.

✓Question 4 : Ce 28 novembre 2021, jour du 61ème anniversaire de l’indépendance nationale, une manifestation a été réprimée dans la ville de Bababé, pouvez-vous nous donner quelques éclaircissements sur ces événements en tant que militante politique ?


• DN : Comme chaque 28 novembre, depuis 30 ans actuellement, une partie de la Mauritanie demande justice sur les crimes commis, c’est également l’occasion de revenir sur tous les épisodes sombres de la Mauritanie à l’égard de sa composante noire, qui continue d’ailleurs de plus belle sous d’autres formes. Ainsi, différents événements (sit-in ; marche ; conférence de presse…) se font chaque 28 novembre à Nouakchott et/ou à l’intérieur du pays. Cette année à Bababé s’est tenue une manifestation, comme les années précédentes, mais violemment réprimée. Plusieurs jeunes blessés, ce qui a valu leur évacuation sur Dakar pour des soins. La lecture que j’en fais, connaissant bien ces jeunes, le pouvoir n’a fait que renforcer leur détermination. La répression atteint rarement les esprits déjà éclairés.

✓Question 5 : En Mauritanie, les problématiques liées à l’esclavage font partie de l’actualité d’une manière sporadique, selon vous pourquoi arrive-t-on pas à éradiquer ce phénomène pour de bon ?

DN : Comme je disais plus haut, notre société est conservatrice et surtout très discriminatoire. Nous avons beaucoup de tares, beaucoup de soi-disant valeurs qui ne sied plus à notre époque. L’esclavage est l’une des pires pratiques qui existe dans notre société. Nous devons faire face à cette réalité et la combattre avec toutes nos forces, même si nous savons que des murs se dresseront, car entre les privilégiés de cette pratique et notre Etat si frêle, le chemin est encore très long.

✓Question 6 : Autour de ce même phénomène (l’esclavage ou ses conséquences sociétales) , historiquement un certain tabou couve en milieux negro-mauritaniens (hors haratines), réellement qu’en est-il dans la société Peul? Le construit culturel qui tient à une certaine hiérarchisation sociale ne constitue-t-il pas un écueil pour l’émergence d’une mobilisation militante d’envergure cohérente et transversale dans le champ revendicatif à l’échelle nationale?

DN : La société peul, comme les autres communautés est définie par une hiérarchisation sociale, qui même si jadis répondait à des métiers socio-professionnels, aujourd’hui n’a plus sa raison d’être et elle constitue un frein à ce que nous pouvons construire ensemble. L’intersectionnalité entre nos différents combats est notre seule issue vers une Mauritanie juste et fière de sa diversité.

Fin

~ 18 décembre 2021

Entretien réalisé par KS pour le BLOG

✓France/Justice | Diko Hanoune est relaxé par le tribunal de grande instance de Paris aujourd’hui 14 décembre 2021.

👇🏿 médias Vidéo :

Diko Hanoune est relaxé par le tribunal de grande instance de Paris aujourd’hui 14 décembre 2021, voila tout un symbole d’une justice indépendante. Les féodaux ont cru que tout est possible avec l’argent des caisses de villages, mais, ils ce sont violemment heurtés à l’indépendance de cette justice française et risquent fort de se moindre les doigts dans l’avenir.
 
Les abolitionnistes et leurs avocats remportent une victoire éclatante contre les esclavagistes Soninko en France et ailleurs. La tombée du verdict du procès en diffamation annonce la relaxe du grand militant Diko Hanoune selon Maitre Akesson son avocat.
 
Maitre Saïdou Larifou, président de l’ONG Waraba d’Afrique dira que « c’est la victoire du courage, la victoire du droit, la victoire citoyenne, c’est celle de Diko, c’est celle de tous ceux et celles qui sont ici et surtout aux pays qui luttent difficilement pour la dignité humaine….. Maitre Saïd Larifou annonce des poursuites ici en France contre ceux propagent la haine dans nos pays depuis la France…. »
 
Pour rappel, le nommé Boubacar Camara avait déposé plainte contre M. Diko Hanoune depuis en octobre 2018 devant la justice Française au nom d’un Moustapha Camara, qui se présente comme le président de Tounka Lémou Koffo, démocratia islamique et leurs interminables sites qui propagent la haine contre les abolitionnistes Ganbaaaxu Feddé dans les réseaux sociaux. Les féodaux Soninké ont voulu faire taire le porte-parole des sans voix, mais, c’est loupé.
 

©️ Crédit source : Le blogueur et militant droit-de-lhommiste DIKO Hanoune

✓Le Président de la République: l’Etat continuera à préserver l’unité nationale, la dignité, la liberté et l’égalité de tous les citoyens quel qu’en soit le prix | (AMI)

Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a déclaré que la cité de Ouadane constitue, de par son rayonnement culturel historique et son architecture unique en son genre et ses bibliothèques riches en précieux manuscrits, un trésor patrimonial inestimable.

Le Président de la République, qui s’exprimait à l’ouverture de la XXe édition du festival des Cités du Patrimoine, a ajouté qu’il est temps est grand temps de débarrasser notre patrimoine culturel des séquelles de cette abominable injustice et de rompre définitivement avec les préjugés et les images stéréotypées qui sont en porte-à-faux avec la réalité et en flagrante contradiction avec les préceptes de la Charia et les règles du droit tout comme elles fragilisent la cohésion sociale et l’unité nationale et handicapent le changement des mentalités qu’édictent la notion de l’Etat de droit et le concept de citoyenneté.

Voici le discours intégral de Son Excellence le Président de la République

«Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Monsieur le Chef de file de l’Opposition démocratique,

Messieurs, et mesdames les ministres,

Monsieur le Wali

Messieurs les présidents des conseils régionaux, les députés et maires

Messieurs les membres du corps diplomatique

Messieurs les présidents des partis politiques

Messieurs et mesdames les hôtes des Cités du Patrimoine

Messieurs et mesdames les invités

Honorable assistance

Je voudrais tout d’abord adresser mes vifs remerciements aux habitants de la ville de Ouadane pour la chaleur de l’accueil et la générosité de l’hospitalité ouadanienne authentique. Tout comme j’exprime mes vœux de bienvenue à tous nos hôtes, les remerciant d’avoir enduré les peines du voyage pour partager avec nous la célébration de nos cités du patrimoine.

Messieurs, mesdames,

La cité de Ouadane constitue, de par son rayonnement culturel historique et son architecture unique en son genre et ses bibliothèques riches en précieux manuscrits, un trésor patrimonial inestimable.

Cette cité a pu, des siècles durant, demeurer un carrefour commercial dynamique et un pont reliant l’Afrique du Nord à l’Afrique subsaharienne grâce au génie de ses oulémas, leur grande ambition et la profusion de leur savoir ainsi que la grande capacité d’innovation de ses fils qui ont fourni divers services dans les domaines de la production artisanale, du développement agro-pastorale , d’édifices architecturaux etc.

Ce sont ces franges qui ont permis de venir à bout des conditions naturelles difficiles. Sans leurs efforts légendaires, la cité n’aurait pas vu le jour et n’aurait pas survécu et résisté aux aléas du temps, pour recéler, aujourd’hui, cet immense trésor patrimonial.

Ce qui m’afflige aujourd’hui le plus, c’est ce que ces franges de notre société ont enduré comme injustice et manque de reconnaissance alors que le bon sens voudrait qu’elles soient en tête de la pyramide sociale étant à l’avant-garde des bâtisseurs de la civilisation et les acteurs du développement; elles sont de fait le pilier de la cité, de la création et de la production.

Il est grand temps de débarrasser notre patrimoine culturel des séquelles de cette abominable injustice et de rompre définitivement avec les préjugés et les images stéréotypées qui sont en porte-à-faux avec la réalité et en flagrante contradiction avec les préceptes de la Charia et les règles du droit tout comme elles fragilisent la cohésion sociale et l’unité nationale et handicapent le changement des mentalités qu’édictent la notion de l’Etat de droit et le concept de citoyenneté.

De cette tribune, je convie l’ensemble des citoyens à dépasser les survivances de cette injustice qui ternit notre héritage culturel et à apurer les discours et les comportements des préjugés et des images stéréotypées, tout comme je les invite, tous, à faire face aux expressions tribales en recrudescence ces jours-ci et qui sont contraires à la logique d’un Etat moderne et à l’impératif de consolidation de l’unité nationale et à l’intérêt des individus eux-mêmes.

Il n’est de meilleur garant pour la protection des individus, la préservation de leur dignité et la défense de leurs droits que la prévalence d’une unité nationale bien ancrée dans un Etat de droit moderne.

Je voudrais à cette occasion insister fortement sur le fait que, par la force de la loi, l’Etat continuera à préserver l’unité nationale, la dignité, la liberté et l’égalité de tous les citoyens quel qu’en soit le prix. Tout comme, il n’instituera aucun privilège ou devoir sur la base d’une appartenance quelconque autre que celle à l’Etat.

Messieurs, mesdames,

Ce festival a pour vocation de valoriser notre patrimoine, de promouvoir ses cités et de les appuyer par des projets de développement de manière à fixer les populations dans leur terroir et encourager l’industrie culturelle et patrimoniale.

Je me suis engagé à Chinguitti et à Ouadane à œuvrer à ce que ce festival ne soit pas un objectif en soi dont l’effet s’estompe aussitôt que s’achèvent ses manifestations. Conformément à cet engagement, le gouvernement a procédé à une révision globale du format et des objectifs du festival et dont la présente édition a bénéficié de plus de trois milliards d’ouguiyas anciennes pour le financement de divers projets de développement qui vont contribuer à améliorer l’accès aux services de base tels que l’eau, l’électricité, l’éducation, au désenclavement, au développement agropastoral, etc. Ces projets favoriseront la promotion de la cité et de son environnement et jetteront les bases d’un développement de base harmonieux dans le strict respect des spécificités de la cité.

En renouvelant mes remerciements aux habitants et aux invités, je déclare ouverte, avec la bénédiction d’Allah, la 10ème édition du festival des cités du patrimoine, en souhaitant à tous plein succès.

Je vous remercie.

Que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur vous».

©️ Crédit source : repris via ami.mr – https://fr.ami.mr/Depeche-61731.html#articl-image

LA FAMILLE DE L’ANCIEN PRÉSIDENT LANCE UN APPEL AUX NATIONS UNIES ET À LA CROIX-ROUGE

La famille de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz a fait appel à la fois aux Nations unies et à la Croix-Rouge internationale, pointant du doigt « la confiscation des libertés et le déni des droits garantis par les lois mauritaniennes et internationales pour chaque détenu ».

La famille d’Ould Abdel Aziz a expliqué dans sa lettre : « Lorsque nous rendons visite à l’ancien président dans sa prison, nous sommes soumis à un harcèlement humiliant lors d’une fouille minutieuse qui passe par cinq postes de contrôle, et après cela, nous sommes empêchés de nous asseoir seuls avec lui, car un policier est toujours à coté à chaque visiteur de sa famille, dans une violation flagrante et franche de sa vie privée dans le but de le harceler et de l’humilier.

La lettre ajoute: «Après notre patience devant toutes ces violations dont Mohamed Ould Abdel Aziz a été victime , en nous empêchant de nous asseoir seuls avec lui et en nous soumettant à des fouilles humiliantes , pendant qu’il est empêché de sortir au soleil pendant plus de cinq mois et de faire du sport, le régime a commis aujourd’hui une nouvelle violation et une atteinte flagrante à sa vie privée, puisque il a installé des caméras de surveillance dans chaque centimètre de sa détention et quatre caméras dans sa chambre et sa salle de bain.

la famille a également indiqué que cette situation l » oblige à se tourner vers la Croix-Rouge et vers « toutes les organisations de défense des droits humains de la communauté internationale à travers ce cri humanitaire pour leur demander d’intervenir contre l’injustice et la violation des droits humains dans les prisons et au cours des détentions politiques »



Source : https://alakhbar.info/?q=node/36920

Traduit par adrar info

©️ Repris via http://adrar-info.net/?p=72420

✓DECLARATION DES ORGANISATIONS NATIONALES ET INTERNATIONLES | sur le phénomène de L’esclavage par ascendance à l’occasion de la Journée Internationale pour l’Abolition de l’Esclavage commémorée le 02 Décembre de chaque année

Depuis un certain moment, notre pays est confronté, sur certaines parties de son territoire, aux manifestations violentes en lien avec le fléau de l’esclavage par ascendance.
Cette pratique digne d’une autre époque, outre qu’elle porte atteinte à la dignité humaine, met en péril la cohésion sociale dans les régions où elle sévit.
En effet, de pratique culturelle peu ou prou acceptée, cette forme d’esclavage est devenue aujourd’hui une source d’abus de droits, de pratiques avilissantes à l’encontre de toute personne s’élevant contre son « statut d’esclave ».
Ces personnes sont l’objet de traitements discriminatoires, inadmissibles attentatoires à leur dignité d’homme libre, notamment sous forme de sévices corporels, de tortures psychologiques, de mesures vexatoires, humiliantes, d’atteintes à la liberté de circulation, à la liberté de mariage, au droit de propriété, au droit à la santé, au droit à l’éducation, bref à la violation systématique des droits fondamentaux des personnes sous sujétion.
L’esclavage est toujours d’actualités dans plusieurs régions du Mali. Les évènements des dernières années dans la région de Kayes ne sont pas de nature à favoriser la paix et la cohésion sociale. Des familles et communautés entières sont victimes de graves violations des droits de l’Homme, à des saccages de leurs biens qui ont abouti par des déplacements forcés de familles.
Les organes des Nations Unies dédiés aux droits de l’homme ont démontré la persistance de formes anciennes d’esclavage, ancrées dans les croyances et les pratiques traditionnelles. Ces formes d’esclavage sont le résultat de discriminations contre les groupes les plus vulnérables au sein de sociétés, considérés comme appartenant à des castes inférieures, des minorités tribales ou encore les peuples autochtones. Le travail forcé, le travail des enfants et la traite d’êtres humains.
Après ces graves violations des Droits de l’Homme mentionnés ci-dessus, s’ajoutent l’interdiction d’accès aux services sociaux de base promus par l’État et la Collectivité, l’interdiction de fréquenter les foires et les espaces publics et de cultes, le retrait des terres de culture.
Lesdites Organisations condamnent avec la dernière énergie, autant ces pratiques indignes, qui ébranlent l’unité nationale et la cohésion sociale.
Nous Organisations Nationales et Internationales de défense des droits de l’homme saluons la circulaire 00863/MJDH-SG du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde de Sceaux qui a pour objet « la Gestion des affaires en lien avec l’esclavage par ascendance » et encourageons le département à plus de rigueur pour le suivi de cette instruction.
Nos recommandations sont les suivantes :
• De maintenir cette dynamique d’éradication du phénomène de l’esclavage par ascendance en votant une loi réprimant cette pratique ;
• D’accroitre les activités de sensibilisations, d’informations et de communications autour de cette question en vue d’avoir des solutions pérennes ;
• De prendre des mesures urgentes pour mettre fin aux exactions, humiliations et violations des Droits de l’Homme dans la Région de Kayes ;
• La collaboration des pays de la sous-région en matière de défense des droits de l’homme qui ont eu à gérer un problème similaire de façon définitive ;

• De diligenter en toutes les enquêtes transparentes, impartiales et approfondies sur la problématique de l’esclavage dans la région de Kayes ;
• De poursuivre et traduire en Justice, les auteurs et commanditaires de ces graves violations des Droits Humains ;
• La lutte contre l’esclavage par ascendance est un combat de longue haleine dans lequel l’éducation, la formation, la sensibilisation des parties prenantes constituent un moyen indispensable et efficace, parallèlement à l’obligation pour l’Etat d’appliquer les instruments juridiques nationaux et internationaux en la matière.
Lesdites Organisations Nationales et Internationales présentent leurs condoléances les plus attristées aux familles des défunts et réaffirment leurs fermes volontés de vaincre l’impunité et l’injustice sociale.


Fait à Bamako le 02 Décembre 2021
Ont signé


Mr Aguibou Bouaré : Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (C.N.D.H)


Mr Alioune Tine : Fondateur du Think Tank Afrikajom Center


Mr Ngefa Guillaume : Directeur de la Division des Droits de l’Homme et de la Protection/ Représentant du Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme au Mali


Mr Hamane Touré : Directeur Exécutif par Intérim d’Amnesty International Mali


Mr Dicko Hanoune : Pour la Coordination des Organisations africaines de lutte contre l’Esclavage et ses Séquelles


Mr Boubacar N’Djim : Coordinateur National du Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H)


Mme Fatoumata Diallo : Coordinatrice Section Bamako de l’Association Chaque Enfant Compte (C.E.C)

Mr Gaye Traoré : Président d’Armepes-France et initiateur du mouvement anti-esclavagiste transnational Ganbanaaxu Fedde (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Éradication des Pratiques d’Esclavage et ses Séquelles)

©️ Crédit source : Médias via MSDH Mali.

✓A propos de l’accaparement des terres | Par Ba Aliou Coulibaly



— Nous tenons à clarifier si besoin il y a que nous sommes contre toute forme d’accaparement des terres au détriment des véritables populations rurales dont la terre constitue l’unique ressource. Autant nous condamnons avec la dernière énergie l’accaparement opéré par les lobbies affairistes autant nous dénonçons également l’accaparement des terres par les lobbies féodaux . Au Fouta , dans beaucoup de localité , quand il s’agit de se mobiliser pour défendre les terres se sont tous les habitants du village qui se mobilisent mais quand il s’agit d’ en bénéficier , ou de les exploiter seule une petite minorité en profite. Cet état de fait existe malheureusement dans plusieurs villages et fait que des surfaces énormes sont maintenues en jachère ou sont sous exploitées, pris en otage pendant que d’autres populations en ont besoin . Cela est difficilement défendable . Dans notre contexte de sous-développement dans lequel les ressources deviennent de plus en plus rares , la terre est si précieuse et nécessaire que nul n’a le droit de la maintenir morte. Il n’est donc ni équitable ni juste de défendre l’un et de couvrir l’autre , ils sont tous les deux à dénoncer et à condamner.
Je saisis cette occasion pour me joindre aux populations de Ngawlé afin qu’elles puissent bénéficier de leur droit légitime à bénéficier en priorité de leur ressources naturelles.

Ba Aliou Coulibaly
Propriétaire Terrien

✓Au sujet du « Passif humanitaire », de quoi on parle ? | L’opinion de Monsieur Mohamed El Mounir

S’il est un concept qui a perdu en sens ce qu’il a gagné en extension, c’est bien celui du « passif humanitaire ». Tout le monde en parle, mais beaucoup ne savent pas exactement de quoi il s’agit, mélangeant tout et son contraire. Lectures partisanes et interprétations approximatives ont fini par noyer ce concept dans un océan d’amalgames. Le récent débat sur la question a démontré l’ampleur des confusions liée à cette question mais aussi un regain d’intérêt des Mauritaniens, qui veulent tourner définitivement cette page sombre de notre histoire contemporaine. De manière simplifiée, le passif humanitaire comprend deux volets :

Le premier est relatif aux déportés, ces mauritaniens expulsés ou ayant fui les persécutions du régime de Ould Taya vers le Sénégal et le Mali, en 1989 et durant les années suivantes. Le dossier réouvert, sous la pression insistante de l’opposition et des organisations des droits de l’Homme pendant la première transition, en 2006. Sur cette base, un accord tripartite est signé le 12 novembre 2007 sous la présidence Sidi Ould Cheikh Abdallahi avec les pays de refuge et le HCR pour le rapatriement des réfugiés. Ce processus est poursuivi et parachevé par la junte militaire fin décembre 2009, à travers un programme, qui inclut la réintégration des bénéficiaires, sous la houlette d’une Agence nationale pour la réinsertion des réfugiés (ANAIR). Ce dossier a donc été traité dans les règles de l’art, selon une approche associant l’ensemble des acteurs et sous la supervision d’un organisme international.

Le second volet porte sur les exécutions extra-judiciaires (en droit, on parle plutôt de « disparitions » tant qu’il n’a pas été établi formellement que les victimes ont été tuées) ayant eu lieu au sein des forces armées entre septembre 1990 et février 1991. Certains y ajoutent encore la répression de la tentative de putsch de 1987, même si celle-ci a eu lieu dans des conditions différentes. Ce volet n’a jamais été traité, compte tenu de la loi d’amnistie, qui avait pour objet de clôturer le dossier, au nom d’obscures considérations tenant à la préservation de la paix civile. Hormis une « prière » symbolique organisée à Kaédi le 25 mars 2009 par Ould Abdel Aziz à la mémoire des victimes, rien n’a été fait pour reconnaitre ou rendre justice aux victimes et à leurs ayants droit.

Ce volet est le plus difficile à traiter, car il suscite bien des crispations et polarise encore une partie de l’opinion publique. Le problème est que la vérité n’a jamais été connue ou établie ni la justice rendue, faute de volonté politique. Les régimes successifs ont toujours cherché à couvrir ce qui s’est passé au nom d’un soi-disant souci de préservation de la paix sociale.

Or, la réconciliation nationale et la paix civile passent précisément par faire la lumière sur ces événements tragiques et rendre justice, afin d’en éviter la répétition à l’avenir. Il faudrait donc trouver une solution juste, équitable et conforme aux standards internationaux. Mais celle-ci ne saurait être réduite à une simple indemnisation, aussi généreuse soit-elle. La réparation est une partie de la solution mais elle reste symbolique, car l’argent n’indemnise pas une vie humaine. Le règlement escompté devrait aussi permettre de retrouver les sépultures des victimes et de les enterrer proprement. Les familles des victimes doivent pouvoir faire leur deuil dans la dignité, conformément à la tradition islamique.

Auparavant, il faudrait lever certaines confusions fréquemment entretenues, souvent de mauvaise foi, entre ces tragiques événements et le conflit avec le Sénégal en 1989. Certains ne comprennent en effet pas pourquoi notre pays devrait réparer et rendre justice pour les victimes d’évènements qui seraient, d’une manière ou d’une autre, liés, voire seraient une réaction à des violations ayant eu lieu au Sénégal à l’encontre de citoyens mauritaniens? Or, non seulement il n’existe aucune relation directe entre ces deux événements, mais encore un tel raisonnement tordu suppose que l’on doive se « venger » au détriment d’une partie de nos propres concitoyens pour des faits commis dans un pays voisin. Cette logique est évidemment absurde et devrait être écartée en tant que telle.

Par ailleurs, certains groupuscules politiques voudraient, à force d’amalgame, rendre des mouvements politiques responsables du « passif humanitaire », voire une communauté dans son ensemble, ce qui relève, là aussi, d’un raisonnement tout aussi abusif et injuste. En réalité, très peu, au sein de l’inion nationale, étaient au courant de ces exactions, qui ont eu lieu dans le plus grand secret au niveau de quelques unités de l’armée, dans 3 ou 4 bases militaires. Les mouvements politiques n’étaient pas davantage au courant de ces crimes, même si certains parmi les plus extrémistes les ont défendus, implicitement, a posteriori. D’ailleurs, à l’époque, la plupart des mouvements politiques étaient poursuivis et pourchassés par un régime qui ne tolérait aucune critique ou forme de dissidence.

Aujourd’hui, il est vraiment temps de faire triompher la vérité et la justice, afin de tourner définitivement cette page sombre de notre histoire et se consacrer aux priorités de développement.

©️ Crédit source : Post FB (20/11/2022) de l’auteur https://www.facebook.com/100000327634741/posts/4776401392380735/

« Nous devons TOUS demander l’abrogation de cette loi, comme point de départ pour une approche consensuelle, basée sur la justice et la réconciliation. » | Par Mohamed El Mounir

A mes compatriotes arabophones,

L’abrogation de la loi d’amnistie de 1993 (Loi numéro 93-23 du 14 juin 1993 portant Amnistie) n’est pas une menace, ni pour l’Etat, ni pour une communauté bien précise. Elle ne peut être une menace que pour les criminels qui ont commis des atrocités à l’encontre d’une frange de notre population. Nous ne devons pas nous identifier aux criminels.

Nous devons TOUS demander l’abrogation de cette loi, comme point de départ pour une approche consensuelle, basée sur la justice et la réconciliation. C’est une cause juste et une cause de tous les mauritaniens, ce n’est pas la cause de certaines organisations ni la cause d’une communauté. Son abrogation va faciliter la réconciliation, en permettant de clôturer définitivement ce dossier qu’on traîne comme un boulet. Un véritable serpent de mer.

L’abrogation de cette loi scélérate et l’engagement d’un processus de justice transitionnelle ne signifie pas nécessairement un règlement de comptes, mais une juste reconnaissance des fautes et des crimes commis et une réparation équitable et surtout des mesures de non répétition.

Il revient à l’Etat de dégager sa responsabilité, en demandant pardon, parce que le régime incarnait l’Etat à un certain moment et en dédommageant les victimes, en créant les conditions d’un dialogue qui permet de tirer au clair ce qui s’est passé, de situer les responsabilités et de prendre des mesures destinées à éviter la répétition de tels actes.

Il existe deux niveaux de responsabilité, un niveau politique qui relève du chef de l’Etat de l’époque, qui n’a pas nécessairement donné les ordres, mais qui créé le contexte propice aux exactions et surtout n’a pas agi pour en punir les coupables ; et un niveau de responsabilité personnelle, qui incombe aux exécutants et aux donneurs d’ordre, qu sont plus ou moins connus.

Un tel processus ne signifie nullement de s’attaquer à l’armée nationale. Si l’Etat doit être tenu pour responsable, à titre politique, il serait faux et abusif de considérer que l’institution militaire serait responsable en tant que corps. Les exactions commises ont été très localisées (essentiellement dans trois bases militaires) et n’ont impliqué qu’un nombre limité de donneurs d’ordre et d’exécutants, à telle enseigne que longtemps durant la très grande majorité des militaires ignorait complètement ce qui s’était passé. Ce serait aussi un abus de penser que l’armée nationale est solidaire d’une petite poignée de tortionnaires.

Toutefois, certaines acteurs cultivent délibérément la confusion et l’amalgame. Ils devraient pourtant savoir que ce processus ne passe pas par la justice ordinaire. Il s’agit d’une problématique politique qui ne peut être résolue à travers un processus judiciaire ordinaire, encore moins au niveau des instances internationales. L’activisme dans les sphères internationales, même s’il peut accélérer la prise de conscience de la nécessité d’une solution, parasite fortement un tel processus et empêche l’émergence d’un consensus national sur la question. C’est pourquoi il serait recommandé d’avoir recours à la justice transitionnelle qui met en place des mécanismes adaptés pour prendre en compte la dimension politique du problème.

Pour autant, la gravité des actes commis est telle qu’elle continue de miner la cohésion nationale. Le pays ne pouvant s’accommoder de la persistance d’un contentieux non résolu ni d’approches partielles qui ont prévalu depuis ces tristes événements, seul un processus associant l’ensemble des parties prenantes, y compris les ayants droits des victimes, l’armée, les partis politiques, la société civile…permettrait de faire lumière sur ce qui s’est réellement passé et de jeter les bases d’une réconciliation durable. Le processus de dialogue qui va s’ouvrir incessamment est l’opportunité idéale pour clore définitivement ce dossier.

NB : Ce texte, en cours de traduction, sera publié en arabe, incha Allah.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4742928155728059&id=100000327634741

✓LA TUNISIE ÉMET UN MANDAT D’AMENER INTERNATIONAL CONTRE L’EX-PRÉSIDENT MARZOUKI

France24 – La Tunisie a émis un mandat d’amener international contre l’ancien président Moncef Marzouki, a rapporté jeudi l’agence de presse TAP, citant le bureau de presse du premier tribunal d’instance de Tunis.
Vivant en France et farouche critique du coup de force de l’actuel chef de l’État Kaïs Saïed, il est accusé d’avoir porté atteinte aux intérêts nationaux.

Un juge tunisien a émis jeudi 4 novembre un mandat d’amener international contre l’ex-président Moncef Marzouki, vivant en France et farouche critique du coup de force de l’actuel chef de l’État Kais Saied, a rapporté la télévision officielle.

Le mandat a été émis par le juge d’instruction en charge du dossier Marzouki, l’ancien président étant accusé par le nouveau chef de l’État, Kaïs Saïed, de complot contre la sûreté de l’État.

L’information a également été apportée par la télévision officielle, mais l’agence AFP n’a pu la confirmer auprès du Parquet dans l’immédiat.

Un « ennemi de la Tunisie »

La décision du juge intervient après que le président Saïed a demandé mi-octobre à la justice tunisienne d’ouvrir une enquête sur des déclarations de Moncef Marzouki et de retirer son passeport diplomatique à celui qui figure à ses yeux « parmi les ennemis de la Tunisie ».

Dans une intervention sur France 24 le 12 octobre dernier, Moncef Marzouki s’était félicité de la proposition du Conseil permanent de la Francophonie de reporter le XVIIe Sommet de la Francophonie, prévu les 20 et 21 novembre à Djerba, en Tunisie, se disant « fier d’y avoir œuvré », selon TAP.

L’ancien président a également appelé la France, lors d’une manifestation à Paris le 9 octobre, à « rejeter tout soutien à ce régime et à cet homme (Kaïs Saïed) qui a comploté contre la révolution et aboli la Constitution ». L’actuel président s’est attribué en juillet dernier des quasi pleins pouvoirs.

Après des mois de blocage politique et en pleine crise socio-économico-sanitaire, Kaïs Saïed a invoqué le 25 juillet un « péril imminent » pour limoger le Premier ministre, suspendre les activités du Parlement et reprendre en main le pouvoir judiciaire.

Depuis ce coup de force, Moncef Marzouki a multiplié les interventions sur les chaînes de télévision, notamment Al-Jazira, et sur les réseaux sociaux pour appeler à la destitution d’un homme qu’il qualifie de « putschiste » et « dictateur ». Il l’accuse d’avoir trahi la Constitution.

Opposant historique à la dictature de Ben Ali puis premier président de l’après-révolution (2011-2014), Moncef Marzouki, 76 ans, a longtemps symbolisé le combat pour la démocratie en Tunisie, même si son image s’est brouillée du fait notamment de son alliance controversée avec Ennahda, parti d’inspiration islamiste.

Il a dirigé la Tunisie jusqu’en 2014, échouant à se faire réélire cette année-là, ainsi qu’en 2019.

Avec Reuters et AFP

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