🔴 Sur l’esclavage en milieu Soninké | « La lutte pour les droits de l’homme ne peut être sélective » Par Mukhtar Bakary Kamara. (Témoignage)

Il est grand temps que beaucoup plus de voix s’élèvent contre l’esclavage par ascendance en milieu soninké. Les états doivent agir rapidement pour mettre fin à ce crime contre l’humanité.
Dans la commune de Mambiri (Kita, Mali), que j’ai visité du 14.7 au 16.7.2021 dans le cadre de mon travail au Mali, j’ai rencontré des personnes déplacées pour cause d’esclavage et qui ont été victimes d’actes inhumains et dégradants. Il est très difficile d’écouter leurs récits sans verser de larmes: déshabiller un vieillard, son beau fils, sa femme, les rouer de coups, puis les enfermer ensemble tous nus dans une même pièce est un acte dont seuls des criminels sanguinaires peuvent se glorifier.
Pousser la barbarie jusqu’à réduire tous leurs biens en cendre, confisquer leur terres et et les chasser de leur village est un acte inqualifiable. C’est une centaine de personnes réfugiées ( on dit déplacées au Mali) que les habitants de Mambiri ont accueillis dans leur village. Honte aux États qui tolèrent l’esclavage par ascendance en milieu soninké.
La lutte pour les droits de l’homme ne peut être sélective. On ne peut pas lutter contre le racisme et la discrimination des Noirs chez les arabes et occidentaux et fermer les yeux sur les discriminations que vivent les descendants des anciens esclaves en milieu Noir (soninké au Mali, au Sénégal, en Gambie et en Mauritanie).
A tous les tenants et supporters du système féodalo-esclavagiste, je dis ceci:
– Un vrai noble, c’est celui qui n’humilie pas un être humain
– Un vrai noble n’abuse pas de sa force physique, psychologique, idéologique et économique pour faire du mal, surtout face à plus faible que soi.
– un vrai noble lutte contre l’injustice.


Je rejette systématiquement et avec la dernière énergie cette « noblesse »: je n’en fais pas partie et que tous ceux qui soutiennent l’esclavage sous toutes ses formes sachent qu’ils me trouveront sur leur chemin.
Je combattrai avec force l’esclavage par ascendance parce que je le considère comme un crime contre l’humanité.
« Je ne suis pas esclave de l’esclavage qui déshumanisa mes pères ». Franz Fanon.
Je rejette systématiquement et avec la dernière énergie cette «noblesse» barbare et sanguinaire .

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4804833579543718&id=100000513693869

Baram Dah Abeid, continue sa tournée dans le sud pays. | Par BAYAT TV

C’est sans doute l’un des hommes politiques les plus écoutés ces dernières années en Mauritanie.
L’opposant mauritanien est depuis le début de la semaine à l’intérieur du pays, plus précisément le sud.

Hier à son arrive à Farrala, le chef de file de l’opposition et sa délégation ont été accueillies avec tous les honneurs par les populations de Farrala.

Tour à tour les intervenants se sont succédés pour souhaiter la bienvenue à leur hôte, pour son engagement, sa disponibilité à se déplacer en cette période pas du tout facile du covid 19.

Les habitants de ces villages visités par le député n’ont pas manqué à crier haut et fort leur colère sur les autorités mauritaniennes, plus particulièrement administratives de la localité de Ferrala et environs.
Ils ont détaillé les problèmes fonciers, l’état civil, la discrimination, l’injustice entre autres. A cet égard, ils ont sollicité au président Biram a porté leur combat afin que les autorités fassent quelques choses rapidement sans promesses.



Dans sa prise de parole, le député mauritanien Biram Dah Abeid a remercié les populations de Tekane, de Dar El Barka et Farrela pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé et sa délégation accompagnante.



Selon Biram, il y’a des avancées positives à la solidarité nationale et à la lutte contre l’exclusion crée par l’ancien régime, mais elles ne répondent pas aux attentes des populations de ces localités visitées.

L’opposant mauritanien a ensuite répondu, ses détracteurs qui, avant son déplacement ont cherché à le diaboliser et le mélanger avec les populations de cette importante partie du pays, en circulant des messages de haines pour empêcher ces derniers à sortir l’accueillir, ce que ce les populations n’ont pas respecté car selon lui, car les habitants sont sortis massivement.



Sans relâche, il a rassuré les populations de ces différentes localités que leurs doléances seront transmises à qui de droit pour une réparation rapide à leurs problèmes.
Le leader abolitionniste a levé sa voix, pour dire au président de la république Mohamed Ould Cheikh El Ghazaouni à prendre les dossiers des déportés vivant au Sénégal et au Mali, les dossiers des problèmes fonciers et les états civils de ces mauritaniens exclus en main.

Rappelons que le président Biram termine sa tournée le jeudi 15 juillet 2021 dans le sud pays.

Babacarnam@bayat TV.

– Éléments médias (photos et vidéos) via réseaux IRA-Mauritanie

©️ Crédit source : Page FB Bayat TV https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=345349310651307&id=104823574703883

✓Édito du Blog | Le député BDA ou une vision portée honorablement pour l’intérêt de la Mauritanie!



Si ce grand monsieur visionnaire, le député BDA avait refusé et rejeté toutes les dispositions de dégel ouvertes par le pouvoir du président Ghazouani, beaucoup l’auraient traité d’être dans une politique politicienne pour sa seule personne. Qu’il serait dans l’exploitation de la défense des sans-voix pour entretenir son aura internationale. Non , le leader abolitionniste mauritanien sait et les petits peuples sans bras-longs dans le « Big Système » savent que sa nouvelle stratégie d’ouverture vigilante fait bouger sensiblement certaines lignes d’étouffement. Ce « Big Système » est transcommunautaire , ainsi certains milieux « favorisés naturels » y profitent la nuit et s’habillent en pourfendeurs le jour. Ils fêtent et jubilent leur part de la POMME en comité tribal et féodal à l’occasion avec les vieux ressorts réflexes et par une fine gymnastique ils se font victimes avec brouhaha via la coloration raciale et communautaire foncièrement trompeuse. Un bref aparté illustratif sur les soubresauts qui traversent les milieux soninkés autour des problématiques féodalo-esclavagistes, nous édifie sur l’étrangeté de la « chose paradoxale » depuis quelques années. Par exemple, certains communautaristes soninkés au temps l’ex-Raïs peuvent se montrer militants dans les rangs de certains mouvements encartés « negro-mauritaniens » contre le système étatique à l’échelle nationale, et être de connivence avec leurs proches bien introduits dans les rouages étatiques pour contrer les engagés contre l’ordre féodal et coutumier dans les villages. Chez ces gens, on voudrait voir et ressasser que tout « le Mal » et les « tous les méchants » sont d’une communauté dite privilégiée, les beydanes, mais dans leur giron communautaire tout éveil pour plus d’égalité sociale et citoyenne est taxé de « rébellion » de lèse-majesté au régime des coutumes discriminatoires et ségrégationnistes . Ainsi incohérences et inconséquences d’un esprit réactionnaire jusqu’à l’extrémisme d’en-bas qui se proclame progressiste et droit-de-lhommiste extramuros. Pratiquement tous les mouvements politiques ou associatifs comptent dans leurs rangs, cette catégorie « d’engagés » qui manipulent les données sociales sur certaines questions comme les hiérarchies sociales, les castes, le foncier rural et autres.

Étrangement certains de ces « favorisés naturels » du « Big Système » qui voyaient Biram Dah Abeid comme populiste, distillent aujourd’hui un autre ton teinté de gêne et de turbulences analytiques.



Le souci de l’intérêt général dans ce pays est une référence indéniable animant le leader du mouvement anti-esclavagiste IRA-Mauritanie. C’est une certitude pour qui suit objectivement sa trajectoire et les circonstances depuis 2008.

– KS pour le BLOG

✓Vivre sa Liberté !? | Par le président Traoré Gaye

Lors d’une conférence à l’école des hautes études en sciences sociales à Paris en février 2019 en présence de l’honorable Biram Dah Abeid et de Ali Bouzou de l’ONG Timidria, une question m’a interpellé . Cette question a été posée par la modératrice Benetta avec la teneur suivante : Après l’émancipation que se passe-t-il, en substance les personnes esclaves une fois libérées comment vivraient-elles leur liberté ? Faute de temps de parole je n’ai pas pu aller jusqu’au bout de mon intervention . En effet je commence par être libre c’est comme extraire une pierre précieuse des abîmes de la terre, l’euphorie de cette trouvaille n’exclut pas une surveillance accrue, une vigilance renforcée et une prudence qui se manifesterait par un « esprit vif » et alerte.Vivre sa liberté ne consiste à idéaliser libre mouvement des bêtes de la savane , en peu caricatural certes mais assumée comme image. Être libre ne consiste pas non plus absence d’effort pour consolider la liberté qui n’est jamais acquise sinon des jeunes africains ne seraient pas appelés « Diamant noir » en Libye . Aujourd’hui au nom de la liberté invoquée à tout va , on assiste à la trivialité affectant notre dignité . Prenons l’exemple de la paresse et de l’insolence . Un quidam est libre de discourir mais si ce discours est fondé sur le mensonge, la tricherie et la diffamation. Il perdrait toute notre crédibilité ce qui affecterait sa dignité par extension. Je limite à ce niveau la digression . La paresse, on est libre de ne pas travailler mais la violence sociale d’un tel choix est redoutable…
Vivre sa liberté en vrai est à l’image du long chemin épineux à parcourir sous le soleil ardent de la condition humaine . Une remarque saillante depuis l’avènement du mouvement Ganbanaaxun fedde dans l’entité Soninke, n’avez -vous pas remarqué que les anciens villages de liberté n’ont pas adhéré à ce discours réformateur et fraternel comme si nous leur ferions souvenance d’une humiliation subie , d’une dignité bafouée, d’une indignité marquée au fer rouge dans leur existence.

– Noté en lien ce post FB de juillet 2018 par KS : « Se libérer est finalement un processus relativement aisé mais VIVRE sa liberté en vrai et en ttes circonstances est une autre histoire.« 

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur du 9/7/2021 https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10158700275716225&id=569691224

Mauritanie | Le premier ministre rencontre le député BDA à Nouakchott.

Ce jeudi 8 juillet 2021 le premier ministre Mohamed Ould Bilal a rencontré le député Biram Dah Abeid. Selon des sources proches du leader abolitionniste d’IRA-Mauritanie , cette rencontre entre l’ingénieur d’État en Hydraulique qui dirige le gouvernement mauritanien et l’ancien candidat à l’élection présidentielle BDA, s’est déroulée au sein de la Primature à Nouakchott. Pour rappel c’est la quatrième entrevue entre les deux hommes depuis l’arrivée de Mr Ould Bilal à la direction gouvernementale.

– KS pour le BLOG

LA MAURITANIE REFUSE DE RATIFIER LES RECOMMANDATIONS DE L’ONU POUR DÉPÉNALISER «L’APOSTASIE ET L’HOMOSEXUALITÉ»

Aujourd’hui, le Commissaire aux droits de l’Homme, Cheikh Ahmedou Ould Ahmed Salem Ould Sidi, a annoncé que la Mauritanie n’avait pas ratifié les recommandations de l’ONU relatives à l’abolition de la peine de mort et à la dépénalisation de l’apostasie, du dédain , de l’homosexualité et de l’adultère.



Ould Sidi a déclaré dans un discours aujourd’hui, jeudi à Genève, lors de la session du Conseil des droits de l’homme, que « les recommandations du Conseil portaient sur l’abolition de la peine de mort, la dépénalisation de l’homosexualité et les relations sexuelles consensuelles entre personnes de même le sexe, et la dépénalisation de l’apostasie, de la moquerie et de la punition de l’adultère, car ils violent les dispositions de la constitution du pays. » .

Il a indiqué la détermination de la Mauritanie à « maintenir le moratoire de fait appliqué aux cas de peine de mort, en vigueur depuis 1987, et à considérer à l’avenir notre position sur l’adhésion au Statut de Rome, en tenant compte des impératifs de nos intérêts nationaux. . »

Source : https://mourassiloun.com/node/19384

Traduit par adrar info

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=70825

✓Les coordinateurs du Programme de Recherche-Action « Esclavage et Migration forcée à Kayes » décernent une attestation de reconnaissance à la CNDH – MALI

Les coordinateurs du Programme de Recherche-Action « Esclavage et Migration forcée à Kayes » de la School of oriental and African Studies (SOAS) de Londres, du Laboratoire d’Etudes et de Recherches en Droit, Décentralisation et développement Local (LERDDL) de la Faculté de Droit Public et participants ont décerné une attestation de reconnaissance à la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) pour son soutien exceptionnel à la réussite de l’Atelier de formation des autorités administratives et judiciaires tenu du 28 juin au 03 juillet 2021 à la Faculté de Droit Public de l’Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako (USJPB).

L’attestation a été remise au Président de la CNDH M. Aguibou BOUARE le mercredi 07 Juillet 2021 à la CNDH. Le Président de la CNDH en recevant cette attestation, a remercié les coordinateurs du Programme de Recherche-Action « Esclavage et Migration forcée à Kayes » pour cet honneur.
Il a dédié cette reconnaissance à l’ensemble des Commissaires et personnels de la CNDH ainsi qu’aux Défenseurs des droits humains du Mali, spécifiquement ceux qui luttent au quotidien contre l’esclavage par ascendance et pratiques assimilées.

La rédaction

©️ Crédit source : CNDH Mali – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2492367090909807&id=1574272752719250

🔴 URGENT – Esclavage au Mali | violentes attaques signalées encore dans la région de Kayes. (MSDH)

COMMUNIQUE 026-MSDH/07/2021 RELATIF A L’ATTAQUE SANGLANTE DU VILLAGE DE MAKAN LAGARE PAR DES INDIVIDUS ARMES IDENTIFIES EN LIEN AVEC LA PRATIQUE L’ESCLAVAGE DANS LA REGION DE KAYES



Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme a appris avec amertume une attaque survenue à MAKANA LAGARE à 60 km de la Région de Kayes qui serait l’œuvre des esclavagistes qui ont décidé de frappé très fort.
Malheureusement l’esclavage dans la région de Kayes n’est plus un fait divers et continu d’engendrer des victimes (morts et déplacés).
Le village de Makana Lagaré s’est vu attaqué aux alentours de 16 h par les ressortissants du village de Maka Dougou pour les sommés d’arrêter de cultiver sur toutes les terres de cette zone s’ils refusent leurs statuts supposés d’esclaves.
Tout a commencé lorsque les habitants du village Makana Lagaré passaient une journée dominicale dans leurs champs normal car nous sommes en saison pluvieuse, les ressortissants voisins du village de Maka Dougou armés de pistolets automatiques, d’armes à feu ,d’armes blanches font irruption dans ce village en tirant à balles réelles et à bout portant sur les cultivateurs qui étaient présents au moment de leurs venues. Plus d’une dizaine de personnes ayant reçu des balles réelles sont dans un État très critique.
A l’heure nous écrivons ce post ces terroristes ou bandits armés ont assiégé le village de Maka Lagaré et un renfort de la Gendarmerie de la Région de Kayes est en cours de route pour essayer de limiter les dégâts et procéder à des arrestations.
Ce problème ne saurait résolu sans l’implication de tous, l’impunité bat son paroxysme dans la région de Kayes.
Les victimes et déplacés de Yelimané, de Diema, de Kaneyra, de Mambiry , de Bagamabougou,de Nioro, de Djandioumé pour ne citer qu’eux sont toujours en attente d’une justice au vrai sens du terme.
Le M.S.D.H n’est pas surpris de cette énième attaque contre des militants anti-esclavagiste, la preuve en 2020, quatre militants maliens qui œuvraient contre cette pratique ont été battus à mort à Djandjoumé dans le cercle de Nioro, dans l’ouest du pays, sur l’ordre d’élites locales qui continuent de défendre les hiérarchies sociales héritées du passé esclavagiste. S’en sont suivi d’importantes manifestations contre l’esclavage à Kayes et à Bamako.
A cet effet le M.S.D.H demande ;
* Aux autorités d’interpeller les vrais auteurs de ces atrocités sans précédent ;
* Aux organismes internationaux de défense des droits de l’homme de s’immixer très rapidement car le Mali est en Etat d’alerte en termes de violation des droits humains
Le M.S.D.H informe l’opinion nationale que nul n’est au-dessus de la loi et suivra particulièrement la suite de cette affaire.

Le M.S.D.H tient à rappeler que respecter les droits de l’homme ne relève plus du choix politique mais d’une obligation morale et juridique. Ce sont des engagements à vocation universelle, des principes de droits garantis par des déclarations solennelles ou des traités juridiquement contraignants.

Fait à Bamako le 04 Juillet 2021.
N’Djim Boubacar
Président du MSDH

Éloignons-nous du repli identitaire ! | Par Imam Cheikh Ould Ely

News RIM – Détribalisons nous, éloignons nous du repli identitaire, si nous voulons construire une nation.

L’instinct grégaire est fatal au développement des esprits et des pays car il favorise les inégalités et l’injustice. Depuis des décennies certains utilisent l’État, le pouvoir et l’argent pour privilégier leurs groupes d’appartenance au détriment de la majorité du peuple.

Il est temps de changer…. je suis tellement au fait des bienfaits et des méfaits de la tribu ayant grandi dans son moule et ayant été formaté à la considérer comme le premier et dernier salut et rempart, que j’en mesure le danger réel sur la modernité et le développement.

Certes les défenseurs de la tribu arguent de la faiblesse de l’Etat dont les défaillances dans son rôle social sont remplacés par la solidarité tribale….pour justifier le recours de certaines franges de la population à ce regroupement social.

Personnellement, je pense que cette défaillance de l’Etat à se substituer à la solidarité tribale, est un argument battu en brèche par toutes les tares et injustices corollaires à son existence et qui se manifestent le plus souvent par la suprématie de certaines tribus et les inégalités économiques et sociales qui en découlent. Ajoutons à cela les risques d’interférence permanente entre les exigences républicaines d’un etat démocratique et les considérations anachroniques forcément antinomiques et dichotomiques avec les paradigmes modernes et universels.

La comparaison entre les méfaits du tribalisme sur les esprits et ses éventuels bienfaits sociaux ne peuvent qu’être au désavantage des derniers.. L’expérience le vécu nous le démontrent tous les jours. Népotisme, injustice, frustrations et marginalisation.. etc….selon qu’on est d’une tribu dominante ou périphérique. Ce tribalisme spécifique à une composante de la population a engendré au plan endogène un phénomène de morcellement des appartenances sociales dabord au sein même de la société maure et ensuite au niveau exogène un repli identitaire des autres communautés par un phénomène de résistance à tous les paradigmes sociaux et culturels fondements de cette société tribale.

Cette dernière devenue du coup aux yeux des autres communautés hégémonique crée un sentiment de refus de l’autre qui s’est exacerbée depuis des décennies. Personnellement je suis convaincu qu’en lançant une lutte sans merci contre le tribalisme les autres phénomènes de repli identitaire s’estomperont à la faveur des dispositions qui ne pourront être que constitutionnelles et législatives pour être efficaces. Oui tout repli identitaire sur la base de la tribu, de l’ethnie ou de la race devront un jour faire l’objet de mesures coercitives.

La création d’une nation digne de ce nom passera par là.

Imam Cheikh Ould Ely

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=746747

✓Le député BDA reçoit le président de la CNDH Maître Bouhoubeyni Ahmed Salem |Au QG du parti RAG [Riyad PK 10]

Ce samedi 3 juillet 2021, le président des réseaux IRA-Mauritanie et député à l’Assemblée nationale Biram Dah Abeid a reçu la visite du président de la CNDH Mauritanie , Maître Bouhoubeyni et son staff. La rencontre s’est déroulée au QG du parti RAG situé dans le quartier de Riyad PK 10. Au menu entre autres le rapport annuel publié par la CNDH ces dernières semaines sur la situation des droits humains dans le pays. Cette entrevue vient d’une demande du président de l’institution affiliée (CNDH) à l’État comme organe conseiller.

Le leader abolitionniste est entouré par son staff chargé des questions de droits humains , parmi eux monsieur Abdallahi Abou Diop.

Selon des sources proches du leader antiesclavagiste, les échanges ont porté sur les déficits multiples en matière de droits humains. Notamment la question foncière avec les soubassements liés à l’esclavage, l’exclusion des grandes franges de populations des richesses du pays, le passif humanitaire, la loi d’amnistie qui bloque toute ouverture sur les exactions extrajudiciaires des années 1989 – 1991 et d’autres manquements criants qui nuisent à l’avènement d’un véritable État de droit. Le député BDA a rappelé à son hôte du jour que l’institution CNDH se doit d’être plus dans des bonnes dispositions à travailler avec les ONG engagées sérieusement pour la défense des droits humains. Et qu’elle doit se défaire des certaines complicités cooptées parmi le giron droit-de-lhommiste plaidant habituellement le déni à l’international et se montrant foncièrement hostiles aux militants sérieux. Différents transfuges venant de rangs ONG se sont recyclés en « fonctionnaires » depuis quelques années au sein des institutions étatiques comme la CNDH pour mener ce travail de sape qui ne sert aucunement les intérêts et l’image du pays. Selon la même source, le président de la CNDH précise que dans leur rapport publié, plusieurs points importants ont été relevés et exposés aux hautes autorités étatiques. Par exemple 22 cas pendants d’esclavage non résolus, la question du foncier rural et les problématiques liées à l’état civil.

Le président des réseaux IRA-Mauritanie a demandé au dirigeant de la CNDH, qu’il serait urgent pour plaider auprès du gouvernement concernant la la Loi contre les violences faites aux femmes. Ainsi il faut oser affronter les milieux obscurantistes qui freinent l’aboutissement d’un arsenal juridique pour protéger efficacement nos mères, nos femmes, nos filles et nos sœurs.

– KS pour le BLOG (Sources réseaux IRA-Mauritanie)