L’artiste Soninké Yimbi Kumma sort un nouveau son pour la promotion des droits humains dans le milieu Soninko en Mauritanie

https://youtu.be/SlT2S40hug0

L’artiste Soninké Yimbi Kumma sort un nouveau son pour la promotion des droits humains dans le milieu Soninko en Mauritanie, qui vise les coutumes ancestrales. Il est passé en direct sur l’émission Couleurs Tropicales, l’émission des musiques Afro sur RFI depuis 20 ans, présentée par le célèbre Claudy Siar qui avait tiré la sonnette d’alarme, il y a peu sur la vente aux enchères de Subsahariens comme des esclaves en Libye. Cela avait soulevé le tollé général et nous lui disons merci pour son courage.

Nous avons décidé de transcrire les paroles qui accompagnent le beau son, agréable à écouter, ô combien, elles sont instructives pour la communauté Soninkara dont il fait la promotion internationale sans relâche. Nous pensons, que ce jeune rappeur dynamique mérite l’attention de l’agence TADAMOUN, chargée de lutter contre « l’esclavage et ses séquelles », de la commission des droits de l’homme Mauritanienne, le commissariat aux droits de l’homme et l’ensemble des ONG qui militent pour la fin de l’esclavage, des inégalités par naissance de castes. Ci-dessous les paroles.

« Yimbi Kumma, je suis quelqu’un qui ne mange pas la sale bouffe ; Ganbanaaxu ; c’est Ganbanaaxu la vérité ; mais le mensonge et l’égoïsme ont détruit Soninkara, trainent Soninkara derrière les sociétés civilisées. Celui qui prononce le mot Ganbanaaxu de sa bouche ; on l’accuse de vouloir détruire Soninkara ; on le prend comme l’ennui juré public ; comment peut-on comprendre ça au 21eme siècle ?

Des humiliations quotidiennes sur la base de préjugés esclavagistes continuent à persister sur la tête de personnes encore; ils veulent ; qu’on devienne leur natte pour qu’ils puissent nous marcher dessus avec leurs chaussures. Ils veulent qu’on reste des aveugles pour qu’ils puissent nous diriger alors qu’on est tous instruits, éveillés et conscients. C’est vrai ; les anciens maîtres méchants ont maltraité, torturé nos ancêtres ; aujourd’hui ; les petits fils de ces méchants veulent qu’on reste dans cette situation ; mais Ganbanaaxu dit ; assez de cette situation ; ça suffit maintenant ; soyons tous pareils ; égaux ; respectons les personnes âgées au même niveau dans nos villages.

Comment la communauté Soninkara peut-elle avancer pendant que les Marabouts coutumiers dans nos villages refusent de dire la vérité sur l’illégalité de l’esclavage ? Ils ont placé leurs coutumes ancestrales devant la religion d’Allah; moi ; personne la plus âgée du village ; je dois m’humilier devant un petit jeune au nom de la coutume (Laada ou El-Ada); voila ce qu’ils appellent Soninkara agréable à vivre ; sucré ; Soninkara développé ; respectueux ; ils ont tourné dos aux humiliations, vexations esclavagistes ; il est où le principe de Ganbanaaxu dans cette société ? Si vous êtes de bons musulmans, vous devrez nous enseigner le bon chemin à suivre; un musulman n’est pas au dessus d’un autre ; Soninkara ne peut être agréable à vivre tant qu’il y aura des inégalités ; des injustices ; car ; ceci n’est pas dans l’intérêt de la société……………….. »

Explication du mot Ganbanaaxu est de : Nous sommes pareils ou égaux.

Crédit source: haratine.blogpost

Ustaz Abdoulaye TRAORÉ, l’un des dignes et courageux pionniers de la sensibilisation contre l’esclavagisme statutaire en milieux soninkés ces dernières années. 

Natif de Tistaye dans le Guidimagha mauritanien, Cheikh Abdoulaye TRAORÉ n’est pas un inconnu aujourd’hui dans le milieu soninké quand il s’agit de la sensibilisation antiesclavagiste. Mr Traoré, enseignant vivant en France depuis plusieurs années, est l’un des inspirateurs et membres fondateurs d’un mouvement inédit en milieu soninké de la diaspora « ARMEPES-France » qui s’inscrit aujourd’hui plus que jamais dans la mouvance abolitionniste à l’échelle transnationale. L’esclavagisme intra-africain sevit aujourd’hui dans la communauté soninkée par des séquelles vivaces qui perdurent dans plusieurs contrées. Ustaz Aboulaye TRAORÉ a, aux débuts des activités de l’association, animé 2 conférences d’une importance capitale qui feront date dans l’Histoire de l’engagement contre les assignations sociétales qui sélectionnent les dignités et les Droits selon les patronymes et les statuts de naissance. Aujourd’hui l’ampleur historique de la mouvance abolitionniste et revendicative des réformes sociétales en milieu, incarnée par le forum GANBANAAXUN FEDDE, fait que certains réactionnaires féodaux se radicalisent et s’essaient  à TOUT pour contrer en vain. 

Lors de la première conférence tenue le 19 Novembre 2011, ce cheikh qui osait nommer les « CHOSES » , fustigeait le système de LADALAMAXU qui constitue le canal de perpétuation d’un « doux » et trompeur joug esclavagiste intracommunautaires. Son discours a été axé sur les imbrications d’un ordre sociétal soninké qui est organisé sur des bases féodales où l’esclavagisme statutaire est érigé en « valeur sociale » . Grâce à cette implication courageuse et digne, plusieurs personnes ont été conscientisées et alertées sur l’habillage fait au nom des convenances coutumières concernant certains rapports liant les familles des anciens esclaves avec celles des anciens maîtres. Dans cette lancée, il avait dénié toute légitimité religieuse à ces pratiques ancestrales ne servant que la domination physique et psychologique des uns sur les autres. Également lors de cette conférence, il avait invité les participants et tout le monde soninké à l’étude SAINE des enseignements du Coran et des traditions prophétiques. Ainsi appuyant son argumentaire, il s’était attardé sur le cas des soninkés mauritaniens de la diaspora qui ne seraient pas trop intéressés par les études. C’était dans cette séquence explicative, qu’il avait rapporté les propos d’une de ses connaissances, qui lui avait dit en substance qu’ici en France si on entend parler d’un grand enseignant ou conférencier, il serait malien , sénégalais ou gambien, et que les mauritaniens seraient invisibles en la matière. Aujourd’hui à travers d’un bout d’audio tiré d’une conférence d’une heure et plus datant de 2011, certains malintentionnés bien connus s’autorisent à vouloir salir sa réputation. On voudrait lui attribuer des propos qu’il n’a tenus d’aucune manière. Son rappel pacifique aux bonnes consciences pour une relecture SAINE des enseignements du Coran et des traditions prophétiques, trouble certains milieux féodaux soninkés qui pensent que même la sphère du Divin vis à vis de ses créatures devrait respecter et correspondre à leur puzzle sociétal selon une certaine stratification sociale. 

Ici, il est lieu de préciser que Cheikh Abdoulaye TRAORÉ est au-dessus et de loin innocent de tout qui est rapporté à son propos. Un homme humble et pieux, cet enseignant et auteur de quelques livres, est visé à tort ces derniers jours alors qu’il venait d’animer une conférence instructive à Nouakchott ce 10 décembre dernier. 
Sa dernière grande conférence en France date du 8 décembre 2013 lors d’une journée des activités associatives d’ARMEPES-FRANCE. 
Tout notre soutien à Ustaz Aboulaye TRAORÉ. 

Le Cheikh continuera d’éveiller et Qu’Allah VEILLE IMMANQUABLEMENT. Ameen

Qu’Allah le Protège lui et sa famille, et Fructifie son savoir pour le Bien de la Oumma. Ameen. 

K.S

La parole libérée des anciens esclaves (2)


Le Calame – Après des années de souffrance sillonnées d’humiliations et de privations, les anciens esclaves savourent, désormais, la liberté et recommencent une nouvelle vie, grâce à l’action conjuguée des abolitionnistes. Un nouveau combat pointe à l’horizon. 
Après avoir recouvré leur dignité, ils doivent apprendre à vivre, à se prendre en charge, en se dotant d’une nouvelle demeure, à se munir de papiers d’état civil. Le plus difficile commence, sans doute, pour des gens qui, une fois consommés les premiers secours d’urgence, devront passer à d’autres paliers. Tout apprendre et survivre dans un nouvel univers.
Beaucoup d’espoirs et de projets, mesurés. Nous leur donnons l’opportunité de narrer leur passé douloureux et de leur vie présente d’hommes et de femmes libres, de faire part de leurs rêves et des perspectives qui s’offrent à eux. Les opportunités sont sans doute grandes mais pour des gens qui n’ont jamais bénéficié de la moindre formation professionnelle, ça ne sera pas des parties de plaisir.
Il s’agit donc de faire part, à l’opinion, via des témoignages poignants et émouvants mais sans animosité aucune, de faits ayant marqué tant de nos compatriotes,. Quand les langues se délient, c’est la parole libérée des anciens esclaves qui s’élève.
M’barka Mint M’barek
Je m’appelle Mbarka Mint M’barek, fille de Kheidama. Bergère, toute ma vie d’esclave. Quand je reviens, le soir, je trais le bétail, fais la cuisine, sers à manger, nettoie la tente. Je suis blâmée, réprimandée et insultée, par mes maîtres, quand les choses ne sont pas bien faites, quand j’en oublie, tarde à les accomplir ou quand je réponds à la femme de mon maître.
Je ne sais pas quand je suis venue avec la famille, je sais seulement que j’ai pris conscience avec eux. De mon enfance au moment où je suis partie de chez mes maîtres, ni le rythme de travail ni mon traitement n’ont jamais changé.
Je ne mange jamais avec eux. Mon maître me retrouve souvent en brousse, me harcèle et abuse de moi. De mes quatre enfants, Mbareck Salem, Laghdaf, Mboirika et Aicheta, trois sont de mon maître et de ses frères [mais ceux-ci ne reconnaissent aucun de ceux-là, ndlr]. Je suis habillée à chaque fête, soit trois fois par an. 
On ne m’a jamais permis de rencontrer d’autres personnes, d’aller dans les cérémonies. Il n’y a plus aucune relation maintenant. Au début, mon maître est venu nous donner de l’argent et cherchait à ce que nous retournions. Mais Kheidama, ma maman, a refusé. […] La relation avec SOS est fraternelle. On leur souhaite de bonnes choses.
Elle nous aide et nous accompagne […]. Mes maîtres étaient Ehel Bourada Bouh ould Bonane, Yenjé ould Bonane, Marieme mint Sweide, l’épouse de Sidi Mohamed, Mariema mint Bouna, Aicha mint ElHacen, épouse de Bouh, Nouha mint Moktar, épouse de Itawal Oumrou, Moija Mint Sweidi, épouse de Yenjé, Fatimetou et Fatma Yahya. 
Je veux avoir ma maison. Je souhaite que mes enfants soient éduqués. Moi-même, je veux apprendre. Je suis libre, c’est vrai. La fille de ma tante est encore en esclavage, je pense porter plainte pour qu’elle soit libérée de toutes les souffrances qu’elle subit. 
J’ai adhéré à l’association [SOS Esclaves, ndlr] parce que je veux connaître la vie, apprendre, m’assumer, etc. J’ai porté plainte contre tous mes anciens maîtres. Je cherche mes droits et ceux de mes enfants. Si l’on me proposait de l’argent, pour rien au monde je n’accepterai. Je ne peux pas oublier les souffrances que nous avons vécues, ma sœur et moi, loin de notre mère. 
Vatma Mint Zaida 
« J’étais assise jusqu’à ce que mon frère, Idoumou [antenne locale de SOS esclaves, ndlr], Maouloum et la gendarmerie viennent me trouver en brousse [dans la localité d’Outeyd Talhaya, aux environs de Nbeiket Lehwach, ndlr]. J’étais en haillons, presque nue, à m’occuper du bétail.
Je remercie Allah de ce jour, Nous sommes passés par le campement où nous avons récupéré mes enfants. J’en ai quatre. Un de mes fils est resté avec ma mère. Bergère, je pile aussi, lave, cuisine ; quand je me lève le matin, je m’occupe du bétail et, la nuit, quand je reviens de la brousse, je m’occupe de tous les travaux de la maison. 
Il n’existe pas de mots sales et autres injures que je n’ai pas entendus. Mais je n’ai jamais été bastonnée, physiquement. Je suis très mal habillée. On me donne un voile par an. Je mange toujours seule et suis toujours tellement fatiguée que je n’ai pas envie de manger. 
J’habite un abri constitué de trois bâtons couverts de haillons. Les esclaves qui sont là-bas vivent tous comme je l’ai décrit. Ces maîtres n’ont pas peur de Dieu ni des hommes. Ils sont capables de tout.
Moi, j’ai refusé qu’on me frappe mais il y en a d’autres qui le sont. J’ai vu ma propre mère frappée. Je n’ai plus vu mes maîtres, depuis mon départ. Leur fils, Yahafdhou, nous apporte de l’argent et des habits pour les enfants. Bien que son père soit en prison. La conciliation, c’est le fait de mon frère. S’il ne tenait qu’à moi, je n’aurais pas accepté l’accord. 
C’est grâce à l’association que nous sommes sortis, moi et mon frère, de l’esclavage. Je remercie Allah. Je suis des cours d’alphabétisation. Je pile pour des gens et j’effectue tout travail qui me rapporte quelque chose. Ici, j’ai appris à faire le couscous.
Mes maîtres sont des Oulad Daoud : Ikhallihina ould Haimao, maître Daoud, son fils Abdallah Ould Khalihina, El Beidh ould Maimad, frère du maître, Tahma Mint Haimad, Mohamed Haimad et Eide ould Haimad. Le fils du maître, Abdallahi, me fatigue beaucoup. Il nous met la pression, nous injurie.
Il n’ya pas de repos. J’aurais souhaité qu’il soit emprisonné. C’est lui qui a pris mon fils et l’a chargé de s’occuper du bétail. Il est plus méchant que son père.
Dans la vie de liberté, je veux faire du commerce, avoir un chez moi et des occupations rentables. Ma mère est vieille, je m’occupe d’elle, tandis que les enfants vont à la mahadra. Ils n’ont pas encore de papiers d’état-civil. Je n’en ai pas moi-même. […] Mon maître a été libéré, après une année de prison, j’aurais souhaité qu’il y reste jusqu’à ce qu’il nous donne nos droits à réparation. 
Ce qu’il a donné est insignifiant : trois millions cinq cent mille ouguiyas, pour quarante années d’esclavage. C’est moi qui ai souffert, je n’ai aucune compassion pour eux. Je n’étais pas d’accord avec mon frère. Je n’ai jamais été d’accord avec la conciliation ».
Essalme 
«J’ai fui avec mon fils il y a cinq ou six ans. Ma sœur a refusé de venir avec nous. Ses enfants sont là [à Bassiknou, ndlr]. Les maîtres n’ont pas été arrêtés. Ils se cachent. Ilsne m’ont jamais rien enseigné. Je ne dis que la vérité. Je n’ai qu’un terrain vague pour habitation. 
Je ne suis pas recensée. J’ai bien essayé mais ils m’ont dit que pour me faire recenser, il faut présenter mes parents qui ne sont plus vivants. Mon problème, c’est surtout de retrouver mes enfants. Je ne connais pas mon âge. J’ai pris conscience avec ces gens. Mon père était avec d’autres. Nous étions partagées entre plusieurs familles. Je ne sais pas prier. Je ne connais que garder les animaux.
Idoumou Ould Abeïd, point focal SOS Esclaves à Bassiknou
« C’est pacifiquement que je combats l’esclavage, depuis le jour où je m’y suis décidé[…]Parfois, des maîtres notoires se présentent à des marchés forains. On les dénonce à la gendarmerie. Parfois, ils sont arrêtés et envoyés à Néma. Mais il n’y a jamais de sanction, à part une ou deux.
Il y a eu une affaire qui s’est conclue par une conciliation. Mais, finalement, l’argent qu’il devait être versé ne l’a jamais été. Les dossiers d’esclavage, au Parquet, sont au nombre de 113 […] mais le laxisme est partout de mise, à tous les niveaux. 
Les esclaves souffrent, dans l’ignorance la plus totale, et ne peuvent même pas s’acquitter de leurs obligations religieuses. Des fois, les anciennes victimes reçoivent de l’aide. Mais, le plus souvent, ils sont oubliés, lors des opérations de distribution. Ils sont privés de tout, par les notables et les élus qui sont, tous, des féodaux et des esclavagistes. 
Vatma Mint Hamady
A l’origine de ma libération, c’est mon frère Hamou. Je me peux pas pardonner les bastonnades des enfants, le travail forcé et brutal, sous la pluie, sous le froid, sous le vent. Dieu sait qu’on me fait entendre de mauvaises paroles, quand je suis les animaux, quand je fais la cuisine, quand je vais puiser de l’eau. 
Mais, moi aussi, je n’ai jamais mâché mes mots avec eux. J’allaite et lave leurs enfants, nettoie, cuisine… Malade, je ne peux pas me coucher. Quand le bétail se perd, je suis battue. Quand je tarde à descendre les pans des tentes, je suis insultée, on me frappe avec un bâton enflammé tiré du foyer [elle montre une cicatrice au genou gauche, ndlr].
J’ai été injuriée par des propos que je ne peux pas répéter. J’ai été battue, brûlée mais jamais abusée sexuellement. […] Je n’ai plus aucune relation avec mon ancien maître. Je souhaite qu’ils soient punis de bien plus qu’un an de prison. Cette peine ne suffit pas.
L’association [SOS Esclaves, ndlr] me rend beaucoup de services. Elle me donne de l’argent, nous aide, moi et mes enfants, et m’accompagnent dans les démarches, pour l’obtention de mes droits. […] Mes maîtres sont Sidi Mohamed Bouna Hamena Ould Bouna [en prison, ndlr], Fatma Mint Sidi Brahim, Jar Ould Sidi Mohamed Bouna, Ould Sidi Ould Bouna et d’autres enfants. Je veux acheter un terrain, construire une maison, avoir un troupeau de vaches et de chèvres, une charrette et des ânes. 
J’ai une grande fille mariée, Tahra, un fils qui fait le journalier, des petites et un autre garçon qui vont à l’école. Je souhaite qu’ils y réussissent et que nous obtenions enfin un état-civil. […] Le procès eu lieu et sa décision est l’emprisonnement. Mais, s’il y a une possibilité de faire appel, je suis d’accord : j’attends une juste réparation ».

Saada Mint Mabrouk
« Je me rappelle l’action d’un comité venu dans notre localité (Mzeirig), près de Bassiknou. Les Maures ont pris peur et m’ont donné deux ânes et six chèvres. [C’était une mission de SOS-Esclaves et de gendarmes, accompagnée de son frère, ndlr]. C’est à ce moment-là que tout s’est déclenché. 
On m’a envoyée en brousse, et mon maître aussi. Ma vie d’esclave, c’est les mauvais traitements, les bastonnades, pour moi et mes enfants. J’en ai cinq : trois filles et deux garçons. 
La plus petite, Chaya, a sept ans ; Vatma, environ neuf ; Lalla Vatma, onze ; Barke est plus âgé de deux ans que Lalla Vatma; et puis mon aîné, Khweibir. Je ne suis pas sûre mais je pense que les garçons sont à Bassiknou, en train de travailler dans le charbon.
Très jeune, je suis les animaux, cuisine, pile le mil, puise l’eau, trait les vaches, les chamelles, les chèvres et les conduis, avec les moutons, de l’aube jusque très tard dans la nuit. 
Je n’avais de relation avec aucun membre de ma famille. On me disait que ma mère était morte. Aujourd’hui, je vis avec elle. Elle est bien vivante. J’ai été mariée, durant une courte période, et j’ai divorcé. Je ne sais pas où est le père de mes enfants. Je n’ai pas été objet de violences sexuelles.
Très petite, j’ai commencé à apprendre le Coran, portant ma tablette avec moi, derrière les animaux, mais ça n’a pas duré plus d’une semaine. Mes maîtres ont vite arrêté cet enseignement. Mais j’ai appris à prier. Je passe la journée en brousse et prie là-bas.
Mes maîtres n’étaient pas gentils. Habillée une fois par an, je me débrouillais pour vêtir mes enfants. Nous mangions seulement le soir. Il n’y a pas de ration spécifique pour nous. De ce que je prépare, pour les maîtres, j’en prends une partie, pour moi. Depuis mon départ de chez eux, je ne les ai jamais vus. Je n’en entends même plus parler. L’association nous donne de l’argent.
Cela me permet de vendre et d’acheter. Elle me fournit de temps en temps des vivres [riz, blé, huile, ndlr], cela nous permet de faire face. Je parle de l’association bienfaitrice qui aide les esclaves [SOS-Esclaves, ndlr].
Je veux, à l’avenir, vendre, acheter. Je fais du couscous que je vends, je vends des biscuits, bonbons, allumettes et briquets. La vie que je mène, actuellement, est meilleure qu’avant. Je vis avec ma mère prétendue morte. Ce que j’endurais, avec mes maîtres, ce n’est pas une vie. J’étais entre le ciel et la terre, à courir du matin au soir. Maintenant c’est différent, je suis libre, je suis bien.
Les chèvres et les ânes que les maîtres m’ont donnés, je les avais laissés à mes tantes. J’ai demandé qu’on me les envoie à Néma, mais la personne à qui on les a donnés, les a vendus et en a utilisé l’argent. Mes maîtres sont de la tribu de Oulad Daoud, des Ehel Bourada: Sidi Mohamed ould Ethmane et son épouse Minétou Mint Mohamed. Leurs enfants sont Ahmed, Khatri, Vatma, Lalla Vatma, Cheia, Lalla, Marièm et Meriem. 
J’ai déposé une plainte en justice. Je réclame mes droits. Je veux qu’on me ramène ma fille Vatma qui est restée avec Ahmed Ould Ehl Ethmane, frère de mon maître. Je suis satisfaite de ma situation actuelle. Avec ma mère, j’ai pu avoir un état-civil mais mes enfants n’ont pas encore de papier. 
Kheinatha, grand-mère de Lalla Aicha Mint Mohamed
« Lalla Aicha est restée une journée avec la maîtresse, Lalla Aicha mint El Galla ould Abdel Wahab, à Kusmara. La maman de Lalla Aicha était esclave des Ehel Abdoul Wahab, une tribu des Oulad Daoud ». A l’origine, une bagarre, entre la famille et ses esclaves. La grand-mère a téléphoné à son fils. Elle raconte : « Nous avons marché jusqu’à Kassala et mon fils est venu nous récupérer pour nous amener à Bassiknou. Ma fille Setra et moi sommes arrivés à Bassiknou où nous avons retrouvé une autre de mes filles Dadde. 
C’est là qu’elle avait mis au monde Lalla Aicha. La maîtresse est venue prendre son homonyme, après le décès de Dadde. Ce sont les voisins harratines qui ont dénoncé le départ de la fillette chez la maîtresse. SOS esclaves et la gendarmerie sont allés les ramasser, elle et la maîtresse, et les ont déposés au Parquet de Néma.
Je me rappelle bien. Nous étions parties en voiture avec Lalla Aicha. Elle m’avait dit de venir avec elle à Kusmara. Mais je n’y ai fait qu’une journée. Les gendarmes sont venus me reprendre avec ma petite-fille. Les gendarmes ont demandé à Lalla Aicha, la maîtresse, de venir avec eux et ils nous ont déposées à la brigade. Depuis l’épisode de Néma et du tribunal, nous avons appris qu’elle est retournée deux fois à Néma ».
Vatma intervient : « J’ai des frères et sœurs : Cheikh Issa, Agnida et Daddah ; qui habitent avec moi et ma grand-mère. Nous ne sommes pas recensés. Je vais à l’école. Je veux, à l’avenir, devenir employée dans une maison parce que je veux gagner de l’argent ». La grand-mère reprend : « Nous ne voulons que la paix. Par Dieu, qu’elle nous laisse en paix,q u’elle nous laisse en paix ! » 
Moima mint Abderrahmane (environ 80 ans, malade et presque sénile) 
Je suis Moima Mint Abderrahmane, j’étais à Azamat (vers Bassiknou), esclave de Hel Bouna ould Archaq. Mon maître se nomme Archaq Ould Bouna et son épouse, Nanna Mint Sidi Mohamed Bouna. Le frère de mon maître, Sidi Mohamed Ould Bouna, est mariée à Vatma Mint Sidi Brahim. Avec mes maîtres, je travaillais comme bergère, je cuisinais les repas et faisais tous les autres travaux de la maison. C’est moi qui ai porté tous leurs enfants, je les ai allaités et pris soin d’eux.
Lorsque je suis devenue faible et vieille, les maîtres ne me parlaient plus. Ils m’ont laissé de côté. J’ai appelé mon fils, il est venu me ramener à Néma dans sa maison. Mes maîtres me traitaient comme une esclave mais sans violence, ma maîtresse venait même piler avec moi, quelquefois. Ce sont de bonnes personnes. Mais la vraie vie, c’est seulement ici, avec mon fils. Pour rien au monde, je ne retournerai là-bas. La vie, chez les maîtres, et la vie ici, avec mon fils, sont incomparables. 
Je n’ai pas porté plainte. Au moment de partir avec mon fils, mes maîtres m’ont donné de l’argent. Je ne me rappelle plus combien. Mes relations avec la famille de mon maître sont bonnes, le fils de mon maître est venu ici me voir. Mes relations avec l’association sont bonnes aussi. Je les remercie de tout ce qu’ils font pour moi. Ils me font beaucoup de bien. 
J’ai laissé, derrière moi, chez les maîtres, ma sœur Moumna et ses enfants, Sidi Mohamed, Dadda, Mabrouka, Hayna, Tahra. [Toutes ces personnes sont encore en esclavage chez Archa]. Je n’ai pas de papier d’état civil. Je n’ai qu’un fils [Sidi ould Mahmoud]. Moi, j’ai toujours vécu en brousse. Si quelqu’un vient pour me ramener chez Sidi Mohamed, je ne vais pas accepter mais je peux lui rendre visite.

Propos recueillis par THIAM Mamadou
Au service du programme : « Liberté, droit et justice pour combattre l’esclavage par ascendance en Mauritanie »

promu par le Département d’Etat des Etats-Unis

Crédit source: Page Mauritanie Facebook 

Regardez « L’EED – Inauguration de la 1ére Cantine scolaire à Boully – Mauritanie » sur YouTube

09-12-2017 08:29 – Mauritanie: réforme des conditions de candidature au BAC


Le360 – Le gouvernement mauritanien a changé les conditions de candidature au diplôme du BAC en vue d’influer sur la spirale des échecs.

C’est un décret, pris jeudi en Conseil des ministres, qui a ouvert la voie à la nouvelle réforme. La situation difficile et les mauvaises performances du système éducatif mauritanien restent toujours au centre d’une vive préoccupation.

Ainsi, au cours de sa réunion hebdomadaire du jeudi 7 décembre, le gouvernement a examiné et adopté un projet de décret portant modification de certaines dispositions du décret 2011-034 relatif à la réorganisation du diplôme du baccalauréat national.

Une démarche inscrite «dans le cadre de l’introduction de certaines réformes portant sur les conditions de candidature à ce diplôme (le premier de l’enseignement supérieur) visant à améliorer l’organisation de l’opération, y compris les volets de préparation et de correction», selon le ministre mauritanien de l’Education nationale, Isselmou Ould Sid Moctar Lehbib.

A l’origine de la démarche gouvernementale, «le faible taux de réussite au baccalauréat et certains critères requis chez les candidats, dont les effectifs cumulés annuellement sont très importants. Ce constat et d’autres raisons justifient les modifications introduites par le gouvernement. Le nouveau décret offre à tout prétendant, même âgé de plus de 22 ans, la possibilité de se porter candidat au baccalauréat. Toutefois, dans le cas d’une performance inférieur à une moyenne de 5/20 à l’occasion d’une première candidature, le même élève ne serait plus autorisé à se représenter une seconde fois», précise le ministre.

Un rapport sur le capital humain du Forum économique mondial pour l’Afrique classait récemment le système éducatif mauritanien au bas de l’échelle continentale, malgré de multiples réformes initiées par les différents gouvernements au cours des 50 dernières années.

La vertigineuse descente aux enfers du système éducatif national qui justifie le diagnostic gouvernemental est illustrée par quelques chiffres tirés d’un document confectionné par le Syndicat national de l’enseignement secondaire (SNES), déplorant «un taux général de réussite de 8% au baccalauréat» en juillet 2017. Pire, la même déclaration signalait une plongée «à 4,4% dans les séries mathématiques».

Pour arrêter la spirale de l’échec, SH, un spécialiste de l’éducation, trace le chemin: «La véritable réforme doit porter sur le type de citoyen qu’on voudrait former. Ce qui requiert un changement au niveau du personnel d’encadrement, des enseignants, des programmes et du matériel pédagogique et didactique Le programme d’enseignement en Mauritanie ressemble actuellement à un fourre-tout, avec un mélange d’aspects empruntés à la France, à la Tunisie, au Maroc, au Sénégal…». Il faudrait alors une véritable révision de fond, estime ce professeur à la retraite.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya
Source crédit: http://www.cridem.org 

Mauritanie: une nouvelle version de la monnaie, moins de chiffres même valeur à partir de janvier 2018.

تعرفوا على السلسة الجديدة من الأوراق النقدية والتي سيتم تداولها ابتداء من السنة القادمة 

Découvrez la nouvelle gamme de l’Ouguiya qui sera mise en circulation à partir du 1er janvier 2018

Crédit source: Page officielle Facebook L’ouguiya. 

Événement : la BNM et son partenaire BDE rencontrent la diaspora à Paris. 

Aujourd’hui 5 décembre 2017, des responsables de la BNM (Banque Nationale de Mauritanie) et leurs partenaires français de la société de transfert d’argent BdE, ont rencontré une partie de la diaspora mauritanienne en France. L’objectif de cette rencontre instructive et conviviale pour l’assistance, est une présentation détaillée des services bancaires ouverts par la BNM à la disposition de sa clientèle ou potentielle clientèle expatriée en France. Ainsi les échanges ont porté principalement sur les différents types de compte, les produits proposés et surtout le partenariat entre la Banque et son relais associé français (BdE) pour le transfert de fonds qui intéresse particulièrement la diaspora. Ce service proposé ressemble plus ou moins à ce qui avait été mis en place par la BMCI et la BOA (Bank of Africa) il y a quelques années. Pour rappel, ce service qui permettait de verser de l’argent dans son compte BMCI via un compte BOA en France a été arrêté depuis quelques mois. Aujourd’hui du côté de la BNM , un service similaire est la proposition phare en partenariat avec son relais partenaire de transfert. La société BdE en France propose des tarifs très compétitifs sur le marché très prisé de transfert d’argent Diaspora vers pays d’origine. Il a été expliqué que la société BdE ne propose pas d’ouverture de compte bancaire proprement dite mais assure des transferts d’argent pour les clients de ses partenaires bancaires à travers le monde. Les responsables de la BNM ont été très soucieux et attenttifs aux différentes observations faites par l’assistance. Ils ont exprimé un intérêt particulier et pressant à vouloir répondre urgemment par des possibilités pratiques et innovantes aux demandes de la diaspora en services bancaires et affiliés. Par ailleurs, on dirait qu’il faut plus de communication et d’information à l’endroit de la diaspora, afin de toucher large le vivier potentiel d’une clientèle certaine. 

Dépliant explicatif du dispositif transfert d’argent BdE et compte BNM 

K.S 

IRA – MAURITANIE: COMMUNIQUÉ DE PRESSE 

Torture en public et arrestation de veuves et d’orphelins à Kaédi le 28 novembre 2017
 

Une bonne partie de l’opinion mauritanienne associe désormais la date du 28 novembre au deuil. A cette date anniversaire où, à la veille d’un certain 28 novembre 1990, (28) officiers, sous-officiers et hommes de troupe furent pendus (sacrifiés) sur l’autel du racisme d’Etat pour, en avaient décidé les commanditaires, « célébrer le 30ème anniversaire de l’accession de la Mauritanie à la souveraineté nationale ».

 

N’est-ce pas, c’est par pur cynisme que les autorités ont choisi justement la ville martyre de Kaédi, capitale du Gorgol, dont les fils étaient les plus nombreux parmi les 28 pendus par bêtise et inhumanité. C’est justement ce jour anniversaire où Mesdames Houleye Sall et Maimouna Alpha Sy, mais aussi toutes leurs consœurs veuves, leurs enfants orphelines et orphelins font chaque prière, posent chaque acte et prononcent chaque parole à la mémoire du fils, du mari ou du père arraché injustement, sauvagement et à jamais à leur affection. C’est alors bien juste et bien légitime qu’ils se présentent à Kaédi pour dire tout simplement et pacifiquement que « non, justice n’a pas été faite », « la vérité n’a pas été dite » et « continuerons à y tenir ».

Pour être venus à Kaédi exiger la vérité puis la justice pour ce qui s’est passé pendant cette nuit horrible du 27 au 28 novembre 1990 dans la caserne militaire d’Inal, des femmes âgées et des jeunes ont été sauvagement torturés en pleine place publique par les forces de police. Suite à quoi, les personnes suivantes ont été arrêtées et continuent à croupir au commissariat de police de Kaédi :

 

1. Maïmouna Alpha Sy – Secrétaire Générale du Collectif des veuves

2. Aissata Alassane Diallo – membre du collectif des veuves

3. Salamata Demba Gaye – membre du collectif des veuves

4. Bocar Gueye – membre du Collectif des Victimes Civiles et Militaires (COVICIM)        

5. Moussa Sarr – membre du Collectif des Victimes Civiles et Militaires (COVICIM)        

 

IRA – Mauritanie, solidaire du Collectif des veuves et du COVICIM :

– Soutient les victimes et ayant droits dans leur exigence de vérité et de justice en ce qui concerne la tentative de génocide qui a visé les negro mauritaniens pendant la période 89 – 90.
– Interpelle les autorités mauritaniennes qui doivent se départir de la politique de la fuite en avant pour faire face courageusement à ce dossier qui continue à faire souffrir directement des milliers mauritaniens.
– Et exige la libération sans condition des personnes détenues et l’ouverture d’une enquête sur les actes de torture dont elles ont été victimes.
Nouakchott, le 29 novembre 2017

La Commission de communication

Déclaration: Au Guidimakha, les autorités choisissent la violence contre les parents d’élèves 

Au moment où les autorités mauritaniennes et leurs laudateurs de tout acabit s’évertuent à convaincre les populations de Kaédi à accueillir le Général Mohamed Ould Abdel Aziz et ses festivités de commémoration du 57ème anniversaire de l’accession de la Mauritanie à la souveraineté nationale, les professionnelles de l’Education et les parents d’élèves, sur toute l’étendue du territoire national ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur la situation catastrophique de l’école mauritanienne. Toutes les voix revendicatives sont unanimes, l’école du pays va très mal. 
C’est dans ce contexte de désarrois qu’à l’appel du Bureau de l’Association des parents d’élèves de la ville de Sélibaby (650 Km de Nouakchott) une marche pacifique a été organisée le lundi 13 novembre avec la participation d’environ un millier de personnes. Cette marche a été sauvagement réprimée par les forces de police sur ordre du Wali (Gouverneur) de la région Monsieur Oumar Amadou Diallo. 

Le Coordinateur régional d’IRA – Mauritanie Mr Mohamed Ould Jiddou a été arrêté et avec lui plusieurs parents d’élèves et élèves continuent à croupir dans les locaux du commissariat de police de la ville ; dont les sieurs : 

 Diadié Sakho

 Mamadou Lamine Ba

 Souleymane Kalidou Ba

 Lassana Kaniouma Traoré

 Mamoudou Ba

 Abdourahmane Kane

 Et de Madame Khadijetou Kouyaté

Après que les représentants des parents d’élèves aient rencontré les autorités régionales qui n’ont donné de réponse que des menaces, les populations de Sélibaby ont manifesté pour dénoncer l’état de délabrement des établissements d’enseignement secondaire de la ville mais aussi le manque de professeurs et la corruption qui est devenue monnaie courante lors de l’examen du Brevet.

Cette attitude des autorités régionales est dictée par le choix des autorités au sommet de l’Etat de répondre à toute voix discordante par la violence disproportionnée et insensée. Face à la déconfiture de l’Etat, IRA – Mauritanie, attachée au respect des Droits humains et solidaire des populations du Guidimakha :

– Appelle les autorités mauritaniennes à se départir du mensonge et des menaces face aux paisibles citoyens qui ne font que revendiquer pacifiquement leurs droits,

– Et rend les autorités mauritaniennes responsables de la situation de tension qui prévaut en ce moment à Sélibaby et exige d’elles des solutions adéquates aux problèmes graves qui se posent à l’éducation au niveau national en général et en particulier, aux établissements d’enseignement secondaire de Sélibaby,

                Nouakchott, le 14 novembre 2017
                                                   La Commission de communication

Crédit source: réseaux IRA. 

Dispersion d’une de manifestants à Selibaby 

Des parents d’élèves et beaucoup de leurs enfants avaient entamé ce matin une marche pacifique à Selibaby. Ils entendaient rappeler aux autorités les conditions dans lesquelles le Lycée de Selibaby existe encore.

– Des salles de classe en état de délabrement avancé,

– Des classes en sureffectif (on peut facilement compter 80 élèves, 100 élèves et meme 110 élèves dans un cours et dans une salle prévue pour 50 élèves),

– Un manque cruel de professeur.

Malgré ces doléances justes, réelles et connues de tous, les manifestants se sont heurtés à la police à mi-chemin. Ils ont étaient dispersé par du gaz lacrymogène.

Conséquences de l’affrontement, une foule dispersée, des blessés à l’hôpital et des arrestations.

Sont donc à l’heure même dans les locaux de la police :

– Samori Diallo, président du bureau des parents d’élèves ;

– Boubou Koumé, secrétaire générale du bureau ;

– Mamoudou Niara Ba, parent d’élèves ;

– Diabé Sakho, parent d’élèves ;

– Mouhad lemine BA, parent d’élèves.

Il est important de dire que le lycée de Selibaby n’existe aujourd’hui que de nom : peu de personnel enseignant et peu de salles fonctionnelles.

Crédit source: Post Facebook de Ibrahim Dioum