«Esclavage par ascendance au Mali»: Une plainte de la CNDH en gestation contre les commanditaires, auteurs et co-auteurs de cette pratique



Le président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), Aguibou Bouaré, annonce que sa structure est en train de constituer des dossiers solides pour engager les procédures judiciaires contre les commanditaires, auteurs et co-auteurs et les complices de pratiques de l’esclavage par ascendance sur toute l’étendue du territoire. La déclaration a été faite, le samedi 22 mai dernier, à la Maison des Aînés, lors d’une conférence-débats sur « la problématique de l’esclavagiste au Mali : le cas du milieu soninké, enjeux et résolutions » .

Dans le cadre de la lutte contre l’esclavage au Mali, le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (RMFP), en partenariat avec le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (MSDH), a organisé une conférence-débats autour de la pratique l’esclavagiste au Mali. Elle était animée par le président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), Aguibou Bouaré, le président de Waraba Afrique, représentant de la Coordination des Organisations Africaines de lutte contre l’Esclavage et ses séquelles, Me Saïd Larifou, ainsi que celui du MSDH, Boubacar N’Djim.

Selon ce dernier, l’esclavage est une réalité dans la région de Kayes, surtout en milieu soninké. Avant de soutenir que le cas le plus frappant de traitement d’esclave est celui du lynchage de 4 militants anti-esclavage, à Diandioumé, dans le cercle de Nioro. A ses dires, « dans la région de Kayes, toute la communauté internationale doit se mobiliser, car des milliers de personnes ont abandonné leur village par peur d’être tuées et vivent sans aucun revenu pour subvenir à leurs besoins » .

Boubacar N’Djim explique que, si ces conflits durent toujours, c’est parce que ces actes répréhensibles ne sont pas punis avec la rigueur qu’il faut. « Des condamnations faibles pour des personnes coupables de coups et blessures volontaires ne peuvent que les encourager à continuer de perpétrer ces crimes. Dans ces contextes, on ne peut qu’indexer l’œil complice des autorités locales et des plus hautes autorités de l’Etat » , a regretté le président du MSDH.

Le représentant de la Coordination des Organisations Africaines de lutte contre l’Esclavage et ses séquelles, Me Saïd Larifou a, dans sa plaidoirie, déploré que « des siècles après l’abolition officielle de l’esclavage et, notamment, de la traite des êtres humains, il est humainement insoutenable et intolérable de constater que l’humanité n’a pas tiré toutes les leçons des conséquences humaines, sociales et économiques des atrocités de l’homme contre l’humanité » .

Il soutient ainsi que les organisations africaines, engagées dans cette lutte estiment que «l’esclavage n’est pas une fatalité et sa persistance dans ses nouvelles formes requiert des réponses à la fois préventives et répressives». Dans cette optique, il ajoute que » nous saisirons les institutions régionales et internationales pour demander que l’histoire de l’esclavage, les nouvelles formes d’asservissement humain et ses conséquences dans les rapports humains, soient inscrites dans les programmes scolaires des pays membres de l’Union Africaine « .

Le Président de la CNDH, Aguibou Bouaré a, à son tour, affirmé que, depuis un certain temps, « notre pays est confronté, sur certaines parties de son territoire, aux manifestations violentes en lien avec le fléau de l’esclavage par ascendance. Il ajoute que cette pratique, digne d’une autre époque, outre qu’elle porte atteinte à la dignité humaine, met en péril la cohésion sociale dans les régions où elle sévit » .

Pour lui, de pratique culturelle peu ou prou acceptée, cette forme d’esclavage est devenue, aujourd’hui, une source d’abus de droits, de pratiques avilissantes à l’encontre de toute personne s’élevant contre son «statut d’esclave » . « Ces personnes sont l’objet de traitements discriminatoires, inadmissibles attentatoires à leur dignité d’hommes libres, notamment sous forme de sévices corporels, de tortures psychologiques, de mesures vexatoires, humiliantes, d’atteintes à la liberté de circulation, de mariage, au droit de propriété, à la santé, à l’éducation, bref à la violation systématique des droits fondamentaux des personnes sous sujétion » , a-t-il dénoncé avec véhémence.

Aussi, le président de la CNDH a-t-il annoncé que sa structure est en train de constituer des dossiers solides pour engager les procédures judiciaires contre les commanditaires, auteurs et co-auteurs et les complices de pratiques de l’esclavage par ascendance, sur toute l’étendue du territoire. Et de renchérir : « Par principe de la Loi de complémentarité, si les juridictions nationales ne réservent pas de suite à ces procédures, nous allons les déporter au plan régional et international et saisir la Cour Pénale Internationale (CPI), parce qu’il s’agit de crimes contre l’humanité » .

Daouda SANGARE

Source: l’Indépendant

©️ Crédit source : https://lindependant-mali.net/2021/05/24/esclavage-par-ascendance-au-mali-une-plainte-de-la-cndh-en-gestation-contre-les-commanditaires-auteurs-et-co-auteurs-de-cette-pratique/

🟢 Une Conscience Engagée à Saluer vivement ! | Bref Hommage à Monsieur Boubacar N’DJIM


Il s’appelle Boubacar N’djim , le président de l’ONG Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’homme (MSDH) au Mali . Un Juste humaniste profondément investi auprès des militants anti-esclavagistes Soninké victimes au Mali. Un vrai patriote et panafricain convaincu, il a été toujours un relais communicationnel d’alerte pour ces sans-voix agressés, humiliés et expulsés de leurs villages parce qu’ils refusent les coutumes esclavagistes et féodales. Là où une certaine élite sociale, religieuse et intellectuelle de soninkara se fourvoie et se compromet moralement dans un relativisme complice avec les bourreaux féodaux, cet homme au cœur plein d’empathie pour les victimes de ces affreuses tares, affronte menaces et diverses pressions pour soutenir cette louable cause abolitionniste. Il n’est ni soninké ni issu d’un environnement social soninké, en guise de petit rappel.

À lire ci-après en lien son discours lors de la conférence du 22 mai 2021 à Bamako sur les problématiques de l’esclavage chez les Soninkés au Mali : https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/05/22/discours-memorable-du-president-ndjim-boubacar-lors-de-la-1ere-edition-de-conference-de-bamako-ce-samedi-22-mai-2021-sur-les-graves-violations-des-droits-humains-liees-a-lesclavage-par-ascendance/

✓Merci cher frère et ami. L’histoire retiendra !

– KS pour le BLOG

[Vidéos] – Quelques interventions lors de la conférence de Bamako sur la question de l’esclavage par ascendance | les problématiques dans la communauté soninké.

Samedi 22 mai 2021, l’association RMFP – Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (Aile Ganbanaaxu Mali) et l’ONG MSDH – Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme et leurs partenaires internationaux, ont organisé une conférence sur l’esclavage par ascendance qui sévit horriblement aujourd’hui au 21 ème siècle au sein de certaines communautés ouest-africaines, en l’occurrence chez les Soninkés. Depuis 4 ans avec l’éveil abolitionniste transnational au sein du groupe sociolinguistique soninké, les défenseurs de coutumes esclavagistes et rétrogrades se sont manifestés par des graves violations des droits humains à l’encontre des militants engagés contre cet esclavage coutumier qui humilie et discrimine socialement et humainement. Les descendants d’esclaves qui osent de se défaire du système d’assignation esclavagiste du Ladalenmaxu sont harcelés, agressés, expropriés, expulsés et tués pour certains comme le cas de 4 militants tués à Djandjoumé au Mali dans la nuit du 1 septembre 2020 … Lire ce lien https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F . Dans plusieurs localités soninké du Mali, de la Mauritanie, du Sénégal et de la Gambie, ce même phénomène affreux d’un autre temps est indexé entre les membres de la même communauté ayant la même langue et la même religion. Ainsi la conférence du 22 mai à Bamako rentre dans le cadre d’une sensibilisation à visée d’alerte à la communauté continentale et internationale sur ces vestiges cruels de la traite esclavagiste intra-africaine.

✓Ci-après en vidéos quelques interventions autour de cette rencontre :

– KS pour le BLOG

© Crédit source : RS militants Ganbanaaxu.

« J’ai toujours soutenu le président Biram pour d’autres raisons que sa lutte contre l’esclavage et les séquelles de celui-ci… » | Par Mr Cissokho Seydi

Crédit photo : Élément tiré de son FB

J’ai toujours soutenu le président Biram pour d’autres raisons que sa lutte contre l’esclavage et les séquelles de celui-ci.

Hier, j’ai été trop choqué après avoir entendu le témoignage de tous ces Mauritaniens; spécialement des hatatines et des soninkés de l’intérieur.

Les autorités mauritaniennes jouent un double jeu concernant l’application des lois. Si dans les grandes villes ces pratiques ont considérablement diminué, force est de constater que dans les milieux reculés ces pratiques sont toujours monnaie courante.

On prive des citoyens de leurs terres, on leur fait du chantage en les privant l’accès à l’eau potable : juste parce-qu’ils refusent de reconnaître leur statut d’esclaves.
Hier, quand j’ai écouté ces vieux hatatines venant de Rkiz témoigner de leurs calvaires et luttes contre leurs supposés maîtres qui les empêchent d’utiliser leur terre, j’ai été choqué. Ils sont allé porter plainte, et c’est eux qui sont arrêtés comme trouble-fête car, ils sont esclaves et n’ont pas droit à la terre.

J’ai écouté ce vieux Soninké qui se dit président de l’association des « esclaves soninkés ». Seul le titre fait peur. Il a raconté toutes leurs luttes jusqu’aujourd’hui partout au Guidimakha. Comment ils sont privés de leurs terres, de leurs mosquées qu’ils ont construites eux-mêmes ?Comment on les a privé l’accès à l’eau potable ? Tout cela avec la bénédiction des autorités locales. Ils ont des preuves de tous les dossiers qu’ils ont porté devant la justice. Cette dernière, malheureusement,est toujours du côté des soi-disant nobles.
Que ce soit chez les maures ou chez les soninkés, on voit clairement que le féodalisme est toujours maître dans nos sociétés; surtout sur l’État Mauritanien qui reste un Etat non seulement hypocrite mais aussi un Etat faible.

Et nous, qui habitons dans les villes, devons arrêter de jouer au jeu de l’État en continuant de nier ces pratiques sous prétexte que ce sont des choses inventées. Nos compatriotes souffrent un peu partout à l’intérieur du pays. Nous contribuons à leurs souffrances en niant ces pratiques inhumaines.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur en date du 21/05/2012 – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4535547763140261&id=100000552456319

🟢 L’abolitionnisme et l’anti-esclavagisme : point de salut sans l’éveil intrépide et subversif de ceux qui subissent !


Une rencontre des militantes abolitionnistes #Ganbanaaxu Soninkés à Bamako – Mali (Mai 2021)

Un esprit averti me disait en ces termes quelque chose qui rejoint les propos de l’ancien président burkinabé feu Thomas Sankara : « les dominants coutumiers dans nos communautés gardent un inconscient collectif qui les freine d’être sincèrement abolitionnistes et anti-esclavagistes. Certains esprits lucides et ouverts aux thèses réformistes parmi eux comptent sur la détermination des descendants d’esclaves à se réinventer une nouvelle existence sociale basée sur des valeurs humanistes et citoyennes sans supplier et attendre une éventuelle onction de l’ancien système communautaire intrinsèquement inégalitaire et discriminatoire… »

✓ Ainsi dans le sillage de ce que Sankara disait : « L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère… »

ESCLAVAGE PAR ASCENDANCE AU MALI | Par Monsieur Aguibou Bouare, le président de la CNDH MALI


Crédit photo illustrative : Tirée de son profil FB

Quelle horreur !
L’on se croirait au moyen âge !
Des Maliens traitent et qualifient d’autres Maliens D’ESCLAVE, singulièrement dans la Région de Kayes.
Le drame est qu’il se trouve des « intellectuels  » et des « semi-lettrés » pour tenter d’expliquer ou de justifier ces violences par des US ET COUTUMES (LADA).
C’est tout simplement SADIQUE de parler de COUTUMES, D’USAGES, lorsque des Maliens BATTENT À MORT d’autres Maliens, et jettent les CORPS dans le MARIGOT.
Le seul CRIME des victimes est D’AVOIR REFUSÉ LEUR STATUT D’ESCLAVE.
L’on pousse l’outrecuidance jusqu’à SOUTENIR que les VICTIMES refusent LEUR STATUT D’ESCLAVE parcequ’elles sont manipulées, encouragées par les FONDS D’ORGANISATIONS OCCIDENTALES. Quelle insulte à l’intelligence ! Comme si « les esclaves » n’avaient pas le DROIT DE S’ORGANISER, D’ÊTRE AIDÉES à refuser CES ABUS ET VIOLATIONS IGNOBLES. Comme s’il n’était pas de la responsabilité de l’Etat de respecter et protéger les DROITS INALIÉNABLES de ces personnes à la vie, à l’intégrité physique, à la sécurité, à la propriété etc.
Comme si, comme le prétendent ces « SAVANTS » d’une autre époque, « LES ESCLAVES  » devraient continuer, SANS BRONCHER, SANS PROTESTER, à accepter ce statut indigne et ignoble, sous prétexte qu’avec la RÉSIGNATION à L’ESCLAVAGE, les communautés vivaient en harmonie.
Quelle honte !
Quel cynisme !
Que de soutenir une THÈSE si ignominieuse!
Sans même invoquer les INSTRUMENTS JURIDIQUES RÉGIONAUX ET INTERNATIONAUX, LA LOI FONDAMENTALE DU MALI dispose clairement que « tous les Maliens naissent libres et égaux en droit et en dignité…Toute forme de discrimination est proscrite ».
Face à la recrudescence de ces abus et violations, à leur persistance, les JURIDICTIONS RÉGIONALES ET INTERNATIONALES, y compris la CPI, seront saisies par les ORGANISATIONS DE DÉFENSE DES DROITS HUMAINS, si celles nationales ne veulent ou ne peuvent poursuivre ; « principe de la complémentarité  » OBLIGE.
Encore une fois, l’ÉTAT a l’obligation de veiller au respect et à la protection des droits fondamentaux de toute personne résidant sur le territoire Malien.
De plus, ces VICTIMES abandonnées ou ayant le sentiment de l’être, constituent des PROIES FACILES à être ENRÔLÉES par les TERRORISTES.
Pourquoi assistons- nous toujours, impassibles, au POURRISSEMENT des situations pouvant être circonscrites et maîtrisées avec le MINIMUM D’ANTICIPATION ?
Nous n’avons pas fini de gérer les conséquences des crises du nord, celles du centre, s’il faut laisser éclater un FOYER DE TENSION SUPPLÉMENTAIRE À KAYES !
Quel MALI voudrions-nous AVOIR ?
Nul n’est à l’abri de la violation de ses droits.
La protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée !

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1189423231569306&id=100015049216270

« Kudos » à la Communauté Hamalliste | Par Bakary Tandia



Le procès verbal en date du 30 Avril 2021, marquant « le règlement pacifique du différend à travers le dialogue direct, » est un acquis considérable qui mérite d’être salué et célébré. Pour une chose aussi vitale que la paix, les communautés ne doivent compter principalement que sur elles-mêmes pour la réaliser de façon durable. Ralph A. Emerson a tout à fait raison, « Personne ne peut vous apporter la paix à part vous-mêmes« . C’est un signe incontestable de bonne volonté et de bonne foi que la communauté Hamalliste vient de démontrer. A travers cet acte combien louable, la communauté a prouvé que, non seulement les liens qui unissent ses fidèles sont incassables, et sa fondation inébranlable — mais aussi et surtout, grâce à l’enseignement de leurs Guides Spirituels, la cohésion et l’intégrité de la communauté sont sacro-saintes. Par conséquent, elles relèvent de la responsabilité de chaque fidèle de les protéger et promouvoir avec dévotion.

Nous disons kudos à la communauté Hamalliste pour cet acte visionnaire qui honore ceux qui ont contribué à sa réalisation. Grâce à la bonne volonté des uns et des autres ils ont sagement décidé de consolider les acquis à la suite de dur labeur, et de considérer de nouvelles perspectives porteuses d’un espoir de plus en plus grand, pour mieux répondre aux aspirations de la communauté.

Je ne saurais conclure sans féliciter l’Honorable Bah Sylla Baba Diakité, le Khalife de la communauté Hamalliste de Kaédi dont la sagesse et le leadership ont facilité ce processus. Pour rendre à César ce qui appartient à César, la communauté a noté avec appréciation–la compréhension et la patience des autorités en facilitant le mécanisme de résolution de cette crise par les concernés eux-mêmes conformément aux principes et à la philosophie de la justice restauratrice.

Bakary Tandia, Human Rights Advocate,
May 5, 2021, New York

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4041540599218276&id=100000871283017

La parution d’un ouvrage d’une portée intellectuelle monumentale en milieux Soninkés | Le Saint Coran traduit en langue Soninké par le professeur Muhammad Diakho Tandjigora .



Ce 24 Avril 2021 qui correspond au 12 Ramadan 1442 AH est marqué par la sortie publique d’un Livre écrit par un lettré intellectuel soninké en sciences islamiques, cheikh Muhammad Diakho Tandjigora connu Abu Alyas. Il est originaire du Sénégal , du village de Kougneny en pays soninke. Cet ouvrage est la traduction intégrale du sens des versets du Saint Coran de l’arabe vers la langue soninké (en alphabet latin). Ainsi les 114 Sourates (petits chapitres) faisant 6 236 versets ou signes, qui composent le Livre Saint de l’Islam, la religion de plus d’un milliard d’individus à travers le monde, sont fixés intelligiblement dans l’idiome soninké académique en vigueur de nos jours. Le Coran ou le Qur’ân, la Source originelle et originale de la Dernière Révélation Divine descendue sur le Prophète Muhammad (psl) il y a 14 siècles en Arabie. Cette production colossale réalisée par Monsieur Tandjigora peut être comparée en portée symbolique, littéraire et intellectuelle à une œuvre pionnière en la matière de l’universitaire chercheur et théologien d’origine indienne Muhammad Hamidullah* (1908 – 2002). Ce dernier fut le premier traducteur musulman du Coran en français en 1959. Par ailleurs l’ouvrage du professeur Muhammad Diakho peut être un stimulant Miracle pour booster l’apprentissage de la langue soninké et permettra dans l’avenir une fine vulgarisation du texte coranique pour les masses lettrées. Dans notre monde actuel il n’y a pas d’idéale promotion pour une langue de modeste statut communautaire, comme ce travail littéraire éminemment dense qui la relève et l’enrichit dans le fond et dans la forme.

•Avec l’auteur, 3 février 2018 en région parisienne

Nos félicitations renouvelées à l’auteur et à l’ensemble de ses partenaires ayant contribué de différentes manières à cette prodigieuse réalisation. L’Histoire avec un grand H la retiendra pour la postérité et elle fera office de socle-référence pour d’autres vocations à coup sûr. Que la Récompense Divine vous soit amplement garantie, cher oncle. Ameen

√Principaux contacts pour l’acquisition du Livre



*https://www.saphirnews.com/Muhammad-Hamidullah-homme-de-foi-de-science-et-du-vivre-ensemble_a24776.html

Paris, 28 avril 2021

-KS pour le BLOG

Aiguiser notre Esprit Critique | Par Bakary Tandia


Suite aux réactions à mon posting en date du 13 Avril 2021 , je voudrais prendre un moment pour remercier toutes les personnes qui ont pris le temps de le lire, de l’apprécier et de le commenter. Je suis parfaitement conscient qu’un texte ne peut être lu qu’à travers– différents prismes, à savoir la sensibilité et l’expérience personnelles d’une part et le background académique des lecteurs d’autre part. Ce faisant, il est tout à fait logique que les intervenants arrivent à des conclusions différentes, peut être même contradictoires. D’où la nécessité de faire usage de notre intelligence sociale pour aplanir nos différences.

Pour ma part, en tant qu’acteur des droits de l’homme qui adhère á la philosophie de non violence de Dr Martin Luther King, je ne peux que prôner le règlement pacifique de nos différends, et rejeter toute forme de violence, car source d’instabilité sociale.

Sur cette note, il est impératif que nous élevions notre seuil de tolérance pour booster notre maitrise de soi, développions notre capacité d’atteindre le consensus, aiguisions notre esprit critique pour mieux discerner les faits et cultivions la compréhension mutuelle pour prévenir les préjugés afin de résoudre de façon constructive les défis sociaux auxquels nous sommes confrontés. C’est qui peut nous conduire sur le chemin de la Paix qui est condition nécessaire de notre épanouissement collectif.
En résumé, forger notre caractère et élargir notre champ de vision nous permettent de naviguer sereinement dans un monde de plus en plus complexe et rapidement changeant.

Bon ramadan à tout le monde
Bakary Tandia, Human Rights Advocate
New York

Notre note : la contribution du 13 avril 2021 https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/04/13/affaire-de-kaedi-le-conflit-est-un-phenomene-social-normal-par-bakary-tandia/

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://www.facebook.com/100000871283017/posts/4016536685052001/

Incidents violents autour de la Zawiya de Kaédi | La note d’alerte datant du 2 décembre 2020 adressée aux hautes autorités par des victimes des assignations féodalo-esclavagistes.

Élément justifiant la décharge du courrier

A titre d’information nous partageons avec vous cette lettre d’information qui a été adressée aux autorités et enregistrées le 02 Decembre 2020.

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REPUBLIQUE ISLAMIQUE DE MAURITANIE

Nouakchott, le 20 Novembre 2020

• A son Excellence le Ministre de l’intérieur et de la Décentralisation

• Objet : Lettre d’information

Suite à un incident qui a eu lieu au niveau de la ville de Kaédi à la suite d’une séance de prière dans notre Zawiya nous venons par la présente lettre attirer votre attention sur les faits dont le principal motif reste lié à des considérations d’’ordre féodales et ce contrairement aux principes fondamentaux de notre sainte Tariqa véhiculés en paroles et en acte par nos vénérés Cheikhs Yacouba Sylla et Mpaly Kaba .
En effet, le Vendredi 2 Octobre 2020 , lors d’une Hadara habituelle qui se tient tous les Vendredi dans l’enceinte de la Zawiya au niveau de la ville de Kaédi . Durant ces Hadaras hebdomadaires auxquelles participe rarement l’Imam titulaire, les prières sont dirigées par toute personne apte . C’est ainsi que le 2 Octobre après le départ de l’Imam du jour qui a dirigé le Maghreb, le nommé Cheikhna Coulibaly se décida lui aussi à diriger la prière de El Ishaa .
Déjà lors de cette prière, certaines personnes ont refusé de prier derrière Cheikhna Coulibaly. Le lendemain Samedi lors d’une rencontre tenue dans l’enceinte de la Zawiya , des responsables appartenant au groupes de personnes qui se considèrent comme nobles tiennent publiquement des propos esclavagistes et considèrent que : « la prière de ceux qui ont suivi Cheikhna Coulibaly est nulle et non avenue et que « leur Wird doivent être renouvelé » .
Le Dimanche 4 Octobre, l’un des responsables qui a tenu ces propos malveillants insiste pour appeler Cheikhna par téléphone et l’intimer de venir daredare répondre à une convocation. Cheikhna qui était au champ et qui en fait ignorait tout de cette histoire car ayant quitté la Hadara sans incident, se présente quelques minutes à la Zawiya . Mais à sa grande surprise il constate que cette assemblée est composée uniquement de personnes appartenant au groupes de ceux qui se considèrent comme nobles . Ainsi Cheikhna reviendra le lendemain Lundi 5 Octobre pour répondre à la convocation et cette fois ci accompagné de quelques membres de sa famille.
Lors de cette dernière assemblée tenue finalement le Lundi 5 Octobre avec l’insistance du groupe des féodaux, il a été publiquement et clairement signifié à Cheikhna « de ne plus diriger une prière dans la Zawiya sans l’autorisation. »
En fait cette autorisation n’est rien d’autre qu’une astuce pour empêcher ceux qu’ils considèrent comme esclaves d’officier une prière dans la Zawiya. Car jusque-là, seules les personnes issues du camp des soit disant nobles reçoivent cette prétendue autorisation et sont les seules à diriger les prières. Jamais une autorisation n’a été donnée à une personne issue du camp de ceux considérés comme esclaves. Cheikhna Coulibaly est la première personne issue de cette frange à franchir ce Rubicon, car se sentant suffisamment apte intellectuellement et moralement à diriger une prière dans une communauté qu’il considère profondément comme le sien et ce de manière totalement désintéressée.
Suite à cet incident malheureux contraire aux préceptes et aux fondements de notre Tariqa , et compte tenu des multiples enseignements que nous y avons tirés,
Nous , groupe de disciples appartenant au camp des personnes discriminées signataires de cette lettre , avons décidé à notre tour de ne plus accepter d’être dirigé par un Imam issu de l’autre camp tant que le problème de l’Imamat au sein de notre communauté n’est pas définitivement réglé sur la base des principes fondamentaux de notre Tariqa à savoir : l’égalité et le respect non négociable de la dignité humaine en parfaite phase avec les lois de la république Islamique de Mauritanie.
Nous vous adressons cette lettre à titre d’information sur une situation relativement tendue mais à laquelle nous souhaitons trouver une issue heureuse avec l’aide de nos guides éclairés qui jusque-là se sont réservés d’intervenir directement pour plusieurs raisons que nous comprenons.
Tout en étant à votre entière disposition pour toute information complémentaire, nous vous prions de croire à l’assurance de nos sentiments les plus respectueux et de notre engagement contant pour apporter notre modeste contribution à la paix et à la cohésion sociale dans notre grande nation.

Pour les Signataires

1. Cheikhna Souleymane Diakité ,
Tel : + 1 917 482 2253


2. Ba Aliou Coulibaly
Tel : 222 46 45 55 04

3. Cheikhna Sikhou Coulibaly
Tel : 222 46 02 06 13

©️ Crédit source : Post FB d’un des signataires Monsieur Ba Aliou Coulibaly – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4274617555881915&id=100000011376178