● Les Etrangers de l’Intérieur, titre du nouveau roman de l’écrivain mauritanien Brahim Mamadou Korera

Les Étrangers de l’Intérieur est le titre du deuxième roman de romancier Mauritanien Brahim Mamadou Korera, professeur de français du lycée.

Auteur des Faces Cachées des Terroristes Islamistes publié à 2020, chez les Éditions Saint Honoré en France. Son nouveau roman vient de paraître, chez les Éditions Lys Bleu en France. En effet, ce roman dépeint le rêve de six Mauritaniens bien formés à l’étranger mais souhaitant servir leur patrie.

Cependant, la marginalisation raciale mine leurs aspirations. Certains voient leurs postes usurpés. Tandis que d’autres sont bloqués partout où il trouveront une opportunité dés l’ENA, passant par la Banque Centrale jusqu’au commerce.

Quelques uns parmi eux deviendront des fonctionnaires internationaux très très convoités. Leur pays aura besoin d’eux, mais ça sera déjà trop tard.

Ce récit poignant rend hommage surtout, à tous les Mauritaniens qui sont épris de la justice, de l’égalité et de la paix. Impossible de ne pas se souvenir aux martyres des événements dés 1986 à 1991.

En outre c’est impensable de ne pas citer, Lamine Mangane, Souvi Ould Chein, le président Samba Thiam, artisant de la conscience nationale, le doyen Ibrahim Sarr, le sage, le député actif Khally Diallo, le maestro Balla Touré, le président de SPD, l’audacieux Mamadou Khalidou Ba professeur des Universités, l’inamovible Ladji Traoré, l’inarrêtable, la députée Khadiata Malick Diallo.

Activiste affirmée Aminetou Mint El Moctar, le courageux Moulaye El Hassene et avocate du peuple Fatoumata Mbaye.

Enfin, le prix d’un exemplaire est de 1000 MRU. Si vous souhaitez avoir un exemplaire du nouveau roman de Brahim Mamadou Korera, contactez lui sur son WhatsApp : 46436335 ou son email brahimkorera6@gmail.com. Ne l’appelez pas en appel normal car, il n’est pas en Mauritanie actuellement.

©️ source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=767427

● Sénégal | Juan Branco, avocat français de l’opposant Ousmane Sonko, a été arrêté

Il a été interpellé après plusieurs jours à tenter de fuir les autorités sénégalaises.

Juan Branco, avocat français de l’opposant politique Ousmane Sonko, a été arrêté au Sénégal, a appris ce samedi la Rédaction internationale de Radio France auprès de la présidence sénégalaise, confirmant une information de l’AFP. Il a été interpellé après plusieurs jours à tente de fuire les autorités sénégalaises. Ousmane Sonko, lui, a été placé en détention, lundi.

Me Branco s’est fait un nom au Sénégal en prenant part à la défense d’Ousmane Sonko, opposant engagé depuis 2021 dans un bras de fer avec le pouvoir et la justice. Laconfrontation a donné lieu depuis plus de deux ans à plusieurs épisodes de violences meurtrières.

Une enquête ouverte par le parquet sénégalais en juillet
Il a suscité beaucoup d’attention en annonçant une plainte en France et une saisine de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye contre le président Macky Sall pour « crimes contre l’humanité » en juin, alors que le pays venait de connaître ses pires troubles depuis des années. Le parquet sénégalais a annoncé le 14 juillet avoir ouvert une enquête judiciaire et requis un mandat d’arrêt contre lui en s’appuyant sur ses écrits et ses propos.

Proche de La France insoumise, Juan Branco, 31 ans, a par ailleurs été l’avocat de l’artiste russe Piotr Pavlenski dans l’affaire de la sextape de Benjamin Griveaux. Il a également défendu Christophe Dettinger, le boxeur filmé en train de frapper deux gendarmes lors de l’acte 8 des « gilets jaunes », ou encore le « gilet jaune » Maxime Nicolle, alias Fly Rider. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont un essai publié en 2019 sur son blog du monde, Crépuscule, dans lequel il critique les conditions d’accès au pouvoir d’Emmanuel Macron.

©️ Source en lien https://www.francetvinfo.fr/societe/justice/senegal-juan-branco-avocat-francais-de-l-opposant-ousmane-sonko-a-ete-arrete_5991470.html

● France | « Révolte des banlieues : État des lieux » via le Blog maplumesenmele



Pourquoi ce genre de conflit n’arrive qu’en France ?

Voici une question sur laquelle je suis tombée en picorant l’actualité sur mon fil d’actualité sur les réseaux sociaux. Cette question à la tournure un peu innocente, est pourtant à mon sens, d’une grande pertinence. D’ailleurs, depuis le début des événements, je la trouve la plus pertinente, si ce n’est la question centrale.

Dans cet article, je souhaite donc, avec un peu de recul, partager quelques bribes de réflexions que j’ai pu enrichir au contact de mes fréquentations et de mes échanges depuis le décès du jeune Nahel et le début de la révolte des jeunes des banlieues françaises. Toute ma gratitude et reconnaissance au passage, aux proches, amis et aux collègues avec qui j’ai échangé depuis le début de ces événements malheureux. Merci à chacune et à chacun pour vos éclairages, vos avis et autres points de vue.

Je me sens torturée, pour ne pas dire révulsée par les évènements récents, comme j’ai pu l’être d’ailleurs quand des faits similaires se sont produits dans notre pays. Pour autant je n’arrive pas à cerner véritablement, ce qui me gêne le plus dans tout ce qui se déroule sous nos yeux ces derniers moments. J’ose croire que les problèmes pour ne pas dire « le mal français », sont souvent bien plus profonds qu’on ne veille le reconnaitre. Nous avons juste accès à la partie visible de l’iceberg. C’est la raison pour laquelle ce « mal profond » n’est pas perceptible de prime abord.

Tentons donc de sonder la racine du mal qui touche notre pays et trouble particulièrement notre jeunesse par l’ampleur de ses conséquences.

L’analyse qui suit n’est pas le fruit d’une simple réflexion personnelle mais l’aboutissement de réflexions contradictoires et d’échanges soutenus avec mon entourage proche.

Ces événements récents nous imposent à tous, de répondre ou d’essayer de répondre à plusieurs interrogations. En effet, comment sommes-nous arrivés à une situation aussi explosive et presque ingérable ? Pourquoi nos autorités semblent dépasser par les événements ? Quelles sont les causes profondes de la colère des jeunes de la banlieue ? Que revendiquent-ils au juste ? La colère justifie-t-elle les violences auxquelles nous avons été tous témoins ces derniers jours ? Y’a-t-il possibilité de renouer un dialogue et une relation de confiance entre la jeunesse des banlieues et les autorités notamment la police ?

Il faut reconnaitre d’emblée, qu’il serait prétentieux de répondre à toutes ces problématiques dans le cadre d’un simple article de blog. Toutefois, nous allons tenter de comprendre la situation globale et de proposer des bribes de solution tout en se désolidarisant de tous discours haineux qui n’invitent pas à la réflexion mais l’embolisent.

Pour commencer, rien de mieux que de nous référer au passé pour mieux comprendre le présent. L’histoire a, en effet, beaucoup à nous apprendre. Spontanément je pense à la prise de la Bastille, symbole de la révolution française dont l’histoire nous conte de façon héroïque comment le peuple a su renverser l’ordre monarchique, afin d’arriver à plus d’égalité. En effet, lorsque LOUIS XVI, roi de France accède au trône en 1774, succédant à son grand père LOUIS XV, il a instauré une monarchie absolue, donc une société inégalitaire construite autour de trois ordres : en dessous de la noblesse et du clergé, on avait le tiers état composé des paysans, d’artisans, de bourgeois et de domestiques. Ce tiers Etat ne bénéficiait pas des privilèges des deux autres ordres. Louis XVI tente des réformes, proposées par ses ministres et inspirées de l’esprit des Lumières, mais hésite de les mettre en œuvre. Il butte en réalité devant la résistance des privilégiés, de la cour et du Parlement de Paris. Ainsi, les origines de la révolution française ont été multiples. Elles sont d’ordre social, économique et politique. Les événements de 1789 furent de fait une conjonction de plusieurs facteurs conjoncturels et structurels. Les années qui ont précédé la révolution sont marquées par un climat social tendu ainsi qu’une défiance croissante du peuple à l’égard de la monarchie absolue. C’est, ce à quoi nous assistons aujourd’hui, si l’on ose faire un tel parallèle.

A l’instant où j’écris ces lignes, notre pays va mal économiquement, socialement et politiquement. Les catégories les plus touchées par cette crise généralisée restent celles des zones populaires. Les révoltes violentes que nous avons observées ces derniers temps, sont en partie, le résultat ou les conséquences de la détresse, de la misère et du désespoir incarnés par une inflation galopante qui désoriente chaque jour un peu plus.

Pour autant, tout saccager sans discernement, est-il la solution ou simplement ajoute des maux aux maux ? Même si, au demeurant, on peut comprendre que lorsque la situation devient intenable, le désespoir nous conduit à des actes irrationnels. C’est la seule explication possible à cette violence insensée des jeunes dans la mesure où elle ne fait qu’empirer leur situation déjà déplorable.

En revanche cette fois, nous avons l’impression qu’en plus de la misère aggravée par une conjoncture inflationniste, une crise identitaire vient amplifier le caractère dramatique de la situation à l’image de l’enfant qui se fait remarquer par ses parents en commettant des bêtises. Les enfants de la République rappelle à l’ordre, avec une colère qui s’est muée en violence, la mère patrie à ses responsabilités. En effet, il faut reconnaitre que le passif dure depuis presque trois générations. Ces jeunes des quartiers populaires marginalisés rappellent ainsi à la république, de manière maladroite, qu’ils ne peuvent ou ne veulent plus être considérés comme ses enfants illégitimes.

Il est temps, que tous ensemble, nous déplorons la violence sous toutes ses formes et qu’ensemble nous nous engageons à réparer ce qui peut encore l’être. Nous ne pouvons plus continuer à vivre dangereusement côte à côte, une situation, qui pourra à terme se muer en face à face. Cette frange révoltée de la jeunesse est en quête de reconnaissance. Au même titre que l’on peut être excédé par un enfant turbulant, nous allons utiliser le procédé de l’éducation bienveillante en interrogeant ce que ces actes viennent bouleverser en nous.

Dans une république démocratique, il est inacceptable de tolérer des inégalités injustes. Cette manière de faire met à mal et ébranle l’édifice de notre système de valeurs. Pour ma part, cette incohérence avec les valeurs et les soubassements de la nation est absolument grave. Mon désir d’ordre et de respect de la loi sont bouleversés en profondeur. Cela reste mon ressenti.

Poussons un peu loin notre analyse de la précarité qui touche nos jeunes des milieux populaires et qui les perturbe profondément. Nous pensons que certains de ces jeunes considèrent même leur vie comme sans valeur et sont convaincus qu’ils n’ont aucun avenir dans une république qui ne veut pas d’eux. Nous percevons cette réalité dans certains de leurs discours et de leurs chansons de Rap qui dénoncent pêle-mêle les injustices qu’ils subissent au quotidien.

Quelles sont les moyens et les pistes qu’il faut privilégier pour dénouer les crises qui se suivent et se ressemblent d’ailleurs depuis 2005, et créer un climat d’apaisement dans les banlieues ?
Il est impératif, dans un premier temps de travailler de façon apaisée sur le passé douloureux que nous avons en commun. En effet, il va falloir reconnaitre et accepter que les conquêtes coloniales se sont réalisées dans la violence et parfois, n’ayons pas peur des mots, dans une forme de barbarie. Reconnaitre cela, ce n’est pas humilier la république, c’est un acte de responsabilité et c’est contribuer à pacifier notre passé commun. Reconnaitre ce qui fait mal au concitoyen à travers sa mémoire, c’est une forme de réparation symbolique. Ces descendants de l’ancien colonisé n’ont pas choisi de naitre sur le territoire de la république ; c’est la république qui est allé chercher leurs parents. Il s’agit là d’un fait qu’il ne faille jamais oublier.

La France doit reconsidérer son histoire coloniale. Rouvrir les archives ne se fera pas sans mal, mais il s’agit pourtant d’une nécessité absolue.

Certains se posent la question suivante : « pourquoi la France subit un tel retour de bâton et pas les autres pays comme l’Angleterre, l’Italie, la Belgique, qui eux aussi, ont colonisé » ?

Une réponse possible est que : « peut-être la France est la seule à ne pas avoir quitté véritablement l’Afrique et en profite encore à travers le fameux système de la « françafrique ». Le franc CFA, toujours en vigueur dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest est une belle illustration. Nous n’avons pas connaissance de l’équivalent de cette monnaie dans les autres nations qui ont colonisé par le passé. Avec la France, nous avons l’impression que la colonisation est un passé encore trop présent. Elle se sent toujours en position de force dans certains pays, et est directement encore impliquée dans la politique intérieure de quelques pays dits stratégiques comme le Tchad où le fils Déby a pris la place du père assassiné, et qui s’est vu félicité par le président français actuel, pour ne citer que cette situation. »

Pour conclure, à travers tout ce qui vient d’être relaté, j’oserais parler de mal-être transgénérationnel qu’il va falloir enrailler. A défaut, le conflit larvé restera encore vif dans la mémoire collective et les crispations seront toujours présentes et vivaces. Ce qui ne va guère dans le sens de la cohésion sociale tant souhaitée par nos politiques et d’un mieux vivre ensemble.


L’histoire est un perpétuel recommencement !

THUCYDIDE, Historien grec

Mahany

©️ Source en lien https://maplumesenmele.com/revolte-des-banlieues/

● Appel humanitaire pour Fagnouma Diarra | Par le Coordinateur de l’initiative Ousmane Hamed Doukouré

Chers bienfaiteurs et membres de la communauté,

Nous souhaitons attirer votre attention sur le cas urgent de Fagnouma Diarra, né le 21 Mai 1995, qui a été hospitalisé dans le service de l’hôpital national de Nouakchott en décembre 2022. Fagnouma souffre d’une dysphagie totale d’origine caustique, qui est le résultat de l’ingestion d’une teinture à l’âge de 5 ans. Son état est extrêmement grave, et nous sollicitons votre soutien pour l’aider à obtenir le traitement dont il a désespérément besoin.

Lors de son admission, Fagnouma présentait plusieurs symptômes préoccupants, tels qu’une aphasie, une déshydratation extracellulaire modérée et une maigreur importante (indice de masse corporelle de 15 kg/m²). Des examens approfondis, notamment une endoscopie et une TOGD (transit œso-gastro-duodénal), ont révélé la présence de trois zones de sténose annulaires dans l’œsophage cervical, ainsi qu’une sténose serrée, longue et centrée du tiers moyen de l’œsophage thoracique jusqu’au cardia.

Dans le cadre de son traitement, Fagnouma a déjà subi une dilatation partielle aux bogies de Savary au cours de son hospitalisation, mais malheureusement, les résultats n’ont pas été suffisants pour résoudre son problème. Trois mois plus tard, il a dû bénéficier d’une gastrostomie pour pouvoir s’alimenter.

Malheureusement, étant donné la quasi-impossibilité pour Fagnouma de se nourrir par la bouche, son seul espoir de rétablissement réside dans une œsophagoplastie, une intervention chirurgicale complexe qui n’est actuellement pas disponible dans notre pays. Par conséquent, nous vous recommandons vivement de soutenir l’évacuation de Fagnouma à l’étranger, plus précisément en France, où il pourra recevoir la chirurgie nécessaire.

Nous lançons donc une collecte de fonds pour financer cette évacuation et le traitement vital dont Fagnouma a besoin. Chaque contribution, grande ou petite, nous rapprochera de notre objectif de lui offrir une chance de retrouver une vie normale et de guérir de cette affliction débilitante.

Pour faire un don, vous pouvez utiliser l’une des options suivantes :

Masrvi : 47617698
Bankily : 47617698
Click : 47617698
Nous vous remercions chaleureusement pour votre générosité et votre soutien indéfectible envers Fagnouma. Ensemble, nous pouvons faire une réelle différence dans sa vie et lui offrir l’espoir d’un avenir meilleur. Vos dons contribueront à financer son traitement et son voyage en France pour subir une œsophagoplastie.

Nous vous tiendrons régulièrement informés de l’état de santé de Fagnouma et de l’avancement de la collecte. Votre solidarité et votre bienveillance sont infiniment précieuses. Merci d’être là pour Fagnouma dans cette période difficile.

Sincères salutations !

Engagement à toute épreuve

• Par le journaliste Ousmane Hamed Doukouré, Coordinateur de l’initiative

● Événement | Remise des Prix par l’association ADVEM

Nouakchott , le 15 juillet 2023

Revivez en images :

Association pour La Défense de la Voix des Enfants en Mauritanie (ADVEM) a organisé une journée de remises des prix aux meilleurs élèves du primaire sous le thème une journée d’excellence samedi le 15 juillet 2023 à l’espace monde Loisir (pk 10) en présence de nos partenaires et les élus locaux .

Nous remercions tous nos partenaires qui ont contribué pour la réussite de cette cérémonie.



#GIFES PARTENAIRE OFFICIELLE
#BS-RIM
#BANOCOULIBALY
#SONINKIDEES.J’OSE
#TDH
#LA MAIRIE DE RIYAD
#MAEJT
#ART GALE

©️ Source crédit – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=809914584024807&id=100050188180885

● Note de lecture d’un ouvrage marquant | Le Contrat Racial de Charles Wade Mills

Photo illustrative de Charles W Mills reprise via internet.

Paru en 1997 en langue anglaise, il est versé (traduit) sous ce format en langue française par l’histoirien québécois et artiste hip-hop, Aly Ndiaye (métis par son père sénégalais) Alias Webster.

Cette traduction est publiée courant 2023 (février au Canada et mars en Europe).
Le traducteur ambitionne en ces termes : « Mon souhait le plus ardent, c’est que Le contrat racial fasse partie des cursus scolaires, mais que le proverbial monsieur madame Tout-le-monde puisse le lire aussi. » Une citation de Aly Ndiaye, alias Webster.

Ma rencontre avec ce livre s’est faite d’une manière fortuite, c’était à l’occasion du Salon du livre Africain de Paris tenu le 19 mars 2023 à la mairie du 6ème arrondissement de la capitale française. Lors de cet évènement, une conversation était au menu autour de l’ouvrage entre l’éditeur haïtien-canadien de la traduction et l’éminent penseur sénégalais Souleymane Bachir Diagne. Lire le retour écrit sur ce riche rendez-vous littéraire et intellectuel sur notre blog https://soninkideesjose.wordpress.com/2023/03/20/%e2%97%8f-evenement-un-passage-au-salon-du-livre-africain-de-paris-2023/

L’introductif fait de l’ouvrage par ces 2 connaisseurs, m’a intimé plus qu’une incitation à ma curiosité à l’acheter mais une obligation. Aussitôt acquis, les premières lignes lues dans la préface (de l’auteur Charles W Mills à l’occasion du 25ème anniversaire du livre original en anglais), m’ont fait un buzz cérébral. Et il faut y aller vite, l’ouvrage fonce large et profond pour tout lecteur sensible à son monde et à notre Monde avec philosophies. On s’y trouve guidés vers un voyage de dévoilement sans filtres d’un système politique mondial construit à travers des paradigmes clairement visibles et évidents jusqu’à en devenir invisibles (comme le rapport naturel entre l’eau et les poissons). Ces paradigmes assoient et perpétuent le salaire de la blanchitude (privilèges normatifs du fait d’être blanc) au détriment de tous les autres non blancs ou passablement blancs.

Ainsi au cours de ma lecture et mes relectures qui ne cessent, parmi les posts publiés sur les réseaux à propos de l’ouvrage, j’en retiens le suivant : Le Contrat Racial | Cet ouvrage n’est pas un livre qu’on y passe silencieusement…! Non…tu vas te choquer même pourquoi son auteur lit et dit une réalité qui est là tout près parlante et interpellante. On dirait qu’il surprend un monde de ruses qui ne peut éviter de se trahir dans son fonctionnement systémique le temps passant. À recommander encore une fois…!

Un livre très informatif qui nous apprend que le postulat épistémique (donné universaliste) germe d’une vision racialisante des sciences et savoirs. Ainsi violences et régimes oppressifs perpétrés et normalisés par la sphère civilisationnelle Euro-Blanche, en ont tiré légitimité et normalité. Le contrat social (de Jean Jacques Rousseau, et ses camaraderies philosophales) disséqué réellement va accoucher d’un contrat racial selon l’analyse philosophique objectivement sourcée et difficilement contestable de Charles Wade Mills (décédé le 20 septembre 2021) , l’auteur de ce livre.

Pour qui, voulant s’essayer aux interrogations corollaires et subséquentes au sujet des exploitations coloniales (expropriations des espaces, indigenat, travaux forcés, destructions des humanités et civilisations locales…) , de la traite esclavagiste transatlantique, des massacres des amérindiens en Amérique, des aborigènes du monde austral, certaines mobilisations papales pour les croisades, l’apartheid en Afrique du Sud, la furia anti Noir des Ku Klux Klan, le suprémacisme blanc, le racialisme civilisationnel, un certain racisme inconsciemment normalisé, et clichés et réflexes aisément dégainés sur d’autres expressions de vie sociale, spirituelle et civilisationnelle, il faut NÉCESSAIREMENT LIRE CE LIVRE.
Il ose frontalement les questionnements et les réalités de notre Monde qui a besoin des stimulants sincèrement humanistes et moins idéologisés pour CORRIGER et HUMANISER SANS COULEUR notre commune HUMANITÉ INTRINSÈQUE sous le Contrat Humain et même sous le Contrat du Vivant.

11 juillet 2023

• KS pour le BLOG

● Ghamou Mint Achour Ould Salek, de la « Gazra d’Arafat » à la chambre des députés

Elue pour le compte de la coalition RAG/SAWAB, à l’issue des élections législatives, communales et régionales de mai 2023, Ghamou Mint Achour est un député atypique, car elle ne répond pas au profil-type du député mauritanien, grande famille, forte tribu, richesse et influence. Epouse d’un manœuvre, sans travail, avec une instruction moyenne, Ghamou Mint Achour habite dans une « Gazra » (squat) fraichement lotie. Elle est issue du bas-peuple et d’une famille très pauvre. Seul son combat de militante chevronnée du mouvement IRA pouvait la hisser au sommet de la République. Portait.

Députée Ghamou Mint Achour – Crédit IRA (avec son autorisation)

La taille frêle, les yeux enfoncés mais pleins d’énergie, Ghamou Mint Achour est une femme endurcie de la communauté Harratine, avec les stigmates de bucheuse qui s’est forgée à contrecoups, face aux vicissitudes de la vie. C’est une mauritanienne porteuse de toutes les valeurs de la société, de ses rêves et de ses ambitions légitimes. Elle est décrite par son entourage comme pas très caractérielle, calme habituellement, mais vindicative quand il le faut, colérique parfois. Elle est membre active et engagée dans le combat de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA).

Son élection comme députée, son écharpe frappée aux couleurs nationales, tout cela ne lui est pas monté à la tête. Elle ressent cependant une immense fierté. « Mes impressions sont indescriptibles aujourd’hui ; c’est presque un rêve car sans moyen financier, issue d’une famille très pauvre, je me voyais mal accéder au Parlement » témoigne-t-elle.

Tout cela, selon elle, est l’œuvre de son leader, Birame Dah Abeid, président du mouvement IRA. « Je remercie mon leader Birame Dah Abeid qui a permis une telle révolution, car d’habitude n’accèdent au parlement que les gens riches ou issus de familles riches, soutenues par une force tribale ou des forces de pression très fortes. Devenir parlementaire, sans un sou, et être choisie parmi des centaines de militants, ne peut que me rendre fière de mon combat au sein de IRA et rendre grâce à Allah puis à mon président Birame » a-t-elle soutenu.

Des ruelles de Satara à la « Gazra d’Arafat »

Ghamou Mint Achour est née en 1979 à Satara, quartier populaire de Rosso dans la région du Trarza. Son père, Achour Ould Saleck, gère une petite boutique. A l’âge de 8 ans, Ghamou assiste au divorce de ses parents. Sa mère, Selemha Mint Mahmoud, s’installe à la « Kebba » de Nouakchott (bidonville) et se lance dans le commerce de légumes et de poissons au marché marocain. La petite Ghamou reste avec sa tante et sa grand-mère à Rosso, puis rejoint en 1990 sa maman à Nouakchott. La famille squatte plus tard un espace à la « Gazra d’Arafat » au milieu d’autres familles pauvres qui n’ont pas les moyens de s’acheter un terrain ou de louer une maison. Leur demeure est faite de plaques de bois et de zincs.

Ghamou entre à l’école à l’âge de 11 ans, fréquente le collège des Jeunes Filles, elle et sa grande- sœur, Jemal Mint Achour. En 3ème année, elle rate le brevet et ne peut plus poursuivre ses études. Sa mère s’était remariée et il fallait quelqu’un à la maison pour s’occuper des enfants, de la cuisine et des travaux domestiques. Pour renforcer les revenus de la famille, sa grande sœur interrompt elle aussi ses études et se lance dans le commerce de légumes et de poissons comme sa mère.

En 1999, Ghamou se marie avec un manœuvre, le père de ses huit enfants. Sa fille aînée est aujourd’hui mariée et les autres sont encore enfants. Pour s’occuper, elle coud des habits et les vend. Puis, elle est embauchée par la société Pizzorno, société française chargée de la collecte et du traitement des déchets solides à Nouakchott. Elle perçoit un salaire mensuel de 28.500 UM (anciennes). En 2014, le contrat de Pizzorno est rompu par le gouvernement mauritanien. Ghamou Achour se rend alors en Arabie Saoudite pour un travail de domestique. Elle n’y reste que 3 mois avant de revenir au pays. Les Saoudiens la traitaient comme une esclave avec un travail dur et sans répit.

IRA, un combat pour les droits humains

« J’ai rejoints le mouvement IRA en 2011, mais mon véritable engagement date de 2012, lorsque Birame a brûlé les livres qui justifient les pratiques esclavagistes et qui régentent la pratique religieuse dans le pays » explique-t-elle.

La première fois qu’elle a pris contact avec Birame et le mouvement IRA, c’est lorsqu’elle était encore employée à Pizzorno. Toute une famille l’avait bastonnée quand elle leur a demandé de ne pas jeter des ordures alors qu’elle venait juste de nettoyer. L’affaire est portée à la police et la famille agresseur ameute toute la tribu. Ghamou allait perdre la bataille à cause de la forte influence de ses adversaires. Mais l’intervention des activistes d’IRA va faire tout basculer. La justice condamne ses agresseurs. Elle emporte le procès. Cette affaire va bouleverser toute sa vie. Elle et sa famille intègrent le mouvement IRA et participent depuis, à tous ses combats. Quelques mois plus tard, c’est l’autodafé de Riadh (département de Nouakchott appelé aussi PK) et l’incinération des livres de référence islamiques en Mauritanie.

Ghamou, un symbole pour les droits humains

Ghamou Mint Achour s’est forgé un nom au fil des manifestations. Son courage devient le symbole de la lutte pour les droits humains au sein du mouvement IRA. Elle gagne des galons dans la hiérarchie des combattants de la liberté. C’est surtout cette image virale d’elle, le bras sous un plâtre qui en fera l’icône de la lutte IRA. Ghamou et sa sœur ont eu en effet le bras cassé suite à une charge violente des forces de police lors d’une manifestation.

« J’ai subi beaucoup de violences policières et plusieurs arrestations, la dernière, c’était à Kiffa, il n’y a pas longtemps ; je suis restée six jours à la brigade de gendarmerie » témoigne-t-elle.

Ghamou et les ambitions d’une Mauritanie réconciliée

Ghamou estime que le peuple mauritanien aspire à être dirigé par un gouvernement civil et républicain. « Ce changement-là, c’est l’objectif de notre mouvement. Nous œuvrons pour l’égalité entre les Mauritaniens, que tous les enfants puissent jouir des mêmes opportunités d’études et qu’ils puissent également accéder à des emplois d’une manière équitable. Nous luttons pour l’égalité et la justice pour que tous les citoyens mauritaniens soient soumis aux mêmes règles de droit » explique-t-elle.

A propos de la trêve entre Birame et Ghazouani

Suite à la forte campagne menée contre Birame Dah Abeid, après le deal qu’il aurait passé avec Ghazouani et qui a provoqué le départ de plusieurs cadres du mouvement IRA, Ghamou assène sans ambages : « ils ont menti ».

Selon elle, la plupart des départs a été suscité par les Renseignements Généraux (RG) à travers le pouvoir de la corruption et l’appât du gain. « Ce qui s’est passé, souligne-t-elle, c’est un apaisement voulu par le président Ghazouani qui a invité Birame, et d’autres leaders de l’opposition, à discuter des problèmes du pays pour leur trouver des solutions ».

Cette négociation ne s’est pas faite sous la table, d’après Ghamou, qui ajoute que Birame a été très transparent dans sa démarche. Elle précise qu’il a consulté tous les militants du mouvement IRA et du parti Refondation pour une Action Globale (RAG) en gestation, pour leur demander leur avis sur cette trêve souhaitée par le régime de Ghazouani qui venait d’être élu suite à la présidentielle de 2019.

Ce que Ghazouani a mis sur la table, avance Ghamou, personne ne pouvait être contre, améliorer les conditions de vie des populations, engager de grandes réformes de développement, lever l’interdiction contre la reconnaissance des associations et des partis politiques.

Elle explique que malgré tout, Ghazouani a son projet de société comme Birame a le sien, en plus de ses ambitions présidentielles. Selon elle, ils ne pouvaient converger que dans le cadre d’une vision basée sur la justice, l’équité et l’égalité entre tous les Mauritaniens, sur la jouissance des droits fondamentaux, la fin des emprisonnements abusifs, entre autres. « C’est sur cette base que Birame, comme d’ailleurs tous les leaders de l’opposition, se sont entendu avec Ghazouani. » ajoute-t-elle précisant que cela ne doit pas être avancé comme raison pour quitter le mouvement IRA. « Nous ne sommes pas dupes et nous savons les raisons de tant de dissidence » susurre-t-elle.

Membre de la Commission Affaires Islamiques

Au sein du Parlement, Ghamou est membre de la commission des affaires islamiques où elle compte jouer un rôle par rapport à tous les avis qui seront portés sur les textes de loi qui passeront devant cette commission. Elle s’engage ainsi à faire ressusciter tous ces projets de loi qui dorment dans les tiroirs, à contribuer à la réforme du système éducatif et de santé, ainsi qu’à consolider la place de la société civile.

Cheikh Aïdara

©️ Crédit source : https://aidara.mondoblog.org/2023/07/10/ghamou-mint-achour-ould-salek-de-la-gazra-darafat-a-la-chambre-des-deputes/?fbclid=IwAR2sxTytfoM5eg3jYvKbByr1H3ISYnIRQmB94bP7Yh3wWWO_qToTBxv_Zfg

● À l’Alliance Française de Paris | Événement : « À la source de nos histoires » avec Lilian Thuram et Alain Mabanckou [Extrait vidéo et photo-reportage]

Extrait vidéo lors des échanges

Située au 101 boulevard Raspail 75006, l’Alliance Française accueillait ce rendez-vous culturel et livresque autour de 2 grands esprits qui sont le champion du monde 1998 (avec l’équipe de France de football) Mr. Lilian Thuram et la plume littéraire mondialement re-connue Mr. Alain Mabanckou.

L’Alliance Française a été présentée sommairement par une dame de l’équipe organisatrice, on y apprend qu’elle fut fondée en 1883 par Mr Pierre Foncin. Une des toutes premières associations évoluant dans un cadre apolitique et areligieux, aujourd’hui ayant des représentations dans plusieurs pays à travers le monde. En somme une institution historique en matière de culture et d’éducation.

Les échanges entre l’auteur du livre La Pensée Blanche , et l’universitaire et écrivain franco-congolais (Brazza) basé aux États-Unis, ont porté sur la thématique « À la source de nos histoires« . Ainsi l’auditoire a été amplement servi par la pertinence de la discussion. La problématique liée au racisme, notamment ses origines basées sur la racialisation historique du monde avec une construction d’une hégémonie idéologie et politique du Blanc sur les non blancs. Et tout un tissu d’imaginaires s’est tissé au cours de l’histoire laissant et donnant comme normales diverses violences perpétrées sous « silence ». Les positions de nos conférenciers ont convergé pour une nécessaire déconstruction par des débats ouverts et la prise compte des réalités à aborder sans aucun tabou.

Ma belle moisson du jour, livres acquis et dédicacés
Frère et compatriote 🇲🇷 Aly Konaté rencontré sur place.
Planisphère dans ses vraies dimensions

✍️🏿KS pour le BLOG

● MORT NEBULEUSE DE OUMAR DIOP ET MOUHAMED OULD LAMINE : BIRAM DAH ABEID CONDAMNE LA MASCARADE

C’est à travers une déclaration via les réseaux sociaux que le chef de file de l’opposition mauritanienne a dénoncé les conclusions de l’autopsie commanditée par les autorités de la République islamique. Avec un raisonnement cartésien le président de l’IRA a démonté ce qu’il qualifie de mensonge d’Etat.



Pour lui, si réellement Oumar Diop était victime d’une agression telle que soutenue par les limiers sa place aurait due être à l’hôpital et non au niveau des cellules où des flics font régner leur loi. Mieux, Birame rejette d’un revers de la main les conclusions de l’autopsie qui explique la mort de Oumar Diop par une overdose de cocaïne. Le militant des droits de l’homme soutient que la thèse de la drogue n’est qu’une mascarade fantaisiste destinée à cacher la réalité d’un assassinat au peuple épris de justice. Il condamne dans la même lancée la nébuleuse qui entoure la mort de Mouhamed Ould Lamine, un haratine dont les droits sont toujours bafoués par un système qu’il qualifie d’esclavagiste.
Ainsi donc le chef de l’opposition mauritanienne réclame plus de transparence. Et cette transparence sans subordination de témoin. Histoire de lancer un appel pour protéger Fousseyni Soumaré entre les mains des limiers qui tiennent à bafouer sa liberté d’expression comme c’est le cas avec les activistes bâillonnés par une dictature bien organisée. Le président Biram a bouclé sa déclaration par une reconstitution de son interrogatoire dont le seul but est le bailonner. Ce qu’il entend combattre jusqu’au dernier souffle.


Mouhamadou Ba

©️ crédit source : https://iodenews.com/2023/06/14/mort-nebuleuse-de-oumar-diop-et-mouhamed-ould-lamine-biram-dah-abeid-condamne-la-mascarade/

● Oumar Diop « a été bel et bien torturé » : en conférence de presse, les avocats de la famille signent et persistent



EN BREF | Cridem – Les avocats de la famille d’Oumar Diop se sont dits « surpris » par le rapport final de l’autopsie qui a été entouré d’ « une bulle nébuleuse ».

Les avocats de la famille d’Oumar Diop faisaient face à la presse ce lundi 12 juin, dans l’après-midi. Lors de cette conférence de presse, les avocats ont signé et persisté en affirmant qu’Oumar Diop « a été bel et bien torturé », indiquant qu’il a été transporté à l’hôpital de Nouakchott, après sa mort.

Ils ont également dénoncé l’interpellation de Fousseynou Soumaré, « le témoin oculaire qui a tout a filmé et raconté ».

Selon les avocats de la famille d’Oumar Diop, Fousseynou Soumaré est actuellement détenu à la prison de Dar-Naim.

L’un des avocats, maître Fatimata Mbaye, a déclaré : « Le médecin légiste, lui, marocain, il a agi sur une demande du parquet [de Nouakchott-Ouest] qui l’a orienté vers une expertise toxicologique. Que ce soit clair. Pas une autopsie pour savoir de quoi il est mort. Le médecin légiste mauritanien avait retenu que le corps était sain. Par contre, il y’avait des contusions au niveau du cerveau et une congestion au niveau du thorax. Ce qui veut dire qu’il a été bel et bien torturé. Oumar Diop était bien conscient au moment de son interpellation et de son arrestation».

Dans la foulée, l’avocate maitre Fatimata Mbaye a rappelé qu’il était interdit à la police mauritanienne de sévir dans l’utilisation de la torture.

Par la rédaction de Cridem

©️ Source crédit https://cridem.org/C_Info.php?article=766031