Pourquoi faut-il douter?


Avoir la bonne information est crucial pour tout élément d’un environnement donné, afin d’opter pour un comportement donné.
La première question est: qu’est ce qu’une bonne information? mais aussi; comment savoir que l’information dont on dispose est la bonne?
L’environnent est une source intarissable d’informations pour les éléments qui s’y situent.  Il est vital pour un élément qui évolue dans un environnement d’acquérir un niveau suffisant de connaissance pour se maintenir dans le rythme de vie, qui lui-même est évolutif. L’élément dont on parle peut être une poule dans la cour, une entreprise dans le marché, un singe dans la jungle (sans vouloir faire une référence contextuelle et malheureuse), mais aussi cet élément peut bel et bien être l’homme dans l’univers…

Et c’est précisément le cas de ce dernier qu’on va prendre comme exemple.

L’homme a cette particularité de posséder des fonctions de réflexion sur son milieu, cela a entraîné son incommensurable action sur celui-ci. Et ce sont quelques aspects de ces fonctions de réflexion qui sont au coeur de notre note.
Mais si nous revenons un peu à la question de savoir ce qu’est une bonne information, une réponse floue mais suffisante pour la suite serait de dire c’est celle qui coïncide la plus avec la réalité qu’elle a pour but de décrire, donc celle qui maximise les chances de réussite du comportement qu’elle suggère de choisir. Ce qui fait d’ailleurs son caractère indispensable.
Mais l’être humain dont on parle émerge d’un long périple de la nature; des mutations, des sélections successives ont pondu cet oeuf complexe qu’est l’humain. Il agit sur la nature à travers; principalement, ses fonctions de réflexion. 

L’intuition, sous toutes ses formes, paraît être l’outil favori au stade de cet être. Seulement l’intuition est trop faillible, elle s’appuie sur des automatismes assez naïfs ou primitifs, en tout cas le plus souvent incontrôlés. Cela fait que cet outil naturel de l’homme est loin d’être fiable, ses suggestions sont toujours à remettre en cause pour s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un mirage, d’une illusion d’optique, etc…

De plus, les cinq sens d’introduction d’information brute, ceux qui sont les frontières sensitifs qui s’établissent entre l’homme et son environnement sont loin d’être parfaits, au contraire ils sont facilement mis en échec par des manipulations élémentaires. Or des croyances entières ont été mises en place à l’aide de ces sens, et de cette intuition.

Ce qu’on est entrain de voir, c’est que la façon la plus naturelle à l’homme pour appréhender son environnement et acquérir l’information vitale est peu fiable car facilement manipulable. Que faire?
La rationalité! Assez tôt, des humains ont essayé de mettre au point des raisonnements afin de les utiliser contre les duperies occasionnées par la vue des sens et de l’intuition brute. Il s’agit d’une façon de vérifier les suggestions, de procéder par vérifications successives… Il s’agit de douter!
Le doute trouve ainsi un rôle d’assurance, de protection mentale.. Surtout qu’en plus de l’imperfection des sens et de l’intuition, il arrive très souvent que la source informatrice tente de manipuler les sens humains pour arriver à un but fixé!
Alors douter c’est bien, c’est vital! Mais il y a l’art de douter.
Cela a conduit à la naissance de la science en générale, pour y développer cet art dans des contextes variés.

Une science est un doute méthodique.
On pourra en discuter si vous voulez!

Pullo Gaynaako



Crédit source: Post Facebook Pullo Gaynaako, mathématicien mauritanien.

Mauritanie: l’assemblée donne son feu vert pour l’adoption des régions 


Les Mauritanies – L’Assemblée nationale a approuvé, lundi, 8 janvier un projet de loi organique sur l’introduction de la Région comme collectivité territoriale administrée par des organes élus au suffrage universel direct.

Cette réforme territoriale revoit une nouvelle carte de Mauritanie avec des régions. Des conseils régionaux répartis sur l’ensemble du territoire, qui assureraient la promotion de la décentralisation et de la bonne gouvernance.

En effet, le projet de loi fixe des conditions d’éligibilité des présidents du conseil et celles de la gestion des affaires et des compétences propres de la Région transférées par l’État, tout en évitant les risques souvent associés à l’allègement de la décentralisation.

Toutefois, les actes de la Région sont soumis à la tutelle exercée par le ministre chargé de la décentralisation et le ministre chargé des finances avec un budget qui leur est propre servant à alimenter des dotations d’investissements.

La région est administrée par deux organes : un organe délibérant (le conseil régional), élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans et un organe exécutif composé d’un président élu au suffrage universel direct et plusieurs vice- présidents en fonction du nombre des conseillers régionaux élus par leurs pairs.

La dissolution du conseil régional ou la destitution de son président est une mesure que dictent les exigences de la tutelle en cas de contravention à la loi. Le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, M. Ahmedou Ould Abdallah a expliqué dans exposé sur les régions ; que l’agglomération de Nouakchott est érigée en une collectivité territoriale régionale unique, avec la suppression de la Communauté Urbaine de Nouakchott.

Tandis qu’à la circonscription administrative de la wilaya de Dakhlet Nouadhibou, il est créé une collectivité territoriale dénommée Région de Dakhlet Nouadhibou, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, ce projet de loi organique s’inscrive dans le cadre de l’action du gouvernement tendant à mettre en œuvre la réforme constitutionnelle opérée aux termes de la loi constitutionnelle référendaire N° 2017-022 du 15 août 2017.

Crédit source: http://www.cridem.org 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE: RENCONTRE IRA/FPC

Ce 7 janvier 2018 une délégation de l’IRA, conduite par son President Biram Dah Abeid , a été reçue , à sa demande, par Le Président des FPC, Mr samba Thiam, entouré de ses proches collaborateurs, membres du Bureau National et de la Fédération .

La  visite de courtoisie avait pour objet, en plus de renouer le contact entre des partenaires naturels , de passer  ensemble en revue les  problèmes d’intérêt national.
Face aux défis du moment , les deux Pésidents ont évoqué ,dans leur tête-à-tête , la nécéssité d’explorer les voies et moyens de rassembler l’Opposition dans toute sa diversité .

les deux délégations ont convenu, avant de se séparer, de maintenir un contact bilateral  aux fins  de privilégier  concertations et  échanges sur l’évolution politique intérieure du pays . 

 

Noukchott 7 janv 2018.
Le Département de Communication.
Crédit source: Post FB  Kaaw Touré, membre FPC


Communiqué de presse : Rencontre de BDA avec la frange des mauritaniens actifs dans la pêche artisanale.


Le 5 janvier 2018, à l’initiative du président de  l’association des pêcheurs wolof originaires des départements de Keur Macène, Rosso et Rkiz, Yali Ndiaye, le président d’IRA – Mauritanie, Biram Dah Abeid, à rendu visite à un regroupement de membres de ce secteur à Sebkha (Nouakchott). Les pêcheurs ont voulu rencontrer le leader abolitionniste pour lui exprimer leur soutien et pour l’édifier sur les obstacles de plus en plus grands que les autorités mauritaniennes mettent devant les travailleurs affiliés à ce secteur. 

Yali Ndiaye, l’initiateur de la rencontre, à loué l’engagement du président d’IRA auprès des différentes couches de la société luttant pour leurs émancipations; il a rappelé l’esprit de sacrifice et l’espoir qu’insuffle IRA – Mauritanie et son leader aux populations mauritaniennes assoiffées de changement pouvant bannir à jamais le racisme, la discrimination, mais aussi la corruption et l’injustice en tout genre.  Yali Ndiaye a incité l’assemblée à appuyer IRA et son président dans leurs efforts pour une nouvelle Mauritanie.

Ensuite ce fut le tour du vieux Alioune Fall, doyen du groupe, qui appelle au soutien inconditionnel à IRA – Mauritanie et fond en larmes; Alioune Fall salue les sacrifices de Biram Dah Abeid et déplore que lui et ses semblables soient relégués par le système à la loge de citoyens de seconde zone à cause de leur langue et de leur couleur. 

Idrissa Teuw, un sexagénaire, avec beaucoup d’amertume s’apitoie sur le sort des générations présentes et futures parmi les populations noires de Mauritanie. Teuw affirme qu’il a assisté à la sortie de plusieurs vagues de pêcheurs artisanaux composées uniquement de noirs alors que d’autres écoles d’excellence forment uniquement des arabo-berbères. Il affirme qu’avec ce partage de tâche voulu et orchestré par l’État la domination raciale s’officialise et s’enracine. 

Enfin le professeur Cheikh Seye, professant à Ndiago, membre d’IRA – Mauritanie section Keur Macene, a fustigé la politique du régime mauritanien qui agit pour mettre en péril l’éducation des enfants noirs de Mauritanie; il s’appuie sur l’exemple du collège de Ndiago: un collège dont l’effectif normal des professeurs est de neuf (9) professeurs alors que le ministère de l’éducation mauritanien n’a doté ce collège que de trois(3); donc six(6) matières de moins dont les mathématiques. Seye dénonce une politique officielle de sape contre les enfants des populations noires de Mauritanie.

Biram Dah Abeid remercia l’assemblée et félicita Yali Ndiaye de son engagement et de sa persévérance comme membre dirigeant actif d’IRA – Mauritanie; il assura l’assemblée de la détermination d’IRA à prendre en charge tous les problèmes douloureux invoqués; cette prise en charge, dira Biram Dah Abeid en substance, sera dans le cadre de l’action militante, légale et pacifique d’IRA dans le cadre de sa vision pour la Mauritanie, les droits humains, la paix sociale et le bien-être de tous. Biram Dah Abeid dira aussi que les questions qui taraudent le pays auront aussi un cadre de résolution au sein du programme du projet de société que le candidat aux élections présidentielles en 2019, Biram Dah Abeid, va proposer aux MAURITANIENS.

BDA appelle à la persévérance dans le combat pacifique, la patience et la démarche d’unité.

Nouakchott le 07/01/2018                              la commission de communication

Ouverture à Selibaby d’un colloque sur les effets négatifs des drogues et des produits psychotropes 


Selibabi,,  06/01/2018  –  Le ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel, M. Ahmed Ould Ehel Daoud, a supervisé, samedi à Selibabi, l’ouverture d’un colloque sur les effets négatifs des drogues et des produits psychotrpes sur les individus et la société.

La rencontre qui dure deux jours a pour but de présenter plusieurs conférences animées par des oulémas, des Imams et des acteurs dans ce domaines sur les dangers de la drogue et des autres produits psychotropes sur les individus et la société.

Dans un mot prononcé pour la circonstance, le ministre a indiqué que ce colloque s’inscrit dans le cadre de la campagne permanente menée par son département pour lutter contre les drogues et les produits psychotropes, en édifiant l’opinion publique nationale sur les effets néfastes de ces produits et leurs répercussions négatives économiques et sociales sur l’individu et la société.

Il a précisé que ces produits conduisent à la destruction de la société et nuisent à ses valeurs morales et religieuses.

Le ministre a souligné que le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a très tôt pris conscience de ce danger et n’a cessé dès lors d’insister sur la nécessité de faire face à ce phénomène très inquiétant, appelant les oulemas, les Imams et les guides d’opinion à conjuguer les efforts pour prémunir notre société de ce mal que constitue la drogue, en tant que plus grand handicap au développement.

C’est pour cette raison, a dit le ministre, que le gouvernement a déclaré une guerre sans merci contre les drogues à travers le renforcement de la sécurité et l’intensification de l’organisation de colloques et de séminaires dans le but de dynamiser le rôle des mosquées, des Cheikhs de mahadras, de Zawiyas et des instituts ainsi que des organisations de la société civile en vue de contribuer sérieusement à la mobilisation des citoyens pour qu’ils luttent contre ces produits nocifs.

Le ministre a émis le voeu de voir ce colloque contribuer, avec les efforts des oulemas et des Imams dans cette wilaya limitrophe plus exposée au fléau que d’autres, à prémunir davantage les populations contre la drogue et les produits psychotropes.

Pour sa part, le maire de Selibabi, M. El Hadrami Ould Weddad, s’est félicité de l’organisation de ce colloque dans la ville de Selibabi, souhaitant plein succès aux travaux des participants et se disant convaincu de la capacité des oulemas et des Imams à orienter la société et à lui indiquer les moyens lui permettant d’éradiquer ce fléau nuisible et dangereux .

De son côté, le secrétaire général adjoint de l’association des oulemas mauritaniens, M. Lemrabott Ould Mohamed Lemine, a insisté sur l’importance de ce colloque et des thèmes qu’il traite, ajoutant que son association jouera pleinement son rôle pour lutter contre le fléau grâce à la sensibilisation des citoyens.

La cérémonie d’ouverture du colloque s’est déroulée en présence du wali du Guidimakha, M. Diallo Oumar Amadou du hakem de la moughataa de Selibabi et des autorités administratives et sécuritaires dans la wilaya.

Crédit source: AMI (Agence Mauritanienne d’information via son http://www.ami.mr)

Diogountouro-Guidimakha-Mauritanie : Un contentieux foncier. Nous proposons à la place du  tribunal, la juridiction des paroles (la justice amiable).

Honoré Balzac, écrivait qu’un : « Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès. La plus mauvaise transaction est meilleure que le meilleur procès ». La justice est un principe, suivant lequel on doit attribuer à chacun ce qui lui est dû, la vertu correspondant à la volonté de chacun d’y parvenir.  Mais cette institution n’a pas le monopole de tous les contentieux, car la résolution de certains conflits  ne relève pas du tout du droit positif, d’où l’intérêt de faire appel à la justice conciliatrice prévue par la législation mauritanienne.

Cependant, monsieur Mouhamoud Dicko dit HOYEMET , est un maure, pour ne pas dire un (haratin) comme Ibrahima Ould Abeid. Mais ce terme haratin ne veut rien dire au regard de sa définition ontologique. Monsieur Dicko, est un citoyen mauritanien comme vous et moi, qui vit par la sueur de son front, comme tout bon musulman de ce pays. Il est à la fois agro-pastoral, c’est-à-dire un éleveur-agriculteur et boucher. Monsieur Dicko, a découvert le village de Diogountouro vers les années 70, lorsqu’il avait 15 ans ; il faisait le va et vient entre  Gouraye, Diogountouro, Khabou et les autres villages aux alentours de Diogountouro, en étant un jeune mécanicien qualifié de Moto, vélo, moulin, entre autres. Vers les années 80, Mouhamoud Dicko est venu s’installer à Diogountouro définitivement avec toute sa famille (épouses, mères, enfants…). Il  rendait service à tout le village (hommes et femmes) par le biais de son métier et par sa qualité humaine et humaniste. Pendant, les évènements  de 89- 90, ce monsieur prenait les armes pour aller combattre les ennemis qui venaient attaquer ou voler les cheptels et les bovins du village, au péril de sa vie et la vie de toute sa famille . Il est connu par tout le village du nom de HOYEMET SOURAKHE. Ces services rendus étaient salués et applaudis par toute la communauté du village. Dicko est devenu un ressortissant du village et un citoyen mauritanien, avec  ses devoirs et ses droits vis-à-vis de ses semblables mais aussi vis-à-vis de l’Etat. Son fils ainé, Boubou Dicko, après ses études, il est  devenu fonctionnaire d’Etat (agent administratif).

En effet, les faits se sont passés à Diogountouro, un gros village que  j’ai l’habitude de dire  une grande ville selon les normes internationales. Il  se situe au sud de la Mauritanie, à la frontière entre le Mali et le Sénégal. C’est  un carrefour entre ces trois pays. Un jour après la fête de Ramdan 2017, un conflit foncier  s’éclatait  entre  le village et Mr Mouhamoud Dicko dit Hoyemet ; ce monsieur cultivait un champ (terre cultivable) depuis plusieurs années, qu’il l’avait mis en valeur, selon les dispositions du code foncier mauritanien et selon les hadiths du droit musulman. Ce champ se trouve à 3 ou 4 kilomètres du village. Le village voudrait le déposséder de son bien qu’il disposait depuis plusieurs années au nom du droit coutumier. Après avoir saisi les autorités administratives locales de la commune de khabou ; celles-ci demandaient aux parties d’aller s’assoir et discuter entre eux afin de trouver une solution amiable. Par ailleurs, quelques jours plus tard, le conflit s’est transformé un contentieux, car le procureur et le juge d’instruction se sont saisis du litige. Comme s’est prévu dans toutes les législations mauritaniennes, à tout le niveau de la justice et de l’administration, la justice amiable est autorisée. Les autorités administratives et judiciaires peuvent exhorter les parties en en litige d’aller sursoir  et trouver une solution consensuelle. Et c’est ce que le Waly, le hakem, le procureur et le juge d’instruction, avaient demandé aux litigants. La question que je me suis posée, est de savoir si la méthode juridictionnelle est-elle toujours pertinente pour une société déjà en crise de légitimité et de confiance ?

Malheureusement, la  réponse est non. Car, le procès s’inscrit nécessairement dans une durée non maitrisée, soumise aux aléas des comportements dilatoires, des incidents de procédure, de l’exercice des voies de recours et, la décision enfin rendue, des difficultés de son exécution. De ce point de vue, la recherche de perfection procédurale dans la mise en œuvre des garanties nuit autant à la rapidité du procès qu’à la prévisibilité de son issue. Lorsqu’un procès s’engage, on ne peut généralement pas prévoir quand il s’achèvera. Le deuxième inconvénient du procès tient à l’incertitude de la solution : incertitude quant à la date du prononcé, quant à son contenu et quant à son exécution. Le procès prive les parties toute maitrise sur la solution. Il est un engrenage dont les parties ne décident pas la progression, qui laisse peu de place à l’interactivité et conduit à une solution imposée. La justice  décide radicalement qui a raison et tort, distingue le gagnant du perdant.

Le troisième inconvénient du procès, est celui du coût, non seulement le montant mais aussi dans son imprévisibilité. Le coût final du procès dépend en général des complications qui ne sont pas envisageables lorsqu’il est introduit. Sur ce point, il faudrait que les gens sachent, qu’une fois que la machine judiciaire est mise en route, cette machine est très couteuse en termes d’énergie humaine et financière.  Ces sommes colossales, pour lesquelles les parties débloquent peuvent construire un collège pour les enfants du village et venir en aide aux plus démunis et aux nécessiteux du village. Il est temps qu’on arrête de faire des dépenses inutiles et grossières pour des affaires auxquelles soit la communauté dispose d’elle-même la solution, soit encore ce sont des affaires perdues d’avance au regard du droit.

Juridiquement, les textes sont clairs sur la question foncière en Mauritanie. L’article premier de l’ordonnance 83-127 du 05 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale stipule que : « La terre appartient à la nation et tout Mauritanien, sans discrimination d’aucune sorte, peut, en se conformant à la loi, en devenir propriétaire, pour partie » et l’article 3 du même ordonnance dispose que : « Le système de la tenure traditionnelle du sol est aboli ». Ainsi l’article 2 du décret N° 2000-089 du 17 juillet 2000 abrogeant et remplaçant le décret n° 90. 020 du 31 janvier 1990 portant application de l’ordonnance 83. 127 du 5 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale, prévoit que : « La mise en valeur résulte de constructions, de plantations, de digues de retenues d’eau, d’ouvrages hydro-agricoles ou de leurs traces évidentes ». Sur le plan coutumier, l’Etat ne remet pas en question le système traditionnel dans certains cas par exemple (le statut personnel de citoyens), mais en matière foncière, les lois de la République priment sur le pouvoir coutumier. Le droit musulman est aussi clair  sur l’attribution de la propriété foncière. L’ihyâ’ est l’action en vue de la mise en valeur de la terre vacante et sans maître, dont personne ne tire bénéfice, pour y faire émerger des moyens de vie entretenus tels que : constructions, plantation d’arbres fruitiers, culture et irrigation. La mise en valeur donne droit à appropriation à celui qui l’entreprend. Car le premier à accéder à un bien licite a le droit de se l’approprier. Il est dit dans al-Bukhârî (recueil de hadîth) : « Celui qui met en valeur une terre morte acquiert priorité là-dessus ». Il est également dit dans al-Tirmidhî et al-Nasâ’î (autres recueils de hadîth) : « Celui qui vivifie une terre morte en devient propriétaire. Et aucun descendant d’oppresseur n’y a le moindre droit ». Dans la tradition malikite, il est licite de vivifier les espaces éloignés des zones mises en valeur. La référence en matière d’ihyâ’ est définie par la tradition locale et ce qu’elle considère comme une action qui vaut mise en valeur pour le type de terre considéré. Si on le destine à l’agriculture, par exemple, l’ihyâ’ consistera à préparer la terre à cette fin.

En revanche, certaines personnes dès leur retour du village, avaient convoqué la communauté pour un «  soi-disant compte-rendu » de cette affaire. Nous disons à ces gens-là que le dossier est vide chez le procureur et chez le juge d’instruction et qu’on dise une fois pour toute la vérité sur ce dossier à toute la diaspora. La vérité, elle est celle-ci : « les autorités administratives et judiciaires, demandent aux parties d’aller en conciliation/médiation, car le  dossier est vide ». Il est temps et grand temps d’informer à toute la diaspora du village, ce que le procureur et le juge d’instruction vous ont dit dans leur bureau. Et qu’on arrête de dilapider le bien d’autrui à des causes non légitimes. On ne peut plus tromper tout le monde tout le temps et en même temps sur des affaires aussi sensibles.

Qu’est-ce que nous proposons aux parties à la place du tribunal ? En tant que citoyen mauritanien et doctorant-chercheur sur la résolution des conflits  en Mauritanie, nous proposons aux parties en litige de revenir sur les fondamentaux de la justice africaine que certains chercheurs africains, tel que M. Bidima, appelle « la palabre. Une juridiction des paroles »,  les anglo-saxons appellent « Alternative Dispute Resolution » et les français, le désignent « les modes alternatifs de règlement des conflits », ce sont la conciliation, la médiation et l’arbitrage, tous prévus par la justice  mauritanienne (code foncier, code de statut personnel, code civil, code du travail…). En quoi consiste la justice alternative de règlement des litiges ? Il s’agit d’une justice rapide, moins couteuse et soucieuse des relations humaines et amicale. Cette justice prend en compte l’harmonie et le bien être sociétal. Cette justice alternative enseigne aux parties l’empathie, cette faculté pour chacune d’elles de se mettre à la place de l’autre et de percevoir les éléments psychologiques, affectifs, économiques ou sociaux qui expliquent sa position. La justice conciliatrice est prévue par les articles 21, 23 et 25 du décret N° 2000-089 du 17 juillet 2000 abrogeant et remplaçant le décret n° 90. 020 du 31 janvier 1990 portant application de l’ordonnance 83. 127 du 5 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale, instituent des commissions foncières nationales, régionales et locales  d’arbitrage qui permettent de régler le litige amiablement.

En conclusion : Allons-nous vers une solution amiable, car la justice négociée permet de préserver les liens sociaux et nous dirige vers une pacification de nos relations, telles ont été la préoccupation première de cette justice alternative. Cette forme de justice qui s’opposerait à la justice étatique par son caractère informel et son attachement à privilégier une solution réparatrice. Le droit met fin une question posée en termes  juridiques, mais il laisse souvent subsister une situation conflictuelle ; la justice conciliatrice extirpe le conflit. /.




BA – Boubou

Doctorant-Chercheur en Droit à Paris

Militant de Droits humains

Membre de l’Association Française de l’histoire du Droit à Paris (AFHD)

Fondateur de l’Association Educative et Culturelle de Jeunes Ressortissants de la Mauritanie en France (AECJRM)

Communiqué de presse : Marche pacifique réprimée

L’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA – Mauritanie) a organisé ce mardi 02/01/2018 une marche pacifique pour réclamer la libération sans condition des détenus d’opinion Moussa Bilal Biram et Abdallahi Matalla Saleck , de dénoncer l’esclavage foncier et le racisme qui sévit dans les centres d’enrôlement des populations. 

La marche a démarré du carrefour de la polyclinique en direction du siège des Nations Unies à Nouakchott. Elle a été aussitôt cueillie par une répression sans précédent des forces de l’ordre, les militants ont été tabassés par des éléments de la police, ne faisant aucune différence entre, les femmes, les enfants et les hommes.

Les militantes d’IRA-Mauritanie arrêtées aujourd’hui, battues et torturées, suite à la manifestation pacifique à Nouakchott, demandant la libération des prisonniers d’opinion sont:
1-Mariem Cheikh

2-Mama Moussa

3-Aminetou Jewda

4-Aicha Biram

5-Chreyva Messoud

6-Zeinebou Saleck

7-Nevissa Maatamoulana

8-Zeinebou Ahmedou.
Les militants d’IRA-Mauritanie arrêtés aujourd’hui, suite à la manifestation pacifique réclamant la libération des prisonniers d’opinion sont:

1– Mohamed Ahmedou

2-Mahmoud Mohamed Lemine

3- Taleb Koryallah

4- Hamma Deh

5- Mohamedou Saleck


Les blessés sont: 

1- Taghi Beydar 

2- Samba Sidi

3- Abbas Ely
Cette manifestation entre dans le cadre d’une série d’activités que IRA – Mauritanie compte entreprendre pour dénoncer la détention illégale et injustifiée Moussa Bilal Biram, Abdallahi Matalla Saleck  et des autres détenus d’opinion le sénateur Mohamed GHADA et le sergent Mohamed Ould Mohamd MBARECKE

Nouakchott le 02/01/2018    La commission de communication

Communiqué de presse d’ARMEPES-France et ses partenaires : stop aux injures haineuses de certains adeptes de féodalité soninkée !

Depuis quelques mois , la mouvance abolitionniste intracommunautaire soninké subie toutes sortes  d’attaques insultantes et apologistes d’une manière chronique et soutenue. En effet notre activisme pacifique de sensibilisation est particulièrement honni par des milieux féodaux et réactionnaires. Ces derniers ne ménagent aucun effort pour salir et agresser verbalement les membres actifs du mouvement GANBANAAXU FEDDE qui ne demande que la mise en place de certaines réformes sociétales en milieux soninkés. Ces demandes que nous estimons légitimes apparaissent comme un sacrilège pour certains esprits arrêtés au 16ème siècle. 

Ainsi par ce communiqué de presse, nous alertons les autorités mauritaniennes et françaises, mais aussi les consciences progressistes dans la communauté soninkée sur les manœuvres provocatrices et répétitives venant des milieux bien connus. Et nous tenons à rappeler ici certaines sorties langagières pour édifier l’opinion publique :
■ la création réactionnaire d’un mystérieux groupe Whatsapp appelé abusivement  « démocratia islamique » dont certains  membres se sont donné comme « activité joyeuse » un matraquage injurieux insultant la mémoire des ancêtres de ceux qui subissent aujourd’hui l’ordre féodal soninké. D’ailleurs plusieurs de nos membres ont introduit des mains courantes auprès de la police française concernant ces provocations incessantes d’éléments obsédés par notre militantisme pacifique. Nos procédures sont en cours à ce jour. 
■ En Mauritanie, à Nouakchott , un élément particulièrement virulent membre du groupe Whatsapp cité, dénommé Tapa Coulibaly pourtant d’extraction sociale esclave dans la communauté soninkée, s’attaque quotidiennement à nos membres en faisant à ciel ouvert l’apologie de l’esclavage. Très chouchouté par les milieux féodaux et réactionnaires, il se croit invincible et inatteignable par la loi en Mauritanie parce qu’il serait soutenu par certains policiers soninkés et d’autres personnes influentes proches du pouvoir. Ces derniers jours, il s’est permis via un audio de défi apologiste de l’esclavage, une attaque particulièrement virulente contre toute la communauté haratine de Mauritanie. Pour rappel la loi 2015-031 en Mauritanie dans son article 19 stipule : « Quiconque profère en public des propos injurieux envers une personne considérant qu’elle est esclave ou affilié à des esclaves, est puni d’un emprisonnement de six (6) mois à deux (2)  ans et d’une amende de vingt milles (20.000) à deux cent cinquante milles (250.000) ouguiyas. »
■ Aussi depuis plusieurs mois, un dénommé Boudalaye Adama camara, mauritanien vivant aux États-Unis, connu sous le pseudo via réseaux sociaux « Dommoone kagoro camara » , s’acharne également sur nous par toutes les voies manipulatrices à travers audios et vidéos avec traces matérielles disponibles à ce jour. Sa dernière sortie audio nous visant a été d’une immoralité abjecte. Il s’est réjoui d’un naufrage fluvial qui avait coûté  la vie à 9 personnes originaires du village de Guemou. L’accident s’était produit dans la journée du 15 juin 2017 au niveau du village de Sollou sur le fleuve Sénégal. Ce monsieur a stigmatisé ces victimes qui allaient pêcher, en disant qu’elles seraient mortes pour leur attrait pour la pêche qui serait le propre des esclaves selon lui.

Par ce communiqué en guise de témoin et d’alerte, nous exprimons nos inquiétudes sur des possibles actes violents à cause de ces multiples provocations qui ne  cessent pas depuis plusieurs mois et que nos membres sont à bout de supporter ces traitements humiliants et insultants pour eux et surtout pour leur mémoire ancestrale.

Paris 1 janvier 2018
La CECOM ARMEPES-France 

La monnaie mauritanienne : la valeur nominale et les visuels changent ce 1 janvier 2018! 

Les mauritaniens vont vivre l’irruption progressive d’un changement de valeur nominale de l’ouguiya. Concrètement d’après diverses sources dignes de confiance notamment du côté de la BCM (Banque Centrale de Mauritanie), certaines valeurs nominales seront réduites d’un zéro. Ce changement s’annonce très pratique au niveau du volume-liasse, par exemple; le million d’ouguiya qui devient cent mille sera plus léger et moins encombrant. Un autre effet sera sensiblement d’ordre psychologique pour les habitués du change devise du secteur informel de la diaspora. Un exemple; aux débuts, il ne sera pas facile de faire comprendre à une maman au village que les 2000 ouguiya nouveau visuel équivaut à 20000 ouguiya en valeur réelle anciennement connue. Encore si le 25 décembre 2017 par E-banking, quelqu’un qui consulte son compte avec un solde de 200 000 ouguiya et une semaine après si 20 000 ouguiya s’affiche et qu’on n’est loin de la nouvelle donne transactionnelle du quotidien dans les marchés, ça donne à cogiter intimement…qui sait!?

☆☆☆◇◇◇Bonne année 2018 à TOUS et bonne année monétaire en plus aux MAURITANIENS ◇◇◇☆☆☆



K.S


 

Visuels tirés de la Page BCM

DIALLO Ousmane Kodoré, 2 ème vice-président ARMEPES-FRANCE alias LINKY nous conte l’histoire de Fegui.


https://youtu.be/yhMj26brIsc

ARMEPES-FRANCE – Après Yimbi Kumma, le 2ème vice-président de l’ONG- ARMEPES-France, M. Diallo Ousmane Kodoré alias LINKY son nom d’artiste, natif de Toulel, vient de dédier une belle chanson au village Malien Fegui, pour rendre hommage à un vieux sage homme, répondant au nom de Samba Dabo.

Le pauvre vieux a vu du jour au lendemain, la foudre féodale s’abattre sur sa tête, sa demeure d’une villa murée, clôturée par un mur en béton, lui privant toute possibilité d’entrée ou sortie de chez lu, parce qu’il refusa d’accomplir les veilles coutumes (LAADA ou EL-ADA) ancestrales qui reposent sur la pratique de l’esclavage et ses séquelles.

Le vieux a eu le soutien immédiat de Ganbanaaxu Fedde, une plainte a été déposée, les autorités Maliennes ont immédiatement rétabli M. Samba Dabo dans ses droits en appliquant la loi avec la condamnation des auteurs de l’infraction. Les féodaux paradaient partout qu’ils sont les seuls détenteurs de la terre à Fegui.

Ils ignoraient les principes d’un état de droit, les autorités Maliennes les ont vite ramenées à leur place de simple citoyen, loin d’être au dessus des lois. Voila ce qui manque en Mauritanie.

Les féodaux du village de Fegui pensaient, qu’en ayant des parents hauts placés dans l’administration Malienne, également, détenteurs de la mairie de Fegui, ils sont les rois du ciel et terre pour bafouer les droits de pauvres personnes.

Faut-il rappeler que le cas de Fegui n’est pas isolé dans le milieu soninko, particulièrement dans le Guidumakha, les Féodaux tapis dans le parti au pouvoir (UPR) sans conviction agissent de la même sorte chaque jour.

Ils font vivre les villageois l’enfer sur terre avec une administration corrompue. Tout villageois qui rejette leurs coutumes esclavagistes, est harcelé, traqué au quotidien par des expropriations foncières qui reposent sur des fausses plaintes.

Certains sont priés de quitter le village carrément. Il est temps que l’administration locale à l’intérieur du pays (gouverneur, préfet, procureur, juge ou cadi etc…) prenne les choses en main, applique les lois de la république en rétablissant les pauvres citoyens dans leurs droits.

Chaque jour, des pressions pleuvent sur les fonctionnaires dans régions, venant de ministres, directeurs, conseillers du président etc…. C’est tellement honteux.

La chanson de l’histoire fegui

Il était une fois à FEGUI un village au Mali

Oh Hommes ! Écoutez l’aigle royal (goppendokampo)
C’est l’histoire de mon père
Un homme qui nous dépasse de loin
C’est la victoire de mon père
Un trophée de ganbanaaxu fedde
Il y a eu et existe des Hommes courageux à FEGUI, si je pourrais encore hier je choisirai le Nom Dabo

Je te tends la main avec cœur ouvert car je peur du pêché
Ton regard me suffit pour savoir si tu me porte dans ton cœur
2017 c’est une Année pas comme les autres
Je n’ai pas senti la fraternité en soninkara
Pourtant nos parents ont travaillé ensemble
Pour le bonheur de ce village

Eh Elhadjs! Mais pourquoi aviez vous construit ce mur ?
Eh Elhadjs ! Mais pour quelles raisons cet enclos ?
Oh que je suis aveugle ! C’est La coutume de mes ancêtres qui m’assassine
On me ligote avec les pratiques ancestrales
À cause de cette coutume, les Hommes ne s’aiment plus et ne s’entraident plus.
L’aigle royal vous dit que cela doit cesser
Oh les traîtres, stop à la provocation
Et que cela ne se produise plus.

Refrain

Fegui, Fegui, Fegui, Fegui

Fegui Fegui, Fegui Mali

Si le mariage est inconcevable alors à dieu cette coutume ancestrale.

On a peur de personnes (ganbanaaxu)
Pour les droits humains
On est sur toutes les lèvres
Vivons ensemble jusqu’à que la mort nous sépare
C’est ce que souhaite tout noble
Nos ancêtres ont connu des moments de guerres et de paix
Ils ont su gérer avec intelligence et méthode
Ceux qui veulent gouverner aujourd’hui n’ont aucune sagesse

Leurs crânes ressemblent à une route goudronnée
Ils rompent comme une poule sur ses poussins
Prenez exemple sur le vieux Dabo
Que vos familles ne dépendent de personnes
Que leurs libertés ne se trouvent pas entre les dents d’aucun Hommes
Oui ! Ils disent que je suis une mauvaise personne
Car je ne cautionne la féodalité
Mais pendant combien des jours, ma maison est restée fermer ?
Entourée par leur clan armé avec des machettes
Dont ma seule défense était la patience dans l’espoir
Seule l’Etat nous séparera !!!

Je suis vieux Dabo, aucune haine ne coule dans mon sang
Aidé par les discours de Ganbanaaxu Fedde, on a évité la guerre
Aucun jour n’est passé sans que Moro Kanouté ne m’appelle pour me rassurer dans patience

Non on ne souhaite pas la guerre

Le passée est révolu, aujourd’hui je te pardonne

Goppé(l’aigle royale) ne demande que l’Union
Dans un village aussi grand
Sans injustice, je suis partant
Sans esclavage, je suis prêt
Mais que certains ferment leurs gueules et qu’ils se tiennent au garde à vous On ira tous ensemble, même si beaucoup tomberont en route
Certains Hommes nous devancent
Le courage nous conduit à la victoire
Ganbanaaxu, nous accompagnerons soninkara
Ganbanaaxu, derrière tous les Hommes.

Ecouter avec le lien suivant :https://www.youtube.com/watch?feature=youtu.be&v=yhMj26brIsc&app=desktop