À suivre la communication de Timera Ousmane lors de la journée culturelle ARMEPES-FRANCE et ses partenaires GANBANAAXU FEDDE le 23 décembre 2017.
Catégorie : ONG Droits humains
Événement: un tour chez l’entité-France de l’association Main dans Main (MDM) et APPCM
Dans les locaux du 10 Cité Joly à Paris , le secrétaire général de l’association MDM , l’imam Sarr Abdoulaye, a assisté à une rencontre de présentation de son organisme ce samedi 7 Avril 2018. Cette journée fraternelle tenue en collaboration avec l’association APPCM (Association pour la préservation du patrimoine culturel Mauritanien), a été l’occasion de la projection d’un film sur les activités de MDM. Selon les propos recueillis de l’imam Sarr, cette activité commune a permis d’exposer les procédés, les réalisations et les manquements de la MDM en ce qui concerne la FRATERNITÉ entre différentes composantes sociales du peuple depuis 10 ans. L’occasion a été également, une brève cérémonie de FRATERNISATION entre le public par duo avec des engagements pris réciproquement. Sur la base d’un programme simple, la fraternisation MDM invite à tisser des rapports entre les engagés pour participer concrètement à l’édification d’une cohésion sociale qui est un impératif pour l’unité nationale. Il faut noter la présence de Dr Djibril Diallo dit Hadya , l’un des membres fondateurs de l’association MDM.












Couverture par K.S
INFO GANBANAAXU-MAURITANIE : Le BIT a reçu des associations du mouvement GANBANAAXU FEDDE.





Ces derniers jours, les partenaires locaux du mouvement GANBANAAXU FEDDE, l’AMEES de Monsieur Diarra Sédifo et l’UVDS de Monsieur Bakhayokho Yakhoub ont été reçus par le BIT (Bureau International du travail) à Nouakchott. Accueillis lors des rencontres différentes, les 2 associations partenaires de la mouvance abolitionniste GANBANAAXU, ont été représentées par leurs présidents respectifs accompagnés d’autres membres de leurs bureaux. Leurs échanges avec les représentants de cette institution internationale ont été cordiaux et fructueux.
Pour la communication GANBANAAXU FEDDE.
À propos de l’enrôlement biometrique des Mauritaniens ,pourquoi ça bloque ?

Avis aux Mauritaniens qui n’ont pas pu obtenir leurs documents d’état civil. Depuis en 2016, je me suis présenté avec mon dossier complet ,dossier en béton pour se faire enrôlé où recensé. Les formalités administratives sont faites, emprunts digitaux, photos et enregistrements ont été faits. On me remet un reçu que vous voyez en me disant qu’ils vont m’appeler dès que mes pièces d’état civil seront prêtes. Chose qu’ils n’ont jamais fait. Je rappelle à chaque fois l’ambassade de Mauritanie à Paris, personne ne décroche ni le cabinet de l’ambassadeur, ni le service consulaire à fortiori le service de recensement et l’accueil du public de l’ambassade. Pour rappel, je réside à Lyon 500km de paris. Je parle sous contrôle de plusieurs témoins qui connaissent mon dossier que je ne révèle pas les noms .
Mes amis et proches se sont penchés sur le dossier, ils mènent leurs enquêtes de fil en aiguille et ils découvrent que le dossier est bloqué à cause d’une signature de ce qu’ils appellent le PV (Procès Verbal ) des parents . Vous imaginez, 2 ans sans aucune nouvelle sur la cause réelle du blocus , l’administration m’informe pas ses usagers la cause du blocus de leur dossier pour favoriser la corruption bien entendu . Il faut payer pour juste obtenir une information concernant mon dossier qui est un droit fondamental régie par les lois de la république.
C’est tellement aberrant que J’ai décide de mettre ces informations personnelles à la disposition du public dont leurs dossiers souffrent dans la même situation dans les centres d’enrôlements . Dès fois, les citoyens sont bloqués intentionnellement pour les soustraire de l’argent illégalement. Cela s’appelle incitation à la corruption par des fonctionnaires de l’état Mauritanien. Vraiment pitoyable, comment peut-on être fier d’appartenir à un tel pays ?
Le problème est qu’il n’y a pas de sanctions pénales ni administratives contre ces fonctionnaires véreux. D’ailleurs pourquoi un PV parental des parents qui ont reconnu leurs enfants dans des registres de Naissances ? Le régime de Ould Abdel Aziz pense t-il que tous les Mauritaniens sont des enfants illégaux, précisément (BÂTARDS ) ? Qu’est ce qui se passe dans la tête de ces fonctionnaires ?
Source crédit: Post Facebook Diko Hanoune, blogueur militant abolitionniste et défenseur des droits humains.
Droits Humains: nos vifs remerciements et encouragements au doyen Boubacar Ould Messaoud et son ONG SOS-Esclaves.


Autour du doyen Boubacar Ould Messaoud, Diarra Sédifo président AMEES, Traoré Aboulaye SG ARMEPES-France et Coulibaly Diadie Bambi membre Bureau AMEES.





À l’occasion d’une rencontre de la campagne » Ana hartani mani barani » (Je suis Hartani , pas étranger), tenue le 31 Mars 2018 par l’historique mouvement antiesclavagise S.O.S-Esclaves, nous avons eu l’honneur d’être parmi les invités officiels. Ainsi des personnalités de premier rang issues de nos associations composantes de la mouvance GANBANAAXU FEDDE, ont pris part à l’assemblée du jour. L’association AMEES a été officiellement représentée par son président DIARRA Sédifo entouré de certains membres de son bureau. Notre association ARMEPES-FRANCE a été représentée par le secrétaire général Aboulaye TRAORÉ séjournant actuellement au pays. À signaler la présence remarquée de l’inamovible figure historique des luttes pour les Droits Humains, le doyen Traoré Ladji haut cadre du parti APP.
Nous tenons à remercier chaleureusement le mouvement SOS-ESCLAVES pour cette haute considération à notre égard. Nous proclamons solennellement notre convergence de vues avec leurs objectifs dans ce combat historique pour la défense de la DIGNITÉ HUMAINE. Nous reconnaissons en eux, l’un des pionniers fidèles à l’antiesclavagisme en Mauritanie. Notre estimons que notre partenariat de fait est acquis d’emblée pour continuer cette difficile lutte contre ces affreuses pratiques comme l’esclavage et ses séquelles avec différentes manifestations comme l’ordre féodal de plus en plus agressif et réactionnaire dans certaines communautés . Sous l’angle du pacifisme comme principe cardinal, nous comptons apprendre beaucoup de votre expérience dans cet élan civique pour l’émergence d’un État de droit garantissant L’ORDRE CITOYEN à tous les niveaux.
Nous vous souhaitons une belle réussite dans cette instructive campagne initiée récemment.
La CECOM ARMEPES-France/ GANBANAAXU FEDDE
La journée-rencontre FPC ex-FLAM à Massy: Notre BLOG y était!

Au micro, le politologue WANE Abdoulaye, conférencier du jour




LÔ Gourmo à la parole, avocat et cadre du parti UFP.


Le journaliste Diallo Saïdou de Kassataya en action.

Abou N’DIAYE, un intervenant du jour

Kaaw Touré en communication, cadre du parti FPC ex-FLAM

BA Elhadj SG section EUROPE FPC lors de son speech

Soh Hamadi (badge FPC), cadre du parti FPC ex–FLAM.

Baba Ould Jiddou, cadre du parti APP EUROPE

On reconnaît Hameth Gaye souriant, membre IRA-France

Votre modeste serviteur avec le grand-frère Kaaw Touré.








Flyer de COM sur les FPC EX-FLAM

Ce dimanche 1 Avril 2018, s’est tenue à la Bourse du travail de Massy en Île-de-France, la rencontre organisée par la section EUROPE du parti FPC ex-FLAM (Forces Progressistes du Changement). Vers 15h15, l’un des conférenciers programmés, le politologue Wane Abdoulaye a présenté le cheminement du système étatique de gouvernance très déséquilibrée entre les différentes communautés en Mauritanie. Dans son discours, il estime qu’un certain calcul politique est lisible derrière plusieurs décisions étatiques à travers le temps, tendant à marginaliser les communautés noires du pays au profit stratégique des arabo-berbères.
Le discours du 2ème intervenant est axé sur l’enrôlement controversé. Ainsi Mr N’DIAYE Abou a indexé les différentes complications rencontrées par des citoyens à tous les niveaux. Il rappelle la nécessité d’une synergie de forces vives militantes pour porter vaillamment les revendications d’une légitimité sans faille. À la fin, le 3ème conférencier est Kaaw Touré, éminent membre des FPC ex-FLAM et influent cyber-activiste. Venu tout fraîchement de la Suède, son pays de résidence, le natif de Djéol a assuré une présentation très riche et succincte de l’historique de la construction politique de la Mauritanie. Faite d’innombrables ratés au fil du temps selon l’ex flamiste, cette construction politique est dans l’impasse par évidence. Il est lieu pour eux, le parti FPC ex-FLAM, de proposer une large et profonde autonomisation des ensembles régionaux sensiblement homogènes. Il a rappelé que la réforme de régionalisation mise en place par le régime actuel n’est qu’une copie inachevée de ce qui a été proposée par son mouvement.
Les séances de questions et d’échanges ont été très fructueuses pour l’assistance. À noter le délicieux goûter servi gratuitement et un moment convivial avec les prestations artistiques (musiques et chants) au final.
Reportage assuré pour le BLOG par K.S
Édito: contre les séquelles de l’esclavage en milieux soninkés, les pistes douteuses d’un avocat !

MD, un avocat d’ethnie soninké présenté historiquement comme défenseur des droits humains et encarté opposant sérieux aux différents régimes en Mauritanie, avait fait une sortie médiatique « scandaleuse » au cours d’une émission TV qui plaît beaucoup aujourd’hui aux esprits excités et réactionnaires issus de milieux féodaux. Pourtant on pourrait assimiler la substance d’une partie de ses propos aux dires xénophobes d’un adepte campagnard d’extrême droite en occident. Sur les problématiques liées aux pratiques féodaloesclavagistes dans la communauté soninkée, il s’est permis des largesses troublantes. Selon notre homme de « Droit », chez les soninké à propos de l’esclavage , il n’y reste que d’infimes vestiges. Encore le fameux diagnostic gymnastique bien connu en la manière consistant à minimiser son esclavagisme intracommunautaire par effet comparatif de celui des autres, avait été savamment utilisé. Et pour lui, avocat avisé, ceux qui se plaignent de leurs patronymes « esclaves » , peuvent aller les changer chez le Cadi tout simplement avec 2 témoins. Étrange non… ? Comme solution de la part d’un homme noir africain de son niveau d’instruction dans cette Mauritanie que nous connaissons. Sur la question des chefferies coutumières, l’homme formé dans le Droit positif j’ose croire, s’est montré tranchant dans sa logique particulièrement inquiétante venant de lui. Pour lui ceux qui sont discriminés de la chefferie coutumière dans la communauté villageoise parce que leurs ascendants esclaves (par différents moyens) seraient venus en trouvant les sites villageois établis, ne peuvent espérer d’être chef doyen du jour au lendemain pour les gens. Le summum, il rajoute que ceux qui veulent une chefferie d’un village , le territoire mauritanien est vaste, et qu’ils aillent fonder leurs propres villages. Notre oncle Maître s’est habillé vraiment en féodal soninké averti sur ce point. Et si un avocat dit engagé comme lui selon le palmarès qu’on lui prête, raisonne en DROITS et DEVOIRS, il ne doit pas ignorer que la composante sociale dite esclave statutaire dans les communautés soninkées, émane d’un ordre inique et indigne humainement qui niait le statut d’Homme à plusieurs milliers de personnes. Il aurait dû indexer en Homme Juste, cette histoire douloureuse voire même criminelle qui dénatura et pervertît l’identité originelle ethnico-sociale d’Hommes LIBRES venus ou arrachés d’ailleurs. On pourrait soupçonner chez cet homme, des relents de déni d’humanité filiale pour les descendants d’anciens asservis. Saura t’il nous apprendre avec certitude que les sites villageois soninké furent établis exclusivement par ceux qui se croient les autochtones légitimes ?
Logiquement et dans la norme positiviste de choses, un avocat engagé digne de ce nom, devrait opter pour des réparations mêmes symboliques pour plus de cohésion sociale et fraternelle au lieu d’inciter à l’exclusion, à la séparation ou au refoulement. Sur le statut d’élu par exemple aspirant être maire, le petit parfum de progressiste qu’il a distillé ne trompe que les non avertis, connaissant l’interpénétration entre l’ordre féodal prégnant et la politique moderne à la sauce communautariste soninké. Espérons que notre oncle avocat mesure combien le statut de victime d’esclavage et toutes ses perturbations sociétales manifestées et transmises à travers le temps et l’espace, sont de loin les plus agressives atteintes à la DIGNITÉ d’un Être Humain. Aujourd’hui, vous le savez bien, ceux qui se délectent de vos propos tenus dans un passé récent , s’honorent par l’apologie d’un esclavagisme statutaire dans la communauté en instrumentalisant d’éléments d’ascendance servile qui servent pitoyablement et tristement l’hermétique puzzle sociétal soninké. Au sein de ce dernier, les mythes ressassés et les légendes interchangeables meublent le superflu pour soigner un monde plein des non-dits au détriment des RÉALITÉS HISTORIQUES.
Vos propos laissent une tâche douteuse sur votre réputation d’avocat défenseur des CAUSES JUSTES.
●L’extrait de propagande en format viral via réseaux sociaux : https://youtu.be/YEuO6ydRlC0
●Format intégral via YouTube émission olaadini : https://youtu.be/RQQOq35dA5Y
K.S
29-03-2018 08:29 – Esclavage : la cour criminelle de Nouadhibou prononce des peines de dix et vingt ans de prison

Le Courrier du Nord – La Cour criminelle de Nouadhibou a condamné, aux termes de son audience du mercredi 28 mars 2018, le nommé Saleck Ould Amar et son fils, Hamoudi Ould Saleck à une peine de 20 ans de prison et une amende de 500.000 MRU (soit 5 millions anciennes ouguiyas) pour pratiques esclavagistes.
Par contre, la nommée Ravea Mint Mohamed a écopé de 10 ans d’emprisonnement et 250.000 MRU (2,5 millions anciennes ouguiyas) d’amende pour le même crime esclavagiste.
Le site atlasinfo.info qui rapporte l’information précise que les assises se sont déroulées au milieu d’un dispositif sécuritaire renforcé. Toutes les voies menant au tribunal étaient quadrillées par les forces de l’ordre et une fouille systématique montée à l’entrée de la salle d’audience.
Cette session de la Cour criminelle de Nouadhibou chargée de juger les faits d’esclavage et de ses pratiques est la deuxième qui se tient en Mauritanie depuis l’adoption de la Loi 2015-031 criminalisant ces faits. La première session s’est déroulée le 16 avril 2016 devant la Cour criminelle de Néma. Elle mettait en cause les nommés Hanena Ould Bouna et Ikhalihina Ould Haimad et leurs esclaves Bouta Mint Hemedi et Vatma Mint Zaida. Le juge avait condamné en première instance les deux mis en cause à 5 ans de prison dont une année ferme et 1 million d’amende.
Des peines que les antiesclavagistes avaient dénoncé pour son laxisme et pour sa violation des dispositions de la Loi 2015-031 qui prévoit une peine minimum de dix ans et une amende de 250.000 à 5 Millions d’anciennes ouguiyas (25.000 MRU et 500.000 MRU) et 1 million UM de dommages et intérêts pour les victimes. Les avocats de la partie civile feront appel et les dommages et intérêts accordés aux victimes ont été relevées. L’une d’elle, Bouta Mint Hemedi, 6 millions d’UM, alors que Vatma Mint Zaida et son frère se sont suffis de l’accord passé avec leurs anciens maîtres, en percevant la moitié du montant (déjà perçue) et le reste en août 2016.
Plusieurs autres dossiers sont en instances, dont plusieurs enrôlés auprès des tribunaux ordinaires avant la nouvelle loi sur l’esclavage, mais sous l’emprise de l’ancienne Loi 2007 dont les dispositions étaient plus flexibles, car l’esclavage y était érigé comme un simple délit et les dossiers susceptibles d’être soumis aux transactions pénales.
Tous ces dossiers en instances devront être transférés auprès des nouvelles cours criminelles. La prochaine séance de jugement est prévue fin mars début avril à Néma.
Cheikh Aïdara
Crédit source: http://www.cridem.org
Mauritanie:les FPC prennent leur distance avec l’opposition

A partir de maintenant les Forces progressistes pour le Changement ex-FLAM gèlent leur participation au Groupe 8 de l’opposition mauritanienne pour des raisons manifestes liées à son manque de volonté de changer le système mis en place par les régimes successifs de Nouakchott depuis 1960. Ainsi en a décidé cette semaine le parti négro-mauritanien non encore reconnu officiellement dans une déclaration publiée à Nouakchott par la presse nationale.Une prise de position considérée par les observateurs comme un démarquage net avec l’opposition.
Le navire G8 groupe de partis d’opposition en plus du FNDU qui regroupe plus de 10 partis aura navigué seulement quelques mois avant la grosse vague qui vient le secouer cette semaine pour débarquer un passager assez encombrant qui ne veut plus poursuivre le voyage.Le contestataire ce sont les FPC ex-FLAM qui avaient pris le départ avec le dialogue national fin 2017 pour apporter leur contribution malgré sa non reconnaissance officielle au débat sur la réforme constitutionnelle imposée par le président mauritanien.Tout en gardant son autonomie de parti avant-gardiste des libertés.Ainsi le compagnonnage avec le G8 n’est rien d’autre pour le chef historique des FPC Samba Thiam qu’une volonté à trouver un consensus avec l’opposition démocratique pour changer fondamentalement le pays. Le référendum qui a conduit au changement des symboles nationaux et à la mise en place de conseils régionaux et également la répression contre l’opposition après cette réforme constitutionnelle et le manque de stratégie collective de l’opposition sont autant de raisons qui ont poussé les FPC à quitter le comité de suivi du dialogue national. Et pour éviter d’être instrumentalisé par le pouvoir huit mois après les FPC décident de geler leur participation au G8 qui ne semble pas manifestement animé de la volonté de changer le système mauritanien mis en place depuis 1960. C’est le sens de la déclaration du parti publié cette semaine à Nouakchott par la presse nationale. Pour les FPC la contradiction principale c’est que l’opposition ou les chefs de l’opposition sont plus tournés vers le changement de régime que le système lui-même à caractère raciste excluant les noirs.C’est clair pour les observateurs il s’agit d’un démarquage net de la façon de faire de la politique pour éviter toute complicité avec le pouvoir. Une prise de position qui rejoint celle du président de l’AJD-MR Ibrahima Mokhtar Sarr ancien Flamiste et ancien prisonnier de Oualata sous le régime de Ould Taya qui avait en un moment donné côtoyé le régime de Ould Aziz.
Yaya Cherif Kane- Journaliste. Rouen-France.
Crédit source: Publication sur le mur Facebook de Kaaw Touré, cadre du parti FPC ex-FLAM
Déclaration d’AMEES.
المنظمة المىريتانية Mauritanienne Association
pour l’Eradication de l’Esclavage العبىدية علي للقضـاء
et ses Séquelles رواسبها و
Récépissé n° 0103/MINT/15/01/2008 2008 /01/15/د.و/0103 رقم وصل
Tél. : (+222) 41 37 71 04 / 36 60 89 19 36 60 89 19 / 41 37 71 04 )00222(: هاتف
Email : ameeskofo@gmail.com ameeskofo@gmail.com: الكتروني البريد
انواكشوط – موريتانيا Mauritanie – Nouakchott

Une situation préoccupante à Dafor.
Depuis la fin des travaux de la journée Nationale de lutte contre les séquelles de l’esclavage à Sélibaby le 6
mars, journée qui a été l’occasion de débats riches et sérieux, un certain nombre de problèmes aigus que
notre association a toujours soulignés, ont retenu l’attention notamment :
– Le problème foncier agricole et domanial ;
– La discrimination religieuse des anciens esclaves basée sur des considérations de castes en milieu
soninké.
Les conclusions de ces débats sont loin d’avoir fait l’unanimité et loin s’en faut. Voilà que la ville de Dafor
vit une crise grave conséquence de l’existence de séquelles exacerbées de l’esclavage, crise allant jusqu’à
opposer des clans de féodaux et d’anciens esclaves eux-mêmes et risquant d’engendrer la violence.
En effet, trois points ont envenimé la situation à Dafor :
– Les marabouts – chef religieux et maîtres de cérémonies religieuses – sous la pression des féodaux,
s’interdisent désormais des célébrations religieuses (mariages, baptêmes et prières funèbres)
touchant les anciens esclaves qui rejettent la subordination.
– Les anciens esclaves qui acceptent aujourd’hui la soumission, décident à leur tour de rompre toute
collaboration avec leurs parents abolitionnistes.
– En matière de foncier agricole et domaniale, les anciens esclaves sont menacés d’expropriation
totale et illégale de leurs terres de culture.
– En fin, le Maire de Dafor va jusqu’à dire aux anciens esclaves de respecter leur ancien statut.
AMEES qui a participé activement aux travaux de cette journée et entend prendre part à la vulgarisation
des conclusions de ces travaux importants avec l’ensemble des membres de la société civile et de
l’association des Maires du Guidimakha dans les plus brefs délais pour aller à des solutions véritables eturgentes et ce, loin de tout extrémisme et violence.
– Invite donc les associations de la société civile et celles des maires du Guidimakha d’entreprendre
avec nous cette caravane à travers toute la Wilaya dans les meilleurs délais et ce en dehors de tout
calcul politicien ou électoraliste.
– Demande aux autorités administratives judiciaires et de sécurité de remplir leur mission
d’application ferme de la réglementation en matière de reforme foncière, domaniale et d’éradication de l’esclavage et ses séquelles conformément aux dispositions de la loi 2015-031.
– Enfin, AMEES demande aux autorités de la Wilaya de permettre l’achèvement des travaux de
construction des locaux de la section de notre association arbitrairement arrêtés.
Nouakchott le 26 mars 2018
Le Bureau Exécutif

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.