Mauritanie/Politique : le président du parti RAG indexe les contradictions pratiquées dans le pays.

Par cette brève réflexion, je voudrais simplement attirer l’attention de certains hauts cadres de notre pays et à travers eux l’attention de ceux qui nous gouvernent, sur des formes de contradictions pratiquées chez nous, contradictions on ne peut plus flagrantes et qui dénotent une politique de sélection grave à tous les niveaux de la vie nationale. À ce propos, l’exemple le plus éloquent, le plus récent, le plus frappant et qui atteste cette assertion est celui que nous enseigne l’émission Tada’iyate où l’invité Biram Dah Abeid, Parlementaire de la République, en même temps leader de l’association Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie, choisi par la chaîne de télévision privée Alwataniya après dures négociations, devrait se prononcer sur la situation du pays et surtout sur les voies et moyens pour vaincre, chez nous, la pandémie du Covid-19 qui fait des ravages sans précédents dans le monde.
À la dernière minute, voilà que la télévision Alwataniya n’était pas au rendez-vous pour l’émission retenue en commun accord avec le député Biram Dah Abeid. Ce recul de la télévision Alwataniya, dans une conjoncture où la contribution de tous en général et particulièrement de voies représentatives telles que celle de Biram Dah Abeid qui, à l’issue des dernières élections présidentielles a obtenu, malgré les obstacles nombreux et variés, des résultats le plaçant en deuxième position, ce recul donc est inexplicable compte tenu de l’enjeu circonstanciel, des difficultés rencontrées par la chaîne pour obtenir l’accord de BDA et de la contribution que celui-ci peut apporter à la lutte nationale contre le Coronavirus.
Ce recul révèle une contradiction fondamentale. En effet, hier seulement, des voies autorisées se sont levées pour reprocher au Président BDA d’avoir tenu certains propos en dehors du pays, et , aujourd’hui, ce même BDA est catégoriquement empêché de se prononcer sur les voies et moyens qui pourraient être les mieux pour mener une lutte efficace contre le Coronavirus.
Cette énigme ne signifie-t-elle pas une volonté manifeste de museler complètement le Président, député de la République Biram Dah Abeid ?


Oumar Yali,
Ancien Ministre
Président du parti Radical pour une Action Globale (le RAG).
Nouakchott le 06/04/2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE et RAG (Parti Radical pour une Action Globale)

Mauritanie  – Covid-19 : le député Biram Dah Abeid tire la sonnette d’alarme

Senalioune – On sait désormais pourquoi l’annulation illico-presto par la chaine télévision Elwataniye qui avait sollicité avec insistance l’intervention du député Biram Dah Abeid le jeudi 02 avril 2020 sur les questions brulantes de l’heure. Les journalistes disent avoir subi de fortes pressions de milieux influents du système raciste et esclavagiste qui gouvernent le pays pour annuler l’émission comme le fut avec la chaine Chinguity TV récemment. La gestion chaotique de cette crise mondiale sanitaire qui s’est soldée par un cas de décès COVID 19. La défunte n’a pas eu accès aux soins ni avoir subie les tests du dépistage avait stupéfait l’opinion. Elle n’a été dépistée qu’après son décès, donc, médecin après la mort. Dès le début de cette pandémie, le ministre de la santé nous disait des choses incohérentes, la prise en charge de personnes confinaient du vol air France le 16 mars, n’était pas au top. Le vieil homme de 74 ans avait dit clairement qu’il n’a subi aucun test COVID-19. Le cas de la ville Kaédi, le ministre avait défendu que l’individu a été appréhendé par les forces de l’ordre à la frontière sénégalaise alors que ce n’était pas vrai. En bref, le gouvernement Mauritanien tente de camoufler ses graves insuffisances. Message du député à la population « Moi Biram Dah Abeid, je vous salue à partir de Bruxelles, je suis ici confiné comme tous les Belges à cause de cette pandémie, mais, je vous rassure que ma santé est bonne. Le médecin m’a déjà libéré depuis le 18 mars, depuis lors, il n’y a pas d’avion. Je compatis avec les mauritaniens, surtout les Kaédiens, je ressens ce qu’ils ressentent, les jours ne sont pas actuellement faciles, il y a la maladie qui pointe à l’horizon, qui menace, mais aussi la mauvaise gestion des autorités n’a pas facilité les choses. Je compatis avec tous ces foyers dont les chefs qu’ils soient des pères ou des mères, vivaient et faisaient vivre leurs enfants au jour le jour à travers leur travail quotidien. J’imagine la détresse dans la quelle se trouve ces foyers qui n’ont plus de quoi à nourrir leurs enfants. C’est dommage que les autorités Mauritaniennes n’ont pas pris en compte la note d’alerte que nous avons fait, nous IRA dès les premiers jours. Parce-que tous les pays du monde ont confiné leur population mais en contre partie ils ont donné la nourriture sur le compte de l’état, sur les dépenses de l’état. La Mauritanie a bien les moyens de le faire et des ressources pour sa population. Malheureusement ce n’est pas le cas et sa plonge les citoyens dans des difficultés imprévisibles………… »

🔹️Le lien audio du président BDA : https://youtu.be/6o_wkPxqV_U

©️ Crédit source: reprise via www.cridem.org

À Lany au Mali, ce coronavirus féodal et esclavagiste soninké dans ses actes criminels (en images)



Images reçues du terrain tard dans la nuit du 6/4/2020

Dans la journée du dimanche 5 avril 2020, un groupe de plusieurs jeunes venus de 3 villages (lany modi, lany tounka et lany takhoutala), a attaqué les membres de la communauté GANBANAAXU du village.

Du terrain de foot jusqu’à dans certaines maisons, un déchaînement d’une violence inouïe a visé systématiquement des personnes identifiées comme étant membres du mouvement anti-esclavagiste et anti-féodal dans le village. Un véritable guet-apens haineux et criminel causant plusieurs blessés graves et mise à feu dans des demeures. Gourdins et armes blanches, tout a servi pour sévir contre des paisibles gens (femmes, vieux et jeunes) dont leur seul tort, c’est d’avoir osé dire « Nous ne sommes pas esclaves ». Une honteuse bizarrerie sur les terres africaines aujourd’hui au 21ème siècle entre Noirs d’un même groupe sociolinguistique. Quand l’actualité mondiale est marquée par la menace de la pandémie Covid-19 , certains milieux soninkés ratés de l’Histoire contemporaine se trouvent comme priorité existentielle, la défense des coutumes moyenâgeuses qui discriminent, humilient et agressent. Triste RÉALITÉ !

On se demande s’il est nécessaire encore de pointer le laxisme ahurissant et les complicités évidentes de pouvoirs publics au Mali face aux extrémistes féodalo- esclavagistes soninkés dans certaines localités. Depuis 3 ans au Mali, le régime coutumier soninké basé sur la hiérarchisation sociale s’est muté par endroits, en ordre agressif d’une violence inédite à l’encontre de personnes qui refusent les humiliations sociales de l’esclavage statutaire.

©️ Sources recueillies : Ganbanaaxu Mali

🔹️Par KS pour le BLOG

Mauritanie : La coronacensure, souche mutante du Covid-19

Oumar Ould Yali, ancien ministre, Président du parti Radical pour une action globale (Rag)

Biram Dah Abeid, parlementaire et leader de l’association non-autorisée Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M) a été choisi, par la chaîne de télévision privée Alwataniya, pour animer le 2 avril 2020 à 22h30 mn, l’émission de débat, Tada’iyate. Auparavant, bien au fait des manipulations d’usage dans le milieu, l’invité réitéra, à mainte reprise, ses conditions ; à cet égard, il reçut, en réponse, quelques assurances, des plus explicites.  Or, 3 heures avant le début de la diffusion, prévue en direct grâce à la messagerie Skype, le journaliste se démenait à la convocation de mille prétextes ; il s’échinait, alors, à justifier l’annulation du rendez-vous. Devant l’évidence de la dérobade de dernière minute, Biram Dah Abeid suggérait, à Alwataniya, de produire un message d’explication à l’endroit de son public. Là aussi, l’engagement fut pris, sans suite, comme de bien entendu. Il s’agit d’une entorse supplémentaire au pluralisme, laquelle vient confirmer nos multiples alarmes sur la concentration ethnique des pouvoirs. Il en résulte la partialité intrinsèque de l’audiovisuel de Mauritanie, d’ailleurs produit des ententes exclusives que confère la consanguinité. A l’image de tous les leviers d’influence, y compris l’Etat, l’ensemble des radio et télévisions privées appartient à la communauté des Bidhanes, soudée par la défense d’une hégémonie de quelques siècles. In fine, dans un tel univers, priver, de parole, le détracteur du système, s’avère aussi aisé que prévisible. Ainsi, l’objet de la présente communication tient-il moins de l’étonnement que de l’indignation. Biram Dah Abeid, député et candidat au scrutin présidentiel de juin 2019, représente, par le nombre des suffrages issu des chiffres du tripatouillage, l’unique alternative à la médiocratie des tribus. Il fallait donc le faire taire, encore et toujours, sans donner l’impression de lui appliquer le musellement frontal. Il convient de le souligner, ici, Biram Dah Abeid, en visite à Bruxelles où il suivait des soins, y a été surpris par la pandémie du Cocid-19, sujet de l’entretien avec Alwataniya. Retenu donc malgré lui hors du pays, il acceptait, néanmoins, de se prononcer sur le degré d’efficience de la riposte du gouvernement, ses dysfonctionnements éventuels et la pertinence de la mieux adapter aux enjeux multidimensionnels de la crise. Le propos attendu de Biram Dah Abeid s’inscrit en droite ligne des deux notes d’alertes de l’Ira-M, dont les liens s’affichent dessous. Chacune, au moment où les autorités cédaient à l’improvisation, portait des propositions, pressentait les failles et avertissait contre le laxisme ambiant. Peu de jours après, le gouvernement démontrait l’ampleur de son incompétence, ponctuée de fraude et de désinformation. Si l’on devait se souvenir des précédents toujours impunis, les mesures d’exception humanitaire en faveur des pauvres, risquent de se dissoudre entre détournement, surfacturation et revente parallèle. Depuis des décennies, l’histoire de la corruption en Mauritanie renseigne, assez, quant au désastre d’une gouvernance de la prédation. L’occasion nous commande d’inviter le gouvernement mauritanien à protéger la liberté d’expression et la diversité des opinions ; l’exhortation s’adresse, d’abord à la Haute autorité de la presse et de l’audiovisuel (Hapa), que nous saisissons, ici, d’une requête, pour obtenir, de Alwataniya, la reprise du programme différé. D’autres médias violent, allègrement, la déontologie et l’éthique, souvent aux motifs inavoués de racisme. Enfin, l’Ira-M réitère son appel à raffermir le front intérieur, la solidarité et la concorde des mauritaniens, face à une vague de mort sans thérapie probante, qui défie le privilège de naissance, la préséance linguistique, la nationalité, les frontières et la religiosité.

🔹️Liens médias d’alerte :

– 18 mars 2020 http://biramdahabeid.org/archives/6532

– 23 mars 2020 https://www.chezvlane.com/Mauritanie-Coronavirus-En-attendant-la-therapie-Note-de-mise-en-garde_a18517.html

Nouakchott, le 04 avril 2020

©️ Crédit source : https://www.chezvlane.com/Mauritanie-la-Coronacensure-souche-mutante-du-Covid-19_a18773.html

Flash – Ira Nouadhibou : le président BDA refusé sur les médias privés sous des pressions.

La chaine de télévision Elwataniye qui avait demandé avec insistance une intervention à 22h30mn hier jeudi 02 04 2020 du Président Biram Dah Abeid sur les questions de l’heure, a subi de de fortes pressions de certains milieux influents du système raciste et eclavagiste afin d’annuler l’émission comme ce fut le cas avec la chaine Chinguity Tv récemment.
La tentative vaine de baillonnenmrnt de la voix du Président Biram Dah Abeid est contre productive et révèle une mainmise dangereuse de ces milieux sur les médias mêmes  » Privés « 
Mais en guise de rappel à ceux qui ont de courtes mémoires : le président Biram Dah Abeid et son courant national, populaire, droitdel’hommiste et politique, avait était astreint à l’exclusion des medias publics et privés mauritaniens, de la légalisation, de la liberté d’action, de mouvement et de paroles pendant toute une decennie, mais tous ces obstacles n’ont pu empécher sa victoire eclatante pendant les élections présidentielles de juin 2019 contre toutes les coalitions des partis politiques qui avait l’apanage de la legalisation, des financements et de l’utilisation des médias.
Enfin , pourquoi le système et ses suppôts ont si peur de Biram Dah Abeid ?

Cellule de communication
Ira Nouadhibou le 03 04 2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

Acte 3 – le dénouement : Des concertations jaillit la lumière. Par Pr Mamadou Kalidou Ba

Chers compatriotes

Je voudrais porter à votre connaissance que ce jour, 31 mars 2020, j’ai reçu la visite d’un des conseillers du ministre de l’équipement et des transports, président de la commission interministérielle chargée du suivi des confinés du covid 19.

Les échanges que nous avons eus ont permis d’élucider les contours scientifiques du prolongement d’une semaine de notre confinement et de situer les responsabilités dans le déroulement regrettable des événements d’hier après-midi.

Les autorités ont promis dorénavant de nous informer de tout ce qui est susceptible de toucher à notre confinement et de traiter les confinés avec égard et respect.

En conséquence, je vous informe que j’ai abandonné mon intention de faire une grève de la faim. Je remercie les très nombreux mauritaniens qui se sont solidarisés d’avec nous dans un élan qui force le respect. Je crois que la citoyenneté mauritanienne est bien en construction.

Pr Mamadou Kalidou BA

Nouakchott le 31 mars 2020.

《Les séquestrés d’Etat ou la conséquence d’une incompétence notoire》, la suite du témoignage du Pr Mamadou Kalidou BA

Chers compatriotes


Hier soir lundi 30 mars j’ai signé un court récit de notre aventure sous le titre « Du confinement à la séquestration ». Dans cet écrit paru sur cridem, Al Akhbar et dans de nombreuses autres plateformes d’information, je relatais les faits qui m’ont amené à déclarer que tous nos droits élémentaires étaient foulés au pied par ceux-là mêmes qui devaient les garantir en la matière, en l’occurrence le ministère de la santé et celui de l’intérieur.
Aujourd’hui je vous propose une analyse pour aider les uns et les autres à comprendre ce qui se serait passé et qui a aboutit à notre séquestration. Je rappelle encore à ceux qui n’auront pas lu mon texte d’hier que je suis arrivé à Nouakchott en même temps qu’un groupe de mauritaniens le 16 mars 2020 à bord d’un vol d’air France. Nous avons été isolés dans plusieurs hôtels de Nouakchott pour s’assurer que nous étions indemnes ou pas de toute contagion au covid 19. J’étais évidemment très content d’être soumis à cette mesure préventive pour ne pas être un éventuel nouveau cas dans notre pays.
Selon la majorité des spécialistes qui se sont exprimés sur cette question, le virus du corona 19 avait un temps d’incubation dans le corps humain de 10 à 14 jours maximum. C’est pourquoi, il a été décidé que notre isolement préventif devait durer 14 jours. Puisque notre isolement total a commencé le 16 mars, il devait donc se terminer logiquement le 29 mars 2020.
Pendant le temps que dura notre isolement les seuls visites que nous avions étaient ceux de l’infirmier et du médecin. Le premier passait avec son thermomètre pour prendre, matin et après-midi, la température de notre corps et le premier pour nous poser toujours la même question « aywa ça va ? » et d’ajouter « alhamdoulihahi ». Un jour je déclarais au médecin que j’étais enrhumé et que je toussais un peu le matin. A ma grande surprise, il ne me consulta point. Lorsque le surlendemain, j’insistais auprès de la réception de l’hôtel notre médecin se décida malgré lui à me consulter pour que je n’ameute pas tout le monde. Il conclut que c’était juste un petit rhume et me promit de m’apporter « tout à l’heure » des médicaments. Jusqu’aujourd’hui, j’attends toujours ces médicaments. L’ordonnance aurait été déposée au ministère pour être achetée … Et les gens du ministère de la santé trop occupés à élaborer un plan de dépense des de 2 des 5 milliards annoncés, ont dû oublier par inadvertance mon ordonnance. Après trois jours d’attente, je me suis rappelé le remède de ma mère et demandé au livreur de repas de m’apporter du Laï. Je me suis traité avec succès en mâchant du Laï pendant les repas. Si un(e) autre confiné(e) a connu la même négligence, si en plus cette personne a le malheur de trainer une quelconque maladie chronique diabète, hypertension artérielle, obésité… alors il n’est pas étonnant que son cas ait abouti à des complications aux conséquences irréversibles. Est-ce le cas de cette compatriote qui vient de perdre la vie ? On ne le saura jamais puisque dans notre pays, la transparence lorsqu’elle est proclamée, est souvent destinée à faire effet de discours. Rappelez-vous le vocal de ce médecin de Kaédi rétablissant la vérité sur un mensonge déroutant de nos autorités et que le ministre de la santé a menacé de sanction dans son allocution d’hier. Transparence ne rime jamais avec musellement Messieurs les ministres !
Toujours est-il que le 30 mars, de 8h à 18h l’envoyé du ministère de la santé nous a donné plus de 4 rendez-vous pour nous libérer de notre isolement. Tous se sont avérés être de vulgaires mensonges. Lorsque « notre » médecin consent enfin à se présenter devant l’accueil de notre hôtel où il trouva déjà beaucoup parmi les confinés prêts à partir, n’attendant que lui, il nous délivra nos « attestations de sortie ». Nous devrions juste attendre que les véhicules de la commission soient là puisque le couvre-feu a commencé…
C’est à, que nous vîmes les signes d’un retournement spectaculaire de la situation : l’hôtelier ferma la porte d’entrée à clef alors que la gendarmerie se mettait en position visible pour nous faire comprendre que nous n’étions pas autorisés à sortir. Interrogeant le propriétaire de l’hôtel, celui-ci nous dit qu’il venait d’avoir « des instructions fermes » » selon lesquelles, nous devrions remonter dans nos chambres. Jamais je ne me suis senti aussi infantilisé de ma vie ! « Montez dans vos chambres » ! C’est tout ! Le même ministère de la santé qui venait de nous délivrer des attestations de sortie (que j’ai toujours en ma possession) vient nous enfermer une minute après ! C’est pire que de l’incompétence c’est de l’amateurisme à moins que ce ne soit l’habitude de dire et de se dédire. Aucune explication ! Ceux qui furent intimidés par le changement de la situation montèrent. Moi je répondis que je ne montais point! Et que la gendarmerie n’avait qu’à m’y conduire de force ou mieux encore, en prison, comme savent bien le faire nos bidasses !
Des coups de fils passés ça et là ont fini par nous apprendre qu’une compatriote qui serait venue dans le même vol que nous, mais confinée ailleurs, serait brusquement décédée après son séjour de confinement. D’autres nous diront qu’elle a été testée, après sa mort, au covid 19.
Ainsi donc, c’était à nous, qui nous sommes conformés en tout aux mesures de nos autorités, de payer pour leur incompétence caractérisée qui a causé la mort de notre concitoyenne. Pourquoi a-t-on attendu qu’elle soit morte pour lui faire faire un test qui était déjà disponible ? Comment est-ce que les médecins chargés de son suivi pendant les 14 jours de son confinement n’ont pu détecter le moindre signe de son infection ? Qui a choisi ces médecins entre des centaines d’autres ? Ces médecins sont-ils des spécialistes de maladies infectieuses ? Y’aurait-il eu, comme on en a l’habitude, du népotisme, du favoritisme et tous les autres « ismes » qui gangrènent notre pays, dans le chois du personnel de suivi de cette épidémie pour laquelle, rappelons-le, des milliards sont agités ?
Moi qui pensais que nous avions une petite longueur d’avance sur la pandémie ! Ce que je puis affirmer c’est que tout le système est honteusement grippé. Et je ne suis pas d’accord de subir les conséquences de l’incompétence des autres et des tares qui plombent la gouvernance de notre pays. Je ne suis pas d’accord de me retrouver, du jour au lendemain, l’otage d’un Etat qui n’assume pas ses responsabilités.
Oui, chers concitoyens, mes voisins et moi de l’hôtel Ziwanya et d’ailleurs, sommes devenus depuis ce lundi 30 mars les séquestrés de nos autorités qui nous retiennent contre notre gré sans daigner nous fournir une explication en tout cas scientifique, du moins rationnelle. Aujourd’hui c’est nous qui subissons le revers, mais demain ce sera un de vous autres.
Peut-être que mon internet sera rompu, mon téléphone confisqué ou subirai-je d’autres formes de répressions, ce qui est certain, c’est que je ne me coucherai pas ! Et si demain vous ne me lisez pas, comprenez que je suis muselé, car totalement à leur merci.
Une rumeur, car personne ne s’adresse officiellement à nous, nous apprend que notre isolement serait prolongés. Si aucune explication valable ne m’est donnée, à partir de mercredi, je m’engagerai dans une grève de la faim pour mettre fin à ma détention arbitraire ou mourir. Car il est grand temps que dans notre pays on arrête de traiter les citoyens comme de vulgaires pillons.


Nouakchott le 31 mars 2020.
Pr Mamadou Kalidou BA

©️ Crédit source: post FB 31/03/20 (Brahim bilal Ramdhane)

IRA-MAURITANIE ainsi que toutes ses Sections de par le Monde/Flash : Note de condoléances



Nous venons d’apprendre avec tristesse le décès en France de Monsieur BA Cheikh Oumar, éminent membre du mouvement Flam, secrétaire géneral de la section Europe-Ouest.

L’ensemble des Réseaux-Ira, le président Biram Dah Abeid, toutes les équipes dirigeantes et l’ensemble de nos membres, militants et sympathisants, présentons nos pieuses condoléances à sa famille, ses proches et ses compagnons. Particulièrement à la communauté Boghéénne.

Paix éternelle à son âme.

27 mars 2020

Au nom des Réseaux-Ira
Moussa Soumaré
Vice-Président Ira-France-Mauritanie

©️ Crédit source: Réseaux IRA France

Mauritanie/L’apologie de l’esclavage : Foussenou Camara s’est échappé et nargue la Justice depuis la France.

Par ces temps incertains de la pandémie Covid-19 qui secoue les peuples du monde, certains esprits attardés se singularisent par leurs habitudes nuisibles à la paix sociale chez nous . Nos pensées fraternelles et humanistes à toutes les personnes affectées par ce fléau du coronavirus à travers le monde. Notre présent communiqué relève d’une nécessaire réaction à un cas grave de dysfonctionnement au niveau de la Justice mauritanienne concernant la lutte antiesclavagiste.

Fin novembre 2019, suite à une plainte introduite par de paisibles citoyens insultés et injuriés sur le réseau whatsapp (democratia islamic et fans donald trump), le dénommé foussenou camara alias donald trump avait été arrêté sur ordre de la Justice mauritanienne http://cridem.org/C_Info.php?article=729831 . Ce provocateur récidiviste s’est trouvé comme mission odieuse , des insultes apologétiques de l’esclavage contre les militants abolitionnistes et anti-esclavagistes en Mauritanie et dans la diaspora notamment parmi la communauté soninké. En Mauritanie après 2 semaines d’emprisonnement, il avait bénéficié d’une liberté provisoire avec une caution d’un million d’ancien Ouguiya (voir joint le document) mis sous contrôle judiciaire avec pointage au commissariat. Également son document de voyage saisi (passeport) . Au cours de sa liberté provisoire, il a repris par moments, ses provocations diffamatoires et injurieuses à l’encontre de nos membres en particulier visant notre doyen Biranté Koné (âgé de plus de 70 ans) à Nouakchott. Signalements faits auprès la Justice, il avait été convoqué et mis en garde pour une énième fois.

Du côté des plaignants, nos membres et leurs conseillers attendaient la suite du dossier bien fourni en preuves accablantes tirées des discours extrémistes et féodalo-esclavagistes de Foussenou Camara. De toute évidence son cas relève de la Loi antiesclavagiste en Mauritanie 031 – 2015 notamment son article 19 portant sur l’apologie. Un dossier judiciaire qui ne peut échapper en toute logique à la Cour criminelle chargée des pratiques d’esclavage et ses séquelles à Nouakchott.

Mais non, pour l’instant il s’est libéré bizarrement de l’étau du contrôle judiciaire à Nouakchott, et il a atterri à Paris en proclamant dans un audio de défi qu’il ne se serait pas enfui et que la justice ou le juge sait qu’il n’y a eu rien de grave à son sujet. Il a déclaré son arrivée à Paris ce 18 mars 2020 et aussitôt ce 22 mars, il s’est exprimé pour narguer en récidiviste provocateur dans la même lancée implicitement apologétique, voir ce lien YouTube de ses propos https://youtu.be/bv1lGhk4xQs.

Ainsi nous tenons à ;

● Dénoncer vigoureusement le laxisme ahurissant et les complicités évidentes de la Justice sur le cas de cet extrémiste apologiste d’esclavage. Et joindre à ce communiqué le document en arabe signifiant la liberté provisoire.

● Exprimer notre détermination plus que jamais à poursuivre son dossier judiciaire jusqu’au procès pour injures apologétiques de l’esclavage,

● Prendre à témoin, l’opinion nationale et internationale, et toutes les organisations travaillant pour la défense des droits humains, sur cette affaire qui symbolise encore une fois un manque criant de sérieux pour une application effective de l’arsenal juridique contre l’esclavage et ses séquelles en Mauritanie.

● À saisir solennellement les hautes autorités, en tête le président de la République Monsieur Ghazouani, et par l’intermédiaire de la CNDH dirigée Maître Bouhoubeïni, sur la culture et les mentalités féodalo-esclavagistes qui font rage socialement et humainement dans nos localités villageoises du Guidimagha. Sans l’exercice ferme d’une Justice impartiale et fiable, les tensions sociales vont s’accumuler au su et au vu des forces publiques régionales alertées et averties à plusieurs reprises.

•Ci-joint : l’audio de foussenou camara annonçant son arrivée en France https://youtu.be/bv1lGhk4xQs

Nouakchott, 24 Mars 2020

©️ Pour la communication GANBANAAXUN FEDDE

Mauritanie-Coronavirus : En attendant la thérapie… (IRA-MAURITANIE)

Note de mise en garde

Face à la propagation du Covid-19, la Mauritanie a pris des mesures – partielles – de confinement et de fermeture des frontières. Les décisions, heureusement conçues hors de toute pression clinique mais en vertu du principe de précaution, méritent encouragement, malgré les nombreux réflexes de laxisme et de faveur, au détriment de la prudence. Hélas, l’auto-restriction sociale fait défaut car la majorité, par ignorance, superstition et inclination atavique à l’anarchie, marque quelque hostilité à la contrainte. Pourtant, le dénuement et la désorganisation du système de santé incitent aux impératifs de discipline, de distance et de réserve, seuls moyens de restreindre la contagion, en l’absence d’une thérapie. L’épreuve multidimensionnelle qu’impose le Coronavirus au pays et à son environnement comporte un impact pour l’instant imperceptible mais dont les répliques renferment, à moyen terme, un défi majeur de sûreté et de stabilité. Il convient, dès à présent, d’en atténuer les nuisances quasi-certaines sur la cohésion de la société. Des groupes spécifiques présentent, à ce titre, un risque d’exposition bien plus élevé. Des actes de prévention sont encore à portée :

  1. La prudence commande d’alléger la promiscuité dans les prisons, déjà sous l’effet du surpeuplement. Le désengorgement carcéral, sans abandon de poursuites dans les cas de détention préventive, s’appuierait sur une ordonnance de liberté conditionnelle, voire d’amnistie, au bénéfice des auteurs de diverses infractions, hormis l’homicide, la violence armée et le viol. Le projet d’exception s’étend aux personnes dont les peines, purgées aux deux tiers, laissent entrevoir une contrition. Sous réserve des exclusions précitées, les prisonniers de plus de 50 ans, ceux de sexe féminin et les mineurs correspondent au premier niveau de vulnérabilité. Il y va, aussi, de la protection du personnel pénitencier. Naturellement, l’interdiction des visites aux autres prévenus requiert leur prise en charge alimentaire par l’Etat. Un fonds national de solidarité y pourvoirait, s’il était mis en œuvre. La sanction légale ne saurait justifier la mise à mort, même en dehors de l’intention homicide.
  2. En perspective d’une perturbation du fret international et de l’effondrement des métiers de l’économie informelle qui nourrissent la majorité de la population, le gouvernement est appelé à lever ou alléger, du moins pour une période de 6 mois, les taxes sur les articles d’utilité vitale, notamment les aliments, les médicaments, le carburant, l’électricité et l’eau. Partout dans le monde, beaucoup perdront leur travail. D’ici-peu, si le contexte de crise se prolongeait, des multitudes affamées se trouveraient en instance d’insubordination à l’autorité, avant le déclenchement d’une insurrection de la rue. Le rétablissement de l’ordre provoquerait, alors, un usage de la force, aux conséquences imprévisibles.

Ira-Mauritanie demande, au pouvoir du moment d’enclencher un processus de consolidation de la solidarité nationale, afin d’anticiper les dangers, réduire la nuisance et se préparer au pire, y compris la rupture des systèmes de communication. La résistance de la communauté de destin réside, par-delà nos divergences légitimes, dans notre capacité à envisager et traverser, ces rares instants où le sentiment d’appartenance à l’espèce des humains, devient l’évidence du salut collectif. Aujourd’hui, il revient, au gouvernement, unique entité debout dans un pays en ruine, de mieux contrôler la visibilité médiatique des charlatans et autres colporteurs de miracle. La nocivité de cette confrérie du pire favorise le sabotage des politiques publiques, quand il s’agit de sauver, les gens, de l’extinction. Il serait criminel de céder à leur influence, par lâcheté et populisme. Les mauritaniens ont davantage besoin d’entendre les épidémiologistes, les médecins urgentistes, les spécialistes de l’hygiène et les fonctionnaires en charge de la sécurité. Maintenant, il n’est plus question que de survivre.

IRA – Mauritanie, le 23 mars 2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE