CONFÉRENCE AVEC LE MILITANT GAMBANA SALIF KAMARA : «ESCLAVAGE CONTEMPORAIN, MIGRATION FORCÉE ET ACTIVISME DE LA DIASPORA EN AFRIQUE DE L’OUEST»

Le 10 mai, à l’occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions, l’équipe EMiFo basée à Copenhague a organisé une conférence en ligne en partenariat avec le Centre d’études avancées sur les migrations (AMIS), afin d’entendre et de présenter l’expérience et la voix de Salif Kamara, vice-président du Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (RMFP) – une organisation de lutte contre l’esclavage par ascendance active en France et au Mali, au niveau national, régional et local. La conférence, intitulée « Esclavage contemporain, déplacement forcé et militantisme de la diaspora en Afrique de l’Ouest », était centrée sur l’implication transnationale de la diaspora malienne dans la lutte contre l’esclavage par ascendance dans le cadre du mouvement «Gambana» (qui signifie égalité en droits et dignité en Soninké). Après deux courtes présentations données par les étudiante en master à AMIS Leah Durst-Lee et Nolwenn Marconnet, M. Salif Kamara a généreusement répondu aux questions des organisateurs et du public et a partagé de précieuses informations sur les origines de Gambana – né dans la diaspora Soninké en France en 2016 – et le travail effectué par les organisations issues de la diaspora comme le RMFP, notamment la sensibilisation sur les groupes WhatsApp et les actions en justice tant en France qu’au Mali. Il a notamment souligné la nécessité de lutter contre les pratiques liées à l’esclavage par ascendance simultanément dans la diaspora et au Mali, car il existe une continuité des pratiques esclavagistes dans la diaspora, qui donnent lieu à des attaques, des agressions verbales, des problèmes de mariage et des conflits autour de la participation aux caisses des villages.

L’événement était bilingue, et nous avons eu le plaisir d’être rejoints par des participants parlant français et anglais, nous joignant d’Afrique de l’Ouest, d’Europe et d’Amérique du Nord.

©️ Crédit source : https://www.slaveryforcedmigration.org/conference-avec-le-militant-gambana-salif-kamara-esclavage-contemporain-migration-forcee-et-activisme-de-la-diaspora-en-afrique-de-louest/

✓Un documentaire sur l’organisation IRA est en cours de tournage à Dakar

Depuis le mardi 22 juin 2021, un tournage documentaire se poursuit sur les luttes de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA) et de son Président, Biram Dah Abeid.



Le documentaire porte sur les organisations et les luttes les plus importantes et les plus réussies contre l’esclavage contemporain au XXIe siècle, représentées par l’organisation IRA, son développement et son internationalisation pour lutter contre les violations droits humains. Sebastian Kraft, universitaire , journaliste et chercheur à la Penn State University, aux États-Unis, prépare et tourne le documentaire, y compris les activités, les interviews et les discours du parlementaire Biram Dah Abeid.

L’université américaine a précisé que le projet serait financé et l’équipe du documentaire et ne devrait pas se rendre en Mauritanie pour des considérations de sécurité et de droits humains, ce qui a conduit au choix du Sénégal voisin comme lieu du tournage.

Le tournage a eu lieu au domicile du représentant du Biram Dah Abeid à Dakar, sur l’île de Gorée, la maison historique des esclaves , le bureau de Ira-Senegal et le rassemblement des Organisations Mauritaniennes en exil au Sénégal.

Dakar le 24 juin 2021

©️ Crédit source : Réseaux IRA-Mauritanie

✓ Réactions | Sur l’arrestation de l’ex-Raïs mauritanien. Par Moulaye El Hassene

L’emprisonnement de Ould Abdel Aziz est une injustice dont le responsable est quelque part Abdel Aziz lui-même.
C’est un petit règlement de compte personnel entre lui et son meilleur ami, le président Ghazouani, que nous les mauritaniens ne connaissions même pas sur la scène politique, et qu’il a lui même choisi et emmené et dont il a fait la publicité et la campagne électorale, et qu’il a fini par imposer aux mauritaniens, à travers une organisation frauduleuse et honteuse des élections présidentielles de 2019.
Abdel Aziz et Ghazouani, c’est exactement le même Système, qu’ils se disputent aujourd’hui ou se réconcilient demain, cela n’avancera jamais en rien le pays, et ne restituera jamais aucun sous au trésor public.
Au contraire, leur petite dispute de coqs actuelle, a déjà coûté elle-même des milliards d’Ouguiyas au contribuable et renforcé la pauvreté des citoyens.
Ceux qui ont formé la commission parlementaire d’enquête sur Aziz, sont exactement les mêmes que Abdel Aziz a engraissé lui-même durant ses deux mandats et leur a confié l’avenir du pays, et les a laissé pendant dix ans maltraiter les innocents et porter toutes sortes d’atteintes aux droits des citoyens, et introduire le terrorisme dans le code pénal officiel du pays.
La Justice mauritanienne, qui vient d’être injuste envers Abdel Aziz, est exactement la même justice qu’il a lui-même entretenue et laissée derrière lui telle qu’elle.
Autrement dit, ce qui arrive actuellement à Abdel Aziz, aussi injuste soit-il, n’est que la conséquence directe et évidente du peu d’intérêt qui a été apporté au secteur de la justice durant ses deux mandats.
Bien sûr, je condamne fermement les molestations dont fait object Abdel Aziz aujourd’hui, il doit être jugé avec respect de tous ses droits, puis condamné ou acquitté selon qu’il soit coupable ou innocent, et non traité arbitrairement et vulgairement et irresponsablement, par ce rendement de compte personnel flagrant et qui n’a rien d’une justice.
Mais, ce qui rend le jugement délicat, c’est que ces mêmes molestations et privations de droits que subit Abdel Aziz aujourd’hui, nous les avions constatées, à l’égard d’autres personnes et personnalités, lorsque la Justice mauritanienne était contrôlée par lui.
On peut citer sous les deux mandats de Aziz d’innombrables perversions de la justice:
Le calvaire inhumain et hors la loi infligé au jeune Ould Mkheytir, torturé de façon inhumaine puis kidnappé alors qu’il venait d’être libéré par un tribunal, puis rejugé par quelques barbus inconnus du système judiciaire et auxquels les mauritaniens n’avaient accordé aucune légitimité; les emprisonnements expeditifs de Biram Dah Abeid, les mains menottés sans aucune raison alors qu’il se rendait à l’hôpital pour un bilan cardiaque, la protection insensée du criminel Cheikh Ridha, qui a pillé des centaines de milliards d’Ouguiyas à des milliers de familles et fait tomber en faillite le secteur de l’immobilier, les emprisonnements abusifs et sans chefs d’accusation clairs ni raison de libération claire des journalistes et blogueurs Cheikh Jeddou et Ould Weddady, les interdictions arbitraires de partis politiques qui avaient pourtant réunis toutes les conditions nécessaires pour être reconnus, tels que RAG, FPC… et bien d’autres atteintes aux droits politiques et individuels, sont là des situations où la justice mauritanienne a été complètement bafouée et purement et simplement instrumentalisée par l’exécutif.
Alors qu’est ce que veut Abdel Aziz ?! que cette justice qu’il n’a pas veillé à redresser, en dix ans de pouvoir, se transforme toute seule comme par magie, en une justice à la Suisse ou à la Norvégienne , et le traite lui exceptionnellement, en veillant à ses droits ?! C’est ce qu’on aurait espéré, mais cela ne sera possible, que lorsque le système législatif, judiciaire, et exécutif actuel, fidèle héritage de la décennie de Aziz, sera remplacé par un autre système lors de prochaines élections.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=118541590456087&id=100069007393897

✓ Souffrance et repli sur la communauté soninké | les mirages autour du francinké (l’immigré soninké en France, par Boulaye Diakité.



L’émigration Soninké est un choix dû a une conjoncture particulière. L’agrégation de ces processus constitue une réalité collective qui grâce a un mensonge collectif se perpétue et se développe. Abdelmalek Sayad aborde les multiples contradictions dans les conditions de vie des immigrés. Sayad montre « la double absence » des immigrés : absent de son pays, absent dans sa famille, son village, mais absent aussi dans la société d’accueil qui le rejette et le considère comme une force de travail .

Au foyer, les migrants Soninkés sont confrontés à divers difficultés (papiers, faire un cv, recherche d’emploi, etc.) et vivent dans des conditions très difficiles en France.
Encouragés par leur groupe, les membres de leur communauté… L’immigré peut rester pendant 5 ans, 10 ans ou même plus dans une situation administrative irrégulière, souvent sans travail ou travailler illégalement.

La question de retour n’est jamais soulevée. L’histoire d’un immigré, régularisé après 14 ans. Il dit avoir deux femmes et une fille qui l’attendaient au pays, 14 années d’absence. Il dit n’avoir jamais pensé au retour. Régularisé après 14 ans. Un autre immigré suite à ma question : combien de temps êtes-vous en France ? Il répond : je suis France mais ça ne fait pas longtemps. Mais combien temps. Il me répond 5 ans. Êtes-vous régularisé ? Non. Cinq années d’absence ici et là bas pour l’immigré, ce temps perdu est court. Cinq ans ! Il répond oui, cinq ans ce n’est rien. Cinq ans perdu, sans rien, l’immigré soninké trouve toujours la France meilleure le seul fait qu’il est en France, il est le francinké. Chez les soninkés dire il est francinké (de France) ou les francinkos, ces appellations donnent un sentiment de joie, d’honneur et de fierté à l’immigré.

L’immigré soninké quelque soit sa condition de vie en France pense qu’il n’y a pas d’autres alternative. L’immigration Soninké croit en la France comme un eldorado. L’immigré sans papiers, sans travail et sans logement pense que cette vie est meilleure à celle de son pays.

Pour Sayad, immigration ici et émigration là sont les deux faces indissociables d’une même réalité, elles ne peuvent s’expliquer l’une sans l’autre . L’émigration en France avait pour fonction première de donner aux communautés paysannes, incapables de se suffire à elles-mêmes par leurs activités agricoles, les moyens de se perpétuer en tant que telles.

L’immigré Soninké souffre de sa situation sans s’en rendre compte. Il n’est pas présent dans la société d’accueil et absent de son village d’origine. Il continue de se replier sur lui-même – en cumulant, arrivée du pays : petit boulots, débrouilles et galères. Après un ou deux mois d’aide de la communauté les nouveaux arrivants doivent eux mêmes contribuer à la bonne marche du foyer, souvent il partage une chambre avec un migrant plus ancien parfois issus de sa famille. Plusieurs solutions s’offrent à lui : petits boulots, débrouilles, et galères, petit commerçant, etc.

Le foyer est un quelque sorte un village pour l’immigré soninké. Il considère le foyer comme un village, le lieu le plus sûr. A la différence du village au pays, le village-foyer, il y a des absents (les enfants, les femmes, les vieux, etc.).

L’immigration soninké est une immigration majoritairement patriarcale. Les femmes ne sont pas sollicitées pour l’immigration. Les immigrés pensent qu’il est préférable que les enfants naissent et grandissent au pays. Cela permettrait la continuité de leur mode de vie, qu’ils pensent le meilleur.

Les nouveaux arrivants en France doivent habiter au foyer quelque soit les opportunités qui s’offrent à eux. Le foyer a une fonction essentielle pour les Soninkés. Il permet pour les migrants de garder les attaches avec la famille au pays et leur sociabilité. Plusieurs activités se passent au foyer (cérémonie mariage, recherche d’emploi, démarche pour les papiers, baptême, organisation des soirées, etc.).

Au village, on ne parle que de l’immigré comme un homme heureux. Il est celui qui apporte la joie, à manger. Son nom est scandé partout de places publiques, à la maison, etc. Il s’agit ici d’un discours qui socialise les plus jeunes à l’immigration. L’immigré, il est bon, meilleur, beau. Les caprices de l’immigré sont reçus comme une joie par la famille. Il est colère, cette colère est comme un cadeau même s’il a tort parce que c’est l’immigré. Il a toujours raison. Il peut fait mal mais ce n’est pas grave.

Toute autre forme de réussite si on n’est pas immigré, ne pas une réussite en milieu soninké. La pression sociale ne laisse personne indifférent. Les gens sont forcés à partir à cause de la contrainte sociale qui veut qu’on devient immigré. Le non immigré est inutile, fatiguant, rien de ce qu’il peut dire n’est audible, non travailleur, fainéant. Il faut partir loin du pays, du continent ; voilà il faut partir pour les soninkés. Il est parti égale ; il a réussi pour les soninkés.

Mais avoir un diplôme, être ministre, docteur ; je ne sais quoi d’autre n’intéresse personne chez les soninkés. Il faut être immigré. Le diplômé arrive dans son village, il est content. Au village, Il est à peine félicité. Voilà, il va se sentir inutile. Il oublie qu’il a étudié ; qu’il a des diplômes et se lance à l’aventure. Quelques exceptions restent et même s’ils ont réussi, ne sont pas considérées dans la conscience collective des villageois.

L’immigré peut échouer mais il a plus considération aux yeux des soninkés qu’une personne non immigré, même s’il a réussi ; on ne le voit pas ; on ne veut pas de sa réussite, il faut qu’il part. La conscience collective adopte l’immigration comme la réussite. Ma place de l’immigré est particulière dans la conscience collective. L’immigré arrive en vacance au village ; il peut être endetté sauf que les villageois ne savent pas. Les éloges des villageois, l’immigré est prêt à doute. A cause de ce mensonge collective, il a fini par croire qu’il est riche. il va continuer à s’endetter durant son séjour et augmente ses souffrances parce qu’au retour, il doit payer ses créanciers. La vie de l’immigré est une vie toujours au point de départ.

©️ Source crédit : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10208939667204664&id=1705378100

De la nécessité d’une « dictature douce » pour extirper nos niaiseries socioculturelles qui sapent l’émergence d’une véritable culture citoyenne | Par Souleymane SIDIBE

La démocratie à l’image de la Liberté exige des sacrifices et des bases saines. Il faut déconstruire le statu quo au besoin par l’usage de ce que je pourrais qualifier de « dictature douce ». C’est dire par là, une forme de contrainte sociale qui détruit les lapalissades de nos cultures et coutumes pour l’avènement d’une culture citoyenne et démocratique. Son « excellence » Sadio Daffa me disait « s’il y a une autre forme de gouvernance meilleure que la démocratie que l’on nous le dise ». Je ne crois pas qu’il y ait une chose meilleure que la démocratie en matière de gouvernance. Ce sont les réflexes démocratiques qui sont rares par le manque d’institutions véritables. Cette démocratie qui appellera à la « dictature douce » dans nos contrées ne se limitera pas à parler de séparation de pouvoir mais de la quête d’une citoyenneté sans être lésé(e) en son for intérieur ou relégué(e) au second plan dans les sphères politiques ou sociales.
En ce sens, la culture doit évoluer : autrement ; une forme de « dictature douce » qui ne va pas à l’encontre du droit international mais des droits coutumiers, que j’appelle niaiseries socioculturelles, doit s’imposer. Ainsi, la méritocratie ne devrait-elle pas s’appliquer partout sur tout ? Bien évidemment, on doit faire abstraction du genre pour développer la conscience. Il y’a, en revanche, des domaines cultuels qui répondent à des exigences loin des iconoclastes. Ceux-là ne doivent en aucun nourrir le patriarcat car ce n’est pas dans leur quête. Ce sont les représentations culturelles qui sont les « agents » de la pérennisation.

Quand on doit faire la prière dans la ville, le village, la région, c’est aussi l’affaire de l’État en cas de conflit, même si les champs doivent être séparés, car la vie du citoyen rentre en jeu. Il faut exiger le plus méritant par la compétence et le meilleur apprentissage. Il est vital d’en finir avec les autorités coutumières ou les idées d’incarnations d’un quelconque pouvoir pour poser les jalons de légalité citoyenne. Par exemple, le maire est responsable du village selon un suffrage universel. C’est à lui que revient la gestion politique du village. Il doit rendre compte au conseil municipal et répondre aux demandes des habitants de la municipalité. Le chef de village ne devrait plus exister. Les nominations ne doivent pas être simplement par lignage ou proximité mais par mérite, compétence, responsabilité et éthique.
En ce qui concerne l’État, ne faudrait-il pas qu’il soit le changement au lieu d’être une continuité par des moyens légendaires de coercition en Mauritanie ? L’État ne doit pas seulement reprendre les anciennes pratiques mais redynamiser à travers plus de justice sociale à moins que cet État n’ait pas encore vu jour pour aller à la consolidation des devenirs de l’ensemble nouveau mauritanien : la Nation. On y arrivera avec la volonté politique ; en tout cas. Il faut donc définir des tableaux de bord avec des indicateurs qui permettent de mesurer les objectifs escomptés. Beaucoup d’enfants ne sont pas enregistrés dans les registres. Comment seront-ils scolarisés ou dans les données recensées à l’ère du numérique ? Il faut créer ce qui manque. Il y a jusque-là peu de réalisations dans un océan de tache. Et la question qui taraude est comment se nourrir, se soigner, se vêtir et s’éduquer en ayant ses secteurs industrialisés ou renforcés pour que la « dictature douce » qui va enfreindre les prénotions puisse être édifiante pour la naissance d’une démocratie dans une société qui méconnaît ses sens de priorité, et où la culture citoyenne est loin d’être acquise ; où l’on existe dans une entité hétéroclite mais pas en tant qu’individu : citoyen.
Le travail est énorme pour celles et ceux qui pensent progrès et citoyenneté. Je vous demande par où commencer après une bonne dose de « dictature douce » à la Bourguiba (sans s’éterniser au pouvoir) loin des identités étriquées pour un ensemble citoyen. Il faudra alors l’intelligence pour le travail et la culture du travail dans nos sociétés.

L’acharnement sur une compatriote mauritanienne, récemment sur les réseaux, montre que quand on se morfond dans l’hypocrisie collective pour avoir une quelconque légitimité, et vouloir s’en défaire facilement après, c’est une pluie de critique que l’on reçoit. C’est pourquoi, il est important d’agir selon sa conscience et ne pas chercher à plaire à un individu ou une entité. Nul ne doit prétendre imposer à qui que ce soit un comportement vestimentaire. Nous ne sommes pas arabes. Nous avons nos habits traditionnels que nous modernisons ; également. Nous avons nos cultures à façonner. Dans tout cela, chacun est responsable de soi-même. C’est cela la liberté. La « dictature douce » est nécessaire pour le processus de « dé-confinement » des mentalités. L’arabe et/ou le français, en Mauritanie, ne sont aucunement nos langues mais par le besoin de communication, indépendamment de notre volonté et par la facilité qui nous est donnée par la deuxième langue, nous extériorisons l’ensemble de nos contenus culturels et cultuels par la première langue, pour certains, et d’autres par nos langues nationales que sont le hassanya, puular , sooninké , le wolof et même le bambara. Il est alors important, au-delà de la petite carte mauritanienne, qu’elle « weltanschauung » (conception ou vision du monde) adoptée pour toujours (für ewig).
Nous sommes des êtres sociaux vivant dans ce monde régit par des lois et des normes. De notre pays (la Mauritanie) au monde, nous pouvons apporter. L’inverse est vivement souhaité compte tenu de notre conscience collective. Ne faudrait-il pas apprendre, le respect, la tolérance et le vivre-ensemble à tous.tes les mauritaniens.ennes ?

L’autre « fait divers macaque » marque les violences et les crimes (viols) devenant banales en Mauritanie. Il faut comprendre les violences liées aux agressions nocturnes sont les conséquences de la mal gouvernance. La justice sociale est absente dans notre pays. Le manque d’éducation fait que les jeunes dans les quartiers défavorisés sont des laissés-pour-compte, à majorité. Le banditisme est présent. Les jeunes s’adonnent à la consommation de stupéfiants et de l’Eau-de-Roche. Ces pratiques, qui ne sont pas sans danger pour le corps, leurs laissent inconscients de tous les maux qu’ils pourraient commettre.
L’éducation de masse et de qualité est la condition sine qua none pour mettre un terme au banditisme de quartier. Ces jeunes sans formation et éducation sont arrêtés pour la plupart du temps. En prison, ils ne bénéficient d’aucune assistance en purgeant leur peine et espérer leur mea culpa. Au sortir des centres carcéraux, ils s’adonnent à nouveau à d’autres formes d’agressions ; de pire en pis.

La banalisation du viol est phénomène récurrent dans nos sociétés. Très souvent dans le carcan familial, le crime (puisque qu’il s’agit de cela) est caché pour, dit-on, l’honneur familial. Quand il s’agit de viols par des éléments extérieures (à la famille), on s’acharne sur le comportement vestimentaire de la demoiselle ou dame en oubliant la lourde peine que devrait recevoir les malfrats (ces monstres sociaux). La « dictature douce » pourra alors éliminer la phallocratie pour faire voter des lois contre les violences basées sur le genre (VBG). Le cas de la dame « abusée » devant ses enfants, à Nouakchott, sans sortie étatique ou solidarité avec la victime montre l’absence d’empathie et l’indifférence de certains citoyens y compris de nos autorités. Tant que c’est loin de nous, et que c’est l’autre, que Dieu nous épargne. Telle est la manière de voir dans l’imaginaire collectif. L’indifférence dans le discours officiel, chez une partie de la population et également envers les victimes de la barbarie est frappante. Est-ce que l’État prend soin des victimes ? Cela m’étonne fort. Comment créer une cohésion sociale sur la base de l’indifférence ? Le poids mort de l’histoire !

La naissance d’idéaux féministes est plus que nécessaire. Je rappelle que « le féministe ne tue pas mais le machisme », si. Nous sommes dans des société où les violences sur les femmes sont la résultante du patriarcat qui est comme « l’épée de Damoclès » sur les femmes. Elles doivent à la naissance se soumettre à la volonté d’un père ou frère (si le premier n’est pas là), ensuite d’un mari… Toute l’éducation de la femme se limite à une forme de soumission qui n’est autre que de la dévotion maritale. Voilà que dans les rues ce sentiment de domination enfouie, en chaque homme qui n’a pas fini de vomir la domination masculine, ressort par les harcèlements, les propos déplacés ; pire les agressions comme il est devenu monnaie courante en l’absence de punition de taille. Ce sont les hommes et femmes (contribuant au patriarcat) qui détiennent l’idéologie de ce mal ; vraisemblablement. D’où la nécessité d’une nouvelle vision du monde en faisant des assises avec des programmes citoyens à soumettre aux politiques qui pensent aux prochaines générations plutôt que les prochaines élections. Déconstruire le « mythe de l’homme fort » dans les maisons, les structures sociales, politiques voire à la tête du pays est aussi crucial.. Les réflexes que la société inculque ne sont pas bénins, ni anodins. Il y a par ailleurs des personnes qui se nourrissent de la vulnérabilité des autres, en recherche de proie ; la « dictature douce » serait encore un plus pour cadrer les comportements.

©️ Crédit source : Reçu de l’auteur.

🔴 Affaire Hassi Chaggar « accords antiesclavagistes » | La réaction d’un cadre régional du parti Tawassoul, Mr DIALLO Waly (Guidimagha)

LETTRE D’INFORMATIONS.

• Un Député pyromane au Guidimagha.

LE RASSEMBLEMENT NATIONAL POUR LA RÉFORME ET LE DEVELOPPEMENT (TAWASSOUL)
a organisé du 11 – 13 Juin 2021 la première session ordinaire 2021 du CONSEIL NATIONAL DE LA CHOURA â Nouakchott.

Au cours de cet important forum regroupant les cadres du parti a Nouakchott, une absence très remarquée du Député du 5eme Arrondissement l’honorable député Idrissa Bilaly Camara se trouvait en  » mission insolite » dans la Commune de Hassi Cheggar, arrondissement de Tachott, département de Selibaby, wilaya du Guidimagha pour  » arranger le problème. d’esclavage qui mine la quietude des autochtones »

L’honorable député, dans sa vile manoeuvre a semé la graine de l’anarchie pour étouffer la lutte des abolitionnistes de Gambanaaxu contre l’apologie de L’ esclavage et ses sequelles.

L’honorable député n’a ménagé aucun effort pour soutenir les Féodaux-esclavagistes dans le systeme de leurs  » eus et traditions de l’esclavage par ascendance et ses sequelles aux guidimagha.

Mr Idrissa Bilaly CAMARA n’a rassemblé autour de lui que ses oncles, pères, et autres parents ainsi que les personnes ayant accepté leurs conditions serviles pour une raison ou une autre.

Aucune personne de Gambanaaxu n’a pris part a cette rencontre qui sera l’occasion de l’escalade des hostilités au guidimagha.

Cette position est loin d’être celle de notre parti qui défend farouchement les droits de l’homme et des citoyens, la lutte contre la criminalité et le banditisme ainsi que la gabegie sous toutes ses formes.

En ma qualité du President du conseil regional de la CHOURA, il est de mon devoir de signaler les manigances de ce parlementaires qui joue a la fois au pompier et au pyromane.

Cette vilaine entreprise est en voie de jeter le discrédit sur notre parti TAWASSOUL au Guidimagha ou personne ne peut plus faire confiance dans les jours â venir.

J’alerte la Direction Nationale que des DOCUMENTS établis pour légaliser l’illégalité sont déjà dans le circuit administratif régional d’où ils doivent être retirés et détruits parce que tissus de mensonge.

Dieu m’est temoin que j’ai RENDU compte à qui de doit fidèlement.

Tachott, le vendredi 17 juin 2021.

Waly Ibrahima Diallo, president du Conseil Regional du parti Tawassoul au Guidimagja

Informer Vrai, c’est Secourir : les dits accords contre l’esclavage par ascendance à Hassi-Chaggar (Guidimagha)

Crédit photo : Post FB du député.



Renseignements pris auprès de membres antiesclavagistes et abolitionnistes affiliés à Ganbanaaxu , le vieux présenté dans l’une de photos illustratives du post FB du député de Tawassoul Idrissa camara, ne serait aucunement un représentant de la communauté Ganbanaaxu de Hassi Chaggar. Ainsi les propos diffusés par ce Député Idrissa Bilaly Camara n’engagent que certaines personnes d’ascendance esclave qui sont toujours sous domination coutumière et féodale de l’ancien ordre villageois. Dans sa publication https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=5685743744800097&id=100000935832977, le député semble nous vendre que Ganbanaaxu est antagoniste avec un autre groupe (democrati islamic) WhatsApp d’apologistes soninkés de l’esclavage dans la communauté. Alors qu’il le sait très bien que ce sont les milieux féodaux communautaristes autour de la chefferie coutumière qui s’affairent depuis 4 ans pour contrer l’expression citoyenne et humaniste du Message Ganbanaaxu dans les villages. Enfin il croit dire ou faire découvrir que des accords locaux seraient signés à son initiative pour interdire les appellations connotées esclavagistes dans ce village chef-lieu de la commune du même nom Hassi Chaggar. Pour rappel la Loi 031 – 2015 en Mauritanie dans son ✓ article 19 dit : Quiconque profère en public des propos injurieux envers une personne considérant qu’elle est esclave ou affilié à des esclaves, est puni d’un emprisonnement de six (6) mois à deux (2) ans et d’une amende de vingt milles (20.000) à deux cent cinquante milles (250.000) ouguiyas. Normalement il suffisait à un parlementaire averti de rappeler les dispositions prévues dans les Lois de la République sur l’ensemble du territoire national. Une précision, notre BLOG a sollicité une interview expresse auprès du député dans la journée d’hier (14/06/21) après les premiers échos remontés sur les manœuvres du terrain avec son nom évoqué, mais il a déclaré de ne pas vouloir s’exprimer à cause des tensions en cours. Subitement il s’est manifesté aujourd’hui avec son post dont le contenu et les contours sont sujet au doute car d’autres sons de cloche émergent depuis sur la même affaire. Vouloir réconcilier des gens , c’est plus que recommandable mais aujourd’hui concernant la crise dans soninkara à cause des coutumes esclavagistes et féodales, on ne peut pas et on ne doit pas se servir des sources de problèmes pour en faire des solutions supposées sérieuses. Il faut nécessairement l’implication d’un acteur régalien tant attendu qui est l’État. L’opinion publique se rappelle d’une sortie médiatique à raison du député qui protestait concernant un traitement inapproprié dont il a été victime de la part d’éléments de la police de transport à Nouakchott… Lire https://www.essadafr.info/archives/1672 . Logiquement un citoyen averti comme lui de ses droits et devoirs en milieu urbain, ne devrait pas entreprendre d’autres mécanismes ne visant pas la consolidation de l’État de Droit ailleurs en milieux ruraux.

✓NB : Le mouvement Ganbanaaxu Fedde est un collectif d’associations militant pour abolition des coutumes esclavagistes et féodales dans les communautés Soninké. Il est porteur d’un éveil citoyen et humaniste pour une réforme sociale et contre les inégalités.

• À découvrir Ganbanaaxu https://www.ganbanaaxufedde.com/

– KS pour le BLOG

✓Communiqué de presse Ganbanaaxu Fedde | Au Guidimagha en Mauritanie , certains responsables du corps administratif et judiciaire toujours inféodés au régime féodal et esclavagiste soninké.



Nous avons appris avec un grand étonnement ces derniers jours, le déroulé scandaleux d’une rencontre entre le préfet du département de Ghabou et un paisible citoyen Mr Diarra Saje accompagné par le responsable régional du mouvement IRA-Mauritanie Mr Ahmed Jiddou. Dans la journée du 10 juin 2021, Mr Diarra Saje issu de couches sociales des descendants d’esclaves Soninkés du village de Coumbadaw , voulait faire sécuriser administrativement sa parcelle de terrain exploitée depuis toujours en se rendant auprès du préfet. Monsieur Diarra Saje comme d’innombrables citoyens descendants d’esclaves Soninkés font face depuis 4 à 5 ans à diverses pressions et tentatives d’expropriation foncière parce qu’ils refusent les coutumes esclavagistes et féodales érigées en mode de vie sociale par le pernicieux régime de Ladalenmaxu Soninké dans les villages.

Dans sa démarche citoyenne et paisible, il comptait passer par les officiels étatiques locaux représentés par le préfet répondant au nom de Mohamed Lemine Ould Khadre. Mais sa grande surprise était de voir ce dernier le traiter comme indésirable avec au passage des comportements inappropriés vis à vis du représentant du mouvement anti-esclavagiste IRA-Mauritanie.

Comme dans une note d’alerte datant de 2018, nous avions voulu interpeller les différentes autorités sur les problématiques pendantes liées à l’esclavage par ascendance dans les localités villageoises de la région du Guidimagha, lire https://adrar-info.net/?p=51023 .

Aujourd’hui au moment où le principal parti soutien du président de la République Mohamed Ould El-Ghazouani, déclare organiser différentes activités sans tabous auprès du public sur des thématiques notamment l’esclavage et ses séquelles, au Guidimagha, principalement chez les villages soninkés, les coutumes esclavagistes et féodales font la loi contre des paisibles citoyens. Ainsi les représentants issus du Guidimagha dans le parti UPR qui se réunit à Kaédi ces temps ci , doivent être concernés et interpelés sur ces affaires liées aux vestiges de l’esclavage qui sévissent durement dans la communauté soninké.

Par cet élément médiatique, nous apportons notre soutien ferme aux militants anti-esclavagistes du Guidimagha.

Nous dénonçons les comportements agressifs du préfet de Ghabou à l’endroit du citoyen Diarra Saje et du représentant d’IRA Mr Ahmed Jiddou .

Nous alertons solennellement les hautes autorités nationales sur ces tensions liées à l’esclavage par ascendance dans nos villages autour du foncier et dans diverses atteintes aux droits légitimes des descendants d’esclaves Soninkés.

Les coutumes discriminatoires, esclavagistes et féodales ayant comme seule référence rétrograde, le moyen-âge, ne peuvent se substituer à l’ordre étatique moderne dans nos terroirs. À l’État, d’engager sérieusement des initiatives fortes afin d’assurer la quiétude sociale pour tous les citoyens sans aucune forme de discrimination.

Selibaby, 12 juin 2021

Le collectif Ganbanaaxu Fedde et partenaires (Amees, Uvds, Armepes et alliés)

NOUVELLE FACETTE DU COMPLOT CONTRE LES ESCLAVES D’ASCENDANCE. | IRA-M / Le parti RAG

Les Faits

Au Guidimakha, dans la commune de Ghabou, Mr DIARRA Saje Fodié exploite depuis plusieurs décennies et un lopin de terre pour survivre. descendant d’esclaves, il a décidé de prendre ses distances, sa liberté avec ses anciens maîtres. Ainsi, il s’inscrit dans la dynamique des Hautes Autorités nationales à en finir avec l’esclavage sous toutes ses formes et manifestations.
Cette volonté de rupture pour recouvrer sa dignité d’homme n’a pas plu aux féodaux de la communauté de Coumba daw. Cest ainsi que
Mr DIARRA Saje Fodié est constamment harcele et sommé de quitter le lopin de terre qu’il exploite depuis plusieurs générations.
L’affaire a été portée à la connaissance de l’ autorité administrative locale pour arbitrage.
Mr DIARRA Saje Fodié étant analphabète a sollicité l’aide de Mohamed Jiddou, Coordinateur Régional d’IRA Section Guidimakha pour l’accompagner et l’orienter dans ses démarches.
C’est ainsi qu’hier, 10 juin 2021, les deux hommes se sont rendus à Ghabou pour rencontrer le Hakem, Mr Mohamed Lemine Ould Khadre.
La rencontre a été un fiasco à tous égards. En effet, le représentant de la légalité a été discourtois en chargeant les deux plaignants de manière péremptoire.
Mohamed Lemine Ould Khadre, le hakem de Ghabou n’a pas hésité à proliférer des insultes et insanités dans son bureau à l’endroit des deux plaignants. Et comme si cela ne suffisait pas, il a refusé catégoriquement de recevoir leur demande.
La présence du militant d’IRA dans son bureau venu accompagner Mr DIARRA victime d’un réglement de compte a irrité le préfet. Il a fustigé notre ONG, comme si elle était une organisation criminelle.
Le hakem de Ghabou s’est comporté de manière ridicule en banalisant la fonction honorable de préfet, par son refus de recevoir notre demande et en s’attaquant vertement et non sans haine à l’ONG IRA toujours pas reconnue par l’Etat.

✓Déclarations

Au regard de ce qui précède, des faits avérés et vérifiables, rapportés par manière circonstanciée, IRA ne peut rester spectatrice des injustices et surtout lorsqu’elles sont commises dans le cadre de la féodalité ou de l’esclavage par ascendance.

AUSSI IRA,


1) en appelle au respect de la législation nationale criminalisant les pratiques esclavagistes et aux textes internationaux ratifiés par notre pays dans ce cadre.

2) a le regret de noter que par ce comportement vénal et partial, le hakem de Ghabou a foulé au sol la proximité de l’administration de ses usagers, au cœur de la réforme administrative promise par le Président de la république, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

3) exige des explications de la part de l’administration territoriale de Khabou comme elle en appelle au Ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, la tutelle pour que la demande de Mr DIARRA Saje Fodié soit de nouveau introduite et étudiée de manière objective.

4) dénonce le manque d’impartialité et de professionnalisme de l’administration territoriale et sa volonté de soutenir la classe féodale au mépris de la loi.

5) ne comprend pas cette arrogance par le comportement d’un commis de l’Etat vis-à-vis de ses concitoyens venus juste introduire une demande, et ne peut plus accepter son instrumentalisation et sa diabolisation , pratiques dignes d’un autre régime.

6) demande aux autorités de confier la gestion de l’administration territoriale à des hommes compétents, clairvoyants, justes, neutre, désintéressés et dotés de capacités de discernements et d’écoute.

7) dénonce la complaisance ou complicité de l’administration territoriale au Guidimakha avec la classe féodale qui continue de déposséder sans aucun procès les descendants d’esclaves du foncier.
8)attend des autorités que des décisions courageuses soient prises incessamment au Guidimakha sur le foncier en faveur des descendants d’esclaves : en effet, la terre est devenue un moyen de pression pour la classe féodale.
Nouakchott le 11 juin 2021

Cellule communication
Ira-M /RAG

©️ Crédit source : Réseaux IRA-Mauritanie/RAG

Birame lance un appel pour mettre fin à l’apartheid et à l’esclavage en Afrique

A Bamako où il séjourne actuellement, le député et leader du mouvement IRA et de la lutte anti-esclavagiste, Birame Dah Abeid a lancé aujourd’hui 12 juin un appel pressant à l’endroit des hommes et femmes du monde épris de paix et de liberté pour se lever afin de mettre fin à l’apartheid, à l’esclavage et à toutes les formes d’exploitation de l’homme par l’homme.

Birame qui a tenu une conférence de presse en compagnie de représentants de plusieurs ONG africaines pour dénoncer le phénomène de l’esclavage au Mali et ailleurs sur le continent.

Cette rencontre s’est tenue à « la Cité des Enfants », un bâtiment public scolaire où dit-il se sont réfugiées des populations esclaves (plus de 400 personnes) ou traitées comme telles par les groupes dominants des régions de Kayes et de Koulikoro au Mali.

Il a ajouté que depuis que l’éveil anti-esclavagiste a gagné les populations serviles du Mali, dans ces régions et dans d’autres, les groupes esclavagistes qui ont bâti leur vie sur l’esclavage, ont entamé des vendettas, de répressions et de punitions contre ces populations pacifiques.

Dans son argumentaire le député mauritanien a déploré la mort de 4 personnes tuées dans lesdites régions par ceux qui souhaitent maintenir les chaînes de l’esclavage. Et parmi les bourreaux révèle-t-il il y a des députés et des membres du Conseil National de la Transition (CNT).

C’est dit-il des africains rendus esclaves par des africains ce qui donne une image de ce que nous vivons en Afrique.

Il s’agit poursuit Birame d’un esclavagisme ancestral qui sévit dans toutes la sous-région Ouest-Africaine et du Sahel-Sahara. Dans ces régions, la stratification sociale remonte aux empires du Mali, du Ghana et du Tekrour et des périodes avant l’indépendance, des périodes allant de Soumaoro Kanté, de Soundjata Keita à Modibo Keita, Mok tar Ould Daddah et les périodes qui s’en ont suivies. Toutes ces périodes ont été marquées par la possession d’africains par d’autres et par la chosification des individus, a noté le président du mouvement IRA.

Les pères de l’indépendance n’ont pas balayé devant leurs portes

Selon Birame, les intellectuels africains se sont battus contre la traite atlantique et le commerce triangulaire, le colonialisme, l’apartheid, et contre les travaux forcés orchestrés par l’homme blanc mais ironie du sort aujourd’hui, en juin 2021 s’insurge-t-il, les grands leaders africains ont leurs statues qui côtoient les victimes de l’esclavage, les émigrés de l’esclavage.

Pour lui ces leaders africains qui ont mené des guerres d’indépendance, des révolutions, n’ont pas balayé devant leurs portes et ce qui se passe actuellement sur le continent n’est que la face visible de l’iceberg.

Aujourd’hui dit Birame avec ce qui se passe Mandela, N’Nkrumah… vont se retourner dans leurs tombes.

Pourquoi s’interroge le leader de IRA, ces pères de l’indépendance n’ont pas combattu cette monstruosité qu’est l’esclavage noir, l’apartheid noir que nous continuons à vivre encore aujourd’hui ?

Et de poursuivre qu’il s’agit ainsi d’une véritable déclaration de guerre de tous ces mots au sein des sociétés africaines.

Il faut dit-il que les africains de cette région du Sahel-Sahara commencent à démystifier l’esclavage qui est ancré dans nos sociétés et qui est légitimé par l’histoire, par l’idéologie et par l’instrumentalisation de la religion.

Cet esclavage intra-africain dit-il sévit à grande échelle.

Création prochaine d’une ligue internationale pour la lutte contre l’esclavage

Le chef de file du mouvement IRA a annoncé la création prochaine d’une ligue internationale pour la lutte contre l’esclavage e qui sera constituée des organisations des Droits de l’homme qui travaillent dans ce domaine.

Cette ligue aura pour principal objectif de traquer les dirigeants comme ceux du Mali (juges, députés, hommes politiques, militaires…) qui ont soutenu le génocide contre des populations réduites en esclavage, à Kayes et à Koulikoro.

Au moment où on a les effigies des grands révolutionnaires comme Modibo Keita Sékou Touré, N’Kwamé N’Nkrumah qui ont créé l’OUA, sous leurs yeux et à titre posthume il y a des enfants africains réduits en esclavage par leurs frères parce qu’ils n’ont pas accepté de travailler comme esclaves et d’accepter cette condition inhumaine et dégradante. Quel grand paradoxe quand on sait que l’Afrique a passé des décennies à crier contre le colonialisme et la domination de l’homme blanc. Alors que voilà qu’aujourd’hui on assiste à l’apartheid des noirs contre des noirs, des maliens contre des maliens, des mauritaniens contre des mauritaniens. Et cela se passe aussi au Niger, au Tchad, au Soudan, au Burkina Faso, au Sud de l’Algérie, en Libye et un peu partout en Afrique.

Les auteurs de génocide seront ainsi poursuivis par les tribunaux internationaux.

Birame assure que dorénavant la guerre sera totale contre les esclavagistes au sein des sociétés africaines.

L’Afrique est très malade d’elle même, dit-il, de ses coutumes, de ses idéologies de ses mentalités. Elle est malade de son élite qui a toujours été esclavagiste ou complice de l’esclavage.

Enfin prévient-il, les esclaves sont les plus nombreux, les gens castés sont les plus nombreux, ils vont se réveiller et nous les réveillerons.

Avec la naissance programmée de la ligue internationale pour la lutte contre l’esclavage, le député et leader de la lutte contre l’esclavage Birame Dah Abeid qui a posé des actes indélébiles, a secoué l’establishment et est parvenu à déstructurer le système traditionnel et féodal dans son pays entend dorénavant mettre à contribution son expérience, sa marche à pas forcés et son aura internationale au service du continent.

Bakari Gueye

©️ Source crédit : https://initiativesnews.com/birame-lance-un-appel-pour-mettre-fin-a-lapartheid-et-a-lesclavage-en-afrique/

• Lien youtube sur intervention du président des réseaux IRA-Mauritanie : https://youtu.be/qwkg1wW7SeE