✓Quelques prescriptions face aux systèmes de castes. | Par Souleymane SIDIBÉ




L’adage dit que « le remède est pire que le mal ». Il serait dangereux alors pour une société de ruser avec ses principes. Le remède face à un mal doit s’adapter sinon, il fera apparaitre d’autres complications. Faire la langue de bois face aux maux sociétaux pour, dit-on, ne pas « déchirer » le tissu social, c’est préparer l’hécatombe.

En ce sens, Aimé Césaire disait : « Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte. Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde ». Aimé Césaire, chantre de la négritude, militant de première heure, avait adressé ces mots à l’Europe qui contenait ce que nous vivons aujourd’hui dans les sociétés africaines : les codes sociaux d’antan. Le système de caste est majoritairement installé en Afrique de l’Ouest. Nous avons une stratification « puante » à côté des droits humains, de la Charte des Chasseurs à la révolution menée par Thierno Souleymane Bal, et avec toutes les lois ratifiées depuis la Déclaration universelle des droits [humains] et de la Citoyenneté.

Rappelons qu’une civilisation englobe un ensemble de traits, caractères liés aux sociétés humaines complexes dans un continent ; c’est l’ensemble d’acquisition et de phénomènes sociaux. Nos civilisations regorgent un amas de cultures « obsolètes ». La culture est « ce qui dans la nature est l’œuvre de l’[humain] ». Nous avons donc des traditions qui sapent nos pratiques culturelles. J’avais émis une fois que la tradition est la transmission d’un contenu culturel à travers le temps. Si j’ose dire, bis repetita, elle est ce que l’on peut appeler un « héritage immatériel » qui marque l’identité de toute communauté.
Chaque génération doit alors choisir quelle tradition (« pratique transmise ») laisser aux générations futures. Nos traditions pilotent nos regards en les truffant de tares d’un point de vue scientifique et de la raison. Face à l’exigence des temps, elles demeurent.

Ces traditions africaines, pour la plupart, conditionnent le système des castes. Elles sont omises par la plupart des lettré(e)s africains.nnes. Bref, cela les engage.
On veut s’attarder sur l’origine des castes, leur amplification dans la fabrique sociale, et sans prendre à bout de bras les exigences des temps modernes qui veulent en découdre.

« Les castes sont à la base la division du travail » disait le regretté combattant Mourtoudo Diop. De nos jours, la caste, groupe social endogame qui met l’individu dans une hiérarchisation sociale en lui conférant un rang déterminé ou une profession, est devenue une case pour des groupes d’individus. L’esprit de caste ne se manifeste pas par la même manière dans nos communautés sociolinguistes mais par le fond, telle l’épée Damoclès. Certains se disent « gardiens « de la religion, d’autres sont vu comme de la « pourriture sociale » à savoir les forgerons et ceux dits « esclaves », « anciens esclaves » et/ou « de patronymes d’ascendance esclaves ». Les premiers s’octroient le monopole du beau et de la vérité. Les deniers comme les personnes qui doivent s’occuper des sales bésognes. Heureusement que l’école à servi pour éclairer les humains sur les pratiques quotidiennes. Le système de castes valorise les uns, et déshumanisent par la pensée, voire les actes barbares, les autres.

L’effigie sociale doit se moderniser. La nature nous a offert des choses fascinantes. Nos cultures encore lancinantes et latentes, par rapport à un « remembering », éprouveront de la peine au sortir de la « grotte ». S’attaquer aux système de castes, c’est toucher la conscience des africains.nes; des mauritaniens.nes. Il faut oser ! C’est simplement comme ça que l’on pourra palier à nos manquements aves des actions solides et concrètes face à ces choses qui sont d’ailleurs sources de nos maux. L’appel est lancé.

La première des prescriptions est de démystifier les discours. En particulier, ceux qui viennent des tenants de l’ordre féodal. Une autocritique s’exige ; notamment.
Aussi à partir de l’État, bien qu’il soit en Mauritanie, le premier à profiter de ce système de caste à travers les réflexes de subordinations des dites « notabilités ». Ainsi, il doit mettre en place une éducation pour toute et tous.
L’État devra mettre en place des assises pour éradiquer le « cancer social » qui gangrène la société. D’abord par une éducation nationale, « républicaine » qui consistera à enseigner, dès le bas âge, le civisme sur des bases saines. Ensuite, au lycée, toujours dans une approche éducative, il faudra se « goinfrer » d’humanités. Et enfin à l’université, continuer sur les valeurs universelles à côté de la « chose essentielle en soi » qui consiste, ici, à la disparition des tares.

De plus, l’État se doit d’être une forme d’organisation sociale. Il doit être l’œil attentif.
De ce fait, il devra notamment déconstruire ses relations avec les « notabilités », croître sa vision politique sur la citoyenne et le citoyen. La justice, encore en construction, applique les lois et codes en vigueur mais il est évident que ce n’est pas facile de condamner et/ou d’interdire ce qui est enraciné dans la mémoire. La justice doit être l’oreille attentive.

Elle effectue « son travail ». Mais elle est parfois inféodée s’agissant de querelles sur les terres. Elle ne doit pas être, quant à elle, en contradiction avec l’esprit des lois. Et la dernière des prescriptions est de se rebeller contre le construit social, têtu selon Dieynaba Ndiom, militante féministe et femme politique. Se rebeller au niveau de toutes les sphères sociales. De toutes les classes sociales. La classe sociale renvoie aux conditions d’existence contrairement au rang social qui renvoie à la « place » de l’individu dans la stratification sociale inhérente à la culture qui doit évoluer.

De l’éducation de l’école, avec une volonté politique, aux lois en vigueurs, on doit voir la naissance d’un nouveau type de citoyen à travers une nouvelle éducation de la société et celle des parents. Celui-là même débarrassé des niaiseries socioculturelles. Le processus est long mais avec le temps et les rapports de force (refus de soumission et manifestation de sa dignité, ses compétences…). Pas la peine de trop prolonger sur ce cas car la raison est là, et elle guide de nos jours. La conscience collective veut évoluer. Elle doit évoluer. Même si certains veulent l’affaisser à l’arbre bientôt déchu.

La religion, la vraie, déconstruit déjà le « mythe » de la pureté généalogique. Elle est utilisée souvent à tort et à travers comme un instrument de domination. Des mouvements comme Gambanaaxu ont compris cela. Il y a alors une démystification à faire et pérenniser. Les débats doivent faire naitre des contractions profondes qui feront que les discours biaisés ne passeront plus. De tout temps, il y a eu une complicité entre les « tenants » du privilège pour la « gestion religieuse » et les personnes de la « noblesse ».

Le bouclage consanguin est un autre un danger ; scientifiquement prouvé. Hélas, il est encore maintenu. Quelle aberration quand les religions monothéistes (dont l’islam que nous partageons) disent que nous sommes issus d’un seul individu. Dans la société sooninké, jusqu’à récemment, il n’y avait pas d’union maritale entre ces groupes cités plus haut. Et aussi entre les personnes dites de « castes inférieurs », les soient-disant « gardien de la tradition », « griots, troubadours, les cordonniers, les forgerons, les marabouts …

Le mal est tellement profond qu’il s’est transporté des villages aux villes, pour ensuite atterrir en France. Les personnes issues de la diaspora, vivant en Occident, ne comprennent pas cela mais subissent transversalement ces traditions féodales. On doit s’en défaire rapidement et oser braver l’interdit à l’instar de millions de personnes en Afrique de l’Ouest ; dans le monde.

©️ Crédit source : Reçu de l’auteur – 19 juillet 2021

✓Au sujet du rapt des travailleurs mauritaniens et chinois au Mali | « Des détails relatifs à l’attaque du chantier de la société ATTM au Mali » (Sahara Médias)

Sahara Médias – Des hommes armés non identifiés ont enlevé samedi soir deux mauritaniens et trois chinois travaillant sur le chantier pour la réalisation de la route reliant les villes maliennes de Nara et Kala.

Selon les sources de Sahara Medias l’attaque est intervenue près de la localité de Kagouro, située à 120 kilomètres au sud de la ville de Nara et 60 kilomètres à l’est de la ville de Kala.

Près de cette ville se trouve un chantier de la société mauritanienne ATTM et la société chinoise COVEC qui travaillent à la réalisation de ce tronçon qui fait partie de ce qu’on appelle l’axe Nouakchott Bamako.

Des sources propres à Sahara Medias ont révélé que l’attaque a eu lieu aux environs de 16 heures quand des dizaines d’hommes armés, venus sur des motos, depuis les forêts environnantes ont encerclé le site des travaux.

Ces sources ajoutent que l’attaque a eu lieu alors que la majorité des mauritaniens, y compris les responsables, avaient quitté les lieux en prévision de la fête d’Al Adha et que les personnes présentes sur le site sont de simples ouvriers.

L’une des personnes ayant échappé à l’enlèvement a affirmé que les assaillants appartenaient aux groupes salafistes sans pouvoir déterminer leur appartenance, ni la langue dans laquelle ils s’exprimaient.

L’attaque est intervenue dans une zone où la Kétiba Macina est particulièrement active, elle qui est affiliée au groupe Nousratou Al Islam We Al Mouslimine.

Cette opération n’a toujours pas été revendiquée.

Cette personne a encore dit qu’un autre mauritanien a pu prendre la fuite et a essuyé des tirs sans être touché et n’a pas été poursuivi par les assaillants.

Ceux-ci, a-t-il ajouté, ont confisqué nos téléphones et pris tous les biens dont nous disposions avant de conduire les personnes enlevées dont ils ont bandé les yeux.

Parmi les personnes enlevées figure le chinois, responsable du projet.

La même source révèle par ailleurs que les assaillants ont incendié tous les équipements y compris de gros engins, brûlé de grandes quantités de carburant et amené avec eux trois véhicules légers.

Pendant ce temps, d’autres sources ont affirmé à Sahara Medias qu’une unité de l’armée malienne s’est lancée à la poursuite des assaillants, en coordination avec les autorités mauritaniennes.

Dans un premier commentaire relatif à cette affaire, l’agence mauritanienne d’information a publié une dépêche selon laquelle, un chantier de travaux publics situé entre les villes de Kala et Nara, en territoire malien a été attaqué samedi par des hommes armés non identifiés.

L’AMI ajoute que ce chantier est supervisé par la société ATTM en collaboration avec une société chinoise COVEC et que les autorités mauritaniennes suivent avec un grand intérêt cette affaire.

Les sociétés mauritanienne ATTM et chinoise COVEC se chargent de la construction de cette route, un chantier qui connait de sérieuses difficultés depuis quelques temps, ce qui avait amené le préfet de Nara à se réunir, en juin dernier, avec les responsables de deux sociétés les enjoignant d’achever la route dans les délais fixés.

Les deux sociétés n’ont réalisé jusqu’ici que 17% des travaux alors que 66% de la période fixée s’étaient achevés.

Les sociétés ont justifié ce retard par les difficultés rencontrées dans la région.

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=747217

Guidimakha : démantèlement d’une bande de trafiquants de drogues

Le procureur de la république de la wilaya du Guidimakha, Saad O. Tourad a déclaré vendredi que les forces de sécurité de la wilaya ont réussi à démanteler et à arrêter les membres d’un certain nombre de bandes actives dans le trafic et la confiscation de quantités de produits psychotropes.

Dans une déclaration faite à l’AMI, le procureur a confirmé l’arrestation de ces gangs qui détenaient des produits dangereux, grâce à la vigilance des services de sécurité et leur parfaite collaboration avec les autorités judiciaires.

Le procureur s’exprimait alors qu’il supervisait, en compagnie du wali du Guidimakha à l’incinération de près de 180 kilogrammes de chanvre indien, d’alcool et de produits psychotropes.

Il a ajouté que ces quantités ont été saisies par les services de sécurité alors que les trafiquants, s’apprêtaient à les acheminer hors de la wilaya, profitant de la position géographique de la wilaya, frontalière de certains pays voisins pour s’adonner à cette activité.

Le procureur de la république a appelé les citoyens à faire face avec détermination à ces gangs qui ventilent leurs dangereux produits, particulièrement nocifs à la santé des individus et plus généralement de la société.

©️ Crédit source : https://fr.saharamedias.net/guidimakha-demantelement-dune-bande-de-trafiquants-de-drogues/

✓OÙ EN EST L’OPPOSITION ? | Par Béchir Fall



Pour beaucoup d’observateurs, l’opposition aurait disparu comme par enchantement avec le début du mandat de l’actuel Chef de l’État. J’aimerais pour ma part nuancer cette appréciation. Je préfère concrètement juger le comportement actuel des responsables de cette opposition devenue virtuelle et qui aurait rentré subitement ses griffes.

Commençons par les candidats à la présidentielle de 2019. Que sont-ils devenus ? Tout d’abord Ould Boubacar, très discret depuis les résultats des élections, vient de faire parler de lui en acceptant une fonction d’assesseur, de simples supplétifs aux juges, dans une ténébreuse institution arabe d’arbitrage (Sic). Une déception selon moi pour quelqu’un qui a été par deux fois Premier ministre et candidat à la dernière présidentielle avec un score honorable.

Et Kane Hamidou Baba ? Il est temps de lancer un avis de recherche le concernant ! Il aurait disparu de tous les radars et écrans de contrôle. Si quelqu’un a de ses nouvelles, prière nous informer d’urgence.

Intéressons-nous au doyen de l’opposition ? Le respectable Ould Maouloud. Qu’est-il advenu de lui ? Sans doute en compagnie d’une grappe d’intellos en train de disserter sans fin sur la dialectique et tutti quanti.

Reste Biram Abeid. Qu’on l’aime ou le déteste, il paraît le seul à incarner l’opposition ou ce qui en reste. Avec un style et une nouvelle tonalité de langage qui étonne plus d’un observateur. Certains le critiquent pour s’être rapproché du Raïs actuel. Il faut reconnaître à ce dernier d’avoir inauguré un style de relations pacifiques et de respect des leaders d’opposition, en totale contradiction avec son prédécesseur. Qui accablait Biram et le suivait comme son ombre parce qu’il était incapable de le contrôler préférant souvent l’emprisonner pour un oui ou pour un non. Mr Ghazouani, lui, le respecte, le reçoit et ne lui met pas de bâtons dans les roues.

Dans ces conditions il est normal que Biram, le seul à occuper un terrain abandonné par ses pairs, continue son travail de sape auprès de ses partisans. Il alterne les visites de terrain pour se rapprocher des citoyens de la Mauritanie profonde et des entretiens réguliers avec les dirigeants de l’État. Il se révèle ainsi le seul opposant crédible au système qui dirige le pays depuis plus de quatre décennies. Quelque part c’est aussi la rançon d’un engagement politique véritable ainsi que d’un courage admirable pour s’être toujours dressé contre l’ancien président et les injustices sociales d’une décennie de tous les abus.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4832672543415669&id=100000189140519

✓Regardez « FDV mariage soninké Dérives et Festivités avec Douda Konate » sur YouTube | Avec Ibrahim Diallo TV Tooba

• Ici Ibrahim Diallo aborde avec son invitée , les pratiques et contraintes cérémoniales autour du mariage en milieux Soninké de nos jours. Les petites évolutions et les fines révolutions d’une institution sociale, religieuse et familiale au cœur de la société soninké.

©️ Crédit source : TV Tooba.

Conseil des ministres : Adoption d’un projet de loi portant protection des symboles nationaux et incrimination des atteintes à l’autorité de L’État et à l’honneur du citoyen

Le Conseil des Ministres s’est réuni le Mercredi 14 Juillet 2021 sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République.

Le Conseil a examiné et approuvé les projets de lois suivants :

-Projet de loi portant protection des symboles nationaux et incrimination des atteintes à l’autorité de l’Etat et à l’honneur du citoyen.

Le présent projet de loi intervient pour pallier les insuffisances constatées dans notre système pénal et mettre à la disposition des praticiens, y compris les magistrats et les enquêteurs des instruments juridiques clairs permettant d’imposer le respect des textes juridiques et des valeurs républicaines.

Il s’agira de définir les actes qui constituent des atteintes aux symboles nationaux, à l’autorité de l’Etat et à l’honneur du citoyen ainsi que les sanctions appropriées pour faire face au phénomène d’agression contre les fondamentaux de la société et de diffusion de la haine entre ses composantes.

– Projet de loi autorisant la ratification de la convention de crédit, signée le 12 juillet 2021 entre la République Islamique de Mauritanie et la Banque Islamique pour le Développement (BID), destinée au financement du projet de renforcement de l’enseignement et apprentissage des sciences, des technologies et de l’innovation du secondaire.

La convention de financement objet du présent projet de loi porte sur un prêt concessionnel d’un montant de 8.330.000 Dinar Islamique, soit l’équivalent de 430 millions MRU, destiné à l’appui de la mise en œuvre de la politique de réforme de l’enseignement secondaire menée par le Gouvernement, notamment la restructuration des filières, la rénovation des curricula de formation et le développement des compétences des professeurs, tout en mettant l’accent sur l’enseignement et l’apprentissage des sciences, des technologies et de l’innovation.

– Projet de loi complétant et modifiant certaines dispositions de la loi n°2010-033 du 20 Juillet 2010, modifiée, portant code des hydrocarbures bruts.

Le présent projet de loi a pour objectif de permettre la création de zones promotionnelles à l’intérieur desquelles la recherche et l’exploitation des hydrocarbures bénéficieront d’avantages additionnels à ceux prévus actuellement dans le code des hydrocarbures bruts, et ce afin d’encourager les investissements privés dans un environnement international de plus en plus concurrentiel et subissant les effets de la nouvelle transition énergétique.

– Projet de loi modifiant certaines dispositions de l’Ordonnance n°2006-047 en date du 06 décembre 2006, portant Code de la Route.

La modification objet du présent projet de loi vise à faire face aux facteurs déterminants dans la survenance des accidents de circulation et ce à travers le durcissement des peines relatives à la sécurité de la circulation routière et au comportement insoucieux et irresponsable des usagers de la route notamment en cas récidive.

Le Conseil a également examiné et adopté un projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration de l’Imprimerie Nationale.

Le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes:

Ministère de l’Elevage

Cabinet du Ministre

Chargé de mission : Mohamed Ould Guéya, précédemment même poste

Conseiller Technique chargé des Affaires Juridiques : Bocar Hamat N’Gaidé, Avocat

Conseiller Technique chargé de la Santé Animale : Dr. Brahim Ould Taleb Moustapha, précédemment Délégué Régional de l’ex Ministère du Développement Rural à Nouakchott.

Conseiller Technique chargé de la Production Animale : Mohamed Yahya Ebbah, Titulaire d’un Doctorat en Production Animale

Conseiller Technique chargé de la Communication : Ahmed Ould Ebbah, Journaliste.

Inspection Interne

Inspecteur Général : Ahmed salem Ould Bouboutt, précédemment cadre à l’ex Ministère du Développement Rural

Inspecteur : Jemal Ahmed Taleb, précédemment même poste.

Inspecteur : Mohamed Vall Ould Yarba, précédemment même poste

Inspecteur : Sidi Mahmoud Ould Salem Vall, précédemment Directeur Adjoint de la Coopération et des Relations Extérieures à l’ex Ministère de la Culture, de l’Artisanat et des Relations avec le Parlement.

Administration Centrale

Direction des Stratégies, de la Coopération et du Suivi – Evaluation

Directrice : Mana Mint El Hadj, Economiste, précédemment cadre à l’ex Centre Mauritanien d’Analyse des Politiques.

Direction des Services Vétérinaires

Directeur : Baba Doumbia, précédemment même poste.

Direction du Développement des Filières Animales

Directeur : Ahmed Salem Oud El Arbi, même poste.

Direction des Affaires Administratives et Financières

Directeur : Souleymane Diop, précédemment Chef de Service au Ministère de la Santé.

Etablissement Publics

La Mauritanienne des Produits d’Elevage

Directrice Générale Adjointe : Dr. Teslem Cheikh Bouroieiss, précédemment Déléguée Régionale de l’ex Ministère du Développement Rural à Nouadhibou.

©️ Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-59407.html

Baram Dah Abeid, continue sa tournée dans le sud pays. | Par BAYAT TV

C’est sans doute l’un des hommes politiques les plus écoutés ces dernières années en Mauritanie.
L’opposant mauritanien est depuis le début de la semaine à l’intérieur du pays, plus précisément le sud.

Hier à son arrive à Farrala, le chef de file de l’opposition et sa délégation ont été accueillies avec tous les honneurs par les populations de Farrala.

Tour à tour les intervenants se sont succédés pour souhaiter la bienvenue à leur hôte, pour son engagement, sa disponibilité à se déplacer en cette période pas du tout facile du covid 19.

Les habitants de ces villages visités par le député n’ont pas manqué à crier haut et fort leur colère sur les autorités mauritaniennes, plus particulièrement administratives de la localité de Ferrala et environs.
Ils ont détaillé les problèmes fonciers, l’état civil, la discrimination, l’injustice entre autres. A cet égard, ils ont sollicité au président Biram a porté leur combat afin que les autorités fassent quelques choses rapidement sans promesses.



Dans sa prise de parole, le député mauritanien Biram Dah Abeid a remercié les populations de Tekane, de Dar El Barka et Farrela pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé et sa délégation accompagnante.



Selon Biram, il y’a des avancées positives à la solidarité nationale et à la lutte contre l’exclusion crée par l’ancien régime, mais elles ne répondent pas aux attentes des populations de ces localités visitées.

L’opposant mauritanien a ensuite répondu, ses détracteurs qui, avant son déplacement ont cherché à le diaboliser et le mélanger avec les populations de cette importante partie du pays, en circulant des messages de haines pour empêcher ces derniers à sortir l’accueillir, ce que ce les populations n’ont pas respecté car selon lui, car les habitants sont sortis massivement.



Sans relâche, il a rassuré les populations de ces différentes localités que leurs doléances seront transmises à qui de droit pour une réparation rapide à leurs problèmes.
Le leader abolitionniste a levé sa voix, pour dire au président de la république Mohamed Ould Cheikh El Ghazaouni à prendre les dossiers des déportés vivant au Sénégal et au Mali, les dossiers des problèmes fonciers et les états civils de ces mauritaniens exclus en main.

Rappelons que le président Biram termine sa tournée le jeudi 15 juillet 2021 dans le sud pays.

Babacarnam@bayat TV.

– Éléments médias (photos et vidéos) via réseaux IRA-Mauritanie

©️ Crédit source : Page FB Bayat TV https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=345349310651307&id=104823574703883

✓LA PREMIÈRE DAME APPELLE LES FEMMES À INTÉGRER L’ARMÉE ET LES FORCES DE SÉCURITÉ

L’épouse du Président de la République, Mariem Mint Dah, a appelé les responsables des secteurs de la justice et de la sécurité et les commandants des personnels militaires et de sécurité à favoriser l’accès des femmes à ces professions et à œuvrer pour surmonter les obstacles qui se dressent sur le chemin. Dans un discours qu’elle a adressé aux femmes des pays du Sahel, la Première Dame a annoncé le lancement d’une campagne de sensibilisation pour encourager la participation des femmes mauritaniennes et sahéliennes à l’accès aux professions liées à la sécurité et à la justice, et renforcer la présence militaire des femmes dans les les secteurs de la défense et de la sécurité dans la région du Sahel.

Lors de sa participation à une grande cérémonie au Palais des Conférences à Nouakchott, la première dame a déclaré :

« Si certaines femmes sont présentes dans les forces de sécurité et de défense et le secteur de la justice, leur représentation actuelle est encore en deçà de la norme et limitée principalement à des taches administratives et de soutien. Elles ne participent pas au niveau requis dans la prise de décision. »

La Première Dame a conclu son discours en déclarant : « J’appelle les femmes mauritaniennes et dans les pays du G5 Sahel à s’orienter vers ces professions afin de contribuer à la défense de leurs pays, la lutte contre la criminalité et l’application de la loi.



Source : http://www.zahraainfo.com/node/27399

Traduit par adrar info

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=70901

✓Communiqué final de la visite d’Amitié et de Travail du président sénégalais dans notre pays | Nouakchott 13 juillet 2021

Le Président sénégalais, M. Macky Sall, a conclu aujourd’hui, mardi, une visite d’Amitié et de Travail de deux jours en Mauritanie.

La visite a été marquée par la signature de plusieurs accords de coopération entre les deux pays dans les domaines de la justice, de l’environnement, du développement durable, des équipements, des transports, de la pêche et de l’économie maritime.

Le communiqué final de la visite réaffirme la forte relation de fraternité et de coopération entre les deux dirigeants, le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, et son frère, le Président du Sénégal, M. Macky Sall, et entre les deux peuples frères.

Ci-dessous le texte intégral de la déclaration de clôture :

« COMMUNIQUE CONJOINT

À l’issue de la visite de travail et d’amitié, en République islamique de Mauritanie, Son Excellence Monsieur Macky Sall, Président de la République du Sénégal

Nouakchott, 12 et 13 juillet 2021

À l’invitation de Son Frère et Ami, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Président de la République Islamique de Mauritanie, Son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République du Sénégal, a effectué, du 12 au 13 juillet 2021, une visite de travail et d’amitié en Mauritanie, à la tête d’une importante délégation comprenant plusieurs ministres et des hauts fonctionnaires.

Cette visite qui s’inscrit dans la continuité des relations séculaires et de coopération multiforme entre les deux pays, traduit la volonté de concertation et de dialogue permanents entre les deux Présidents, et vise à consolider et enraciner davantage les liens historiques d’amitié cordiale, de bon voisinage et de fraternité qui unissent les Peuples mauritanien et sénégalais.

Au cours de cette visite, les deux Présidents ont eu des entretiens en tête-à-tête, sur des questions d’intérêt commun aux plans bilatéral, sous régional, continental et international.

Ces entretiens, élargis par la suite, aux deux délégations, ont été marqués par une parfaite convergence de vues sur l’ensemble des sujets abordés.

SEM Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et SEM Macky SALL se sont félicités de l’excellence des relations de fraternité, d’amitié et de bon voisinage existant entre les deux pays. Ils ont, à cet égard, réaffirmé leur volonté de tout mettre en œuvre afin de les développer et de les renforcer davantage, dans l’intérêt de leurs deux peuples frères.

Les deux Présidents ont passé en revue les divers domaines de coopération, et se sont félicités des réalisations accomplies. Ils ont particulièrement insisté sur la coopération dans les domaines de la justice, de la sécurité, de l’énergie, de la pêche, l’élevage, des transports, de l’hydraulique et de l’environnement.

Abordant la question de la sécurité, ils se sont félicités des résultats obtenus dans le cadre de la coopération entre les deux pays. Ils ont insisté sur la nécessité d’approfondir la collaboration entre les deux Gouvernements, afin de prévenir la criminalité transfrontalière et de lutter plus efficacement contre ce fléau, sous toutes ses formes, en particulier le terrorisme, la migration clandestine, le trafic illicite d’armes et de drogue, ainsi que les flux financiers illicites, y compris le blanchiment d’argent.

Dans le domaine de l’énergie, les deux Présidents ont salué les efforts fournis en vue de développer la coopération dans ce secteur, et exprimé leur volonté commune de les poursuivre en les intensifiant, dans un esprit de concertation permanente et de partenariat confiant.

Les deux parties ont salué la coopération exemplaire entre les deux pays dans le secteur des hydrocarbures, avec l’Accord de coopération inter-États (ACI) signé en 2018.

Les deux chefs d’État ont instruit les ministères et sociétés nationales en charge des hydrocarbures :

✓ de renforcer davantage les échanges, la concertation et la coordination déjà existants entre eux ;

 d’élargir le spectre de leur coopération, en y intégrant les segments intermédiaire et aval, afin de couvrir toute la chaîne de valeur gazière ;

✓ d’accélérer les échanges pour la mise en œuvre du Protocole signé en 2020 portant initiative «Clean gas» pour la réduction de l’empreinte carbone de l’exploitation des ressources fossiles nationales, à travers l’utilisation des énergies renouvelables et de technologies propres.

En ce qui concerne le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), les deux chefs d’État saluent l’exemplarité de la coordination entre les équipes des deux pays, et les exhortent à maintenir le même niveau d’engagement, d’intégration et de concertation, à l’effet de préserver les intérêts nationaux, mais aussi de donner aux partenaires toute l’assurance requise pour l’accompagnement du projet.

Compte tenu de l’importance du projet pour les deux pays et pour la sous-région, ainsi que de la nécessité de se conformer aux délais fixés, les deux Chefs d’État décident d’accorder au projet GTA le statut de Projet national d’Intérêt stratégique, et instruisent les ministres concernés à l’effet de mettre en place les mécanismes de coordination de nature à en accélérer la mise en œuvre.

En matière de pêche, SEM Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et SEM Macky Sall ont abordé les questions liées aux conditions d’exploitation des ressources halieutiques. Ils ont donné des instructions aux ministres en charge de la Pêche et de l’Économie maritime à l’effet de prendre toutes les mesures nécessaires au renforcement de la coopération bilatérale dans ce domaine.

En outre, les deux Présidents ont réaffirmé leur attachement à l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), fondée sur le principe d’un partage et d’une gestion équitables et solidaires des ressources du bassin du Fleuve Sénégal, qui constitue, depuis bientôt un demi-siècle, un modèle exemplaire de coopération constructive.

Les deux présidents ont, par ailleurs, insisté sur le rôle stratégique du Comité Inter État de Lutte Contre la Sécheresse au Sahel (CILSS) et de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte dans la lutte contre la désertification dans le Sahel. Ils ont, en outre, rappelé l’importance de la transhumance du commerce de bétail entre les deux pays.

Sur les plans régional, continental et international, les Présidents SEM Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et SEM Macky SALL ont réaffirmé leur attachement à la préservation de la paix et de la sécurité en Afrique, au règlement pacifique des différends et au respect des agendas de la transition pour le retour à l’ordre constitutionnel en Républiques sœurs du Mali et du Tchad.

Ils ont réitéré leur soutien résolu à une solution pacifique, juste et durable de la question palestinienne, conçue sur la base des principes du droit international énoncés dans toutes les résolutions pertinentes des Nations Unies, garantissant la création d’un État palestinien indépendant et viable, ayant comme capitale, Jérusalem Est, dans le cadre de la solution à deux États vivant côte à côte, chacun à l’intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues.

En plus du présent communiqué conjoint, les deux Présidents ont assisté à la signature de sept (07) accords conclus pendant la visite, dans les domaines du Transport routier, de la Pêche et de l’Aquaculture et de la Justice.

Au terme de sa visite de Travail et d’Amitié en République Islamique de Mauritanie, Son Excellence Monsieur le Président Macky Sall, a exprimé ses vifs remerciements et sa profonde gratitude à son frère et ami Son Excellence Monsieur le Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, au Gouvernement et au Peuple mauritaniens pour l’accueil chaleureux et fraternel et l’hospitalité généreuse qui lui ont été réservés, ainsi qu’à la délégation qui l’accompagne.

Son Excellence Monsieur le Président Macky Sall a adressé une invitation à son frère et ami, Son Excellence Monsieur le Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, pour effectuer une visite en République du Sénégal. Cette invitation a été acceptée avec un grand plaisir, et sa date sera fixée par voie diplomatique.

Fait à Nouakchott, le 13 juillet 2021 en deux versions, Arabe et Française, les deux textes faisant également foi.

Pour le Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie,

S.E.M Ismail Ould Cheikh Ahmed

Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, et des Mauritaniens de l’Extérieur

Pour le Gouvernement de la République du Sénégal

S.E. Mme Aïssata Tall Sall

Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur

©️ Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-59374.html

MAURITANIE : ARRIVÉE DE NOUVEAUX OPÉRATEURS D’INTERNET POUR CONCURRENCER MAURITEL, MATTEL ET CHINGUITEL

Les opérateurs téléphoniques, Mauritel, Mattel et Chinguitel, ont payé « l’année en cours » 967 millions d’ouguiyas anciennes, a révélé lundi 12 juillet, le ministre de la Transition numérique, de l’Innovation et de la Modernisation de l’administration, Abdelaziz Ould Dahi.
M. Dahi a fait cette révélation, à l’Assemblée nationale, lors d’une question orale posée par le député Ishagh Mohamed Ahmed Miské relative à la situation des communications dans notre pays et au respect des cahiers de charges par les opérateurs.

« Les amendes infligées aux entreprises de télécommunications s’élevaient à 6 millions et 230 mille MRO en 2004, alors qu’en 2014, c’est-à-dire après la promulgation de la loi modifiant la loi sur les communications électroniques, elles s’élevaient à 436 millions MRO, atteignant au cours de l’année écoulée à un milliard et 882 millions MRO, notant qu’au total les amendes de l’année en cours s’élevaient à 967 millions MRO jusqu’en juin dernier », a indiqué Abdelaziz Ould Dahi.

« L’Autorité de régulation travaille actuellement sur une étude visant à augmenter la pénalité annuelle des violations des procédures par les opérateurs de 2% à 5%, et à introduire des sanctions dissuasives qui incluent la suspension partielle ou totale des licences, la réduction de leurs périodes ou de la portée ou le retrait définitif », a-t-il ajouté.

Le ministre a, par ailleurs, annoncé l’arrivée de nouveaux opérateurs d’Internet [qui] ont obtenu des licences conformément au système de licence en vigueur.

« [Ils] vont fournir très prochainement leurs services, ce qui ne manquera pas de renforcer la compétitivité et d’avoir un impact positif sur la qualité des services et des communications dans le pays », a indiqué le ministre de la Transition numérique, de l’Innovation et de la Modernisation de l’administration.

Babacar BAYE NDIAYE – Journaliste à Cridem

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