● Signature du cahier de charges de la télévision Sahara 24 après l’obtention de la licence

La haute autorité de la presse et de l’audiovisuel (HAPA) a signé jeudi à Nouakchott le cahier de charges pour les services de la télévision privée Sahara 24.

Le document a été signé pour la HAPA par son président El Houceïn O. Medou et pour Sahara 24 par le directeur exécutif du groupe Sahara Medias Abdallahi Mouhamdi Bah.

Pour rappel la HAPA avait octroyé une licence de diffusion pour la chaîne « Sahara 24 », une télévision commerciale privée, à l’issue d’une réunion du conseil de la HAPA le mois dernier consacrée à l’évaluation des offres présentées pour l’obtention d’une licence.

Le communiqué qui avait été publié par le conseil de la HAPA à l’issue de cette réunion, précisait que l’offre de Sahara 24 était la seule offre présentée puisque remplissant les conditions juridiques et présentant les documents demandés dans le dossier de candidature.

Le dossier ajoute le communiqué avait recueilli 81 points sur 100.

Au début de la réunion, le président de la haute autorité de la presse et de l’audiovisuel, El Houceïn O. Medou avait retracé le processus qui avait conduit à l’appel à concurrence pour l’obtention d’une licence pour une télévision privée, les dispositions qui l’ont régies, le délai appropriés accordés aux candidats et l’ouverture des offres et la nature du travail de la commission technique qui avait été mise sur pied pour étudier les dossiers présentés.

Ould Medou avait considéré que l’obtention d’une licence pour une chaîne de télévision était une précieuse opportunité pour le promotion des libertés de la presse et l’ancrage de la performance et la diversité des entreprises de presse dans le paysage audiovisuel du pays.

Sahara 24 qui appartient au groupe Sahara Medias et qui sera la première chaîne de télévision en Mauritanie spécialisée dans la diffusion de l’actualité, doit lancer ses programmes dans quelques mois.

©️ Source en lien https://fr.saharamedias.net/signature-du-cahier-de-charges-de-la-television-sahara-24-apres-lobtention-de-la-licence/?fbclid=IwAR3McVl9Ws2oknkNh_Y5Axp6TtX662xE-XXNtZYc4R2SAw8dWXs-POnQ5w0

● Fousseynou N’DIAYE : une vie bien remplie au service de la culture Soninké | Par Seyré SIDIBE [OndeInfo]

Fousseynou N’DIAYE est originaire de Artoumou dans le Guidimakha Mauritanien. Il est né en 1956 et est diplômé (1984) de la vénérable université Cheikh Anta DIOP de Dakar d’où il sortira avec le diplôme d’ingénieur technologue, spécialisé en Génie mécanique : Conception et Fabrication.

De retour au pays, Fousseynou a enseigné comme professeur dans plusieurs disciplines
au Centre Supérieur de l’Enseignement Technique de Nouakchott où il a vu passer plusieurs générations d’élèves.

A côté de ce portrait d’universitaire et de fonctionnaire, Fousseynou était un défenseur de la première heure de la culture Soninké : toute sa vie durant, il s’est engagé en faveur de la promotion de la langue et la culture Soninké.

Foussenou a participé à la création de la troupe artistique YILLENKARE ( 1975) porte étendard de la culture Soninké au niveau national et hors des frontières Mauritaniennes dans les années 80.

Quelques années plus tard, trouvera un cadre idéal et propice pour apporter sa pierre à l’oeuvre de revitalisation de la culture Soninké.
Et pour ce faire, il ne pouvait trouver meilleur cadre que l’Association Mauritanienne pour la Promotion de la langue et de la culture Soninké, dont il sera membre actif, depuis sa création le 03 Mars 1978.
Au sein de cette structure, il occupa le prestigieux poste de trésorier, poste qu’il occupa pendant 20 ans.

Par ailleurs, Fousseynou a été de tous les rendez-vous de Soninkara : il a eu le privilège d’être présent lors de la mise en place du premier bureau de l’Association Mauritanienne pour la Promotion de la langue et de la culture Soninké, une séance présidée par l’illustre et grand rassembleur, Elhadj waly SOUMARE.

Et plus récemment, Fousseynou avait participé activement aux préparatifs des différents festivals organisés ou parrainés par Wagadou Sané

Fousseynou était également présent dans le champ des droits humains: il a milité au sein de plusieurs associations et ONGs de lutte contre les discriminations sociales, y compris la lutte contre les séquelles de l’esclavage en milieu Soninké du Guidimakha.

L’autre image de Fousseynou N’DIAYE, c’est sans conteste celle d’un homme de dieu. Il était pieux et pêchait la parole d’Allah en toute circonstance avec mesure et humilité.
Cette dimension spirituelle de l’homme a fini par s’imposer au point d’être l’élément constitutif et caractéristique principal dans la définition de son portrait: il dégageait l’image d’un guide spirituel.
Une spiritualité qui l’a emmené à accomplir le cinquième pilier de l’islam ( le haj) en 1995.

Sa disparition en Tunisie, le samedi 05 août 2023 est une grande perte pour la communauté SONINKÉ et particulièrement l’Association Wagadou Sané.

L’annonce de son décès a tout de suite été relayée par les réseaux sociaux ( Facebook et groupes watshpp ). Pendant plusieurs jours, des témoignages ont fusé de toute part sur fond de prières, implorant Allah le tout-puissant de lui accorder une place à Firdaws.

Dans la nuit du mardi 08 au mercredi 09 août 2023, sa famille, ses amis, ses collègues, des militants et sympathisants des associations des droits de l’homme, en plus du président de Wagadou Sané, Aly Boubou Gandéga accompagné d’une importante délégation étaient à l’Aéroport International Oumtounsi de Nouakchott pour accueillir la dépouille mortelle.

A la mosquée IBN Abass pour la prière mortuaire le Mercredi 09/08/2023, il y avait du monde.
Une foule immense représentative de toutes les communautés nationales et de ce qu’aura été l’homme : calme, discret, serviable et pieux jusque dans la voix était venue l’accompagner et lui exprimer sa reconnaissance.

Parmi l’assistance, il y avait ses amis, ses connaissances, sa famille, ses collègues, ses voisins, des anonymes et les Soninké de Nouakchott et d’ailleurs étaient venus lui rendre un dernier hommage et témoigner de ses qualités d’homme exceptionnel.

Qu’Allah l’enveloppe de sa miséricorde et l’accueille en son saint paradis !

Seyré SIDIBE

©️ Source en lien https://ondeinfo.com/fousseynou-ndiaye-une-vie-bien-remplie-au-service-de-la-culture-soninke/

● Mauritanie: à Taguilalet, une ferme communautaire pour relancer le projet de la Grande muraille verte [RFI]

Lancée en 2007 par l’Union africaine, le projet de la Grande muraille verte prévoyait de planter des végétaux en masse dans 11 pays du Sahel, du Sénégal jusqu’à Djibouti, pour restaurer 100 millions d’hectares d’ici 2030 et lutter contre la désertification. Une initiative aussi sociale et créatrice d’emplois. Mais plus de 15 ans plus tard, seulement 5 % du projet a été réalisé… Besoins de financement, changement climatique : les freins au projet sont nombreux. Comme en Mauritanie, où le territoire est touché à 80 % par la désertification. Reportage dans la commune de Taguilalet.

À 200 km de la capitale, dans la commune de Taguilalet qui vit principalement de l’élevage, les dunes grignotent du terrain de jour en jour. Pour ralentir leur avancée et reverdir le Sahel, l’initiative de la Grande muraille verte prévoit de planter 20 000 arbres sur un site voisin cet été.

L’occasion pour Sidina Ely, le directeur général de l’Agence nationale de la Grande muraille verte, d’intéresser de nouveaux investisseurs car plus que jamais, il faut mobiliser les financements : « Il est important que le secteur privé s’implique. Il y a beaucoup d’opportunités comme le maraîchage, la production d’arbres fruitiers, la valorisation des produits forestiers non ligneux… On peut faire beaucoup de choses avec ».

Mettre les populations au cœur du projet
Car quinze ans après la mise en place du projet de restauration des terres, l’initiative peine à décoller et les freins sont nombreux. Parmi ces freins : le manque d’eau exacerbé par les périodes de sécheresse et le manque de dispositifs pour irriguer les terres.

Il faut aussi rendre l’initiative attractive pour que les populations se l’approprient, comme avec cette ferme communautaire. Ici, 121 femmes font du maraîchage, de l’arboriculture, élèvent des poules et vivent de leur production tout en s’impliquant en parallèle dans l’activité de reboisement. Ce sont elles qui s’occupent des plants d’arbres qu’elles planteront plus tard.

Une initiative qui a changé la vie de Salmé Sambé, formée sur place : « Nous produisons des pastèques, des carottes, de la gomme arabique ou du pain de singe. On était beaucoup de femmes dans la commune à ne rien faire et maintenant on a ce projet qui nous rapporte beaucoup d’arbres et de légumes ».

Une ferme qui leur permet aussi de générer des revenus grâce à l’épicerie communautaire et les missions temporaires de reboisement. « Tous les gains de la boutique sont pour nous. Et en plus, les gens de la commune bénéficient de produits locaux et frais comme le poulet local », explique Aicha Ambouha.

Mais pour que l’initiative fonctionne, explique Ousmane Abou Niane, le chef d’antenne du projet, il faut aussi dialoguer avec les éleveurs et délimiter les zones d’intervention : « Il y a toujours eu des problèmes entre éleveurs et cultivateurs mais ils comprennent aussi l’objectif, il y a un intérêt pour tout le monde. Donc ils vont à côté. Si on ne dialogue pas avec eux, on ne peut rien faire. S’ils ne sont pas d’accord, ça ne marche pas ».

Des financements qui tardent à venir
Si les fonds publics promis par la communauté internationale tardent à être débloqués, c’est aussi parce que le projet est complexe, justifie Cristina Isabelle Santos, la représentante de la Banque mondiale qui a promis 5,6 milliards de dollars aux pays du Sahel d’ici 2025. Selon elle, il est important de prendre son temps pour financer des projets durables.

« Les fonds sont toujours disponibles si les initiatives avancent. Ça prendra toujours plus que cinq ans parce qu’on sera pas capable de créer la muraille verte en cinq ans mais l’important c’est d’aller au-delà des difficultés du début et d’arriver à un équilibre et un rythme d’exécution qui permet que les activités continuent et que d’autres fonds viennent ensuite aussi au-delà de 2025. »

Pour Bénédicte Brusset, directrice de l’Agence française de développement (Afd), également partenaire du projet et qui a consenti une aide de 8 millions d’euros récemment, il ne faut pas s’arrêter au projet initial. Selon elle, il est également intéressant de prendre en compte les activités non labellisées « muraille verte » qui contribuent à l’initiative.

« On pourrait réfléchir à repenser le tracé et considérer que toutes actions de restauration des terres, de retenue d’avancée du désert, de fixation des dunes puissent avoir lieu hors tracé et contribuent à une agriculture résiliante. »

Objectif affiché d’ici 2030 pour la Mauritanie : restaurer 10 millions d’hectares de terres agricoles. Plus de 85 000 plans d’arbres seront plantés cette année dans la région du Trarza.

©️ Source en lien https://www.rfi.fr/fr/podcasts/les-murs-du-monde/20230815-mauritanie-%C3%A0-taguilalet-une-ferme-communautaire-pour-relancer-le-projet-de-la-grande-muraille-verte

● L’irruption athéiste d’un militantisme dit kamite | Quel répondant efficace chez les sooninkés ?

*Le livre

La menace et l’agressivité à l’encontre d’une pensée subversive ne peuvent être des solutions idoines pour mettre les choses à « l’endroit ». L’endroit selon mon entendement, c’est le maintien d’un stabilisateur métaphysique et social comme une religion pour l’expression d’une certaine humanité communautaire. Il est d’un refrain commun qu’on clame que le sooninké serait musulman partout. On dirait plutôt la communauté sooninké est à l’écrasante majorité de confession islamique. Peuple ouest-africain descendant de l’empire du Ghana (connu Wagadu) s’était islamisé il y a plusieurs siècles. Ainsi l’élément « musulman » fait partie de la personnalité-type sooninké sur le plan sociologique, politique et identitaire. La cité sooninké dans sa territorialité pas seulement, a son clergé communautaire ou féodalo-communautaire qui porte les affaires du culte… islamique, à noter avec ses versions adaptées en fonction de la structuration sociale en vigueur dans temps et dans l’espace.

L’islam sooninké ou dire humblement, le musulmanisme* sooninké est une des facettes définissant sooninkaxu (Vivre sooninké). Un mimétisme sensiblement superficiel assurant une certaine socialité faisait l’affaire globalement dans une bonne stabilité dit-on. Seulement ces derniers temps, un phénomène inédit brusque l’opinion communautaire. C’est ce que je nomme l’exhibitionnisme athéiste décomplexé, des gens disant épouser des thèses kamites en les opposant d’une manière révolutionnaire à la religion islamique. Dynamiques et « enragés » particulièrement dans le réseau social TikTok, ils racialisent et géopolitisent maladroitement certains débats sérieux, stigmatisent et vilipendent injustement la religion islamique. Leur sève idéologique est un mélange diffus d’un anti-impérialisme peu irréfléchi et d’un racisme coincé au complotisme. Pour eux l’homme afro était (est) la plénitude de l’humanité « originelle » et « originale », et par conséquent d’autres « naturellement subordonnés historiques » se seraient complotés à coups de falsifications et d’agressions pour le désaxer de sa trajectoire spirituelle, scientifique et philosophique tant enviée. Nous sommes en temps du Big open espace communicationnel, nos apprentis athées seraient liés à un réseautage large parmi les bouillonnants milieux panafricanistes fourre-tout. Ils ont leur narratif « bateau » qui ne sonne pas forcément pas « bête », et en face il faudrait plus de sagesse agissante, de piété tenue, de patience vigilante et d’aération intellectuelle cohérente pour les confondre, les contrarier et les raisonner avec finesse.

Ils usent de ressentiments légitimes pour en faire du carburant militant athéiste…, et nos prêcheurs lettrés religieux doivent réactualiser la substance discursive en termes de mise en garde du peuple croyant.
L’exploitation coutumière du religieux à des fins d’hégémonie clanico-féodale, fait partie d’un magma d’incohérences qu’on pourrait relever et reprocher à l’organisation et l’entretien du culte intra-communautaire. Dans notre Saint Livre, le Coran , il nous est intimés par un célèbre signe « Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, » S96 V1. Lis de Lire, connoté Apprendre, Enseigner, Raisonner, Découvrir, Expliquer…, ici c’est loin d’un principe mimétique. Nous avons un Message profondément philosophique qui peut contrer et tenir une disputation décisive face à toute irruption areligieuse de nature subversive.
Ainsi dire il faut plus d’intelligibilité et de transversalité du discours instructif et du prêche pour les masses. L’actuel régime de type d’un maraboutisme casté et templier est à revoir nécessairement. Il est restreint et pas à jour des enjeux de notre époque.

Par ailleurs, il faut gagner la bataille de la cohérence, il en va même du sérieux de notre piété et de nos réflexes d’empathie face aux réalités troublantes dans la vie.
Certains agents kamites indexent les petites hypocrisies sonnantes qui ne manquent pas dans certaine sphère prédicatrice. Un prêcheur qui se soumet silencieusement aux coutumes ou restes des coutumes du temps animiste (certains ladani) à un point A et se montre loquace à un point B pour se faire voir en saint, il y a problème.

Également, il faut réfléchir à contenir l’engrenage takfiriste présent dans certains discours dits anti-kamites. L’anathème dégainé hâtivement par d’apprentis excommunicateurs haineux booste l’ambiance de la conflictualité dans l’affaire. Aujourd’hui cette affaire kamite athéiste qui concerne une infime minorité activiste via les réseaux sociaux (principalement TikTok), est une épreuve pas anodine dans la communauté sooninké. Nous disposons potentiellement de ressorts sociaux et intellectuels nécessaires pour garder relativement les choses à l’endroit, ainsi il faut beaucoup de CERVEAU et de SOLLICITUDE et moins d’invectives, de menaces et d’arrogance.

*Conseil de lecture en photo cet ouvrage d’Ibn Taymiyya, introduit, traduit et annoté par professeur Muhammad Diakho Tandjigora connu Abu Alyas. Un livre lu plusieurs fois, très inspirant pour comprendre certaines notions liées à la croyance.

*terme lu (entendu) chez O Timera, ici j’y accorde la définition suivante : « musulman fait du sooninkaxu »

✍️🏿KS pour le BLOG

● Affaire de blasphème en Mauritanie : divergences d’opinion face à l’inculpation d’une lycéenne [Taqadomy]

L’affaire récente impliquant une lycéenne inculpée de blasphème en Mauritanie a engendré des discussions passionnées au sein de la société, révélant des opinions contrastées quant à la manière dont l’accusation devrait être traitée.

L’incident a pris racine dans une copie rédigée par la jeune fille lors de l’épreuve d’éducation religieuse du baccalauréat en juin. Le parquet de Nouakchott a confirmé qu’elle aurait produit une rédaction jugée blasphématoire envers le prophète Mohamed (Paix et salut sur lui).

Cette révélation a déclenché un débat complexe et enflammé au sein de la population mauritanienne. Lors d’un micro-trottoir, diverses opinions ont été recueillies, reflétant la diversité des points de vue sur cette affaire délicate.

Une personne interviewée a exprimé une position rigide : « Une personne qui manque de respect au prophète, que ce soit un père, un frère, un fils, on doit l’exécuter. On ne doit pas lui pardonner. En tout cas, c’est mon avis personnel. » Cette perspective souligne l’importance accordée à la protection des valeurs religieuses et appelle à des sanctions sévères envers les actes de blasphème.

En contraste, un autre point de vue exprime des doutes sur la véracité de l’affaire : « Personnellement, je ne crois pas à cette histoire. C’est un complot contre cette fille. Je demande qu’on la libère et qu’on lui pardonne. L’injustice n’est pas acceptable. » Cette opinion met en évidence la méfiance envers les circonstances entourant l’accusation et appelle à un traitement plus équitable et pondéré.

Certains individus estiment que les autorités religieuses devraient jouer un rôle clé dans le processus de décision. « Cette jeune femme qui a nui à elle, moi personnellement je n’ai rien à dire. Ceux qui ont quelque chose à dire sont les Muftis. » Cette opinion met en avant le rôle des leaders religieux dans la résolution de telles affaires délicates.

Cependant, toutes les voix ne sont pas conciliantes. Une personne appelle à une condamnation plus sévère : « Je demande que les autorités la condamnent à mort. Oh mon Dieu, c’est un déni, alors on le nie. Louanges au Messager d’Allah. » Cette position souligne l’extrême gravité avec laquelle certains perçoivent le blasphème et appelle à des conséquences sévères.

L’affaire de blasphème en Mauritanie soulève des questions complexes sur la coexistence de la liberté d’expression et du respect religieux. Alors que certaines personnes insistent sur la nécessité de protéger les croyances religieuses, d’autres soulignent l’importance de préserver les droits fondamentaux et la justice équitable.

Dans une société où la religion occupe une place centrale, cette affaire continue de susciter des débats et de mettre en évidence la tension entre des valeurs apparemment contradictoires.

Yamina Bendaida

©️ Source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=767511

● Biram : seule la démocratie peut stopper l’hémorragie des putschs au Sahel – [SENALIOUNE]

[SENALIOUNE]-L’hémorragie des coups d’Etat dans les pays du Sahel africain ne s’arrêtera pas avant l’instauration de la démocratie véritable dans ces Etats.

Ces propos ont été tenu ce jeudi 10 aout courant dans la capitale mauritanienne Nouakchott, par le député et président de l’IRA Biram Dah Abeid.

La Mauritanie s’expose à un coup de force identique aux putschs qui se sont produits au Mali, au Niger et au Burkina Faso, a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse.

Ni la France, ni les États-Unis d’Amérique ou l’Europe ne peuvent sauver les pays du Sahel des coups d’État, ni restaurer les présidents destitués, a-t-il lancé à l’adresse des journalistes fortement mobilisés à cette sortie médiatique du parlementaire, selon lequel, peuples du Sahel, assoiffés d’indépendance et insurgés contre les régimes corrompus et manipulés, feront front uni contre toute ingérence étrangère.

Les peuples des pays du Sahel considèrent désormais les putschistes comme des héros en raison de la corruption des régimes et de l’absence de démocratie, a-t-il ajouté, affirmant que la démocratie et la justice sont désormais les conditions sine qua none de la fin des coups d’État militaires.

Biram a vivement critiqué au cours de cette conférence de presse, la performance du pouvoir de l’actuel président Mohamed Ould Ghazouani, s’étonnant du refus du ministère de l’intérieur d’autoriser le parti « RAG » (Refondation pour une Action Globale), qui, dira-t-il, avait rempli toutes les conditions requises pour l’autorisation, sans se voir délivrer de récépissé.

Le député a critiqué par ailleurs, ce qu’il a appelé, une tentative de reconduire l’actuelle Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) afin de superviser les prochaines élections présidentielles.

Je ne briguerai pas les suffrages des électeurs, si jamais la même CENI est maintenue pour la présidentielle de 2024, a catégoriquement déclaré Biram, renouvelant sa fermeté à poursuivre sans relâche son combat sur le terrain et par tous les moyens disponibles contre le pouvoir.

● Communiqué de l’État-major général des forces armées nationales | recrutement d’élèves-officiers

L’Etat-Major général des Armées annonce aux jeunes mauritaniens dont l’âge n’est pas inférieure à 18 et ne dépasse pas 25, au 31 décembre 2023, et désireux de rejoindre les rangs de l’armée nationale, le lancement d’un concours de recrutement direct d’élèves-officiers ‘active le 20 août 2023 à Nouakchott. Le concours se déroulera de la façon suivante :

– Un test écrit, en mathématiques, pour les filières scientifiques, et en littérature, pour les filières littéraires.

– En français, pour l’ensemble des candidats ;

Les conditions de participation au concours sont :

Les candidats doivent satisfaire aux conditions suivantes :

– Etre détenteur du baccalauréat ;

– Etre apte physiquement ;

Le dossier de candidature comprend les pièces suivantes :

– Un extrait de l’acte de naissance ;

– Un extrait de nationalité ;

– Un certificat judiciaire valable pour trois mois ;

– Le diplôme de baccalauréat ou un relevé de notes ;

– 4 photos d’identité.

©️ Source en lien https://ami.mr/fr/index.php/2023/08/11/communique-de-letat-major-general-des-forces-armees-nationales-recrutement-deleves-officiers/

● Jemil Mansour claque la porte du parti Tewassoul

L’ancien président du parti Tewassoul, Jemil Mansour a annoncé mercredi sa démission du parti politique Tewassoul, quelques mois après avoir déclaré qu’il prenait du recul s’agissant de l’action politique au sein de ce parti qu’il a dirigé pendant 12 ans.

Les mobiles de la démission

Dans sa lettre de démission ould Mansour a dit qu’il a pris cette décision après avoir suspendu son activisme politique au sein du parti pour certaines raisons dont la première est les résultats du congrès de 2022 qui avaient été « choquantes ».

Ould Mansour avait espéré que les erreurs allaient être corrigées, avant de se déclarer fortement déçu par les dernières élections législatives et municipales qui ont été à l’origine d’un important dysfonctionnement dans la structure du parti.

Il ajoute avoir attiré l’attention des responsables du parti sur ces dysfonctionnements et avoir attendu des solutions ou des corrections limitées soient-elles, ce qui n’avait pas eu lieu.

Jemil Mansour avait été porté à la présidence du parti Tewassoul en 2007, puis reconduit en 2012 et quitté la présidence en 2018.

Les reproches

Dans sa première déclaration, quelques mois après l’élection du président Mohamed O. Cheikh El Ghazouani, Jemil Mansour avait évoqué « une situation différente de celle dans laquelle nous nous trouvions » et que « les messages, les indicateurs et les orientations émanant des nouvelles autorités présagent de l’espoir ».

Naitra ensuite des tensions entre ould Mansour et son ancien parti après qu’il ait annoncé avoir rencontré le président Mohamed O. Cheikh El Ghazouani, ce à quoi réagira Tewassoul en déclarant qu’il n’était nullement concerné par ce qui s’est passé lors de cette rencontre qui n’était pas concertée.

Dans sa réaction à a position de son parti, ould Mansour a dit qu’il ne souhaitait pas qu’une partie, quelle que ce soit, ne soit concernée par une rencontre personnelle avec le président Ghazouani.

Après les dernières élections, Jemil Mansour avait annoncé qu’il prenait du recul par rapport au parti, à cause d’erreurs intervenues au sein de la formation politique, afin d’évaluer ce qui se passe et partant déterminer son avenir politique dans le parti, soit y rester ou démissionner ce qu’il a fait aujourd’hui.

©️ Source en lien https://fr.saharamedias.net/jemil-mansour-claque-la-porte-du-parti-tewassoul/

● Les Etrangers de l’Intérieur, titre du nouveau roman de l’écrivain mauritanien Brahim Mamadou Korera

Les Étrangers de l’Intérieur est le titre du deuxième roman de romancier Mauritanien Brahim Mamadou Korera, professeur de français du lycée.

Auteur des Faces Cachées des Terroristes Islamistes publié à 2020, chez les Éditions Saint Honoré en France. Son nouveau roman vient de paraître, chez les Éditions Lys Bleu en France. En effet, ce roman dépeint le rêve de six Mauritaniens bien formés à l’étranger mais souhaitant servir leur patrie.

Cependant, la marginalisation raciale mine leurs aspirations. Certains voient leurs postes usurpés. Tandis que d’autres sont bloqués partout où il trouveront une opportunité dés l’ENA, passant par la Banque Centrale jusqu’au commerce.

Quelques uns parmi eux deviendront des fonctionnaires internationaux très très convoités. Leur pays aura besoin d’eux, mais ça sera déjà trop tard.

Ce récit poignant rend hommage surtout, à tous les Mauritaniens qui sont épris de la justice, de l’égalité et de la paix. Impossible de ne pas se souvenir aux martyres des événements dés 1986 à 1991.

En outre c’est impensable de ne pas citer, Lamine Mangane, Souvi Ould Chein, le président Samba Thiam, artisant de la conscience nationale, le doyen Ibrahim Sarr, le sage, le député actif Khally Diallo, le maestro Balla Touré, le président de SPD, l’audacieux Mamadou Khalidou Ba professeur des Universités, l’inamovible Ladji Traoré, l’inarrêtable, la députée Khadiata Malick Diallo.

Activiste affirmée Aminetou Mint El Moctar, le courageux Moulaye El Hassene et avocate du peuple Fatoumata Mbaye.

Enfin, le prix d’un exemplaire est de 1000 MRU. Si vous souhaitez avoir un exemplaire du nouveau roman de Brahim Mamadou Korera, contactez lui sur son WhatsApp : 46436335 ou son email brahimkorera6@gmail.com. Ne l’appelez pas en appel normal car, il n’est pas en Mauritanie actuellement.

©️ source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=767427

● Ghazouani d’accord sur la Charte d’entente politique

Le Calame – Le président Mohamed Ould Ghazouani a exprimé, lors d’une rencontre tenue hier lundi 7 aout courant, avec les Présidents des partis du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) Ahmed Ould Daddah et de l’Union des Forces du Progrès (UFP), Mohamed Ould Maouloud, son approbation du projet de la « Charte d’entente nationale » présenté par les deux formations politiques.

L’interaction du Président lors de la rencontre, qui a traité ledit projet de charte politique, « a été positive », ont affirmé des sources médiatiques.

Signature proposée à qui souhaite

Un comité technique mixte se penche sur la question d’annonce d’une date de présentation de ladite charte, aux partis d’opposition restants, « s’ils sont disposés et prêts à la signer », indique-t-on.

L’accord de l’opposition ne sera pas conditionnel à signature de la charte, indique une source au sein de l’opposition, selon laquelle, la charte constituera un accord politique entre ses signataires.

Ledit projet de charte, que le RFD et l’UFP avaiegnt présenté auparavant aux partis de l’opposition, avait été déjà signé par le parti Insaf au pouvoir,

Le contenu de la Charte

La charte d’entente nationale est motivée selon des sources, par le fait qu’il y a des questions nationales qui doivent être convenues entre la majorité et l’opposition dont principalement l’unité nationale, la gouvernance, les actuelles conditions de vie et les élections.

Le RFD et l’UFP considèrent que le projet de la charte avait été approuvé en janvier dernier par l’opposition, la majorité et le représentant du gouvernement et qu’il a été finalement reporté, en raison de l’approche des élections législatives, et municipales.

©️ Source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=767422