L’interview du président de l’EED sur la chaîne YouTube Touba Tv.
Source crédit: l’animateur et intervieweur Ibrahim DIALLO.
Catégorie : Mauritanie
09-11-2017 14:34 – Urgent : libération de Mohamed O/ Mkheitir

Nation Info – La justice vient de libérer le blogueur mauritanien Ould Mkheitir à la suite d’un procès sous haute sécurité et émaillé d’échauffourées avec les forces de l’ordre.
Le plus célèbre prisonnier mauritanien a écopé d’une peine de 02 ans et 60.000 UM de frais de justice. Ayant séjourné en prison plus de 02 ans, sa peine est tout simplement consommée. Après le verdict, les boutiques ont fermé portes et les éléments de la gendarmerie nationale se sont déployés sur toutes les artères de la ville de Nouadhibou.
Ould Mkheutir, rappelle t-on, était condamné à mort pour apostasie avant que sa peine ne soit requalifié l’année dernière en mécréance.
Crédit source: http://www.cridem.org
AMEES: DÉCLARATION

Déclaration
Au moment où s’intensifie la lutte contre la persistance des pratiques, de la culture et du discours esclavagistes au sein de la communauté sooninke de Mauritanie et dans sa diaspora un groupe de « gnakhamala » (ñaxamala) nostalgiques et thuriféraires ont invité l’ancien sénateur gambien Idrissa Mangassy qui réside en France. Il est venu poursuivre sa campagne d’apologie de l’esclavage à Nouakchott. Tout au long de son séjour il était l’hôte d’honneur adulé par certains hauts responsables de l’état de la communauté sooninké connus pour leur attachement à la perpétuation de la culture, des rapports de l’esclavage et de ses séquelles en particulier au Guidimakha.
Au moment où l’opinion publique dans son écrasante majorité suivait avec indignation les péripéties de ce séjour les mêmes hautes responsables vont jusqu’à tenter d’organiser une audience en faveur de leur hôte avec le Chef de l’Etat.
Les réactions et protestations de l’opinion démocratique se sont alors élevées et cette demande d’audience a été rejetée et le visiteur provocateur immédiatement congédié avec le groupe de ses accompagnateurs.
– L’AMEES qui lutte pacifiquement mais fermement contre les pratiques, les séquelles et la culture de l’esclavage est pour l’application sincère de la loi 2015-031 ;
– L’AMEES avait réagi et condamné cette campagne ;
– L’AMEES se félicite que la plus haute autorité de l’Etat ait mis en terme à une telle campagne ;
– Appelle les démocrates de la communauté, tous les militants politiques et acteurs de la société civile attachés aux droits de l’Homme de Mauritanie à s’élever avec nous pour combattre l’esclavage, ses séquelles et sa culture rétrograde.
Nouakchott, le 05/11/2017
Le Bureau Exécutif
Crédit source: Membre Bureau AMEES
Mauritanie: nouveau découpage administratif pour l’élection des conseils régionaux

Saharamédias – Le gouvernement mauritanien aurait décidé d’adopter un nouveau administratif qui diviserait le pays en quatre zones composées de deux à trois wilayas qui devront élire des conseils régionaux communs selon des sources propres à Sahara Medias.
Selon la même source, les deux Hodhs constitueront une seule zone, l’Assaba, le Tagant et le Guidimakha constitueront une deuxième zone, le Gorgol, le Brakna et le Trarza une troisième zone et la quatrième zone regroupera les wilayas du nord, le Tiris Zemour, l’Adrar et l’Inchiri.
Les trois wilayas de Nouakchott et celle de Nouadhibou ne seront pas concernées par l’élection de conseils régionaux prévus pour remplacer le sénat qui a été supprimé.
Les mêmes sources ajoutent que l’élection des conseils régionaux interviendra au cours du 5ème mois de l’année prochaine.
L ce découpage serait destiné à barrer la route devant le régionalisme en décidant le regroupement de certaines wilayas.
La Mauritanie avait organisé en août dernier un referendum qui avait consacré des amendements constitutionnels prévoyant la suppression du sénat, la création de conseils régionaux à sa place en plus du changement de l’emblème national.
Crédit source: http://www.cridem.org
Le Professeur Sow Samba sur les CASTES à l’école du parti de l’AJD/MR ce jeudi 26/10/2017 au siège national de Sebkha

A l’école du parti de l’AJD/MR, face aux jeunes, Abdoulaye Doro SOW dit Sow Samba aborde sans langue de bois et sans détours du frein, des préjugés et des barrières sociales « LES CASTES »
Le Professeur Abdoulaye Doro SOW enseignant chercheur en sciences sociales, Coordinateur du Centre Interdisciplinaire sur les Droits Culturels, CIDC, Université de Nouakchott était l’invité de l’école du parti de l’AJD/MR.
Sow Samba a animé une conférence sur le thème: « les castes ».
Abdoulaye Doro SOW se désole qu’au 21e siècle, notre société se drape encore des clichés de l’histoire.
Pour le professeur, S’il est vrai que l’école, l’émigration et l’ouverture au monde extérieur ont peu à peu bouleversé ces pratiques, il ne s’en suit pas qu’en surface les préjugés et les barrières sociales ne restent plus d’actualité.
Pour le Professeur Abdoulaye Doro SOW, ces positions tranchées ne font qu’accentuées le fossé social et constituent un frein à notre développement.
Le Professeur Sow Samba invite la nouvelle génération à combattre ce fléau tout en restant persuadé que le changement social ne se fait pas du jour au lendemain, puisque c’est un long processus qui se fait de génération en génération.»
Entouré du leader de l’AJD/MR Ibrahma Moctar Sarr, du responsable de l’école du parti Malal Seck et des membres du bureau politique, le Professeur Sow Samba réaffirme son soutien et son admiration pour le combat politique que mène l’AJD/MR.
En conclusion il lance un appel à l’ensemble des acteurs politiques de travailler pour trouver le leader qui fédère l’ensemble des forces negro Africaines en se basant sur la compétence et l’intégrité, tout en faisant abstraction à l’appartenance sociale «CASTE».
Avant de quitter l’assemblée, le professeur lance une question ouverte:
« Quelle sont les facteurs qui entravent l’émergence d’un leader politique negro Africains » ?
L’école du Parti vous fera vivre tous les jeudis à partir de 18h d’autres moments forts avec d’autres intellectuelles connus sur d’autres sujets d’actualités.
Source crédit: Post Facebook Malal SECK
La société sans jeunesse
L’on se demande souvent pourquoi les vents du changement si bavards sous d’autres cieux sont muets en Mauritanie. Mon hypothèse d’apprenti sociologue est que la frange du peuple par laquelle arrivent les changements est absente chez nous. Nous sommes une société sans jeunesse ! Car le propre d’une jeunesse est d’être dans la subversion et dans la contestation de l’ordre établi. Non pas seulement la contestation de l’ordre politique d’ailleurs, mais aussi celle de l’ordre social et moral. Et c’est cette dimension de la subversion qui rend la jeunesse poreuse aux idées nouvelles et à l’envie de renverser la table des valeurs dans une société. Or nos jeunes à nous, ont asséché toutes les utopies qui auraient pu faire le lit de leur insouciance. Ils sont trop « réalistes » pour porter un quelconque changement, à fortiori pour taquiner l’emphatique expression du « Grand soir ».
Le rapport de la plus part des jeunes leaders d’opinions mauritaniens à la chose publique est souvent une pâle copie de celui que les plus vieux entretiennent avec celle-ci. D’ailleurs leur rapport à ces anciens eux-mêmes est davantage un rapport de mimétisme qu’un rapport de contestation. Ils parlent comme eux, rêvent comme eux, et les singent jusque dans leur rapacité. Il n’est d’ailleurs pas étonnant que la plus part de ceux que nous nous entêtons à appeler « jeunes » ont la trentaine largement entamée, voire caressent l’horizon de la quarantaine. Ceci explique peut-être cela… Ils sont souvent eux-mêmes déjà pères ou mères de familles, pris jusqu’au cou dans les préoccupations des plus anciens que leur supposé esprit de subversion aurait pourtant dû bousculer.
A défaut de pouvoir le faire, les voilà qui vieillissent dans les éléments de langage. Entendez-les discourir et vous vous trouvez trop immatures. Trop impertinents ! Que contestent-ils dans notre société à part ce qui est politiquement correct de contester ? C’est à croire que l’ordre social et surtout moral, pourtant lourd d’une pudibonderie ronflante à vous ennuyer un moine, leur convient à merveille. D’où la fanatisation rampante des esprits qui caractérisent de plus en plus la société mauritanienne. Comme il n’y a aucun courant de jeunesse pour servir d’anticorps social à l’obscurantisme, les interprétations les plus burlesques de notre texte sacré par exemple, trouvent facilement échos dans notre société. Qui pour oser une quelconque remise en cause même des prédications les plus fantaisistes ? Personne ! Car la jeunesse chez qui en principe l’esprit critique et la curiosité auraient du conduire à rechercher des hypothèses alternatives est hélas trop préoccupée à être convenable…
Il reste à espérer que notre lumineux système éducatif nous prépare des générations plus porteuses d’espoir. Osons le rêve!
Source crédit: Post Facebook Bocar Oumar Ba
Passeports disponibles dans les capitales régionales.
Adrar-Info – Le directeur général de l’Agence nationale pour le registre de la population et les documents sécurisés Ahmed Ould Bousseif a rendu publique, une décision permettant à tout citoyen mauritanien de demander son passeport auprès des bureaux de l’état civil, implantés dans les capitales régionales.
Selon les informations obtenues par notre site, la décision prise par le directeur général de l’agence nationale pour le registre de la population et les documents sécurisés, entrera en vigueur à partir de ce lundi 23 Octobre 2017.
Source : http://www.al-maraabimedias.net/?p=68440
Traduit par Adrar.Info
Crédit source: http://www.cridem.org
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE REÇOIT DES CHEIKHS DE MAHADRAS ET DES IMAMS DE MOSQUÉES DE LA WILAYA DU GUIDIMAKHA

Nouakchott, 18/10/2017 – Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a reçu en audience, mercredi matin au palais présidentiel à Nouakchott, des Cheikhs de mahadras et des imams de mosquées de la wilaya du Guidimakha.
A l’issue de l’audience, M. Demba Cissé, porte parole du groupe des imams et des Cheikhs de mahadras a déclaré à l’AMI qu’il tient tout d’abord à remercier le Président de la République pour les avoir honoré de cette audience.
Il a ajouté que la rencontre était cordiale et constructive et qu’elle a porté sur la contribution des imams et des Cheikhs de mahadras dans la lutte contre les manifestations nuisibles qui menacent la société, comme le terrorisme, l’extrémisme, la drogue et le crime organisé qui sont, a-t-il dit, contraires au message de l’Islam et à sa tolérance.
Il a été aussi question, a-t-il ajouté, des problèmes auxquels font face les mosquées et les mahadras dans la wilaya du Guidimakha, précisant que le Président de la République s’est engagé à résoudre ces problèmes.
Crédit source: site AMI (Agence Mauritanienne d’information)
Diogountouro (Guidimakha-Mauritanie) : Dis-moi, dans quelle société tu vis, je te dirai qui es-tu ?
Amadou Hampaté Ba, disait : « Il y a des pratiques que nos ancêtres eux-mêmes s’ils revenaient à la vie trouveraient caduques et dépassées ». Cette citation du Sage de l’Afrique nous incite à faire une analyse, sociologique et anthropologique sur la question de l’esclavage et ses séquelles en Mauritanie, en général et chez la communauté soninké en particulier. Cette pratique interpelle tout un chacun à s’interroger sur la valeur juridique et l’authenticité d’une telle pratique à l’ère du XXIéme siècle, un siècle dans lequel les occidentaux se posent la question à savoir : comment sauver l’humanité face aux destructions climatiques ? Pendant qu’une partie de la société mauritanienne (les soninkos), se pose la question sur qui est esclave et qui ne l’est pas ?
En effet, les faits se sont passés à Diogountouro, un gros village, je dirais même une grande ville selon les normes internationales, car sa population varie environ entre 8.000 à 10.000 habitants. Il est situé au sud de la Mauritanie, à la frontière entre le Mali et le Sénégal. C’est un carrefour entre ces trois pays. Sa population est jeune et active, qui ne vit que sur les activités agro-pastorales et l’immigration de ses ressortissants en occident. Par ailleurs, la culture de décrue (WALO) reste très importante chez les SONINKOS, surtout quand la récolte de la saison des pluies n’est pas abondante. Un jour, vers mi-septembre, un conflit foncier éclatait entre deux familles (Gandega et Camara), liées traditionnellement par les coutumes et les traditions africaines (LADANOUS) depuis des siècles.
Pour certains il s’agit d’un conflit foncier et d’autres oui, c’est un conflit foncier mais sur fond d’esclavage. Une chose est sûre d’après nos sources d’informations, la famille Camara, après avoir mis fin aux liens traditionnels (LADANOUS) qui la lient avec celle de Gandega. La réplique de la famille gandega, était de retirer la terre cultivable (WALO), que les Camara cultivent depuis plus de 70 ans. La question que je me suis posée : Les traditions et les coutumes (LADANOUS) sont-elles la continuité de l’esclavage ?
Comme beaucoup d’autres familles du village, qui ont rompu ce cordon ombilical (LADAA) qui lie traditionnellement les deux clans (Woros et Komos) qui n’est rien d’autre que la continuité de l’esclavage sous une autre forme déguisée à l’ère du XXIème siècle. Oui, les Ladanous sont la continuité de l’esclavage point barre. Revenons sur la question à savoir, un conflit foncier sur le fond d’esclavage ou un simple problème foncier. Que dit le code foncier de la Mauritanie ? L’esclavage constitue-t-il un crime en Mauritanie ?
Le code foncier précise que la terre appartient à l’Etat. L’Etat, par définition est la réunion de trois éléments : un territoire, une population et une autorité politique. Article Premier de l’ordonnance 83-127 du 05 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale précise que : La terre appartient à la nation et tout Mauritanien, sans discrimination d’aucune sorte, peut, en se conformant à la loi, en devenir propriétaire, pour partie. L’article 2 : L’Etat reconnaît et garantit la propriété foncière privée qui doit, conformément à la Chariâa, contribuer au développement économique et social du pays.
Oui, depuis le 12 août 2015, l’esclavage constitue un crime. Seule la Cour d’assise est compétente pour juger les crimes. Le parlement mauritanien a adopté à l’unanimité un texte de loi incriminant l’esclave et ses séquelles. La loi de 12 aout 2015, abrogeant et remplaçant la loi n° 2007-048 du 3 septembre 2007 portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes. Dans son article 2, que l’esclavage constitue un crime contre l’humanité et qu’il est imprescriptible. L’article 3 définit les cas qui peuvent être considérés comme esclavagistes. Cette loi institue également des tribunaux régionaux spécialisés, sortes de collèges de magistrats dont chacun dispose de la latitude de prendre toute mesure conservatoire qu’il trouve nécessaire, sous le sceau de l’urgence.
Cependant, un problème foncier qui s’est transformé un conflit/litige en date du 9 octobre 2017, car depuis le 5 octobre 2017, le Hakem de khabou a renvoyé les parties à Selibaby. Le conflit par définition, c’est un différend qui peut se régler sans la saisine du juge étatique. Il se transforme en litige, lorsque le tribunal compètent est saisi de l’affaire. Comme le prévoit la législation mauritanienne, les autorités administratives indépendantes (les Hakems, les Walis …) sont censées rendre des décisions alternatives sur les affaires foncières qui leurs sont soumises, car le décret N° 2000-089 du 17 juillet 2000 abrogeant et remplaçant le décret N° 90.020 du 31 janvier 1990 portant application de l’ordonnance 83.127 du 5 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale, prévoit des commissions de règlement amiable des litiges fonciers dans chaque Moughataa, Wilaya et National.
Le Hakem de la commune de Khabou, après plusieurs tentatives de conciliation/arbitrage, a fini par renvoyer les deux protagonistes vers selibaby (soit chez le wali soit chez le tribunal) selon la forme et la nature de l’affaire. Le Hakem estimait que l’affaire dépasse ses compétences de justice amiable. Nous restons vigilants sur la question de l’autorité saisie de l’affaire à Selibaby.
L’intervention d’un juge étatique est-elle nécessaire ? La justice négociée n’est-elle pas la meilleure solution pour une communauté déjà fragilisée par ses tracas- sociaux ?
A l’heure où j’écris cet article, il y a un mouvement qui est en vogue partout dans le monde (Amérique, Europe, Afrique…). Il s’agit d’un mouvement de justice alternative adopté dans les pays anglo-saxon vers les années 70, à travers ce que les juristes de Common law appellent Alternative Dispute Résolution (ARD) et que les français proposent de traduire par Modes Alternatifs de règlement des conflits (MARC). La Mauritanie ne reste pas sur le quai du train par rapport à ce mouvement, car elle a voté des textes dans ce sens. La loi n°2000-06 du 18 janvier 2000 et le décret n°2009-182 du 07 juin 2009 relatif à la création d’institutions permanentes d’arbitrage et de médiation.
Avec la crise du droit moderne, étroitement liée à l’avènement de l’Etat providence, c’est d’abord et avant tout la crise de la Raison juridique : le droit n’apparait plus comme l’incarnation même de la Raison. La justice alternative a pour but d’éviter une intervention directe de l’Etat. Cette justice, elle est rapide, souple et moins couteuse. Elle recèle d’ailleurs plusieurs enjeux : l’apaisement des ruptures de la communauté avec la mise en avant de l’intérêt de la communauté, mais aussi la déjudiciarisation de la procédure de la gestion du conflit.
Par ailleurs, j’interpelle tout un chacun, en particulier à la jeunesse de Diogountouro, de prendre sa responsabilité en main, mais aussi d’être du bon côté de l’histoire, car l’histoire est le récit des évènements d’une société. Il est temps de façonner cette société à notre ère, promouvoir une société où règne la justice sociale et l’égalité entre les Hommes. Une société où seules les compétences, la probité, les expériences et les diplômes sont ses armes principales. Nous ne pouvons plus vivre dans une société modelée depuis le 15eme siècle, avant même la naissance de l’empire du Ghana par nos arrières et arrières grands-parents à leur image et à leur modèle de vie.
En définitif, le juge n’a pas la réponse à toutes les questions du Droit, comme le médecin qui n’a pas la solution à toutes les pathologies. Le juge tranche et rend une décision controversée. En revanche, la justice négociée permet de préserver les liens sociaux, telle a été la préoccupation première de la justice alternative. Cette forme de justice qui s’opposerait à la justice étatique par son caractère informel et son attachement à privilégier une solution réparatrice. L’esclavage ou litige/conflit foncier ? Je ne saurais donner une réponse, car c’est aux autorités compétentes d’y répondre.
BA – Boubou
Doctorant en Droit à Paris
Militant de Droits humains
Membre de l’Association Française de l’histoire du Droit à Paris (AFHD)
Fondateur de l’Association Educative et Culturelle de Jeunes Ressortissants de la Mauritanie en France (AECJRM)
Crédit source: l’auteur via fichier Whatsapp
L’an I de notre mouvement GANBANAAXU FEDDE, par Gaye TRAORÉ.

Nous avons créé ce mouvement le 05 octobre 2016 dans le but de conscientiser notre communauté et par extension toutes communautés où la hiérarchisation est de mise , le repère ou le timon , que cette classification entre les hommes , de femmes frôlant la chosification ne peut être qu’un frein pour une société qui se voudrait dynamique et fraternelle! Les assignations coutumières empêchent les épanouissements , empêchent le développement humain , rongent la fraternité , sème inimité entre et au sein d’une même communauté de destin .Nous avons dit par le passé que Ganbanaaxu fedde ne rumine point la revanche et la haine ! Ce que veut Gabanaaxu fedde , ALLAH le veut et c’est attesté par le coran et la sunna , je le clame sans prétention ni assurance insolente.Là dessus la lumière a été faite à travers nos discours , les conférences de nos cheikh.Dans nos sociétés nous nous sommes classifiés , en nobles et en esclaves , et certains de nos jours veulent trouver des parades maladroites pour maintenir ce système de classification que nous appelons assignations coutumières! Ce que veut la communauté de Ganbanaaxun Fedde est une fraternité , nous voulons tous être pareils sans paternalisme ni condescendance ! Reléguer certains ou les mettre hors des centres des gestions des communautés villageoises au nom des patronymes est une faute morale , une mauvaise appréciation qui ne peut résister à une remise en cause par Ganbanaaxun Fedde !A examiner de près le système de castes soninké , on y verrons quelques points de ramifications avec le système de castes indiens où les occupations sinon les assignations sont de père en fils ! Beaucoup de portes fermées devant les personnes d’extraction serviles dans sociétés soninke , peulh , maures.. pour ne citer que cela comme devant LES GENS CASTES en Inde où le refus des assignations peuvent être tragiques !Cependant pas de fatalité, nous atteindrons notre but avec élégance et détermination , malgré les provocations , les calomnies d’un certain milieu qui se veut héraut de la féodalité soninke !Ces derniers temps le refus des assignations a été ponctué par les représailles aux colorations de chantage foncier , Les villages de FEGUI et de SEGALA au MALI , où certains membres de la communauté Ganbanaaxu sont été menacés d’expropriation en cas de refus de leur statut d’esclave, à Diogountouro dans le Guidimakha mauritanien , à DAFORT avec le vieux SILIMAN DIARRA , à Bouanze pour ne citer que ceux là . Des terres exploités depuis un demi siècle sont sur le point d’être exproprié pour laver l’affront des descendants qui refusent leur statut donc leur assignation séculaire de sous homme comme on dit en soninké « FON LEME »( un petit ou une petite chose).En effet nous avons que les adversaires de GANBANAAXU ne tarissent ps en calomnies, en délations , en dénigrement , mais à tout cela nous opposons notre constance dans nos principes , dans nos convictions c’est la meilleure posture en un mot notre détermination ! Une pensée à tous ceux subissent des violences , des brimades , des harcèlements , des humiliations ,des chantages dans la quête de leur liberté , de leur dignité à travers le monde!
Ganbanaaxu , pour une fraternelle réelle et vraie sans fard !
TRAORE GAYE
Président de armepes , initiateur de Ganbanaaxun Fedde.




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