● Mauritanie | Un après-midi très spécial pour moi : Une rencontre inspirante avec le doyen Mohamed Yahya Ould Ciré

Un savoir sûr est surtout une affaire d’information vraie et sourcée. J’ai eu l’honneur d’une rencontre auprès d’un éminent intellectuel tenant lieu d’une fructueuse source-ressource, en la personne de l’ancien diplomate mauritanien, Docteur Mohamed Yahya Ould Ciré. Notre première rencontre a eu lieu furtivement en 2013 lors d’une conférence qu’il avait co-animée avec le journaliste M. Seydi Moussa Camara à Massy. Et, nos échanges sporadiques ces derniers temps pour les préparatifs de son article https://ecrit-ose.blog/2025/01/01/%E2%97%8F-lesclavage-au-sein-de-la-communaute-soninke-en-mauritanie-analyse-des-resistances-et-des-discriminations-internes-par-dr-mohamed-yahya-ould-cire-a-h-m-e/, ont abouti à cette visite de courtoisie qui a été un grand moment studieux et inspirant pour moi. Très au fait de la substance historique et sociale des problématiques liées à l’esclavage en Mauritanie, l’homme est d’une grande générosité et d’ouverture pour converser et renseigner avec finesse et promptitude sur les données et les nuances qui s’y adjoignent. L’un des membres inspirateurs du mouvement El-Hor dès 1974 et membre fondateur de l’association AHME (Association des Haratines de Mauritanie en Europe).

● Ma brève conclusion : En Mauritanie, nous devons migrer de « chaque communauté, ses abolitionnistes et progressistes en militants reclus vers une forte synergie trans-communautaire à l’échelle nationale pour un engagement global contre toutes les formes d’injustices ».

Longue vie et santé à lui. Ameen.

• Lien vers sa thèse https://theses.fr/112388582

• Lien Amazon de son ouvrage https://www.amazon.fr/Mauritanie-Mohamed-Yahya-Ould-Cir%C3%A9/dp/2343029415

Région parisienne, 15 avril 2025

KS pour le BLOG
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🔴  🇲🇷 #موريتانيا | أمسية خاصة جداً بالنسبة لي!

إن المعرفة السليمة هي قبل كل شيء مسألة معلومات صحيحة ومصدرها المصدر. وقد تشرفت بلقاء مثقف مرموق يمثل مصدراً مثمراً ومورداً مثمراً، في شخص الدبلوماسي الموريتاني السابق، الدكتور #محمد_يحيى ولد #سيري. التقينا لأول مرة لفترة وجيزة في عام 2013 في مؤتمر شارك في استضافته مع الصحفي سيدي موسى كامارا في ماسي. وتوجت تبادلاتنا المتقطعة في الآونة الأخيرة، في إطار التحضير لمقاله https://ecrit-ose.blog/2025/01/01/%E2%97%8F-lesclavage-au-sein-de-la-communaute-soninke-en-mauritanie-analyse-des-resistances-et-des-discriminations-internes-par-dr-mohamed-yahya-ould-cire-a-h-m-e/، بهذه الزيارة المجاملة التي كانت لحظة دراسية وملهمة بالنسبة لي. فالرجل على دراية كبيرة بالجوهر التاريخي والاجتماعي للقضايا المرتبطة بالعبودية في موريتانيا، وهو رجل كريم جدا ومنفتح على الحوار والإحاطة ببراعة وسرعة بالمعطيات والفروق الدقيقة التي تنطوي عليها. وهو أحد الأعضاء الملهمين في حركة الحور منذ عام 1974 وعضو مؤسس لجمعية الحراطين الموريتانيين في أوروبا (AHME).

● استنتاجي الموجز: في موريتانيا، نحن بحاجة إلى الانتقال من « كل مجتمع ومناضليه والتقدميين في موريتانيا من النشطاء المنزوين إلى تآزر قوي عابر للمجتمعات على المستوى الوطني من أجل التزام عالمي ضد جميع أشكال الظلم ».

● Postures contradictoires sur la problématique de l’esclavage : Entre le discours de la libération et l’asservissement de la réalité | Par M. Kodore Fodie Sanghare

Dans une société où patrimoine et identité s’entremêlent, une question qui résume les contradictions de la réalité mauritanienne fait surface : Comment se fait-il que des intellectuels appellent à la libération historique des hommes de l’esclavage, tout en refusant de reconnaître sa persistance dans le présent ? Comment se fait-il que le discours anti-esclavagiste devienne un slogan séduisant dans les forums, mais se transforme en tabou lorsqu’il s’agit de le démanteler sur le terrain ?
L’esclavage : Non pas un souvenir passé, mais une plaie saignante. L’esclavage en Mauritanie n’est pas un simple chapitre de l’histoire, mais un système social et culturel profondément enraciné qui s’est transmis de génération en génération par des mécanismes insidieux. La hiérarchie des « maîtres » et des « esclaves » est encore pratiquée sous des formes diverses dans les sociétés bezan, soninké et pulaar, même si elle est parfois revêtue d’habits modernes. Empêcher un groupe de construire des mosquées comme les autres ou de prier pour ses morts à la mosquée n’est que la partie émergée de l’iceberg des inégalités justifiées au nom de « coutumes » ou d’interprétations religieuses déformées. 

La contradiction est flagrante : Les intellectuels condamnent l’esclavage dans leurs discours et évoquent les tragédies du passé, mais brandissent le glaive de la critique contre quiconque s’élève contre sa persistance aujourd’hui. Le militant antiesclavagiste devient un « traître » accusé de ternir l’image de la société, tandis que ces intellectuels ferment les yeux sur la déformation de la réalité elle-même. 

Pourquoi les intellectuels attaquent-ils ceux qui luttent contre l’esclavage ?
– La peur de la responsabilité sociale : Reconnaître l’existence de l’esclavage aujourd’hui reviendrait à déstabiliser un ordre social en place depuis des siècles. Beaucoup craignent de perdre les privilèges moraux ou matériels liés à leur position dans cette hiérarchie, même s’ils prétendent être contre l’injustice. 
– Echapper à la stigmatisation morale : La lutte contre l’esclavage oblige la société à se confronter à elle-même, ce qui soulève des sensibilités profondes. La marginalisation des militants devient un mécanisme de défense de l' »honneur » imaginaire de la communauté, plutôt que de reconnaître sa véritable honte. 
– Le décalage entre la rhétorique et la pratique : Certains intellectuels adoptent un discours émancipateur pour améliorer leur image, mais refusent de payer le prix de ce discours dans le tissu social. 

L’esclavage n’est pas une « particularité culturelle » mais un crime contre l’humanité : tenter de lier l’esclavage à la culture ou à la religion, c’est travestir les faits. L’Islam, qui est la référence principale de la société mauritanienne, interdit l’esclavage, combat la discrimination et fait de l’égalité le fondement de la dignité humaine. La culture n’est pas une prison sacrée, mais une entité évolutive qui doit se débarrasser de tout ce qui viole les droits de l’homme. 

L’esclavage n’est pas « mauvais pour les Bezaan et bon pour les Soninke », ni une question étroitement ethnique ou constitutive. Il s’agit d’un crime qui porte atteinte à l’humanité, quelle que soit l’identité de l’auteur ou de la victime. Distinguer ses formes en fonction de l’appartenance à une communauté est une continuation de la culture de justification qui alimente l’esclavage. 

L’esclavage ne peut être éradiqué que par une alliance sociétale qui dépasse les frontières ethniques et régionales : Les Haratine, qui ont souffert de siècles de discrimination, ne doivent pas rester seuls dans la bataille. Les Beidhaan, dont beaucoup rejettent aujourd’hui les anciennes hiérarchies, doivent prendre la responsabilité de briser le silence interne. Les Swaninke et les Pulaar, où l’esclavage se cache sous d’autres noms, doivent porter un regard critique sur leur héritage. 

Conclusion : Lorsqu’un intellectuel passe du statut de voix de la liberté à celui de gardien des tabous, il perd la légitimité de représenter la conscience collective. La lutte contre l’esclavage n’est pas un luxe intellectuel, mais une responsabilité morale indivisible. Une société qui a peur d’affronter ses contradictions restera prisonnière des illusions du passé, tandis que ceux qui refusent d’enterrer les vivants dans des tombes de la honte écriront une nouvelle histoire digne de survivre. 

En conclusion, la liberté n’est pas donnée, elle se mérite. L’esclavage ne disparaîtra que lorsque nous refuserons d’être les partenaires de sa perpétuation, que ce soit par le silence ou la justification.


Source en arabe https://www.facebook.com/share/p/1BfkiuG8jB/

Par M. Kodore Fodie Sanghare

● Mauritanie : La haine jusque dans la tombe ! | [IRA et LAA]

Note de vigilance citoyenne, Nouakchott, avril 2025
1. Le 7 avril 2025, une foule rameutée par des haut-parleurs, ponctués d’Allahou Akbar, affluait dans un cimetière de la ville de Sélibaby, chef-lieu de la région du Guidimagha, pour applaudir l’exhumation de la dépouille de Souleymane Sow, ressortissant malien, enterré depuis peu. Excités dès l’avant-veille sous l’instigation d’imams fanatisés, des milliers d’habitants refusaient l’enterrement du défunt parmi les sépultures musulmanes, au motif qu’il se serait converti, de son vivant, à la foi chrétienne. Dans une ambiance de kermesse, en présence passive de l’administration civile, de la sûreté, de la gendarmerie et de la garde, le mausolée est détruit et le corps est traîné à travers ruelles, comme un trophée. Nul ne sait, à ce jour, quelle fut la destination dernière du trépassé.
https://youtube.com/shorts/7B1hwnAJvAk?si=j1bAxGibMW_Rk9IC
2. Seul, vaillant au milieu des vociférations du populaire qui le voulait lyncher, le maire de Sélibaby s’opposa à la forfaiture. Quantité de séquences vidéo dévoilent les diverses facettes de l’instant d’hystérie collective où la population, solidaire, défendait sa religion menacée par un cadavre. Même les enfants participaient à l’émeute post-mortem.
https://www.facebook.com/share/r/1AacQLMAhB/
3. Souleymane Sow appartenait à une petite communauté de prédicateurs protestants, brièvement détenus en janvier 2024 puis libérés après avoir abjuré, sous la contrainte. Sitôt revenus à une existence normale, ils reprenaient leurs activités d’évangélisation, parcourant les villages à moto, afin de répandre le message du Christ. Souvent indifférente à leur égard, la paisible population du Guidimagha s’étonnait, cependant, de leur promptitude à venir en aide aux plus démunis. Certains les accusaient d’user de zèle caritatif pour attirer de nouveaux fidèles et porter ainsi atteinte à la cohésion de la Umma.
4. Le 8 avril, lendemain du trouble, une décision du sommet de l’Etat suspend le Gouverneur du Guidimagha en attendant son éviction formelle à l’occasion du prochain Conseil des ministres. Les autres premiers représentants de l’Etat au niveau de la région sont limogés, à l’exception du Procureur de la République et du Préfet. En réponses aux instances de notables religieux qui requéraient un avis officiel avant de passer à l’acte de profanation, les deux auraient signifié leur autorisation tacite.
5. Cependant, le plus choquant reste l’impunité dont jouissent les exécutants et les commanditaires, d’ailleurs connus, filmés et enregistrés en messages audio sur l’application WhatsApp. La plupart s’enorgueillissent de leur aplomb et en escomptent la rétribution auprès de Dieu. Parmi la classe politique, la quasi-absence de réprobation témoigne d’un malaise, voire d’une honte ravalée.
6. L’initiative de résurgence abolitionniste (Ira) et Lanceurs d’alertes associés (Laa) saluent la réaction ferme du gouvernement et encouragent l’appareil de justice à poursuivre l’ensemble des auteurs et complices d’une infamie d’autant moins excusable qu’elle déroge aux traditions locales de tolérance. Le temps est aussi venu de prendre conscience du péril de la radicalisation et de sa virulence le long de notre frontière avec le Sahel central.
7. Les deux associations joignent leur indignation au concert des humanistes atterrés, pour exhorter, le pouvoir du moment, à faire respecter, en toute circonstance, le repos des morts.  Il importe, également, de veiller à garantir la réciprocité entre Etats, dans le domaine sensible des libertés de conscience et de culte, conformément aux textes de droit universel dûment ratifiés par la Mauritanie. Sur le sol national, la moindre discrimination fondée sur la croyance nuirait gravement à la quiétude de nos concitoyens de la diaspora, compromettrait les intérêts stratégiques du pays et ruinerait sa réputation, déjà très abîmée.
https://eutoday.net/mauritania-human-rights-crisis-safety-of-christians/

Nouakchott, 13/04/2025.

Signataires : IRA et Laa

● Mauritanie | identités suspectes : Kaédi au cœur d’un scandale de naturalisation illégale [Points Chauds]

Points Chauds – Une opération sécuritaire visant à contrôler le statut des étrangers en Mauritanie a conduit à l’arrestation de cinq individus, dont la détention a révélé un possible trafic de documents officiels.

La police de Kaédi a ouvert une enquête pour élucider les conditions douteuses dans lesquelles ces étrangers ont obtenu des cartes d’identité nationales mauritaniennes. Selon des sources sécuritaires, l’enquête, pilotée par le directeur régional de la sécurité de Gorgol et soutenue par des commissaires venus d’autres régions, en est à ses phases préliminaires.

Les investigations pointent vers la complicité d’un ancien responsable du centre d’état civil de Kaédi et de collaborateurs au sein de l’administration. Les soupçons de fraude présumée auraient accéléré la mobilisation des autorités.

Interpellés dans un véhicule à Boki après un trajet depuis Bababé, les cinq suspects ont été transférés sous escorte renforcée à Kaédi, où ils sont toujours interrogés. Leur naturalisation, jugée irrégulière, a déclenché des instructions « urgentes » émanant des plus hauts niveaux de l’État.

Cette affaire relance le débat sur les failles administratives et les réseaux clandestins profitant des procédures de régularisation. L’enquête se poursuit pour identifier l’étendue du réseau et les responsables impliqués.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=782794

● Mauritanie / affaire « Niofar » | N’est pas investisseur qui veut. Par M. Moussa Khairy

L’affaire dite “Niofar”, qui alimente les débats depuis quelques jours, jette un doute injustifié sur la capacité de notre pays à accueillir les investisseurs. À y regarder de plus près, il s’agit d’une société au capital modeste de 100.000 MRU, sans autre personnel que sa propre directrice, laquelle serait en situation d’irrégularité fiscale selon les premiers éléments de l’enquête.

Peut-on raisonnablement mobiliser un ministère pour une entité aussi fragile, dont la légitimité pose question ? Si elle était véritablement en règle, pourquoi tant de bruit ? Une structure saine n’a rien à craindre de la transparence ni de la justice.

Il est essentiel de ne pas confondre médiatisation et sérieux économique. Notre pays mérite mieux que des polémiques sans fondement. Car oui, il faut le rappeler : ce n’est pas l’étiquette d’investisseur qui fait l’investisseur.

Par M. Moussa Khairy

● Mauritanie | Le nouveau wali Dahmane Ould Beyrouk : bienvenue au Guidimakha | Par M. Seyré SIDIBE

Monsieur, le wali

Nous ne pouvons que nous réjouir de votre nomination comme, wali ( gouverneur), le responsable et représentant de l’exécutif, l’administration au niveau territorial.

Cette nomination, exceptionnelle par sa nature, une première dans l’histoire de notre région, est un motif d’espoir pour les populations du Guidimakha.

Cependant, il n’est pas question de jubiler encore; vous serez jugé sur la base de vos résultats et des actes que vous poserez.

En effet, le Guidimakha a toujours été une zone de non droit, échappant au pouvoir central, qui pour s’en débarrasser, a toujours volontairement œuvré pour en  faire un territoire délaissé et livré à lui-même, à la merci et à la convoitise éhontée d’administrateurs corrompus, malhonnêtes, arrogants jusqu’ à la condescendance; et animés par le seul souci de se remplir les poches, en plumant jusqu’à l’os les pauvres populations.

Certains ont fait plus de mal que les différents commandants Blanc de l’administration coloniale, qui se sont succédé alors que ces derniers avaient une mission claire, s’inscrivant dans une logique de domination, d’impérialisme et dans un rapport de colonisateur vs colonisé.

Le paradoxe est que nos compatriotes qui ont remplacé l’homme Blanc ont failli sur tous les plans: la région est devenue une plaque tournante de la drogue, un espace de prise de décisions de justice les plus ridicules et absurdes, une partie de la république où les riches commerçants et quelques dignitaires servent de boussole à la loi : ils orientent, manipulent, valident et invalident les décisions de justice.

Dans cette contrée, la justice se sert de notre origine sociale, de votre couleur de peau, de votre coloration politique, de votre disposition à corrompre pour soit vous condamner ou vous acquitter.

Ainsi, nos fameux administrateurs ne manquent pas d’imagination; ils ont toujours réussi à monter les populations les unes contre les autres, créant les conditions favorables à des conflits interminables et insolubles entre des populations, qui ont pourtant depuis des lustres entretenu d’excellentes relations.

Pour cela, ils peuvent compter sur les intermédiaires, souvent des fils de la région transformés en courtisans, prêts à vendre leurs propres frères pour quelques pièces de monnaie ou un repas.

Approcher, forcer une amitié de façades avec les responsables de l’État ( wali, procureur, commandant de la région militaire, de la gendarmerie, de la garde , et le directeur de la sûreté régionale etc.), c’est désormais une profession, un métier lucratif pour ces individus qui participent à la mise à mort de notre région.

Monsieur le wali

Il y a beaucoup de dossiers qui vous attendent, au premier chef la normalisation des relations entre les populations et les forces de défense et de sécurité, qui usent de leur position pour les terroriser.

La corruption à grande échelle qui gangrène tous les services déconcentrés de l’État, caractérisée par la prise en otage des représentants de l’État par les commerçants, hommes d’affaires et de pseudo dignitaires.

La justice, gros chantier à l’abandon à l’image du pays tout entier est un véritable rouleau compresseur qui broie et suce sans état d’âme les populations.

Monsieur le wali

Votre prédécesseur, n’est certainement  pas le plus mauvais des walis qui ont régné sur le Guidimakha. Seulement, lui a eu la malchance d’être emporté par un fait divers macabre et surmédiatisé grâce aux réseaux sociaux.

N’eût été les réseaux sociaux, aucune sanction ne serait prise . Ould serait encore le wali du Guidimakha. En effet , le Guidimakha n’intéresse personne. C’est une terre d’expérimentation de la terreur, des décisions de justice les plus folles, les plus puériles.

Les représentants de l’État sont investis d’une mission : terroriser, abuser et retarder, différer toutes initiatives de développement dans la région.

Grandir dans une région pareille, ne peut que façonner votre être ; ce qui n’est pas sans influence sur votre façon de voir la Mauritanie, de la comprendre et ainsi de votre appréhension politique.

Seyre Sidibe

● Mauritanie | Dahmane Ould Beyrouk succède à Ould Deih à la tête de la Wilaya du Guidimagha [rimnow.net]


Le Conseil des ministres a nommé au cours de son conclave hebdomadaire en date d’aujourd’hui mercredi 9 avril courant, Dahmane Ould Beyrouk au poste de wali du Guidimagha, succédant ainsi à Ahmed Ould Mohamed Mahmoud Ould Deih, éjecté de son poste à la suite de derniers incidents survenus dans la capitale de la Wilaya Selibaby.

Ould Deih a vu ses fonctions suspendues hier par le ministère de l’intérieur et de la décentralisation, à la suite des récents événements survenus dans la ville de Sélibaby et relatifs à l’exhumation peu orthodoxe d’un cimetière pour musulmans du corps d’un catholique.

Ould Beyrouk occupait à sa nomination le poste de Directeur général des partis et des libertés politiques au ministère de l’Intérieur.

Il a été remplacé à son poste par le conseiller du ministre de l’Intérieur, El-Bou Ould El Vadel.

Lien média https://rimnow.net/w/?q=fr%2Fnode%2F26975&fbclid=IwY2xjawJkVfZleHRuA2FlbQIxMQABHgZHsTLAYh9aQo6szgWibNhWaqo7WN8VROcPVW7U0KILwPAFgeH_8d9mIw2K_aem_dHSJyQKqlFBleWH9vGuypA

● Sélibaby | M. Ama Ba, MAIRE en vrai!


Il s’appelle Ama Ba, l’actuel dirigeant civil de l’administration municipale de Sélibaby. La capitale du Guidimagha (sud mauritanien) a connu ces derniers jours de sinistres soubresauts qui ont heurté affreusement l’opinion publique nationale et au-delà. L’affaire de la profanation en live d’une sépulture dans un cimetière local occupe toujours les conversations du public. Les images insoutenables diffusées largement sur les réseaux sociaux ont suscité sidératon et paralysie chez toutes les consciences dotées d’une humanité en veille avec moults questionnements…!

La personne dont le corps a été exhumé serait un adepte d’une petite communauté dite évangélique connue dans la ville. Les circonstances et sous-réalités de l’affaire restent à clarifier par une enquête sérieuse à diligenter par les hautes autorités étatiques. Ce qui a été annoncé dans un communiqué émanant des services présidentiels à Nouakchott, lire https://ecrit-ose.blog/2025/04/08/%e2%97%8f-mauritanie-evenements-de-selibaby-le-wali-du-guidimagha-suspendu-les-responsables-regionaux-de-la-securite-releves-de-leurs-fonctions-ami/. Une communication qui informe la suspension du gouverneur et également d’autres responsables sécuritaires ont été relevés de leurs fonctions. Une prompte réaction qu’il faut noter et saluer la pertinence et l’opportunité vu la tournure grave et scandaleuse de l’événement.

Alors, revenons aux trains qui arrivent à l’heure comme dirait l’autre. Dans cette situation aux tenants nébuleux et visiblement très mal gérée, le maire de la ville de Sélibaby, M. Ba a tenté en vain d’empêcher l’irréparable acte odieux. Dans un élément vidéo qui circule, on l’aperçoit et l’entend discuter vivement avec une partie de la foule hystérique. Le jeune élu en 2023 sous les couleurs de l’Udp, s’est distingué honorablement par ses tentatives face à un déchaînement populaire dans le cimetière. Son comportement est à louer chaleureusement et on ne se tromperait pas en avançant que s’il détenait la responsabilité effective sur les éléments policiers ou gardes aperçus dans la foule, les choses ne se seraient pas déroulées de la sorte la plus sordide. Un cadavre d’une personne déterré et traîné au sol par une foule en transe haineuse à l’encontre d’un mort. Un comportement d’intolérance qui interroge et mérite beaucoup d’analyse sociologique sur nos milieux par rapport au fait religieux ou plutôt son exploitation déraisonnée et manipulatrice. Ici, l’occasion de relever les initiatives en amont d’appel implicite à ce qui est advenu. En effet, certaines voix dites du clergé religieux local avaient appelé à manifester contre la présence de la tombe du défunt dans un cimetière musulman. Ainsi, doit-on admettre clairement que ces religieux ont contribué explicitement à envenimer les ressentiments populaires en amont et par la suite ils n’ont pas été à la hauteur logistiquement parlant pour contrôler avec responsabilité et courage le déroulé des événements. Leur responsabilité directe ou indirecte devrait être élucidée dans l’enquête et qu’ils répondent en toute transparence sur leur rôle tenu en coulisses. Ils sont loin d’être clean dans cette histoire troublante qui va impacter négativement l’image de notre capitale régionale voire celle de la région.

Encore, nous tenons à saluer les efforts louables consentis par le maire M. Ba qui s’est retrouvé malheureusement débordé et esseulé. Bravo à lui.

9 avril 2025

KS pour le BLOG

● Mauritanie | Événements de Sélibaby: le wali du Guidimagha suspendu, les responsables régionaux de la sécurité relevés de leurs fonctions [ami]



Suite aux événements survenus ces derniers jours dans la ville de Sélibaby, Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a ordonné au ministre de la Défense nationale, des Retraités et des Enfants de Martyrs, au ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, ainsi qu’aux chefs d’état-major des structures de sécurité nationale, de diligenter une enquête approfondie sur les circonstances de l’incident.

Sur la base des résultats de cette enquête, les décisions suivantes ont été prises :

Suspension des fonctions du wali du Guidimagha.

En outre, le directeur régional de la Sûreté Nationale, le commandant de la Compagnie Régionale de la Gendarmerie Nationale et le commandant du Groupement Régional de la Garde Nationale de la wilaya du Guidimagha ont été relevés de leurs fonctions.

Lien média https://ami.mr/fr/archives/268507

● Mauritanie | Message solennel du député M. Biram Dah Abeid à l’attention de l’opinion publique 


Dans une intervention publique composée de 8 notes vocales, ce mardi 8 avril 2025, l’ancien candidat aux présidentielles en Mauritanie brosse avec beaucoup de détails la substance politique de l’actualité et ses positions concernant le dialogue en gestation. Il est revenu sur son passif relationnel avec l’actuel locataire du palais ocre, le président Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, lors de son premier quinquennat (2019 à 2024).  Le candidat de la Coalition antisystème reconnaît avoir été berné par les premiers signaux du Raïs pour régler et normaliser l’atmosphère politique notamment la reconnaissance des partis politiques sans exclusive. M. Dah Abeid explique que d’autres tentatives de dialogue ont échoué parce que des pans du pouvoir ne sont pas disposés à une véritable normalisation de l’arène politique. Il a fait référence au pacte républicain entre le système et les partis politiques ufp et rfd qui n’a pas eu d’effet avant la présidentielle de 2024. Par la suite, il réitère que l’actuelle gestation pour un dialogue politique nécessite des préalables clairs (traitement du dossier des tueries, problématiques liées au passif humanitaire, la question des langues, l’esclavage et ses corollaires, les garanties du système démocratique…) pour son camp politique qui sont loin d’être envisagés du côté du pouvoir. Ainsi, selon lui, ses partenaires politiques et ses militants n’iront pas à un dialogue de faire-valoir sans prise en compte globale de grandes et lourdes thématiques de la vie nationale. Par ailleurs, il se dit résolu ainsi que ses partisans à mener l’engagement face aux provocations ourdies par des officines à la solde du système en place. Il demande plus de vigilance et de résilience pour résister et patienter jusqu’à la victoire de la vérité au bout du bout.

8 avril 2025

Substance transcrite par KS pour le BLOG