● Esprit de caste | Par Ciré Kane

Le couple dont le mariage a été annulé n’est qu’une goutte d’eau dans l’eau.

En milieu peul, c’est une pratique bien courante à tel point qu’il y a plusieurs adages incitant l’individu à rester dans sa caste : « La vache doit être comme les autres vaches », « Le lézard avec le lézard, le varan avec le varan », « La gazelle ne saute pas et son enfant passe par en dessous »…

La liste est longue. La société maure a hérité de l’esprit des castes des noirs et le cas entre cette femme chérifienne et ce garçon griot existe bel et bien chez les noirs non arabes (peuls, soninkés, wolofs…). Donc c’est un problème de castes qui touche toutes les communautés.

Il y a quelques jours je retirais symboliquement mon nom de famille des réseaux sociaux. Ça change un peu l’attitude de certains amis virtuels. On me demande un peu moins mon village, un peu plus ma famille, on ne me confond plus avec le maire de ma commune, on rentre plus rapidement dans le vif du sujet, la discussion est plus citoyenne…

Il y aura toujours avantages et inconvénients à masquer son nom pour ne pas être catalogué féodal ou susciter, par jeu, la curiosité d’un visiteur de mon espace virtuel. La tradition africaine numérisée exige de bien recevoir ces tisseurs de toiles d’araignées.

Revenons à ce couple dont le bonheur fut de très courte durée. Mon avis? ils sauront se retrouver à Marrakech ou Dakar et la naissance d’un enfant, fruit de leur amour interdit, amènera la belle-famille à mieux respecter le gendre. Ils se transformeront eux-mêmes en ses griots. Car ils connaissent la vraie histoire des iguiw. Ce sont, pour la plupart, d’anciens guerriers amazighs (berbères), redoutables, vaincus par les beni hassan. Ils furent interdits de porter des armes et obligés à chanter les gloires du vainqueur. Avant l’ultime défaite militaire, la bataille de trop, ils étaient libres comme le vent et n’étaient pas des laudateurs. L’histoire de leur peuple brille et scintille. Oui, donner mon avis sur cette affaire n’était qu’un prétexte pour faire le griot de ces griots anciens généraux, conquérants de Marrakech et de l’Andalousie.

Dans l’immédiat, les lois de l’islam concernant les droits de la femme devraient fondre devant le droit international vu que le pays a ratifié pas mal de conventions et de traités très favorables à la femme. Mais il y a un pouvoir religieux qui tente de durcir la charia même quand elle est incompatible avec le droit international.

Comment tolérer qu’ au 3ème millénaire des femmes aient des tuteurs, dont l’absence peut annuler un mariage? C’est, parait-il, le faux alibi pour empêcher la dame de vivre avec l’homme de sa vie.

Est-ce normal que nos femmes soient emprisonnées dans leurs foyers sachant que seuls les hommes peuvent libérer leurs cous?

L’expression montre le caractère esclavagiste du mariage rompu uniquement par l’homme en enlevant la corde au cou de la pauvre mariée. Non! Chacun des deux partenaires doit pouvoir mettre fin à la relation.

Les femmes peuvent être bastonnées par leurs maris. On ne peut pas flirter entre des lois très rigides et la déclaration universelle des droits de l’homme. L’incompatibilité est manifeste et le monde musulman adapte ses lois en perpétuelle mutation pour épouser des réalités humaines très glissantes. Certains pays, comme la Mauritanie, le font par peur de sanctions internationales, d’autres n’ont jamais coupé de mains ni de têtes d’ailleurs.

En Mauritanie, des pseudo-guides injectent le venin de la division par les ethnies et les castes pour maintenir sous contrôle la population. Au profit de qui? De la junte ! Voilà pourquoi aucun général ne tente d’établir un État de droit.

Bien sûr, il ne faut pas tout imputer aux religions. Le supplice du pagne blanc, l’excision, l’abandon des épouses et bien d’autres dérives sont sociétales.

6 novembre 2022

Siree Tekruur

● Mot du Blog | Après le visionnage d’un épisode du film en pré-montage de Michael Hoare sur une phase tumultueuse de la vie politique mauritanienne.



Un événement organisé à Paris ce samedi 29 octobre 2022, par l’association Avenir vivable http://www.avenirvivable.ouvaton.org/. Au sein de la Halle Saint Pierre dans le 18ème arrondissement à quelques pas du touristique Sacré Cœur.

Avant la projection, un fils de monsieur Hoare nous a servis une brève présentation de 3 artistes peintres mauritaniens . Il s’agit d’Amy Sow, d’Oumar Ball et de Saleh Lo. Il a annoncé un chiffrage donnant que la Mauritanie compterait autour de 100 artistes peintres et que le domaine n’est pas assez valorisé.



L’épisode du film retrace une partie tumultueuse de l’histoire politique mauritanienne. Le réalisateur précise que d’autres épisodes ont été diffusés et en accès libre via sa plateforme YouTube https://youtube.com/user/HoareMichael. Et d’autres vont suivre prochainement.

Le titre de l’épisode du jour est « Des années 70 à la rédaction du Manifeste du Négro-mauritanien opprimé » devant le public d’une vingtaine de spectateurs, il retrace un pan de l’historique politique mauritanien. Archives télévisuelles et des témoignages d’acteurs de l’époque, le film est très instructif et donne un aperçu fouillé sur cette période politique tumultueuse dont les répercussions restent marquantes dans les enjeux tendus d’aujourd’hui. Notamment ceux qui sont liés à la problématique de la cohabitation entre communautés ethno-raciales en Mauritanie. La question sur l’identité du pays a surgi dès sa naissance, et j’ose remarquer qu’il n’a pas eu de baptême consensuel pour la jeune personnalité « Mauritanie ». Son premier président feu Moktar Ould Daddah opta pour un forcing unilatéral vers l’arabité au profit de son ensemble ethno-racial d’origine (arabo-berbère). En face l’ensemble negro-africain (hors haratines) se sentant piégé par un processus d’arabisation de la personnalité politique et culturelle « Mauritanie », a réagi avec de groupes contestataires qui émergent contre l’ordre étatique en déséquilibre progressif entre les 2 ensembles. Ainsi on notera l’affaire des dix-neuf du Manifeste de 1966, par la suite la composition clandestine des Flam (Forces de libération africaines de Mauritanie) en 1983. En 1986, le Manifeste du Négro-mauritanien opprimé est sorti et non signé selon les propos de monsieur Ibrahima Abou Sall (co-rédacteur du Manifeste). Intervenant principal dans le film, monsieur Sall était présent physiquement dans la salle et ses réponses et explications ont été édifiantes avec quelques détails poussés. D’ailleurs j’ai des regrets de n’avoir pas filmé son intervention après le visionnage du film. Dans le documentaire, j’ai observé une analyse clinicienne dans certains propos du Chercheur mauritanien Abdel Wedoud Ould Cheikh. En substance dans un propros, il laissait entendre qu’à la genèse de cette Mauritanie au départ, il y’a eu affrontement pour le pouvoir (sources de richesses et de puissance) entre les milieux élitistes et lettrés issus des aristocraties ethno-raciales de deux ensembles (arabo-berbère et negro-africain).

À titre informatif, on apprend que le Manifeste d’avril 1986 est composé de 46 pages et a été traduit en arabe et en langue pulaar. Monsieur Sall, secrétaire des Flam au premier congrès (13-14 mars 1983) assure qu’ils ne trouvaient pas de traducteurs sooninké et Olof en qui ils ont confiance vu la situation de clandestinité de la mission.

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● À propos de Ganbanaaxu Fedde, ces artistes chanteurs qui se libèrent peu à peu des pressions du camp féodalo-réactionnaire sooninké!

~ Photos via profils Facebook de 2 artistes (Papa Coulibaly et Baleme Kandji)

Le lion Diaby Doua Camara (paix à son âme) chantait un titre « Odoïme Kita » sonnant en langue sooninké comme « Notre indépendance (notre liberté) est acquise« . Un esprit woke souverainiste avant l’heure qui mettait en valeur l’indépendance de nos pays après le départ de l’ordre colonial blanc. À l’époque certains de ses fans du corps communautaire sooninké n’entendraient le sens profond de ce titre que sous l’angle générique d’un parfum panafricaniste mélodieux. Et pourtant ça clamait « indépendance et liberté », ainsi au sein d’une communauté où règne un abject esclavage coutumier socialisé comme « valeur culturelle » à préserver, on aurait aimé voir sa réaction par rapport à l’éveil abolitionniste massif qui traverse sooninkara aujourd’hui. Il décéda il y’a 23 ans (en juin 1999) à quelques mois de l’entrée dans le 21ème siècle, et le pays sooninké d’alors n’est plus. Celui d’aujourd’hui vit quelques tensions sociales rudement convulsives liées à un engagement pour la liberté sociale et citoyenne en interne porté par la mouvance anti-esclavagiste transnationale Ganbanaaxu Fedde . Depui fin 2016, un rejet décomplexé de l’esclavage par ascendance qui sévit par ses manifestations sociétales porteuses d’innombrables discriminations à l’encontre d’un pan entier de la société sooninkée. En face un déchaînement de violence verbale (apologie de l’esclavage) et physique (agressions, assassinats, expropriations, expulsions, diverses privations…), est orchestré par un ramassis d’extremistes féodalo-esclavagistes bénéficiant d’un laisser-faire tacite et actif de l’ordre coutumier dominant.

Quelles positions pour nos artistes sooninkés (rappeurs et chanteurs traditionnels)…?

L’écrasante majorité s’est effacée par une certaine indifférence complice pro réactionnaire. Vivant d’un parasitisme social et folklorique, ils préfèrent se taire sur l’affaire pour certains et d’autres font même de la provocation apologiste de cette tare sociale en louant le maintien du statu quo (à chacun son héritage à assumer et à perpétuer , l’esclavage aussi). C’est le cas de la bande à Lass Awa, un chanteur malien vivant en France qui se singularise dans cet engrenage provocateur en clamant l’apologie d’esclavage dans la communauté. L’esclavage relevé comme crime contre l’humanité en France et ailleurs, est promu ouvertement sous sa version coutumière par ces artistes du ventre et du paraître en milieux soninkés. Un travail militant est plus que nécessaire ici en France et dans nos pays d’origine pour exposer et judiciariser avec pertinence cette rengaine décomplexée qui magnifie un tel crime.

Les rappeurs porteurs attendus d’un verble révolutionnaire et subversif peuvent mieux faire à mon avis. Il est vrai qu’il leur faut payer un coût au niveau de la popularité. Dégoupiller ce monde à tabous qu’est l’ordre féodalo-réactionnaire sooninké en investissant le champ du militantisme vif par son art, il faut une grande force de conviction et de caractère. Ici je prends l’exemple de monsieur Papa Hamady Coulibaly alias Yimbi kumma qui, très tôt a été une voix qui dénonce cet ordre féodalo-esclavagiste sooninké en Mauritanie. Il a été indexé, insulté, black-listé et censuré par un certain ordre communautaire. Je peux citer notre contribution datant de septembre 2015 à son sujet. Il avait été empêché dans ses projets de concerts dans certaines localités du Guidimakha en Mauritanie, une note de soutien à son endroit est reprise dans mon ouvrage Mes Écrits Osés paru ces derniers jours via Amazon https://amzn.eu/d/4R0fqa9, Contribution 38 à la page 202 en date du 4 septembre 2015. L’histoire retiendra son statut de pionnier téméraire en la matière pour avoir interpellé les consciences dans sooninkara et au-delà. Ainsi que d’autres comme le percutant Ousmane Koboré Diallo alias Linky Lk .

Certaines figures artistes sooninkés (ou d’origine sooninké nés en France) dotées d’une certaine visibilité médiatique notamment sur les réseaux sociaux, font semblant d’ignorer la problématique d’esclavage dans la société ou ne dénoncent qu’à minima les faits de violences graves comme l’assassinat 4 militants anti-esclavagistes à Diandioumé (Mali, region de Kayes) en septembre 2020. Et récemment fin juillet 2022 à Lany au Mali également avec l’horrible assassinat de la tante Diogou Sidibe 70 ans qui refusait les coutumes esclavagistes.

À noter ces derniers mois, un affichage décomplexé et salutaire de plusieurs chanteurs traditionnels qui mettent en valeur les idéaux d’égalité, de fraternité et d’entente dans le sillage du vocable Ganbanaaxu entre les sooninkés. Je dirais, ils se libèrent avec force et dignité et la cause anti-esclavagiste et abolitionniste ne peut que gagner d’épaisseur militante. Je pense aux sorties grandioses de monsieur Baleme Kandji Traoré, artiste mauritanien natif de Dafort. Il appelle à l’unité et à l’égalité dans le corps social sooninké, malgré les détracteurs insulteurs qui pullulent contre lui sur les réseaux sociaux (particulièrement sur TikTok). D’autres artistes chanteurs commencent à se défaire du trac psychologique concernant l’engagement anti-esclavagiste Ganbanaaxu et les militant.e.s qui le portent. Le week-end dernier, j’ai été témoin d’un cas type lors d’une rencontre socio-culturelle.
La peur bleue des représailles sociales venant du camp féodalo-réactionnaire à l’encontre des artistes chanteurs osant répondre et se reproduire lors d’événements sociaux ou culturels organisés par des familles ou des entités associatives encartées Ganbanaaxu, sera évacuée peu à peu.

Espérons-le !

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● Un livre-voyage | De Dinga, le sooninké Doumbé de Wagadu au règne Askia du monde Songhay.

Livre 📖 : Note de lecture sur l’ouvrage du journaliste Serge Bile « Quand les Noirs avaient des esclaves Blancs »

Un livre très informatif et facile à lire. Le titre attire notre attention d’emblée, surtout pour ceux qui peuvent avoir un lien d’engagement abolitionniste ou d’études sur la problématique des esclavages. L’auteur nous fait voyager expressément à travers un périple historique visitant plusieurs empires et/ou royaumes Ouest-africains (Wagadu-Ghana, Sosso, manding, Mali, Songhay…) sur plusieurs siècles.

Dinga, le sooninké Doumbé !

On y apprend l’arrivée du puissant guerrier appelé Dinga (le patriarche légendaire des sooninkés) et ses troupes pour fonder l’empire du Ghana. L’auteur cite à de nombreuses fois quelques références comme Abderrahman Sadi, historien soudanais du 16ème siècle natif de Toumbouctou, Mahmoud Kati ou Ibn Khaldun.

Impérialisme localisé, domination, contacts conflictuels, diplomatiques ou commerciaux avec l’ensemble « Blanc » berbère, arabo-berbère ou arabo-musulman, cet ouvrage permet un saut instructif dans le passé de notre zone Saharo-sahelienne.

Le mot sooninké Doumbé voulant dire « Pur », improprement interprété comme signifiant « Blanc » a failli corrompre les données historiques. On allait admettre que les 44 premiers rois ayant régné sur le royaume de Wagadu seraient de race blanche. La ferveur guerrière des Almoravides finit par désorganiser le pays des Kaya Magas dont leur capitale Koumbi-Saleh chuta en 1076.

Cités riches et pleines d’érudition (Koumbi-Saleh, Aoudaghost, Djenné, Niani, Gao, Toumbouctou…) et personnages emblématiques savants ou extravagants (Soumahoro Kanté, Soundiata Keita, Kankan Moussa, Ali Ber dit Sonni Ali, Mohamed Aboubekr connu Askia Mohamed, Mahmoud Bagayogo, Ahmed Baba…), un monde mystérieux, mystique et complexe où l’islam et paganisme se côtoyant ici et là. Beaucoup d’échanges divers venant de loin notamment la présence remarquée d’esclaves blanches (concubines), de produits « manufacturés » et également d’autres mœurs.

Finalement ce monde s’écroula laissant place à l’arrivée hégémonique d’un mélange d’Andalou-maghrébo-turcs sur ces espaces jadis sous l’âge d’or d’illustres rois et empereurs soudanais.

À noter l’importance de la fonction de Cadi dans ces cités islamisées, il arriva que des lettrés refusèrent de l’occuper. Pieux et sensibles aux éventuelles conséquences dans l’Au-delà, ils craignaient le mal-agir sous leurs responsabilités.

Sur le phénomène de l’esclavage, on apprend qu’aux « débuts de l’empire du Mali, il était interdit de vendre des captifs aux marchands arabes. Seul l’esclavage domestique était autorisé » (comprendre l’esclavage intra-muros). Et la fameuse charte de Kouroukan Fouga (44 articles) promulguée sous Soundiata Keita n’abolit nullement l’esclavage. Dans son article 20, il est dit « Ne maltraitez pas les esclaves, accordez-leur un jour de repos par semaine… » .

Je suis tenté de conclure que dans l’ensemble Blanc arabo-berbère andalou et turco-asiatique, le phénomène était fonctionnel par rapport aux réalités du moment. Ainsi avec certaines mutations progressives, il est dissous en interne et prend une coloration raciale et même raciste vers l’externe en visant le monde Noir. Dans l’ensemble Noir au sein de ces zones saheliennes, le fonctionnel était lié au statut assigné par perpétuation héréditaire. Aujourd’hui dans les sociétés héritières (negro-africaines) de ces empires et cités, l’esclave statutaire n’est pas un Blanc assigné par une caste de descendants d’esclaves d’antan, mais un autre Noir dans le même groupe sociolinguistique. Ainsi dire qu’aujourd’hui l’engagement anti-esclavagiste dans le sahel doit être une grande cause afro et sahelienne pour restaurer la dignité de l’Homme Noir africain.

À recommander !

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● Corruption : Un mal à bannir pour la refondation de l’Etat Malien [malijet]

Pays en voie de développement, le Mali est confronté à l’épineuse question de la corruption qui freine son développement. Ce phénomène qui sévit dans notre pays est pratiqué un peu partout sur le territoire national. Gouvernant et gouverné, chacun, à sa manière, pratique ce mal qui s’est établi dans notre société au point d’être normalisé. En cette période de transition, les autorités du moment entendent donner un élan historique pour venir à bout du phénomène. Mais, d’ores et déjà, il convient de rappeler que de 2018 à décembre 2021, le nombre total de dossiers ouverts en matière de corruption est de 1462. Ces chiffres ont été avancés par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué

« De la base au sommet, notre pays est corrompu jusqu’à l’os. Si on n’en parle pas sérieusement, on regardera toujours le sommet alors qu’à la base, nous sommes en train de faire la même chose. Tant que la base est corrompue, personne n’arrivera à combattre la corruption au sommet. Tant que nous n’arrivons pas à corriger cela, la lutte contre la corruption sera de la rigolade», disait Moussa Mara, ancien premier ministre du Mali. Il s’exprimait ainsi sur la corruption devant les étudiants de la Faculté des Sciences administratives et politiques de Bamako (FSAP), lors de la présentation de son livre « Pour un Mali meilleur », le jeudi 25 août 2022.

Parlant du lien entre la politique et la corruption, le leader du parti YELEMA a été on ne peut plus clair. « On dit que les politiciens, quand ils sont élus, volent l’argent du pays. Ils ne nous considèrent pas. Mais est-ce que vous savez la raison principale ? Les politiciens, pour qu’ils soient élus, les populations leurs prennent de l’argent. Quand vous commencez une campagne, vous allez dans les villages, les quartiers. Les gens vous demandent de réparer leurs forages en panne. Le politicien va s’endetter pour réparer et s’il est élu, il va tout faire pour récupérer ce qu’il vous a donné. Il ne va pas s’arrêter là, il va se préparer encore. Tout ça c’est de la corruption », a expliqué Moussa Mara.

De l’avis de l’ancien maire et député de la commune IV du district de Bamako, tout argent pris à quelqu’un qui est en campagne pour être élu est la corruption. Pour cet expert comptable, il est primordial d’enlever la corruption de la politique sans quoi le pays ne sera pas sans corruption. L’ancien premier ministre n’a pas manqué aussi de dénoncer la responsabilité de la société face à la montée fulgurante de la corruption. « Quand les gens deviennent responsables, ils cherchent à s’enrichir parce que la société les oblige. Quand tu deviens maire quelque part, les gens viennent pour que tu leur donnes des parcelles de terrain au lieu des idées de développement. C’est la réalité de notre pays. Il faut que nous nous disions ces vérités », explique-t-il.

En vue de remettre de coté ces pratiques néfastes, Moussa Mara a invité les preneurs des billets de banques de 10.000F et 2000 FCFA d’arrêter pour le bien du pays. Aux dires de l’ancien premier ministre, le politicien est élu pour régler les problèmes d’emploi, de santé et de développement. « Pour que vous puissiez le sanctionner, il faut arrêter de lui prendre de l’argent. Il faut que la population comprenne que si l’on veut lutter contre la corruption, il faut que la base change. On ne sortira le pays des problèmes que si nous acceptions de transpirer et de souffrir. Dès fois, on doit faire des efforts dont on ne verra même pas les fruits, mais dont nos enfants et petits enfants verront. Aucun pays au monde n’est sauvé par un autre pays. C’est nous qui allons nous sauver ou pas », a indiqué Moussa Mara.

Dans l’une de ses sorties sur la chaîne nationale, précisément dans l’émission « invité de la semaine », le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme Garde des Sceaux, Mamoudou KASSOGUE, a averti qu’il n’ y a pas de la place pour la corruption en cette période de transition. Dans ses explications, le chef du département de la justice a salué la volonté politique des plus hautes autorités de la transition de lutter contre la corruption sous toutes ces formes. Toutefois, il a reconnu les lenteurs dans les procédures en matière d’enquête de corruption. « Les procédures sont très longues. L’enquête de corruption n’est pas facile. Ce qui fait qu’il y a beaucoup de dossiers qui traînent. L’Etat tient à respecter tous les droits pour éviter les dérives », a précisé le ministre Kassogué.

Selon le ministre Mamoudou Kassogué, de 2018 à décembre 2021, le nombre total de dossiers ouverts en matière de corruption est de 1462. « Sur ces 1462, il y a 690 dossiers qui sont clôturés et transmis ; 275 dossiers ont déjà été totalement jugés. Les montants en cause sont de l’ordre de 126 119 983 938 FCFA. Nous avons pu, au titre des remboursements versés au niveau du trésor public la somme de 4 241 661 863 Francs sur la période des trois ans. Les cautions qui ont été versées pour les remises en liberté et autres sont de l’ordre de 15 372 827 410 Francs. Les remboursements qui sont effectués rien que pour la session spéciale d’assise de décembre 2021 sont de 1 577 145 907FCFA. Des amendes ont été prononcées aussi au cours de cette session pour 639 040 000. Des dommages intérêts pour 260 150 000. Les condamnations qui ont été prononcées et dont les montants n’ont pas été encore recouvrés sont de l’ordre de 86 873 496 505F CFA », a révélé le patron du département de la justice.

Une lutte implacable contre la corruption sans recouvrement des avoirs n’est pas une lutte efficace. Soutenant cette affirmation, le ministre de la justice a, dans un ton convaincant, réaffirmé la pleine implication de la direction générale du contentieux de l’Etat afin de prendre des dispositions pour que ces différents montants puissent être recouvrés.

Dans son adresse à la nation à l’occasion du 62ème anniversaire de l’indépendance de notre pays, le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, a rappelé que la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière figure au centre des actions du Gouvernement de la transition, ce, conformément à ses orientations et instructions. « Cette nouvelle dynamique, fondée sur une justice redynamisée, va se poursuivre afin de tracer le cadre d’une nouvelle gouvernance fondée sur le respect du bien public, la récompense du mérite et la sanction de la faute », a déclaré le président de la transition. Le Chef de l’Etat, le colonel Assimi Goïta, soulignera que la justice doit lutter contre les infractions économiques et financières. Cela, dit-il, pour garder son rôle de régulateur pour la société. « Dès à présent, et en attendant l’opérationnalisation du Pôle national économique et financier, des actions sont en cours pour donner des suites judiciaires aux différentes dénonciations faites par les structures de vérifications et de contrôles », a annoncé le président de la Transition.

Sidiki Dembélé

©️ via malijet http://malijet.com/actualite_economique_du_mali/273747-corruption_mal_bannir_pour_refondation_.html

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🔴 Edito-Blog | Ces coups sans États sous nos cieux : l’armée et les petits peuples, tous dans le flou perpétuel !?

Au Burkina Faso, 2 coups d’état en dix mois à peine. Un capitaine qui détrône un colonel, on y arrive peu à peu, le prochain peut être un lieutenant de 25 ans qui va chasser le capitaine. Qu’on se l’avoue, si des motards enturbannés chétifs ensanglantent et rasent nos contrées saheliennes sans être éradiqués durant ces nombreuses années, c’est dû à la faiblesse de nos forces armées et de sécurité. Armées clanisées en bataillons et en unités méfiants les uns envers les autres, l’élite hiérarchique embourgeoisée dans les villas sécurisées très loin du terrain chaud n’a aucune emprise décisionnelle efficiente sur les opérations menées au front. Ainsi les groupes terroristes fanatisés mènent la danse parce qu’ils semblent mieux au point en vision opérationnelle. Illuminés par une idéologie takfiriste aveuglante, ils installent la terreur parmi des populations abandonnées. À force de végéter dans cette terreur sans perspective d’espoir d’en sortir un jour par les forces de sécurité, les populations affectées vont se résoudre à un laisser-aller compatible avec ce joug islamiste au jour le jour. Ces derniers temps, certains médias annoncent que 40 % du territoire Burkinabé est hors contrôle des autorités étatiques. Et la priorité se joue ailleurs entre les factions de l’armée. Cette armée par la faction du colonel Damiba qui a chassé en janvier 2022 le président civil élu Koboré (reproché d’être dépassé par l’insécurité qui ronge le pays), est passée ces dernières heures sous la coupe nette d’une autre faction dirigée par un jeune capitaine appelé Ibrahim Traoré (né en 1988). Encore quasiment les mêmes reproches annoncés à l’encontre du déchu colonel Damiba comme lui même avait fait au sujet de la gouvernance Koboré. Toujours l’insécurité et l’impossible mission à faire face sérieusement aux groupes terroristes qui baladent en motos. On dirait que c’est normal, car l’armée ne cesse d’être en guerres intestines très loin du terrain chaud. La faction la mieux équipée du moment ne va pas bousculer longtemps les terroristes fanatisés dans les profondeurs de zones occupées, et trouve aisément l’alibi « entretenu » l’insécurité pour détrôner le gars en place dans la capitale. Au Mali, la bande GOITA tient et sécurise son pouvoir mais peine à sécuriser l’ensemble du territoire où la conjugaison des efforts Fama-Wagner fait bouger certaines lignes. Et dans d’autres zones, les groupes terroristes marquent des points, ainsi retrouver l’intégrité territoriale est un mirage aujourd’hui…

Du côté de Bamako, le régime de la bande Goïta risque l’installation d’un embourgeoisement avec les vagues d’une ferveur populiste consommatrice irréfléchie d’un anti-impérialisme fourre-tout. Les affaires sérieuses de l’intérieur sont masquées par une certaine véhémence populiste en haut lieu contre des ennemis représentés dans l’imaginaire collectif par exemple la France qui serait à l’origine de tout, une approche trop simpliste bien sûr. Les coups d’état ne préviennent pas, et les masses fanatisées à la sauce simpliste et idéaliste kemi-sebaénne d’aujourd’hui peuvent se retourner à tout moment quand d’autres arrivent à détrôner ceux d’aujourd’hui pour rectifier….dit-on.

Ouagadougou 2 octobre 2022 – Les drapeaux Burkinabé et Russe brandis par les manifestants de soutien aux putschistes


Et ces masses populaires très versatiles !

Sûrement les masses vues aujourd’hui 2 octobre 2022 autour de l’enceinte de RTB en soutien à la bande du jeune officier capitaine Traoré, étaient présentes à l’écrasante majorité dans les rues Ouagalaises déjà pour le colonel Damiba et ses hommes il y a 9 mois seulement. On peut parier si un lieutenant Ouedraogo fait chuter le capitaine Traoré dans 3 mois, on verrait les mêmes masses populaires en transe pareillement pour le nouvel homme fort. C’est ainsi, ça suit beaucoup dans l’instant et l’instinct euphoriques mais ça réfléchit peu sur le long terme.

Ces masses populaires se gavent d’arguments simplistes dits panafricanistes boiteux via les réseaux sociaux et meublent occasionnellement un quotidien austère et compliqué autour. Une unité d’élite la mieux équipée de l’armée qui vient se loger au cœur du pouvoir dans la capitale avec un capitaine « bébé » en tête, quel autre bataillon ferait mieux sur le terrain des combats contre les groupes terroristes ?
Mais non, étrangement on ne s’interroge pas, on applaudit mécaniquement en masses tout en brandissant le drapeau russe et en haïssant la France. Tout un symbole qu’une certaine indignation collective qui n’est pas synonyme de pertinence et de bonne orientation sociale et politique.

Si on mettrait à disposition de nos masses populaires 4 avions d’évacuation ouverte vers 4 destinations : Paris (France) , Le Caire (Égypte) , Durban (Afrique du Sud) et Moscou (Russie), on verrait vers quelle ombre il y aura du monde en bousculade…!

Une certaine opinion publique versatile et manipulée fait partie de nos multiples maux qui vont détruire le peu d’ordre étatique qui subsiste encore dans certains pays.

Arrivera un moment où une mobilisation est nécessaire à partir de Capitales parmi les masses populaires fanatisées dites anti-impérialistes, pour aller affronter les groupes criminels qui massacrent les pauvres populations abandonnées dans certaines localités. Type de la marche verte en 1975 de feu Roi Hassan II du Maroc sur le Sahara espagnol. Si 1 millions de Burkinabé déterminés et encadrés par les forces de sécurité se lancent sur les zones où sévissent les groupes terroristes, tout sera nettoyé. Ce serait plus efficace que l’appel au remplacement d’un ancien maître par un nouveau…n’est-ce pas !?

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● Football : Clarence Seedorf, ex-star de l’AC Milan, dénonce un système raciste

Lors de la conférence Festival dello Sport, Clarence Seedorf n’a pas hésité à dénoncer un « système plus raciste que les gens. »

Le problème du racisme dans le football et le sport de manière générale est malheureusement récurrent. Clarence Seedorf, qui a notamment fait les beaux jours de l’AC Milan (2002-2012) a dénoncé « un système raciste » lors d’une conférence ce dimanche.

« Je ne pense pas que l’Italie soit un pays raciste. J’ai toujours pensé cela, au bout de vingt ans je crois que je connais un peu l’Italie. Il y a des gens racistes, oui, comme partout. Mais le système est parfois plus raciste que les gens. Je n’ai pas reçu d’offre, pas même une après vingt ans en Italie. C’est un peu étrange » a déclaré le Néerlandais.

« Cela n’arrive pas qu’en Italie, c’est un problème européen. Vous ne voyez pas beaucoup de managers noirs, il n’y a pas d’opportunités. J’ai eu ma première chance sérieuse en Chine » a-t-il conclu.

Le seul joueur à avoir remporté quatre fois la Ligue des champions avec trois clubs différents (Ajax 1995, Real Madrid 1998, et Milan AC 2003 et 2007) se trouve aujourd’hui sans club. Sa dernière expérience remonte à 2019, où il était le sélectionneur du Cameroun.

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🔴 Ces hâbleurs apprentis « lettrés » qui s’attaquent injustement à cheikh Mohamed diakho Tandjigora !

Élément média Mizane TV

○—Il est temps de raisonner certains petits apprentis socialisés à sève des mentalités esclavagistes dans la communauté soninké. Ces derniers moments, les cas sociaux qui se sont trouvé comme mission l’apologie de l’esclavage avec virulence via WhatsApp semblent passer le relais à une autre clique de faux savants « religieux » qui s’ignorent. Ainsi au contraire de cas sociaux apologistes, ces nouveaux hâbleurs qui se basent sur de fables forcées et un forcing historique s’activent sous couvert d’une dite science religieuse pour légitimer l’esclavage coutumier dans la communauté. Prêches du fatalisme et chansonnettes rhétoriques pour défendre leur chapelle coutumière de domination sociale dans le puzzle sociétal, ils cochent incessamment leurs flèches à l’endroit de personnes lettrées en sciences religieuses qui ne soutiennent pas l’onction religieuse de l’esclavage par ascendance. Avec beaucoup de mauvaise foi, leur cible principale est cheikh Madiakho Tandjigora . Le poids intellectuel de ce conférencier sénégalais, auteur de nombreux ouvrages dont la traduction du Saint Coran en soninké (paru en avril 2021) https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/04/28/la-parution-dun-ouvrage-dune-portee-intellectuelle-monumentale-en-milieux-soninkes-le-saint-coran-traduit-en-langue-soninke-par-le-professeur-muhammad-diakho-tandjigora/ , est connu et reconnu dans la communauté soninké et au delà. Ces petits apprentis très limités visiblement en matière de réflexion et de compréhension des paradigmes révolutionnaires du Message de la dernière révélation, perturbés qu’ils sont, par l’éveil massif anti-esclavagiste en cours, s’attaquent injustement au cheikh Abu Elyas. Pour eux, il serait l’instigateur principal qui aurait ouvert les yeux des personnes encartées esclaves pour les libérer de leur domination sociale. Pour rappel, on leur apprend s’ils veulent bien retrouver une certaine lucidité, que déjà bien avant les positions de cheikh Madiakho, un lettré soninké Aboulaye Diallo (paix à son âme) originaire du village d’Arré au Guidimagha 🇲🇷 dans les années 70 dénonçait cet esclavage coutumier soninké faussement attribué à la religion islamique. Par la suite, une célèbre voix morale du nom de Elhaj Fodie Demba N’diaye de Oulimboni Guidimagha 🇲🇷 (paix à son âme) , abondait en substance dans le même sens après son retour d’un pèlerinage à la Mecque selon diverses sources. Encore courant débuts des années 90, à Paris, lors d’une conférence, cheikh Abdoulaye BA en répondant à une question liée à un possible mariage entre « esclave » et « noble », il s’était interrogé « Qui est esclave d’abord? » . Et en rajoutant explicitement que l’esclavage social qui sévit dans les traditions coutumières ne peut avoir de validité ou de légitimité selon la vision islamique sur la question.

En Mauritanie en avril 2015, une organisation d’Uléma avait sorti une communication rendant caduc et illégitime religieusement tout esclavage et ses manifestations dans notre pays 🇲🇷. Nos hâbleurs illuminés vont finir peu à peu à s’incruster dans les rangs de ceux qui font l’apologie d’esclavage et en Mauritanie la Loi 031-2015 est très claire notamment par son article 19 qui : « Quiconque profère en public des propos injurieux envers une personne considérant qu’elle est esclave ou affilié à des esclaves, est puni d’un emprisonnement de six (6) mois à deux (2)  ans et d’une amende de vingt milles (20.000) à deux cent cinquante milles (250.000) ouguiyas »

✍️🏿KS pour le BLOG

● Les Africaines retournent vers leurs propres cheveux et abandonnent les perruques et les mèches

Autres pays Dix ans après l’avènement du mouvement (natural and happy) nappy, les femmes burkinabè préfèrent de plus en plus les cheveux crépus et naturels aux cheveux synthétiques.

Quand on connaît la nature des cheveux africains, il y a des choix qu’on peut comprendre aisément en observant les femmes dans les rues, au marché ou dans la circulation. Frisés, humides ou secs, le plus grand défi dans l’entretien du cuir chevelu africain, c’est de les rendre plus malléables sans pour autant les dénaturer.

Pour la journaliste et entrepreneure Atifufu Amée Dzifa, pionnière du mouvement «Faso Nappy», cette nouvelle tendance a été influencée il y a une dizaine d’années par le mouvement nappy, qui a aidé à changer les mentalités des Africaines en général et des Burkinabè en particulier, notamment sur la perception de leurs cheveux.

«Ce mouvement d’ensemble à cette époque a permis d’avoir aujourd’hui ces résultats et d’avoir également plus de marques de cosmétiques naturelles pour les cheveux et la peau, d’avoir des salons qui se spécialisent dans le traitement des cheveux africains», explique-t-elle.

Le salon Afro Kô, situé dans un quartier huppé de Ouagadougou, s’est spécialisé dans l’entretien des cheveux afro. Dalila Yaro, co-fondatrice de cet établissement, est aussi l’auteure d’un e-book récemment édité. Elle y aborde les problèmes capillaires récurrents des femmes, ainsi que les soins à adopter.

«Nous sommes beaucoup dans les cheveux naturels, l’acceptation de soi au naturel. Mais tout ça vient de notre envie de retour aux sources, à nos origines, à la terre mère. C’est une première expérience. On a testé et on a vu ce que ça a suscité», se réjouit-elle.

Désormais, au Burkina Faso, de plus en plus de femmes optent pour les cheveux naturels, montrant à travers ce choix qu’elles s’acceptent elles-mêmes et veillent sur leur santé.

©️ Via https://m.le360.ma/afrique/autres-pays/societe/2022/08/28/39146-les-africaines-retournent-vers-leurs-propres-cheveux-et-abandonnent-les-perruques-et-les

✓Pétition pour la Restitution des restes du résistant Mouhamadou Lamine Darame | Par Dr Yaya SY

Bonjour chers tous,
Courant 2010 un groupe d’amis a lancé l’idée d’une Pétition Internationale pour la Restitution des Restes de Mouhamadou Lamine Darame, de son fils Mahadi Darame, de sa bibliothèque, de son cachet, de ses armes et ses habits.
De 2012, date de retrait de la Pétition du Net (avec 4320 signatures à l’époque), à 2015, le Mali avait connu une période d’insécurité connue de tous. Nous n’avions alors pas jugé opportun de lancer notre demande.
En janvier 2015, nous avions jugé la situation relativement plus calme et avions déposé notre demande auprès du Président de la République du Mali, M. Ibrahim Boubacar Keïta (IBK).
-De février 2015, où le dossier avait été déposé, jusqu’à la destitution du Président IBK le 18 octobre 2018 nous n’avons pas reçu de réponse à notre requête malgré notre relance du Président en juin 2015.
Depuis 2018, les relations entre le Mali et la France sont devenues plus délicates. Alors que faire ?
Nous avons estimé que rendre les restes humains est prioritaire par rapport à toute restitution d’objets culturels dont nous ne minimisons pas pour autant l’importance. C’est pourquoi vous devez
nous rejoindre afin de poursuivre notre demande et y trouver ensemble une solution adaptée.
Soutenez le Projet de relance de la Pétition Internationale et nous vous fournirons tous les documents avec le détail de toutes les démarches et correspondances auprès des autorités
maliennes et françaises.
Dites : « Je soutiens la Pétition » et je vous enverrai le dossier complet dans quelques jours.
Prenez contact avec Yaya SY Coordinateur de la Pétition Internationale Pour la Restitution (M. Yaya SY).
Encore merci, nous avons besoin de votre soutien pour faire aboutir le Projet.


Le Marin MARTINIQUE le 22 août 2022


Yaya SY Coordinateur.

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