Les vestiges féodaloesclavagistes en milieu soninké du Guidimagha : Pourtant peu des “mal entendus” mais plusieurs malentendants volontaires..!


Pour taire tout malentendu de premier abord, il faut réaffirmer que l’ordre esclavagiste pire et dur au sens fidèle des MOTS (MAUX) n’existe plus dans les localités du Guidimagha soninké de la Mauritanie. La société a été esclavagiste par le passé et les conséquences vivaces de cet ordre d’antan ne peuvent être réfutées par tout esprit aminé d’une once de sincérité. Aujourd’hui, les éléments subissant de plein fouet les stigmates de l’ancien ordre esclavagiste muté en ordre sociétal, s’approprient du VERBE pour nommer les CHOSES d’une manière décomplexée. Ainsi la vie communautaire soninkée proclamée et revendiquée comme solidaire est questionnée en son sein par la nouvelle génération issue de ceux qui étaient conditionnés à occuper les parties peu enviables du puzzle sociétal. L’activisme en gestation de la nouvelle génération d’ascendance dite servile, ne vise aucunement à bannir la noblesse ou à détrôner un ordre clérical quelconque. Il s’agit plutôt et très certainement d’un éveil urgent et nécessaire pour la composante la plus lésée sur le matériel et l’immatériel dans ce qui se définit comme  le “VIVRE SONINKÉ” dans le temps et dans l’espace. Ce “VIVRE SONINKÉ” est le socle de l’ordre hiérarchique qui se veut au-dessus de l’ordre citoyen. On y constate quasiment des références monarchiques autour des 2 axes principaux qui sont la chefferie coutumière et le clergé communautaire ou l’imamat. Autour de ces axes qui tirent leurs légitimités d’un certain passé, Il y’a d’autres alliés objectifs bien lotis et très utiles aux mécanismes de l’ordre hiérarchique. Au sommet de ce dernier, les clans féodaux régnants et au bas de l’échelle on y trouve la couche dite statutairement servile qui tient lieu de “paillasson” pour TOUS les autres finalement. Historiquement chaque clan féodal s’entoure d’un assemblage social cohérent et complice à un premier niveau sur lequel son pouvoir s’exerce. Et au second niveau, les esclaves statutaires ayant un certain poids numérique conséquent , demeurent des possessions subalternes ne pouvant jamais aspirer au niveau du clan féodal et ses alliés objectifs. Ainsi le clan féodal et ses obligés volontaires ou ses alliés objectifs sont dans une sorte d’ENTENTE PARFAITE pour que la couche dite statutairement servile subisse symboliquement les traces d’un certain pouvoir révolu et qu’elle soit l’horloge qui régule la psychologie philosophique d’un statut nobiliaire impérissable  semble-t-il. De ce constat, peu des gens sincères en milieu soninké peuvent démentir une pareille  articulation par laquelle les chefferies détiennent un certain pouvoir social régalien qui s’oppose de fait et par nature à toute émancipation de la couche la plus mal lotie en dignité et en honneur même symboliquement. Et comme on pourrait s’entendre aussi que le clergé communautaire très souvent lié au clan féodal régnant, détient une autre direction du pouvoir sous l’ordre féodal. L’imamat des marabouts peut être décidé et confié à une famille particulière selon certains mécanismes liés à l’histoire et en bonne entente entre les alliés objectifs de l’ensemble féodal. Cet ordre de l’imamat chargé de l’expression “officielle” du religieux dans la sphère sociale, s’avère être la caisse de résonance légitimiste pour magnifier l’ordre féodal. Par un argumentaire déterministe dit “religieux” , un certain ordre maraboutique soninké essaiera de s’accaparer exclusivement du lien au DIVIN et se verrait l’intermédiaire absolu dans certain sens. Et qui d’autre oserait s’essayer dans ce domaine en toute liberté….? Surtout pas les éléments issus de la couche dite statutairement servile.  


D’ailleurs l’impact psychologique à cause d’une certaine interprétation du religieux, est un facteur aggravant dans la soumission fataliste perpétuelle de certains éléments issus de la couche dite esclave statutaire. Ainsi la grande référence nobiliaire dans le “VIVRE SONINKÉ” est basée foncièrement sur une norme sociétale qui perpétue l’existence d’une condition sociale servile quoique symboliquement aujourd’hui. Noblesse de caractère ne suffit pas pour compter, mais il faut naître noble même avec tous les sales caractères et par opposition à un autre individu qui serait prédestiné comme “IMPUR” selon la norme sociétale en vigueur même ayant les meilleurs caractères. De ce côté, j’espère qu’on pourra s’entendre sur cette nature des choses qui n’échappe plus aux gens sensés.

L’éveil d’aujourd’hui qui bouscule certaines certitudes n’est pas animé par un esprit de vengeance sur qui que ce soit. À mon avis la PRIORITÉ des priorités , pour les activistes abolitionnistes du milieu soninké, est d’axer la sensibilisation sur les appartenances claniques et féodales. Ça a été une TROMPERIE INDICIBLE hier et une PLAISANTERIE PUÉRILE aujourd’hui, qu’un individu issu de la couche dite statutairement servile se dise à appartenir à un tel ou tel clan féodal  (Berané, Hayané, Botokholo, Gansoyi, Hokolou et d’autres du genre). Une fois ce lien trompeur d’identification clanique défait, l’éveil émancipateur trouvera une VOI(E)X ROYALE vers la redéfinition d’une personnalité non lestée d’un certain passif dans une communauté qui au fond ne l’accepte qu’en étant soumise aux caprices des uns pour soigner leur noblesse très particulière. Une fois ce travail demandant beaucoup de pédagogie et un certain recul intellectuel fait, les éternels subalternes intouchables selon l’ordre féodal soninké particulièrement rigide, se doivent de développer une conscience politique révolutionnaire en faisant abstraction de tous les segments coutumiers qui structurent l’ordre hiérarchique intracommunautaire. En étant conscients d’une CITOYENNETÉ ACCOMPLIE , Il faut maintenant tourner vers les autorités modernes compétences (Mairies, Préfectures ou Gouvernorats) pour l’application des lois en vigueur sur le territoire national. Ainsi quelle autorité imposerait à un groupe de citoyens d’aller courber l’échine devant un chef coutumier de la féodalité. Et quelle loi dirait à un groupe des citoyens majoritaires dans un quartier quelconque d’accepter par force l’imamat héréditaire d’une petite minorité aux compétences discutables qui exploite ce statut pour d’autres desseins étranges. Aujourd’hui, tout ce qui se dit de négatif à propos de l’engagement anti-esclavagiste et anti-féodal dans la communauté soninkée via différents canaux (Associations ou forums) , trouve sa fixation sur les refrains suivants : ils veulent détruire SONINKARA et SONINKAAXU, défaire les amitiés, porter atteinte aux solidarités, en gros affaiblir le “VIVRE SONINKÉ”. Étrangement pendant plusieurs siècles , des gens considérés comme des IMPURS DE NAISSANCE n’ayant aucune légitimité d’avoir des honneurs et des positions honorifiques au nom de la communauté vivent parmi nous sans qu’aucune réforme sociétale ne soit  entamée en leur faveur. Là leur salut viendrait d’une communauté de vie  parallèle qui comptera sur l’ordre étatique moderne pour être comptée en DIGNITÉ ÉGALE avec tous les CITOYENS.


L’engagement abolitionniste est sain s’il est bien porté et clarifié par un discours réfléchi mais ferme. Ces derniers mois, nous sommes témoins de quelques escarmouches provocatrices dans la communauté  portées auprès des autorités compétentes. On ne cesse de le rappeler, cet engagement n’est pas une guerre ouverte contre une personne ni contre une entité sociale donnée , on veut le décliner en revendications des Droits et Devoirs en toute clarté.

Et pour conclure, si on essayait même à une très faible marge le modèle de société promu à Médine par le prophète Muhammad  (PSL) pour fonder la première communauté musulmane. Ainsi cette jeune communauté médinoise mixte ne s’était pas projetée sur 100 ans pour que des âmes acquises à la Vraie Foi s’acceptèrent mutuellement en dépit des différences et du contexte historique.


KS  

Le naufrage dramatique à Sollou: Quelques précisions sur les circonstances de l’accident fluvial. 

Ce jeudi 15 juin 2017, plusieurs ressortissants du village de Guemou ont pris place dans une pirogue à Sollou pour une traversée vers la rive malienne du fleuve Sénégal. C’est aux environs de 7H du matin que la pirogue de la forte équipée qui allait participer à la pêche annuelle de la mare Diogou Xaré à côté du village de Séguéla dans le Mali voisin, a chaviré dramatiquement . Selon des sources contactées sur place, la surcharge et l’état défectueux du moteur seraient les principaux facteurs responsables de la catastrophe. Après le lâchage de l’embarcation en pleines eaux, certains occupants ont pu s’échapper par la nage ou secourus dans des conditions très difficiles. Les moins chanceux ont été emportés dans les profondeurs du fleuve. Ainsi 9 personnes portées disparues ont été retrouvées mortes noyées dans la journée du jeudi et courant vendredi pour certaines. Toutes les victimes originaires du village de Guemou situé à quelques 8 kms du lieu de l’accident, ont été enterrées à Sollou. Il faut rappeler que toutes les localités environnantes du fleuve dans cette zone ont été mobilisées pour porter assistance et rechercher les corps. Ce naufrage dramatique a affecté l’ensemble des riverains de la zone où villageois mauritaniens, maliens et sénégalais se connaissent bien avec des liens communautaires très forts. Espérons que les autorités locales prendront des mesures strictes pour éviter des drames de cette nature. Tout comme une certaine vigilance doit être observée sur ces équipements traditionnels par les usagers trop souvent habitués à un certain laxisme arrimé à une psychologie fataliste .

Nos condoléances les plus attristées aux familles éplorées. 

En ce mois béni de Ramadan, qu’Allah accueille les défunts au Paradis et réconforte leurs proches endeuillés par la patience et la retenue. Ameen 
Inna lillahi wa inna ileyi rajjioun. 

PAR -K.S- 

​COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’ARMEPES-FRANCE : QUELQUES ENSEIGNEMENTS DE L’AFFAIRE DE FRÈRES DIALLO D’OULIMBONI. 


Ce jeudi 1 juin 2017 à Sélibaby , capitale régionale du Guidimagha dans le Sud mauritanien, les 2 frères DIALLO (Harouna et Madjigui) ont été libérés d’une détention de 35 jours. Ils avaient été mis aux arrêts après leur implication dans une bagarre avec un homme issu du milieu féodal villageois, qui avait tenu des propos injurieux à connotation esclavagiste à leur encontre. Après plusieurs tentatives d’un traitement à l’amiable refusé par la partie du monsieur ayant reçu des coups lors de la bagarre, le procureur a trop longtemps gardé le dossier en souffrance avant de réunir les protagonistes dans son bureau pour acter un traitement final dans la journée du 1 juin. Le cas de nos jeunes compatriotes était suivi de près  par L’AMEES (Association Mauritanienne pour l’Éradication de l’Esclavage et ses Séquelles), notre partenaire du forum GANBANAAXUN FEDDE. Ainsi les services d’une avocate en la personne de Maître Fatimata Mbaye , avaient été sollicités pour assister les frères DIALLO dont leur cas est pris comme une aubaine pour certains féodaux soninkés pour corriger les antiféodaux et les antiesclavagistes considérés comme des “rebelles” contre l’ordre coutumier dominant dans nos localités. Par ce communiqué, nous comptons détailler les conditions de l’accord trouvé et revenir sur des ambiguïtés constatées chez les autorités locales par rapport aux faits présumés ou avérés relevant de l’esclavage. 


■ Premièrement, sur la base de l’accord amiable, les deux camps s’engagent à retirer leurs plaintes respectives. Le camp des féodaux a demandé une somme de 400000 UM pour remboursement des soins reçus par leur blessé protagoniste. Finalement cette somme a été fixée  à 200000 UM sur décision arbitrale du procureur . L’exigence de présentation d’excuses émise “fièrement” avec insistance par le camp du monsieur blessé à l’origine des propos injurieux, est restée sans suite. 

 Par ailleurs le procureur  s’est limité à un habituel rappel laconique de l’arsenal juridique relatif aux pratiques et faits d’esclavagisme (actes et propos) en Mauritanie. 


■ Deuxièmement, il nous a été signalé que la déposition des frères DIALLO à la brigade de gendarmerie de Sélibaby n’aurait pas été prise en compte intégralement ou très mal prise . De ce fait la lecture de l’affaire a été forcément impactée au bénéfice de l’autre camp. 


■ Troisièmement, nous appelons nos partenaires du terrain à un activisme intelligent face à un ordre féodalo-esclavagiste radical qui est décidé à polluer notre engagement ouvert et sain par des coups piéges et provocateurs. 


■ Quatrièmement, nous demandons aux autorités compétentes dans la région, l’application stricte de l’arsenal pénal en vigueur concernant l’esclavage et ses différentes manifestations dans nos localités. Par la même occasion nous les alertons sur la nécessité de veiller sur ce qui s’y couve notamment  sur les problématiques du foncier. Certains féodaux zélés se préparent à déposséder des citoyens paisibles de leurs terres parce qu’ils osent refuser d’être assignés comme esclaves dans la communauté. 


La Cellule de Communication ARMEPES-FRANCE  (La CeCom)

AMEES : Un procès symbolique sur les survivances de l’esclavage au guidimagha. 



AMEES – Un procès symbolique sur les survivances de l’esclavage et de ses séquelles vient de se dérouler à SELIBABY le mardi 16 mai opposant les frères DIALLO – Harouna et Madjigui à Demba Assa Kamara de OULOUMBONI suite à un incident le 26 avril 2017 au cours duquel les deux frères ont bastonné copieusement Demba Assa qui, ayant assisté à une scène où Bonko Bakari Dianifabé insultait les deux frères DIALLO les traitant d’esclaves et descendants d’esclaves.

Demba Assa s’est mis à téléphoner à des amis pour les informer avec beaucoup d’ironie en reprenant les propos injurieux de Bonko Bakari qui est connue comme déréglée mentale par tous les habitants du village.

Cet incident a été porté devant la gendarmerie, puis le tribunal de SELIBABY qui a mis en détention provisoire les deux frères DIALLO.

• AMEES ayant été informée de cet incident, a constitué Maître FATIMATA Mbaye qui est allée assister les deux frères DIALLO au cours du procès le 15 mai et a demandé leur mise en liberté provisoire.

Pendant ce temps Demba Assa Kamara est à Nouakchott pour mobiliser toute la fratrie Kamara et proches,et a refusé d’assister au procès de flagrant délit sous aucun motif sérieux de santé et fait peser la pression sur le tribunal par tous les moyens pour obtenir la prolongation de la détention arbitraire des frères DIALLO et ce, malgré tous les efforts déployés par l’avocat, les amis et parents des frères Diallo.


• AMEES tient à dénoncer ces manœuvres esclavagistes flagrantes qui ne visent rien moins qu’à servir d’exemple pour tous les descendants d’esclaves qui oseraient s’opposer aux provocations et insultes de leurs anciens maîtres.


• L’AMEES tient à informer toute l’option nationale, les autorités et l’opinion internationale.


• L’AMEES exige la libération des frères DIALLO de la prison nauséabonde de SELIBABY et annonce qu’elle poursuivra son combat sur ce cas symbolique pour que justice soit faite.


Nouakchott, le 23/05/2017
Le Bureau Exécutif  AMEES

​Guidimagha : l’affaire de Ouloumboni 


Le cas de 2 frères Diallo impliqués dans une bagarre avec un élément féodal provocateur Camara, traîne dans le bureau du procureur de Sélibaby. Sous influence des milieux féodaux proches du pouvoir, le procureur joue un jeu de fuite en avant qui n’aura pas d’effet à long terme. Il croit pouvoir mettre la pression sur commande du milieu féodal du guidimagha pour dissuader les militants antiesclavagistes et antiféodaux dans les villages. À la suite des coups reçus par l’élément féodal qui est à l’origine de l’altercation, de la part de nos jeunes frères DIALLO à Ouloumboni, d’aucuns pensent trouver une bonne occasion de faire taire l’activisme antiféodal et antiesclavagiste en milieu soninké. Ce qui relève SÛREMENT  d’une très  mauvaise lecture de l’élan émancipateur amorcé il y a quelques mois. Cette affaire est d’un cas d’école très instructif pour l’engagement contre les tares sociétales érigées étrangement  en valeurs sociales soninkées dans nos contrées. 

Des sources fiables nous indiquent que le procureur en connivence avec certains  cadres féodaux  très remontés depuis Nouakchott, veut garder nos jeunes aux arrêts par des procédés louches depuis bientôt 1 mois. Une justice qui suit les caprices des milieux dominants du moment, ne vaincra jamais  la persévérance et le courage d’un esprit vaillant. 5 ans ou 100 ans d’emprisonnement ne feront pas le retour d’un passé qui selectionnait et conditionnait la DIGNITÉ HUMAINE en caste et en case. 


NOUS NE LES OUBLIONS JAMAIS. 


La lutte continue..!


K.S

L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE : LA DÉCLARATION D’ARMEPES-FRANCE 


À l’occasion de la journée  commémorative de l’abolition de l’esclavage  (10 MAI de chaque année en France), l’ARMEPES-FRANCE  (Association des Ressortissants  Mauritaniens pour l’Éradication des Pratiques Esclavagistes et ses Séquelles) participe à la manifestation annuelle par cette déclaration communiquant certains FAITS. En effet si aujourd’hui on est au stade de souvenirs en France d’une abomination comme l’esclavage , il est lieu de préciser qu’en Mauritanie cette pratique et ses séquelles sous différentes manifestations font partie de l’actualité. 
Ainsi, nous,  l’ARMEPES-FRANCE et nos partenaires du forum GANBANAAXU FEDDE portons à la connaissance de nos contacts nationaux et internationaux ce qui suit :
~ les pratiques esclavagistes existent toujours en Mauritanie, 

~ les séquelles esclavagistes entretenues par un ordre féodalo-esclavagiste concerne presque toutes les communautés mauritaniennes, 

~ le militantisme abolitionniste doit être SÉRIEUSEMENT pris en compte dans l’engagement  des  mauritaniens de la diaspora soucieux de l’avènement d’une Mauritanie POLITIQUEMENT, SOCIALEMENT et ÉCONOMIQUEMENT Juste, Égalitaire et Digne pour TOUS,  

~ le système des castes portant une certaine émanation de l’ordre féodal trop prégnant, fait partie des passifs tabous qui créent des méfiances et des mésententes nocives au lien social dans nos communautés, 
~ Quelques Faits :
■ Depuis fin 2016, un vieux centenaire appartenant à la caste assignée esclave est sous la menace d’être dépossédé de son jardin (occupé depuis plus de 50 ans) dans la commune de Dafort (village soninké dans le Sud Mauritanien) par les féodaux locaux. 

■ Le 6 Mars dernier, l’AMEES a organisé une journée de l’antiesclavagisme à Sélibaby , capitale régionale du Guidimagha, et depuis cet événement inédit, les participants font face à d’innombrables provocations et chantages divers de la part du milieu féodalo-esclavagiste dans différents villages soninkés. 

■ Dans le village de Coumbadaw, la chefferie féodale et la caste maraboutique se permettent d’empêcher une personne de prêcher au sein de la mosquée parce qu’elle ose dénoncer l’esclavagisme sociétal en milieu soninké. Dans cette même localité, après une altercation due aux différentes provocations de l’ordre féodalo-esclavagiste, un ministre du gouvernement mauritanien Amedi Camara, soninké issu de la féodalité communautaire s’est permis une interférence partiale.

■ À ce jour, 2 jeunes du village d’Oulymboni sont aux arrêts à la prison de Sélibaby depuis le 26 Avril 2017. Impliqués dans une bagarre avec un élément féodalo-esclavagiste suite à ses provocations réitérées par des propos injurieux et apologistes de l’esclavage. Et là encore les milieux féodaux bien introduits au sein du pouvoir mauritanien, sont montés pour qu’on corrige ceux qu’ils considèrent comme “rebelles” antiesclavagistes dans le Guidimagha. 

■ Pour finir, ce 7 Mai 2017, l’icône de la lutte abolitionniste mauritanienne Biram Dah Abeid, président d’IRA-Mauritanie a été expulsé injustement du Guidimagha. De retour de l’étranger, le leader abolitionniste voulait visiter certaines localités de la région, mais sous l’influence des milieux féodalo-esclavagistes , les autorités régionales s’exécutent en violation flagrante de la LOI relative à la liberté de circulation sur le territoire national pour tout CITOYEN. 
Nos contacts : 0662320356 ou 0695366254
Paris , le 13 Mai 2017 
La Cellule de Communication (La CeCom)

Médias-Radio : GANBANAAXU FEDDE S’OUVRE UNE VOI(E)X…!


​FLASH INFO: AVIS AUX AUDITEURS…!


Vendredi 12 Mai 2017


À l’occasion du lancement officiel de la WEB-RADIO-GANBANAAXU FEDDE, le président d’ARMEPES-FRANCE et l’initiateur du forum Ganbanaaxu Fedde,  Gaye TRAORE sera l’invité de l’événement à partir de 21H heure française ou 19H GMT. L’équipe animatrice de de notre nouveau « joyau » médiatique vous souhaite une bonne écoute .


Les contacts tél pour les appels auditeurs : 

00 339 72 47 13 44 ou 00 336 50 74 12 50


Merci d’avance 


J’écoute Radio Ganbanaaxu avec TuneIn Radio. #NowPlaying http://tun.in/sfwUp


K.S

Communiqué d’AMEES sur l’affaire du village d’OULOUMBONI. 



​Association Mauritanienne  المنظمة الموريتانية   

pour l’Eradication de l’Esclavage للقضـاء علي العبودية

             et ses Séquelles      و رواسبها  

Récépissé n° 0103/MINT/15/01/2008 وصل رقم 0103/و.د/15/01/2008

Tél. : (+222) 41 37 71 04 / 36 60 89 19  /  19 89 60 36  41 37 71 04هاتف :(00222) 

Email : ameeskofo@gmail.com ameeskofo@gmail.com البريد الكتروني :

Nouakchott – Mauritanie انواكشوط –  موريتانيا


Déclaration


Le mercredi 26 avril 2017 un conflit de  nature esclavagiste a éclaté à OULOUMBONI , département de SELIBABY wilaya du Guidimakha opposant les frères Harouna Diallo et Madjigui Diallo à  Demba Assa Kamara qui insultait les deux frères les traitant d’esclaves. L’ incident a eu lieu quand Kamara a trouvé une jeune femme Bonco Bakari Dianifabé , une malade mentale qui voulait prendre la fuite, comme cela lui arrive souvent et que les deux  frères DIALLO  ont saisie, installée sur leur charette pour la ramener à sa famille. Cette dernière s’étant mise à les insulter de sales esclaves, fils d’esclaves, Demba Assa Kamara survenu  sur  cette scène , s’est mis à téléphoner à des amis répétant les insultes proférées par la maladie mentale. Les frères DIALLO ont réagi et lui ont infligé une correction sérieuse à la suite de laquelle il prétend être blessé et à porté plainte devant le tribunal régional du Guidimakha qui a déféré les frères DIALLO à la prison civile de SELIBABY. 


Le bureau exécutif de L’AMEES qui suit avec attention Cet incident aggravé en raison des insultes d’inspiration  grossièrement esclavagistes, reitere  son rejet de toute violence verbale ou physique dans sa lutte contre les pratiques et la culture esclavagistes, dénonce la provocation injurieuse contre les frères DIALLO. 

Demande aux autorités judiciaires et administratives de s’en tenir à l’essentiel  de cet incident de nature esclavagiste et rétrograde, et, d’éviter toute dénaturation et manipulation et de libérer immédiatement et sans condition les frères DIALLO.  Qui ne venaient que de s’acquitter d’un devoir citoyen. 

Notre BE s’engage à suivre avec tout le sérieux requis cet incident regrettable. 




Nouakchott, le 05/05/2017

Le Bureau Exécutif



Source crédit : AMEES PAR MAIL 

​Flash Info : l’antiesclavagisme dans le Guidimakha, les FAITS du jour sur l’affaire d’Oulymboni.

Les jeunes qui s’étaient opposés physiquement  à un homme sur des allégations d’insultes à caractère apologiste de l’esclavage dans le village de Oulymboni, sont mis derrière les barreaux aujourd’hui à Selibaby. Selon des sources proches du dossier, le camp de l’homme issu du milieu féodal villageois serait soutenu par des cadres féodaux (Nouakchott et Selibaby) pour appuyer leur cause auprès du procureur à Selibaby. Ces derniers jours, la mission qui s’est rendue au village pour s’informer sur l’affaire, s’est faite miroitée par l’ordre féodal établi autour de la chefferie coutumière et ses obligés pour éviter tout témoignage édifiant . En fait, on s’est entendu pour dire que l’origine de la bagarre n’était pas liée aux propos provocateurs tenus par l’un des leurs à l’endroit de 2 jeunes incarcérés à Selibaby pour coups volontaires donnés. L’affaire suit son cours judiciaire d’autant plus que le monsieur dit blessé a été déclaré comme trop « souffrant » par ses proches pour être entendu aujourd’hui. Rappelons une énième fois, les milieux féodaux introduits dans les arcanes du système étatique n’ont jamais digéré la journée du 6 Mars 2017 dédiée à l’antiesclavagisme au Guidimakha. Tout est mobilisé en coulisses pour contrer la vulgarisation et la sensibilisation autour la Loi 2015-031. Les militants abolitionnistes du milieu soninké font face aux différentes manoeuvres des cadres soninké issus de la féodalité ethnique mais aussi face aux ambiguïtés de l’administration régionale qui traîne. Nous soutenons par tous les moyens légaux  les 2 jeunes arrêtés issus de la communauté Ganbanaaxu de Oulymboni. Ces braves gens sont les premiers abolitionnistes soninkés du Guidimagha subissant l’emprisonnement à cause de leur activisme antiesclavagiste. Si c’est pour dissuader les militants sur le terrain, les petits supporteurs lâches et mythomanes qui spéculent , doivent se raviser un peu. Les actions sont en cours, et la VÉRITÉ s’éclatera tôt ou tard n’en déplaise ceux qui  croient détenir une onction divine pour humilier, saboter, insulter et dénigrer des paisibles citoyens qui ont osé dire  qu’ils refusent les assignations sociétales qui semblent conditionner la noblesse douteuse de certains féodaux.


La lutte continue….!










K.S

​L’antiesclavagisme en milieu soninké du Guidimagha mauritanien : les chefferies coutumières broient du ROUGE…!

Ces derniers jours, nous avons relevé plusieurs incidents (clashs verbaux et physiques et divers chantages menaçant) dans différentes localités . Aujourd’hui, sous d’autres cieux  les gens veulent savoir comment on pourrait habiter la planète Mars, alors que chez nous dans le Guidimagha, la société  féodaloesclavagiste composée d’une supposée aristocratie désuète, d’un régime maraboutique complice et de quelques lèche-bottes (esclaves statutaires), vit des turbulences. Pour cause, les segments féodaux se radicalisent de plus en plus contre toute expression antiesclavagiste dans nos villages. Ils ne réalisent pas pourquoi des CITOYENS DIGNES ne veulent plus être appelés et pris comme ESCLAVES dans une pourriture de société castée et stratifiée. 

J’écrivais une fois, qu’il y a quelques années on s’était mis modestement à questionner un système sociétal des castes dans lequel les Hommes ne se valent pas, et aujourd’hui nous découvrons un monde d’esclavagistes endurcis qui s’oppose même de fait  à l’ordre citoyen dans nos contrées. Par évidence, les affrontements ne font que commencer entre ceux qui refusent les assignations rétrogrades et déshonorantes et les extrémistes féodaloesclavagistes qui pensent être en déclin sans la monture sociale d’esclaves. 

C’est à l’administration régionale de changer de braquet quant à l’application stricte de l’arsenal juridique contenu dans la Loi 2015-031 réprimant les Faits d’esclavage (Pratiques, séquelles et comportements). 


Nous portons à la connaissance des hautes autorités à Nouakchott, que les féodaux esclavagistes dans les villages bénéficient d’un appui très INTÉRESSÉ parmi certains milieux soninké proches du pouvoir. Ceux qui veulent être prévenus qu’ils le soient pour de bon,  car RIEN NE SERA COMME AVANT. L’INDIGNITÉ ATTRIBUÉE PAR DÉTERMINISME NE PEUT ÊTRE UNE FATALITÉ PROFITANT AUX UNS SUR LES AUTRES.

L’ÉTAT pour nous, ce sont les pouvoirs reconnus dans la constitution mauritanienne et non les chefferies coutumières dépassées par L’HISTOIRE depuis plusieurs siècles.


À CES TENANTS ZÉLÉS DU SYSTÈME, ON EST AU 21ÈME SIÈCLE,  ACCEPTEZ QU’ON SOIT TOUS DES PERSONNES À DIGNITÉ ÉGALE ET DES CITOYENS ÉGAUX EN DROITS ET EN DEVOIRS. C’EST AINSI D’OÙ LA PAIX ADVIENDRA POUR ASSURER UN AVENIR COMMUN DANS NOS ENVIRONNEMENTS ARIDES QUI SONT LOIN D’ÊTRE ENVIABLES.


K.S